5 raisons de travailler en Private Equity

5 raisons de travailler en Private Equity

De nombreux étudiants souhaitent faire un stage en Private Equity. Avant de mentionner les principaux arguments qui motivent les étudiants, il est utile de rappeler ce qu’est le Private Equity ? Concrètement, le fonds de Private Equity a 4 activités principales. D’abord, il recherche des financements auprès d’investisseurs particuliers et institutionnels pour constituer des véhicules d’investissement. Ces investisseurs sont appelés les souscripteurs ou les « LPs » du fonds. Ensuite, il investit cet argent dans des entreprises généralement non cotées qui correspondent à différents critères d’investissement (secteur, croissance, rentabilité, etc.). Puis, il gère les entreprises rachetées qui font partie du portefeuille du fonds d’investissement pendant une période de 4 à 5 ans en moyenne. Pendant cette période, il s’appuie sur le management de l’entreprise qui est chargé de créer le maximum de valeur. Enfin, il revend les différentes participations et redonne l’argent aux investisseurs avec au passage une plus-value confortable en cas de succès dans les investissements.

Pourquoi travailler en Private Equity ?

1) Un métier en lien avec l’économie réelle

Les fonds de Private Equity participent à la croissance des entreprises en leur donnant les moyens financiers et relationnels d’accélérer leur développement. L’objectif est d’ailleurs d’aligner les intérêts entre les différentes parties prenantes de la transaction. En effet, le fonds veut maximiser la valeur de son investissement. Pour faire cela, il faut faire grandir l’entreprise en portefeuille ou augmenter sa rentabilité. L’argent investi par le fonds de Private Equity permet le plus souvent d’accélérer le développement de l’entreprise. Il permet de recruter, ce qui a un impact positif sur l’emploi dans la région. Il permet de mener des acquisitions dans le secteur, ce qui participe au dynamisme de l’économie dans la région. Il permet aussi d’investir dans de nouvelles technologies ou brevets, ce qui contribue à la croissance du pays. Par conséquent, le fonds de Private Equity participe à la croissance des entreprises et au développement de l’économie d’une région grâce à ses investissements.

Par exemple, le fonds Eurazeo PME a acquis en février 2021 une participation majoritaire dans Groupe Premium. Détenue par Montefiore Investment qui avait déjà mené un LBO primaire en 2018, l’entreprise est spécialisée dans les produits d’épargne retraite, les assurance vie et la prévoyance. Le montant de l’opération s’élève à 290 millions d’euros. Grâce à ce nouvel LBO, Groupe Premium va poursuivre sa croissance à travers l’expansion de son réseau et de son maillage territorial, une politique active de buy and build, avec des cibles déjà identifiées ainsi que le développement du groupe sur certaines thématiques clés comme la digitalisation, l’enrichissement de la gamme de produits ou l’engagement en matière d’ESG. Sans les tickets investis par les fonds d’investissement, la cible ne pourrait pas se développer de manière aussi efficace et rapide.

2) Un métier au plus près des dirigeants d’entreprise

Au-delà du financement de l’économie réelle, le fonds de Private Equity a un rôle clé dans l’accompagnement des dirigeants d’entreprises. Par rapport à une boutique M&A qui conseille le dirigeant pendant une période relativement courte correspondant à la durée du process d’achat ou de cession, le fonds d’investissement suit le développement de l’entreprise pendant toute la période où elle est dans son portefeuille. Et cette durée est approximativement de 4 à 5 ans dans la majorité des cas.

Précisément, de belles histoires ont pu voir le jour grâce au Private Equity. On peut par exemple citer Alliance Etiquettes, une PME française qui réalise des impressions d’étiquettes premium. Le fonds Activa Capital a acquis une participation majoritaire dans l’entreprise en 2015 et a accompagné le fondateur dans son développement. En 2021, il a cédé sa participation dans le cadre d’un MBO organisé par Chequers Capital. A l’occasion de cette opération, le fondateur et CEO de l’entreprise Olivier Laulan a mentionné « Je suis très fier du chemin parcouru durant ces 5 dernières années, en partenariat avec Activa Capital, et me réjouis que notre collaboration se poursuive à l’occasion de ce nouveau tour de table. L’arrivée de Chequers Capital donnera à Alliance Etiquettes les moyens de son ambition : la poursuite de son projet de croissance et de consolidation en France et en Europe. ». Pour rappel, depuis l’entrée d’Activa Capital en 2015, le chiffre d'affaires et l'EBITDA de l’entreprise ont été multipliés respectivement par plus de 8 et 7 fois.

3) Un métier à forte technicité

Le Private Equity est un métier très technique où le junior peut beaucoup apprendre. Ce n’est pas pour rien que les fonds d’investissement recrutent souvent des professionnels qui ont déjà une première expérience : M&A, Conseil en stratégie, Transaction Services (TS), Leveraged Finance ou Venture Capital (VC).

D’abord, les juniors utilisent couramment Excel pour faire de la modélisation. Il est souvent nécessaire de construire un Business Plan détaillé de la cible et de faire une valorisation pour négocier les conditions d’entrée. Le plus souvent, le fonds de Private Equity déduit le prix d’acquisition en fonction d’un TRI cible et d’un certain niveau d’endettement qu’il peut utiliser pour financer l’opération. Ensuite, il faut modéliser le LBO pour faire des analyses de sensibilités selon les différentes hypothèses utilisées : levier financier, taux d’intérêt, remboursement de la dette ou encore le TRI ciblé par le fonds pour cette opération. Enfin, il faut suivre de manière très précise les principaux indicateurs de la cible pendant sa durée dans le portefeuille du fonds.

Ensuite, les juniors peuvent acquérir de solides connaissances sur un secteur en particulier, surtout si le fonds d’investissement a développé une expertise sectorielle. C’est par exemple le cas de Antin dans le secteur Infrastructure ou BlackFin pour les services financiers. C’est donc très important de bien connaitre le marché dans lequel le fonds investit. Par exemple, on peut demander à des candidats de réaliser des Market Sizings en entretien. Ce sont des questions souvent posées lors des entretiens en Conseil en Stratégie, mais bien plus rares en Corporate Finance. Pour s’entraîner, le Pack Conseil de Training You vous explique toute la méthodologie et donne quelques exemples corrigés.

4) Un métier où l’on gagne bien sa vie

Ce n’est pas une réelle surprise. Les professionnels du Private Equity gagnent bien leur vie. Et pour beaucoup d’étudiants, le salaire à la sortie de l’école représente une dimension importante de leur choix de carrière. Bien sûr, cela ne doit pas être la seule raison de rejoindre un fonds d’investissement, mais c’est toujours un plus, surtout quand on travaille de longues heures.

Concrètement, la rémunération dans un fonds d’investissement se compose de 3 parties. D’abord, le professionnel reçoit un salaire fixe. Ensuite, il touche un bonus qui dépend de la performance globale du fonds de Private Equity sur l’année et de sa performance individuelle. Ici, on note que les bonus sont équivalents ou légèrement inférieurs à ceux que l’on peut percevoir en banque d’investissement. Enfin, la partie la plus intéressante est le « carried interest », qui correspond à une partie de la plus-value réalisée sur les investissements de l’année. Cependant, seuls les professionnels seniors reçoivent le « carried interest », et les juniors ne sont généralement pas invités à la table !

Analyse de la rémunération en Private Equity

Analyse de la rémunération en Private Equity

Ces salaires peuvent paraître impressionnants mais il faut préciser plusieurs points. D’abord, les données proviennent des fonds les plus importants. Dans certains fonds d’investissement plus petits, les salaires restent moins élevés. Mais l’équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle y est davantage respecté. Ensuite, les rémunérations dépendent de la performance annuelle du fonds d’investissement. Si le fonds ne performe pas, les parts variables de la rémunération sont plus faibles.

5) Un métier avec de fortes perspectives d’évolution

Un début de carrière en Private Equity offre de fortes perspectives d’évolution. Les possibilités de sortie après quelques années au sein d’un fonds d’investissement sont nombreuses. D’abord, les professionnels peuvent être recrutés par des entreprises qui ont fait partie du portefeuille du fonds. Ils connaissent déjà bien le secteur et la société. Ils peuvent donc postuler à des postes de CFO ou en Business Development. Ensuite, les professionnels peuvent créer leur propre entreprise. De plus, ils peuvent rejoindre un autre fonds d’investissement en buy-side qui travaille sur des marchés différents, comme un fonds spéculatif, un fonds de Venture Capital ou un Family Office. Enfin, certains professionnels sont recrutés par des cabinets de Conseil en Stratégie comme BCG, McKinsey ou Bain où ils exercent comme Partner ou Senior Advisor. En effet, ils ont acquis une forte expertise sectorielle après plusieurs années au sein d’un fonds d’investissement sectorisé. Par exemple, Akhil Puri a rejoint le BCG en tant que Partner au bureau de Shanghai après quelques années chez KKR.

En conclusion, nous pouvons dire que les carrières dans le domaine du Private Equity sont très valorisées par les étudiants. Pour intégrer un fonds d’investissement, il faut être parfaitement préparé et avoir de solides connaissances techniques. Si cela vous intéresse, le Pack Corporate Finance Deluxe de Training You couvre l’ensemble des éléments qu’il faut maitriser pour réussir un entretien en Private Equity et vous montre comment faire un full LBO model.