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Décryptage
Financiarisation de l’économie : comment les années 1980-1990 ont transformé les marchés financiers et les métiers de la finance

La financiarisation désigne l’essor du rôle de la finance dans l’économie réelle, avec une montée en puissance des marchés financiers dans le financement des entreprises, la gestion des risques et la création de valeur. Si ce phénomène s’est amorcé dans les années 1970, ce sont les années 1980 et 1990 qui ont marqué un tournant décisif. Dans un contexte de dérégulation et de mondialisation, les innovations financières se multiplient. Les flux de capitaux s’accélèrent. Et de nouveaux métiers voient le jour, notamment en salle des marchés. Comprendre cette période est essentiel pour quiconque souhaite intégrer la finance de marché aujourd’hui : beaucoup des produits, outils et métiers qui dominent encore le secteur trouvent leurs racines dans ces décennies.   Réformes économiques et dérégulation Deux figures politiques dominent la période : Ronald Reagan aux Etats-Unis et Margaret Thatcher au Royaume-Uni. Leur politique repose sur la libéralisation des marchés, les privatisations et la réduction des contraintes réglementaires. En 1986, Londres vit son fameux « Big Bang » financier : suppression des commissions fixes, informatisation massive des échanges et ouverture accrue aux investisseurs étrangers. En France, la modernisation s’accélère avec la création du MATIF (Marché à Terme International de France) en 1986 et du MONEP (Marché des Options Négociables de Paris) en 1987. Mondialisation et flux financiers Les capitaux circulent désormais librement entre les grandes places financières : New York, Londres, Tokyo, Paris, Francfort… Cette ouverture mondiale, favorisée par la dérégulation et les avancées technologiques, a transformé la finance en un marché véritablement intégré. Les investisseurs peuvent déplacer instantanément leurs fonds d’un continent à l’autre à la recherche des meilleures opportunités, qu’il s’agisse d’actions, d’obligations ou de produits dérivés. Cette fluidité renforce la concurrence entre les places financières, oblige les institutions à proposer des services toujours plus performants et stimule l’innovation, qu’il s’agisse de nouveaux produits, de stratégies d’investissement sophistiquées ou d’outils technologiques plus rapides et plus fiables.   Les innovations financières majeures Les années 1980-1990 sont marquées par une véritable effervescence en matière d’innovations financières. Portées par la dérégulation, l’ouverture internationale des marchés et les avancées technologiques, les institutions financières ont imaginé de nouveaux produits et instruments permettant de mieux gérer les risques, d’optimiser les rendements et d’exploiter des opportunités inédites. Ces innovations n’ont pas seulement transformé la manière dont on investit ou se finance : elles ont également façonné la structure même des marchés et donné naissance à de nouveaux métiers, aujourd’hui incontournables en finance de marché. Produits dérivés (options, futures, swaps) : Ces instruments permettent de couvrir des risques (taux, change, matières premières) mais aussi de spéculer. Leur usage explose, créant de nouveaux métiers spécialisés Titrisation : Des actifs illiquides (prêts immobiliers, prêts à la consommation) sont transformés en titres négociables. C’est l’ancêtre des CDO qui joueront un rôle central dans la crise des subprimes Informatique et trading électronique : La criée laisse progressivement place au trading assisté par ordinateur. Les premiers algorithmes apparaissent, modifiant radicalement la vitesse et le volume des transactions Gestion alternative : Les hedge funds connaissent un essor fulgurant, développant des stratégies innovantes et sophistiquées   Les nouveaux métiers apparus ou transformés La financiarisation fait naître ou redéfinit des professions clés : Trader produits dérivés : Il exécute et prend position sur les marchés dérivés pour couvrir ou spéculer Sales spécialisés : Ils vendent des produits dérivés, structurés ou exotiques aux clients institutionnels Structurer : Il conçoit des produits financiers sur mesure pour répondre aux besoins spécifiques des clients Quant (quantitative analyst) : Il développe des modèles mathématiques pour valoriser produits et risques Risk Manager nouvelle génération : Il gère les risques complexes de marché grâce à des outils comme la Value-at-Risk (VaR) Asset Manager international : Il investit à l’échelle mondiale en combinant plusieurs classes d’actifs   Impact durable sur la finance actuelle Les innovations des années 80/90 structurent encore la finance moderne. D’abord, le marché des dérivés pèse aujourd’hui des centaines de milliers de milliards de dollars notionnels. Ensuite, les produits structurés, la gestion quantitative et le trading électronique sont devenus incontournables. Enfin, la culture de la performance, de l’innovation et de l’adaptation rapide reste l’héritage direct de cette époque.   Les critiques et controverses Si la financiarisation a dynamisé l’économie mondiale, elle a aussi suscité des critiques : Accentuation de la spéculation à court terme : Dans les années 1980, l’essor du trading à haute fréquence de l’époque (bien avant l’automatisation moderne) et des produits dérivés standardisés sur les marchés organisés a favorisé les stratégies court-termistes. Par exemple, l’introduction des contrats à terme sur indices boursiers au Chicago Mercantile Exchange en 1982 a permis à des investisseurs de spéculer massivement sur les fluctuations quotidiennes du S&P 500, accentuant la volatilité des marchés Décorrélation entre finance et économie réelle : L’essor des produits dérivés de crédit dans les années 1990 (comme les Credit Default Swaps) a permis aux investisseurs de prendre des positions massives sur la solvabilité d’entreprises… sans détenir leurs obligations ni financer leur activité. Résultat : on pouvait gagner (ou perdre) beaucoup d’argent en spéculant sur la santé financière d’une entreprise sans jamais contribuer à son financement réel Complexification excessive des produits financiers, pouvant masquer les risques réels : Les produits structurés exotiques développés à la fin des années 1990 mélangeaient options, obligations et dérivés multiples, avec des schémas de rendement complexes difficiles à comprendre même pour certains investisseurs institutionnels. Par exemple, certains Collateralized Debt Obligations (CDO) intégraient des milliers de prêts hypothécaires titrisés, rendant presque impossible l’évaluation réelle du risque par les acheteurs. Cela a encouragé des pratiques de prêt risquées (subprimes), puisque le risque était transféré hors du bilan. Cette dynamique a posé les bases de la crise financière de 2007-2008, où l’effondrement du marché immobilier américain a provoqué un choc systémique mondial   Pourquoi comprendre cette période est essentiel pour votre carrière Pour réussir en finance de marché, il ne suffit pas de maîtriser les outils actuels : il faut comprendre pourquoi et comment ils ont été créés. Les recruteurs en salles de marchés apprécient les candidats capables de relier innovations passées et pratiques actuelles. Connaître l’histoire permet de mieux anticiper l’évolution future des marchés. Les métiers nés dans les années 80/90 restent parmi les plus prestigieux et les mieux rémunérés de la finance. Pour les intégrer, il faut une maîtrise technique des produits financiers, une compréhension fine des marchés, une capacité à résoudre rapidement des problèmes complexes et une aisance à travailler sous pression. Chez Training You, nous avons conçu la formation la plus complète du marché pour vous préparer aux métiers de la finance de marché. Qualité exceptionnelle : Nos contenus sont créés par des professionnels issus des plus grandes banques d’investissement et fonds, avec une pédagogie claire, des cas concrets et un taux de réussite supérieur à 90% chez les étudiants assidus Accessibilité unique : Abonnement mensuel sans engagement avec le meilleur rapport qualité/prix ! Programme complet : actions, fixed income, dérivés, produits structurés, modélisation, risk management, questions d’entretien corrigées et replays d’échanges avec des professionnels Découvrir nos formations en Finance de marché


Par Yong Jie Guan

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Décryptage
Les 5 métiers les plus prestigieux en finance de marché

La finance de marché fait rêver. Rythme soutenu, prises de décision en temps réel, rémunérations attractives et environnement intellectuellement stimulant : le secteur attire chaque année les meilleurs profils d’écoles de commerce et d’ingénieurs. Mais parmi les nombreux métiers qui composent cet univers, certains se distinguent par leur technicité, leur prestige et leur exigence. Voici un tour d’horizon des 5 métiers les plus prestigieux en finance de marché : leurs missions, les compétences clés à développer, les employeurs de référence et ce que vous devez maîtriser pour y accéder. 1. Trader : au cœur de l’action Le métier de trader incarne la quintessence de la salle des marchés. Ce professionnel prend des positions sur les marchés financiers (actions, taux, devises, matières premières…) dans le but de générer un profit, tout en respectant les limites de risque définies par la banque ou le fonds pour lequel il travaille. Il existe plusieurs types de traders : Trader Prop (proprietary) : Il prend des positions pour le compte de l’institution pour laquelle il travaille Trader Market Maker (teneur de marché en français) : Il assure la liquidité sur un marché en proposant des prix à l’achat et à la vente. Les teneurs de marché font ainsi constamment office de contrepartie sur le marché au prix fixé publiquement. En général, ils travaillent dans des sociétés de courtage, des banques d’investissements ou d’autres institutions financières spécialisées Trader de flux : Il exécute les ordres des clients (acteurs institutionnels ou corporates qui souhaitent acheter ou vendre des actifs financiers via la banque). Il peut s’agir de de fonds d’investissement (asset managers, hedge funds, fonds de pension…), de banques privées (agissant pour le compte de clients fortunés), de trésoreries d’entreprises (qui cherchent à se couvrir contre un risque de change, de taux ou de matière première) ou encore d’assureurs ou caisses de retraite (gérant d’importants portefeuilles) Les décisions sont souvent prises en quelques secondes. Le sang-froid, l’agilité intellectuelle et la capacité à gérer le stress sont donc essentiels. Compétences clés : Maîtrise des produits financiers (actions, dérivés, obligations…) Solides bases en mathématiques financières Réflexes analytiques et prise de décision rapide Excellente gestion du risque Salaire en début de carrière : Entre 60 000€ et 100 000€ selon l’institution et le bonus. Les traders les plus performants peuvent rapidement dépasser les six chiffres annuels en rémunération. 2. Sales : le commercial des marchés financiers Le sales est l’intermédiaire entre la salle des marchés et les clients institutionnels (fonds, hedge funds, corporates…). Il vend les produits financiers adaptés aux besoins spécifiques de chaque client : actions, obligations, produits dérivés, produits structurés, etc. Par exemple, un gérant de portefeuille chez un asset manager peut chercher à se couvrir contre une hausse des taux d’intérêt dans la zone euro. Le sales taux de la banque va alors lui proposer un swap de taux d’intérêt, qui permettra au client d’échanger un taux fixe contre un taux variable, réduisant ainsi son exposition au risque de taux. Dans un autre cas, une entreprise cotée souhaitant réaliser une opération de rachat d’actions pourrait passer par le sales actions, qui l’aidera à structurer et exécuter cette opération sur les marchés dans les meilleures conditions. Ce poste allie connaissances techniques et sens aigu du relationnel. Il faut savoir écouter, comprendre les contraintes du client, suivre l’évolution des marchés en direct, et proposer la bonne solution au bon moment. Pourquoi ce métier est prestigieux ? Parce que le sales est souvent celui qui déclenche le business, joue un rôle clé dans la stratégie commerciale de la banque et interagit avec les plus grands investisseurs. Compétences clés : Bonne culture économique et financière Maîtrise des produits de marché Excellent niveau d’anglais Sens de la relation client et de la persuasion Salaire en début de carrière : Entre 60 000€ et 90 000€, avec des bonus dépendant du volume d’affaires généré. 3. Structurer : l’architecte de produits financiers Le structurer conçoit des produits financiers sur mesure, souvent complexes, pour répondre aux besoins spécifiques d’un client ou à une stratégie d’investissement particulière. Cela inclut des produits structurés, des dérivés exotiques, des instruments hybrides, etc. Par exemple, un client institutionnel souhaitant profiter d’une hausse modérée d’un indice boursier (comme l’Euro Stoxx 50), mais sans prendre trop de risques en capital, pourra demander un produit structuré de type « autocall ». Le structurer conçoit alors un produit qui combine plusieurs options : si l’indice monte au-dessus d’un certain seuil, le client touche un rendement fixe ; si l’indice baisse légèrement, il récupère son capital ; et en cas de forte baisse, il accepte une perte partielle. Ce type de solution permet d’adapter le couple rendement/risque au profil du client. Il se situe à la jonction entre le sales, le trader et le juridique. Son travail est aussi créatif que technique : il s’agit d’imaginer des structures innovantes, tout en maîtrisant parfaitement leur fonctionnement et leur risque. Compétences clés : Solides compétences en mathématiques et en programmation (Python, VBA…) Connaissance approfondie des produits dérivés Rigueur, créativité et esprit logique Capacité à vulgariser des concepts complexes Salaire en début de carrière : Entre 65 000€ et 100 000€, avec des bonus attractifs.   4. Asset Manager / Portfolio Manager : le stratège long terme L’Asset Manager (ou Portfolio Manager) gère un portefeuille d’actifs pour le compte de clients (particuliers fortunés, entreprises, fonds de pension, institutions publiques). Contrairement au trader, son approche est généralement de plus long terme. Il décide de l’allocation d’actifs (actions, obligations, immobilier, produits alternatifs…), analyse les marchés, arbitre selon les risques et opportunités. Il doit bâtir une stratégie de performance durable, tout en respectant des contraintes précises (règlementaires, ESG, liquidité…). Par exemple, un Asset Manager travaillant chez Amundi peut gérer un portefeuille multi-actifs pour le compte d’un fonds de pension européen. Son objectif : assurer une performance stable à long terme tout en respectant des contraintes strictes sur le risque et la durabilité (critères ESG). Il décide alors d’allouer 40% du portefeuille à des obligations d’État, 35% à des actions européennes à dividendes élevés, 15% à de l’immobilier coté et 10% à des fonds alternatifs. Chaque trimestre, il ajuste ces pondérations selon l’évolution macroéconomique (inflation, taux, croissance), les valorisations des marchés, ou les nouvelles réglementations (par exemple, un durcissement des règles sur le carbone). Il doit aussi rendre compte de ses décisions au client et justifier ses choix de gestion dans un reporting détaillé. Compétences clés : Analyse financière et macroéconomique Capacité à construire une allocation stratégique Excellente communication pour justifier ses choix Sens de la gestion du risque Salaire en début de carrière : Entre 55 000€ et 85 000€, avec des bonus progressifs selon la taille du portefeuille.   5. Quant : l’expert mathématique de la finance Le quant (ou quantitative analyst) développe des modèles mathématiques pour évaluer les produits financiers, optimiser les stratégies de trading, calculer les risques ou automatiser les prises de décision. Par exemple, un Quant en desk de dérivés actions chez une banque d’investissement comme Goldman Sachs peut être chargé de développer un modèle de pricing pour des options exotiques (comme des options à barrière ou des autocalls). Il utilise alors des outils mathématiques complexes (processus stochastiques, simulation Monte Carlo…) pour modéliser le comportement du sous-jacent et estimer la juste valeur de l’option. Une fois le modèle validé, il l’implémente en Python pour qu’il soit utilisé directement par les traders dans leur système de pricing en temps réel. Son travail permet ainsi à la banque de mieux évaluer le risque, de fixer des prix compétitifs et d’optimiser les marges sur ces produits. C’est un poste hautement technique, qui attire les diplômés de grandes écoles d’ingénieurs ou titulaires de doctorats en mathématiques, statistiques, ou informatique. Il est souvent employé par les desks de trading, les hedge funds ou les fintechs. Pourquoi c’est prestigieux ? Parce que peu de profils sont capables d’opérer à ce niveau d’expertise. Et que leur travail est fondamental pour la compétitivité d’une institution. Compétences clés : Maîtrise avancée de la programmation (C++, Python, R…) Mathématiques financières poussées (modèles stochastiques, théorie des options…) Rigueur scientifique, autonomie, curiosité Intérêt pour les marchés et l’innovation Salaire en début de carrière : Entre 70 000€ et 110 000€, selon le niveau académique, le poste, et le secteur (banque ou hedge fund). Et après ? Évolutions de carrière possibles Ces métiers offrent des perspectives d’évolution rapides. Un trader performant peut devenir Head of Desk, un sales devenir responsable des ventes ou évoluer vers un rôle de coverage. Les quants les plus expérimentés peuvent prendre la tête d’équipes de recherche ou intégrer des hedge funds. Les asset managers, quant à eux, peuvent viser le rôle de Chief Investment Officer (CIO) ou créer leur propre société de gestion. De nombreux professionnels finissent aussi par rejoindre des fonds d’investissement, des fintechs, voire créer leur propre structure. Comment intégrer ces postes ? Les stages de césure ou Summer Internships sont essentiels. Les processus de recrutement sont exigeants. Chez Training You, nous avons conçu une formation complète pour vous préparer à ces métiers, avec une pédagogie unique et des contenus conçus par d’anciens professionnels de la salle des marchés (BNP Paribas, J.P. Morgan, Société Générale…). Notre Pack premium vous donne accès à : Tous les fondamentaux : actions, taux, produits dérivés, structuration, FX, produits structurés… Plus de 400 questions d’entretien corrigées Des replays d’entretiens réels avec des banques Une progression claire, à votre rythme Taux de réussite supérieur à 90% chez les étudiants ayant suivi la formation avec assiduité. Et le meilleur rapport qualité/prix du marché..   Découvrir nos formations en Finance de marché


Par Yong Jie Guan

7 min de lecture

Décryptage
The most (and least) stressful jobs in banking and finance

If you work in an investment banking division (IBD), or pretty much any other sector of financial services, you are likely spend a healthy part of your day dealing with career-related stress. The working hours, the responsibilities, the external pressures to deliver consistent compelling results – they all add up. But who has it worse ? What are the most and least stressful jobs in banking and finance ? We decided to conduct an informal survey to find out. We then asked a host of recruiters and actual employees in each field to rank them based on the stress levels employees tend to face, leaving it up to each voter to qualify “work stress” as they see it. Below are the composite results, along with some notes from those who chose to go on the record and explain their thought processes. Do you agree? Most stressful job in finance : Investment Banker (M&A or capital markets professional) Investment Banker is one of the most stressful jobs in finance. Jobs in the investment banking division (IBD) were the runaway choice for the most stressful job on Wall Street and in all of financial services, finishing in the top three of every ballot. The main reason is that investment bankers are confronted with the two main triggers for career stress: the difficulty of the work coupled with the sheer amount of it, particularly for analysts and associates and despite banks’ attempts to mitigate the strain. “The life of a junior banker is one of the last forms of legalized slavery,” said Roy Cohen, a career coach and author of The Wall Street Professional’s Survival Guide. “It is a grueling survival of the fittest existence defined by all-nighters, no time to eat well or to exercise, and compensation that has remained flat for a number of years.” The Epicurean Dealmaker, the anonymous M&A banker behind the eponymous blog and Twitter account says M&A careers remain stressful throughout, but that the nature of the stress changes. “Juniors are crushed by work out of their control. Seniors are whipsawed by clients’ unreasonable demands,” he says. “Juniors have no responsibility for revenues, though, whereas MDs [managing directors] do. That is huge, constant pressure. MDs have (lots) more money and somewhat more life control, but much high burnout rate and obligations. Juniors rarely fired; MDs are fired all the time.” And if you decide not to become an MD to escape this pressure?  “If you don’t get promoted to MD eventually, you’re fired,” says TED. “You can’t stay a hardworking irresponsible junior forever.” Second most stressful job in finance : Trader Trader is one of the most stressful jobs in finance. Traders may not work quite the crazy hours of investment bankers, but they have a sharper, more acute level of stress. “Trader stress is in real time and can happen instantaneously,” said Sal Khan, managing director at New York City recruitment firm Dynamics Associates. Speaking to us last week, trading coach Steven Goldstein described the insidious nature of stress in trading jobs: “When you work in trading, there’s so much that’s outside your control and that can be hard to deal with. You’re sitting there every day and sometimes the markets are in your favour and sometimes they aren’t. People start to question whether they really want that." Third most stressful job in finance : Risk management & Compliance If you think a risk or compliance role will be a less stressful option, you might be right – but only just. Sitting in a non-revenue generating seats, risk and compliance staffers are often viewed as the enemy by colleagues who are desperate to get a transaction approved, said Cohen. Market risk and credit risk management roles are particularly stressful, said Khan. It’s not just the stress. It can also be the feeling of disempowerment. “You’re there to escalate issues, but when you do, nothing is done about them. Compliance is a soulless job. You end up keeping your head down, collecting your money and destroying your principles." one compliance professional told us. Fourth most stressful job in finance : Wealth manager / Private banker Wealth managers and Private Bankers are stressful jobs in finance. Finishing near the top on some surveys and further down on others, wealth managers and financial advisors deal with one particular vehicle for stress: they eat only what they kill. Wealth managers get fired nearly as often as they get hired. One WM who started five years ago said he is the only remaining member of his 30-person recruiting class still in the business. It’s a sales job, and your target is often friends and family. You start with a barely livable wage and you need to sell to remain employed. But, at its core, wealth management is a relationship business. “People seem to think that if you’re a private banker you sit on a pile of money and that keeps the money coming in,” says the anonymous private banker behind the Banker’s Umbrella blog and Twitter account. “They’re 100% wrong. -You have to build a book, once you can get together a book in excess of €100m, you can rest easier.” And if you don’t have a book of assets worth €100m? “It’s a job where you try to protect the assets you have from other preying bankers and run around preying on the assets of other bankers." says Bankers Umbrella. When this is the case, he says private banking can be a harsh career choice: “By comparison, the so-called cut throat world of investment banking is like sitting on an extra fluffy towel on a warm beach while toasting marsh mellows and singing Kumbaya.” By the way, if you are interested in this profession, it is possible for you to follow a course by a wealth manager that will undoubtedly allow you to pass your interviews without difficulty! Fifth most stressful job in finance : Institutional sales Any role that focuses on sales causes stress. Couple this with the fact that the job security and the ceiling on salary aren’t what they used to be, and institutional sales can be a grind. “As technology automates much of the function, there is simply less need for a human interface,” said Cohen. The pressure on salespeople has the potential to increase as banks shift to ‘low touch’ business models. Here, all but the most important clients are encouraged to trade using electronic systems that eliminate the need for human beings. However, there will still be a need for talented salespeople to interact with the most demanding and important clients. Sixth most stressful job in finance : Management consulting Is management consulting really a stressful career? Yes, if you’re working somewhere like McKinsey & Co. or BCG and you don’t like travel (Bain & Co. has a reputation for staffing people closer to their home office). – Management consultants typically travel a lot. When Harvard Business School professors researched working conditions at leading strategy consulting firms in 2013, they found people who claimed to work 15 hour days and to sleep less than six hours a night. “There’s a correlation between success and the willingness to just put everything else aside and do a ton of work,” said one. Like banks, consulting firms have implemented programs to mitigate work stress. One junior consultant who’s worked in banking told us consulting jobs are better: the hours are shorter and the work is more varied and creative. Seventh most stressful job in finance : Private Equity Private Equity jobs are some of the most desirable in finance. They’re also some of the most difficult to get into. Private Equity funds are investors and they’re in it for the long term. This can help relieve the pressure on a day-to-day basis – except when a new investment is being made, at which point working in PE can be pretty similar to working in IBD… By the way, if you are interested in this profession, it is possible for you to follow a complete course by an ex-banker of Lazard that will undoubtedly allow you to pass your interviews in Private Equity without difficulty! Eighth most stressful job in finance : Equity Research Equity Research is often considered as one of the most stressful jobs in finance. Why ? Time was, equity researchers were the academics of the finance world. They got to study a stock or sector in detail and to write their considered opinion about that sector in their own good time. These days, they’re under a lot more pressure. In the UK and Europe, ‘unbundling’ means researchers’ future output will have to be paid for separately by clients – rather than wound into the fee for executing trades. At the same time, researchers have been given a more marketing-oriented role, selling the banks’ whole platform and product to investors. Researchers are being compelled to work harder than ever before, said Brad Hintz, the veteran US banking analyst. Despite all their efforts, Hintz says researchers are often unable to point to a solid revenue stream (something unbundling may help with): “Research management is left with a begging bowl, pointing out all the insightful pieces its people have written.” Ninth most stressful job in finance : Fund Manager In theory, fund management isn’t that much of a stressful career. Long only managers invest for the long term and have time to ponder their decisions. In reality, it’s not that easy. @CT_Osprey, an NYC-based long only manager, says working on the buy-side is fine, as long as you’re right. “If you’re right in your investments, the buy-side is an easier place to work.” If you’re wrong in your investments, he says the buy-side is just as stressful as the sell-side. Even so, this is better than working in an investment bank: “You can be right all day long on the sell side, you still have to hustle your a** off,” Osprey points out. Tenth most stressful job in finance : Technology Like risk and compliance, tech pros get yelled at – a lot. “They take plenty of blame, even when things are out of their hands, and they constantly have to re-educate themselves and take courses.” said Lisa Mogilner, a recruiter at Dynamics Associates. Eleventh most stressful job in finance : Accounting Finishing last on every ballot, accounting is “virtually stress-free as long as you like routine and are willing to work long hours on a seasonal basis." said Cohen. However, Tom Stoddart, director at London-based recruiters Eximius Finance, said that accountancy roles in banks have become more pressured in recent years. “As regulators focus more heavily on capital requirements, the role of the accountant has become more important.” Accounting jobs in product control can be stressful simply because they require interaction with traders on a daily basis, says Stoddart. Similarly, management and regulatory reporting roles can be stressful as deadlines come near. The least stressful accounting jobs in banks are those which involve forecasting and budgeting, suggests Stoddart: “These are still business critical, but they’re also more qualitative and not subject to the pressure of an external review.” If you are interested in this profession, it is possible for you to follow a complete course by an ex-banker of Lazard that will undoubtedly allow you to pass your interviews in accounting without difficulty! Do you want to join a bank in one of these professions ? These jobs in finance are stressful. But if being in these professions requires a lot of investment of time and pressure, it is also necessary to have an optimal preparation to succeed. To get your first experience, develop your knowledge with a complete training by former bankers of Lazard : MOOCs M&A but also more widely MOOCs Corporate Finance. You will find M&A case studies and various courses : Private Equity Accounting Wealth management And many others ! We talked about it in this article, Training You is much more than individual online courses, it is the Netflix of corporate finance. It has over 10,000 subscribers in more than 10 countries and offers unlimited access to over 100 hours of courses given by professionals in each sector. A platform of courses for a single objective: to land the internship of your dreams ! Discover the courses of the platform


Par Yong Jie Guan

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