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Travailler dans le conseil chez Capgemini : une opportunité sous-estimée ?

« Capgemini ? C’est surtout une ESN, donc très tech, non ? » Cette idée reçue est encore très répandue chez les étudiants d’écoles de commerce qui s’intéressent au conseil. Beaucoup associent spontanément Capgemini au développement informatique ou à l’intégration de systèmes, et écartent le groupe de leurs candidatures lorsqu’ils visent une carrière en conseil. Pourtant, cette vision est largement réductrice. Capgemini est aujourd’hui l’un des acteurs majeurs du conseil en transformation en Europe, avec de réelles opportunités pour des profils non-techniques. Pour un étudiant qui découvre le conseil ou qui commence à préparer ses entretiens, comprendre ce que propose réellement Capgemini est essentiel pour faire un choix éclairé. Capgemini : bien plus qu’une ESN technologique Capgemini est un groupe de conseil et de services numériques présent dans plus de 50 pays, qui accompagne les grandes entreprises sur des transformations complexes : organisationnelles, opérationnelles, digitales et stratégiques. Sa spécificité tient à son positionnement de bout en bout. Là où certains cabinets interviennent uniquement en amont sur la stratégie, Capgemini couvre toute la chaîne : Définition de la vision Structuration des plans de transformation Mise en œuvre concrète sur le terrain Pour un consultant, cela change profondément la nature des missions. Les recommandations ne restent pas théoriques : elles sont souvent suivies d’une phase d’exécution, ce qui permet de comprendre comment une décision stratégique se traduit réellement dans l’organisation d’une entreprise. Quels métiers du conseil pour les profils non-tech chez Capgemini ? Contrairement à une idée répandue, une grande partie des consultants chez Capgemini ne sont pas développeurs ou ingénieurs informatiques. Les profils issus d’écoles de commerce ou de formations généralistes se retrouvent sur des rôles orientés business et transformation. Ils interviennent par exemple sur l’analyse des processus, la définition de nouveaux modèles opérationnels, la coordination de projets de transformation ou encore la conduite du changement auprès des équipes clientes. Ces rôles nécessitent avant tout : Une capacité d’analyse structurée Une bonne compréhension des enjeux business Une aptitude à communiquer clairement avec des interlocuteurs variés Pour un étudiant intéressé par le conseil, ces fonctions constituent un excellent terrain d’apprentissage des fondamentaux du métier : structuration du raisonnement, relation client, travail en équipe et orientation impact. Capgemini Invent : le pôle conseil stratégique du groupe Pour les profils qui visent plus spécifiquement le conseil en stratégie et la transformation de haut niveau, Capgemini Invent représente souvent la porte d’entrée la plus naturelle. Créée en 2018, cette entité regroupe plusieurs milliers de consultants et intervient sur des missions proches de celles des cabinets de stratégie : définition de stratégies d’entreprise, refonte de Business Models, programmes de transformation à grande échelle ou projets d’innovation. Capgemini Invent n’est pas un cabinet de stratégie “pur” au sens des MBB, mais son positionnement est hybride et différenciant. Sa force réside dans sa capacité à s’appuyer sur l’ensemble du groupe Capgemini pour transformer une recommandation stratégique en réalité opérationnelle. Pour les étudiants, cela implique une chose essentielle : le niveau d’exigence en entretien est élevé. Les études de cas, les questions de fit et les attentes en structuration du raisonnement sont comparables à celles des grands cabinets de conseil. Viser Capgemini Invent suppose donc une préparation sérieuse et méthodique, bien au-delà d’une candidature improvisée. Carrière et évolution chez Capgemini Les parcours de carrière chez Capgemini sont structurés et relativement lisibles. Les premières années sont consacrées à l’apprentissage des méthodes du conseil et à la contribution aux analyses. Progressivement, le consultant prend davantage de responsabilités, pilote des parties de projets, puis des missions complètes. L’un des atouts majeurs du groupe réside dans la mobilité interne. Il est possible d’évoluer entre différentes practices, de se spécialiser dans un secteur, de partir à l’international ou de rejoindre des rôles plus transverses. Cette flexibilité permet de construire des profils hybrides, combinant expertise sectorielle, compétences en transformation et vision stratégique. Pour de nombreux consultants, cette diversité de trajectoires est un avantage clé par rapport aux cabinets plus spécialisés. Capgemini vs cabinets de conseil “pure players” Capgemini ne bénéficie pas du même prestige symbolique sur un CV que McKinsey, BCG ou Bain. En revanche, il offre souvent : Une meilleure visibilité sur l’impact concret des projets Un rythme de travail généralement plus soutenable Des opportunités de carrière plus variées au sein d’un même groupe Quel que soit le cabinet ciblé — Capgemini, Capgemini Invent ou un cabinet de stratégie pur — les recruteurs évaluent avant tout la maîtrise des fondamentaux du conseil : structuration, logique business, clarté du raisonnement et capacité à défendre une recommandation. Ce sont ces compétences transverses qui font réellement la différence en entretien. Ce que les recruteurs attendent vraiment en entretien de conseil Un candidat crédible en entretien de conseil doit être capable de structurer un problème complexe. Puis, il doit de formuler des hypothèses pertinentes. Ensuite, il doit analyser des données sans se perdre dans le détail. Enfin, il doit proposer une recommandation claire et défendable. Ces compétences ne s’improvisent pas. Elles s’acquièrent par une méthode rigoureuse, des cas pratiques répétés et une compréhension fine des attentes des cabinets, qu’il s’agisse de Capgemini, Capgemini Invent ou d’autres acteurs du conseil. Conclusion : Capgemini, une option à considérer sérieusement Capgemini dépasse largement l’image réductrice d’ESN technologique. Pour les étudiants intéressés par le conseil, la transformation et le business, le groupe offre un environnement d’apprentissage riche, structuré et professionnalisant. Ce n’est peut-être pas le chemin le plus direct vers le prestige maximal. Mais c’est un choix cohérent et défendable pour construire une carrière solide dans le conseil. Et il offre une exposition concrète aux enjeux des grandes entreprises. Aller plus loin : se préparer efficacement aux entretiens en conseil Comprendre les opportunités en conseil chez Capgemini est une première étape. Réussir les entretiens en est une autre. La formation Conseil de Training You accompagne les étudiants dans la préparation aux entretiens des meilleurs cabinets de conseil, dont Capgemini et Capgemini Invent. Elle permet de maîtriser les fondamentaux du raisonnement en conseil, de s’entraîner sur des études de cas proches des conditions réelles et de comprendre précisément ce que les recruteurs attendent. Une approche pédagogique, progressive et orientée résultats, pensée pour transformer la compréhension du conseil en performance en entretien. Découvrir nos formations en Conseil


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EY-Parthenon vs MBB : Le comparatif ultime pour choisir votre cabinet de conseil en stratégie

Et si le vrai dilemme n’était pas prestige vs second choix ? Dans la tête de nombreux candidats, le match semble plié : MBB = élite absolue, EY-Parthenon serait une alternative “juste en dessous”. Erreur. Le vrai sujet n’a jamais été celui du prestige. Il s’agit de choisir entre deux modèles de conseil radicalement différents, deux trajectoires professionnelles qui n’attirent pas les mêmes profils, n’offrent pas les mêmes missions et ne préparent pas aux mêmes carrières. EY-Parthenon tire sa force d’un positionnement unique : stratégie + transactions + accès total à l’écosystème EY. Un cocktail que les MBB ne peuvent pas répliquer. Résultat : le cabinet est devenu l’un des leaders mondiaux de la due diligence et un accélérateur naturel vers le Private Equity Mid Cap. De leur côté, McKinsey, BCG et Bain offrent la plus grande diversité de missions stratégiques au monde, une exposition client inégalée et un prestige qui continue d’ouvrir des portes rares, notamment vers les gros fonds d'investissement. Alors, EY-Parthenon ou MBB ? La réponse dépend de ce que vous voulez devenir. Voici le guide le plus complet pour décider. 1. EY-Parthenon : un modèle unique dans le conseil en stratégie EY-Parthenon naît en 1991 sous l’impulsion de deux anciens Partners de Bain & Company qui voulaient créer un cabinet de stratégie “pur”, agile et entrepreneurial. L’intégration dans EY en 2014 change l’équation : le cabinet conserve son ADN stratégique tout en accédant à la force de frappe d’un Big 4. Aujourd’hui : 25 000 consultants dans 150 pays Une croissance organique impressionnante Plus de 160 Partners issus des MBB Un positionnement centré sur la stratégie et les transactions Ce dernier point est crucial : EY-Parthenon ne cherche pas à être un McKinsey bis, mais à créer la meilleure plateforme mondiale de stratégie transactionnelle. Un point important pour les candidats : EY-Parthenon recrute au même niveau d’exigence que les MBB. Les entretiens sont rigoureux, les études de cas pointues, le niveau académique attendu très élevé. Le cabinet attire des profils qui auraient pu aller en MBB, mais qui préfèrent un modèle plus transactionnel, plus opérationnel et souvent plus équilibré. 2. La force cachée : l’écosystème EY C’est ici que tout change. MBB = stratégie pure.EY-Parthenon = stratégie + accès aux 400 000 experts EY. Prenons une mission réelle de Private Equity (cas classique) : Un fonds Mid Cap veut acquérir une entreprise industrielle. Les MBB vont : Analyser le marché Challenger le Business Plan Evaluer les leviers de croissance Définir les risques sectoriels EY-Parthenon va faire tout cela, mais aussi : Mobiliser les fiscalistes EY pour optimiser la structure du deal Embarquer les équipes Transaction Services pour analyser les comptes Intégrer les experts cybersécurité pour auditer l’IT Impliquer l’équipe M&A pour structurer ou challenger l’opération En un mot : une approche one-stop-shop impossible chez les MBB. Pourquoi les clients apprécient ? Parce qu’ils obtiennent une vision 360º du deal, centralisée, fluide, sans coordination de plusieurs cabinets — ce qui réduit les coûts et les risques. Pourquoi les consultants apprécient ? Parce qu’ils comprennent l’ensemble d’une opération M&A, du business plan à la structuration du deal. Une compétence rare… et très bankable dans le Private Equity. 3. Missions : EY-Parthenon vs MBB, deux mondes différents EY-Parthenon : la puissance transactionnelle Le positionnement du cabinet est clair : ~50 % des missions sont des due diligences pour des fonds de Private Equity Missions courtes (2 à 5 semaines) Analyse intensive 30 à 50 interviews d’experts Travail rythmé, data-driven, orienté décision Le livrable influence directement une décision d’investissement de plusieurs dizaines (ou centaines) de millions d’euros. Exemples de missions typiques : due diligence d’un groupe de retail européen, analyse des synergies sur un carve-out industriel, due diligence commerciale d’un acteur SaaS, étude de marché pour un fonds infra En France, EY-Parthenon possède également des forces sectorielles : Industrie & Mobilité, TMT, Retail & Consumer, Santé, Services financiers, Education, Secteur Public (en forte croissance) MBB : la stratégie corporate dans toute sa profondeur Les MBB interviennent sur des missions : De 3 à 6 mois Orientées transformation stratégique Avec un impact direct sur le futur d’un groupe Exemples de missions MBB : stratégie de croissance Afrique pour un géant agroalimentaire, redéfinition du business model d’un leader tech, lancement d’une nouvelle activité pour un constructeur automobile, programme de transformation digitale d’un grand groupe bancaire Les MBB offrent une exposition directe aux C-levels, une diversité sectorielle exceptionnelle et une compréhension profonde des stratégies corporate 4. Culture, rythme, style de management MBB : intensité et excellence Politique up or out très stricte Feedbacks fréquents Pression constante sur la performance Horaires chargés (60–70h/semaine en moyenne) Déplacements fréquents Rémunération plus élevée, surtout à partir du niveau Manager C’est un environnement idéal pour les profils qui recherchent l’élite, la compétition, l’intensité. EY-Parthenon : exigence + flexibilité Politique up or out plus souple Culture plus horizontale Moins de déplacements Un meilleur work-life balance Une pression moins systématique au quotidien Le rythme reste exigeant, surtout en due diligence, mais plus soutenable et moins politique. 5. Salaires : EY-Parthenon vs MBB (France) Données 2023–2024 (moyenne Paris, source multiples & marché) Niveau EY-Parthenon McKinsey / BCG / Bain Analyst / Consultant 1 52-60k€ + bonus 60-70k€ + bonus Consultant / Senior Consultant 65-85k€ 80-100k€ Manager 100-140k€ 130-180k€ Senior Manager / Associate Partner 150-220k€ 200-300k€ Partner ~300-500k€ 500-1 000k€+ Conclusion : Les MBB paient mieux, et l’écart se creuse significativement à partir du niveau Manager. Mais EY-Parthenon offre un meilleur équilibre entre rémunération et qualité de vie. 6. Sorties : Private Equity, Corporate Development, MBB, etc. Sorties naturelles EY-Parthenon Grâce à l’exposition massive aux transactions, les consultants EY-Parthenon sortent naturellement vers : Private Equity Mid Cap (PAI MidCap, Ardian Expansion, Eurazeo, LBO France, …) Corporate Development (stratégie + M&A interne) Start-up / scale-up (rôles stratégiques ou opérationnels) Fonds infra / fonds spécialisés Les due diligences sont un atout énorme : les recruteurs savent que vous savez évaluer une entreprise rapidement. Sorties naturelles MBB Les MBB dominent clairement sur : Gros fonds PE (KKR, Blackstone, Apollo, Carlyle…) Hedge Funds global macro Stratégie interne C-level des grands groupes Postes de direction dans la tech VC internationaux Lancement de start-up Le prestige du logo joue encore un rôle puissant. Mouvements latéraux EYP → MBB : fréquent après 1–2 ans (bon tremplin) MBB → EYP : existe aussi, souvent pour un meilleur équilibre ou pour se spécialiser dans le transactions-driven consulting 7. Le tableau comparatif : EY-Parthenon vs MBB Critère EY-Parthenon McKinsey / BCG / Bain Type de missions Due diligence, transactions, stratégie PE Stratégie corporate, transformations Durée des missions 2–5 semaines 3–6 mois Secteurs forts Industrie, Retail, TMT, Santé, Services financiers Tous, très variés Culture Flexible, intégrée, moins politique Très exigeante, “up or out” Exposition client Forte mais souvent mid-cap C-level, grandes multinationales Rémunération Compétitive mais inférieure La meilleure du marché Work-life balance Meilleur que MBB Plus intense Sorties naturelles PE Mid Cap, Corp Dev, TS, M&A interne Gros fonds, Hedge funds, stratégie globale Forces Expertise transactionnelle unique, effet EY Prestigieux, diversité, alumni power Limites Process internes lourds Intensité élevée, politique   8. EY-Parthenon ou MBB : que choisir selon votre objectif ? Choisissez EY-Parthenon si : Vous voulez devenir expert des transactions ou du Private Equity Vous aimez les missions courtes et intenses Vous appréciez les environnements Big 4 Vous cherchez un meilleur équilibre de vie Vous voulez comprendre l’intégralité d’un deal, de la stratégie à la structuration Choisissez MBB si : Vous visez l’élite du conseil Vous voulez toucher à toutes les formes de stratégie Vous recherchez des sorties vers les meilleures opportunités mondiales Vous êtes prêts à un rythme très intense Vous voulez maximiser votre progression financière 9. Conclusion : la seule vraie question Ce n’est pas un combat entre “prestige” et “plan B”. C’est un choix entre deux visions du métier de consultant. Voulez-vous devenir un spécialiste des transactions, un expert du Private Equity, un consultant qui comprend les deals de A à Z ? EY-Parthenon est fait pour vous. Ou souhaitez-vous devenir un généraliste de très haut niveau, exposé aux enjeux stratégiques des plus grandes entreprises mondiales ? Alors les MBB sont probablement votre voie naturelle. Le meilleur cabinet est celui qui vous permettra d’aimer vos missions, de progresser plus vite, d’exprimer votre potentiel et d’avancer vers votre carrière rêvée 10. FAQ 1. EY-Parthenon est-il un cabinet de stratégie ? Oui. C’est l’un des leaders mondiaux de la stratégie transactionnelle, intégré à EY. 2. EY-Parthenon est-il moins prestigieux que les MBB ? Pas moins prestigieux : simplement différent. Le positionnement stratégique n’est pas le même. 3. Les salaires chez EY-Parthenon sont-ils compétitifs ? Oui, mais légèrement inférieurs à ceux des MBB, surtout en seniorité. 4. Est-ce un bon tremplin pour le Private Equity ? L’un des meilleurs, surtout pour le Mid Cap. 5. Les sorties vers les plus gros fonds sont-elles possibles ? Oui, mais plus accessibles depuis les MBB. 6. Comment se préparer aux entretiens EY-Parthenon ? Avec un mix : étude de cas, due diligence, market sizing et fit. C’est d’ailleurs ce que nous entraînons chez Training You. Training You accompagne les candidats dans leur préparation aux cabinets de conseil stratégique, qu'il s'agisse d'EY Parthenon, des MBB ou d'autres cabinets de premier plan. Pour en apprendre plus sur EY Parthénon : Notre page entreprise complète sur EY Parthenon  Nicolas Debeuf, Partner chez EY-Parthenon, dans le « Career Insights » :  Arthur Angelier, Partner chez EY et expert en Transition Energétique, dans le « Career Insights » :    Découvrir nos formations en Conseil


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Blackstone : histoire, métiers, influence mondiale et opportunités de carrière

Blackstone est aujourd’hui l’un des noms les plus emblématiques de la finance mondiale. Présente dans les métiers du capital-investissement, de l'immobilier, du crédit ou encore des infrastructures, la firme américaine suscite l’intérêt des étudiants du monde entier, attirés par son prestige, ses performances et ses opportunités de carrière. Dans cet article, nous retraçons l’histoire de Blackstone, détaillons ses activités, analysons son influence dans l’économie mondiale et donnons des clés pour comprendre comment y faire carrière. Histoire de Blackstone : d’une boutique new-yorkaise à un géant mondial La création de Blackstone Fondée en 1985 par Stephen A. Schwarzman et Peter G. Peterson, deux anciens dirigeants de Lehman Brothers, Blackstone est née à un moment charnière pour la finance mondiale. Les années 1980 marquent l’apogée du capitalisme financier à l’américaine, avec la dérégulation des marchés, la montée en puissance des LBO et l’essor fulgurant de Wall Street comme centre névralgique de l’économie mondiale. Stephen Schwarzman, ambitieux et visionnaire, avait identifié un besoin croissant des entreprises pour un accompagnement indépendant et stratégique, en dehors des grandes banques traditionnelles. Avec Peterson, ancien secrétaire au commerce sous Nixon et alors influent dans les cercles politiques et économiques, ils décident de lancer leur propre boutique d’investissement, avec une vision claire : créer une firme agile, orientée résultats, capable d'accompagner des transformations profondes d'entreprises grâce à l'investissement en capital. La création de Blackstone intervient également dans un climat d’expansion des fonds d’investissement alternatifs, alors peu développés mais promis à une croissance spectaculaire. C’est dans cette dynamique que le duo fondateur lève un premier fonds de Private Equity de 800 millions de dollars en 1987, un montant sans précédent à l’époque pour un acteur indépendant. Ce pari audacieux s’avérera gagnant : Blackstone s’imposera très rapidement comme un acteur incontournable du capital-investissement mondial. La réussite est fulgurante : Blackstone multiplie les acquisitions, souvent très rentables, et diversifie ses activités. La diversification de Blackstone   Au tournant des années 2000, Blackstone accélère sa diversification et s’impose comme un acteur de premier plan dans de multiples classes d’actifs. Si la firme est née dans le Private Equity, elle ne tarde pas à se positionner sur d’autres segments stratégiques aux rendements attractifs. Immobilier : Dès les années 2000, Blackstone fait le pari de l’investissement immobilier à grande échelle. Avec une approche opportuniste et une capacité à mobiliser rapidement des montants colossaux, la firme acquiert des portefeuilles d’actifs immobiliers sous-évalués ou mal gérés. En 2007, elle réalise l'une des plus grosses opérations immobilières de l’histoire avec le rachat de Equity Office Properties pour 39 milliards de dollars. Ce deal emblématique marque un tournant : Blackstone devient le premier propriétaire immobilier privé au monde Crédit et produits complexes : Parallèlement, la firme développe ses activités dans les marchés du crédit. Elle crée des véhicules spécialisés dans les créances à haut rendement, les prêts structurés et les situations spéciales (entreprises en difficulté, actifs non liquides, etc.). Cette stratégie permet à Blackstone de capter des marges élevées sur des segments souvent négligés par les banques traditionnelles depuis les régulations post 2008 Infrastructures : Blackstone poursuit sa montée en puissance en lançant des fonds dédiés aux infrastructures (transports, énergie, télécoms), répondant à la demande croissante d’actifs stables et rentables sur le long terme Hedge funds  En parallèle, elle crée Blackstone Alternative Asset Management (BAAM), qui devient l’un des plus gros allocateurs de capitaux aux hedge funds dans le monde. Elle propose également ses propres stratégies alternatives, consolidant sa place de leader de la gestion alternative mondiale L’année 2007 marque un moment symbolique : Blackstone entre en bourse, levant plus de 4 milliards de dollars lors de son IPO sur le NYSE. C’est une première pour un fonds de Private Equity de cette envergure. Cette cotation donne à la firme une visibilité planétaire, tout en lui permettant d'accroître ses moyens financiers. Elle témoigne également de la mutation du secteur financier, où les géants du non coté prennent désormais une place centrale dans le capitalisme globalisé. Après 2008 : Blackstone, grand gagnant de l’après-crise La crise financière de 2008, qui fragilise les banques traditionnelles et assèche les financements classiques, constitue paradoxalement une opportunité majeure pour les géants du Private Equity comme Blackstone. Grâce à sa liquidité abondante, sa capacité à lever rapidement des fonds, et sa stratégie agile, la firme se positionne pour racheter à prix cassés des actifs délaissés ou bradés par des institutions en difficulté. Elle renforce ainsi sa présence dans l’immobilier, le crédit (en rachetant des portefeuilles entiers de prêts et en structurant des fonds opportunistes sur les créances distressed) et les infrastructures. A partir des années 2010, Blackstone devient une machine à collecter des capitaux. Son track record solide, la diversité de ses stratégies, et la confiance des grands investisseurs institutionnels (fonds de pension, assureurs, sovereign wealth funds…) lui permettent d’attirer toujours plus de capitaux. En 2019, Blackstone franchit la barre symbolique des 500 milliards de dollars d’actifs sous gestion, puis atteint 1 000 milliards (1 trillion) en 2023, devenant le premier gestionnaire d’actifs alternatifs au monde. Une influence mondiale sur les marchés et les entreprises Avec plus de 1 000 milliards de dollars sous gestion, Blackstone a une capacité d’action comparable à celle d’un Etat. Son influence se ressent : Sur les marchés immobiliers (Etats-Unis, Europe, Asie) Dans le financement des entreprises de taille intermédiaire Sur l’évolution de certaines normes ESG (Environnement, Social, Gouvernance) Dans la transformation stratégique d’entreprises (opérations de LBO, fusions, restructurations) Le fonds est aussi présent dans de nombreux conseils d’administration. Et son réseau mondial lui confère une capacité d’accès à l’information unique. Son rôle actif dans le financement de projets d’infrastructure ou de transition énergétique en fait un acteur clé de l’économie du 21ème siècle. Rejoindre Blackstone : comment intégrer cette firme d’élite ? Blackstone recrute les meilleurs profils issus d’écoles de commerce, d’ingénieur ou de grandes universités internationales. Les profils avec des stages en M&A, Private Equity, Conseil en stratégie ou Asset Management ont un net avantage. Le process de recrutement est réputé pour être particulièrement exigeant. Il comporte plusieurs étapes : CV screening ultra-sélectif Entretiens techniques (modélisation, LBO, valorisation…) Etudes de cas complexes Entretiens fit/personnalité, souvent avec des Partners Un haut niveau d’anglais est requis La compétition est mondiale. Blackstone reçoit des milliers de candidatures chaque année pour quelques dizaines de places.   Pourquoi Blackstone attire autant ? Rejoindre Blackstone, c’est intégrer l’élite de la finance mondiale. La firme attire pour plusieurs raisons : Excellence professionnelle et stimulation intellectuelle Salaires très élevés dès l’entrée (plus de 100k€ + bonus pour les analystes) Possibilités de carrière internationale Formation continue et accompagnement personnalisé Réseau puissant, avec des alumni présents dans tous les secteurs clés Mais cette excellence a un prix : le rythme est intense, la pression est forte, et l’exigence constante. Ce n’est pas un environnement fait pour tout le monde. Travailler chez Blackstone : quelles opportunités en France ? Blackstone dispose d’un bureau à Paris, notamment pour ses activités en Private Equity, Real Estate et Infrastructure. D’autres opportunités peuvent exister à Londres, Luxembourg ou dans ses bureaux à New York, Hong Kong, Singapour, Francfort, etc. Des offres de Summer Internship ou d’Off-cycle Internship sont publiées chaque année. Il est vivement recommandé d’anticiper les candidatures (1 an à l’avance parfois) et de bien préparer chaque entretien. Comment se préparer efficacement pour intégrer Blackstone (ou un fonds similaire) ? Blackstone incarne la puissance, l’innovation et l’élitisme dans la finance mondiale. Pour les étudiants passionnés de finance, c’est un objectif de carrière ambitieux… mais atteignable, à condition de s’y préparer sérieusement et en amont. La concurrence est rude, mais les opportunités sont réelles pour les candidats déterminés, bien formés et motivés. Avec les bons outils, la bonne méthode et le bon accompagnement, Blackstone peut devenir plus qu’un rêve : une destination. La meilleure manière de vous préparer, c’est de développer à la fois vos compétences techniques et votre capacité à structurer vos idées. Chez Training You, nous avons formé des centaines d’étudiants ayant intégré des banques comme J.P. Morgan, Goldman Sachs, des fonds comme Ardian, Blackstone, KKR, ou des cabinets comme McKinsey et Bain. Nos Packs en Corporate Finance ou Finance de Marché offrent une préparation ultra-complète : Des formations conçues par des professionnels issus des meilleures institutions financières Accessible à 100% en ligne Un rapport qualité/prix unique sur le marché Taux de réussite > 90% chez les étudiants ayant suivi nos parcours complets Découvrir nos formations en Corporate Finance


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Décryptage
Comment la politique monétaire influence les marchés financiers : actions, obligations, devises

Les décisions des banques centrales façonnent en profondeur l’évolution des marchés financiers. Hausse ou baisse des taux d’intérêt, programmes de rachat d’actifs, guidance sur l’inflation : chaque signal envoyé par la Réserve fédérale (Fed), la Banque centrale européenne (BCE) ou la Banque d’Angleterre (BoE) est scruté à la loupe par les investisseurs. Dans cet article, nous décryptons les mécanismes de transmission de la politique monétaire et leurs effets concrets sur les marchés actions, obligataires et des devises. Politique monétaire : un outil de pilotage économique La politique monétaire désigne l’ensemble des actions mises en œuvre par une banque centrale pour contrôler la masse monétaire et les taux d’intérêt. Son objectif principal est de maintenir la stabilité des prix, tout en soutenant la croissance économique et l’emploi. Elle se décline en deux grandes orientations : Expansive : baisse des taux directeurs, injection de liquidités, soutien au crédit. Elle est généralement adoptée en période de ralentissement économique Restrictive : hausse des taux, réduction de la masse monétaire, pour lutter contre l’inflation ou éviter une surchauffe Les banques centrales influencent ainsi les comportements d’épargne, d’investissement et de consommation, avec des effets directs sur les actifs financiers. Les taux d’intérêt : premier canal de transmission Le principal levier de la politique monétaire est le taux directeur, c’est-à-dire le taux auquel les banques commerciales empruntent à la banque centrale. Une hausse des taux directeurs rend le crédit plus coûteux, freine l’activité, mais soutient la monnaie. A l’inverse, une baisse des taux facilite l’accès au financement et soutient la demande. Exemple : En 2022 et 2023, la Fed et la BCE ont relevé brutalement leurs taux pour freiner une inflation persistante. Résultat : contraction du crédit, baisse des marchés actions et revalorisation du dollar. Impact sur les marchés obligataires Le lien entre taux d’intérêt et obligations est mécanique. Lorsqu’une banque centrale relève ses taux : Les nouvelles émissions obligataires offrent un rendement plus élevé Les obligations déjà en circulation, à taux fixe, deviennent moins attractives : leur prix baisse pour s’aligner sur les nouvelles conditions de marché Cette relation inverse entre taux et prix des obligations est cruciale pour les investisseurs institutionnels et les gérants d’actifs. A noter : Les politiques monétaires influencent aussi les courbes de taux, les spreads de crédit et les anticipations d’inflation, qui sont autant de signaux pour les marchés. Impact sur les actions Le marché actions réagit fortement à l’évolution des taux : En période de taux bas, les entreprises se financent à moindre coût, ce qui favorise les investissements et la croissance des bénéfices. Les valorisations bénéficient aussi d’un effet de taux d’actualisation plus faible, ce qui augmente la valeur actuelle des cash-flows futurs A l’inverse, lorsque les taux remontent, les coûts de financement augmentent, les multiples de valorisation baissent et les actions sont moins attractives face à des obligations mieux rémunérées Exemple : La remontée des taux en 2022 a fortement pénalisé les valeurs technologiques, particulièrement sensibles aux anticipations de croissance à long terme. Impact sur les devises Les décisions de politique monétaire influencent aussi le marché des changes. Une hausse des taux rend une devise plus attractive car elle offre un rendement plus élevé. Cela déclenche souvent des mouvements de capitaux vers la devise concernée, ce qui provoque : Une appréciation de la devise (effet positif sur les importations, mais négatif sur les exportations) Des ajustements de portefeuille globaux, notamment via des stratégies de carry trade Exemple : La forte hausse des taux américains en 2022 a entraîné une appréciation du dollar face à l’euro, rendant les actifs américains plus attractifs pour les investisseurs internationaux. Politique monétaire non conventionnelle : QE, forward guidance et taux négatifs Face aux crises successives (2008, Covid), les banques centrales ont dû innover. En complément des taux directeurs, elles ont mis en place des politiques dites non conventionnelles : Quantitative Easing (QE) : rachat massif d’actifs (obligations d’État, parfois d’entreprises) pour injecter de la liquidité dans le système Forward guidance : communication explicite sur l’évolution future des taux pour ancrer les anticipations Taux négatifs : incitation extrême à prêter plutôt qu’à thésauriser Ces politiques ont profondément modifié les équilibres sur les marchés : Les taux longs ont été maintenus artificiellement bas La recherche de rendement s’est intensifiée Les valorisations d’actifs risqués ont été soutenues Produits dérivés, structurés et politique monétaire Les variations de politique monétaire ont aussi un impact indirect sur les produits complexes : La volatilité des taux influence la valeur des options de taux (caps, floors) Les produits structurés, souvent adossés à des taux ou à des indices de marché, doivent être pricés en tenant compte des anticipations de politique monétaire Les desks de structuration et de trading doivent constamment ajuster leurs modèles de pricing et de couverture. Comprendre ces mécanismes : un atout pour réussir ses entretiens Pour un étudiant visant un poste en sales, trading, structuration ou asset management, savoir expliquer les effets de la politique monétaire est indispensable. Les recruteurs attendent des candidats qu’ils sachent : Identifier les mécanismes de transmission (taux → valorisation) Donner des exemples récents et concrets Comprendre les interactions entre actifs (actions, taux, FX) Adapter une stratégie d’investissement selon le cycle monétaire C’est un sujet classique d’étude de cas, de questions de marché ou de discussion informelle lors d’un entretien. Chez Training You, nous avons conçu une formation complète pour vous permettre de maîtriser les marchés financiers et réussir vos entretiens dans les plus grandes banques. Notre Pack Premium Finance de Marché inclut : Des cours clairs et structurés pour comprendre les produits financiers, les taux, les actions, les devises et plus encore Plus de 400 questions d’entretien corrigées (questions techniques, brainteasers, questions de marché…) Tous nos contenus sont conçus par des experts en poste dans les meilleures banques (BNP Paribas, J.P. Morgan, Société Générale…). Et le tout pour un rapport qualité/prix exceptionnelle. Une valeur inégalée sur le marché pour une formation au taux de réussite supérieur à 90% chez les étudiants assidus.   Découvrir nos formations en Finance de marché


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BNP Paribas : histoire, croissance et influence d’un géant bancaire européen

BNP Paribas n’est pas seulement la plus grande banque française : c’est aussi l’un des piliers du système financier européen et un acteur clé des marchés mondiaux. De ses racines au 19ème siècle à son rôle d’avant-garde dans la finance durable et technologique, l’histoire de BNP Paribas est intimement liée à celle de l’économie mondiale. Retour sur la trajectoire d’un géant bancaire. Origines : deux histoires, une fusion BNP Paribas est née de la rencontre de deux grandes traditions bancaires françaises : la Banque Nationale de Paris (BNP) et Paribas. La première, créée en 1966, résulte de la fusion de la Banque Nationale pour le Commerce et l’Industrie (BNCI) et du Comptoir National d’Escompte de Paris (CNEP), deux institutions publiques majeures du 20ème siècle. Elle est alors la banque de détail par excellence, centrée sur le financement de l’économie domestique. Paribas, de son côté, voit le jour en 1872 et s’impose rapidement comme une banque d’affaires influente. Elle participe au financement de projets industriels d’envergure, en France comme à l’étranger. De plus, elle développe une culture du conseil financier à haute valeur ajoutée. À la fin du 20ème siècle, BNP et Paribas sont donc deux géants complémentaires : l’un axé sur le retail, l’autre sur les activités de marché et de conseil. La fusion de 2000 : naissance d’un acteur global L’année 1999-2000 marque l’un des épisodes les plus spectaculaires de l’histoire bancaire française. En février 1999, la Banque Nationale de Paris (BNP) annonce son intention de fusionner avec la Société Générale pour créer un « champion européen ». Quelques semaines plus tard, la Société Générale, elle, déclare avoir trouvé un accord pour fusionner avec Paribas, autre grande banque française, spécialisée dans les métiers de conseil et d’investissement. Face à ce double mouvement, BNP réagit rapidement : elle lance une offre publique d'achat hostile (OPA) sur Paribas et la Société Générale en même temps, une manœuvre inédite à l’époque. Pendant plusieurs mois, les trois banques se livrent une bataille acharnée, entre stratégies juridiques, campagnes de communication, pressions politiques et rivalités culturelles. Finalement, BNP échoue à prendre le contrôle de la Société Générale, mais parvient à racheter une majorité du capital de Paribas, mettant ainsi fin au feuilleton. Le 23 mai 2000, BNP Paribas voit officiellement le jour : la fusion donne naissance à un groupe d’une taille et d’une ambition sans précédent en France. L’objectif est clair : construire un acteur global, capable de rivaliser avec les grandes banques anglo-saxonnes. Cette stratégie s’appuie sur trois piliers : la banque de détail, la banque de financement et d’investissement (CIB) et les services financiers spécialisés (asset management, assurance, crédit à la consommation…). Déploiement international et diversification des activités Depuis sa fusion, BNP Paribas n’a cessé d’étendre sa présence mondiale. Le groupe acquiert la banque italienne BNL en 2006, renforce sa position en Belgique avec l’acquisition de Fortis en 2008, et se développe aux Etats-Unis avec Bank of the West (récemment cédée en 2023 pour se recentrer sur l’Europe). Parallèlement, BNP Paribas diversifie ses métiers. Elle développe son pôle Asset Management avec BNP Paribas AM, sa filiale d’assurance Cardif ou encore ses activités de leasing, de crédit à la consommation (Cetelem) et de banque privée. Cette diversification lui permet de s’adapter aux évolutions du secteur tout en renforçant ses revenus récurrents. Résilience face aux crises financières BNP Paribas s’est illustrée par sa résilience lors des grandes crises. En 2008, en pleine tourmente des « subprimes », elle parvient à limiter les pertes grâce à une gestion prudente et une exposition modérée aux actifs toxiques. Elle se distingue également par sa solidité pendant la crise de la dette souveraine européenne. Néanmoins, l’institution connaît un revers majeur en 2014 avec une amende record de près de 9 milliards de dollars infligée par les autorités américaines pour avoir contourné des sanctions économiques contre des pays sous embargo. Cette sanction marque un tournant dans la stratégie du groupe, qui renforce depuis ses politiques de conformité et de contrôle interne. Une banque tournée vers la transformation technologique et durable BNP Paribas se positionne désormais comme un acteur majeur de la finance durable. Elle est régulièrement classée parmi les banques les plus engagées dans le financement de la transition énergétique, à travers des green bonds, des financements durables et des engagements clairs de sortie progressive des énergies fossiles. Côté innovation, la banque mise sur la digitalisation de ses services, avec le développement d’outils de banque en ligne (Hello Bank!, Nickel), d’applications de gestion, et d’outils internes basés sur la data science, l’automatisation et l’intelligence artificielle. Le groupe investit également dans des startups fintechs et des incubateurs pour rester à la pointe des évolutions technologiques du secteur. Chiffres clés et position actuelle En 2024, BNP Paribas compte plus de 180 000 collaborateurs dans 70 pays. Elle affiche des revenus annuels supérieurs à 45 milliards d’euros et un résultat net de plus de 10 milliards d’euros, faisant d’elle la première banque européenne par les actifs et une référence mondiale. Son pôle CIB (Corporate & Institutional Banking) est l’un des plus puissants d’Europe, intervenant sur les marchés actions, obligataires, dérivés, change, et proposant des solutions de financement et de gestion des risques aux entreprises et institutions financières. Travailler chez BNP Paribas : une référence pour les étudiants BNP Paribas est l’un des employeurs les plus prisés des jeunes diplômés en école de commerce et d’ingénieurs. Le groupe propose une large gamme de stages, alternances, VIE et Graduate Programs, dans tous les métiers de la banque : Financial Markets (trading, sales, structuration), Corporate Finance (M&A, financements), risques, conformité, data, IT finance, audit interne… La banque est régulièrement distinguée dans les classements des entreprises les plus attractives (Universum, Happy Trainees…) et met en avant une culture d’entreprise inclusive, innovante et internationale. Pour aller plus loin, retrouvez nos épisodes de "Career Insight" et "Choose Your Career" et sur les secteurs du Project Finance et du M&A FIG avec Olympe Lavergne et Armelle Bosset:   Se préparer à intégrer BNP Paribas avec Training You Pour intégrer une institution aussi exigeante que BNP Paribas, une préparation solide aux entretiens est indispensable. Que ce soit en Financial Markets ou Corporate Finance, les candidats doivent démontrer leur maîtrise des concepts techniques, leur esprit critique et leur capacité à convaincre. C’est exactement la mission de Training You, plateforme de formation en ligne construite autour de trois piliers : Excellence pédagogique : cours clairs, structurés, visuels, avec des fiches synthétiques, des cas corrigés et des replays d’entretiens Expertise des formateurs : tous nos contenus sont réalisés par des professionnels en poste dans les banques les plus prestigieuses Accessibilité unique sur le marché : une formation complète avec un rapport qualité/prix imbattable et un taux de réussite > 90 % chez les étudiants assidus Vous voulez maximiser vos chances d’intégrer BNP Paribas ou une grande banque ? La meilleure stratégie, c’est de se former avec Training You !   Découvrir nos formations


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Entreprise
Travailler chez McKinsey : missions, carrière et recrutement

McKinsey, pionnier du conseil en stratégie McKinsey & Company, fondé en 1926 à Chicago par James O. McKinsey, professeur de comptabilité à l'Université de Chicago, est largement considéré comme le berceau du conseil en stratégie. Son idée fondatrice était novatrice : aider les dirigeants à prendre de meilleures décisions en s'appuyant sur des analyses rigoureuses et des données chiffrées. Il ne s'agissait plus seulement d'optimiser les procédures ou de réduire les coûts, mais de penser le futur de l'entreprise. L'impulsion donnée par James McKinsey s'est prolongée après sa mort en 1937, grâce à Marvin Bower, considéré comme le véritable architecte de l'identité du cabinet. C'est lui qui a fait de McKinsey un cabinet à la culture professionnelle unique, mêlant rigueur analytique, standards éthiques élevés et recrutement sélectif. Il a aussi instauré le modèle du « up or out » (soit vous progressez, soit vous quittez le cabinet), aujourd'hui répandue dans le secteur du conseil.   Un acteur clé du conseil mondial Aujourd'hui, McKinsey est présent dans plus de 60 pays, avec plus de 30 000 collaborateurs. Le cabinet accompagne les plus grandes entreprises mondiales, des gouvernements, des ONG et des institutions publiques sur des enjeux stratégiques majeurs : croissance, innovation, digitalisation, transformation durable, restructuration ou encore politique industrielle. Le cabinet intervient dans tous les secteurs : industrie, finance, tech, santé, luxe, énergie, distribution, etc. Il se distingue aussi par sa capacité à lancer des pôles d'excellence sur les sujets d'avenir, comme McKinsey Digital ou QuantumBlack (entité spécialisée en intelligence artificielle et data science). McKinsey est souvent qualifié de « firme de la firme » car il accompagne les directions générales sur des problématiques centrales et influence les décisions stratégiques de clients prestigieux comme Apple, Goldman Sachs, Airbus ou des ministères français. Chez McKinsey, les collaborateurs eux-mêmes utilisent depuis longtemps l’expression « the Firm » pour désigner leur entreprise, par souci d’unité et de cohérence globale. Ce terme souligne que McKinsey se perçoit comme une seule et même entité mondiale, malgré ses dizaines de bureaux dans le monde. Le surnom a été amplifié à partir des années 1980 et 1990 par des journalistes, analystes et auteurs qui ont étudié la culture et l’influence de McKinsey. D’abord, l’ouvrage « The Firm: The Story of McKinsey and Its Secret Influence on American Business »de Duff McDonald (2013) a largement popularisé l’appellation Ensuite, dans la presse économique (The Economist, Harvard Business Review, New York Times), McKinsey est souvent désigné simplement comme « the Firm », avec une majuscule, ce qui accentue sa singularité Enfin, le surnom renvoie symboliquement à une institution puissante, fermée et influente, à la manière d’une structure quasi-invisible qui opère dans les coulisses du pouvoir économique et politique. Certains y voient même une connotation inspirée du roman The Firm de John Grisham (adapté dans un film avec Tom Cruise en 1993), bien que ce roman parle d’un cabinet d’avocats fictif et non de McKinsey), renforçant cette image de discrétion et d'élitisme   Le quotidien d’un consultant chez McKinsey Les missions typiques durent entre 6 semaines et 3 mois. Un étudiant intégrant le cabinet comme « Business Analyst » interviendra rapidement sur des missions de terrain, accompagné d'un Engagement Manager et d'un ou plusieurs associates. Le travail consiste à : Analyser des données quantitatives et qualitatives Construire des slides stratégiques pour le client Mener des entretiens avec les parties prenantes Identifier des leviers d’amélioration et proposer des recommandations concrètes Chaque jour est différent. On peut travailler sur la stratégie d'expansion d'un acteur du luxe, puis enchaîner avec un plan de réorganisation dans l'industrie ou un audit stratégique d'un service public. La culture du cabinet repose sur l’excellence, le feedback permanent, le coaching entre pairs et une forte exposition dès les premiers mois. Comment être recruté chez McKinsey ? Le process de recrutement est sélectif, mais bien balisé. Il repose sur plusieurs étapes : Sélection du CV et de la lettre de motivation : parcours académique d’excellence, expériences significatives, résultats académiques solides Test McKinsey Solve (anciennement PST) : test de logique, d’analyse et de problématisation, souvent en ligne Entretiens de fit et d’études de cas : 2 à 3 tours comprenant des cas business (analyse de marché, croissance, pricing, etc.) et des questions de fit sur la personnalité, la motivation et la posture Ce que le cabinet recherche ? Des candidats rigoureux, structurés, dotés d’un excellent esprit de synthèse, capables de collaborer dans un environnement exigeant.   Une carrière rapide et ouverte Chez McKinsey, les évolutions sont rapides : Business Analyst (0-2 ans) Associate (3-5 ans) Engagement Manager (5-7 ans) Associate Partner / Partner (8 ans et +) Il existe de nombreuses passerelles vers d’autres secteurs : fonds d’investissement, directions stratégiques, cabinets ministériels, startup, ONG internationales...   Une réputation d’excellence et des critiques McKinsey est le symbole d’une méritocratie mondialisée. Il attire les meilleurs talents et propose des formations de très haut niveau à ses consultants. Mais il fait aussi l'objet de critiques : Sur sa culture du secret. McKinsey est réputé pour sa discrétion absolue. Le cabinet ne communique jamais sur ses clients, ses missions ou ses résultats. Même en interne, les équipes sont cloisonnées pour préserver la confidentialité. Un exemple frappant : en 2001, McKinsey conseillait à la fois Enron (juste avant sa faillite) et plusieurs de ses créanciers, sans que ces clients ne soient informés de ce conflit d’intérêts potentiel. Cette culture du silence, héritée de son positionnement premium, est parfois critiquée pour son manque de transparence, notamment lorsqu’il s’agit de missions publiques Sur certains contrats polémiques. Par exemple, McKinsey a été impliqué dans la crise des opioïdes pour avoir conseillé Purdue Pharma, le fabricant de l’OxyContin, un médicament fortement addictif. Le cabinet aurait recommandé des stratégies pour accroître les ventes, malgré les risques connus pour la santé publique. En 2021, McKinsey a accepté de verser 573 millions de dollars dans un accord avec plusieurs Etats américains, sans reconnaître sa culpabilité. Cette affaire a durablement entaché sa réputation et conduit à un renforcement de ses règles internes d’éthique Sur sa proximité avec les élites politiques et économiques. McKinsey a par exemple été au cœur de plusieurs polémiques en France, notamment pour son rôle de conseil auprès de l’Etat français et sa proximité supposée avec la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron en 2017. Bien que McKinsey ait nié tout rôle direct dans l’élaboration du programme présidentiel, plusieurs anciens consultants du cabinet ont participé activement à la campagne, ou ont été nommés à des postes clés une fois Emmanuel Macron élu. Cette circulation entre le privé et le public est souvent dénoncée comme un risque de conflit d’intérêts ou de capture de l’Etat par des logiques technocratiques. Cette situation a pris de l’ampleur en 2022 lors de ce qu’on a appelé le « McKinsey Gate » : une commission d’enquête du Sénat a révélé que l’État avait dépensé plus de 1 milliard d’euros en prestations de conseil entre 2018 et 2021, dont une part significative confiée à McKinsey, parfois sans justification suffisamment claire de l’apport de valeur. Une polémique accentuée par le fait que McKinsey n’aurait pas payé d’impôts sur les sociétés en France durant plusieurs année Le cabinet a depuis renforcé ses engagements en matière de conformité et de transparence, tout en poursuivant son développement dans les domaines à fort impact sociétal (durabilité, décarbonation, santé publique, éducation). Pour aller plus loin, retrouvez notre épisode de "Choose Your Career" avec Iryna, ex-McKinsey.  Se préparer avec Training You : la meilleure stratégie pour réussir les entretiens Pour intégrer un cabinet aussi exigeant que McKinsey, une préparation méthodique est indispensable. Chez Training You, nous avons conçu une formation spécifique pour réussir les entretiens en conseil, même pour les profils qui ne viennent pas d’un parcours classique. Pourquoi choisir notre formation ? Qualité des contenus : cours structurés, cas corrigés, frameworks, coaching par des consultants issus des meilleurs cabinets Taux de réussite élevé : plus de 90% des étudiants ayant suivi l’intégralité du parcours avec assiduité ont obtenu une offre Accessibilité unique : Formation premium sans engagement Le conseil est un secteur exigeant, mais accessible à condition d’avoir les bons outils et la bonne méthodologie. Training You vous accompagne à chaque étape.   Découvrir nos formations en Consulting


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Décryptage
5 choses à savoir pour tout comprendre de la crise des subprimes

La crise des subprimes est l’un des événements financiers les plus marquants de ces dernières décennies. Elle a plongé l’économie mondiale dans une récession profonde, fait vaciller les plus grandes banques et redéfini les règles de la finance. Mais que s’est-il vraiment passé ? Voici les 5 éléments clés à comprendre pour décrypter cette crise, même sans être expert.   1. Qu’est-ce qu’un prêt subprime ? Un prêt subprime est un crédit immobilier risqué, accordé à des ménages américains ayant une solvabilité faible : faibles revenus, emploi instable, historique de crédit endommagé. Ces emprunts étaient très attractifs au départ : faible taux d’intérêt initial, mensualités légères… mais seulement pendant quelques années. Après cette période, le taux variable augmentait brutalement, rendant les mensualités inabordables pour les emprunteurs. Pourquoi ces prêts ont-ils été massivement accordés ? Parce que le marché immobilier américain était en plein boom. Les banques pensaient que, même en cas de défaut, la maison pourrait être saisie et revendue plus cher. Mais ce raisonnement négligeait un élément essentiel : la valeur des biens immobiliers peut aussi baisser.   2. Comment ces crédits sont devenus des produits financiers ? C’est ici qu’intervient le mécanisme de la titrisation. Plutôt que de conserver ces prêts à risque dans leur bilan, les banques les ont regroupés dans des portefeuilles appelés CDO (Collateralized Debt Obligations). Ces CDO ont ensuite été vendus à des investisseurs (fonds, assurances, banques étrangères…). En théorie, le risque était dilué : chaque CDO contenait des milliers de crédits. Mais en pratique, ils étaient massivement composés de prêts subprime, et donc extrêmement vulnérables. Les agences de notation ont aggravé le problème. Beaucoup de CDO ont reçu la note AAA (la meilleure possible), alors qu’ils étaient fondamentalement instables. Résultat : les investisseurs ont acheté ces produits en toute confiance, sans en percevoir les risques.   3. Pourquoi tout a explosé à partir de 2007 ? Le déclencheur : la hausse des taux d’intérêt décidée par la Réserve fédérale (Fed) pour contenir l’inflation. Cela a provoqué un bond des mensualités pour les emprunteurs subprime… qui, dans beaucoup de cas, n’ont pas pu suivre. Les défauts de paiement se sont multipliés. En parallèle, le marché immobilier s’est retourné. Les prix des maisons ont commencé à baisser, rendant les biens saisis moins rentables à revendre. Résultat : les banques ont commencé à accumuler des pertes. Les CDO, pourtant notés AAA, ont vu leur valeur s’effondrer. Les investisseurs ont compris qu’ils détenaient des produits toxiques. La confiance interbancaire a disparu, les banques ne voulaient plus se prêter entre elles. Le point d’orgue : la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008, l’une des plus grandes banques d’investissement américaines. Cette faillite a entraîné une panique mondiale.   4. Quelles ont été les conséquences pour la finance et l’économie mondiale ? La crise a provoqué un tsunami financier : Faillites bancaires : Washington Mutual, Bear Stearns, Lehman Brothers… Nationalisations et plans de sauvetage : AIG, Freddie Mac, Fannie Mae… Chute des marchés boursiers : pertes historiques sur les indices mondiaux Crise de liquidité : les banques ont gelé leurs prêts, l’économie s’est grippée Récession mondiale : explosion du chômage, chute de la consommation, gel des investissements Les Etats ont dû intervenir massivement. Aux Etats-Unis comme en Europe, les banques centrales ont baissé leurs taux directeurs à zéro, injecté des liquidités et lancé des plans de relance budgétaire. Mais contrairement à Bear Stearns (rachetée avec l’aide de la Fed par J.P. Morgan) ou à AIG (sauvée par un plan massif), Lehman Brothers a été abandonnée à son sort. Cette décision a surpris les marchés. Pourquoi ce choix ? D’abord, les autorités américaines voulaient envoyer un signal fort contre le « moral hazard » : l’idée que les banques prennent des risques excessifs car elles savent qu’elles seront toujours sauvées. Ensuite, un problème de repreneur s’est posé. Barclays avait envisagé un rachat, mais les autorités britanniques ont bloqué l’opération, refusant de garantir les pertes potentielles. Enfin, le manque de soutien politique était un obstacle. En effet, le Trésor et la Fed n’ont pas voulu engager de fonds publics pour une banque jugée trop fragile et trop exposée à des actifs toxiques. Ce non-sauvetage a provoqué une onde de choc systémique. Beaucoup y ont vu une erreur stratégique : Lehman était trop interconnectée pour être abandonnée, et sa faillite a précipité la crise de liquidité mondiale. Cette crise a aussi exposé les limites de la régulation financière. La complexité des produits dérivés, l’interdépendance des acteurs et le manque de transparence ont révélé un risque systémique massif.   5. Quelles leçons tirer aujourd’hui ? La crise des subprimes a profondément transformé la finance mondiale. Voici quelques-unes des principales leçons retenues : Renforcement de la régulation bancaire : Bâle III, stress tests, exigences de fonds propres plus strictes Surveillance des agences de notation : plus de transparence sur les méthodologies Meilleure gestion du risque : développement des départements de risk management, montée en puissance des profils quants Emergence de nouvelles approches de supervision : shadow banking, IA et finance algorithmique font aujourd’hui l’objet d’un suivi renforcé Mais le risque ne disparaît jamais. Il change de forme. C’est pourquoi comprendre la crise des subprimes reste essentiel : elle montre comment une innovation mal encadrée peut contaminer l’ensemble du système. Pourquoi un étudiant en finance doit comprendre cette crise La crise des subprimes n’est pas qu’un épisode du passé. C’est une étude de cas incontournablepour tout futur financier. Elle permet de comprendre le fonctionnement des produits structurés, les limites de la modélisation financière, les failles des incentives bancaires et l’importance d’une vision systémique. C’est aussi un excellent point de départ pour maîtriser les notions essentielles en risk management, structuration, quantitative finance et macroéconomie financière. Tous ces sujets sont aujourd’hui au cœur des entretiens pour les postes en trading, structuring, quant ou asset management. Se former avec Training You : l’option la plus stratégique Chez Training You, nous avons conçu des cours pensés pour comprendre en profondeur les crises financières, les produits de marché et les attentes des recruteurs. Notre objectif : vous donner une maîtrise opérationnelle des sujets, tout en vous préparant aux questions d’entretienles plus fréquentes. Qualité pédagogique exceptionnelle : Tous nos contenus sont conçus par des experts issus des plus grandes institutions financières (BNP Paribas, J.P. Morgan, TP ICAP, …). La vulgarisation est notre marque de fabrique : même les sujets les plus complexes deviennent accessibles Taux de réussite > 90% chez les étudiants ayant suivi le parcours complet Accessibilité unique : Un rapport qualité/prix inégalé sur le marché Découvrir nos formations en Finance de marché


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Audit : tout comprendre sur ce métier clé en finance d’entreprise

L’audit est un passage incontournable pour de nombreux étudiants qui débutent leur carrière en finance. Ce métier exigeant, rigoureux et formateur permet d’acquérir rapidement une vision globale du fonctionnement d’une entreprise, tout en développant des compétences clés en analyse financière. Dans cet article, on vous explique tout ce qu’il faut savoir sur le métier d’auditeur : missions, débouchés, rémunération et raisons pour lesquelles il représente un excellent tremplin vers d’autres carrières. Qu’est-ce que l’audit ? L’audit désigne l’ensemble des procédures visant à contrôler la régularité et la sincérité des comptes d’une entreprise. Il existe plusieurs types d’audit, mais deux se distinguent : L’audit externe ou audit financier : Il est réalisé par des cabinets indépendants (PwC, EY, Deloitte, KPMG, Mazars, etc.) pour certifier les comptes annuels L’audit interne : Il est mené directement par des équipes intégrées dans l’entreprise pour améliorer les processus internes et la gestion des risques L’objectif d’un auditeur est donc double : vérifier la fiabilité des informations financières publiées par l’entreprise et formuler des recommandations pour renforcer les contrôles internes.   Quelles sont les missions concrètes d’un auditeur ? Le quotidien d’un auditeur est rythmé par des missions de revue et d’analyse : Vérification des états financiers : analyse du bilan, du compte de résultat et des flux de trésorerie Tests d’audit : circularisations (confirmation auprès de tiers), vérification de pièces justificatives, revue des contrats, contrôle des calculs de provisions ou d’amortissements Evaluation du contrôle interne : compréhension des processus comptables, évaluation des risques, recommandations d’amélioration Interactions avec les clients : échanges avec les directions comptables et financières, rédaction de rapports pour les commissaires aux comptes Exemple concret : une mission chez un grand distributeur consistera à vérifier les stocks en entrepôt, tester les procédures d’achat et contrôler la valorisation des remises fournisseurs.   Comment devenir auditeur ? La majorité des auditeurs débutent après un parcours en école de commerce, en école d’ingénieur avec spécialisation finance ou après un master universitaire en comptabilité ou audit (CCA, DSCG). Les recruteurs recherchent plusieurs éléments : Compétences techniques : maîtrise des normes comptables (IFRS, French GAAP), Excel, lecture des états financiers Qualités humaines : rigueur, esprit critique, sens du détail, capacité à travailler en équipe Langues : un bon niveau d’anglais est souvent nécessaire, surtout pour les missions en environnement international Les recrutements se font majoritairement via des stages de césure, de fin d’études ou des programmes jeunes diplômés.   A quoi ressemble le quotidien d’un auditeur ? Le rythme en audit est intensif, notamment de janvier à avril, période des clôtures comptables. Une mission dure généralement entre 2 à 6 semaines. L’auditeur travaille souvent chez le client, ce qui implique mobilité et adaptation rapide. Le travail est majoritairement en équipe, avec un manager ou un senior en supervision. La journée type alterne entre analyses de données, réunions avec le client, vérifications d’éléments comptables et rédaction de mémos d’audit. Exemple : une semaine d’un auditeur chez une entreprise du CAC 40 peut inclure une visite d’entrepôt, des entretiens avec les contrôleurs de gestion, des tests sur les stocks et la préparation du rapport d’audit à transmettre aux CAC. Quels débouchés après l’audit ? L’audit est considéré comme une formation accélérée à la compréhension des entreprises. Après 2 à 3 ans, de nombreux auditeurs choisissent de faire évoluer leur carrière : Rester en cabinet : devenir senior, manager, puis associé Rejoindre le monde du deal : intégrer les équipes Transaction Services, Restructuring ou Corporate Finance (avec le M&A) du cabinet Basculer en entreprise : contrôle de gestion, consolidation, direction financière Changer de secteur : certains rejoignent le conseil en stratégie ou des fonds d’investissement Le passage par un Big Four est hautement valorisé par les recruteurs, qui y voient un gage de rigueur et de fiabilité. Plus généralement, l’audit est une excellente porte d’entrée en finance. En effet, il vous met au cœur de l’entreprise. Vous accédez à toutes les informations comptables. Vous dialoguez avec les DAF. Et vous comprenez la logique des décisions financières. C’est donc un métier idéal pour apprendre vite dans un environnement structuré, voir plusieurs secteurs d’activité en quelques mois, se construire un réseau et développer une rigueur et une méthodologie solides. Nombreux sont ceux qui, après deux saisons d’audit, rejoignent les métiers les plus prisés du monde financier.   Combien gagne un auditeur en début de carrière ? En France, un auditeur junior en Big Four perçoit en général entre 38 000® et 43 000€ brut par an, avec des variations selon le cabinet, la ville et la performance individuelle. Des primes variables peuvent s’ajouter, notamment en période de forte activité. Après deux ou trois ans, le salaire peut grimper entre 50 000€ et 65 000€ brut/an. Et encore davantage pour ceux qui passent en Transaction Services ou Corporate Finance. Comparé à d’autres métiers de la finance, l’audit est moins bien rémunéré au départ, mais il offre une courbe d’apprentissage rapide et une forte employabilité. Pour aller plus loin, regardez notre épisode de "Career Insights" avec Patrick Vincent-Genod, Partner auditeur chez EY:  Se former avec Training You : la meilleure stratégie pour réussir Chez Training You, nous avons conçu une formation spécifique pour aider les étudiants à réussir leurs entretiens en Corporate Finance. Cette formation inclut plusieurs cours dédis à la comptabilité et l’audit. Notre promesse : une pédagogie claire, concrète et opérationnelle, appuyée par l’expérience de professionnels issus des plus grands cabinets. Pourquoi choisir Training You ? Qualité inégalée : cours réalisés par des experts du secteur, avec une vulgarisation soignée et des explications claires Accessibilité totale Résultats concrets : taux de réussite supérieur à 90% pour les étudiants ayant suivi le programme jusqu’au bout   Découvrir nos formations en Corporate Finance


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Préparation
Stock pitch en finance de marché : définition et méthode

Dans les entretiens pour des stages ou CDI en finance de marché (que ce soit en trading, sales, asset management ou en hedge fund), une question revient presque systématiquement : « Pitch me a stock ». Derrière cette formule se cache un exercice fondamental qui permet d’évaluer votre compréhension des marchés, votre capacité d’analyse et votre conviction personnelle. Mais qu’est-ce qu’un stock pitch exactement ? A quoi sert-il ? Et surtout, comment le réussir ? Voici un guide complet pour comprendre et maîtriser cet exercice devenu incontournable. Qu’est-ce qu’un stock pitch ? Un stock pitch est une recommandation d’investissement sur une action cotée, que l’on présente à l’oral (et parfois à l’écrit), généralement dans un format court (3 à 5 minutes). L’objectif est clair : convaincre votre interlocuteur d’acheter (buy), de vendre (sell) ou de conserver (hold) un titre donné. Ce type de présentation est très utilisé dans les entretiens de : Sales & Trading Asset Management Equity Research Hedge Funds Il permet aux recruteurs d’évaluer votre compréhension d’un business model, votre capacité à structurer une argumentation claire, votre culture des marchés et votre capacité à défendre une position. Pourquoi cet exercice est-il demandé en entretien ? Le stock pitch est bien plus qu’une simple analyse d’action. C’est un test grandeur nature de votre esprit critique, de votre maturité financière et de votre capacité à vous positionner dans un univers incertain. Les recruteurs veulent savoir si vous êtes capable de : Prendre une décision malgré l’incertitude (buy/sell) Articuler un raisonnement logique Gérer les objections lors du Q&A Montrer que vous suivez les marchés activement C’est aussi un moyen de vous différencier des autres candidats. Un bon stock pitch, original et bien défendu, peut suffire à marquer des points décisifs. Que faut-il inclure dans un bon stock pitch ? Un stock pitch efficace repose sur une structure claire, une analyse solide et une conclusion sans ambiguïté. Voici les éléments essentiels à inclure : Recommandation claire dès l’introduction : Commencez par dire ce que vous recommandez (Buy, Sell ou Hold), sur quelle action et avec quel horizon de temps. Exemple : « Je recommande un BUY sur LVMH avec un objectif à 620€ sur un horizon de 12 mois. » Présentation rapide de l’entreprise : Situez brièvement l’activité de l’entreprise (secteur, marché, taille) pour que le pitch soit intelligible, même à un interlocuteur qui ne la connaît pas en détail La thèse d’investissement : C’est le cœur du pitch. Il s’agit d’expliquer pourquoi vous recommandez cette action. Vous pouvez articuler votre thèse autour de facteurs fondamentaux (croissance, marges, parts de marché), d’avantages compétitifs durables, d’une actualité favorable (restructuration, acquisition, lancement produit) ou de catalyseurs à venir (résultats trimestriels, événements sectoriels, etc.) Les risques : Un bon analyste sait aussi identifier ce qui pourrait invalider sa thèse. Montrez que vous avez réfléchi aux scénarios alternatifs (risques macro, concurrence, régulation, etc.) Eléments de valorisation : Donnez quelques indicateurs financiers clés : multiples (PER, EV/EBITDA), croissance, comparaison avec des pairs. Même un raisonnement approximatif mais logique est préférable à rien Une conclusion concise : Terminez par une phrase qui ancre votre position. Elle doit résumer votre conviction et rappeler votre recommandation Comment choisir une action à pitcher ? Le choix de l’action est crucial. Voici quelques conseils pour bien la sélectionner : Choisissez une entreprise que vous comprenez : Evitez les groupes trop complexes ou trop éloignés de vos centres d’intérêt Optez pour une mid/large cap européenne : Accessible, suivie, mais pas trop « mainstream » (évitez Apple ou Tesla par exemple) Suivez l’actualité : Un stock qui a récemment publié ses résultats ou fait l’objet d’une annonce stratégique peut être une bonne opportunité de pitch Prenez une position claire : Evitez les recommandations trop prudentes. Un bon stock pitch implique un choix assumé Exemple de stock pitch simplifié  Recommandation : BUY LVMH – Objectif 12 mois à 620€ (vs 450€ aujourd’hui) LVMH est le leader mondial du luxe, avec une position dominante dans la mode, les spiritueux et la joaillerie. Le groupe bénéficie d’un pricing power exceptionnel, renforcé par une stratégie digitale efficace. Catalyseurs : Reprise du tourisme international, forte dynamique en Asie, intégration réussie de Tiffany, croissance continue de Dior et Louis Vuitton Risques : Ralentissement macro, tensions géopolitiques, évolution des habitudes de consommation chez les jeunes générations Valorisation : EV/EBITDA de 18x vs une moyenne sectorielle de 14x. Premium justifiée par le positionnement unique et la solidité financière Conclusion : LVMH reste une valeur de conviction, avec des relais de croissance puissants malgré un contexte incertain Il faut éviter certaines erreurs. Même les meilleurs profils tombent parfois dans ces pièges : Être trop descriptif : Raconter l’entreprise n’est pas pitcher une action. Il faut une opinion claire Oublier les risques : Un pitch déséquilibré paraît naïf Manquer de structure : Un bon fond ne suffit pas si la forme est brouillonne Manquer de conviction : Votre pitch doit montrer que vous croyez à votre idée Ne pas s’adapter au public : Le niveau de technicité ne sera pas le même face à un trader, un Sales ou un Asset Manager Les stock pitchs sont utiles dans les Hedge Funds comme Whitelight Capital. L'épisode "Career Insights" de son fondateur Kévin Romanteau porte en partie sur les clés pour bien structurer un stock pitch à partir de 40:45.    Conclusion : un exercice clé à maîtriser pour réussir vos entretiens Le stock pitch est un passage obligé pour tout étudiant qui vise un poste en finance de marché. Il reflète votre capacité à penser comme un professionnel, à prendre position, et à défendre vos idées avec méthode. La bonne nouvelle ? Ce n’est pas un don inné. Cela s’apprend, se structure et se travaille. Vous souhaitez vous entraîner sérieusement aux stock pitches et plus globalement aux entretiens en finance de marché ? La formation Training You en finance de marché a été conçue par des professionnels issus des plus grandes institutions du secteur. Leur objectif : vous transmettre leurs méthodes, leurs attentes et leur expertise de manière claire, structurée et opérationnelle. Une pédagogie inégalée, centrée sur la vulgarisation des sujets complexes et la pratique des entretiens Un taux de réussite supérieur à 90% chez les étudiants qui suivent les cours avec assiduité Des cours ultra complets, couvrant l’ensemble des concepts demandés en entretien Le tout accessible pour un tarif unique sur le marché au vu de la qualité du contenu et des résultats obtenus. C’est l’investissement le plus rentable que vous puissiez faire si vous visez une carrière en finance de marché. Découvrir nos formations en Finance de marché


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Conseil en transformation numérique et data : missions, débouchés

La transformation numérique est au cœur des préoccupations des entreprises depuis plus d’une décennie. Mais avec l’accélération des innovations technologiques, notamment dans le domaine de la data et de l’intelligence artificielle (IA), le rôle des consultants en transformation digitale est devenu central. Ils sont les architectes du changement, ceux qui traduisent les promesses technologiques en résultats concrets. Cet article vous aide à mieux comprendre ce secteur, ses missions, ses débouchés et les opportunités qui s’y cachent pour les étudiants en école de commerce ou d’ingénieurs. Qu’est-ce que le conseil en transformation numérique et data ? Le conseil en transformation numérique regroupe l’ensemble des missions visant à accompagner les entreprises dans l’adoption des nouvelles technologies pour améliorer leur performance, leur compétitivité ou leur résilience. Cela inclut le déploiement de systèmes digitaux (ERP, CRM, outils collaboratifs), la structuration des processus de collecte et d’analyse de données, l’automatisation de certaines tâches ou encore l’accompagnement au changement culturel. Depuis quelques années, les projets liés à la data et à l’intelligence artificielle ont pris une place centrale dans ces missions. Les consultants ne se contentent plus d’intégrer des outils : ils aident les entreprises à créer de la valeur à partir des données, en optimisant une chaîne logistique, en personnalisant une relation client ou en anticipant les risques. Le rôle du consultant dans ces missions Dans un projet de transformation numérique, le consultant agit comme interface entre la stratégie de l’entreprise, ses métiers et les équipes techniques. Il commence par cadrer les besoins : Quel est le problème à résoudre ? Quelles données sont disponibles ? Quels outils sont adaptés ? Il propose ensuite une feuille de route réaliste, en tenant compte des contraintes internes (budget, SI, compétences). Lors de la mise en œuvre, il pilote les différentes phases du projet : sélection des prestataires, suivi de l’implémentation, accompagnement au changement. Dans les projets liés à l’IA, son rôle consiste aussi à identifier les cas d’usage pertinents, à valider les modèles proposés et à sensibiliser les équipes aux enjeux éthiques ou réglementaires. Prenons un exemple : une grande banque souhaite automatiser la détection des fraudes par IA. Le consultant va cartographier les processus actuels, proposer des solutions algorithmiques (avec l’appui de data scientists), sécuriser l’implémentation technique et structurer la gouvernance du projet. Il agit donc comme chef d’orchestre, garant de la cohérence et de l’impact du projet. L’impact de l’intelligence artificielle sur le métier L’intelligence artificielle est en train de redéfinir les contours du conseil en transformation. Là où l’on parlait autrefois d’intégration de logiciels, on parle désormais d’optimisation prédictive, d’IA générative ou de machine learning opérationnel. Les entreprises attendent des consultants qu’ils maîtrisent ces sujets (au moins dans leur logique business) et qu’ils soient capables de traduire des promesses techniques en cas d’usage concrets. Voici quelques exemples d’usage que l’on retrouve souvent dans les missions de conseil : Génération automatique de contenu marketing grâce à des LLM (Large Language Models) Prédiction de la demande pour adapter les niveaux de stocks Analyse de sentiments dans les retours clients Scoring intelligent de leads commerciaux Automatisation des processus documentaires en RH ou finance Le consultant devient alors un guide stratégique dans l’intégration responsable et rentable de l’IA, au service d’une performance augmentée. En France, plusieurs grandes entreprises ont mis en place des projets. On peut citer deux exemples : LVMH et l’intelligence artificielle pour l’expérience client : Le groupe LVMH a investi massivement dans les technologies IA pour personnaliser l’expérience client en ligne et en boutique. Le groupe a notamment lancé un partenariat stratégique avec Google Cloud pour développer des solutions d’IA prédictive, basées sur l’analyse des comportements d’achat. Ces projets sont pilotés en interne. Mais Accenture et Artefact ont été mobilisés pour certaines phases de mise en œuvre data et analytics. Ce cas illustre l’usage de l’IA dans une logique marketing haut de gamme, avec une forte exigence sur la qualité des données La SNCF et la transformation numérique de ses opérations : La SNCF mène depuis plusieurs années une transformation digitale à grande échelle, notamment sur la maintenance prédictive, la cybersécurité et la gestion des flux voyageurs. Elle a mis en place des outils d’intelligence artificielle pour anticiper les pannes de matériel roulant, optimiser les horaires ou encore analyser les flux en gare. Des cabinets comme Capgemini Invent et TNP Consultants ont accompagné certaines de ces initiatives. Cela montre l’importance croissante de la tech dans des secteurs industriels et logistiques Quels cabinets recrutent dans ce domaine ? De nombreux cabinets se positionnent aujourd’hui sur la transformation numérique, avec une expertise croissante en data et IA. Parmi les grands cabinets de conseil généralistes, on retrouve : Accenture, leader mondial sur les projets digitaux Capgemini Invent, très présent dans les missions data et IA Les Big Four (Deloitte, PwC, EY, KPMG), tous dotés de pôles « Digital » et « Analytics » BearingPoint et Wavestone, acteurs historiques de la transformation Des cabinets spécialisés se sont aussi imposés : Eleven Strategy, positionné à la frontière entre stratégie, transformation et data science Quantmetry, cabinet expert en data science et IA, souvent en partenariat avec des grands groupes TNP Consultants, Bartle, Talan ou encore Octo Technology, très présents sur les sujets tech/data Enfin, certains cabinets de stratégie comme McKinsey, BCG ou Roland Berger ont développé des practices IA ou tech en interne pour accompagner leurs clients sur ces nouveaux enjeux. Profils recherchés et compétences clés Les cabinets recherchent des profils capables de faire le lien entre vision stratégique, compréhension métier et maîtrise technique. Il ne s’agit pas nécessairement d’être data scientist, mais d’avoir une bonne culture technologique, de comprendre les logiques de la donnée et de pouvoir dialoguer avec des profils IT ou data. Les compétences clés incluent : Appétence pour les problématiques digitales et business Connaissances en data (BI, SQL, Python), cloud, IA (selon les missions) Bonne capacité de structuration, d’analyse et de communication Sens du client, autonomie et curiosité Les profils issus d’écoles d’ingénieurs ou d’écoles de commerce avec spécialisation data/digital sont très recherchés. Les doubles diplômes et MSc en transformation digitale ou en IA peuvent être un plus. Processus de recrutement et préparation Les processus de recrutement en transformation numérique reposent souvent sur des études de cas business avec une composante digitale. Le candidat peut être amené à résoudre un cas d’usage lié à un projet ERP, à la mise en place d’un outil IA ou à une refonte d’architecture data. Certains cabinets proposent des études de cas spécifiques au digital : analyse d’un dataset simplifié, construction d’un dashboard ou identification de leviers technologiques sur une problématique client. D’autres intègrent un test technique ou numérique, parfois en ligne. Les entretiens fit sont tout aussi importants : le recruteur cherche à évaluer la capacité du candidat à s’adapter, à travailler en équipe et à faire preuve de leadership dans des contextes de transformation. Une bonne préparation est donc essentielle, notamment pour bien comprendre les enjeux business des technologies et raconter des expériences liées à la tech ou à la data. Débouchés et perspectives de carrière Le conseil en transformation numérique ouvre de nombreuses portes. Après quelques années, un consultant peut évoluer vers des postes de chef de projet digital, responsable de l’innovation, data officer, ou encore intégrer des scale-ups, des cabinets de stratégie, voire lancer sa propre structure. Ce secteur permet aussi de se spécialiser dans un domaine (santé, énergie, finance, etc.) ou de développer une expertise technologique (cloud, IA, cybersécurité). L’expertise acquise est très valorisable auprès des entreprises, qui recherchent aujourd’hui des profils hybrides capables d’accompagner les ruptures technologiques. Une voie d’avenir au croisement du conseil et de la technologie Le conseil en transformation numérique et data est l’un des secteurs les plus dynamiques du moment. Il allie impact, innovation, montée en compétences rapide et forte employabilité. Avec l’essor de l’intelligence artificielle, le besoin d’accompagnement stratégique ne cesse de croître. Pour les jeunes diplômés, c’est une voie à fort potentiel, à condition de bien se préparer. Pour réussir vos entretiens en conseil, il ne suffit pas d’accumuler des connaissances : il faut comprendre les attentes des recruteurs, maîtriser les études de cas, structurer ses réponses avec clarté et montrer un véritable esprit de consultant. C’est exactement ce que vous apporte la formation Training You. Nos contenus ont été conçus par des experts en poste dans les meilleurs cabinets (stratégie, management, transformation digitale), qui ont eux-mêmes recruté des candidats. Le résultat : une pédagogie unique, mêlant frameworks, études de cas corrigées, focus sectoriels et fiches synthétiques. Plus de 90% des étudiants ayant suivi notre parcours complet ont décroché un stage ou un CDI dans un cabinet reconnu. Et cette excellence est accessible avec un rapport qualité/prix inégalé sur le marché, qui permet à chacun de se former à son rythme, où qu’il soit.   Découvrir nos formations en Consulting


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Métier de Quant en finance de marché : missions et salaires

Longtemps méconnu du grand public, le métier de Quant (ou Quantitative Analyst) est aujourd’hui au cœur des salles de marché. Figure clé de la finance moderne, il incarne le mariage entre mathématiques avancées, programmation et finance de marché. Si le mot évoque souvent une image de mathématicien isolé codant des modèles incompréhensibles, la réalité est bien plus passionnante. Dans cet article, nous vous proposons de découvrir en détail ce métier stratégique, très recherché par les banques, les fonds et les fintechs. C’est quoi un Quant en finance de marché ? Le Quant est un analyste quantitatif dont le rôle est d’utiliser des outils mathématiques et informatiques pour modéliser les comportements des actifs financiers, optimiser les stratégies de trading ou concevoir des produits complexes. Il existe plusieurs types de Quants : Le Model Quant (ou Research Quant) développe les modèles mathématiques de pricing des produits dérivés (options, swaps, produits exotiques) Le Quant développeur (ou Quant IT) met en production ces modèles, construit des outils d’aide à la décision, optimise la vitesse d’exécution ou les bases de données Le Desk Quant, plus proche des traders, adapte les modèles à la réalité du marché et les aide à prendre des décisions optimisées Dans tous les cas, le Quant est un passeur entre la théorie et la pratique, entre la rigueur des modèles et les besoins du trading. Que fait un Quant au quotidien ? Le quotidien d’un Quant dépend de son poste, mais inclut toujours une forte dimension technique et une collaboration étroite avec les autres équipes (trading, structuration, IT, risque). Voici quelques-unes de ses missions typiques : Modéliser le prix de produits financiers complexes en utilisant des équations différentielles, des processus stochastiques ou des modèles statistiques Développer des algorithmes pour estimer la valeur d’un instrument, calculer des sensibilités (les grecques) ou évaluer des scénarios de stress Coder des outils (en Python, C++, parfois Java ou Scala) utilisés en temps réel par les traders ou les risk managers Optimiser les performances des calculs et améliorer la fiabilité des systèmes de pricing Collaborer avec les traders pour adapter les modèles aux conditions réelles du marché Un Quant peut passer une partie de sa journée à travailler sur des formules mathématiques, une autre à coder un algorithme, et une autre à expliquer les limites d’un modèle à un trader. Quelles compétences faut-il pour devenir Quant ? Le métier de Quant exige un niveau technique élevé et une capacité à travailler dans un environnement complexe et exigeant. Voici les principales compétences attendues : Mathématiques appliquées : probabilités, statistiques, calcul stochastique, équations aux dérivées partielles, processus de diffusion Programmation : Python est devenu incontournable, mais C++ reste très utilisé dans les modèles de pricing haute performance. Des bases en SQL ou Java peuvent aussi être utiles Produits financiers : compréhension fine des produits dérivés (vanilles, options exotiques, swaps, CDS…) et de leur fonctionnement Compétences transversales : rigueur, autonomie, sens du travail en équipe, capacité à vulgariser des concepts techniques à des non-spécialistes Contrairement à certaines idées reçues, les meilleurs Quants ne sont pas forcément ceux qui codent le plus vite, mais ceux qui comprennent le marché, formalisent bien les problèmes et savent travailler avec les autres fonctions de la salle de marché. Où travaillent les Quants ? Le métier de Quant est recherché dans différents types d’institutions financières, chacune avec ses spécificités : Banques d’investissement : BNP Paribas, Société Générale, Goldman Sachs, Citi, J.P. Morgan, Barclays, etc. Les Quants y travaillent au sein des équipes de structuration, des desks de dérivés ou des départements de recherche quantitative Hedge funds et fonds systématiques : Citadel, Two Sigma, Man Group, DE Shaw, Capula, etc. Ils recrutent des Quants pour développer des modèles d’investissement basés sur des signaux mathématiques Asset managers : Amundi, BlackRock, AXA IM, etc. Les Quants interviennent sur la gestion quantitative, les modèles de risque ou la recherche factorielle Market makers et fintechs : Optiver, Flow Traders, Jane Street, des néo-brokers ou des start-ups IA/finance. Ces acteurs valorisent les Quants capables d’optimiser des algorithmes de trading à haute fréquence ou des outils analytiques Combien gagne un Quant ? Le métier de Quant est bien rémunéré dès les premières années, avec une forte composante variable liée à la performance ! En stage de fin d’études : un Quant peut percevoir entre 2 500€ et 5 000€ brut par mois à Paris, davantage à Londres ou Zurich En CDI junior : La rémunération fixe se situe généralement entre 60 000€ et 90 000€ annuels, avec des bonus pouvant faire grimper le total à 100 000€ voire plus Dans certains hedge funds ou fintechs : Les packages dépassent rapidement les 150 000€ à 200 000€ après 2 à 3 ans La localisation joue aussi un rôle important : les salaires sont souvent 20 à 30% plus élevés à Londres qu’à Paris, avec une fiscalité différente. Quelle évolution de carrière pour un Quant ? Le métier de Quant offre de nombreuses perspectives d’évolution, selon les appétences du profil. Quant senior, puis Head of Quant ou responsable d’équipe Quant Trader : rôle hybride entre modèle et prise de position Structuring : pour ceux qui veulent se rapprocher des clients Buyside / Hedge Funds : passage côté gestion d’actifs R&D ou innovation : pour les profils les plus théoriques ou orientés data science Certains Quants créent aussi leur propre fintech ou société de conseil. D’autres se spécialisent dans l’intelligence artificielle appliquée à la finance ou rejoignent des laboratoires de recherche internes dans les banques. Conclusion : un métier exigeant, mais fascinant Le métier de Quant en finance de marché est un métier d’élite : technique, sélectif, mais passionnant. Il combine des savoirs théoriques très avancés et des applications concrètes à haute valeur ajoutée. Pour les profils scientifiques attirés par les marchés financiers, c’est l’une des carrières les plus stimulantes et les mieux rémunérées. Vous souhaitez comprendre les fondamentaux des modèles quantitatifs et des produits financiers ? Chez Training You, nos formations en finance de marché ont été conçues par des experts. Elles vous permettent de : Maîtriser les produits classiques (actions, obligations, devises, etc.) et dérivés (options, swaps, CDS) Comprendre le modèle de Black & Scholes, la volatilité implicite et les grecques Vous entraîner sur plus de 400 questions d’entretien corrigées Le tout à un prix accessible, avec un taux de réussite supérieur à 90% pour les étudiants assidus. Découvrir nos formations en Finance de marché


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Conseil en stratégie vs conseil en management : différences ?

Le monde du conseil attire chaque année de nombreux étudiants issus des meilleures écoles de commerce et d’ingénieurs. Mais derrière le terme générique de « conseil », deux réalités bien distinctes coexistent : le conseil en stratégie et le conseil en management (souvent appelé conseil en organisation, transformation ou opérationnel). Bien que complémentaires, ces deux types de conseil diffèrent en missions, en rythme, en méthode de travail et parfois en profil recherché. Dans cet article, on vous aide à faire le point pour mieux comprendre ces deux univers, et à choisir la voie qui vous correspond le mieux. Conseil en stratégie vs conseil en management : de quoi parle-t-on ? Le conseil en stratégie intervient au plus haut niveau de l’entreprise, souvent auprès du COMEX ou de la direction générale. Les consultants en stratégie aident les dirigeants à répondre à des questions structurantes : Faut-il entrer sur un nouveau marché ? Réaliser une acquisition ? Transformer un Business Model ? Ce sont des missions de cadrage, à forte intensité intellectuelle, sur une durée souvent courte. Le conseil en management intervient davantage dans la mise en œuvre concrète de la stratégie, en accompagnant les directions métiers (finance, RH, IT, opérations, etc.) sur des problématiques de transformation, d’optimisation ou de conduite du changement. Les deux types de conseil demandent rigueur, esprit d’analyse et sens du client. Cependant, leur approche et leur quotidien diffèrent. Quels cabinets recrutent dans chaque filière ? Les cabinets de conseil en stratégie sont souvent plus petits en taille, mais très sélectifs : MBB : McKinsey, BCG, Bain Tier 2 : Roland Berger, Oliver Wyman, Advancy, Monitor Deloitte, EY-Parthenon, Arthur D. Little Boutiques : Kea Partners, Mars & Co, L.E.K., inexa, etc. Les cabinets de conseil en management sont souvent plus larges et multi-spécialistes : Big Four : EY Consulting, PwC Advisory, Deloitte Consulting, KPMG Advisory Cabinets tech / transfo : Accenture, Capgemini Invent, BearingPoint, Wavestone, Sopra Steria Next, CGI Certains cabinets ont des pôles strat et des pôles transfo, ce qui permet aussi d’évoluer en interne d’un type de mission à l’autre. Missions, rythme, impact : quelles différences au quotidien ? Les missions varient fortement en contenu, durée, interlocuteurs et livrables. Voici des exemples concrets pour mieux visualiser les différences. Missions types en conseil en stratégie : Evaluer une opportunité M&A pour un acteur de la grande distribution : étude du marché cible, analyse des synergies, modélisation du deal Définir un plan de croissance à 5 ans pour un groupe industriel : étude des relais de croissance, benchmark concurrentiel, recommandations au COMEX Repenser le Business Model digital d’un acteur média : diagnostic stratégique, options de monétisation, priorisation des initiatives Durée : 2 à 6 semaines Interlocuteurs : CEO, COMEX, direction stratégie Objectif : éclairer une décision critique Missions types en conseil en management : Déployer un nouvel outil de gestion RH dans une entreprise publique : cadrage, conduite du changement, formation des utilisateurs Optimiser la supply chain d’un acteur du luxe : audit des processus logistiques, recommandations d'amélioration, accompagnement du plan d’action Piloter la mise en conformité réglementaire (ex : ESG, RGPD) pour une banque : diagnostic, structuration des chantiers, suivi opérationnel Durée : 2 à 6 mois Interlocuteurs : directions métiers (finance, IT, RH, logistique…) Objectif : améliorer la performance, assurer la mise en œuvre Quelles compétences et profils sont attendus ? Le conseil en stratégie et le conseil en management recherchent des profils ambitieux, rigoureux et capables de résoudre des problèmes complexes. Néanmoins, les compétences valorisées diffèrent en fonction de la nature des missions. Dans le conseil en stratégie, les recruteurs privilégient des candidats dotés d’une forte capacité analytique, capables de structurer rapidement une réflexion, de modéliser une situation économique ou concurrentielle et de synthétiser leur raisonnement de façon percutante. L’appétence pour les enjeux macroéconomiques, la stratégie d’entreprise ou les logiques de marché est un véritable atout. Les profils issus des grandes écoles de commerce ou d’ingénieurs sont souvent privilégiés, parfois avec un double diplôme ou une spécialisation en stratégie ou finance. A l’inverse, le conseil en management met davantage l’accent sur des compétences liées à la gestion de projet, la compréhension opérationnelle des enjeux métiers et la capacité à interagir avec des équipes variées dans le cadre de déploiements concrets. Les consultants en management doivent souvent faire preuve d’une grande adaptabilité, savoir accompagner le changement et être à l’aise dans des environnements en transformation. Les cabinets de conseil en management recrutent des profils plus diversifiés, venant d’écoles de commerce, d’ingénieurs, d’universités ou de formations spécialisées selon les secteurs (santé, énergie, IT, etc.). Dans les deux cas, la curiosité intellectuelle, la qualité d’écoute, le professionnalisme et la capacité à évoluer dans un environnement exigeant sont des qualités fondamentales. Processus de recrutement et préparation Les processus de recrutement sont structurés dans les deux types de conseil, mais leur niveau de technicité et leurs attendus diffèrent. En conseil en stratégie, les candidats doivent se préparer à affronter des études de cas classiques, centrées sur des problématiques telles que la baisse de profitabilité, le lancement d’un nouveau produit ou l’évaluation d’une opportunité de croissance. L’entretien suit généralement un format très codifié : introduction rapide, énoncé du cas, échange avec le recruteur puis synthèse. La rigueur dans la structure du raisonnement, la capacité à poser les bonnes hypothèses, à proposer un framework pertinent et à faire des calculs simples sous pression sont décisives. A cela s’ajoutent des entretiens de fit particulièrement exigeants, dans lesquels le recruteur attend un parcours clair, une motivation argumentée et des preuves de leadership ou d’excellence académique. Plusieurs tours d’entretien sont généralement organisés, jusqu’à un dernier échange avec un Partner. En conseil en management, les entretiens sont plus axés sur la capacité à résoudre des situations opérationnelles concrètes. Les cas sont souvent plus courts et basés sur des expériences vécues par les consultants : déploiement d’un ERP, gestion d’un changement organisationnel, mise en conformité réglementaire, etc. Les recruteurs testent surtout la logique opérationnelle, la gestion du client et les qualités comportementales du candidat. Les entretiens de fit prennent aussi une place importante : on attend du candidat qu’il sache expliquer son parcours de façon fluide, illustrer ses expériences passées par des exemples précis et faire preuve d’une bonne communication interpersonnelle. Dans les deux cas, une préparation rigoureuse et adaptée à chaque type de cabinet est essentielle. En effet, la compétition est forte et les marges d’erreur faibles. Se faire accompagner ou suivre une formation spécialisée peut réellement faire la différence. Salaires, rythme et perspectives d’évolution L’un des écarts les plus marquants entre le conseil en stratégie et le conseil en management concerne la rémunération de début de carrière. En moyenne, un consultant junior en stratégie perçoit un salaire brut annuel compris entre 50 000€ et 65 000€, hors bonus. Dans les cabinets les plus prestigieux (MBB notamment), ce montant peut dépasser les 70 000€ dès la première année. En comparaison, les jeunes consultants en management débutent généralement autour de 40 000€ à 50 000€ brut annuels, avec des bonus plus modestes. Ces écarts salariaux s’expliquent aussi par les exigences de rythme et d’intensité. En stratégie, les horaires sont souvent plus soutenus, avec des semaines pouvant dépasser les 60 heures, notamment en fin de mission ou lors des présentations au client. Les projets étant courts et très cadencés, la pression peut être importante. Mais elle est généralement bien encadrée. Le conseil en management offre un rythme de travail plus régulier. Les missions étant plus longues, les consultants peuvent trouver un meilleur équilibre vie pro/vie perso, même si certaines périodes de rush existent également, en fonction du projet. Côté évolution de carrière, les deux voies offrent des débouchés prestigieux. En conseil en stratégie, après 2 à 3 ans d’expérience, de nombreux consultants rejoignent des fonds de Private Equity, des cabinets de direction stratégique en entreprise, des scale-ups ou lancent leur propre projet entrepreneurial. En conseil en management, l’évolution est souvent plus progressive, avec des responsabilités accrues sur la gestion de projet, le management d’équipe ou la spécialisation sectorielle. Certains consultants évoluent vers des fonctions internes dans de grandes entreprises (transformation, direction de projet, AMOA) ou se spécialisent dans des expertises métiers (digital, ESG, data, etc.). Dans les deux cas, commencer sa carrière en conseil reste un choix hautement formateur et valorisé, mais il faut être conscient des différences en termes de rythme, de culture et d’ambitions à moyen terme. Quel type de conseil est fait pour vous ? Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix. Mais des profils qui correspondent mieux à l’un ou l’autre. Vous êtes à l’aise avec les sujets macro, aimez modéliser, présenter à un COMEX ? Le conseil en stratégie vous conviendra. Vous aimez les problématiques concrètes, l’impact terrain, accompagner des équipes dans la durée ? Le conseil en management vous plaira davantage. Et si vous hésitez ? Sachez qu’il est possible d’évoluer d’un monde à l’autre, selon votre expérience, vos préférences et les opportunités internes dans certains cabinets. Deux voies d’excellence, à bien comprendre et bien préparer Le conseil en stratégie et le conseil en management sont deux tremplins puissants pour les jeunes diplômés. Ils permettent de développer une solide culture business, des réflexes analytiques et une compréhension fine du fonctionnement des entreprises. Mais pour y accéder, il faut se préparer sérieusement aux entretiens de recrutement, et notamment aux études de cas qui sont l’étape décisive dans presque tous les cabinets. Chez Training You, nous avons conçu la meilleure préparation possible pour réussir vos entretiens en conseil, que ce soit en stratégie ou en management. Nos contenus ont été développés par d’anciens consultants issus des cabinets les plus prestigieux (McKinsey, Roland Berger, Bain, EY, Accenture, etc.) qui connaissent parfaitement les attentes des recruteurs, les formats d’évaluation et les erreurs à éviter. Nous mettons un point d’honneur à proposer une pédagogie claire, rigoureuse et concrète, qui vous permet de progresser rapidement, que vous soyez débutant ou déjà initié. Frameworks, études de cas corrigées, enjeux du fit, focus sectoriels, etc. : vous apprenez avec méthode, et vous comprenez vraiment ce que l’on attend de vous. Ce niveau d’accompagnement a permis à plus de 90% des étudiants qui suivent le parcours complet avec assiduité de décrocher un stage ou un CDI dans un cabinet de conseil. Et surtout, cette qualité est accessible à tous : notre formation reste aujourd’hui la solution la plus rentable du marché pour se préparer sérieusement.   Découvrir nos formations en Consulting


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