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Travailler dans le conseil chez Capgemini : une opportunité sous-estimée ?

Par Training You

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5 min de lecture

« Capgemini ? C’est surtout une ESN, donc très tech, non ? »

Cette idée reçue est encore très répandue chez les étudiants d’écoles de commerce qui s’intéressent au conseil. Beaucoup associent spontanément Capgemini au développement informatique ou à l’intégration de systèmes, et écartent le groupe de leurs candidatures lorsqu’ils visent une carrière en conseil.

Pourtant, cette vision est largement réductrice. Capgemini est aujourd’hui l’un des acteurs majeurs du conseil en transformation en Europe, avec de réelles opportunités pour des profils non-techniques. Pour un étudiant qui découvre le conseil ou qui commence à préparer ses entretiens, comprendre ce que propose réellement Capgemini est essentiel pour faire un choix éclairé.

Capgemini : bien plus qu’une ESN technologique

Capgemini est un groupe de conseil et de services numériques présent dans plus de 50 pays, qui accompagne les grandes entreprises sur des transformations complexes : organisationnelles, opérationnelles, digitales et stratégiques.

Sa spécificité tient à son positionnement de bout en bout. Là où certains cabinets interviennent uniquement en amont sur la stratégie, Capgemini couvre toute la chaîne :

  • Définition de la vision
  • Structuration des plans de transformation
  • Mise en œuvre concrète sur le terrain

Pour un consultant, cela change profondément la nature des missions. Les recommandations ne restent pas théoriques : elles sont souvent suivies d’une phase d’exécution, ce qui permet de comprendre comment une décision stratégique se traduit réellement dans l’organisation d’une entreprise.

Quels métiers du conseil pour les profils non-tech chez Capgemini ?

Contrairement à une idée répandue, une grande partie des consultants chez Capgemini ne sont pas développeurs ou ingénieurs informatiques.

Les profils issus d’écoles de commerce ou de formations généralistes se retrouvent sur des rôles orientés business et transformation. Ils interviennent par exemple sur l’analyse des processus, la définition de nouveaux modèles opérationnels, la coordination de projets de transformation ou encore la conduite du changement auprès des équipes clientes.

Ces rôles nécessitent avant tout :

  • Une capacité d’analyse structurée

  • Une bonne compréhension des enjeux business

  • Une aptitude à communiquer clairement avec des interlocuteurs variés

Pour un étudiant intéressé par le conseil, ces fonctions constituent un excellent terrain d’apprentissage des fondamentaux du métier : structuration du raisonnement, relation client, travail en équipe et orientation impact.

Capgemini Invent : le pôle conseil stratégique du groupe

Pour les profils qui visent plus spécifiquement le conseil en stratégie et la transformation de haut niveau, Capgemini Invent représente souvent la porte d’entrée la plus naturelle.

Créée en 2018, cette entité regroupe plusieurs milliers de consultants et intervient sur des missions proches de celles des cabinets de stratégie : définition de stratégies d’entreprise, refonte de Business Models, programmes de transformation à grande échelle ou projets d’innovation. Capgemini Invent n’est pas un cabinet de stratégie “pur” au sens des MBB, mais son positionnement est hybride et différenciant. Sa force réside dans sa capacité à s’appuyer sur l’ensemble du groupe Capgemini pour transformer une recommandation stratégique en réalité opérationnelle.

Pour les étudiants, cela implique une chose essentielle : le niveau d’exigence en entretien est élevé. Les études de cas, les questions de fit et les attentes en structuration du raisonnement sont comparables à celles des grands cabinets de conseil. Viser Capgemini Invent suppose donc une préparation sérieuse et méthodique, bien au-delà d’une candidature improvisée.

Carrière et évolution chez Capgemini

Les parcours de carrière chez Capgemini sont structurés et relativement lisibles. Les premières années sont consacrées à l’apprentissage des méthodes du conseil et à la contribution aux analyses. Progressivement, le consultant prend davantage de responsabilités, pilote des parties de projets, puis des missions complètes.

L’un des atouts majeurs du groupe réside dans la mobilité interne. Il est possible d’évoluer entre différentes practices, de se spécialiser dans un secteur, de partir à l’international ou de rejoindre des rôles plus transverses. Cette flexibilité permet de construire des profils hybrides, combinant expertise sectorielle, compétences en transformation et vision stratégique.

Pour de nombreux consultants, cette diversité de trajectoires est un avantage clé par rapport aux cabinets plus spécialisés.

Capgemini vs cabinets de conseil “pure players”

Capgemini ne bénéficie pas du même prestige symbolique sur un CV que McKinsey, BCG ou Bain. En revanche, il offre souvent :

  • Une meilleure visibilité sur l’impact concret des projets

  • Un rythme de travail généralement plus soutenable

  • Des opportunités de carrière plus variées au sein d’un même groupe

Quel que soit le cabinet ciblé — Capgemini, Capgemini Invent ou un cabinet de stratégie pur — les recruteurs évaluent avant tout la maîtrise des fondamentaux du conseil : structuration, logique business, clarté du raisonnement et capacité à défendre une recommandation. Ce sont ces compétences transverses qui font réellement la différence en entretien.

Ce que les recruteurs attendent vraiment en entretien de conseil

Un candidat crédible en entretien de conseil doit être capable de structurer un problème complexe. Puis, il doit de formuler des hypothèses pertinentes. Ensuite, il doit analyser des données sans se perdre dans le détail. Enfin, il doit proposer une recommandation claire et défendable.

Ces compétences ne s’improvisent pas. Elles s’acquièrent par une méthode rigoureuse, des cas pratiques répétés et une compréhension fine des attentes des cabinets, qu’il s’agisse de Capgemini, Capgemini Invent ou d’autres acteurs du conseil.

Conclusion : Capgemini, une option à considérer sérieusement

Capgemini dépasse largement l’image réductrice d’ESN technologique. Pour les étudiants intéressés par le conseil, la transformation et le business, le groupe offre un environnement d’apprentissage riche, structuré et professionnalisant.

Ce n’est peut-être pas le chemin le plus direct vers le prestige maximal. Mais c’est un choix cohérent et défendable pour construire une carrière solide dans le conseil. Et il offre une exposition concrète aux enjeux des grandes entreprises.

Aller plus loin : se préparer efficacement aux entretiens en conseil

Comprendre les opportunités en conseil chez Capgemini est une première étape. Réussir les entretiens en est une autre.

La formation Conseil de Training You accompagne les étudiants dans la préparation aux entretiens des meilleurs cabinets de conseil, dont Capgemini et Capgemini Invent. Elle permet de maîtriser les fondamentaux du raisonnement en conseil, de s’entraîner sur des études de cas proches des conditions réelles et de comprendre précisément ce que les recruteurs attendent.

Une approche pédagogique, progressive et orientée résultats, pensée pour transformer la compréhension du conseil en performance en entretien.

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3 conseils pour décrocher un entretien en M&A ou Conseil en stratégie

L’obtention d’un entretien en M&A ou Conseil en stratégie n’est jamais facile. Et c’est encore plus le cas si vous ciblez les plus grandes banques (Lazard, Rothschild, Morgan Stanley, Goldman Sachs) ou plus prestigieux cabinets (McKinsey, BCG, Bain, Roland Berger, etc.). Pour augmenter vos chances, nous conseillons de travailler 3 aspects importants de votre candidature : le CV, la lettre de motivation et le networking. Conseil #1 pour décrocher un entretien en M&A ou Conseil en stratégie : Avoir un CV irréprochable Le CV est un document fondamental dans votre dossier de candidature. Sur la forme, le CV représente la « carte de visite » du candidat C’est le premier document professionnel que l’entreprise vous demande de partager. Surtout, vous le transmettez au tout début du process de recrutement. Par conséquent, c’est souvent sur la base du CV que la banque ou le cabinet construit son premiers avis sur le candidat. Alors, quels sont les exigences dans la rédaction du CV en M&A ou Conseil en stratégie ? Premièrement, vous devez être synthétique et aller « straight to the point ». Le CV doit faire une page, pas plus Deuxièmement, vous devez être structuré. Le CV comprend généralement 4 parties distinctes : 1) la formation, 2) les expériences professionnelles, 3) les compétences informatiques et langues et 4) les intérêts ou autres expériences (par exemples vos expériences associatives) Troisièmement, vous devez être rigoureux, sur la forme et sur le fond. La police doit être la même dans tout le document, à la fois pour les titres et les bullets. Vous pouvez par exemple utiliser le Times New Roman qui se répand beaucoup dans les CV. Les petites formes qui débutent vos phrases ou « bullets » sont toujours les mêmes (points, ronds, tirets). Le texte est correctement aligné à gauche et à droite. La numérotation est cohérente et respecte les best practices de ces secteurs. Les fautes d'orthographe ou « coquilles » sont interdites car quasiment éliminatoires. En effet, elles envoient un signal très négatif sur vous et votre capacité à travailler dans une banque d'affaires ou un cabinet de Conseil en stratégie Sur le fond, le CV permet de mettre en avant le profil du candidat Quels sont les profils les plus recherchés par les banques ou cabinets de Conseil en stratégie ? Premièrement, les banques et cabinets recrutent généralement des candidats qui suivent une formation « cible », souvent une école de commerce ou une école d’ingénieurs. Parfois, certains profils universitaires sont aussi ciblés. De plus, si vous envisagez de rejoindre une une boutique d'élite (Lazard, Rothschild, Messier & Associés, Centerview), une des buldge brackets (Goldman Sachs, Citi, J.P. Morgan, Morgan Stanley, Bank of America, etc.) ou un cabinet du top 10 (un « MBB », Roland Berger, Oliver Wyman, Kearney, etc.), il est recommandé d’avoir sur son CV une école parmi les mieux classées. Pour les profils « écoles de commerce », les formations les plus valorisées sont HEC, ESSEC, ESCP, EDHEC, emlyon et Sciences Po. Pour les profils « ingénieurs », ces entreprises recruteront souvent à Polytechnique, Centrale, Ponts et Chaussées, Les Mines, l’ENSAE ou l’ENSAI. Si vous n’étudiez pas dans ces écoles, cela n’annihile pas complètement vos chances, mais cela les réduit. Et il faudra compenser ce déficit par d’autres aspects de votre candidature Deuxièmement, les banques et cabinets valorisent certaines expériences sur un CV. Pour la banque d'affaires, c'est souvent une première expérience en audit, Transaction Services ou un autre métier en lien avec le secteur Corporate Finance. Pour le Conseil en stratégie, on retrouve souvent des expériences en Corporate Finance, comme le M&A ou le Private Equity. Mais pas seulement ! Si vous avez sur votre CV une expérience dans une grande entreprise internationale, une startup ou sur un poste où vous avez développé certaines compétences recherchées en Conseil (travail en mode projet ou avec des chiffres), votre profil sera aussi très attractif  Conseil #2 pour décrocher un entretien en M&A ou Conseil en stratégie : Rédiger une bonne lettre de motivation La lettre de motivation est une opportunité unique de se distinguer des autres candidats. Démontrer votre motivation D’abord, elle permet de prouver votre motivation pour la banques ou le cabinet. Comment faire ? Le candidat doit nécessairement montrer dans sa lettre qu’il connait bien l'entreprise dans laquelle il postule et ses particularités par rapport aux autres acteurs du secteur. Pour renforcer sa connaissance de l'entreprise, vous avez trois possibilités : Premièrement, et c’est le plus simple, vous pouvez rechercher des informations directement sur le site de la banque ou du cabinet. A noter que vous avez aussi beaucoup d'informations dans nos fiches entreprises (à la fois pour les banques, les fonds d'investissement et les cabinets de Conseil en stratégie) Deuxièmement, et cela nécessite un peu plus d’efforts, vous pouvez participer à des évènements où vous allez rencontrer des banquiers ou consultants qui travaillent dans l'entreprise Troisièmement, et c’est ce qui prend le plus de temps, vous pouvez contacter des professionnels. Et leur proposer un call pour discuter de leur expérience Ce qui est important, c’est d’adapter sa lettre à chaque banque ou cabinet afin de montrer que vous avez compris où vous postulez, et ainsi éviter le risque de passer pour un « passager clandestin » qui a simplement vu de la lumière sur la plateforme Jobteaser. Construire votre lettre de motivation Ensuite, pour être le plus pertinent possible, vous devez être structuré et rigoureux dans votre lettre. Précisément, la lettre de motivation se compose de 5 parties : Un en-tête en haut avec des informations sur vous et l’intitulé du poste Quatre paragraphes : introduction, pourquoi la banque ou le cabinet, pourquoi vous, conclusion  Sur le format, la lettre de motivation répond aux mêmes exigences que le CV. Pour plus de détails, vous pouvez lire notre article sur La lettre de motivation en Conseil en stratégie. Conseil #3 pour décrocher un entretien en M&A ou Conseil en stratégie : Networker pour booster votre candidature Le networking est souvent sous-évalué par les candidats. Et pourtant, il facilite grandement les chances de décrocher un entretien. Avec une même formation et des expériences professionnelles équivalentes, le candidat qui « networke » bien décrochera toujours plus d’entretiens et augmentera donc ses chances d’obtenir un meilleure stage. Alors comment faire ? D’abord, vous devez être proactif. Vous ne devez jamais vous limiter à une candidature en ligne. Qu’elle soit spontanée, sur le site de la banque ou du cabinet, ou via une plateforme de recrutement comme Welcome to the Jungle ou Jobteaser. En effet, votre candidature sera malheureusement noyée dans une masse énorme et risque de passer à la trappe. Vous devez évidemment postuler en ligne, mais accompagner ensuite ces candidatures par d’autres éléments. Premièrement, vous pouvez participer à des évènements de networking collectif. Par exemple des forums écoles où vous retrouvez généralement les principales entreprises des secteurs. Des « études de cas » organisées sur les campus des écoles ou dans les locaux des banques ou cabinets. Ou encore des webinaires comme ceux régulièrement organisés par Training You Deuxièmement, vous pouvez contacter des professionnels directement. C’est le networking individuel. Pour cela, deux canaux sont très efficaces : Linkedin et les mails. Nous vous conseillons de contacter en priorité des banquiers ou consultants qui partagent un point commun avec vous. Ici, le réseau des alumni de votre école est d’une grande aide ! Enfin, au-delà de l’aide dans l’obtention de l’entretien, la participation à ces évènements ou les discussions avec des professionnels vont vous aider à connaitre davantage l'entreprise. Par conséquent, vous aurez des éléments intéressants à inclure dans votre lettre de motivation. Et en plus, vous pourrez les réutiliser pendant la partie fit de l’entretien. Pour plus de détails, vous pouvez lire notre article sur Pourquoi le networking est important dans le Conseil en stratégie ?. Vous souhaitez décrocher un entretien en M&A ou Conseil en stratégie ? Une candidature réussie en M&A ou Conseil en stratégie se base sur 3 piliers. Le premier, c’est le CV qui démontre l’attractivité de votre profil pour le secteur. Le second, c’est la lettre de motivation qui prouve votre intérêt pour rejoindre une banque ou un cabinet en particulier. Le troisième, c’est le networking qui boostera votre dossier de candidature par une possible recommandation en interne. Avec tout cela, vous devriez décrocher un maximum d’entretiens ! Et ensuite ? Décrocher l'entretien c’est bien. Le réussir, c’est encore mieux ! Pour cela, il faut être particulièrement bien préparé. Pour le M&A, les recruteurs évaluent chaque candidat sur le fit et surtout la compréhension de certains concepts financiers (retrouver notre article sur les questions techniques). Et pour le Conseil en stratégie, c'est important d'être prêt à la fois pour la partie fit et sur l'étude de cas. Pour les plus ambitieux, vous pouvez retrouvez tous nos contenus exclusifs dans nos Packs en ligne. Ils incluent en Corporate Finance : 22 cours (M&A, autres métiers en Corporate Finance, outils pratiques), +300 questions d'entretiens corrigées, 3 tests d'entraînement, 65 fiches banques et fonds et des podcasts avec des banquiers. Pour le Conseil en stratégie, ils contiennent : 20 cours (fit, framework, market sizings, etc.), +170 études de cas résolues en live au format vidéo (avec les dialogues entre le candidat et l'interviewer), 14 fiches secteurs, 17 fiches cabinets et des podcasts exclusifs avec des consultants. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves !Découvrir les cours en Corporate Finance Découvrir les cours en Conseil en stratégie


Par Guillaume Pommier

6 min de lecture

Préparation
Adoptez le bon mindset pour intégrer les meilleurs cabinets de Conseil en stratégie

Avant de postuler aux cabinets de Conseil en stratégie, il faut avoir le bon mindset. Pour cela, vous devez comprendre les enjeux. Dans cet article, on vous explique l’état d’esprit si particulier des candidats qui intègrent McKinsey, BCG et Bain. La demande excède l’offre pour les cabinets de Conseil en stratégie Rien n’est gagné. Rien n’est perdu d’avance. Les cabinets « MBB » reçoivent chaque année plusieurs milliers de candidatures pour leur bureau de Paris. Pour cause, l’espérance de vie du consultant se situe souvent entre 2 et 3 ans. Cela veut dire que les besoins en remplacement des effectifs juniors sont une priorité. D’ailleurs, cette problématique est présente dans tous les principaux bureaux (Dubaï, Londres, New York, Boston, etc.). Certes, tous les bureaux sont très compétitifs, mais pas d’inquiétude. Car les « MBB » à Paris ont d’importants besoins : BCG Paris est le cabinet de stratégie ayant la plus grande taille approchant les 1 000 consultants ! Pour McKinsey, l’ordre de magnitude se situe autour de 400 consultants à Paris et même 600 en France en comptant le bureau de Lyon Bain compte environ autant de consultants parisiens que McKinsey La bataille des cabinets de Conseil en stratégie est âpre Un process de recrutement en Conseil en stratégie est difficile. Souvent, vous devez enchaîner au moins 3 tours d’entretiens, avec le plus souvent une partie fit et une étude de cas. Dans un process classique, c’est entre 4 et 6 études de cas qui vous seront proposées ! Et vous n’avez pas vraiment le droit à l’erreur. Le niveau d’exigence est élevé. Le cabinet n’évalue pas votre niveau sur seulement 1 ou 2 entretiens. Au contraire, c’est votre capacité à être consistant pendant tout le process et délivrer le même niveau de performance sur la durée qui sera déterminante. Quelques aperçus rapides de batailles dans chaque « MBB » pour vous faire une idée : McKinsey favorise les cas « interviewer-led », c’est-à-dire menés par le recruteur. Cependant, le consultant peut vous laisser guider l’entretien à tout moment avec un style « interviewee-led » pour vérifier votre niveau de consistance en phase d’adaptation Au BCG, le second tour se compose d’un test informatique assez long et très discriminant, évaluant votre logique et votre business sense. Avant, il y avait même un cas écrit Enfin, Bain vous challengera énormément au dernier tour et ne connaît pas votre CV. Ainsi, impossible de compter sur son école pour intégrer ! Vous devez avoir un mental d’acier pour réussir dans les cabinets de Conseil en stratégie Pourquoi faut-il avoir un mental d’acier ? Car la quantité de travail à fournir est élevé. Dans un process de recrutement en Conseil en stratégie, le candidat qui échoue commet généralement 3 erreurs : Il travaille beaucoup plus le cas que le fit Il se pense prêt trop tôt Il relâche ses efforts avant l’échéance finale et sous-performe Au contraire, le candidat qui réussit possède 3 caractéristiques : Il travaille beaucoup et suffisamment l’étude de cas comme le fit. Au passage, il est très mal vu d’avoir un excellent fit et d’être moyen en étude de cas (c’est le syndrome du charlatan) Il travaille par palier. D’abord, il atteint (rapidement) un premier niveau en cas (par exemple avec la bibliothèque de cas Training You). Ensuite, il fait des « mock cases ». A ce moment là, il commence à relever ses efforts en fit, sans oublier les cas ! En effet, l’écart de niveau entre son premier palier et le D-day (niveau MBB) est relativement faible, mais très long à obtenir Il travaille de manière assidue et profite de l’inertie de toute sa préparation. Par conséquent, il augmente progressivement son niveau global pour arriver à son potentiel maximum au moment fatidique Lors de votre préparation, les échecs seront sans doute nombreux : motivation en berne, médiocres prestations dans les études de cas avec votre « case buddy », sentiment de ne jamais être prêt face à l’ampleur du travail et au niveau requis, etc. Cependant, il faut garder un mental d’acier (« Sky is the limit! You are not the limit! »). Votre niveau en cas ne suit pas une fonction affine, à l’inverse de votre niveau de fit. Vous devez comprendre les attentes des recruteurs en amont Les cabinets de Conseil en stratégie, consciemment ou non, évaluent souvent deux attraits primordiaux en parallèle pendant le process : la « delivery capacity » et le « social proof & kindness level » du candidat. D’abord, pour avoir un bon niveau de « delivery capacity », il faut être bon sur plusieurs paramètres : bien communiquer, être synthétique, prouver votre dimension quantitative, être structuré et logique dans votre discours, démontrer votre créativité et votre business sense. Ensuite, pour avoir un bon niveau de « social proof & kindness », il faut être bon sur plusieurs plans tout au long du process : avoir un fit bien préparé, être souriant au bon moment et très « corpo » (professionnel) au bon moment (trop sourire pendant un cas renvoie l’image d’une personne peu préparée et cherchant à combler ce manque, le sourire en entrant dans la salle et en sortant suffirait amplement), renvoyer l’image d’une personne spontanée, naturelle et équilibrée (donc ayant une ou plusieurs passions, un regard franc, etc.). Aucun candidat n’est parfait. Mais de toute évidence, là n’est pas la question. Visez un bon équilibre sympathie/performance. Ceci s’applique d’ailleurs à tous les jobs sauf cas extrêmes : gardien de la paix, petite enfance, etc. Ce qui compte ce n’est pas la destination, c’est le chemin Lors de votre préparation, vous allez véritablement vous transformer. Le niveau d’exigence est tel (structuration, communication, connaissance business, etc.) que ces quelques semaines ou mois de préparation vous serviront tout au long de votre carrière. C’est un peu comme une formation intensive en classes préparatoires. Se préparer aux entretiens des cabinets de Conseil en stratégie, quel que soit le résultat, est déjà une fin en soi ! Mais on ne joue pas un match pour perdre. Un candidat bien préparé doit pouvoir intégrer un cabinet de Conseil en stratégie. Surtout, un candidat accompagné par Training You a toutes les chances d’intégrer un « MBB » parce qu’il suit une formation millimétrée, adaptée à ses forces et faiblesses et a accès, sur une unique interface, à tout ce dont il a besoin ! D’ailleurs, cibler un « MBB » est un bon objectif pour 3 raisons : Premièrement, cela permet de se donner au maximum Deuxièmement, vous arrivez relativement « ready » aux autres cabinets Troisièmement, cette ambition est l’essence de votre moteur pour avancer, le moteur étant la persévérance et la consistance (non, non, le fit n’est pas la carrosserie !) Mais vous pouvez parfaitement viser un autre cabinet si vous avez été vraiment marqué par certaines rencontres ou si vous cherchez une spécificité (secteur, géographie, culture, etc.). Vous cherchez un stage en Conseil en stratégie ? Pour conclure, vous allez livrer une bataille féroce le jour de l’entretien. La guerre commence maintenant. Votre préparation doit s’appuyer sur une grande combativité. Pour cela, Training You est la meilleure option, avec une bibliothèque de +170 cas réels qui tombent en entretien corrigés par des consultants, des cours dédiés à chaque étape du process de recrutement (dossier de candidature, fit, étude de cas, etc.), 14 fiches secteurs1 17 fiches sur les principaux cabinets et des podcasts exclusifs avec des consultants qui vous donnent tous les tips pour intégrer les meilleurs cabinets. « On n’évalue pas un arbre à la brillance de son feuillage, ou au sucre de ses fruits, mais à la violence des tempêtes traversées dignement. » Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Elyas Hamadache

5 min de lecture

Préparation
Comment réussir systématiquement une étude de cas ?

Pour réussir l'étude de cas en entretien, il faut non seulement bien maîtriser les codes de l’épreuve, mais aussi performer le jour J. Dans cet article, on vous explique d’abord comment intérioriser les exigences de l’épreuve pendant votre préparation puis comment délivrer une excellente prestation quel que soit le cas le jour J. Comprendre les enjeux avant l’entretien La première question à vous poser, c’est : « Où en êtes-vous ? ». Tout candidat a un bilan. L'actif du bilan A l’actif, ce sont les éléments à disposition du candidat pour cracker le cas le jour « J ». Ces éléments sont structurels et conjoncturels : Structurel (hors entretien). D’abord, c’est le niveau de compétences globales du candidat hors conseil. Ici se rassemblent toutes les hard skills et soft skills du candidat en dehors de sa préparation spécifique pour les entretiens en Conseil en stratégie. Ensuite, ce sont les connaissances théoriques liées au conseil, concernant généralement les secteurs, les frameworks, les cabinets, etc. Enfin, ce sont les connaissances pratiques liées au conseil, comme les savoir-faire et les « best practices » du candidat Conjoncturel (pendant l’entretien). D’abord, ce sont les informations explicites du cas, c’est-à-dire les informations propres au cas (nature du problème, informations qualitatives et quantitatives). Ensuite, ce sont les informations implicites du cas (signaux faibles du recruteur, pratiques propres au secteur, voire à la géographie du cas) Le passif du bilan Au passif, ce sont les ressources mobilisées pour cracker le cas le jour « J ». Encore une fois, elles sont structurelles et conjoncturelles : Structurel (hors entretien). Premièrement, c’est le parcours académique, professionnel et extra-scolaire du candidat (vos études, les stages/CDI et expériences associatives, etc.). Deuxièmement, ce sont les supports théoriques à la disposition du candidat (vos cours, les livres et bibliothèque d’accès à des études de cas comme celle de Training You). Troisièmement, ce sont les supports pratiques, c’est-à-dire les cas blancs effectués avec des consultants ou des « case buddies », voire des témoignages de consultants Conjoncturel (pendant l’entretien). Le candidat a le support oral (énoncé du cas, réponses à vos questions) et le support écrit (graphiques, textes, dossier remis par votre examinateur) Comment améliorer votre niveau en étude de cas ? Pour progresser (augmenter votre bilan), vous devez faire 3 choses. Estimer votre niveau relatif Premièrement, estimer votre niveau relatif. Cette auto-évaluation ambitionne simplement d’orienter vos efforts là où ils auront le plus d’impact Hors conseil. Quelle est votre compétitivité en termes d’études et de stages par rapport aux candidats qui postulent aux mêmes postes que vous ? Avez-vous étudié dans une école cible ou effectué un stage dans une Direction Stratégique d’un grand groupe par exemple ? Si ce n’est pas le cas, redoublez d’effort en termes de networking pour réussir le screening Avez-vous des facilités à effectuer des cas avec vos amis ? Avez-vous une solide culture business ? Si ce n’est pas le cas, insistez sur votre méthode en cas, et pratiquez un nombre substantiel de « case studies » ! Nos packs sont là pour cela ! Connaître les « quick wins » Deuxièmement, connaître les « quick wins ». Cernez vos atouts et capitalisez sur ces derniers en entretien. Par exemple, si vous parlez plusieurs langues, profitez-en pour briller lors de vos études de cas en anglais, en employant un vocabulaire particulièrement précis Détectez de manière précoce vos « grands chantiers ». Par exemple, si vous n’êtes pas assez structuré, il y a fort à parier que vous manquez de méthodologie. Spontanément, votre cerveau n’adopte pas des raisonnements intuitifs au conseil. Pas question de talent ici, mais chacun ayant ses propres biais cognitifs, il est important de le savoir pour agir en conséquence S’investir dans votre préparation Troisièmement, s’investir intelligemment dans votre préparation. Plusieurs ressources peuvent vous aider à vous améliorer. Elles ne se valent pas toujours, mais voici un bref aperçu : Académiques. Les écoles de commerce (américaines) publient souvent des casebooks accessibles en ligne. Ils sont faciles d’accès. Mais ils présentent pour les candidats francophones l’inconvénient d’être en anglais. Sinon, les bibliothèques universitaires/publiques permettent d’accéder à des livres d’études de cas. Certes, ce sont souvent des exemples de « cas anciens » et les corrections ne sont pas toujours approfondies, mais vous pouvez y jeter un œil, si vous n’avez pas d’autres options pour le moment Professionnels du conseil. Les cabinets de Conseil en stratégie organisent des porte-ouvertes pour des rencontres physiques et fournissent des informations potentiellement utiles sur leur site internet. De plus, les consultants (de votre entourage ou sur LinkedIn) peuvent aussi vous partager de précieux conseils. Seulement prudence : les conseils qui fonctionnent sur un candidat ne fonctionneront pas nécessairement sur tout le monde. C’est pourquoi, Training You propose des sessions de coachings individualisées sur mesure avec des consultants expérimentés et reconnus pour leur pédagogie Plateformes spécialisées. Il existe plusieurs plateformes de préparation aux entretiens de Conseil en stratégie : anglophones et francophones. Pour choisir cette plateforme, utilisez des critères chiffrés et objectifs : nombre de cas corrigés disponibles et accessibles, niveau de détails du corrigés (simple PDF ou dialogue complet entre le recruteur et le candidat), variété des cas disponibles, existence de cas réels tombés en entretien récemment, variété des autres ressources (fiches secteurs, modules méthodologiques ciblés, coaching one-to-one). Ici encore Training You est celle qui rassemblent tous ces points, en s’imposant comme l’intermédiaire optimal entre vous et votre prochain stage ou CDI en cabinet de Conseil en stratégie. Comprendre les enjeux de l'étude de cas pendant l’entretien L’étude de cas est une mission en accéléré L’étude de cas en entretien n’est rien d’autre qu’une mission en accéléré ! Quelles sont les étapes clés d’une mission ? Phase préliminaire. Initialement, le cabinet de conseil fait part d’une proposition commerciale, avec ou sans appel d’offre préalable, pour accompagner le client dans la résolution d’un problème à forts enjeux. Une fois l’accord trouvé, la mission est contractualisée. A ce niveau, le client fait face à un problème, plus ou moins grave, par exemple : une perte de part de marché Kick-off. Le kick-off est une phase plus ou moins longue visant le cadrage/la délimitation du projet et la compréhension du « cas » par l’équipe de consultants Élaboration d’un framework. Une fois que les consultants ont une vision détaillée de la situation, ils élaborent une structure de résolution claire du problème. D’abord, les consultants recueillent des informations via des entretiens internes/externes ou la lecture d’études statistiques et de documents divers. Ensuite, ces informations sont retravaillées par les consultants qui vont produire à leur tour des supports écrits (ex : graphiques) Résultat. Le cabinet remet à l’entreprise cliente un livrable incluant l’analyse détaillée et les recommandations Après la mission. Plusieurs options sont possibles : prolongement de la mission, préparation d’une prochaine mission, etc. Les étapes de l’étude de cas  De même, quelles sont les étapes clés d’une étude de cas ? Quelles sont les « best practices » à chaque étape ? L’étude de cas n’est rien d’autre qu’une reproduction à l’échelle des missions effectuées par les cabinets. Pour réussir votre étude de cas, suivez donc les étapes suivantes, en pensant à vous adapter parfaitement à l’étude de cas en question. En détail, cela donne : L'énoncé de l'étude de cas D'abord, faites preuve d’écoute active en prenant des notes claires et structurées. Puis reformulez les points importants si l’énoncé est long ou tout l’énoncé s’il est court. Si vous doutez d’un passage de l’énoncé, demandez poliment à votre recruteur de répéter  Il faut d’abord comprendre la mission. Le cadrage inclut souvent une dimension spatiale (« Dans quel pays opère la division concernée de mon client ? »), une dimension temporelle (« Notre plan est-il à horizon 5 ans ? ») et les principaux objectifs (« Quel est l’objectif exact désiré de mon client ? +30% de CA ?, +10% de marge brute ? »)D’abord, il faut bien comprendre le client (activités, business model, chaîne de valeur, etc.). Ensuite, il faut comprendre le marché (concurrents, clients, etc.) La structuration et la résolution de l'étude de cas Ensuite, préparez une approche pour atteindre l’objectif de votre client et répondre à son problème. Ici, soyez bien « MECE » (« Mutually Exclusive & Collectively Exhaustive ») et présentez votre raisonnement de manière top-down. L’analyse est le corps du cas. Dans cette étape, vous pouvez vous appuyez sur des hypothèses ou des données chiffrés délivrées par l’examinateur pour progresser. Si vous manquez de données, créez-les avec des market sizings ou mieux, demandez-les ! Ensuite, exploitez ces « inputs » de données pour aboutir à des « outputs » à forte valeur ajoutée pour votre client Les résultats de l'étude de cas Enfin, présentez un résumé des « outputs » de votre étude de cas en décrivant successivement leur nature et leur impact chiffré. Vous pouvez indiquer votre recommandation finale, si cela est possible. Si le cas n’a pas abouti à des résultats chiffrés, n’inventez pas de recommandation fictive. A chaque fois, vous devez porter un regard critique sur votre travail en évaluant la faisabilité opérationnelle et financière de vos recommandations. Dans votre conclusion, vous devez aussi mentionner les « next steps » ou prochaines étapes naturelles à mettre en place pour aider votre client. Ici, vous constatez que le candidat qui performe s’inspire du consultant dans sa démarche, en : Cadrant finement les contours de l’étude de cas Comprenant la situation avant de commencer toute analyse « Drivant » avec énergie l’analyse par des hypothèses, calculs, questions pertinentes Communiquant efficacement ses questions et ses conclusions Restant critique sur l’impact de ses recommandations, ainsi que la faisabilité de son plan d’action Bonus : Comment votre examinateur vous évalue-t-il lors d’une étude de cas « Interviewer-led » ? En général, 6 compartiments lui permettent de jauger votre potentiel (via plusieurs critères) : Phase préliminaire : capacité d’écoute, posture professionnelle, communication Structuration: logique, rigueur, business sense, communication Question d’analyse: démarche intellectuelle, esprit collaboratif, priorisation Question quantitative: aisance quantitative, capacités calculatoires Question de créativité: curiosité, culture, plasticité cérébrale Synthèse: esprit de synthèse, esprit critique, concision D’ailleurs, même lors d’un cas mené par le recruteur, il est primordial de montrer votre « drive ». Comment ? A la fin de chacune de vos réponses aux questions de l’examinateur, proposez des « next steps » et soulevez des sujets d’intérêt pour votre client. Le recruteur passera sans doute à la suite, peut-être sans relever vos remarques, mais notera votre capacité à être force de proposition. Vous chercher un stage/CDI en Conseil en stratégie ? L’étude de cas est la pierre angulaire d’un process de recrutement en Conseil en stratégie. Sans performer pendant cet exercice, inutile de rêver intégrer un prestigieux cabinet comme McKinsey, BCG ou Bain. Pour réussir le cas, il faut être très bien préparé. Training You est la première plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Conseil en stratégie avec +50 heures de formations : 8 cours sur toutes les étapes du process de recrutement (dossier de candidature, fit, cas), +170 études de cas réelles et résolues en live par des consultants, 14 fiches sur les principaux secteurs, 17 fiches sur les principaux cabinets et des podcasts exclusifs avec des consultants. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Elyas Hamadache

7 min de lecture