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Travailler chez McKinsey : missions, carrière et recrutement

Par Training You

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6 min de lecture

McKinsey, pionnier du conseil en stratégie

McKinsey & Company, fondé en 1926 à Chicago par James O. McKinsey, professeur de comptabilité à l’Université de Chicago, est largement considéré comme le berceau du conseil en stratégie. Son idée fondatrice était novatrice : aider les dirigeants à prendre de meilleures décisions en s’appuyant sur des analyses rigoureuses et des données chiffrées. Il ne s’agissait plus seulement d’optimiser les procédures ou de réduire les coûts, mais de penser le futur de l’entreprise.

L’impulsion donnée par James McKinsey s’est prolongée après sa mort en 1937, grâce à Marvin Bower, considéré comme le véritable architecte de l’identité du cabinet. C’est lui qui a fait de McKinsey un cabinet à la culture professionnelle unique, mêlant rigueur analytique, standards éthiques élevés et recrutement sélectif. Il a aussi instauré le modèle du « up or out » (soit vous progressez, soit vous quittez le cabinet), aujourd’hui répandue dans le secteur du conseil.

 

  1. Un acteur clé du conseil mondial

Aujourd’hui, McKinsey est présent dans plus de 60 pays, avec plus de 30 000 collaborateurs. Le cabinet accompagne les plus grandes entreprises mondiales, des gouvernements, des ONG et des institutions publiques sur des enjeux stratégiques majeurs : croissance, innovation, digitalisation, transformation durable, restructuration ou encore politique industrielle.

Le cabinet intervient dans tous les secteurs : industrie, finance, tech, santé, luxe, énergie, distribution, etc. Il se distingue aussi par sa capacité à lancer des pôles d’excellence sur les sujets d’avenir, comme McKinsey Digital ou QuantumBlack (entité spécialisée en intelligence artificielle et data science).

McKinsey est souvent qualifié de « firme de la firme » car il accompagne les directions générales sur des problématiques centrales et influence les décisions stratégiques de clients prestigieux comme Apple, Goldman Sachs, Airbus ou des ministères français.

Chez McKinsey, les collaborateurs eux-mêmes utilisent depuis longtemps l’expression « the Firm » pour désigner leur entreprise, par souci d’unité et de cohérence globale. Ce terme souligne que McKinsey se perçoit comme une seule et même entité mondiale, malgré ses dizaines de bureaux dans le monde. Le surnom a été amplifié à partir des années 1980 et 1990 par des journalistes, analystes et auteurs qui ont étudié la culture et l’influence de McKinsey.

  • D’abord, l’ouvrage « The Firm: The Story of McKinsey and Its Secret Influence on American Business »de Duff McDonald (2013) a largement popularisé l’appellation
  • Ensuite, dans la presse économique (The Economist, Harvard Business Review, New York Times), McKinsey est souvent désigné simplement comme « the Firm », avec une majuscule, ce qui accentue sa singularité
  • Enfin, le surnom renvoie symboliquement à une institution puissante, fermée et influente, à la manière d’une structure quasi-invisible qui opère dans les coulisses du pouvoir économique et politique. Certains y voient même une connotation inspirée du roman The Firm de John Grisham (adapté dans un film avec Tom Cruise en 1993), bien que ce roman parle d’un cabinet d’avocats fictif et non de McKinsey), renforçant cette image de discrétion et d’élitisme

 

  1. Le quotidien d’un consultant chez McKinsey

Les missions typiques durent entre 6 semaines et 3 mois. Un étudiant intégrant le cabinet comme « Business Analyst » interviendra rapidement sur des missions de terrain, accompagné d’un Engagement Manager et d’un ou plusieurs associates.

Le travail consiste à :

  • Analyser des données quantitatives et qualitatives
  • Construire des slides stratégiques pour le client
  • Mener des entretiens avec les parties prenantes
  • Identifier des leviers d’amélioration et proposer des recommandations concrètes

Chaque jour est différent. On peut travailler sur la stratégie d’expansion d’un acteur du luxe, puis enchaîner avec un plan de réorganisation dans l’industrie ou un audit stratégique d’un service public.

La culture du cabinet repose sur l’excellence, le feedback permanent, le coaching entre pairs et une forte exposition dès les premiers mois.

  1. Comment être recruté chez McKinsey ?

Le process de recrutement est sélectif, mais bien balisé. Il repose sur plusieurs étapes :

  • Sélection du CV et de la lettre de motivation : parcours académique d’excellence, expériences significatives, résultats académiques solides
  • Test McKinsey Solve (anciennement PST) : test de logique, d’analyse et de problématisation, souvent en ligne
  • Entretiens de fit et d’études de cas : 2 à 3 tours comprenant des cas business (analyse de marché, croissance, pricing, etc.) et des questions de fit sur la personnalité, la motivation et la posture

Ce que le cabinet recherche ? Des candidats rigoureux, structurés, dotés d’un excellent esprit de synthèse, capables de collaborer dans un environnement exigeant.

 

  1. Une carrière rapide et ouverte

Chez McKinsey, les évolutions sont rapides :

  • Business Analyst (0-2 ans)
  • Associate (3-5 ans)
  • Engagement Manager (5-7 ans)
  • Associate Partner / Partner (8 ans et +)

Il existe de nombreuses passerelles vers d’autres secteurs : fonds d’investissement, directions stratégiques, cabinets ministériels, startup, ONG internationales…

 

  1. Une réputation d’excellence et des critiques

McKinsey est le symbole d’une méritocratie mondialisée. Il attire les meilleurs talents et propose des formations de très haut niveau à ses consultants. Mais il fait aussi l’objet de critiques :

  • Sur sa culture du secret. McKinsey est réputé pour sa discrétion absolue. Le cabinet ne communique jamais sur ses clients, ses missions ou ses résultats. Même en interne, les équipes sont cloisonnées pour préserver la confidentialité. Un exemple frappant : en 2001, McKinsey conseillait à la fois Enron (juste avant sa faillite) et plusieurs de ses créanciers, sans que ces clients ne soient informés de ce conflit d’intérêts potentiel. Cette culture du silence, héritée de son positionnement premium, est parfois critiquée pour son manque de transparence, notamment lorsqu’il s’agit de missions publiques
  • Sur certains contrats polémiques. Par exemple, McKinsey a été impliqué dans la crise des opioïdes pour avoir conseillé Purdue Pharma, le fabricant de l’OxyContin, un médicament fortement addictif. Le cabinet aurait recommandé des stratégies pour accroître les ventes, malgré les risques connus pour la santé publique. En 2021, McKinsey a accepté de verser 573 millions de dollars dans un accord avec plusieurs Etats américains, sans reconnaître sa culpabilité. Cette affaire a durablement entaché sa réputation et conduit à un renforcement de ses règles internes d’éthique
  • Sur sa proximité avec les élites politiques et économiques. McKinsey a par exemple été au cœur de plusieurs polémiques en France, notamment pour son rôle de conseil auprès de l’Etat français et sa proximité supposée avec la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron en 2017. Bien que McKinsey ait nié tout rôle direct dans l’élaboration du programme présidentiel, plusieurs anciens consultants du cabinet ont participé activement à la campagne, ou ont été nommés à des postes clés une fois Emmanuel Macron élu. Cette circulation entre le privé et le public est souvent dénoncée comme un risque de conflit d’intérêts ou de capture de l’Etat par des logiques technocratiques. Cette situation a pris de l’ampleur en 2022 lors de ce qu’on a appelé le « McKinsey Gate » : une commission d’enquête du Sénat a révélé que l’État avait dépensé plus de 1 milliard d’euros en prestations de conseil entre 2018 et 2021, dont une part significative confiée à McKinsey, parfois sans justification suffisamment claire de l’apport de valeur. Une polémique accentuée par le fait que McKinsey n’aurait pas payé d’impôts sur les sociétés en France durant plusieurs année

Le cabinet a depuis renforcé ses engagements en matière de conformité et de transparence, tout en poursuivant son développement dans les domaines à fort impact sociétal (durabilité, décarbonation, santé publique, éducation).

Pour aller plus loin, retrouvez notre épisode de “Choose Your Career” avec Iryna, ex-McKinsey.

Se préparer avec Training You : la meilleure stratégie pour réussir les entretiens

Pour intégrer un cabinet aussi exigeant que McKinsey, une préparation méthodique est indispensable. Chez Training You, nous avons conçu une formation spécifique pour réussir les entretiens en conseil, même pour les profils qui ne viennent pas d’un parcours classique. Pourquoi choisir notre formation ?

  • Qualité des contenus : cours structurés, cas corrigés, frameworks, coaching par des consultants issus des meilleurs cabinets
  • Taux de réussite élevé : plus de 90% des étudiants ayant suivi l’intégralité du parcours avec assiduité ont obtenu une offre
  • Accessibilité unique : Formation premium sans engagement

Le conseil est un secteur exigeant, mais accessible à condition d’avoir les bons outils et la bonne méthodologie. Training You vous accompagne à chaque étape.

 

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Candidatures, Fit, Etude de cas : Méthodologie, Etude de cas : Entraînement, Compétences pratiques, Annexes
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Préparation
10 erreurs à éviter dans les entretiens en Conseil en stratégie

Si vous passez des entretiens en Conseil en stratégie, il faut nécessairement éviter certaines erreurs. Le Conseil en stratégie est réputé pour ses raisonnements souvent contre-intuitifs. Pourquoi ? Parce que le conseil étudie nécessairement le marché. Or, le marché lui-même est parfois irrationnel (cf. la théorie de « L’Exubérance Irrationnelle » du prix Nobel d’économie en 2013 Robert Schiller !). Prenons deux exemples emblématiques de raisonnement contre-intuitif qui s’appliquent au Conseil en stratégie : La loi de Pareto. Elle stipule que 80% des résultats proviennent de 20% des causes ! Ce qui peut paraitre surprenant… Les stratégies de réduction de coût de McKinsey. Le cabinet s’est érigé en véritable pionnier dans ce domaine ! En effet, dans le sillage du fordisme au début du 20ème siècle, McKinsey propose à ses clients de rationaliser leurs effectifs. Cette hypothèse était contre-intuitive pour l’époque, puisque les salariés étaient considérés comme une force de production ! Dans cet article, nous allons aussi procéder de façon contre-intuitive. Au lieu de préconiser les meilleures pratiques en entretien, nous allons vous mettre en garde contre les écueils à éviter ! Voici le top 10 des erreurs à éviter pour immédiatement augmenter votre compétitivité en entretien. 1) Mauvaise usage d’un framework (1/2) – Expliciter On ne le répétera jamais assez. Il est fortement déconseillé de mentionner le nom du framework que l’on utilise pendant un cas. En effet, l’apprentissage des frameworks est considéré comme étant le « b.a.-ba » de toute préparation aux entretiens de Conseil en stratégie. Ainsi, évoquer le nom d’un framework pendant l’entretien équivaut pour un élève en Maths Sup’ à expliciter le recours aux tables de multiplication pour effectuer un vulgaire « 7 x 8 »… Au contraire, il faut utiliser les frameworks et autres outils conceptuels comme des supports, en les adaptant au cas donné par le recruteur. Par exemple, ne faites pas mentions des « 3C » ou des « 4P ». Pour vous aider, la plateforme Training You propose de vous familiariser avec les principaux frameworks, qui sont tous passés au crible par un consultant du BCG mais sans les reprendre tel quel ! 2) Mauvaise usage d’un framework (2/2) – Calquer La valeur ajoutée du consultant réside notamment dans sa manière de segmenter le problème. Par conséquent, vous imaginez que le fait de « calquer » une structure existante en entretien transmet un bien mauvais signal. D’abord, pendant votre préparation, vous devez créez vos propres frameworks au fur et à mesure des cas que vous traitez Ensuite, le jour J, vous devez vous inspirer d’un framework existant (le cas échéant), mais surtout l’adapter pour aboutir à une structure sur mesure pour votre cas. Cette structure est original et ne doit pas pouvoir s’appliquer à d’autres cas. Sinon, révisez en urgence votre plan initial ! 3) Dress-code inadapté pour des entretiens en Conseil en stratégie Maîtrise des codes et sobriété sont vos maîtres-mots. La tenue idéale pour vos entretiens de Conseil en stratégie s’inspire directement de celle des consultants. Pour les femmes. Optez pour un tailleur (ou une tenue légèrement plus souple, par exemple une jupe de longueur adaptée) et une chemise cintrée. De plus, misez idéalement sur des couleurs sobres : gris anthracite, bleu marine ou noir pour le tailleur et blanc pour la chemise Pour les hommes. Adoptez le traditionnel costume-cravate, simple et efficace ! Ne prenez aucun risque : éloignez-vous des artifices et optez pour un costume cintré gris anthracite, bleu marine ou noir, avec une chemise blanche et une cravate sobre (par exemple bleu marine) La bonne tenue pour les entretiens est celle qui vous permet au mieux de transmettre votre message. Privilégiez donc des tenues classiques, faisant l’unanimité, qui ne vous trahiront pas le jour J. 4) Langage non verbal inapproprié aux entretiens en Conseil en stratégie Vous devez maîtriser votre langage non verbal pour montrer au recruteur l’étendue de votre professionnalisme ! De quoi s’agit-il ? La voix. Maîtrisez votre débit en espaçant vos mots, articulez convenablement et parlez suffisamment fort pour être entendu distinctement Le « body language ». Installez vous bien assis sur votre chaise, les pieds ancrés dans le sol et les mains sur la table. Le dos reste droit et les épaules ne doivent pas être recroquevillées. En général, vous devez éviter les mouvements « parasites » avec vos mains Le regard. Adoptez un regard franc et chaleureux lors de votre rencontre avec le recruteur. Pendant l’entretien, il est neutre et appliqué. Surtout, n’oubliez pas que l’entretien simule une interaction avec un client réel. Il faut donc toujours rester professionnel L’expression faciale. Veillez à rester professionnel en toutes circonstances et évitez de montrer un visage trop crispé, même si l’anxiété vous gagne. Même si les micro-expressions sont difficiles à maîtriser, vous devez rester le plus neutre possible 5) Oublier la posture du consultant pendant les entretiens en Conseil en stratégie Soumis aux plus hauts standards, le consultant adopte en chaque instant et dans tous les contextes une posture irréprochable. Premièrement, n’oubliez jamais les règles de bienséances. Vous devez vous asseoir après le recruteur, garder votre veste (sauf exception) et ne pas vous mettre « trop à votre aise » ! Deuxièmement, prévoyez de quoi prendre des notes. Le candidat bien préparé anticipe. Il emmène avec lui une dizaine de feuilles blanches, un stylo bleu et un stylo rouge. Cela sera déjà un bon point de départ ! Troisièmement, gardez un professionnalisme de vigueur en toutes circonstances. Même si votre résistance au stress est mise à mal, vous devez rester concentré et disponible. Il s’agit, encore une fois, d’une simulation 6) Percevoir des pièges partout En situation de stress, de simples questions peuvent se transformer en pièges apparents. Et de simples calculs deviennent de véritables casse-têtes ! Cela étant dit, n’oubliez pas les éléments suivants : Le recruteur est là pour vous aider, avant toute autre chose ! Les pièges perçus sont souvent amplifiés par votre stress ou une mauvaise compréhension du cas. Si vous avez des doutes sur l’énoncé, demandez poliment au recruteur de répéter et ne prenez aucun risque inutile ! Cependant, si vous commettez plusieurs erreurs répétées, il est possible que le recruteur vérifie votre niveau de compréhension globale du cas. Dans cette situation, ne confondez pas questions « simples » et pièges Il faut garder votre sang froid en toute situation. Avec le stress, notre esprit peut devenir notre pire ennemi ! Pour anticiper le maximum de pièges possibles (structure, calculs, analyses de graphique), vous pouvez réviser avec  la bibliothèque de +170 cas corrigés en vidéos sur la plateforme Training You. 7) Paraître naturel dans les entretiens en Conseil en stratégie Souvent, en entretien, le stress empêche un comportement authentique et naturel. Cependant, les missions du consultant sont souvent propices au stress. Donc un candidat déjà anxieux en entretien préfigure un collaborateur peu rassurant une fois staffé sur un projet ! De plus, l’exercice comporte une dimension artificielle. Mais le recruteur en face de vous reste avant tout un humain. Il faut créer du lien et viser une excellente entente avec votre potentiel futur collègue ! En général, il faut éviter de se perdre dans l’aspect artificiel de l’entretien en Conseil en stratégie. C’est essentiel d’établir un excellent contact humain avec votre recruteur, en plus de votre performance en « fit » et en « cas » 8) Demander beaucoup, donner peu On entend souvent parler d’extra-mile dans le conseil, tant en termes de « delivery » qu’au niveau des horaires, ou encore sur le plan du service client. Ainsi, en entretien, essayez de viser l’efficience dans vos interventions. Pour réussir votre cas en posant le moins de questions inutiles possibles : Limitez-vous aux informations pertinentes pour comprendre le cas (questions de clarification) et résoudre le cas (questions d’analyse) Ne vous contentez pas du minimum, soyez toujours force de proposition sur la forme (idées structurées) et sur le fond (business sense) 9) Effectuer un contre-sens Vous n’êtes pas censé tout connaître en arrivant aux entretiens. Toutefois, l’une des pires choses qui pourrait vous arriver serait de commettre un contre-sens. Et ceci pour plusieurs raisons. D'abord, vous vous distinguez négativement par rapport aux candidats qui n’en commettent pas. Puis, le recruteur s’imagine immédiatement à vos côtés face à un client réel. Mauvais effet garanti ! Enfin, la profession est parfois décriée pour son manque d’expertise tangible. Il n’y a donc rien de pire que de révéler une incompréhension via un contre-sens, qui entraînerait potentiellement pour le cabinet, en mission réelle, la perte de ce client. 10) Rater le test de l’aéroport pendant les entretiens en Conseil en stratégie Aussi, il ne faut surtout pas échouer au « test de l’aéroport ». Le consultant se posera la question suivante : « Est-ce que je passerai un bon moment avec cette personne si mon avion est retardé de plusieurs heures ? ». Non seulement, il faut respecter le point #7 (rester naturel), mais aussi offrir l’image d’un candidat sympathique ! Le test de l’aéroport est célèbre dans le conseil. Il reflète votre niveau de « fit » et plus simplement l’envie du recruteur de travailler avec vous par la suite Un bon candidat réussit l’étude de cas et le fit. Un excellent candidat donne également envie au recruteur de devenir son ami ! Inconsciemment, le recruteur scrute sans cesse un ratio clé lors de votre entretien : votre capacité à « délivrer » par rapport à votre niveau de sympathie global. En d’autres termes, le candidat idéal est sympathique et excellent ! Sur la plateforme Training You, vous retrouverez un cours complet sur le fit en entretien réalisé par un consultant de McKinsey, qui vous donne toutes les clés pour réussir cette partie du process de recrutement. Pour conclure, avant de chercher à se distinguer brillamment, le plus important en entretien est d’éviter les erreurs les plus courantes, tant sur le fond que sur la forme. Pendant vos études de cas « blanches », vérifiez si vous échappez à ces écueils en demandant à votre « case buddy » un avis critique. Listez aussi vos principaux écueils. Et trackez vos progrès en adressant en priorité les « pain points » de cette liste. Vous préparez les entretiens en Conseil en stratégie ? Les écueils sont parfois difficiles à percevoir par de simples « case buddy », qui peuvent manquer de recul par rapport à un consultant qui a une « approche terrain ». A cet effet, Training You vous propose des entretiens individuels avec des consultants expérimentés et réputés pour leur pédagogie afin de passer au peigne vos axes d’amélioration et surtout rester au plus près des attentes des cabinets de vos rêves ! Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Elyas Hamadache

7 min de lecture

Entreprise
3 raisons d’intégrer un MBB : McKinsey, BCG et Bain

Acronyme pour désigner McKinsey & Company, Boston Consulting Group (BCG) et Bain & Company, le terme MBB désigne les 3 plus prestigieux cabinets de Conseil en stratégie au niveau mondial. Mais pourquoi intégrer un MBB ? Cet article vous présente les 3 raisons qui motivent le plus les étudiants et jeunes diplômés à postuler pour ces cabinets. 1) Les MBB sont un accélérateur de carrière tourné vers l’international Choisissez le cabinet qui vous correspond Chaque cabinet possède son histoire, sa culture et son expertise propre. Même si les 3 cabinets sont généralistes, ils ont développé quelques spécialisations. D'abord, McKinsey est historiquement davantage spécialisé sur des missions de profitabilité et de réductions des coûts. Ces projets intègrent souvent un aspect opérationnel fort. Chez McKinsey, le jeune consultant visite régulièrement les usines du client pour constater les problèmes opérationnels et les perspectives d’amélioration. Ensuite, le BCG est le spécialiste des missions de croissance et d’innovation (avec le BCG X, sa nouvelle marque dédiée à ces sujets). Enfin, Bain & Company réalise beaucoup de due diligences dans le cadre d’opérations M&A et de prises de participation des fonds de Private Equity. Ceci étant dit, les MBB se positionnent tous sur un nombre varié de missions dans différents secteurs ou fonctions pour apporter de la diversité aux consultants et diversifier les sources de revenus. Alors dans ce contexte, comment se spécialiser ? Devenez expert de votre domaine au sein du cabinet A votre arrivée, vous serez certainement confronté à des problématiques variées. Mais au fil du temps, il est important de vous spécialiser pour se démarquer des autres consultants. Les 3 MBB sont segmentés en différentes practices, à la fois fonctionnelles et sectorielles. Quand ils deviennent plus senior, les consultants peuvent être spécialisés dans : Une fonction. Exemple : croissance, pricing, réduction de coût, M&A / Private Equity, etc. Un secteur. Exemple : assurance, transports, énergies, santé, biens de consommation, etc. Aucune inquiétude. Au début de votre carrière, vous serez encadré par une équipe de consultants seniors qui disposent d’une excellente culture business sur chaque fonction et secteur. Avec cet encadrement, vous n’aurez aucun mal à acquérir des compétences et progressivement devenir un expert dans votre domaine. Voyagez à l’international au rythme des missions Travailler dans un MBB, c’est aussi renforcer votre profil international ! McKinsey, BCG et Bain possèdent chacun des bureaux à l’étranger. Ils réalisent régulièrement des missions avec des entreprises étrangères ou plus simplement sur des sujets liés à l’international. Par exemple, chez McKinsey, la culture internationale est très forte. Le cabinet donne volontairement une très forte exposition à l’international à ses jeunes consultants. Et il n’est pas rare – même très courant – de devoir prendre le premier avion pour réaliser une mission à l’étranger quand on travaille en tant que junior chez McKinsey. La question qui en découle est alors la suivante : faut-il rejoindre le bureau de Paris ou un bureau dans un autre pays où est présent le cabinet ? Postulez à Paris ou dans un bureau à l’international selon vos aspirations Chacun des MBB est présent à la fois en France et dans d’autres pays en Europe, Afrique, Moyen-Orient et autres. Le choix du bureau dépendra en réalité de vos aspirations personnelles, de vos objectifs et de vos préférences ! Prenons l’exemple de McKinsey qui est très présent en Afrique. Si vous souhaitez travailler sur des sujets liés à l’Afrique, vous devez prioritairement postuler au bureau de Casablanca. En effet, les consultants de McKinsey basés à Casablanca réalisent presque exclusivement des missions en Afrique. Par exemple : Accompagner un gouvernement dans la mise en place d’un programme de vaccination des enfants Aider à la mise en place de grandes infrastructures au service de la population d’un pays, telles que les réseaux de transports routiers, ferroviaires ou encore les aéroports Soutenir la création de programme d’éducation pour les enfants ou les femmes dans certains pays Ainsi, avec ce type de missions, vous allez beaucoup apprendre sur l’Afrique, forger une spécialisation et mettre en avant un profil très international. 2) Des missions en poste stimulantes chez les MBB Découvrir le rôle du consultant junior au sein d’un MBB Dans un MBB, le consultant junior est responsable d’un ou plusieurs streams d’analyse. Qu’est-ce qu’une analyse ? Le terme « analyse » est utilisé en Conseil en stratégie lorsqu’un client vous demande de répondre à une problématique. Voici les différentes étapes d’une analyse : Rechercher les informations pertinentes (chez le client ou dans le domaine public) Compiler ces informations Analyser les informations Faire des recommandations (généralement sous la forme de slides sur PowerPoint ou de modèles sur Excel) Chaque mission d’un cabinet de Conseil en stratégie inclut une parte analytique. Et c’est le junior qui est en première ligne ! Par exemple : Faire un Business Plan dans le cadre d’un plan de croissance ou d’un plan de réduction des coûts Analyser un marché dans le cadre d’un projet d’internationalisation d’une entreprise dans un nouveau pays Calculer des synergies dans le cadre d’une transaction M&A Comprendre la journée type du consultant junior dans un MBB La journée type n’existe pas ! Oui, comme dans beaucoup de métiers… Le consultant junior a l’occasion de travailler sur des missions très variées. Cependant, nous pouvons essayer pour l’exercice de recréer une journée classique qu’un jeune consultant pourrait vivre chez McKinsey, au BCG ou chez Bain. Ainsi : 1) Dans la matinée Relire les travaux de la veille pour être certain de ne pas avoir commis d’erreurs (surtout quand la journée s’est terminée un peu tard…) Travailler sur ce qui n’a pas pu être finalisé la veille Réaliser un tour de table avec l’équipe « Check in » pour discuter de ce qui a été fait la veille, de ce que vous comptez faire dans la journée et des points de blocage potentiels du jour Faire les rendez-vous clients pour collecter et/ou demander des informations selon vos missions du moment 2) Dans l’après-midi Collecter et/ou demander des informations selon vos missions du moment Assister à des sessions de problem solving (réunions avant les rendez-vous clients pour relire et revoir la structure votre présentation avec des seniors afin de vérifier que tout a bien été anticipé) Participer aux rendez-vous clients Réaliser un tour de table avec l’équipe « Check out » pour faire le debrief de la journée (environ vers 18h-20h) 3) Dans la soirée Travailler après le « Check out » (selon les urgences) pour délivrer les travaux dans les délais impartis. Dans un cabinet de Conseil en stratégie, le client est toujours prioritaire. Ainsi, lorsque qu’il revient vers vous avec une requête (appelé dans le monde du conseil « un push »), il est nécessaire de travailler et restituer dans les temps même si cela doit empiéter sur votre temps personnel (le soir ou le week-end) Respecter un équilibre entre la vie professionnelle et personnelle Pour rebondir sur le temps personnel, il est temps d’aborder le sujet du work life balance. Dans un cabinet comme McKinsey, BCG ou Bain, les premiers mois peuvent paraître difficiles. Les journées sont longues. Le travail est exigeant. Et il est fréquent de sortir du cabinet après 22h le soir. N’ayez pas peur ! Au contraire, cela évoluera avec le temps. Vous allez prendre vos marques, gagner en efficacité et mieux gérer ces situation avec le temps. Pour vous aider, voici 3 manières de faire : 1) Varier les missions Certaines missions (croissance, plan stratégique) sont plus longues et prenantes que les autres. Au début, c’est difficile d’y échapper ! Mais après quelques mois, vous pourrez potentiellement manager votre staffing et vous positionner sur des missions plus courtes. Et ainsi connaître des journées un peu moins denses… 2) Emettre une objection lors de l’acceptation des missions Avant l’acceptation des missions, une réunion d’équipe est généralement organisée au sein du cabinet. Pendant celle-ci, il est possible de mentionner certaines contraintes personnelles, par exemple un créneau réservé dans la semaine. Attention, vous ne pourrez pas le faire tout le temps ! 3) Se déconnecter du cabinet pendant votre temps libre Enfin, nous vous conseillons de prévoir des espaces temps sans ouvrir votre téléphone ou votre ordinateur professionnel afin de déconnecter pleinement de l’entreprise. Cela vous permettra de vous ressourcer auprès de vos proches ou pratiquer des activités loisirs. Ainsi, vous reviendrez au cabinet en pleine forme, avec l’esprit plus clair et reposé. 3) Des exits intéressants après un passage en Conseil en stratégie dans un MBB Bonne nouvelle, les exits potentiels après une première expérience en Conseil en stratégie sont vraiment intéressants ! Surtout, un passage dans un MBB vous donnera toutes les armes pour accéder à certains postes très stimulants ! Lesquels ? Tout dépend de vos appétences et compétences acquises pendant les missions (et c’est pourquoi il est judicieux de bien les choisir !). Vous pourrez par exemple travailler dans : Une entreprise du secteur de la finance (fonds de Private Equity, fonds de Venture Capital, banque d’affaires, etc.) Une startup, sur des postes de management avec une forte responsabilité opérationnelle Une grande entreprise industrielle (exemple : Total, EDF, Veolia) selon votre spécialisation sectorielle et les missions que vous aurez réalisées potentiellement pour ces clients du cabinet Pour en savoir plus, vous pouvez lire notre article Les 1 001 débouchés du consultant : que faire après une carrière dans le Conseil en stratégie ?. Vous souhaitez décrocher un stage ou un CDI en cabinet de conseil en stratégie dans un MBB ? Décrocher un stage ou CDI dans un MBB est difficile. Pour y arriver, c’est important d’être bien préparé. Depuis 2019, Training You a accompagné plus de 8 000 étudiants qui travaillent aujourd'hui dans les plus grandes entreprises en Corporate Finance et Conseil en stratégie. 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Par Training You

7 min de lecture

Entreprise
Classement des meilleurs cabinets de Conseil en stratégie en France

Au tennis, peu de joueurs parviennent à rafler les quatre tournois du « Grand Chelem » (Open d’Australie, Roland Garros, Wimbledon et US Open). De la même façon, une minorité de candidats peut revendiquer avoir obtenu dans tous les meilleurs cabinets de Conseil en stratégie. Il faut donc diversifier ces candidatures ! Pour vous aider, on a classé les meilleurs cabinets de Conseil en stratégie en 5 catégories : Les MBB Les challengers Les boutiques généralistes Les « Big Four » Les nouveaux entrants Les cabinets spécialisés De ce fait, nous éviterons une comparaison infertile entre des cabinets structurellement différents. 1) Les MBB (McKinsey, BCG et Bain) Considérés comme les cabinets de Conseil en stratégie les plus prestigieux au monde, les « MBB » font l’objet de la plus grande convoitise de la part des candidats. McKinsey est le plus international. Le BCG se différencie par une culture profonde de l’innovation, héritée de son fondateur Bruce Henderson. Et Bain place l’humain au cœur de ses préoccupations, tant en termes de staffing qu’au regard de son excellent « service client ». McKinsey & Cie La « firme », « McKinsey » ou juste « Mac » est l’institution de référence dans l’histoire du conseil. De plus, l’enseigne s’adresse aux entreprises, gouvernements, ONG ou startups les plus compétitives au monde. Fondé en 1926 par James O. McKinsey (un professeur de l'Université de Chicago), McKinsey a toujours déployé une panoplie méthodologique unique sur le plan international, tout en garantissant un niveau de « delivery » standardisé et respecté par tous les bureaux. C’est le principe du « One Firm ». Ce prestige acquis sur près d’un siècle, véritable gage de qualité, fait du réseau de McKinsey l’un des plus influents au monde Par exemple, 70 CEO du Fortune 500 sont issus de la firme, incluant ceux de Facebook, Google ou Morgan Stanley. Cependant, plusieurs scandales récents (les opioïdes aux États-Unis, les récentes accusations de fraudes fiscales en France) viennent quelque peu ternir l’image du cabinet. Celle-ci reste prestigieuse. Et on entend souvent dire que son principal concurrent pour attirer des talents n’est autre que Goldman Sachs. Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à McKinsey et la fiche complète sur la plateforme Training You. Boston Consulting Group (BCG) Premièrement, il est l'éternel numéro 2 pour certains, le BCG demeure néanmoins le leader en France en taille. Avec près de 1 000 consultants en activité en 2022. De plus, le bureau parisien est le 2ème au monde en termes d’effectifs après celui de Boston ! Et depuis sa création en 1963 par Bruce Henderson, le BCG a connu un développement fulgurant. Par conséquent, le conseil n’y est pas seulement perçu comme un service destiné aux Comex des grands groupes, mais vraiment comme un métier d’offre où on orienter ses clients vers des « business model » plus soutenables. Deuxièmement, pour aider l’entreprise d’aujourd’hui à relever ses défis de demain, le BCG mise d’ailleurs sur une force de frappe inégalée en termes d’Intelligence Artificielle (IA) et de « Data Analytics », avec les entités « BCG Platinion » et « BCG Gamma ». Alors, ces deux succursales « avant-gardistes » soulignent l’esprit pionnier qui règne au sein du BCG, en ce qu’elles constituent des paris risqués par le passé, mais aujourd’hui vecteur d’un avantage concurrentiel précieux. Enfin en 2022, le cabinet a lancé la marque « BCG X » qui les regroupe, avec en plus « BCG Digital Ventures ». Et donc elle sera composé de 2 500 consultants, spécialistes du digital, de l’IA et de la technologie. Cependant, côté diversité, le Secteur Public n’excède pas 1% des missions de l’enseigne, qui préfère sans nul doute conserver son leadership sur certains secteurs . Comme par exemple : la finance ou fonctions (la transformation digitale) pour, encore une fois, conserver une longueur d’avance sur l’industrie ! Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée au BCG et la fiche complète sur la plateforme Training You. Bain & Company « Spin off » du BCG, Bain a été fondé en 1973 par 7 anciens « BCGers » ! Jouissant d’un label « Great Place to Work », le cabinet attire aujourd’hui toujours plus de talents. Surtout, il a relevé un défi improbable : se hisser sur le podium des cabinets de Conseil en stratégie les plus réputés au monde en quelques décennies seulement. Et ceci en délogeant quelques mastodontes historiques ! Réputé en France pour sa practice PEG ou « Private Equity Group », Bain est le leader dans cette fonction Mais il est aussi reconnu comme étant à l’origine du principe « MECE » (incontournable dans le conseil) et plus généralement pour la haute qualité conceptuelle de ses analyses. En conclusion, Bain se distingue de ses 2 principaux concurrents par sa culture orientée « esprit d’équipe » et son obsession de l’impact. Ce sont ces standards qui ont permis au cabinet d’atteindre les sommets. Alors, il nous reste une seule question à poser : jusqu’où ira Bain ? Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Bain et la fiche complète sur la plateforme Training You. Vous pouvez aussi visionner notre podcast avec Manel Oliva-Trastoy (Partner chez Bain) :  2) Les challengers (Oliver Wyman, Kearney et Roland Berger) Ces cabinets de Conseil en stratégie jouissent d’une renommée historique et mondiale. Plus que des challengers, ils s’affirment comme des concurrents directs des « MBB ». Oliver Wyman Fondé en 1984 par des anciens de Booz Allen Hamilton (Alex Oliver, Chuck Bralver et Bill Wyman), le cabinet se développe à l’origine sur le conseil aux institutions financières. En 2003, il est racheté par Mercer, filiale de services en stratégie et risques du groupe Marsh & McLennan. Par ailleurs, ils ont poursuivit une stratégie de rachats réguliers, le groupe a permis à Oliver Wyman de devenir l’un des plus grands acteurs du Conseil en stratégie (avec 6 000 employés, implantés au sein de 64 bureaux dans 37 pays). Oliver Wyman est un cabinet très international (avec un staffing global même au niveau junior). Et il excelle dans les services financiers, son métier d’origine. En somme, le cabinet séduit les consultants « juniors » car il jouit d’une structure agile, où il est tout à fait envisageable de « sauter » un grade en cas d’excellentes performances. Sur le plan sociétal, le cabinet affiche, dans l’ensemble, une égalité homme-femme respectée en termes de répartition des employés. Nouvel arrivant sur le Secteur Public, le cabinet n’a toujours pas de practice Santé, mais couvre tous les autres secteurs. Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Oliver Wyman et la fiche complète sur la plateforme Training You. Kearney Fondé en 1926 et anciennement connu sous le nom de A.T. Kearney (il devient Kearney en 2020), le cabinet observe une réputation mondiale multisectorielle et brille en particulier par son expertise en logistique, opérations et transformation digitale. De même, chez Kearney, l’équité est poussée au maximum avec le principe du « one Partner, one vote ». Concrètement, chacun des 300 Partners du cabinet a un pouvoir de gouvernance équivalent, eu égard aux décisions prises par le cabinet. En outre, cet exemple révèle ipso facto l’héritage du fondateur, qui a profondément marqué l’histoire du cabinet par son éthique inspirante. C'est pourquoi on retiendra sa phrase liminaire, que l’on peut voir encore aujourd’hui inscrite dans les locaux : « Notre succès dépendra de la justesse avec laquelle nous formulerons nos recommandations, et de notre capacité à convaincre les plus hautes instances ». Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Kearney et la fiche complète sur la plateforme Training You. Roland Berger Fondé en 1967 par l’entrepreneur allemand Roland Berger, le cabinet est une marque européenne considérée comme un leader mondial du Conseil en stratégie. Toutefois, malgré ses 50 bureaux répartis dans 30 pays, Roland Berger n’est pas le cabinet le plus international. Et pour cause, il s’est longtemps concentré sur le Vieux Continent. Ainsi, il a consolidé sa position en France et en Allemagne. Depuis où le cabinet est même considéré dans le top 4 (juste derrière les « MBB »). En dehors de l’Europe, Roland Berger est plutôt assimilé à un « Tier 3 ». En France, plus de 10% des missions sont consacrées au Secteur Public. De plus, le cabinet adresse malgré tout une grande variété de secteurs et excelle particulièrement en transport, énergie, santé et services financiers. Roland Berger Tech Ventures souligne également l’attrait entrepreneurial du cabinet. Enfin, Roland Berger est un cabinet dont les bureaux jouissent d’une forte indépendance. Cette indépendance est le reflet d’une culture volontairement « wébérienne » où la structure organisationnelle préfère laisser à l’individu une souveraineté totale. Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Roland Berger et la fiche complète sur la plateforme Training You. Vous pouvez aussi lire notre article sur Pourquoi faire un stage dans le cabinet de conseil Roland Berger ?. Vous pouvez enfin visionner notre podcast avec Marie Le de Narp (Partner chez Roland Berger) :  3) Les boutiques généralistes (Kea, Arthur D. Little, Mars & Co) Ces cabinets de Conseil en stratégie sont particulièrement reconnus. D’abord, ils offrent aux consultants l’opportunité de travailler pour le compte de clients prestigieux. Ensuite, le consultant junior prétend à une forte exposition client. En effet, le staffing reflète la taille « intermédiaire » de ces cabinets par rapports aux grands acteurs. Parmi ces boutiques, on va mettre en avant quelques « pure players » qui ne font presque exclusivement que du Conseil en stratégie, avec pas ou peu d’opérations. Ce sont les « boutiques généralistes », qui sont toutes des marques incontournables de la place parisienne. Kea & Partners Fondé en 2001, Kea revendique d’accompagner ses clients dans 5 champs stratégiques : Réinventer les Business Models Optimiser les modèles opérationnels Repenser les modèles de gouvernance et de structure Redéfinir les modes de management et de leadership Elaborer les routes de transformation Le cabinet est organisé en 4 practices sectorielles : distribution, grande consommation, industrie et services financiers. Reconnu pour sa culture collaborative et conviviale, il compte aujourd'hui plus de 500 consultants, avec 15 bureaux répartis dans 12 pays. Kea profite aussi d’un écosystème constitué de nombreuses marques d’activités connexes. Par exemple : Kea-Euclyd (spécialiste de l’accélération digitale), Kea Executives (coaching pour les dirigeants) ou Arkos (spécialiste de l’opérationnalisation des transformations complexes). Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Kea et la fiche complète sur la plateforme Training You. Arthur D. Little Crée en 1886, « ADL » est le tout premier cabinet de Conseil en stratégie de l'histoire. Son fondateur, Arthur Dehon Little (un chimiste du Massachusetts Institute of Technology), voulait initialement aider les dirigeants à adresser les ruptures liées à l’arrivée de nouvelles technologies dans leur secteur. Et cet héritage est toujours le socle du cabinet. Aujourd’hui, Arthur D. Little accompagne les entreprises des secteurs pour lesquels la technologie joue un rôle déterminant dans la stratégie (TMT, énergie, automobile, aérospatial et défense, transports, etc.). Ce positionnement différentiant a favorisé une croissance rapide ces dernières années. Et le cabinet recrute encore à tours de bras ! À vous de jouer. Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Arthur D. Little et la fiche complète sur la plateforme Training You. Mars & Co Fondé en 1979 par Dominique Mars (un ancien Partner du BCG qui a lancé les bureaux de Paris et Londres), le cabinet cultive la discrétion. Même auprès de ses clients ! En effet, sa particularité est d’être « exclusif » sectoriellement. C'est-à-dire qu'il ne travaille qu’avec un client par secteur pour éviter les conflits d’intérêts. Et depuis son lancement, plusieurs leaders dans leur secteur (Sony, Pepsi ou Nestlé) ont utilisé les services du « pure player » français Mars & Co. Aujourd’hui, le cabinet s’est internationalisé. Il possède 7 bureaux dans le monde et peut compter sur une trentaine de Partners (dont une vingtaine basés à Paris). On pourrait également ajouter CVA, OC&C, Emerton ou encore PMP. 4) Les divisions stratégie des cabinets du « Big Four » Les « Big Four » sont déjà reconnus pour leur expertise dans le conseil en management ou en organisation, Mais ils ont tous créé une marque destinée exclusivement à la stratégie. Ce sont des cabinets de Conseil en stratégie interne à l'organisation. EY-Parthenon (au sein de EY) Leader des « Big Four » en France, EY-Parthenon est souvent considéré comme un cabinet à part entière du top 10. Il est issu du rapprochement en 2014 du cabinet de Conseil en stratégie The Parthenon (fondé en 1991 par des anciens Partners de Bain) et de la branche conseil du cabinet d’audit EY (dans un objectif de diversification). À la suite de nombreuses acquisitions et grâce à une certaine résilience, le cabinet est parvenu à passer d’un projet ambitieux à un acteur redoutable de la stratégie. Le bureau de Paris a été ouvert en 2017. Et il est plébiscité par les étudiants français ! Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à EY-Parthénon et la fiche complète sur la plateforme Training You. Strategy& (au sein de PwC) Issu du rapprochement de Booz & Company avec PwC voté en 2013 et effectif en 2014, Strategy& bénéficie de l’héritage colossal de l’enseigne américaine. C’est particulièrement vrai pour les missions publiques aux Etats-Unis où le cabinet fait jeu égal avec les « MBB » ! En France, Strategy& adresse des clients très divers grâce à l’appui de ses 4 plateformes : Corporate Strategy. Ce sont des missions de stratégie « pure » Operations Strategy. Ce sont des activités plus opérationnelles Deals Strategy. Ce sont des missions de due diligences stratégiques dans le cadre d’opérations M&A Digital Strategy. Ce sont des missions sur les sujets digitaux des entreprises et organisations. Le cabinet est aussi reconnu pour sa culture bienveillante et la forte exposition donné aux consultants juniors. Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Strategy& et la fiche complète sur la plateforme Training You.. Vous pouvez aussi lire notre article sur Les 4 raisons pour lesquelles vous devez postuler chez Strategy&. Vous pouvez enfin visionner notre webinaire avec Strategy& ici :  Monitor Deloitte (au sein de Deloitte) Monitor, fondé en 1983 par 6 anciens de la Harvard Business School (incluant Michael Porter), a été audacieusement racheté par Deloitte en 2013. En proie à la banqueroute en 2012, le cabinet s’est depuis fièrement relevé, profitant des synergies considérables avec Deloitte en termes de base client et de compétences « hard skills » (pricing, analytics, IA, etc.). Le cabinet est notamment réputé pour sa practice « santé/pharma » Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Monitor Deloitte et la fiche complète sur la plateforme Training You. Global Strategy Group (au sein de KPMG) L’activité conseil de KPMG se lance en France en 2015 sous la marque Global Strategy Group (GSG). A ses débuts, elle adresse principalement l’industrie Life Sciences, avec un focus sur les opérations de due diligence stratégiques. Mais GSG prend un nouveau tournant en 2019 quand plusieurs Partners de Monitor Deloitte et Roland Berger sont débauchés pour renforcer les équipes Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Global Strategy Group et la fiche complète sur la plateforme Training You. Aux côtés des « Big Four », on peut aussi citer les « géants IT » du conseil, qui sont des concurrents à part entière : Accenture, IBM, Capgemini ou Wavestone. 5) Les nouveaux entrants Ces cabinets sont des projets récents, mais offrent déjà une expertise en stratégie pointue et globale. Ils et proposent des offres attractives afin de concurrencer agressivement les cabinets déjà en place. Certains sont généralistes, comme : Publicis Sapient Strategy Consulting C’est une Business Unit particulière au sein du cabinet de conseil Publicis Sapient (crée en 1996. D'abord, elle compte plus de 20 000 personnes dans 50 pays. Ensuite, elle est issue du rachat en 2014 par Publicis du groupe américain de technologie Sapient. Enfin, à Paris, les équipes de Conseil en stratégie de Publicis Sapient ont démarré leur développement en 2020. Elles comptent aujourd’hui 25 consultants et 4 Partners. La culture de l’équipe se base sur l’entrepreneuriat (c’est une petite équipe au sein d’un grand cabinet), le digital (les missions sont très liées au numérique) et le développement rapide (objectif de croissance). L’activité est pour le moment principalement resserrée sur quelques secteurs : distribution, grande consommation, loisirs, luxe et services financiers. Petite particularité, Publicis Sapient base une partie de ses honoraires sur l’atteinte de résultats chez ses clients ! Singulier Fondé en 2017, le cabinet accompagne les fonds d’investissement pour accélérer la transformation digitale de leurs participations. Les missions proposés sont donc à la croisée entre les secteurs traditionnels du conseil, de la tech et de la data. Les retours des jeunes consultants font généralement état d’un cabinet empreint d’une ambiance propice à l’épanouissement D’autres ont des expertises spécifiques et adressent des niches ciblées : Tomco Crée en 2014, le cabinet se revendique comme un « pure player » du Conseil en stratégie numérique. En effet, il intervient exclusivement sur des missions liées au développement d'une vision stratégique et la capacité à la rendre opérationnelle dans tout ce qui concerne le numérique. Le cabinet se différencie par une culture basée sur l'innovation et l'expérience. Parmi les missions, on retrouve beaucoup de sujets liés au Secteur Public. Enfin, et cela n’est pas négligeable, Tomco affiche un taux de turnover de 0%...  INDEFI Crée en 2007 par des anciens d’Advention, le cabinet adresse les sociétés de gestion européennes généralistes ou spécialistes des actifs non cotés (Private Equity, Infrastructures, etc.) ainsi que leurs participations. Il est composé d’une équipe de plus de 50 consultants localisés à Paris, Londres et Zurich. INDEFI accompagne les investisseurs dans la compréhension de leur marché, leur développement et l’analyse des opportunités d’investissement. Il s’est forgé, à la faveur des dernières années, un nom robuste sur la place parisienne. Récemment, le cabinet a aussi développé 2 autres verticales pertinentes pour ses clients : i) l’ESG (accompagnement des investisseurs dans la prise en compte des sujets extra-financiers et liés à la transition écologique) et ii) le digital (via une joint-venture avec Singulier…) 6) Les cabinets de Conseil en stratégie spécialisés Ces cabinets ont choisi certains métiers ou secteurs pour concentrer leurs efforts afin d’offrir le plus de valeur possible à leurs clients. Il est bon de les connaître pour affiner vos recherches et savoir à quel type de cabinet vous vous adressez : Due Diligence : Advancy, Advention, LEK Digital : 55, Eleven Strategy Finance : Accuracy, Chappuis Halder & Co, Courcelles Marketing : Nova, Mawenzi, Vertone Pharmacie : Iqvia, Cepton Pour conclure, ce classement compartimente les cabinets dans différents pôles selon la structure, le degré de spécialisation, la taille et, dans une moindre mesure, le prestige. Ainsi, vous pouvez d’ores et déjà commencer à resserrer votre « scope » de cabinets où candidater. Néanmoins, afin d’aboutir à un classement stricto sensu, il faudrait pondérer et comptabiliser plusieurs autres facteurs. Ils sont hélas confidentiels : le taux de difficulté des entretiens, les « fees » moyens pratiqués par le cabinet, le prestige, l’attractivité, et d’autres encore. Vous souhaitez postuler dans l’un de ces cabinets de Conseil en stratégie ? En résumé, c'est possible. Mais c'est difficile. Les cabinets de Conseil en stratégie sont sélectifs. Pour améliorer vos chances, préparez-vous avec Training You, la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en Conseil en stratégie avec : +35 heures de formation, 8 cours, +170 études de cas corrigés par des consultants, 14 fiches sur les principaux secteurs d’activités et des podcasts exclusifs avec des consultants. Déjà plus de 6 000 abonnés, pourquoi pas vous ? 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Par Elyas Hamadache

14 min de lecture