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Les articles de Guillaume Pommier

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Bain & Company : l’excellence du conseil en stratégie

Travailler chez Bain & Company, c’est rejoindre l’élite du conseil en stratégie mondial. Depuis 1973, la firme fondée par Bill Bain n’a cessé de redéfinir ce que signifie « créer de la valeur » pour un client. Sa devise “Results, not reports” illustre une philosophie simple : le rôle du consultant n’est pas de produire des présentations, mais de générer des résultats mesurables. Aujourd’hui, Bain figure dans le Top 3 mondial du conseil en stratégie, aux côtés de McKinsey et du BCG. Pour les étudiants et jeunes diplômés, le cabinet représente l’un des employeurs les plus convoités : missions à fort impact, culture d’excellence et opportunités internationales. Mais avant d’y parvenir, encore faut-il franchir un processus de recrutement redoutable, fondé sur l’exigence, la logique et la rigueur analytique. C’est là qu’une préparation approfondie, comme celle proposée par Training You, fait toute la différence. Bain & Company : la naissance d’une révolution dans le conseil Une rupture stratégique avec le BCG En 1973, Bill Bain, alors Vice-Président du Boston Consulting Group, quitte l’institution avec six collègues pour fonder son propre cabinet. Leur ambition : transformer un métier encore académique en une activité tournée vers la mise en œuvre concrète de la stratégie. L’idée est radicale : Bain veut s’impliquer dans les résultats, et non se contenter de livrer des rapports. Cette approche “skin in the game”, où le cabinet lie une partie de sa rémunération aux performances de ses clients, bouleverse le modèle traditionnel du conseil. Une croissance fulgurante et une culture entrepreneuriale Le succès est immédiat. Dans les années 1970 et 1980, Bain enregistre une croissance annuelle de 40% à 50%. En 1979, le cabinet ouvre à Londres, puis crée en 1984 Bain Capital, la filiale d’investissement fondée par trois partners dont Mitt Romney. En 1985, un plan d’actionnariat salarié est instauré, renforçant l’esprit entrepreneurial de la firme. Bain s’impose rapidement comme un acteur à part : agile, orienté résultats, et doté d’une culture interne fondée sur la performance collective. Les innovations qui ont façonné l’industrie Le Net Promoter Score : la métrique universelle de la fidélité Parmi les innovations majeures de Bain, le Net Promoter Score (NPS) occupe une place à part. Développé par Fred Reichheld, Partner de Bain, le NPS est devenu l’indicateur de référence mondiale pour mesurer la satisfaction client. Une seule question, simple mais puissante : « Sur une échelle de 0 à 10, quelle est la probabilité que vous recommandiez notre entreprise ? ». Les clients sont ensuite classés en Promoteurs, Passifs ou Détracteurs. Et le score final reflète leur fidélité. De Apple à Air France, des milliers d’entreprises utilisent aujourd’hui cette méthode issue de Bain. Une expertise sectorielle et fonctionnelle intégrée Bain structure ses activités autour de secteurs clés (banque, tech, santé, industrie, biens de consommation, Private Equity) et d’expertises fonctionnelles (stratégie, marketing, M&A, organisation, digital, développement durable). Cette double approche permet d’apporter à la fois vision stratégique et exécution opérationnelle, un équilibre rare dans le conseil. La culture Bain : entraide, excellence et diversité “Un Bainie ne laisse jamais un autre Bainie échouer” Cette phrase, souvent répétée au sein du cabinet, résume l’ADN de Bain. La solidarité y est une valeur centrale. Chaque nouveau consultant est accompagné d’un mentor, reçoit des feedbacks réguliers, et bénéficie d’un véritable suivi de carrière. Les événements internes comme le Bain Community Day ou la Bain World Cup renforcent cette culture d’équipe unique dans le secteur. Un engagement fort pour la diversité Bain est reconnu comme un pionnier en matière d’inclusion. Classé premier au “Top 100 Innovators in Diversity & Inclusion” en 2018 et 2024, le cabinet a mis en place des réseaux internes tels que Women at Bain, Blacks at Bain, BGLAD (LGBTQ+), Latinos at Bain et Veterans at Bain. Cet engagement se reflète au plus haut niveau : Orit Gadiesh, première femme à diriger un grand cabinet de conseil, a présidé Bain pendant plus de 30 ans. En 2025, elle a cédé la présidence à Manny Maceda, premier Chairman d’origine asiatique, tandis que Christophe De Vusser est devenu le premier Européen à occuper le poste de Worldwide Managing Partner. Travailler chez Bain : formation, missions et culture d’excellence Une formation de classe mondiale Chez Bain, chaque consultant bénéficie d’une formation structurée, d’un mentorat personnalisé et d’une mobilité internationale favorisée. Les programmes Bain University et les feedbacks 360° sont conçus pour accélérer le développement des jeunes talents. Le bureau de Paris, ouvert en 1985 avenue Kléber, figure parmi les plus dynamiques d’Europe. Il se distingue par sa forte cohésion d’équipe et son engagement en faveur du développement durable, avec un Sustainability Day annuel depuis 2021. Des missions à fort impact Les consultants de Bain accompagnent les dirigeants des plus grandes entreprises mondiales dans leurs décisions stratégiques : transformation digitale, M&A, repositionnement de marque, stratégie ESG. La philosophie “Results, not reports” reste au cœur de chaque mission : mesurer la réussite à l’aune des résultats concrets. Un recrutement exigeant et transparent Les processus de recrutement chez Bain sont réputés pour leur sélectivité. Ils reposent sur trois piliers : des études de cas rigoureuses, des entretiens de fit, et une communication claire tout au long du parcours. Pour s’y préparer efficacement, Training You accompagne chaque année des centaines d’étudiants avec des cours dédiés aux entretiens de conseil, des cas corrigés et des podcasts exclusifs avec d’anciens consultants de Bain, McKinsey et BCG. Manel Oliva-Trastoy (Partner) dans le « Career Insights » :  Arnaud Chaniac (Consultant)  et Achraf Idrissi (ex-Senior Manager) dans le « Choose your Career » :   Les figures marquantes de Bain Bill Bain, fondateur visionnaire, à l’origine du modèle “Results, not reports” Orit Gadiesh, première femme à diriger un grand cabinet de conseil Manny Maceda, Chairman depuis 2025, symbole d’ouverture et de diversité Christophe De Vusser, CEO et premier Européen à diriger Bain & Company Fred Reichheld, créateur du Net Promoter Score Mitt Romney, cofondateur de Bain Capital, illustration de la capacité du cabinet à former des leaders d’envergure mondiale. Conclusion Plus de 50 ans après sa création, Bain & Company reste fidèle à ses principes fondateurs : alignement sur les résultats, esprit entrepreneurial et culture du soutien mutuel. Sa devise, “Results, not reports”, incarne une approche unique du conseil : pragmatique, mesurable et centrée sur la réussite du client. Pour les étudiants et jeunes diplômés qui rêvent d’intégrer ce cabinet d’exception, le défi est à la hauteur du prestige. Les entretiens sont exigeants, les cas complexes, la concurrence féroce. Mais avec une préparation rigoureuse, tout devient possible. C’est précisément ce que propose Training You : des formations complètes, des cas réels issus de cabinets de conseil, et des conseils de professionnels pour vous permettre d’atteindre votre objectif. Chez Bain, les résultats comptent. Chez Training You, on vous apprend à les atteindre Découvrir nos formations en Conseil


Par Guillaume Pommier

6 min de lecture

Entreprise
J.P. Morgan : l’histoire d’un mastodonte de la finance mondiale

Parler de J.P. Morgan, c’est évoquer bien plus qu’une banque. C’est plonger dans l’histoire du capitalisme moderne, comprendre la naissance de Wall Street et analyser le rôle des grandes institutions financières dans l’économie mondiale. Pour les étudiants et jeunes diplômés, J.P. Morgan représente un rêve et un objectif de carrière. Intégrer l’une de ses équipes en M&A, Financement, Sales ou Trading constitue une opportunité unique de se former dans l’un des environnements les plus exigeants au monde. Mais accéder à cette banque n’est pas simple : les processus de recrutement sont parmi les plus sélectifs du marché. Chaque année, des milliers de candidats postulent pour quelques centaines de places. Réussir nécessite une préparation rigoureuse, tant sur le plan technique que sur le plan comportemental. C’est exactement ce que Training You propose à travers ses cours, fiches et cas pratiques conçus par d’anciens banquiers d’affaires. Les origines de J.P. Morgan : naissance d’un empire L’histoire de J.P. Morgan débute avec John Pierpont Morgan (1837-1913). Issu d’une famille de banquiers, il fonde J.P. Morgan & Co. en 1871 à New York. Visionnaire, il comprend rapidement que la finance peut être un levier essentiel pour soutenir l’industrialisation américaine. Dès ses premières années, la banque finance des projets colossaux qui marquent durablement l’économie. J.P. Morgan contribue à la consolidation du secteur ferroviaire, essentiel au développement du pays. Il joue aussi un rôle central dans la création de U.S. Steel, première société au monde à dépasser une capitalisation d’un milliard de dollars, et dans le financement de General Electric, symbole de la modernité industrielle. En moins de deux décennies, J.P. Morgan s’impose comme un acteur incontournable du capitalisme américain. J.P. Morgan et la naissance du capitalisme moderne Au tournant du XXe siècle, J.P. Morgan n’est plus seulement un banquier mais un véritable arbitre de l’économie américaine. En 1907, lors d’une crise bancaire majeure, il réunit les grands financiers de Wall Street et organise un plan de sauvetage du système bancaire. Cet épisode met en lumière son influence et prépare la création de la Réserve fédérale américaine en 1913. La banque se distingue également par son rôle pionnier dans les fusions et acquisitions. Elle orchestre d’immenses consolidations industrielles, posant les bases du M&A moderne. Cette expertise historique est encore aujourd’hui au cœur de sa réputation dans la banque d’investissement. L’expansion internationale de J.P. Morgan Après la Seconde Guerre mondiale, J.P. Morgan s’internationalise et ouvre des bureaux dans les principales capitales financières, à commencer par Londres et Paris. L’objectif est clair : accompagner la mondialisation des grandes entreprises et devenir le partenaire privilégié des Etats et multinationales. A partir des années 1970, J.P. Morgan renforce sa position en Europe et en Asie, jusqu’à devenir une véritable banque universelle. Cette internationalisation contribue à installer la banque comme un mastodonte de la finance mondiale, attirant les meilleurs talents de toutes nationalités. Pour un jeune diplômé, travailler chez J.P. Morgan, c’est non seulement intégrer une institution de prestige, mais aussi bénéficier d’une exposition internationale unique, en collaborant avec des clients et collègues aux quatre coins du globe. De J.P. Morgan à JPMorgan Chase : un mastodonte mondial En 2000, J.P. Morgan fusionne avec Chase Manhattan Bank, donnant naissance à JPMorgan Chase & Co., la première banque américaine par la taille de son bilan. Cette fusion associe la puissance de J.P. Morgan dans la banque d’investissement à l’expertise de Chase dans la banque commerciale. Lors de la crise financière de 2008, JPMorgan Chase traverse la tempête avec davantage de stabilité que ses concurrentes. Sous la direction de Jamie Dimon, elle joue un rôle clé en rachetant Bear Stearns et Washington Mutual, deux institutions fragilisées. L’opération est risquée mais renforce sa position dominante et confirme sa stature de pilier du système financier mondial. Cet épisode démontre la résilience de J.P. Morgan et explique pourquoi la banque attire encore aujourd’hui les jeunes talents en quête de stabilité et d’excellence. J.P. Morgan aujourd’hui : un géant incontournable Avec plus de 3 900 milliards de dollars d’actifs en 2023, JPMorgan Chase est la plus grande banque américaine et l’une des plus puissantes au monde. Ses activités couvrent l’ensemble des métiers de la finance : le conseil en fusions-acquisitions, les marchés financiers (actions, obligations, dérivés), la gestion d’actifs et de fortune, ainsi que la banque commerciale. La banque ne se contente pas d’être puissante sur le plan financier. Elle investit massivement dans l’innovation et la transformation digitale, en développant par exemple des solutions fintech et des services de banque en ligne. Elle est également engagée sur les enjeux de responsabilité sociétale et environnementale, avec des investissements massifs dans la transition énergétique et les projets durables. Cette capacité à conjuguer puissance historique, innovation technologique et engagement RSE renforce son attractivité auprès des jeunes talents, qui y voient un employeur tourné vers l’avenir. Pourquoi J.P. Morgan attire tant les jeunes diplômés Rejoindre J.P. Morgan, c’est entrer dans une institution où l’exigence est au plus haut niveau. La banque offre une formation incomparable, une exposition directe à des transactions emblématiques et une progression rapide pour ceux qui savent performer. Mais cette attractivité s’accompagne d’une sélectivité extrême. Les processus de recrutement de J.P. Morgan sont réputés pour leur rigueur. Les candidats doivent maîtriser des questions techniques pointues, tout en démontrant des qualités humaines et comportementales exceptionnelles. C’est pourquoi une préparation structurée est indispensable. Avec Training You, vous pouvez accéder à des cours en ligne conçus par d’anciens banquiers de Lazard, à des fiches banques détaillées (dont une sur J.P. Morgan), à des questions d'entretien corrigées en vidéo et à des podcasts exclusifs avec des professionnels du secteur. Ces ressources vous offrent un avantage décisif pour réussir vos entretiens et décrocher un stage ou un CDI chez J.P. Morgan. Conclusion : J.P. Morgan, un symbole de puissance et d’excellence De ses origines au XIXe siècle avec John Pierpont Morgan à la création de JPMorgan Chase & Co., la banque a traversé les grandes crises et accompagné la mondialisation économique. Aujourd’hui, J.P. Morgan est non seulement un pilier de la finance mondiale mais aussi une référence pour les jeunes diplômés qui souhaitent débuter leur carrière en banque d’investissement. Rejoindre J.P. Morgan, c’est intégrer une institution qui incarne la stabilité, l’excellence et l’innovation. Mais pour franchir ses portes, il faut être parfaitement préparé. Avec Training You, vous disposez de toutes les ressources nécessaires pour vous distinguer et réussir vos entretiens dans l’une des banques les plus sélectives au monde. La meilleure manière de vous préparer, c’est de développer à la fois vos compétences techniques et votre capacité à structurer vos idées. Chez Training You, nous avons formé des milliers d’étudiants ayant intégré les plus grandes banques et fonds d'investissement. Nos Packs en Corporate Finance ou Finance de Marché offrent une préparation ultra-complète : Des formations conçues par des professionnels issus des meilleures institutions financières Accessible à 100% en ligne Un rapport qualité/prix unique sur le marché Taux de réussite > 90% chez les étudiants ayant suivi nos parcours complets Découvrir nos formations


Par Guillaume Pommier

5 min de lecture

Entreprise
BCG, l’esprit d’innovation du conseil en stratégie

Fondé en 1963 à Boston par Bruce D. Henderson, le Boston Consulting Group (BCG) est aujourd’hui l’un des cabinets de conseil en stratégie les plus prestigieux au monde, aux côtés de McKinsey et Bain. Ensemble, ils forment ensemble les célèbres « MBB ». L’idée fondatrice d’Henderson était simple mais visionnaire : appliquer des modèles scientifiques et analytiques à la prise de décision stratégique. Il fut le premier à conceptualiser la stratégie d’entreprise comme une discipline autonome, en développant des outils devenus légendaires, notamment la matrice BCG, qui classe les activités d’une entreprise selon leur part de marché et leur potentiel de croissance. Dès ses débuts, BCG s’est distingué par son approche intellectuelle et novatrice, valorisant la créativité analytique, la pensée critique et l’expérimentation. Là où McKinsey incarnait la rigueur et la culture du devoir, BCG prônait la liberté de penser différemment. C’est cette philosophie, toujours d’actualité, qui a fait du cabinet un véritable laboratoire d’idées pour les dirigeants du monde entier. Le BCG : un acteur mondial incontournable Aujourd’hui, le BCG est présent dans plus de 100 villes et 50 pays, et compte plus de 30 000 collaborateurs. Le cabinet accompagne aussi bien des multinationales que des gouvernements et des startups, sur des problématiques variées : croissance, transformation digitale, durabilité, intelligence artificielle, réorganisation opérationnelle ou diversité et inclusion. Le BCG a également su anticiper les grandes mutations économiques en lançant des entités spécialisées telles que BCG X (ex-BCG Gamma), dédiée à la data science et à l’IA, ou BCG Henderson Institute, un think tank d’innovation et de recherche stratégique. Ce positionnement unique lui permet de se distinguer comme le cabinet le plus visionnaire et technologique du trio. Là où McKinsey symbolise la tradition et la rigueur, BCG incarne la modernité et la créativité. Son ADN repose sur une idée simple : pour conseiller les leaders de demain, il faut penser en avance sur son temps. Pour mieux comprendre l’évolution du conseil stratégique à l’ère numérique, tu peux consulter notre article dédié au conseil en transformation digitale, un domaine où BCG figure parmi les pionniers. Une culture fondée sur l’intelligence collective La culture du BCG repose sur l’ouverture d’esprit, la curiosité et la collaboration. Le cabinet se décrit volontiers comme une « communauté de penseurs », où la remise en question est encouragée. Le modèle hiérarchique y est plus souple que dans d’autres firmes : chaque consultant est invité à challenger les hypothèses, proposer des idées et participer à la construction des solutions. Cette culture valorise la diversité des profils et la co-création. Travailler chez BCG, c’est donc rejoindre un environnement où l’on apprend en permanence, aux côtés de collègues brillants et passionnés. La méritocratie y est réelle, mais elle s’exerce dans un cadre bienveillant, fondé sur le partage et le coaching mutuel. Le quotidien d’un consultant chez BCG Les missions typiques durent entre 6 semaines et 3 mois, et couvrent des secteurs variés : industrie, finance, énergie, santé, technologie, luxe, éducation, ou secteur public. Un jeune diplômé rejoignant le BCG comme Associate (ou Consultant Junior) est rapidement intégré à des projets concrets : analyse de données, modélisation stratégique, entretiens avec les parties prenantes, recommandations et présentation au client. Le rythme est exigeant, mais passionnant. Une semaine, un consultant peut travailler sur la stratégie d’expansion d’un groupe du luxe ; la suivante, il contribue à un plan de décarbonation pour une entreprise énergétique. Chaque projet est une nouvelle immersion dans un univers différent. La méthode BCG combine analyse quantitative rigoureuse et intuition stratégique. Les équipes sont encadrées par un Project Leader et un Principal, qui guident les consultants à travers un système de coaching individualisé et de feedbacks continus. Le processus de recrutement au BCG Entrer chez BCG est un défi sélectif, mais prévisible et bien structuré. Le recrutement repose sur trois grandes étapes : D’abord, la sélection sur dossier : les recruteurs recherchent des parcours académiques solides, des expériences marquantes et un potentiel analytique affirmé Ensuite, un test de logique et de raisonnement, souvent inspiré du McKinsey Solve, évalue la capacité à structurer une réflexion et interpréter des données complexes Enfin, les entretiens de cas constituent le cœur du processus : deux à trois tours de business cases et de fit interviews, durant lesquels le candidat doit démontrer sa logique, sa créativité et sa clarté d’expression. Le BCG apprécie particulièrement les profils capables de penser « out of the box », d’explorer de nouveaux angles et de raisonner avec rigueur. Ce qui compte, ce n’est pas seulement la bonne réponse, mais la structure de la pensée et la cohérence de l’argumentation. Une carrière rapide et internationale La carrière chez BCG suit une trajectoire rapide et méritocratique : Associate (0–2 ans) Consultant (2–4 ans) Project Leader (4–6 ans) Principal / Partner (6–10 ans et plus) Chaque étape correspond à un élargissement du champ d’action : d’abord comprendre, ensuite diriger, puis inspirer. Le cabinet encourage aussi la mobilité internationale : il est courant de passer plusieurs années dans différents bureaux (Paris, Londres, Dubaï, Singapour, etc.), ce qui offre une exposition mondiale et un apprentissage culturel unique. Les anciens du BCG occupent aujourd’hui des postes clés dans des directions stratégiques, des fonds d’investissement ou des startups à forte croissance. Beaucoup rejoignent également la banque d'affaires (M&A, financement) ou le Private Equity. Le BCG est reconnu comme une véritable école du leadership, où les compétences acquises ouvrent toutes les portes. Un acteur respecté, parfois contesté Comme McKinsey, BCG suscite admiration et débats. Le cabinet est salué pour son excellence et sa vision, mais parfois critiqué pour son influence dans les sphères publiques et économiques. Cependant, il a su se démarquer par une culture perçue comme plus progressiste et transparente, notamment en matière de durabilité, de parité et de gouvernance. BCG s’est très tôt engagé dans les domaines du climat et de la transition énergétique, notamment via ses rapports sur la décarbonation et ses collaborations avec le World Economic Forum. Ce positionnement renforce son image de cabinet tourné vers l’avenir, soucieux de concilier performance économique et impact social. Se préparer avec Training You : la clé du succès pour intégrer le BCG Le Boston Consulting Group demeure une référence absolue de l’innovation stratégique et de la pensée analytique. Sa culture ouverte, sa recherche d’excellence intellectuelle et son engagement envers les grands défis de demain en font l’un des employeurs les plus attractifs pour les jeunes diplômés. Mais derrière le prestige se cache une exigence élevée : rigueur, curiosité, agilité et préparation sont les clés du succès. Pour celles et ceux qui rêvent de rejoindre le BCG, Training You constitue le meilleur tremplin pour transformer une ambition en réussite concrète et bâtir une carrière internationale, exigeante, mais passionnante, au cœur de la stratégie mondiale. Nos Packs en Consulting offrent une préparation ultra-complète : Des formations conçues par des professionnels issus des meilleures institutions du Consulting Accessible à 100% en ligne Un rapport qualité/prix unique sur le marché Taux de réussite > 90% chez les étudiants ayant suivi nos parcours complets Découvrir nos formations en Consulting


Par Guillaume Pommier

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Décryptage
Structureur : un métier stratégique au cœur de la finance de marché

Le métier de structureur est souvent entouré de mystère. Peu de gens en connaissent les contours, mais dans les salles de marché, tout le monde sait à quel point il est central. Véritable ingénieur de la finance de marché, le structureur conçoit des produits financiers sur mesure pour répondre aux besoins précis des investisseurs. Entre modélisation, stratégie et créativité, il transforme des idées en solutions d’investissement concrètes. C’est un métier à la croisée de la finance quantitative et de la stratégie commerciale, qui attire chaque année de plus en plus de jeunes diplômés d’écoles d’ingénieurs, de commerce ou de masters spécialisés. Ils sont séduits par le niveau intellectuel du poste, la responsabilité qu’il implique et les perspectives de carrière internationales qu’il offre. Mais devenir structureur ne s’improvise pas. C’est un métier ultra-compétitif, où les entretiens techniques sont parmi les plus sélectifs du secteur. Pour réussir, il faut allier une maîtrise solide des produits dérivés, des compétences analytiques pointues et une communication claire. C’est là que Training You intervient : la plateforme accompagne les étudiants dans la préparation aux entretiens en finance de marché et leur apprend à se démarquer dans un environnement où seuls les meilleurs réussissent. Le rôle du structureur : l’architecte des produits financiers Dans une salle de marché, le structureur est l’architecte qui conçoit les produits financiers complexes adaptés aux besoins de clients institutionnels ou privés. Il imagine, modélise et structure des produits dérivés combinant performance et protection, en fonction du profil de risque du client. Prenons un exemple concret : un investisseur souhaite profiter d’une hausse modérée du CAC 40, tout en se protégeant d’une baisse brutale. Le structureur va alors combiner des obligations et des options pour créer un produit équilibré, capable d’offrir un rendement attractif sans exposer le capital à un risque excessif. Ce travail d’ingénierie financière repose sur une compréhension fine des marchés, des modèles mathématiques et de la réglementation. C’est une discipline où la précision scientifique rencontre la créativité stratégique. Des compétences à la croisée de la technique et du relationnel Le structureur travaille en étroite collaboration avec les traders et les sales. Il doit comprendre la logique des marchés tout en traduisant les besoins des clients en solutions techniques. C’est un rôle de passerelle entre les chiffres et les mots, entre les algorithmes et la stratégie commerciale. D’un côté, il manipule des modèles de finance stochastique, simule des scénarios de marché, évalue des sensibilités (delta, gamma, vega) et mesure le risque. De l’autre, il échange avec les clients, vulgarise des concepts complexes et défend la valeur ajoutée de ses produits. Cette double compétence (analytique et relationnelle) fait du structureur un profil rare et recherché. Il est à la fois scientifique, stratège et pédagogue. Formation et parcours Pour accéder à la structuration, il faut une base académique solide en mathématiques, économie et finance de marché. Les profils les plus recherchés viennent des grandes écoles d’ingénieurs ou d’écoles de commerce, souvent avec une spécialisation en finance quantitative. Les Masters universitaires d’excellence, tels que le Master 203 de Paris Dauphine ou le Master Probabilités & Finance de Paris-Saclay, sont également des références. Ces formations permettent d’acquérir les bases indispensables : produits dérivés, valorisation, gestion du risque, programmation (Python, VBA) et finance computationnelle. Le parcours débute généralement par un poste d’analyste structureur, avant d’évoluer vers un poste de structureur confirmé, puis de responsable d’équipe. Certains se spécialisent par classe d’actifs (actions, taux, crédit, multi-assets), d’autres bifurquent vers le trading, le sales, ou la gestion d’actifs. Salaire et conditions de travail Le métier de structureur est exigeant, mais sa rémunération est à la hauteur. En début de carrière, les salaires se situent généralement entre 45 000€ et 60 000€ bruts annuels, auxquels s’ajoutent des bonus variables selon la performance. Avec l’expérience, la rémunération dépasse fréquemment les 100 000€, surtout dans les grandes banques d’investissement internationales. Les journées sont intenses et les marchés ne dorment jamais, mais la stimulation intellectuelle est permanente. Chaque produit structuré est un nouveau défi, une nouvelle équation à résoudre. C’est cette dimension analytique et créative qui passionne ceux qui exercent ce métier. Un tremplin vers d’autres carrières Une expérience en structuration ouvre de nombreuses portes. Les compétences techniques et stratégiques acquises permettent de se repositionner facilement dans d’autres domaines de la finance comme l'Asset Management ou le Risk Management. Beaucoup de structureurs évoluent à l’international, dans des hubs comme Londres, New York, Hong Kong ou Singapour, où la demande pour ce type de profils reste très forte. D’autres choisissent de créer leur propre société de conseil ou de gestion, capitalisant sur leur expertise produit et leur compréhension fine du risque. En somme, la structuration est une école d’excellence de la finance de marché, qui développe des compétences universellement reconnues dans le secteur. Se préparer à une carrière en structuration Les entretiens pour devenir structureur figurent parmi les plus sélectifs du secteur financier. Ils combinent des questions de mathématiques financières, de logique, de modélisation et parfois de programmation. Les candidats doivent aussi être capables d’expliquer des concepts complexes avec clarté, et de raisonner sous pression. Sans préparation sérieuse, il est difficile de convaincre les recruteurs des grandes banques. C’est pourquoi Training You accompagne les étudiants dans cette démarche à travers des cours vidéos, des cas pratiques corrigés et des sessions de coaching pour se familiariser avec les attentes des recruteurs en finance de marché. Grâce à cette préparation, les candidats gagnent en confiance, en précision et en impact. Les résultats parlent d’eux-mêmes : plus de 90% des étudiants ayant suivi les parcours complets Training You décrochent un stage ou un CDI dans une banque d’investissement. Conclusion Devenir structureur, c’est embrasser une carrière au cœur de la finance moderne. C’est un métier exigeant, mais passionnant, qui combine analyse quantitative, innovation et stratégie. Pour les jeunes diplômés curieux, rigoureux et ambitieux, il représente une opportunité unique d’allier mathématiques, créativité et responsabilité. Mais pour franchir les portes des grandes banques, il faut une préparation sans faille. Grâce à Training You, les étudiants disposent d’une plateforme complète pour développer leurs compétences techniques, perfectionner leur raisonnement et réussir les entretiens les plus sélectifs du secteur. Les Packs Training You en Finance de Marché offrent une préparation ultra-complète, 100% en ligne, conçue par des professionnels issus des meilleures banques et fonds d’investissement. Pour tous ceux qui visent une carrière d’élite, la structuration n’attend que vous, à condition d’y être prêt. Découvrir nos formations en Finance de Marché


Par Guillaume Pommier

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Décryptage
Les 5 métiers les plus exercés après une carrière en M&A

Travailler en M&A (Mergers & Acquisitions), c’est intégrer le cœur battant de la finance d’entreprise. Ce métier symbolise l’excellence, la rigueur et la stratégie appliquée au plus haut niveau. Les jeunes qui s’y engagent découvrent un environnement intense, où chaque transaction compte et où l’apprentissage est constant. Mais que faire après quelques années passées dans ce secteur exigeant ? Quels sont les débouchés les plus fréquents après le M&A ? Car si cette expérience est une véritable “école de la rigueur”, elle sert aussi de tremplin vers des carrières variées et prestigieuses. Dans cet article, on vous présente les 5 métiers les plus exercés après une carrière en M&A, avec leurs particularités, avantages et ce qu’ils apportent pour la suite d’un parcours professionnel. 1. Private Equity : le débouché le plus convoité Le Private Equity (PE) est la voie royale après le M&A. Les anciens banquiers y trouvent un prolongement naturel de leurs compétences : analyser des entreprises, modéliser leur potentiel et investir dans leur croissance. Travailler dans un fonds de Private Equity signifie passer du rôle de conseiller à celui d’investisseur. Vous ne structurez plus seulement les deals, vous les décidez. Vous suivez les participations dans la durée, contribuez à leur création de valeur et préparez leur revente. Les processus de recrutement dans le Private Equity sont notoirement sélectifs. Les tests de modélisation, les études de cas et les entretiens de fit sont exigeants. C’est pourquoi Training You propose une formation complète à ces entretiens, avec des cours, des cas corrigés et des fiches fonds pour maximiser vos chances d’intégrer un fonds prestigieux. 2. Corporate Development : le M&A côté entreprise Le Corporate Development, souvent appelé “Corporate M&A” ou “M&A interne”, est un débouché très fréquent après quelques années en banque d’affaires. Il consiste à rejoindre un grand groupe industriel ou coté pour piloter les acquisitions, cessions et partenariats stratégiques de l’entreprise. Ce rôle offre une exposition directe aux dirigeants tout en offrant un meilleur équilibre de vie que la banque d’affaires. Le banquier devient alors acteur des décisions stratégiques du groupe : évaluation de cibles, synergies, intégration post-acquisition. C’est une voie privilégiée pour ceux qui veulent rester au cœur des décisions stratégiques, mais dans un environnement plus stable et moins intense. 3. Venture Capital : de l’analyse financière à l’innovation Le Venture Capital (VC) attire de plus en plus d’anciens banquiers M&A passionnés par l’innovation. Le métier consiste à identifier, analyser et financer des start-ups prometteuses dans des secteurs en forte croissance (IA, climat, santé, fintech, etc.). Le banquier M&A y retrouve la rigueur d’analyse et la structuration de deals, mais dans un univers radicalement différent : plus entrepreneurial, plus dynamique, et centré sur la vision des fondateurs. Ce débouché séduit ceux qui veulent mêler finance et impact, tout en gardant une dimension stratégique et analytique. 4. L’entrepreneuriat : la suite logique pour les profils ambitieux De nombreux anciens banquiers d’affaires deviennent entrepreneurs. Après des années à conseiller les dirigeants, ils souhaitent à leur tour créer, lever des fonds et piloter leur propre entreprise. Leur expérience en M&A leur donne des atouts uniques : une compréhension profonde des business models, des compétences en levée de fonds, un carnet d’adresses solide et une résistance au stress exceptionnelle. Certains lancent leur start-up, d’autres rejoignent des scale-ups comme CFO ou Head of Strategy. L’entrepreneuriat attire particulièrement ceux qui veulent reprendre le contrôle de leur rythme, tout en gardant la stimulation intellectuelle et la stratégie au cœur de leur quotidien. 5. Le MBA ou la reconversion académique : un tremplin vers de nouveaux horizons Enfin, une partie des jeunes banquiers choisit de mettre leur carrière entre parenthèses pour suivre un MBA dans une école de prestige (INSEAD, London Business School, Wharton, etc.0). Ce passage académique offre une ouverture internationale et une accélération de carrière considérable. Après un MBA, beaucoup reviennent dans la finance avec un poste plus senior, tandis que d’autres se réorientent vers le conseil en stratégie, la finance durable ou la gestion d’actifs. C’est aussi une période de réflexion personnelle, propice aux projets entrepreneuriaux ou à la réorientation vers des métiers à impact. Le M&A : une école qui ouvre toutes les portes   Quel que soit le débouché choisi, le M&A reste une école de l’excellence. En quelques années, il forge des réflexes précieux : discipline, sens de la rigueur, maîtrise des chiffres et compréhension stratégique des entreprises. Ces qualités expliquent pourquoi les recruteurs, dans tous les domaines de la finance, apprécient les profils issus du M&A. Mais avant de pouvoir profiter de ces débouchés prestigieux, encore faut-il réussir à y entrer. Le processus de recrutement en M&A est reconnu pour sa difficulté : entretiens techniques, tests de modélisation et étude de cas chronométrée. Seuls les candidats les mieux préparés parviennent à décrocher un poste dans les grandes banques d’affaires. C’est pourquoi Training You accompagne chaque année des milliers d’étudiants dans cette préparation. Sur la plateforme, vous trouverez des cours sur la valorisation, la modélisation financière et le fit, des études de cas réelles corrigées en vidéo, ainsi que des fiches banques pour comprendre les spécificités de chaque établissement. Conclusion Travailler en M&A est une expérience unique : intense, formatrice et exigeante. Mais c’est aussi une porte d’entrée vers les carrières les plus prestigieuses de la finance. Private Equity, Corporate Development, Venture Capital, entrepreneuriat ou MBA : tous ces chemins s’ouvrent à ceux qui ont su faire leurs preuves en banque d’affaires. Le M&A n’est pas une fin en soi, mais un tremplin. Et pour y accéder, une préparation sérieuse est indispensable. Avec Training You, vous mettez toutes les chances de votre côté pour réussir vos entretiens, intégrer les meilleures banques et ouvrir la voie vers les métiers les plus prisés de la finance. Découvrir nos formations en Corporate Finance


Par Guillaume Pommier

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Décryptage
L’investissement en dette

L'investissement en dette est une composante essentielle des portefeuilles de nombreux investisseurs. Il offre des revenus fixes et une diversification précieuse. Contrairement aux actions, qui représentent une part de propriété dans une entreprise, les investissements en dette représentent un prêt fait à un émetteur qui s'engage à rembourser le principal avec des intérêts. Cet article explore en profondeur les différents aspects des investissements en dette, leurs avantages, les risques associés et les stratégies pour les intégrer efficacement dans un portefeuille d'investissement. Qu'est-ce que l'investissement en dette ? Les investissements en dette impliquent l'achat de titres de créance. Concrètement, l'investisseur prête de l'argent à l'émetteur en échange de paiements d'intérêts réguliers et du remboursement du principal à l'échéance. Ces instruments sont généralement émis par des gouvernements, des entreprises et d'autres entités pour lever des fonds. Il existe différents types d'instruments de dette : Les obligations d'Etat Elles sont émises par les gouvernements et généralement considérées comme des investissements sûrs. En effet, le risque de faillite d’un Etat est relativement faible, surtout ceux en bonne santé financière. On peut citer les bons du Trésor américains, les OAT françaises ou les Bunds allemands. Pour ces titres, la notation par les agences financières est souvent AAA ou AA. Par contre, les obligations souveraines émises par des pays émergents ou des économies moins stables ont des notations inférieures. Donc elles présentent un risque de défaut plus élevé. De plus, certaines obligations municipales sont émises par des gouvernements locaux ou des municipalités pour financer des projets publics tels que les infrastructures. Les obligations d'entreprises Elles sont émises par des entreprises pour financer leurs opérations. Ces obligations offrent généralement des rendements plus élevés que les obligations d'Etat, mais avec un risque accru. Parmi celles-ci, on en distingue deux catégories. D’un côté, les obligations d'entreprises Investment Grade sont émises par des entreprises solides financièrement (avec des notations de BBB- ou plus) et présentent un risque de défaut relativement faible. De l’autre, les obligations à haut rendement (High Yield, parfois appelées aussi Junk Bonds) sont émises par des entreprises avec des notations inférieures à BBB-. Elles offrent des rendements plus élevés pour compenser le risque accru de défaut. Pour en savoir plus sur ce type d'entreprises, vous pouvez lire notre article sur le capital retournement. Les obligations convertibles Elles sont émises par des entreprises et peuvent être converties en actions de l'entreprise émettrice à une date ultérieure. Les titres de créance structurés Ces instruments complexes sont créés à partir de pools de dettes et offrent des rendements variables en fonction de la performance des actifs sous-jacents. Par exemple, on peur citer les titre adossés à des créances hypothécaires (MBS), les titres adossés à des actifs (ABS) tels que des prêts étudiants ou des cartes de crédit et des obligations sécurisées (CDO) qui comportent des tranches de différents niveaux de risque. Les Prêts directs Ces prêts sont des instruments de financement où des prêteurs non bancaires fournissent des capitaux directement aux emprunteurs, contournant les institutions bancaires traditionnelles. Ils se destinent à des particuliers, des petites et moyennes entreprises (PME) ou des grandes entreprises. Ils peuvent offrir des rendements élevés, mais avec un risque de crédit plus élevé. Les avantages des investissements en dette Les investissements en dette offrent plusieurs avantages : Revenus fixes et réguliers : Les revenus s'assurent par le paiement des intérêts réguliers. C’est particulièrement attractif pour les investisseurs à la recherche de flux de trésorerie stables Sécurité : Les obligations garantissent une sécurité relative par rapport aux actions. En effet, elles sont généralement moins volatiles que les actions. Cela offre une certaine sécurité en période de turbulences économiques Diversification : L'ajout de titres de dette à un portefeuille peut aider à diversifier les risques et à améliorer le profil de rendement global Les risques associés aux investissements en dette A côté de ces avantages, l’investissement en dette présente certains risques : Risque de crédit : C’est le risque que l'émetteur ne puisse pas honorer ses obligations de paiement des intérêts ou du principal. En gros, il ne peut pas rembourser ! Risque de taux d'intérêt : Le prix des obligations est inversement corrélé au niveau des taux d'intérêt. Par conséquent, une hausse des taux peut entraîner une baisse de la valeur des obligations existantes Risque de liquidité : Certains instruments de dette peuvent être difficiles à vendre rapidement sans une réduction significative de leur prix Risque de marché : Les conditions économiques générales peuvent affecter la performance des obligations Comment évaluer les investissements en dette ? Pour évaluer les investissements en dette, les investisseurs doivent considérer plusieurs facteurs : Notations de crédit : Les agences de notation comme Moody's, S&P et Fitch évaluent la solvabilité des émetteurs, fournissant des indications sur le risque de crédit Durée et échéance : La durée de vie d'une obligation affecte sa sensibilité aux variations des taux d'intérêt Coupon et rendement : Les taux d'intérêt payés par l'obligation (coupon) et le rendement global dépendent du prix d'achat et du paiements des intérêts Conditions du marché : L'environnement économique général et les perspectives des taux d'intérêt ont une influence sur la valeur du titre Les stratégies d'investissement en dette Les investisseurs en dette peuvent mettre en place différentes stratégies : Achat et conservation : Acheter des titres de dette et les conserver jusqu'à leur échéance pour garantir des flux de trésorerie prévisibles Trading : Acheter et vendre des titres de dette pour profiter des fluctuations de prix Fonds communs de placement en dette : Investir dans des fonds gérés professionnellement qui diversifient les investissements en dette ETF : Les fonds négociés en bourse offrent une diversification similaire aux fonds communs, mais avec plus de liquidité et des frais généralement plus bas Pour conclure, les investissements en dette jouent un rôle crucial dans la diversification et la stabilisation des portefeuilles d'investissement. Ils offrent des revenus réguliers et une relative sécurité, bien que comportant des risques spécifiques. En comprenant les différents types d'instruments de dette, leurs avantages et leurs risques, ainsi que les stratégies d'investissement, les investisseurs peuvent prendre des décisions éclairées pour optimiser leur portefeuille. Vous souhaitez faire un stage en dette  ? C'est possible ! Pour vous aider, Training You a été fondé par deux anciens banquiers de Lazard qui connaissent les process de recrutement, les questions de fit et techniques régulièrement posées et comment y répondre. La plateforme Training You contient +60 heures de formation pour tout réviser et être au point le jour J : cours, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et le fonds de Private Equity, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Guillaume Pommier

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Décryptage
Salaires en M&A : Décryptage

En Corporate Finance et particulièrement en M&A, les salaires jouent un rôle crucial. D’abord, les salaires permettent d’attirer les talents. En effet, de nombreux étudiants s’intéressent au M&A pour cette raison. Ensuite, les salaires permettent de retenir les talents. C’est important dans un métier où le turn-over est traditionnellement très élevé. Les salaires en M&A représentent l’un des mythes de ce métier. Ils sont réputés très élevés. Et ils suscitent beaucoup d’interrogations. Dans cet article, nous décryptons d’abord les salaires en M&A selon le grade puis mentionnons quelques disparités en fonction du type de banque et de la géographie. Les salaires en M&A en fonction du grade D’abord, les salaires en M&A varient en fonction du grade des banquiers. Un grade est un niveau hiérarchique. Plus le banquier gagne en séniorité, plus sa rémunération augmente. Voici une ventilation des grades en M&A avec leurs salaires.  Le stagiaire Le stagiaire intervient en support de l’analyste dans la phase de production. C’est souvent lui qui gère la recherche des informations nécessaires pour produire les différents documents ou faire les modèles Excel. Exemples : la taille d’un marché, le chiffre d’affaires d’une entreprise, les informations sur une transaction précédente. De plus, le stagiaire peut s’occuper lui-même de la production de certaines parties du document. Dans ce cas, c’est surtout de la mise en forme de présentations sur PowerPoint. Le salaire du stagiaire en M&A est généralement compris entre 1 500€ et 2 000€ par mois. Cependant, ce montant varie en fonction de la banque. Dans les petites boutiques Small et Mid Cap, le salaire peut descendre jusqu’à 800€ par mois mais rarement en-dessous. A l’inverse, dans les boutiques d’élite (Lazard, Rothschild & Co, Centerview, etc.) ou les grandes banques américaines (Goldman Sachs, BofA, J.P. Morgan, etc.), le salaire des stagiaires peut augmenter jusqu’à 3 000€ par mois, mais rarement au-delà. A la fin du stage, le stagiaire peut aussi recevoir un petit bonus en fonction de sa performance. L’analyste L’analyste est le grade d’entrée pour les jeunes diplômés. La période d’analyste dure entre 2 et 3 ans. L’analyste produit les différents matériels utilisés par l’équipe. Ces matériels sont divers. En phase d’origination, c’est le pitch. En phase d’exécution, ce sont le teaser, l’information memorandum ou la management presentation. Dans les mandats sell-side, l’analyste doit aussi assurer les bonnes interactions entre les différentes parties prenantes (vendeur, acheteurs potentiels, conseils). Exemples : l’organisation des calls et réunions, l’animation de la data room, etc. Le salaire de l’analyste en M&A se situe autour de 80 000€ par an pour la première année. Ensuite, la rémunération augmente chaque année, à la fois la partie fixe et le bonus. Cependant, ce montant masque des disparités selon les banques. Dans une boutique d’élite ou une banque américaine, le package annuel des analystes (fixe et bonus) dépasse régulièrement 100 000€ dès la première année. Et il augmente rapidement avec le temps ! A l’inverse, dans des boutiques Small et Mid Cap, le salaire d’entrée se rapproche davantage de 60 000€ par an. L’associate L’associate possède déjà deux à trois ans d’ancienneté dans le métier. Cette expérience lui permet d’assumer la charge de la partie production. En effet, l’associate est responsable de la production des documents mentionnés ci-dessus (pitch, teaser, IM, etc.). En plus, il est souvent chargé de la construction des modèles financiers sur Excel. Exemples : valorisation, LBO Model, Merger Model, etc. Le salaire d’un associate en M&A est compris entre 80 000€ et 200 000€ par an selon les banques. A ce grade, la fourchette devient plus large. En effet, elle reflète les variations dans les bonus servis par les grandes banques par rapport à ceux attribués par les plus petites banques. Le Vice-Président ou VP Le Vice-Président a déjà entre 5 et 6 ans d’expérience dans la banque. Le grade de VP représente un pivot dans une carrière en M&A. En effet, le VP a un double rôle. D’une part, il organise la production des juniors. D’autre part, il est l’interlocuteur quotidien privilégié du client sur les sujets liés à l’évolution du process. A partir de ce grade, les salaires sont très corrélés à la banque. En bas de fourchette, le VP reçoit un salaire d’environ 150 000€ par an. En haut de fourchette, son salaire peut approcher les 400 000€ par an. Comme à chaque grade, ces montants comprennent une part fixe et un bonus, dont le niveau dépend de la performance de la banque et du banquier. Le Director Le Director a deux fonctions principales. Premièrement, il est l’interlocuteur privilégié du client (avec le VP) pendant le process. Deuxièmement, il commence à jouer un rôle commercial, en démarchant ses propres clients pour ramener des mandats à la banque. C’est le sourcing des deals. En général, on atteint le grade de Director après une dizaine d’années d’expérience en banque. Comme pour le VP, la rémunération du Director dépend beaucoup de sa banque. Dans les petites structures, il reçoit généralement entre 150 000€ et 200 000€ par an. Dans les plus grosses banques, sa rémunération se situe davantage entre 300 000€ et 500 000€ par an. Le Managing Director ou MD Le Managing Director est le grade le plus senior en M&A. Le travail du MD comporte à la fois une dimension commerciale et stratégique. Au niveau commercial, c’est lui qui assume la responsabilité de ramener les mandats à la banque. Il assure donc la partie origination des deals. Au niveau stratégique, c’est lui qui interagit avec le client sur les enjeux importants autour de la transaction. Exemples : prix de la transaction, choix des acquéreurs retenus à chaque étape du process, négociation du contrat à la fin du process, etc. Le salaire du Managing Director s’élève au minimum à 300 000€ par an dans les petites structures. Cependant, il peut atteindre plusieurs millions d’euros chaque année dans les plus grandes banques ! Et cela dépend principalement de sa capacité à originer puis exécuter des deals. L’importance d’autres facteurs dans les salaires en M&A Ensuite, les salaires en M&A varient en fonction d’autres facteurs. Prenons les deux principaux : la banque et la géographie. Les salaires en M&A selon la banque En M&A, les salaires dépendent du type de banque. On distingue quatre grandes catégories : Les Bulge Brackets Les Bulge Brackets regroupent les grandes banques internationales, principalement américaines, telles que Goldman Sachs, Citi ou Morgan Stanley. A Paris, ces grandes banques interviennent uniquement sur des opérations Large Cap. Pour chaque grade, ce sont dans ces grandes banques que les salaires en M&A sont les plus élevés. Par exemple, le salaire d’un stagiaire chez Bank of America s’élève à Paris à 2 500€ par mois. Et le salaire annuel à l’entrée d’un analyste de Goldman Sachs est de 85 000€, hors variable. Les boutiques d’élite Les boutiques d’élite sont des banques d’affaires indépendantes (boutiques) qui peuvent intervenir sur tous les segments, y compris le Large Cap (élite). Exemples : Lazard, Rothschild & Co, Centerview Partners, Perella Weinberg Partners, Messier & Associés. Ces boutiques offrent généralement des salaires aussi élevés que les Bulge Brackets. Par exemple, Lazard offre un salaire de 3 000€ par mois pour un stagiaire. Pour un analyste, le salaire annuel à l’entrée dans la banque est de 75 000€, hors variable. Les banques françaises Les grandes banques françaises universelles sont BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et BPCE. Les salaires y sont élevés, mais généralement un peu moins que dans les Bulge Brackets et les boutiques d’élite. Par exemple Crédit Agricole CIB et BNP Paribas offrent un salaire fixe moyen de 60 000€ par an pour un analyste junior. Et le salaire des stagiaires se situe entre 1 800€ à 2 200€ par mois. Les autres boutiques Les autres boutiques sont des banques d’affaires indépendantes qui interviennent généralement sur les segments Small et Mid Cap. Elles sont plus petites et versent des salaires moins élevés que les grandes banques ou boutique d’élite, sauf exception. Cependant, le niveau des salaires varie de manière significative selon les boutiques. Par exemple, Alantra offre 2 200€ par mois à ses stagiaires. Clearwater propose à ses analystes un salaire fixe moyen de 55 000€ par an. Les salaires en M&A selon la géographie Pour finir, les salaires en M&A dépendent de la géographie. Dans l’article, nous avons axé nos informations sur la place parisienne. Cependant, d’autres villes offrent des rémunérations plus ou moins attractives, à grade et structure équivalents. Prenons trois exemples. Une ville française en dehors de Paris Presque toutes les banques d’affaires sont situées à Paris. Cependant, quelques boutiques sont implantées en régions ou ont ouvert des bureaux dans certaines villes en dehors de Paris. On peut par exemple citer Edmond de Rothschild ou UBS à Lyon, Clearwater à Marseille ou Clairfield à Nantes. Par exemple, chez UBS, un stagiaire reçoit un salaire de 1 800€ par mois à Lyon contre 2 700€ pour le bureau parisien. Londres, la ville des Summer Internships A Londres, le recrutement des stagiaires se fait via ce qu’on appelle des Summer Internships. Pour ces stages, les process de recrutement et les modalités sont très différents. En effet, ils sont plus courts comparés à Paris (10 semaines pendant l’été). De plus, les salaires sont encore plus élevés. Lors d’un Summer Internship, le stagiaire peut recevoir entre 3 000£ et 4 000£ par mois. Ces niveaux de rémunération sont similaires dans les autres géographies anglophones qui recrutent principalement par le biais de Summer Internships. Exemples : Hong Kong, Singapour. New York, des salaires en M&A encore plus élevés A l'échelle internationale, les grands centres financiers mondiaux comme New York se distinguent par des salaires en M&A en moyenne encore plus élevés par rapport à Paris. Cette différence s’explique principalement par les valorisations plus élevées des sociétés aux Etats-Unis. Or, comme le niveau des fees touchés est un pourcentage du prix de la transaction, les revenus des banques sont plus élevés. Par conséquent, elles peuvent verser des salaires encore plus élevés à chaque grade. Par exemple, un jeune analyste de Goldman Sachs à New York reçoit un salaire fixe annuel de 100 000€, hors variable. Ces salaires en M&A vous attirent ? Les process de recrutement sont difficiles. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle regroupe tout ce que vous devez connaitre pour réussir les process de recrutement en M&A, Private Equity et autres métiers en Corporate Finance : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage / CDI de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Guillaume Pommier

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Entreprise
Les 10 cabinets où travailler en Transaction Services en France

Le Transaction Services ou « TS » est un métier de conseil financier (« Services ») qui s’exerce dans le cadre d’une transaction (« Transaction »). Concrètement, les professionnels du Transaction Services : Vérifient les chiffres historiques de la cible et les retraitent si nécessaire Analysent les risques financiers liés à la transaction Rédigent (en « sell-side ») ou challengent (en « buy-side ») un rapport de due diligence financière Le Transaction Services s’exerce au sein d’un cabinet. Ce cabinet peut être un cabinet d’audit (par exemple ceux du « Big 4 ») qui possèdent aussi des équipes dédiées au TS, soit un cabinet spécialisé dans les services financiers.  1) KPMG KPMG est un cabinet international d'audit et de conseil, fondé en 1922 mais qui résulte d’une fusion plus récente en 1987 entre « Peat Marwick International » et « Klynveld Main Goerdeler ». Le cabinet fait partie du « Big 4 » (avec Deloitte, EY et PwC). KPMG est l’un des leaders pour le Transaction Services en France. Dans le classement CFNEWS des conseils en due diligence financière pour l’année 2023, KPMG occupe la première place avec 212 mandats. Et cela pour la 5ème année consécutive ! KPMG est intervenu dans plusieurs grosses opérations. D'abord, le rachat par Edenred de l'éditeur britannique Reward Gateway. Ensuite, la prise de contrôle par TotalEnergies des parts qu'il ne détenait pas dans le développeur d'énergies renouvelables Total Eren. Enfin, l'entrée de Tikehau au capital du sous-traitant des secteurs de l’aéronautique Jogam. 2) PwC PwC est un cabinet international d'audit et de conseil issu de la fusion en 1998 entre deux cabinets : « Price Waterhouse » (fondé à Londres par Samuel Price en 1849 et rejoint par Edwin Waterhouse en 1865) et « Coopers & Lybrand » (fondé aussi à Londres en 1854). Le cabinet est aussi l’un des membres du « Big 4 » (avec EY, Deloitte et KPMG). Dans le classement CFNEWS pour les acteurs du TS en 2023 en France, PwC se place deuxième avec 192 mandats (juste derrière KPMG). De plus, PwC est le leader pour les opérations M&A. En 2023, le cabinet a par exemple conseillé sur l'augmentation de capital du Paris Saint-Germain (qui a accueilli le fonds américain Arctos Partners comme actionnaire minoritaire) ou la reprise par Carrefour des 175 enseignes Cora et Match en France auprès du belge Louis Delhaize. 3) EY EY est un cabinet international d'audit et de conseil dont les origines remontent au 19ème siècle. Précisément, le cabinet est issu de fusions successives entre plusieurs cabinets d’audits américains et britanniques jusqu’à la création en 1989 d’Ernst & Young (qui est aujourd’hui dénommé plus sobrement « EY »). EY est aussi un membre du « Big 4 » (avec Deloitte, KPMG et PwC). EY est l’un des leaders des Transaction Services en France. Selon CFNEWS, EY est 5ème du classement des conseils en due diligence financière en 2023. Cependant, le cabinet est le leader sur le segment Mid Cap. EY a par exemple conseillé sur le refinancement du Groupe Premium et le nouveau LBO de Constantia Flexibles mené par le fonds américain One Rock CP auprès de Wendel. Regardez notre conversation avec Alexis Fontana, Senior Manager en Transaction Services chez EY, qui explique tout sur le métier et son quotidien au sein d'EY  4) Deloitte Deloitte est un cabinet international d'audit et de conseil, fondé à Londres en 1845 par William Deloitte. La version actuelle du cabinet est ensuite issue de fusions successives entre plusieurs cabinets d’audits jusqu’à la création en 1989 de Deloitte Ross Tohmatsu (qui sera renommé « Deloitte » en 2003). Deloitte fait partie du « Big 4 » (avec EY, KPMG et PwC). Dans le classement CFNEWS de 2023, Deloitte occupe la 4ème place avec 170 mandats. Le cabinet est intervenu sur de nombreuses opérations avec des fonds d’investissement. Comme la prise de participation de Ardian dans la plateforme européenne de gestion des déchets Attero ou la cession par Antin de l'espagnol Lyntia Networks. 5) Mazars Mazars est un cabinet international spécialisé dans l'audit, la fiscalité et le conseil financier. Ses origines sont françaises ! Le cabinet a été créé en 1945 par Robert Mazars à Rouen. Son développement à l’international a ensuite débuté à partir des années 1970 avec l’ouverture de bureaux en Allemagne et en Espagne. Aujourd’hui, Mazars occupe en Europe la 5ème place, juste derrière les membres du « Big 4 ». Dans le classement CFNEWS, Mazars se positionne en 6ème position avec 138 mandats. Il est cependant 4ème pour les opérations M&A, juste devant EY. En 2023, le cabinet français a par exemple conseillé sur la reprise par Canal + du bouquet de chaînes payantes OCS et d’Orange Studio auprès d’Orange, l’OBO sponsorless de Advancy (qui permet à certains collaborateurs d’intégrer le capital du cabinet) ou l’entrée de BNP Paribas Développement et Bpifrance au capital de Alliaserv. 6) Eight Advisory Eight Advisory est un cabinet paneuropéen de conseil financier, opérationnel et stratégique. Il conseille ses clients dans trois principaux domaines : Transactions, Restructurations et Transformations à l'international. La création de Eight Advisory a lieu en 2009 quand plusieurs associés de EY décident de quitter le « Big 4 » en pleine crise financière. Ces associés « frondeurs » mettaient en cause la place prépondérante de l’audit et du commissariat au compte chez EY par rapport à d’autres métiers, dont celui du Transaction Services. Depuis, Eight Advisory s’est imposé en une quinzaine d’année comme une place forte du Transaction Services en France. Dans le classement 2023 des conseils en TS publié par CFNEWS, le cabinet est sur le podium, derrière KPMG et PwC mais devant Deloitte et EY. Précisément, Eight Advisory a obtenu 179 mandats, avec une position de leader sur les opérations de bourse (IPO, augmentation de capital) et sur le segment LBO. Pendant l’année, Eight Advisory est intervenu par exemple sur l'augmentation de capital du belge Biobest auprès de Sofina et Tikehau Capital (pour financer une opération de croissance externe au Brésil) et l'acquisition de Courir par le britannique JD Sports. Regardez notre conversation avec Luc de Saint Sauveur, Partner chez Eight Advisory dans l’équipe Strategy & Operations , qui détaille les métiers au sein d'Eight et ce qui rend l'entreprise unique sur le marché  7) Alvarez & Marsal Alvarez & Marsal est un cabinet de conseil en transformation d’entreprises et en restructuration. Il a été fondé en 1983 à New York par Tony Alvarez II et Bryan Marsal. A Paris, la présence d’Alvarez & Marsal remonte à 2001 mais le cabinet y accélère véritablement son développement depuis quelques années (avec de nombreux recrutements). Aujourd’hui, le bureau parisien couvre à la fois les métiers traditionnels du cabinet (restructuration, Private Equity et transformation) mais aussi des métiers du conseil financier (dont le Transaction Services). Dans le classement CFNEWS de 2023 pour les conseils TS, Alvarez & Marsal est 11ème avec 58 mandats. Le cabinet est par exemple intervenu sur le LBO de Banook avec Motion Equity Partners (qui relaie le fonds Turenne Santé), l’entrée de Capza au capital de Neo2 (toujours auprès de Turenne) ou la prise de participation par Carlyle au capital de Prophecy (auprès de IK Partners). Dans un épisode de notre podcast "Career Insights", Cédric Zana, Managing Director en Transaction Services chez Alvarez & Marsal , nous partage tout sur le métier et les particularités du cabinet, et sa croissance en France  8) Accuracy Accuracy est un cabinet de conseil aux dirigeants d’entreprise, fondé en 2004 par Frédéric Duponchel aux côtés de six autres associés, des anciens comme lui d’Arthur Andersen. Au départ, l’objectif est de proposer une alternative aux cabinets du « Big 4 » mais avec une qualité de service capable de rivaliser avec eux. Aujourd’hui, Accuracy propose des conseils dans 4 domaines : Transactions, Situations de litige et de crise, Stratégie financière des entreprises et Amélioration de la performance. Dans le classement CFNEWS de 2023 pour les conseils TS, Accuracy est 15ème avec 39 mandats. Le cabinet a par exemple conseillé sur l’entrée de Ardian au capital du groupement de cliniques vétérinaires Mon Véto ou l’augmentation de capital du spécialiste de la valorisation de la donnée ChapsVision. Charlotte Abecassis, MSenior Associate chez Accuracy , nous fait découvrir le conseil financier chez Accuracy et partage ses conseils pour intégrer le cabinet  9) Grant Thornton Grant Thornton est un cabinet d'audit et de conseil financier, issu du rapprochement de plusieurs cabinets d’audit, dont Thornton and Thornton (fondé en 1904 à Oxford) et Alexander Grant & Co (fondé à Chicago en 1926 par le comptable Alexander Richardson Grant). Dans le classement 2023 des conseils en TS publié par CFNEWS, Grant Thornton prend la 9ème place avec 77 mandats. Pendant l’année, le cabinet est intervenu sur plusieurs opérations. Dont le LBO secondaire sur Iagona mené par IRD Invest ou le MBO sponsorless sur ACS Solutions soutenu par Indigo Capital. 10) Advance Capital Advance Capital est un cabinet de conseil fondé à Lyon par Olivier Poncin et Arnaud Vergnole (deux anciens de PwC) en 2007 qui accompagne les entreprises dans leur développement, avant et après les transactions. Concrètement, Advance Capital exerce 4 métiers : Transaction Services , Transformation (lancement en 2018), Restructuring (activité lancée en 2020) et Evaluation. Dans le classement 2023 des conseils en TS publié par CFNEWS, Advance Capital est 8ème avec 89 mandats. En 2023, Advance Capital a par exemple conseillé sur l’acquisition par Alizon du spécialiste de la location financière dédiée à la santé Infimed à Turenne Groupe ou la réorganisation du capital de Lumiplan (avec l’arrivée d’InnovaFonds et Bpifrance). Vous souhaitez faire un stage en Transaction Services ? Tous ces cabinets peuvent vous accueillir. Mais les process de recrutement en Transaction Services sont exigeants. Il faut comprendre le métier, connaître le cabinet dans lequel vous candidatez et maîtriser les notions techniques utilisées par les professionnels en Transaction Services. Pour vous aider, Training You a été fondé par deux anciens banquiers de Lazard qui connaissent les process de recrutement, les questions de fit et techniques régulièrement posées et comment y répondre. 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Par Guillaume Pommier

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Entreprise
Conseil en stratégie : Décryptage de la stratégie de Decathlon pour devenir une marque mondiale

La stratégie de Decathlon est un exemple pour les consultants ! Les cabinets de Conseil en stratégie s’inspirent régulièrement des belles histoires entrepreneuriales pour accompagner leurs clients. Celle de Decathlon en est une ! Depuis sa création, la petite entreprise française née dans le Nord de la France s'est imposée comme un leader incontesté dans le domaine des articles de sport, offrant une gamme diversifiée de produits de qualité à des prix abordables. Cependant, avec l'évolution constante des attentes des consommateurs et l'émergence de nouveaux défis dans le secteur du commerce de détail, Decathlon a récemment entrepris une refonte stratégique sous la direction de Barbara Martin Coppola, sa nouvelle PDG. Dans cet article, nous revenons sur l’histoire hors du commun de Decathlon avec le prisme de la stratégie d’entreprise : innover à sa naissance, conquérir pendant ses années de forte croissance et se moderniser pour mieux de transformer aujourd’hui. La naissance de Decathlon : une stratégie d’entreprise innovante Decathlon est une aventure humaine dont les origines remontent à 1976. Son fondateur s’appelle Michel Leclercq, un jeune homme de 35 ans qui travaille à l’époque chez son oncle Gérard Mulliez (le président fondateur d'Auchan). A l’époque, Michel Leclercq fait un constat, construit un objectif et déploie une stratégie. D’abord, le constat est l’absence de grandes surfaces spécialisées dans la vente d’articles de sport. Dans la France des années 1970, on vend tout dans les grandes zones commerciales, sauf du sport. Ensuite, l’objectif est de rassembler tous les sports sous un même toit ! Par conséquent, l’entreprise se base sur un concept novateur : elle ne vend pas les articles d'un seul sport mais les équipements pour plusieurs sports. Comme cela, chaque sportif a le choix de sa discipline.   [caption id="attachment_6428" align="aligncenter" width="300"] Brochure publicitaire de Decathlon en 1980[/caption]   Enfin, la stratégie de Decathlon se distingue sur trois dimensions : La couverture d’une large gamme de sports et d'activités. Les magasins Decathlon vont du football au cyclisme, en passant par la randonnée et le ski. D’ailleurs, la marque « Decathlon » est retenue car le décathlon regroupe les 10 sports que les associés fondateurs souhaitent présenter dans les magasins Un modèle commercial unique. Decathlon conçoit et fabrique aussi ses propres marques de produits. C’est assez original dans les années 1970 pour les grandes surfaces La volonté de rendre le sport accessible à tous. Decathlon propose des produits de qualité à des prix abordables. Chez Decathlon, on met en avant à la fois la qualité du premier prix et le prix bas du produit top de gamme. A ce sujet, rappelons cette phrase de Michel Leclercq : « Le but de la journée n'est pas d'avoir fait le plus gros chiffre d'affaires, mais de voir les clients revenir dans six mois, dans un an ». Les historiques de Decathlon racontent souvent l’anecdote suivante. Peugeot ne voulait plus fournir de vélos en raison d’un désaccord sur les marges bénéficiaires. Decathlon a donc proposé à un fabricant régional (l’entreprise Leleu Cycles) de commercialiser leurs vélos en remplaçant leur nom de marque par des autocollants Decathlon. Objectifs : avoir une gamme de vélos accessibles pour les clients de Decathlon et préserver l’image de marque de Leleu La croissance de Decathlon : une stratégie d’entreprise conquérante Au départ, Decathlon se concentre principalement sur la vente de ses produits de sport dans un seul magasin. Mais rapidement, l’enseigne débute une stratégie d’expansion nationale et internationale. Expansion nationale (années 1980) : Au cours des années 1980, Decathlon connait une croissance rapide sur le marché français en ouvrant de nouveaux magasins dans différentes régions du pays. Aujourd’hui, le réseau regroupe plus de 300 magasins en France Expansion internationale (années 1990 et 2000) : Dans les années 1990, Decathlon débute son expansion à l'international en ouvrant des magasins dans plusieurs pays européens, notamment en Espagne, Italie et Allemagne. En effet, le premier magasin Decathlon à l’étranger ouvre à Dortmund en 1986 ! Cette période est aussi marquée par le lancement de nouvelles gammes de produits et par l'accent mis sur l'innovation. Depuis les années 2000, Decathlon a consolidé sa position en tant que leader mondial dans le secteur des articles de sport. L'entreprise a continué à ouvrir de nouveaux magasins dans le monde entier, élargissant ainsi sa présence internationale. Par exemple, Decathlon ouvre son premier magasin en Chine à Shanghai en 2003. Actuellement, l’entreprise a plus de 2 000 magasins répartis dans 57 pays dans le monde La transformation de Decathlon : une stratégie ambitieuse « Le monde change, il est temps pour Decathlon d'accélérer ». C'est par cette phrase que la nouvelle Directrice Générale Barbara Martin Coppola (une franco-espagnole, ancienne Chief Digital Officer chez Ikea) a présenté le nouveau plan stratégique de Decathlon lors d'un grand « show » organisé en mars 2024 à Paris, à l'Accor Arena de Bercy. Deux ans après son arrivée, elle fait prendre un virage stratégique à la marque. Decathlon est confronté à des évolutions A l’origine, quatre évolutions impactent l’activité de Decathlon : Evolution des attentes des consommateurs, en matière d'expérience d'achat et de personnalisation des produits. Ils recherchent désormais des solutions plus personnalisées et une expérience client immersive Concurrence accrue. Le secteur des articles de sport est de plus en plus concurrentiel. De nouvelles marques (Intersport, Go Sport, Sport 2000) émergent. De nouveaux modèles d'affaires (Cdiscount, Amazon) se développent. Par conséquent, Decathlon doit s'adapter pour rester compétitif dans ce paysage en évolution rapide Changement technologique. Les avancées technologiques offrent de nouvelles possibilités en matière de conception de produits, distribution et marketing. Decathlon doit intégrer ces technologies pour rester à la pointe de l'innovation Responsabilité Sociale et Environnementale. Les consommateurs sont de plus en plus sensibles aux questions environnementales et sociales. Decathlon doit adopter une approche durable dans toutes ses activités pour répondre à ces préoccupations croissantes La nouvelle stratégie de Decathlon Face à ces évolutions, Decathlon imagine un nouveau plan stratégique qui repose sur 3 axes : expérience client, durabilité et digitalisation. Cela se décline en plusieurs points importants : Nouvelle identité visuelle Le logo a été revisité avec une nouvelle forme circulaire et le bleu emblématique de la marque devient légèrement plus foncé. Réduction du nombre de marques Le portefeuille passe de 80 à seulement 13 marques. Cette diversité était la volonté initiale des fondateurs, mais elle rendait aujourd’hui l’enseigne peu lisible. Selon un responsable, « jusqu'à il y a quelques mois, on avait une marque par sport et, comme on fait 80 sports, on avait 80 marques. On s'est un peu dispersé ». Par conséquent, certaines marques disparaissent (Artengo pour le tennis, Wedze pour le ski ou Olayan pour le surf). Decathlon mise désormais sur 9 marques spécialistes (ex : Quechua pour la montagne, Kipsta pour les sports collectifs ou Tribord pour les sports d'eau) et 4 marques « expertes » (ex : Kiprun pour les chaussures running ou Simond pour l’escalade et l’alpinisme). Internationalisation La DG a même évoqué la « nouvelle frontière » en référence à Kennedy pour faire de Decathlon une marque mondiale. Elle le résume comme cela : « Decathlon est connu depuis des décennies pour ses grands magasins bleus. Maintenant, nous ouvrons cette boîte bleue au reste du monde ». Pour renforcer sa notoriété, Decathlon pourra aussi compter sur les Jeux Olympiques de Paris en 2024, dont la marque est l’un des partenaires officiels. Services associés aux produits Par exemple, Decathlon sera en mesure d’indiquer les routes les plus adaptées au client qui achète un vélo selon son niveau. Optimisation et digitalisation des organisations et des systèmes C'est le cas depuis le processus créatif et la production, jusqu'à l'utilisation et la réutilisation des produits. Durabilité Decathlon prend cet enjeu très au sérieux, avec par exemple le développement de l'offre de seconde main ou des ateliers réparation. Concrètement, le groupe prévoit de réduire ses émissions carbone de 20% en 2026, 42% en 2030 et atteindre le « net zéro » en 2050. En conclusion, la nouvelle stratégie de Decathlon sous la direction de Barbara Martin Coppola traduit l’évolution nécessaire d’une entreprise qui doit répondre aux besoins changeants des consommateurs, tout en renforçant sa position sur un marché mondial. En adoptant une approche plus digitale, innovante, durable et internationale, Decathlon est bien positionné pour relever les défis à venir et rester un leader du secteur des articles de sport ! Cependant, cette modernisation n’est pas un renoncement à son ADN. Decathlon ne veut pas copier Nike et Adidas ! L’enseigne veut garder ses points forts, par exemple l’accessibilité au sport avec des produits techniques à prix bas ou sa capacité à répondre à des experts d’un sport niche comme la randonnée ou la course à pied. Cela vous motive pour travailler en Conseil en stratégie ? C’est normal ! Travailler sur les problématiques stratégiques de grandes entreprises comme Decathlon est très valorisant ! Mais c’est difficile d’intégrer un prestigieux cabinet. Pour réussir, il faut être très bien préparé. Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Conseil en stratégie. Avec : des cours pour optimiser votre candidature et bien performer pendant les entretiens, une bibliothèque de 172 cas réels corrigés qui sont tombées en entretien, 14 fiches secteurs pour améliorer votre business sense, 17 fiches cabinets pour comprendre les particularités entre les différents acteurs et des podcasts exclusifs avec des consultants pour obtenir des retours d’expérience concrets. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Guillaume Pommier

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Préparation
Quelles sont les principales méthodes de valorisation ?

Les méthodes de valorisation font parmi des notions les plus importantes en Corporate Finance. D’abord, la valorisation fait partie des travaux récurrents du banquier M&A, que ce soit dans le cadre d’un pitch (phase d’origination) ou dans le cadre d’un mandat (phase d’exécution). En effet, difficile d’acheter ou de vendre une société sans connaitre sa valeur ! Ensuite, la maîtrise des méthodes de valorisation est très fréquemment évaluée pendant les entretiens en M&A. Par conséquent, c’est important de les connaitre et surtout de bien les comprendre. Dans cet article, nous passons en revue les principales méthodes de valorisation, leur fondement et leur utilisation. A chaque fois, vous pouvez retrouver plus de détails toutes ces méthodes dans notre cours dédié aux méthodes de valorisation sur la plateforme. Les trois méthodes de valorisation traditionnelles Les trois principales méthodes de valorisation sont les comparables boursiers, les transactions comparables et le DCF. Les deux premières (comparables boursiers et transactions précédentes) sont des méthodes analogiques. La troisième (DCF) est une méthode intrinsèque. Les méthodes analogiques Les méthodes analogiques reposent sur la comparaison de la cible avec des sociétés analogues, qu’on appelle des comparables. Dans le cas des comparables boursiers (« trading comparables » en anglais), les sociétés analogues sont des entreprises cotées en bourse. Et le point de comparaison est le cours de bourse des entreprises comparables Dans le cas des transactions précédentes ( « precedent transactions » en anglais), les sociétés analogues sont des entreprises qui ont fait l’objet d’une acquisition dans une période relativement récente. Et le point de comparaison est le prix par action offert par l’acquéreur pour racheter l’entreprise Le fondement des deux méthodes analogiques réside donc dans la capacité du banquier à extérioriser un prix pour chaque entreprise comparable (cours de bourse ou prix par action offert par l’acquéreur), calculer des multiples de valorisation à partir de ce prix et appliquer ces multiples à la cible qu’il cherche à valoriser. Ce travail repose sur trois grandes étapes, qui sont d’ailleurs communes aux deux méthodes analogiques : Etape 1 : Sélectionner un échantillon d’entreprises comparables Cette sélection se base sur l’application de plusieurs critères de sélection. Ces critères sont très précisément décrits dans le cours dédié aux méthodes de valorisation sur la plateforme Training You. Evidemment, ce qu’on peut déjà dire à ce stade, c’est que ces entreprises comparables sont nécessairement cotées en bourse pour la méthode des comparables boursiers et ont fait l’objet d’une acquisition pour les comparables transactionnels. En effet, dans les deux cas, le banquier M&A peut extérioriser un prix et construire à partir de ce prix une analyse comparative Etape 2 : Calculer des multiples Une fois l’échantillon d’entreprises comparables construit, le banquier M&A calcule des multiples. Les multiples permettent de rapporter une valeur absolue (Enterprise Value, Equity Value) à un agrégat comptable de l’entreprise (chiffre d’affaires, EBITDA, résultat net, etc.). Par exemple, le multiple le plus couramment utilisé pour les méthodes analogiques est EV/EBITDA. Pour obtenir une revue de l’ensemble des multiples utilisables et comprendre comment les calculer pour chaque méthode, nous vous renvoyons encore une fois à notre cours de valorisation Etape 3 : Appliquer une moyenne ou médiane des multiples à la cible Après avoir calculé des multiples pour chacune des entreprises comparables, le banquier applique leur moyenne ou médiane à l’agrégat pertinent de la cible. Par exemple, si la médiane des multiples EV/EBITDA ressort à 10 fois et que l’EBITDA de la cible est de 150 millions d’euros, l’EV de la cible s’élèvera avec 1,5 milliards d’euros La méthode intrinsèque du DCF La méthode intrinsèque du DCF (« Discounted Cash Flows » en anglais) considère que la valeur de l’entreprise correspond à la valeur présente de l’ensemble des  flux de trésorerie disponibles (« Free Cash Flows » en anglais) qu’elle génèrera  à l’avenir. Cette méthode s'appele « intrinsèque » car elle se base principalement sur les performances de la cible elle-même et non sur des entreprises comparables. Le fondement de la méthode du DCF réside dans l’actualisation de ses flux de trésorerie disponibles. Ce travail repose sur trois étapes : Etape 1 : Calculer les flux de trésorerie disponibles sur un horizon explicitement défini Ce calcul s’appuie essentiellement sur le Business Plan de l’entreprise sur les prochaines années (généralement entre 5 et 7 ans, mais c’est variable). Pour savoir comment calculer les flux de trésorerie disponibles et comprendre la logique financière derrière chacun des éléments de la formule de calcul, vous pouvez visionner la section réservée au DCF dans notre cours de valorisation Etape 2 : Actualiser les flux de trésorerie disponibles Une fois les flux de trésorerie disponibles calculés, le banquier M&A doit les actualiser. En effet, la théorie de la « valeur temps de l’argent » nous apprend qu’un euro demain ne vaut pas tout à fait le même euro aujourd’hui. Puisque le détenteur de cet euro peut le placer à un taux d’intérêt et gagner un petit surplus lié à la rémunération de son placement dans le temps. C’est le principe même de l’épargne. Par conséquent, si le « Free Cash Flow » de l’année 3 (donc celui dans 3 ans) s’élève à 50 millions d’euros, sa valeur présente sera inférieure. Mais de combien ? En réalité, l’actualisation dépend de la probabilité de recevoir effectivement ces 50 millions d’euros dans 3 ans, et donc inversement du risque de ne pas les toucher... Ce risque est capturé par un taux d’actualisation : le WACC (« Weighted Average Cost of Capital ») en anglais ou le CMPC (« Coût Moyen Pondéré du Capital ») en français. Concrètement, le banquier actualise chaque « Free Cash Flow » à l’aide de ce taux, qui représente par ailleurs le coût global du financement pour l’entreprise. Plus l’entreprise est « risquée », plus ses flux futurs sont incertains et plus le taux d’actualisation sera élevé. Cela réduira mécaniquement la valeur présente des flux futurs et donc la valorisation obtenue avec le DCF. Les détails de ce mécanisme d’actualisation sont parfaitement explicités dans le cours de valorisation sur la plateforme Etape 3 : Calculer la valeur terminale La somme des flux de trésorerie disponibles actualisés sur l’horizon explicite correspond à la valeur de l’entreprise pendant cette période. Or, l’entreprise ne vas pas disparaitre après. Le banquier M&A doit donc calculer la valeur présente de l’ensemble des « Free Cash Flows » au-delà de cette période, et ce jusqu’à l’infini. C’est précisément l’objectif de la valeur terminale. Cette valeur se calcule de deux manières : Gordon-Shapiro ou les multiples. Chacune d’entre elle est détaillée dans notre cours de valorisation  Les autres méthodes de valorisation Les méthodes traditionnelles sont les plus souvent utilisées. Mais au-delà de ces trois méthodes, le banquier M&A détient d’autres cordes à son arc de valorisation. Passons en revue rapidement quelques méthodes additionnelles pouvant être utilisées pour valoriser une entreprise. Les méthodes de valorisation des sociétés cotées D’abord, deux méthodes s’appliquent uniquement aux sociétés cotées en bourse car elles reposent sur l’analyse de l’évolution du cours de bourse sur une période récente. La méthode du « Share Price » Cette méthode consiste à calculer la moyenne du cours de bourse de la cible sur une période récente (3 mois, 6 mois, 12 mois) et s’en servir comme référence pour en déduire sa valeur. Elle est certes assez simpliste, mais donne une idée très précise du prix payé concrètement par des investisseurs pour acheter une action de l’entreprise. Par conséquent, elle est une référence pertinente pour obtenir une idée de combien elle vaut. Le banquier M&A doit néanmoins faire attention aux variations du cours de bourse qui seraient liées non pas à l’évolution de la valeur fondamentale de la société, mais davantage à un choc externe. Par exemple, si un acquéreur annonce son intention de lancer une offre publique (OPA ou OPE) sur la société, alors il est plus que probable que son cours de bourse grimpe de manière rapide par simple réaction à cette information. C’était par exemple le cas du cours de M6 début 2021 quand RTL Group a confirmé une potentielle cession de la chaîne La méthode du « Target Price » Cette méthode repose sur l’opinion des brokers qui suivent la société. Dans leurs notes de recherche (appelée aussi notes de brokers et disponibles à travers des bases de données payantes comme Bloomberg ou Refinitiv), ils indiquent un cours de bourse cible pour l’entreprise, basé sur leur prévision concernant l’évolution du cours de bourse dans les prochaines semaines. Si le cours prévisionnel est supérieur au cours de bourse actuel, ils recommandent aux investisseurs d’acheter le titre. Dans le cas contraire, ils conseillent de le céder. De la même manière que pour la méthode du « Share Price », le banquier M&A doit cependant faire attention aux dates de publications de ces notes. Car des prévisions antérieures à un évènement impactant pour l’entreprise (ex : publication de ses résultats, acquisition d’une entreprise, cession d’une filiale, changement du CEO) seront vite obsolètes La méthode LBO Ensuite, la méthode LBO s'utilise pour valoriser une entreprise qui est sur le point de faire l’objet d’un LBO, autrement dit une opération à effet de levier (avec un financement significatif en dette) par un fonds de Private Equity. Concrètement, la méthode LBO permet de répondre à la question suivante : quel montant le fonds de Private Equity peut-il  injecter en Equity pour faire le LBO, étant donné ses différentes contraintes de financement (levier financier), opérationnelles (Business Plan de la cible) et financières (TRI exigé par les LPs) ? Pour comprendre les différentes étapes de la méthode et avoir un exemple chiffré, nous vous conseillons de visionner la partie dédiée à la méthode LBO dans notre de valorisation sur la plateforme. Les méthodes patrimoniales Enfin, les méthodes patrimoniales reviennent à évaluer chaque élément de l’actif et du passif exigible de l’entreprise puis à en déduire la valeur de son actif net. Cette actif net s’obtient en calculant la différence entre la somme des actifs diminué du passif exigible. Dans cet exercice particulièrement difficile, le banquier M&A doit réévaluer chaque élément du bilan de l’entreprise en partant de sa valeur comptable, en fonction de ses propres hypothèses et de la santé financière de l’entreprise. C’est ce qu’on appelle faire un ANR ou Actif Net Réévalué. En général, ces méthodes s'utilisent dans des situations spéciales comme une restructuration. Pour conclure, les méthodes de valorisations sont des notions à absolument connaitre si vous souhaitez faire un stage en M&A ou Corporate Finance. Les recruteurs testent les candidats presque systématiquement sur ces méthodes. Alors donnez-vous toutes les chances de bien maitriser la valorisation avec les cours et cas pratiques que nous proposons pour vous préparer aux entretiens. Vous souhaitez en savoir plus sur les méthodes de valorisation et les autres concepts financiers ? Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle regroupe tout ce que vous devez connaitre pour réussir les process de recrutement en M&A, Private Equity et autres métiers en Corporate Finance : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Guillaume Pommier

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Entreprise
5 choses à savoir sur la boutique M&A Amala Partners

Dans le monde des M&A, Amala Partners est une petite jeune. La boutique a été fondée en 2020 par un ancien de Natixis Partners, Jean-Baptiste Marchand. Aujourd’hui, elle commence à se faire un nom sur la place parisienne, à la fois chez les clients et les étudiants qui la plébiscitent pour des stages. Dans cet article, partez à la découverte de Amala Partners en 5 points distinctifs. 1) Amala Partners, une boutique créée par l’expérimenté Jean-Baptiste Marchand Diplômé de l'ESCP et de la prestigieuse université germanophone de Saint-Gall en Suisse, Jean-Baptiste Marchand lance la boutique M&A Amala Partners en 2020 après un début de carrière riche dans le monde de la finance. Initialement, il débute sa carrière financière dans les salles de marché comme tarder. Ensuite, après un court passage en finance de marché, il se réoriente rapidement vers la finance d’entreprise et construit sa carrière dans les banques les plus prestigieuses de la place parisienne : Deutsche Bank, Lazard (recruté par Jean-Jacques Guiony, qui occupe actuellement le poste de directeur financier chez LVMH) et surtout Natixis Partners (recruté par Patrick Maurel) pour couvrir les segments Small et Mid Cap. En effet, Jean-Baptiste Marchand préfère le « Small Mid » par rapport au « Large » car le rôle du banquier y est encore plus central (aux côtés du dirigeant) et décisif (dans la vie du dirigeant). En 2020, Jean-Baptiste Marchand quitte Natixis Partners pour monter son projet entrepreneurial. Ce projet se fera dans la continuité de son début de carrière puisque sa startup sera une banque d’affaires. Mais il est aussi une rupture puisque Amala Partners entend se distinguer des acteurs traditionnels de la banque d’affaires. 2) Amala Partners, une boutique spécialisée dans le conseil financier Amala Partners est une banque d’affaires indépendante qu’on appelle aussi une boutique. A ce titre, elle propose à ses clients uniquement des services de conseil financier. Précisément, elle intervient dans trois domaines : Conseil en M&A : levée de fonds, cession d’entreprise et ouverture de capital, rapprochement entre égaux, acquisitions et bolt-on, LBO/MBO/OBO, SPAC Conseil en financement : stratégie de financement ou refinancement pour optimiser la structure du bilan avec les meilleures conditions de marché Conseil aux sociétés de gestion : Accompagnement des gérants de fonds (GPs) et investisseurs du non coté (LPs) tout au long du cycle de vie de leurs activités (levées de fonds, solutions de liquidités, business développement) Aujourd’hui, Amala Partners compte plus de 45 professionnels dont 8 associés. Spécialiste du conseil aux acteurs du Private Equity (cf. le point suivant), la boutique se démarque particulièrement sur les secteurs de l’éducation (avec le recrutement de Martine Depas en tant que Senior Partner par exemple) et de la technologie. Enfin, Amala Partners se positionne surtout sur les segments Mid et Large Cap, avec quatre transactions conseillées en 2023 au-delà du milliard d’euros de valorisation. 3) Amala Partners, une boutique avec une offre inédite entre M&A et GP Advisory Au-delà des solutions traditionnelles de conseil en M&A ou financement, la troisième expertise de Amala Partners est plus innovante. Concrètement, cette offre inédite de « GP Services » permet d’accompagner à la fois les General Partners (ou « GPs », les gérants ou fonds de Private Equity) et les Limited Partners (ou « LPs », les investisseurs dans les véhicule levés par les fonds d’investissement) dans leurs différentes problématiques. Et elles sont nombreuses : levée de fonds, accès à la liquidité, etc. Cette approche intégrée du M&A et du Private Equity n’existe pas réellement dans les banques traditionnelles. Le pari d’Amala Partners est de réunir ces deux activités. Pour cela, la banque a d’ailleurs recruté un spécialiste avec l’ancien de Triago Nicolas de Nazelle. Prenons un exemple précis. L’émergence des fonds de continuation requiert les deux expertises. En effet, dans ce contexte, Amala Partners propose une approche intégrée pour optimiser le succès de ces opérations qui permet à la fois aux gérants d’offrir de la liquidité à leurs investisseurs et d’assurer la continuité de leur investissement. Dans ce cas précis, le « GP Advisory » n’est pas une offre supplémentaire mais une offre intégrée au conseil M&A. 4) Amala Partners, une boutique engagée dans son temps Amala Partners met en avant trois principales valeurs : Engagement : Pour servir au mieux l’intérêt et répondre aux besoins de ses clients Audace : Pour oser (c’est un projet entrepreneurial) tout en maîtrisant les risques (c’est une banque d’affaires) Excellence : Pour satisfaire au mieux les attentes des clients. Par conséquent, Amala Partners valorise le travail, l’empathie, l’intégrité et le sens du collectif. Ce sont d’ailleurs ces qualités humaines qui sont recherchés chez les candidats pendant les process de recrutement chez Amala Partners. Le parcours académique compte, mais l’état d’esprit du candidat et son « fit » avec la boutique seront primordiaux (motivation, esprit d’équipe, etc.) Par exemple, Amala Partners soutient deux associations qui sont alignées avec ses valeurs car elles encouragent l’audace et accompagnent les talents de demain vers leur réussite. L’institut de l’engagement. Aider les jeunes à structurer et réaliser leur projet pour leur permettre d’avoir un avenir à la hauteur de leur potentiel Proxité. Contribuer à la réussite scolaire, l’orientation et l’insertion professionnelle durable des jeunes issus des territoires en difficulté D’ailleurs, Training You s’engage aussi pour des causes communes en soutenant par exemple les actions du programme SEO Europe en France. 5) Amala Partners, une boutique qui bénéficie d’un dealflow en forte augmentation Depuis son lancement en 2020, Amala Partners a conseillé sur plus de 75 opérations, à la fois en M&A, financement et solutions pour le Private Equity. Ce track record constitue une vraie performance pour une si jeune boutique ! De plus, le dealflow est en pleine croissance : 5 deals en 2020, 21 deals en 2021, 27 deals en 2022 et 16 deals en 2023 (dans un contexte de marché plus difficile). Enfin, le début d’année 2024 est prometteur avec quelques belles opérations déjà annoncées. Quelques exemples : Conseil d’IMDEV (leader du marché de l’imagerie médicale en France) dans le cadre d’une prise de participation minoritaire de Capza et Bpifrance Conseil de Bridgepoint dans le refinancement d’Anaveo (leader français de la sécurité électronique intelligente et unifiée spécialisé dans la conception, l’installation et la maintenance de solutions) auprès de LGT Capital Partners et Bank of Ireland Conseil vendeur de la holding DENTRESSANGLE et de l’équipe de management d’Infogene dans leur cession à Vulcain Engineering Group Enfin, les Partners d’Amala Partners ont conseillé au total plus de 450 transactions de M&A, opérations de financement et solutions pour les sociétés de gestion dans leur carrière. Vous souhaitez travailler chez Amala Partners ? Vous avez raison. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle regroupe tout ce que vous devez connaitre pour réussir les process de recrutement en M&A, Private Equity et autres métiers en Corporate Finance : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Guillaume Pommier

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Préparation
Quelle est la différence entre le ROCE et le ROE ?

L’objectif prioritaire d’une entreprise est généralement (si on exclue par exemple les entreprises à mission) de générer de la rentabilité. D'abord, rentabilité pour les actionnaires, ceux qui ont acheté ses actions et qui en sont les propriétaires. Ensuite, rentabilité pour les créanciers, ceux qui ont accepté de prêter de l’argent à l’entreprise pour financer son activité. Enfin, rentabilité pour tous les investisseurs, ceux qui ont cru en elle, qui ont investi en elle et qui espère évidemment en retirer un rendement (« return »). Cela tombe bien : le ROCE et le ROE sont deux notions comptables qui permettent justement de mesurer ce rendement des capitaux investis dans l’entreprise. Surtout, ces deux notions sont couramment évaluées lors des entretiens en M&A ou pour d’autres métiers en Corporate Finance (ex : Private Equity, Venture Capital, Leveraged Finance, etc.). Il est donc important de les connaitre. Dans cet article, nous allons d’abord définir le ROCE et le ROE, puis rappeler leur formule de calcul et enfin analyser ces deux notions. Comment définir le ROCE et du ROE ? Le ROCE et le ROE sont deux notions comptables qui mesurent la rentabilité des capitaux investis dans l’entreprise. Précisément : Le ROCE ou « Return On Capital Employed » représente la rentabilité économique de l’entreprise, autrement dit sa rentabilité opérationnelle Le ROE ou « Return On Equity » représente la rentabilité financière de l’entreprise, autrement dit la rentabilité des capitaux propres Comment calculer le ROCE et le ROE ? Le ROCE et le ROE sont des ratios, c’est-à-dire qu’ils sont calculés comme un pourcentage. Le calcul du ROCE D’abord, le ROCE se calcule de la manière suivante : ROCE = NOPAT / Capital Employed D’une part, le NOPAT (« Net Operating Profit After Tax ») correspond au résultat opérationnel après impôts, autrement dit l’EBIT après impôts. D’autre part, le Capital Employed est la valeur comptable de l’actif économique. Il correspond à la somme de l’actif immobilisé (les immobilisations corporelles, incorporelles et financières) et du BFR (les créances clients et les stocks diminués des dettes fournisseurs). Attention, ce montant fait référence au bilan économique et financier qui se construit avec d’un côté les emplois (actif) et de l’autre côté les ressources (passif). A l’inverse, le bilan comptable (qui est celui le plus souvent utilisé pour répondre aux questions de comptabilité en entretien) est construit avec l’actif immobilisé et l’actif circulant (les stocks, les créances clients, la trésorerie et des éléments de trésorerie équivalente) et non le BFR à l’actif. Le calcul du ROE Ensuite, le ROE se calcule de la manière suivante : ROE = Résultat Net / Capitaux Propres D’une part, le Résultat Net est l’agrégat final du compte de résultat qui se calcule comme la différence entre l’ensemble des produits et des charges de l’entreprise. D’autre part, les Capitaux Propres (« Equity ») sont la valeur comptable des Capitaux Propres (« Book Value »). Cette valeur est affichée dans les comptes de l’entreprise, précisément au passif de son bilan. Elle s’obtient en faisant la somme du capital social (l’argent apporté par les fondateurs au moment de la création de l’entreprise) et des résultats nets accumulés par l’entreprise et mis en réserve (donc non distribués sous la forme de dividendes aux actionnaires). On doit parfois ajouter certains éléments comme les intérêts minoritaires pour calculer les capitaux propres. Pour en savoir plus sur cette notion, vous pouvez retrouver notre cours sur le Bridge EqV-EV sur la plateforme. Comment analyser le ROCE et le ROE ? L'analyse du ROCE D’abord, le ROCE mesure la rentabilité des capitaux investis par l’ensemble des pourvoyeurs de fonds de l’entreprise, c’est-à-dire tous ceux qui ont financé l’actif économique (« Capital Employed »). Concrètement, si un investisseur (qu’il soit actionnaire ou créancier) investit 1 euro dans l’entreprise et que cela lui rapporte 20 centimes, alors la rentabilité opérationnelle des capitaux engagés est de 20%. Le ROCE sera donc de 20% ! Par conséquent : Un ROCE élevé signifie que les stratégies d’utilisation du capital de l’entreprise sont efficaces Un ROCE faible signifie au contraire qu’il y a du « gaspillage » dans les fonds alloués. Le management ne les alloue pas efficacement. Et il faut revoir la stratégie de l’entreprise (ex : réallocation des capitaux vers d’autres projets, cessions de certaines activités non stratégiques, etc.) Le ROCE varie évidemment selon le secteur d’activité. Les analystes doivent donc comparer le ROCE d’une entreprise avec celui de ses concurrents (qui évoluent sur le même marché) ou suivre l’évolution du ROCE sur une période pour évaluer la cohérence avec laquelle le capital est utilisé. Que faire pour augmenter le ROCE ? C’est simple : il faut être plus efficace. Pour cela, l’entreprise a deux leviers principaux. Premièrement, elle peut augmenter le NOPAT. Cela revient généralement à augmenter les revenus (chiffre d’affaires) ou à diminuer les coûts (Opex). Deuxièmement, elle peut diminuer le capital utilisé pour générer le NOPAT. Cela peut se faire de plusieurs manières. Par exemple, l’entreprise peut céder des actifs non rentables (c’est-à-dire qui ne contribuent pas ou peu à la rentabilité) ou restructurer certaines dettes (c’est un refinancement avec des taux plus bas). L'analyse du ROE Ensuite, le ROE mesure seulement la rentabilité des capitaux propres investis par les actionnaires de l’entreprise, c’est-à-dire ceux ont financé les capitaux propres. Concrètement, si un actionnaire injecte 1 euro dans l’entreprise pour acheter des actions et que cela lui rapporte 10 centimes, alors la rentabilité financière des capitaux engagés est de 10%. Le ROE s’élève donc à 10% ! Tout cela est très bien, mais le ROCE comme le ROE sont des notions comptables. Que disent-elles sur la création de valeur pour les investisseurs ? Pour en savoir plus, vous pouvez visionner notre cours de Comptabilité sur la plateforme. D’ailleurs, existe-t-il un lien entre ces deux ratios ? Oui, la rentabilité financière (ROE) est égale à la somme de la rentabilité économique (ROCE) et d’un effet de levier. Précisément, on a : ROE = ROCE + (ROCE - Coût de la dette) x (DN/CP) Avec : DN : Dette financière nette CP : Valeur comptable des capitaux propres C’est l’effet de levier qui fait la liaison mathématique entre le ROE et le ROCE et qui permet sous certaines conditions de maximiser le ROE. Comment se manifeste ce lien ? Si ROCE > Coût de la dette, alors l’entreprise bénéficie d’un effet de levier. Dans ce cas, l’endettement permet d’augmenter le ROE de l’entreprise. En fait, le résultat opérationnel après impôt (dont dépend le ROCE) couvre plus que nécessaire les intérêts financiers (qui dépendent du coût de la dette) Si ROCE < Coût de la dette, alors l’entreprise subit un effet massue. Dans ce cas, l’endettement dégrade le ROE de l’entreprise. Ici, le résultat opérationnel après impôt ne permet pas de couvrir l’intégralité des intérêts financiers  Vous souhaitez faire un stage en Corporate Finance ? Ces métiers sont très attractifs donc aussi très concurrentiel. Il faut être vraiment bien préparé pour obtenir une offre. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle regroupe tout ce que vous devez connaitre pur réussir les process de recrutement en M&A, Private Equity et autres métiers en Corporate Finance : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


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