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League Tables M&A 2025 : classement des banques d’affaires (CFNEWS) et analyse du marché

Par Guillaume Pommier

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5 min de lecture

Le marché des M&A en France continue d’évoluer dans un environnement incertain, marqué par des tensions géopolitiques persistantes et un cycle économique encore fragile. Pourtant, loin de s’effondrer, l’activité démontre une résilience remarquable.

D’après les dernières League Tables publiées par CFNEWS, les banquiers d’affaires ont totalisé 2 599 mandats en 2025, en légère baisse par rapport à l’année précédente. Un chiffre qui reste néanmoins supérieur à celui de 2022, point bas récent du marché.

Mais au-delà du volume, c’est surtout la structure du marché qui évolue. Derrière les chiffres se dessine une transformation profonde du M&A français, avec des implications directes pour les étudiants et jeunes professionnels qui souhaitent y faire carrière.

Un marché moins spectaculaire, mais plus structuré

L’un des enseignements majeurs de l’année 2025 réside dans la baisse des très grosses transactions. Les opérations supérieures à un milliard d’euros reculent, après une année 2024 particulièrement dynamique sur ce segment.

À l’inverse, les transactions de petite et moyenne taille dominent très largement le marché. Les opérations inférieures à 20 millions d’euros représentent toujours une part écrasante des mandats.

Cette évolution s’explique en grande partie par le contexte macroéconomique. Le ralentissement de l’inflation a permis de stabiliser les taux d’intérêt, redonnant de la visibilité aux entreprises. Mais les incertitudes géopolitiques et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement continuent de freiner les opérations les plus ambitieuses.

Résultat : le marché devient plus fragmenté, plus opportuniste, et surtout plus orienté vers des stratégies de consolidation progressive plutôt que vers des acquisitions transformantes.

Rothschild confirme son leadership incontesté

Dans ce contexte, Rothschild & Co s’impose une nouvelle fois comme l’acteur dominant du marché français des M&A. Avec 152 mandats en 2025, la banque d’affaires affiche une progression significative et renforce son statut de référence.

Ce qui distingue particulièrement Rothschild, c’est sa capacité à intervenir sur l’ensemble des segments. La banque se positionne en tête sur les opérations de LBO, de build-up, de capital-développement et même de capital innovation. Elle domine également les segments Small Cap, Mid Cap et Large cap, illustrant une couverture extrêmement large du marché, possible grâce à Transaction R.

Cette présence transversale constitue un avantage compétitif majeur, qui lui permet de capter à la fois les grandes transactions structurantes et les opérations plus récurrentes du mid-market.

Adviso Partners, symbole d’un marché en mutation

S’il ne fallait retenir qu’une surprise dans ce classement 2025, ce serait sans aucun doute la trajectoire d’Adviso Partners. La banque d’affaires réalise une progression spectaculaire en passant de la 13e à la 2e place, avec un volume de mandats quasiment doublé en un an.

Cette performance ne doit rien au hasard. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation du mid-market, notamment à travers son rapprochement avec Rydge Conseil. Adviso s’impose aujourd’hui comme un acteur incontournable du Small Cap, segment sur lequel elle occupe la première place.

Pour ceux qui souhaitent mieux comprendre cette stratégie et les coulisses du développement d’une boutique en forte croissance, l’épisode avec Bertrand Thimonier dans la série Career Insights offre un éclairage particulièrement intéressant sur la vision et l’exécution derrière cette montée en puissance.

Edmond de Rothschild, la force d’un modèle équilibré

En troisième position, Edmond de Rothschild Corporate Finance confirme la solidité de son positionnement. Avec 59 mandats, la banque illustre une approche plus généraliste, couvrant l’ensemble des segments du marché sans concentration excessive.

Elle se distingue particulièrement sur les opérations de LBO, où elle figure parmi les leaders.

Ce positionnement équilibré lui permet de capter des opportunités variées, tout en conservant une forte crédibilité auprès des fonds d’investissement.

Pour approfondir cette approche et mieux comprendre les spécificités du métier, l’épisode avec Arnaud Petit dans Career Insights apporte un retour d’expérience concret et particulièrement instructif.

Un marché des M&A de plus en plus segmenté

Au-delà du podium, le classement met en évidence une segmentation croissante du marché.

Natixis Partners et Crédit Agricole CIB affichent une forte présence sur les segments intermédiaires, tandis que Lazard reste fidèle à son positionnement historique sur les transactions de grande envergure.

Parallèlement, des acteurs comme Cambon Partners ou Amala Partners continuent de renforcer leur spécialisation, notamment sur les opérations de build-up et de LBO.

Cambon Partners, en particulier, illustre parfaitement cette dynamique avec une progression régulière et une identité forte sur le mid-market. L’épisode avec David Salabi dans Career Insights permet d’ailleurs de mieux comprendre les logiques stratégiques derrière ce positionnement.

Cette évolution traduit une réalité de plus en plus marquée : le marché du M&A n’est plus homogène. Il est désormais structuré par des niches, des expertises sectorielles et des segments de valorisation.

LBO et build-up : les véritables moteurs de 2025

Un autre enseignement clé concerne la nature des opérations.

Les transactions sponsor-driven, notamment les LBO et les build-up, continuent de soutenir l’activité. À l’inverse, les opérations boursières enregistrent un recul notable après une année 2024 plus dynamique.

Cette tendance confirme le rôle central du private equity dans le marché actuel. Les fonds poursuivent activement leurs stratégies de consolidation, créant un flux constant d’opérations, notamment sur le mid-market.

Pour les banques d’affaires, cela implique une adaptation continue des équipes et des expertises, avec une importance croissante accordée aux opérations complexes mais répétables.

Ce que les league tables révèlent vraiment pour les étudiants

Au-delà du classement lui-même, ces données offrent une lecture extrêmement précieuse pour les étudiants.

Elles permettent d’identifier les banques les plus actives, les segments les plus dynamiques, et surtout les zones où se concentrent réellement les opportunités.

  • Le premier enseignement est clair : le mid-market est aujourd’hui le cœur du marché. Une grande partie des transactions, et donc des recrutements, se situe sur les segments Small et Mid Cap
  • Le deuxième point concerne la dynamique des boutiques en forte croissance. Des acteurs comme Adviso, Cambon ou Amala offrent souvent davantage d’opportunités et une exposition opérationnelle très rapide
  • Enfin, le Large Cap reste extrêmement attractif, mais plus sélectif. La raréfaction des gros deals limite mécaniquement le nombre de postes disponibles

Autrement dit, comprendre la structure du marché devient un avantage compétitif en soi dans la préparation des candidatures

Conclusion

Les League Tables 2025 confirment une transformation profonde du marché des M&A en France. Moins dépendant des grandes transactions, plus fragmenté et plus spécialisé, le marché s’adapte à un environnement économique en mutation.

Pour les étudiants, cette évolution ouvre de nouvelles opportunités, à condition d’en comprendre les dynamiques et les codes.

C’est précisément dans cette logique que s’inscrit la préparation aux entretiens en M&A/Corporate Finance : au-delà des connaissances techniques, il s’agit avant tout de maîtriser les attentes réelles du marché et des recruteurs.

Pour aller plus loin, les retours d’expérience de professionnels issus de ces différentes banques, disponibles dans la série Career Insights, constituent une ressource particulièrement précieuse pour appréhender concrètement les enjeux du métier.

Source : CFNEWS, League Tables 2025

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Entreprise
Rothschild & Co vs Edmond de Rothschild : quelles différences ?

Le patronyme « Rothschild » est connu dans le monde entier. Il est même entré dans le langage commun pour devenir synonyme de grande richesse. Mais Rothschild, c’est avant toute chose une famille, dont sont issues deux des plus prestigieuses banques d’affaires de notre époque : Rothschild & Co et Edmond de Rothschild. Dans cet article, nous allons d’abord revenir sur les origines communes aux deux banques, puis expliquer en quoi elles sont différentes aujourd’hui et enfin étudier les avantages de chacune par rapport à l’autre. Rothschild & Co et Edmond de Rothschild : Deux banques avec une histoire commune La naissance d’une dynastie avec Mayer Amschel Rothschild L'enfance L’histoire de la dynastie débute en 1744 avec la naissance à Francfort de Mayer Amschel Rothschild. A cette époque, de nombreux juifs allemands vivent dans des ghettos. Et ils sont soumis à des règles strictes (ex : sortir que certains jours, ne pas faire les courses en même temps que les autres, etc.). Devenu orphelin, le petit « Mayer » est envoyé par ses grands frères faire ses armes chez le banquier Simon Wolf Oppenheimer à Hanovre. Dans cette ville, la politique envers les juifs est plus souple. Avec lui, Mayer s’initie à la finance. Et il développe sa maîtrise des affaires. Les débuts professionnels A son retour à Francfort en 1763, il est mis en relation avec le prince Guillaume Ier (électeur de Hesse-Cassel). C'est l'une des plus grandes fortunes d'Europe. Ce dernier cherche un banquier pour gérer sa fortune. Et Mayer devient rapidement l’un de ses hommes de confiance. Lorsque le prince Guillaume succède à son père en 1785 (il devient Guillaume IX), il est sollicité par d’autres Princes européens pour des emprunts. Or, il est d’une nature plutôt méfiante. Et il ne souhaite pas devenir l’usurier de l’Europe. C’est alors que Mayer lui propose de prêter l’argent en son nom. En effet, il peut exiger des taux importants. Car les emprunteurs ont l’habitude que les juifs pratiquent le prêt à usure. Tout cela sans écorner la réputation de Guillaume. En échange, Rothschild s’octroie de fortes commissions. Ainsi, il pourra rapidement prêter lui aussi de l’argent et ainsi faire fructifier sa fortune personnelle. Les cinq maisons À sa mort en 1812, Mayer lègue ses biens à ses cinq fils (il avait aussi cinq filles). Ces fils sont déjà dispersés dans les plus grands centres financiers européens : Francfort, Londres, Paris, Vienne et Naples. Ensemble, les cinq frères vont accroître de manière phénoménale l’héritage de leur père. Comment ? En créant le réseau financier le plus vaste au monde. Chacun prend la tête d'une filiale de la banque familiale. Cela donne les cinq branches de la famille, symbolisées par les cinq flèches de leur emblème. La branche française à Paris James de Rothschild, l’un des cinq fils de Mayer, installe la banque à Paris. D’une part, il développe l’activité bancaire traditionnelle de la famille en France. D’autre part, il diversifie l’entreprise dans plusieurs domaines : L'art. Il devient un grand collectionneur Le vin. La famille acquiert le domaine de Mouton en 1853 et le château Lafite Rothschild dans le Bordelais en 1868 Le ferroviaire. Il fonde la Compagnie des chemins de fer du Nord en 1845 (qui restera sous le contrôle de la famille jusqu'à son absorption par la SNCF lors de la nationalisation des réseaux privés de chemins de fer en France en 1938) Les deux tournants : séparation et nationalisation La branche française va subir un double tournant dans la seconde moitié du 20ème siècle. La naissance de la branche genevoise En 1953, Edmond de Rothschild (arrière petit fils de James) fonde la Compagnie financière (LCF) Edmond de Rothschild, anticipant les évolutions bancaires qui transforment la Banque Privée et l’Asset Management. Dans les années 1960, il se fait pionnier du Private Equity en devenant l’actionnaire de référence de nombreuses sociétés dont le Club Med. Surtout, en 1965, il lance sa nouvelle Banque Privée Edmond de Rothschild à Genève, en Suisse La renaissance de Paris Orleans En 1981, après l’élection de François Mitterrand à la Présidence de la République en France, une vague de nationalisations est lancée par le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy. La banque Rothschild n’y échappe pas et est nationalisée en 1982, contrairement à d’autres banques d’affaires comme Lazard. David de Rothschild (arrière-arrière petit-fils de James) relance l'activité familiale via la société Paris Orléans (la holding qui détenait avant la compagnie ferroviaire). Au départ, ce n’est pas une banque d'affaires mais plutôt une société de gestion de portefeuille, qu’il avec son cousin Eric de Rothschild. Paris Orléans reçoit aussi le soutien financier de Evelyn de Rothschild (à la tête de la branche anglaise), d'Edmond de Rothschild (le fondateur du groupe financier suisse…), du financier britannique Jimmy Goldsmith et du banquier marseillais Martin Maurel (qui avait déjà soutenu la famille pendant la Seconde Guerre Mondiale). Non satisfait avec la seule gestion de fortune, David de Rothschild lance dès 1983 la nouvelle banque « Rothschild & Cie », qui regroupe à la fois ses activités de banque privée et des activités de banque d’affaires. Son ambition est maintenant claire : bâtir un « nouveau Lazard », la référence des banques d'affaires en France dans les années 1980 Rothschild & Co et Edmond de Rothschild : Deux banques qui se ressemblent aujourd’hui Les activités traditionnelles de la banque Au départ, Rothschild & Co (la banque parisienne, héritière de « Rothschild & Cie ») se spécialise davantage en M&A (c’est principalement une banque d’affaires depuis 1983). A l'inverse, Edmond de Rothschild (la cousine genevoise) exerce plus la gestion de fortune. C’est principalement une banque privée depuis les années 1960. Or, les deux sont aujourd’hui concurrentes sur presque toutes les activités « traditionnelles » de la banque : Banque d’affaires. Rothschild & Co est toujours leader en France, mais Edmond de Rothschild est un concurrent sérieux, surtout sur les opérations midcap Banque privée. Edmond de Rothschild était pionnier. Mais Rothschild & Co a fortement renforcé cette activité depuis quelques années. En particulier depuis la fusion avec Martin Maurel en 2016. En effet, les familles Rothschild et Maurel entretiennent des relations privilégiées depuis plusieurs générations Gestion d'actifs. Les deux banques sont historiquement présentes dans ce métier Les autres activités Par contre, en ce qui concerne les activités « non traditionnelles », Edmond Rothschild jouit aujourd’hui d’un plus gros patrimoine. Par exemple, il est présent dans : Le vin. Avec Champagne Barons de Rothschild, Château Clarke, Château des Laurets (au sein de la division « Heritage »). La banque genevoise est en concurrence avec d’autres membres de la famille dans les activités viticoles. Comme par exemple Philippe Sereys de Rothschild (qui possède plusieurs domaines dont le prestigieux Mouton Rothschild) et Eric de Rothschild (propriétaire du Château Lafite) Le fromage. Avec le Domaine des 30 Arpents qui produit le dernier brie de Meaux AOC fermier (dans « Heritage ») Le foncier. Avec le domaine du Mont d’Arbois, un groupe hôtelier de luxe à Megève (dans « Heritage ») L’art. Avec les « Fondations Edmond de Rothschild » Le sport. Avec Gitana Team, une écurie de course à la voile fondée en 2000 par Benjamin de Rothschild (fils d'Edmond) Enfin, Rothschild & Co est aujourd’hui davantage présent dans le capital investissement avec la branche Merchant Banking. Elle a été créée en 2009 et investit à la fois en dette et fonds propres dans des entreprises sur le segment midcap. Les dirigeants des banques Rothschild Les dirigeants des deux groupes sont aujourd’hui Alexandre de Rothschild (fils de David, le refondateur de la banque parisienne après la nationalisation) pour la branche parisienne et Ariane de Rothschild (femme de Benjamin, le fils de Edmond, décédé en 2021) pour la branche genevoise. D’ailleurs, ils étaient en conflit pendant plusieurs années sur l’utilisation du nom, avant un compromis signé en 2018. Aujourd’hui, il est interdit d’utiliser le nom seul. C'est une victoire pour Benjamin et Ariane (la branche genevoise), qui réclamaient précisément l’ajout d’un élément distinctif au patronyme de la banque parisienne (cela sera le suffixe « & Co » !). Pourquoi aller chez Rothschild & Co ou Edmond de Rothschild ? Le choix entre Rothschild & Co et Edmond de Rothschild dépend de vos aspirations et de vos objectifs. Dans les deux cas, il faut bien les connaitre pour performer dans la parte fit de l’entretien. Les 3 atouts de Rothschild & Co Elle détient 3 avantages distinctifs : La réputation sur le métier de la banque d’affaires. La banque est l’un des leaders en France du conseil en M&A et reconnue pour son expertise dans ce domaine. Avec Lazard, Rothschild & Co constitue le duo des boutiques M&A indépendantes les plus prestigieuses de la place parisienne Le réseau mondial. La banque est présent dans 40 pays contre moins de 15 pays pour Edmond de Rothschild La diversité des segments en M&A. La banque conseille sur tous les types de transactions (y compris des très gros deals large cap).Au contraire, Edmond de Rothschild se spécialise plutôt à Paris sur le segment midcap Les 3 atouts de d'Edmond de Rothschild  Elle détient 3 avantages distinctifs : La spécialisation en midcap. Si vous souhaitez travailler sur des opérations midcap (proximité avec le client, rôle pédagogique plus important, plus d’exposition potentielle en tant que junior), la boutique sera un excellent choix La dimension philanthropique. La banque a développé un réseau de 10 fondations à l’échelle internationale. Elles poursuivent la tradition philanthropique de la famille Rothschild Le mélange de tradition et d’innovation. A côté des activités traditionnelles et de la culture Rothschild, la banque est régulièrement impliquée dans des initiatives innovantes. C’était déjà le cas dans les années 1960 (avec la naissance du Private Equity moderne) et cela continue au cours du temps (ex : la création de Gitana Team, une équipe de course de voile de haut niveau) Pour en apprendre plus sur Edmond de Rothschild, vous pouvez retrouver notre podcast avec son Président Arnaud Petit ici :  Vous souhaitez travailler en M&A dans des banques comme Rothschild & Co ou Edmond de Rothschild ? C’est difficile d’intégrer ce type de banque. La concurrence est rude. Une bonne préparation est nécessaire ! Pour vous aider, deux anciens banquiers de Lazard (la banque concurrente, oui…) ont lancé Training You en 2019 pour aider les étudiants à préparer les entretiens en M&A et plus globalement en Corporate Finance. Les formations regroupent tout ce que vous devez connaitre pour réussir un process de recrutement : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Lucas Gill

8 min de lecture

Retour d'expérience
5 points à retenir de notre rencontre avec David Salabi, fondateur de la boutique M&A Cambon Partners

Dans le cadre de notre podcast « Career Insights », nous avons rencontré David Salabi, le fondateur de la boutique M&A Cambon Partners. Avec lui, nous avons abordé entre autres son parcours d’entrepreneur à succès (création de Cambon Partners à seulement 31 ans), les facteurs clés de succès de Cambon Partners depuis plus de 20 ans (près de 400 transactions conseillées depuis la lancement, dont plus de la moitié ces 5 dernières années) et la préparation des entretiens en M&A (conseil d’un banquier M&A et recruteur de talents pour sa propre boutique). Le parcours de David Salabi : 1995 : MSTCF (Maîtrise des Sciences et Techniques Comptables et Financières) à l’Université Paris-Dauphine 1995-1997 : Audit chez Deloitte (commissariat aux comptes) 1997-2000 : M&A chez Arjil & Associés, une banque d'affaires indépendante basée à Paris fondée en 1987 par Jean-Luc Lagardère 2000-2003 : Responsable du département M&A chez MGT, une boutique M&A basée à Paris spécialisée sur la tech (qui faisaient uniquement des levées de fonds avant son arrivée) 2003 : Création de Cambon Partners (ex-Financière Cambon) Voici 5 points à retenir de cette discussion. 1) Un intérêt précoce pour la Corporate Finance Alors qu’il était encore étudiant à Dauphine, David Salabi développe un intérêt plus prononcé pour la Corporate Finance que pour les autres matières. D’abord, il rencontre des professeurs inspirants. Ensuite, il est attiré par la finance. Car elle permet de prendre plus de hauteur que la comptabilité pour comprendre l’entreprise. En particulier les leviers de la croissance et la valorisation. Pour lui, la comptabilité et la finance sont très complémentaires. La comptabilité, c’est la matière première (la langue). La finance, c’est la production (l’analyse). Enfin, il lit très tôt la presse économique et financière et investit même en bourse, au départ de manière ludique puis constitue un vrai portefeuille à la fin des années 1990 quand la « bulle internet » commence à grandir. 2) Une ambition très développée et une envie de réussir sans limite David Salabi est un ambitieux. S’il débute sa carrière en audit chez Deloitte « en complément de formation » et « pour apprendre à travailler » (renforcer ses connaissances techniques, respecter des deadlines, parler à des clients, savoir écrire), il se dirige ensuite rapidement vers le M&A pour apporter plus de « valeur ajoutée » aux clients dans un rôle de conseil. Trois évolutions traduisent cette ambition. Premièrement, il saisit la première opportunité qui lui est offerte pour passer de l’audit au conseil M&A avec Arjil & Associés. Dans la boutique de Jean-Luc Lagardère, il travaille par exemple sur la fusion entre Matra et Aerospatiale. C'est une opération avec beaucoup de technicité et d’enjeux autour de la transaction (marché cyclique, taux de change euro/dollar, etc.) Deuxièmement, il saisit l’opportunité de la « bulle internet » qui explose au début des années 2000 et s’impose comme un « eldorado » pour les jeunes de l’époque. Déjà, David Salabi recherche plus d’autonomie et de l’espace pour « prendre le lead » et s’épanouir Troisièmement, il crée à 31 ans la « Financière Cambon ». Pourquoi ? D’abord un peu par défaut car il est « tombé comme un poisson dans l’eau » dans la banque d’affaires et pense « maîtriser tout ce qui est nécessaire pour exceller dans ce domaine ». Ensuite car MGT ne lui amenait plus rien. David Salabi le résume comme cela : « J’ai crée parce que c’est la seule chose que je sais faire » 3) Les trois matrices de croissance de Cambon Partners David Salabi résume le développement de Cambon Partners à l’aide de trois matrices : sectorielle, métier et RH. D’abord, la matrice sectorielle. David Salabi développe initialement une spécialisation forte sur le secteur des ESN (services IT) car c’était le seul qui restait à l’époque après l’éclatement de la « bulle internet » ! Et à partir de ce secteur, la boutique a progressivement élargi ces compétences à d’autres domaines tels que le e-commerce, l’édition de logiciel, l’agence digitale, l’assurance et le courtage en ligne Ensuite, la matrice métier. Cambon Partners est au départ une pure boutique de M&A puis s’élargit vers d’autres types d’opérations. A partir de 2007, la boutique commence à conseiller sur des opérations de LBO (par exemple avec le premier LBO tech en France avec Easy Voyage) et des levées de fonds Enfin, la matrice RH. Au début, David Salabi est seul ! Puis il recrute progressivement d’autres banquiers. Les premières arrivées sont cruciales. Elles permettent à la boutique de franchir des étapes importantes. C'est Michael Azencot en 2005 (qui avait une forte expérience en M&A dans des groupes tech comme Devoteam et Dassault System), Morgan Lesné en 2010 (qui a apporté une culture très internationale et une forte expertise dans le e-commerce), Guillaume Teboul en 2013 (qui avait fait un stage avant au sein de la boutique) ou encore Laurent Azout en 2017 (le premier recrutement provenant d’une grosse maison de la place avec Lazard et qui permet d’envisager des opérations davantage sur le segment Large Cap) 4) L’installation de Cambon Partners comme une référence sur la place En 2017, la boutique change complètement son identité. La « Financière Cambon » devient « Cambon Partners », en particulier pour insister sur la dimension internationale de la boutique qui réalise déjà beaucoup de deals cross-border. Et depuis cette date, « le flux s’est inversé » selon David Salabi. Pendant 15 ans, Cambon était plutôt en demande et allait chercher les deals auprès des clients. Depuis 5 ans, Cambon est reconnue sur la place après avoir construit un beau track record. Comment l’expliquer ? Selon David Salabi, l’état d’esprit de la boutique entraine le succès. En effet, Cambon Partners « ne recherche pas des mandats mais des deals ». Concrètement, cela veut dire que la boutique sélectionne les deals de manière stricte à l’entrée, dit la vérité au client pendant le process (ce qui aide à créer un alignement d’intérêt) et se donne les moyens de bien savoir parler des actifs pour les vendre à la sortie (il faut savoir de quoi on parle pour vendre  un actif en M&A). Et cela marche ! Aujourd’hui, Cambon Partners fait entre 50 et 70 process par an et revendique un taux de conversion de presque 100%. 5) Expérience et personnalité : les deux prérequis pour travailler chez Cambon Partners David Salabi a parlé des candidats et des juniors pendant la discussion. D’abord, il faut combiner deux choses pour obtenir un stage chez Cambon Partners. D’une part, une bonne expérience précédente, idéalement déjà dans l’univers de la Corporate Finance ou de l’entrepreneuriat. En effet, David Salabi insiste sur le fait que Cambon Partners expose ses stagiaires comme des analystes. C’est donc important d’être bien formé en arrivant. C’est-à-dire avoir un bagage technique solide (heureusement, Training You est là pour cela !) et des compétences qui pourront s’exprimer dans le domaine D’autre part, c’est important d’avoir une « personnalité » : être curieux, se poser des questions, être fasciné par le métier et les entrepreneurs, avoir « envie de bosser et de s’engager ». Pour lui, le banquier d’affaires idéal possède toutes les qualités requises pour le métier. Mais cela n’est pas indispensable de les avoir toutes. Par contre, il faut en avoir certaines et bien les développer Ensuite, il faut se reconnaitre dans les valeurs de Cambon Partners pour s’y épanouir au quotidien. Ces valeurs sont la Conviction (pour comprendre en profondeur les clients et leur dire la vérité), le Dépassement (pour explorer de nouvelles opportunités) et le Plaisir (pour s'investir pleinement dans chaque transaction, leurs forces). Bonus : David Salabi nourrit une passion pour les chevaux qui lui a aussi servi dans sa carrière de banquier d’affaire : « L'élevage des chevaux de course m’a appris l'importance du détail et de la patience ». En résumé, cette rencontre avec David Salabi offre un aperçu fascinant de deux monde : celui de l’entrepreneuriat et celui de la banque d’affaires. David Salabi voulait « aller loin » et a « dépassé ses attentes » avec Cambon Partners. C’est exactement ce qu’on veut partager chez Training You. Alors, ayez de l’ambition de réussir avec nous votre début de carrière ! Pour visionner l’épisode avec David Salabi :  Pour retrouver nos podcasts : https://training-you.fr/podcast-career-insights/


Par Ziad Sebti

6 min de lecture

Entreprise
5 choses à savoir sur la boutique M&A Amala Partners

Dans le monde des M&A, Amala Partners est une petite jeune. La boutique a été fondée en 2020 par un ancien de Natixis Partners, Jean-Baptiste Marchand. Aujourd’hui, elle commence à se faire un nom sur la place parisienne, à la fois chez les clients et les étudiants qui la plébiscitent pour des stages. Dans cet article, partez à la découverte de Amala Partners en 5 points distinctifs. 1) Amala Partners, une boutique créée par l’expérimenté Jean-Baptiste Marchand Diplômé de l'ESCP et de la prestigieuse université germanophone de Saint-Gall en Suisse, Jean-Baptiste Marchand lance la boutique M&A Amala Partners en 2020 après un début de carrière riche dans le monde de la finance. Initialement, il débute sa carrière financière dans les salles de marché comme tarder. Ensuite, après un court passage en finance de marché, il se réoriente rapidement vers la finance d’entreprise et construit sa carrière dans les banques les plus prestigieuses de la place parisienne : Deutsche Bank, Lazard (recruté par Jean-Jacques Guiony, qui occupe actuellement le poste de directeur financier chez LVMH) et surtout Natixis Partners (recruté par Patrick Maurel) pour couvrir les segments Small et Mid Cap. En effet, Jean-Baptiste Marchand préfère le « Small Mid » par rapport au « Large » car le rôle du banquier y est encore plus central (aux côtés du dirigeant) et décisif (dans la vie du dirigeant). En 2020, Jean-Baptiste Marchand quitte Natixis Partners pour monter son projet entrepreneurial. Ce projet se fera dans la continuité de son début de carrière puisque sa startup sera une banque d’affaires. Mais il est aussi une rupture puisque Amala Partners entend se distinguer des acteurs traditionnels de la banque d’affaires. 2) Amala Partners, une boutique spécialisée dans le conseil financier Amala Partners est une banque d’affaires indépendante qu’on appelle aussi une boutique. A ce titre, elle propose à ses clients uniquement des services de conseil financier. Précisément, elle intervient dans trois domaines : Conseil en M&A : levée de fonds, cession d’entreprise et ouverture de capital, rapprochement entre égaux, acquisitions et bolt-on, LBO/MBO/OBO, SPAC Conseil en financement : stratégie de financement ou refinancement pour optimiser la structure du bilan avec les meilleures conditions de marché Conseil aux sociétés de gestion : Accompagnement des gérants de fonds (GPs) et investisseurs du non coté (LPs) tout au long du cycle de vie de leurs activités (levées de fonds, solutions de liquidités, business développement) Aujourd’hui, Amala Partners compte plus de 45 professionnels dont 8 associés. Spécialiste du conseil aux acteurs du Private Equity (cf. le point suivant), la boutique se démarque particulièrement sur les secteurs de l’éducation (avec le recrutement de Martine Depas en tant que Senior Partner par exemple) et de la technologie. Enfin, Amala Partners se positionne surtout sur les segments Mid et Large Cap, avec quatre transactions conseillées en 2023 au-delà du milliard d’euros de valorisation. 3) Amala Partners, une boutique avec une offre inédite entre M&A et GP Advisory Au-delà des solutions traditionnelles de conseil en M&A ou financement, la troisième expertise de Amala Partners est plus innovante. Concrètement, cette offre inédite de « GP Services » permet d’accompagner à la fois les General Partners (ou « GPs », les gérants ou fonds de Private Equity) et les Limited Partners (ou « LPs », les investisseurs dans les véhicule levés par les fonds d’investissement) dans leurs différentes problématiques. Et elles sont nombreuses : levée de fonds, accès à la liquidité, etc. Cette approche intégrée du M&A et du Private Equity n’existe pas réellement dans les banques traditionnelles. Le pari d’Amala Partners est de réunir ces deux activités. Pour cela, la banque a d’ailleurs recruté un spécialiste avec l’ancien de Triago Nicolas de Nazelle. Prenons un exemple précis. L’émergence des fonds de continuation requiert les deux expertises. En effet, dans ce contexte, Amala Partners propose une approche intégrée pour optimiser le succès de ces opérations qui permet à la fois aux gérants d’offrir de la liquidité à leurs investisseurs et d’assurer la continuité de leur investissement. Dans ce cas précis, le « GP Advisory » n’est pas une offre supplémentaire mais une offre intégrée au conseil M&A. 4) Amala Partners, une boutique engagée dans son temps Amala Partners met en avant trois principales valeurs : Engagement : Pour servir au mieux l’intérêt et répondre aux besoins de ses clients Audace : Pour oser (c’est un projet entrepreneurial) tout en maîtrisant les risques (c’est une banque d’affaires) Excellence : Pour satisfaire au mieux les attentes des clients. Par conséquent, Amala Partners valorise le travail, l’empathie, l’intégrité et le sens du collectif. Ce sont d’ailleurs ces qualités humaines qui sont recherchés chez les candidats pendant les process de recrutement chez Amala Partners. Le parcours académique compte, mais l’état d’esprit du candidat et son « fit » avec la boutique seront primordiaux (motivation, esprit d’équipe, etc.) Par exemple, Amala Partners soutient deux associations qui sont alignées avec ses valeurs car elles encouragent l’audace et accompagnent les talents de demain vers leur réussite. L’institut de l’engagement. Aider les jeunes à structurer et réaliser leur projet pour leur permettre d’avoir un avenir à la hauteur de leur potentiel Proxité. Contribuer à la réussite scolaire, l’orientation et l’insertion professionnelle durable des jeunes issus des territoires en difficulté D’ailleurs, Training You s’engage aussi pour des causes communes en soutenant par exemple les actions du programme SEO Europe en France. 5) Amala Partners, une boutique qui bénéficie d’un dealflow en forte augmentation Depuis son lancement en 2020, Amala Partners a conseillé sur plus de 75 opérations, à la fois en M&A, financement et solutions pour le Private Equity. Ce track record constitue une vraie performance pour une si jeune boutique ! De plus, le dealflow est en pleine croissance : 5 deals en 2020, 21 deals en 2021, 27 deals en 2022 et 16 deals en 2023 (dans un contexte de marché plus difficile). Enfin, le début d’année 2024 est prometteur avec quelques belles opérations déjà annoncées. Quelques exemples : Conseil d’IMDEV (leader du marché de l’imagerie médicale en France) dans le cadre d’une prise de participation minoritaire de Capza et Bpifrance Conseil de Bridgepoint dans le refinancement d’Anaveo (leader français de la sécurité électronique intelligente et unifiée spécialisé dans la conception, l’installation et la maintenance de solutions) auprès de LGT Capital Partners et Bank of Ireland Conseil vendeur de la holding DENTRESSANGLE et de l’équipe de management d’Infogene dans leur cession à Vulcain Engineering Group Enfin, les Partners d’Amala Partners ont conseillé au total plus de 450 transactions de M&A, opérations de financement et solutions pour les sociétés de gestion dans leur carrière. Vous souhaitez travailler chez Amala Partners ? Vous avez raison. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle regroupe tout ce que vous devez connaitre pour réussir les process de recrutement en M&A, Private Equity et autres métiers en Corporate Finance : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Guillaume Pommier

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