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Stock pitch en finance de marché : définition et méthode

Dans les entretiens pour des stages ou CDI en finance de marché (que ce soit en trading, sales, asset management ou en hedge fund), une question revient presque systématiquement : « Pitch me a stock ». Derrière cette formule se cache un exercice fondamental qui permet d’évaluer votre compréhension des marchés, votre capacité d’analyse et votre conviction personnelle. Mais qu’est-ce qu’un stock pitch exactement ? A quoi sert-il ? Et surtout, comment le réussir ? Voici un guide complet pour comprendre et maîtriser cet exercice devenu incontournable. Qu’est-ce qu’un stock pitch ? Un stock pitch est une recommandation d’investissement sur une action cotée, que l’on présente à l’oral (et parfois à l’écrit), généralement dans un format court (3 à 5 minutes). L’objectif est clair : convaincre votre interlocuteur d’acheter (buy), de vendre (sell) ou de conserver (hold) un titre donné. Ce type de présentation est très utilisé dans les entretiens de : Sales & Trading Asset Management Equity Research Hedge Funds Il permet aux recruteurs d’évaluer votre compréhension d’un business model, votre capacité à structurer une argumentation claire, votre culture des marchés et votre capacité à défendre une position. Pourquoi cet exercice est-il demandé en entretien ? Le stock pitch est bien plus qu’une simple analyse d’action. C’est un test grandeur nature de votre esprit critique, de votre maturité financière et de votre capacité à vous positionner dans un univers incertain. Les recruteurs veulent savoir si vous êtes capable de : Prendre une décision malgré l’incertitude (buy/sell) Articuler un raisonnement logique Gérer les objections lors du Q&A Montrer que vous suivez les marchés activement C’est aussi un moyen de vous différencier des autres candidats. Un bon stock pitch, original et bien défendu, peut suffire à marquer des points décisifs. Que faut-il inclure dans un bon stock pitch ? Un stock pitch efficace repose sur une structure claire, une analyse solide et une conclusion sans ambiguïté. Voici les éléments essentiels à inclure : Recommandation claire dès l’introduction : Commencez par dire ce que vous recommandez (Buy, Sell ou Hold), sur quelle action et avec quel horizon de temps. Exemple : « Je recommande un BUY sur LVMH avec un objectif à 620€ sur un horizon de 12 mois. » Présentation rapide de l’entreprise : Situez brièvement l’activité de l’entreprise (secteur, marché, taille) pour que le pitch soit intelligible, même à un interlocuteur qui ne la connaît pas en détail La thèse d’investissement : C’est le cœur du pitch. Il s’agit d’expliquer pourquoi vous recommandez cette action. Vous pouvez articuler votre thèse autour de facteurs fondamentaux (croissance, marges, parts de marché), d’avantages compétitifs durables, d’une actualité favorable (restructuration, acquisition, lancement produit) ou de catalyseurs à venir (résultats trimestriels, événements sectoriels, etc.) Les risques : Un bon analyste sait aussi identifier ce qui pourrait invalider sa thèse. Montrez que vous avez réfléchi aux scénarios alternatifs (risques macro, concurrence, régulation, etc.) Eléments de valorisation : Donnez quelques indicateurs financiers clés : multiples (PER, EV/EBITDA), croissance, comparaison avec des pairs. Même un raisonnement approximatif mais logique est préférable à rien Une conclusion concise : Terminez par une phrase qui ancre votre position. Elle doit résumer votre conviction et rappeler votre recommandation Comment choisir une action à pitcher ? Le choix de l’action est crucial. Voici quelques conseils pour bien la sélectionner : Choisissez une entreprise que vous comprenez : Evitez les groupes trop complexes ou trop éloignés de vos centres d’intérêt Optez pour une mid/large cap européenne : Accessible, suivie, mais pas trop « mainstream » (évitez Apple ou Tesla par exemple) Suivez l’actualité : Un stock qui a récemment publié ses résultats ou fait l’objet d’une annonce stratégique peut être une bonne opportunité de pitch Prenez une position claire : Evitez les recommandations trop prudentes. Un bon stock pitch implique un choix assumé Exemple de stock pitch simplifié  Recommandation : BUY LVMH – Objectif 12 mois à 620€ (vs 450€ aujourd’hui) LVMH est le leader mondial du luxe, avec une position dominante dans la mode, les spiritueux et la joaillerie. Le groupe bénéficie d’un pricing power exceptionnel, renforcé par une stratégie digitale efficace. Catalyseurs : Reprise du tourisme international, forte dynamique en Asie, intégration réussie de Tiffany, croissance continue de Dior et Louis Vuitton Risques : Ralentissement macro, tensions géopolitiques, évolution des habitudes de consommation chez les jeunes générations Valorisation : EV/EBITDA de 18x vs une moyenne sectorielle de 14x. Premium justifiée par le positionnement unique et la solidité financière Conclusion : LVMH reste une valeur de conviction, avec des relais de croissance puissants malgré un contexte incertain Il faut éviter certaines erreurs. Même les meilleurs profils tombent parfois dans ces pièges : Être trop descriptif : Raconter l’entreprise n’est pas pitcher une action. Il faut une opinion claire Oublier les risques : Un pitch déséquilibré paraît naïf Manquer de structure : Un bon fond ne suffit pas si la forme est brouillonne Manquer de conviction : Votre pitch doit montrer que vous croyez à votre idée Ne pas s’adapter au public : Le niveau de technicité ne sera pas le même face à un trader, un Sales ou un Asset Manager Les stock pitchs sont utiles dans les Hedge Funds comme Whitelight Capital. L'épisode "Career Insights" de son fondateur Kévin Romanteau porte en partie sur les clés pour bien structurer un stock pitch à partir de 40:45.    Conclusion : un exercice clé à maîtriser pour réussir vos entretiens Le stock pitch est un passage obligé pour tout étudiant qui vise un poste en finance de marché. Il reflète votre capacité à penser comme un professionnel, à prendre position, et à défendre vos idées avec méthode. La bonne nouvelle ? Ce n’est pas un don inné. Cela s’apprend, se structure et se travaille. Vous souhaitez vous entraîner sérieusement aux stock pitches et plus globalement aux entretiens en finance de marché ? La formation Training You en finance de marché a été conçue par des professionnels issus des plus grandes institutions du secteur. Leur objectif : vous transmettre leurs méthodes, leurs attentes et leur expertise de manière claire, structurée et opérationnelle. Une pédagogie inégalée, centrée sur la vulgarisation des sujets complexes et la pratique des entretiens Un taux de réussite supérieur à 90% chez les étudiants qui suivent les cours avec assiduité Des cours ultra complets, couvrant l’ensemble des concepts demandés en entretien Le tout accessible pour un tarif unique sur le marché au vu de la qualité du contenu et des résultats obtenus. C’est l’investissement le plus rentable que vous puissiez faire si vous visez une carrière en finance de marché. Découvrir nos formations en Finance de marché


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Conseil en transformation numérique et data : missions, débouchés

La transformation numérique est au cœur des préoccupations des entreprises depuis plus d’une décennie. Mais avec l’accélération des innovations technologiques, notamment dans le domaine de la data et de l’intelligence artificielle (IA), le rôle des consultants en transformation digitale est devenu central. Ils sont les architectes du changement, ceux qui traduisent les promesses technologiques en résultats concrets. Cet article vous aide à mieux comprendre ce secteur, ses missions, ses débouchés et les opportunités qui s’y cachent pour les étudiants en école de commerce ou d’ingénieurs. Qu’est-ce que le conseil en transformation numérique et data ? Le conseil en transformation numérique regroupe l’ensemble des missions visant à accompagner les entreprises dans l’adoption des nouvelles technologies pour améliorer leur performance, leur compétitivité ou leur résilience. Cela inclut le déploiement de systèmes digitaux (ERP, CRM, outils collaboratifs), la structuration des processus de collecte et d’analyse de données, l’automatisation de certaines tâches ou encore l’accompagnement au changement culturel. Depuis quelques années, les projets liés à la data et à l’intelligence artificielle ont pris une place centrale dans ces missions. Les consultants ne se contentent plus d’intégrer des outils : ils aident les entreprises à créer de la valeur à partir des données, en optimisant une chaîne logistique, en personnalisant une relation client ou en anticipant les risques. Le rôle du consultant dans ces missions Dans un projet de transformation numérique, le consultant agit comme interface entre la stratégie de l’entreprise, ses métiers et les équipes techniques. Il commence par cadrer les besoins : Quel est le problème à résoudre ? Quelles données sont disponibles ? Quels outils sont adaptés ? Il propose ensuite une feuille de route réaliste, en tenant compte des contraintes internes (budget, SI, compétences). Lors de la mise en œuvre, il pilote les différentes phases du projet : sélection des prestataires, suivi de l’implémentation, accompagnement au changement. Dans les projets liés à l’IA, son rôle consiste aussi à identifier les cas d’usage pertinents, à valider les modèles proposés et à sensibiliser les équipes aux enjeux éthiques ou réglementaires. Prenons un exemple : une grande banque souhaite automatiser la détection des fraudes par IA. Le consultant va cartographier les processus actuels, proposer des solutions algorithmiques (avec l’appui de data scientists), sécuriser l’implémentation technique et structurer la gouvernance du projet. Il agit donc comme chef d’orchestre, garant de la cohérence et de l’impact du projet. L’impact de l’intelligence artificielle sur le métier L’intelligence artificielle est en train de redéfinir les contours du conseil en transformation. Là où l’on parlait autrefois d’intégration de logiciels, on parle désormais d’optimisation prédictive, d’IA générative ou de machine learning opérationnel. Les entreprises attendent des consultants qu’ils maîtrisent ces sujets (au moins dans leur logique business) et qu’ils soient capables de traduire des promesses techniques en cas d’usage concrets. Voici quelques exemples d’usage que l’on retrouve souvent dans les missions de conseil : Génération automatique de contenu marketing grâce à des LLM (Large Language Models) Prédiction de la demande pour adapter les niveaux de stocks Analyse de sentiments dans les retours clients Scoring intelligent de leads commerciaux Automatisation des processus documentaires en RH ou finance Le consultant devient alors un guide stratégique dans l’intégration responsable et rentable de l’IA, au service d’une performance augmentée. En France, plusieurs grandes entreprises ont mis en place des projets. On peut citer deux exemples : LVMH et l’intelligence artificielle pour l’expérience client : Le groupe LVMH a investi massivement dans les technologies IA pour personnaliser l’expérience client en ligne et en boutique. Le groupe a notamment lancé un partenariat stratégique avec Google Cloud pour développer des solutions d’IA prédictive, basées sur l’analyse des comportements d’achat. Ces projets sont pilotés en interne. Mais Accenture et Artefact ont été mobilisés pour certaines phases de mise en œuvre data et analytics. Ce cas illustre l’usage de l’IA dans une logique marketing haut de gamme, avec une forte exigence sur la qualité des données La SNCF et la transformation numérique de ses opérations : La SNCF mène depuis plusieurs années une transformation digitale à grande échelle, notamment sur la maintenance prédictive, la cybersécurité et la gestion des flux voyageurs. Elle a mis en place des outils d’intelligence artificielle pour anticiper les pannes de matériel roulant, optimiser les horaires ou encore analyser les flux en gare. Des cabinets comme Capgemini Invent et TNP Consultants ont accompagné certaines de ces initiatives. Cela montre l’importance croissante de la tech dans des secteurs industriels et logistiques Quels cabinets recrutent dans ce domaine ? De nombreux cabinets se positionnent aujourd’hui sur la transformation numérique, avec une expertise croissante en data et IA. Parmi les grands cabinets de conseil généralistes, on retrouve : Accenture, leader mondial sur les projets digitaux Capgemini Invent, très présent dans les missions data et IA Les Big Four (Deloitte, PwC, EY, KPMG), tous dotés de pôles « Digital » et « Analytics » BearingPoint et Wavestone, acteurs historiques de la transformation Des cabinets spécialisés se sont aussi imposés : Eleven Strategy, positionné à la frontière entre stratégie, transformation et data science Quantmetry, cabinet expert en data science et IA, souvent en partenariat avec des grands groupes TNP Consultants, Bartle, Talan ou encore Octo Technology, très présents sur les sujets tech/data Enfin, certains cabinets de stratégie comme McKinsey, BCG ou Roland Berger ont développé des practices IA ou tech en interne pour accompagner leurs clients sur ces nouveaux enjeux. Profils recherchés et compétences clés Les cabinets recherchent des profils capables de faire le lien entre vision stratégique, compréhension métier et maîtrise technique. Il ne s’agit pas nécessairement d’être data scientist, mais d’avoir une bonne culture technologique, de comprendre les logiques de la donnée et de pouvoir dialoguer avec des profils IT ou data. Les compétences clés incluent : Appétence pour les problématiques digitales et business Connaissances en data (BI, SQL, Python), cloud, IA (selon les missions) Bonne capacité de structuration, d’analyse et de communication Sens du client, autonomie et curiosité Les profils issus d’écoles d’ingénieurs ou d’écoles de commerce avec spécialisation data/digital sont très recherchés. Les doubles diplômes et MSc en transformation digitale ou en IA peuvent être un plus. Processus de recrutement et préparation Les processus de recrutement en transformation numérique reposent souvent sur des études de cas business avec une composante digitale. Le candidat peut être amené à résoudre un cas d’usage lié à un projet ERP, à la mise en place d’un outil IA ou à une refonte d’architecture data. Certains cabinets proposent des études de cas spécifiques au digital : analyse d’un dataset simplifié, construction d’un dashboard ou identification de leviers technologiques sur une problématique client. D’autres intègrent un test technique ou numérique, parfois en ligne. Les entretiens fit sont tout aussi importants : le recruteur cherche à évaluer la capacité du candidat à s’adapter, à travailler en équipe et à faire preuve de leadership dans des contextes de transformation. Une bonne préparation est donc essentielle, notamment pour bien comprendre les enjeux business des technologies et raconter des expériences liées à la tech ou à la data. Débouchés et perspectives de carrière Le conseil en transformation numérique ouvre de nombreuses portes. Après quelques années, un consultant peut évoluer vers des postes de chef de projet digital, responsable de l’innovation, data officer, ou encore intégrer des scale-ups, des cabinets de stratégie, voire lancer sa propre structure. Ce secteur permet aussi de se spécialiser dans un domaine (santé, énergie, finance, etc.) ou de développer une expertise technologique (cloud, IA, cybersécurité). L’expertise acquise est très valorisable auprès des entreprises, qui recherchent aujourd’hui des profils hybrides capables d’accompagner les ruptures technologiques. Une voie d’avenir au croisement du conseil et de la technologie Le conseil en transformation numérique et data est l’un des secteurs les plus dynamiques du moment. Il allie impact, innovation, montée en compétences rapide et forte employabilité. Avec l’essor de l’intelligence artificielle, le besoin d’accompagnement stratégique ne cesse de croître. Pour les jeunes diplômés, c’est une voie à fort potentiel, à condition de bien se préparer. Pour réussir vos entretiens en conseil, il ne suffit pas d’accumuler des connaissances : il faut comprendre les attentes des recruteurs, maîtriser les études de cas, structurer ses réponses avec clarté et montrer un véritable esprit de consultant. C’est exactement ce que vous apporte la formation Training You. Nos contenus ont été conçus par des experts en poste dans les meilleurs cabinets (stratégie, management, transformation digitale), qui ont eux-mêmes recruté des candidats. Le résultat : une pédagogie unique, mêlant frameworks, études de cas corrigées, focus sectoriels et fiches synthétiques. Plus de 90% des étudiants ayant suivi notre parcours complet ont décroché un stage ou un CDI dans un cabinet reconnu. Et cette excellence est accessible avec un rapport qualité/prix inégalé sur le marché, qui permet à chacun de se former à son rythme, où qu’il soit.   Découvrir nos formations en Consulting


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Métier de Quant en finance de marché : missions et salaires

Longtemps méconnu du grand public, le métier de Quant (ou Quantitative Analyst) est aujourd’hui au cœur des salles de marché. Figure clé de la finance moderne, il incarne le mariage entre mathématiques avancées, programmation et finance de marché. Si le mot évoque souvent une image de mathématicien isolé codant des modèles incompréhensibles, la réalité est bien plus passionnante. Dans cet article, nous vous proposons de découvrir en détail ce métier stratégique, très recherché par les banques, les fonds et les fintechs. C’est quoi un Quant en finance de marché ? Le Quant est un analyste quantitatif dont le rôle est d’utiliser des outils mathématiques et informatiques pour modéliser les comportements des actifs financiers, optimiser les stratégies de trading ou concevoir des produits complexes. Il existe plusieurs types de Quants : Le Model Quant (ou Research Quant) développe les modèles mathématiques de pricing des produits dérivés (options, swaps, produits exotiques) Le Quant développeur (ou Quant IT) met en production ces modèles, construit des outils d’aide à la décision, optimise la vitesse d’exécution ou les bases de données Le Desk Quant, plus proche des traders, adapte les modèles à la réalité du marché et les aide à prendre des décisions optimisées Dans tous les cas, le Quant est un passeur entre la théorie et la pratique, entre la rigueur des modèles et les besoins du trading. Que fait un Quant au quotidien ? Le quotidien d’un Quant dépend de son poste, mais inclut toujours une forte dimension technique et une collaboration étroite avec les autres équipes (trading, structuration, IT, risque). Voici quelques-unes de ses missions typiques : Modéliser le prix de produits financiers complexes en utilisant des équations différentielles, des processus stochastiques ou des modèles statistiques Développer des algorithmes pour estimer la valeur d’un instrument, calculer des sensibilités (les grecques) ou évaluer des scénarios de stress Coder des outils (en Python, C++, parfois Java ou Scala) utilisés en temps réel par les traders ou les risk managers Optimiser les performances des calculs et améliorer la fiabilité des systèmes de pricing Collaborer avec les traders pour adapter les modèles aux conditions réelles du marché Un Quant peut passer une partie de sa journée à travailler sur des formules mathématiques, une autre à coder un algorithme, et une autre à expliquer les limites d’un modèle à un trader. Quelles compétences faut-il pour devenir Quant ? Le métier de Quant exige un niveau technique élevé et une capacité à travailler dans un environnement complexe et exigeant. Voici les principales compétences attendues : Mathématiques appliquées : probabilités, statistiques, calcul stochastique, équations aux dérivées partielles, processus de diffusion Programmation : Python est devenu incontournable, mais C++ reste très utilisé dans les modèles de pricing haute performance. Des bases en SQL ou Java peuvent aussi être utiles Produits financiers : compréhension fine des produits dérivés (vanilles, options exotiques, swaps, CDS…) et de leur fonctionnement Compétences transversales : rigueur, autonomie, sens du travail en équipe, capacité à vulgariser des concepts techniques à des non-spécialistes Contrairement à certaines idées reçues, les meilleurs Quants ne sont pas forcément ceux qui codent le plus vite, mais ceux qui comprennent le marché, formalisent bien les problèmes et savent travailler avec les autres fonctions de la salle de marché. Où travaillent les Quants ? Le métier de Quant est recherché dans différents types d’institutions financières, chacune avec ses spécificités : Banques d’investissement : BNP Paribas, Société Générale, Goldman Sachs, Citi, J.P. Morgan, Barclays, etc. Les Quants y travaillent au sein des équipes de structuration, des desks de dérivés ou des départements de recherche quantitative Hedge funds et fonds systématiques : Citadel, Two Sigma, Man Group, DE Shaw, Capula, etc. Ils recrutent des Quants pour développer des modèles d’investissement basés sur des signaux mathématiques Asset managers : Amundi, BlackRock, AXA IM, etc. Les Quants interviennent sur la gestion quantitative, les modèles de risque ou la recherche factorielle Market makers et fintechs : Optiver, Flow Traders, Jane Street, des néo-brokers ou des start-ups IA/finance. Ces acteurs valorisent les Quants capables d’optimiser des algorithmes de trading à haute fréquence ou des outils analytiques Combien gagne un Quant ? Le métier de Quant est bien rémunéré dès les premières années, avec une forte composante variable liée à la performance ! En stage de fin d’études : un Quant peut percevoir entre 2 500€ et 5 000€ brut par mois à Paris, davantage à Londres ou Zurich En CDI junior : La rémunération fixe se situe généralement entre 60 000€ et 90 000€ annuels, avec des bonus pouvant faire grimper le total à 100 000€ voire plus Dans certains hedge funds ou fintechs : Les packages dépassent rapidement les 150 000€ à 200 000€ après 2 à 3 ans La localisation joue aussi un rôle important : les salaires sont souvent 20 à 30% plus élevés à Londres qu’à Paris, avec une fiscalité différente. Quelle évolution de carrière pour un Quant ? Le métier de Quant offre de nombreuses perspectives d’évolution, selon les appétences du profil. Quant senior, puis Head of Quant ou responsable d’équipe Quant Trader : rôle hybride entre modèle et prise de position Structuring : pour ceux qui veulent se rapprocher des clients Buyside / Hedge Funds : passage côté gestion d’actifs R&D ou innovation : pour les profils les plus théoriques ou orientés data science Certains Quants créent aussi leur propre fintech ou société de conseil. D’autres se spécialisent dans l’intelligence artificielle appliquée à la finance ou rejoignent des laboratoires de recherche internes dans les banques. Conclusion : un métier exigeant, mais fascinant Le métier de Quant en finance de marché est un métier d’élite : technique, sélectif, mais passionnant. Il combine des savoirs théoriques très avancés et des applications concrètes à haute valeur ajoutée. Pour les profils scientifiques attirés par les marchés financiers, c’est l’une des carrières les plus stimulantes et les mieux rémunérées. Vous souhaitez comprendre les fondamentaux des modèles quantitatifs et des produits financiers ? Chez Training You, nos formations en finance de marché ont été conçues par des experts. Elles vous permettent de : Maîtriser les produits classiques (actions, obligations, devises, etc.) et dérivés (options, swaps, CDS) Comprendre le modèle de Black & Scholes, la volatilité implicite et les grecques Vous entraîner sur plus de 400 questions d’entretien corrigées Le tout à un prix accessible, avec un taux de réussite supérieur à 90% pour les étudiants assidus. Découvrir nos formations en Finance de marché


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Conseil en stratégie vs conseil en management : différences ?

Le monde du conseil attire chaque année de nombreux étudiants issus des meilleures écoles de commerce et d’ingénieurs. Mais derrière le terme générique de « conseil », deux réalités bien distinctes coexistent : le conseil en stratégie et le conseil en management (souvent appelé conseil en organisation, transformation ou opérationnel). Bien que complémentaires, ces deux types de conseil diffèrent en missions, en rythme, en méthode de travail et parfois en profil recherché. Dans cet article, on vous aide à faire le point pour mieux comprendre ces deux univers, et à choisir la voie qui vous correspond le mieux. Conseil en stratégie vs conseil en management : de quoi parle-t-on ? Le conseil en stratégie intervient au plus haut niveau de l’entreprise, souvent auprès du COMEX ou de la direction générale. Les consultants en stratégie aident les dirigeants à répondre à des questions structurantes : Faut-il entrer sur un nouveau marché ? Réaliser une acquisition ? Transformer un Business Model ? Ce sont des missions de cadrage, à forte intensité intellectuelle, sur une durée souvent courte. Le conseil en management intervient davantage dans la mise en œuvre concrète de la stratégie, en accompagnant les directions métiers (finance, RH, IT, opérations, etc.) sur des problématiques de transformation, d’optimisation ou de conduite du changement. Les deux types de conseil demandent rigueur, esprit d’analyse et sens du client. Cependant, leur approche et leur quotidien diffèrent. Quels cabinets recrutent dans chaque filière ? Les cabinets de conseil en stratégie sont souvent plus petits en taille, mais très sélectifs : MBB : McKinsey, BCG, Bain Tier 2 : Roland Berger, Oliver Wyman, Advancy, Monitor Deloitte, EY-Parthenon, Arthur D. Little Boutiques : Kea Partners, Mars & Co, L.E.K., inexa, etc. Les cabinets de conseil en management sont souvent plus larges et multi-spécialistes : Big Four : EY Consulting, PwC Advisory, Deloitte Consulting, KPMG Advisory Cabinets tech / transfo : Accenture, Capgemini Invent, BearingPoint, Wavestone, Sopra Steria Next, CGI Certains cabinets ont des pôles strat et des pôles transfo, ce qui permet aussi d’évoluer en interne d’un type de mission à l’autre. Missions, rythme, impact : quelles différences au quotidien ? Les missions varient fortement en contenu, durée, interlocuteurs et livrables. Voici des exemples concrets pour mieux visualiser les différences. Missions types en conseil en stratégie : Evaluer une opportunité M&A pour un acteur de la grande distribution : étude du marché cible, analyse des synergies, modélisation du deal Définir un plan de croissance à 5 ans pour un groupe industriel : étude des relais de croissance, benchmark concurrentiel, recommandations au COMEX Repenser le Business Model digital d’un acteur média : diagnostic stratégique, options de monétisation, priorisation des initiatives Durée : 2 à 6 semaines Interlocuteurs : CEO, COMEX, direction stratégie Objectif : éclairer une décision critique Missions types en conseil en management : Déployer un nouvel outil de gestion RH dans une entreprise publique : cadrage, conduite du changement, formation des utilisateurs Optimiser la supply chain d’un acteur du luxe : audit des processus logistiques, recommandations d'amélioration, accompagnement du plan d’action Piloter la mise en conformité réglementaire (ex : ESG, RGPD) pour une banque : diagnostic, structuration des chantiers, suivi opérationnel Durée : 2 à 6 mois Interlocuteurs : directions métiers (finance, IT, RH, logistique…) Objectif : améliorer la performance, assurer la mise en œuvre Quelles compétences et profils sont attendus ? Le conseil en stratégie et le conseil en management recherchent des profils ambitieux, rigoureux et capables de résoudre des problèmes complexes. Néanmoins, les compétences valorisées diffèrent en fonction de la nature des missions. Dans le conseil en stratégie, les recruteurs privilégient des candidats dotés d’une forte capacité analytique, capables de structurer rapidement une réflexion, de modéliser une situation économique ou concurrentielle et de synthétiser leur raisonnement de façon percutante. L’appétence pour les enjeux macroéconomiques, la stratégie d’entreprise ou les logiques de marché est un véritable atout. Les profils issus des grandes écoles de commerce ou d’ingénieurs sont souvent privilégiés, parfois avec un double diplôme ou une spécialisation en stratégie ou finance. A l’inverse, le conseil en management met davantage l’accent sur des compétences liées à la gestion de projet, la compréhension opérationnelle des enjeux métiers et la capacité à interagir avec des équipes variées dans le cadre de déploiements concrets. Les consultants en management doivent souvent faire preuve d’une grande adaptabilité, savoir accompagner le changement et être à l’aise dans des environnements en transformation. Les cabinets de conseil en management recrutent des profils plus diversifiés, venant d’écoles de commerce, d’ingénieurs, d’universités ou de formations spécialisées selon les secteurs (santé, énergie, IT, etc.). Dans les deux cas, la curiosité intellectuelle, la qualité d’écoute, le professionnalisme et la capacité à évoluer dans un environnement exigeant sont des qualités fondamentales. Processus de recrutement et préparation Les processus de recrutement sont structurés dans les deux types de conseil, mais leur niveau de technicité et leurs attendus diffèrent. En conseil en stratégie, les candidats doivent se préparer à affronter des études de cas classiques, centrées sur des problématiques telles que la baisse de profitabilité, le lancement d’un nouveau produit ou l’évaluation d’une opportunité de croissance. L’entretien suit généralement un format très codifié : introduction rapide, énoncé du cas, échange avec le recruteur puis synthèse. La rigueur dans la structure du raisonnement, la capacité à poser les bonnes hypothèses, à proposer un framework pertinent et à faire des calculs simples sous pression sont décisives. A cela s’ajoutent des entretiens de fit particulièrement exigeants, dans lesquels le recruteur attend un parcours clair, une motivation argumentée et des preuves de leadership ou d’excellence académique. Plusieurs tours d’entretien sont généralement organisés, jusqu’à un dernier échange avec un Partner. En conseil en management, les entretiens sont plus axés sur la capacité à résoudre des situations opérationnelles concrètes. Les cas sont souvent plus courts et basés sur des expériences vécues par les consultants : déploiement d’un ERP, gestion d’un changement organisationnel, mise en conformité réglementaire, etc. Les recruteurs testent surtout la logique opérationnelle, la gestion du client et les qualités comportementales du candidat. Les entretiens de fit prennent aussi une place importante : on attend du candidat qu’il sache expliquer son parcours de façon fluide, illustrer ses expériences passées par des exemples précis et faire preuve d’une bonne communication interpersonnelle. Dans les deux cas, une préparation rigoureuse et adaptée à chaque type de cabinet est essentielle. En effet, la compétition est forte et les marges d’erreur faibles. Se faire accompagner ou suivre une formation spécialisée peut réellement faire la différence. Salaires, rythme et perspectives d’évolution L’un des écarts les plus marquants entre le conseil en stratégie et le conseil en management concerne la rémunération de début de carrière. En moyenne, un consultant junior en stratégie perçoit un salaire brut annuel compris entre 50 000€ et 65 000€, hors bonus. Dans les cabinets les plus prestigieux (MBB notamment), ce montant peut dépasser les 70 000€ dès la première année. En comparaison, les jeunes consultants en management débutent généralement autour de 40 000€ à 50 000€ brut annuels, avec des bonus plus modestes. Ces écarts salariaux s’expliquent aussi par les exigences de rythme et d’intensité. En stratégie, les horaires sont souvent plus soutenus, avec des semaines pouvant dépasser les 60 heures, notamment en fin de mission ou lors des présentations au client. Les projets étant courts et très cadencés, la pression peut être importante. Mais elle est généralement bien encadrée. Le conseil en management offre un rythme de travail plus régulier. Les missions étant plus longues, les consultants peuvent trouver un meilleur équilibre vie pro/vie perso, même si certaines périodes de rush existent également, en fonction du projet. Côté évolution de carrière, les deux voies offrent des débouchés prestigieux. En conseil en stratégie, après 2 à 3 ans d’expérience, de nombreux consultants rejoignent des fonds de Private Equity, des cabinets de direction stratégique en entreprise, des scale-ups ou lancent leur propre projet entrepreneurial. En conseil en management, l’évolution est souvent plus progressive, avec des responsabilités accrues sur la gestion de projet, le management d’équipe ou la spécialisation sectorielle. Certains consultants évoluent vers des fonctions internes dans de grandes entreprises (transformation, direction de projet, AMOA) ou se spécialisent dans des expertises métiers (digital, ESG, data, etc.). Dans les deux cas, commencer sa carrière en conseil reste un choix hautement formateur et valorisé, mais il faut être conscient des différences en termes de rythme, de culture et d’ambitions à moyen terme. Quel type de conseil est fait pour vous ? Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix. Mais des profils qui correspondent mieux à l’un ou l’autre. Vous êtes à l’aise avec les sujets macro, aimez modéliser, présenter à un COMEX ? Le conseil en stratégie vous conviendra. Vous aimez les problématiques concrètes, l’impact terrain, accompagner des équipes dans la durée ? Le conseil en management vous plaira davantage. Et si vous hésitez ? Sachez qu’il est possible d’évoluer d’un monde à l’autre, selon votre expérience, vos préférences et les opportunités internes dans certains cabinets. Deux voies d’excellence, à bien comprendre et bien préparer Le conseil en stratégie et le conseil en management sont deux tremplins puissants pour les jeunes diplômés. Ils permettent de développer une solide culture business, des réflexes analytiques et une compréhension fine du fonctionnement des entreprises. Mais pour y accéder, il faut se préparer sérieusement aux entretiens de recrutement, et notamment aux études de cas qui sont l’étape décisive dans presque tous les cabinets. Chez Training You, nous avons conçu la meilleure préparation possible pour réussir vos entretiens en conseil, que ce soit en stratégie ou en management. Nos contenus ont été développés par d’anciens consultants issus des cabinets les plus prestigieux (McKinsey, Roland Berger, Bain, EY, Accenture, etc.) qui connaissent parfaitement les attentes des recruteurs, les formats d’évaluation et les erreurs à éviter. Nous mettons un point d’honneur à proposer une pédagogie claire, rigoureuse et concrète, qui vous permet de progresser rapidement, que vous soyez débutant ou déjà initié. Frameworks, études de cas corrigées, enjeux du fit, focus sectoriels, etc. : vous apprenez avec méthode, et vous comprenez vraiment ce que l’on attend de vous. Ce niveau d’accompagnement a permis à plus de 90% des étudiants qui suivent le parcours complet avec assiduité de décrocher un stage ou un CDI dans un cabinet de conseil. Et surtout, cette qualité est accessible à tous : notre formation reste aujourd’hui la solution la plus rentable du marché pour se préparer sérieusement.   Découvrir nos formations en Consulting


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Finance de marché vs Corporate Finance : quelles différences ?

Lorsque l’on s’oriente vers une carrière en finance, une question cruciale se pose très vite : faut-il viser la Finance de marché ou la Corporate finance ? Ces deux grandes familles de la finance offrent des métiers prestigieux, exigeants et très recherchés par les étudiants d’écoles de commerce et d’ingénieurs. Mais leurs logiques, leurs codes et leurs trajectoires professionnelles sont très différentes. Dans cet article, nous vous proposons une comparaison claire et structurée pour vous aider à faire un choix éclairé.   Définitions : deux mondes, deux logiques La Finance de marché regroupe les métiers liés aux marchés financiers cotés : actions, obligations, devises, matières premières, produits dérivés… Les professionnels de ce secteur interviennent sur des actifs liquides, en temps réel, dans des salles de marché ou des sociétés de gestion. La Corporate Finance (ou Finance d’entreprise) couvre les métiers qui aident les entreprises à se financer, investir, croître ou se restructurer. On y retrouve par exemple le M&A, le Private Equity, le Transaction Services ou le Leveraged Finance.   Les métiers concrets : qui fait quoi ? Principaux métiers en Finance de marché : Trader : prend des positions sur les marchés pour le compte de la banque Sales : vend des produits financiers aux clients institutionnels Structurer : conçoit des produits financiers complexes adaptés aux besoins Asset Manager : gère un portefeuille d’actifs pour le compte de clients Risk Manager : supervise l’exposition aux risques de marché Principaux métiers en Corporate Finance : M&A : conseille les entreprises dans le cadre d’une transaction (acquisition, cession, fusion, levée de fonds, etc.) Private Equity : investit dans des entreprises non cotée et suit le portefeuille Transaction Services (TS) : audite les comptes d’une cible en vue d’un deal Leveraged Finance : structure les financements pour les acquisitions ou projets FP&A / Contrôleur financier : pilote la performance financière d’une entreprise   Compétences et profils recherchés Les deux domaines demandent une excellence technique, mais avec des nuances fortes.   Où gagne-t-on le plus : Finance de marché ou Corporate finance ? La Finance de marché peut être plus rémunératrice à court terme. Cependant, une large partie du salaire provient du bonus, qui est par nature variable en fonction de la performance de l’institution et du professionnel. Par exemple, les postes en Sales, Trading ou Structuring, en particulier dans les banques anglo-saxonnes ou à Londres, peuvent offrir des packages dépassant les 100 000€ annuels dès la première année de CDI. Cette rémunération est liée à la performance du desk, du marché, et parfois individuelle. En stage, les rémunérations sont également plus élevées, souvent comprises entre 2 000€ et 5 000€ brut mensuels dans les grandes salles de marchés parisiennes ou londoniennes. En Corporate Finance, les salaires d’entrée sont plus modérés, mais restent très compétitifs dans certains métiers. Par exemple, un analyste M&A peut viser un package annuel autour de 60 000€ à 90 000€ en début de carrière, avec des bonus qui augmentent sensiblement à partir de la deuxième ou troisième année. Les stages, eux, tournent autour de 2 000 à 3 500€ brut par mois dans les grandes banques américaines (Goldman Sachs, Bank of America, Morgan Stanley, etc.) ou les boutiques d’élite (Lazard, Rothschild & Co, Messier & Associés, etc.). Cela dit, la progression salariale en Corporate Finance peut être très rapide pour les profils performants, notamment en Private Equity, où les rémunérations explosent après quelques années grâce au Carried Interest. A moyen terme, les écarts se réduisent. Et le choix entre ces deux mondes doit surtout se faire selon vos affinités, pas uniquement selon la rémunération initiale.   Quel métier vous correspond ? La finance de marché conviendra aux profils passionnés par l’actualité économique, à l’aise avec la pression et les marchés en direct et attirés par des environnements très compétitifs et codifiés. La Corporate Finance plaira aux étudiants qui aiment comprendre les entreprises en profondeur, intéressés par les opérations stratégiques et la création de valeur et motivés par des missions longues, complexes, en interaction avec le top management. Dans tous les cas, ces deux mondes sont prestigieux et exigeants. Il est essentiel d’identifier le cadre de travail, les compétences attendues et les perspectives de long terme qui vous conviennent le mieux. Conclusion : deux univers d’excellence… à portée de clic ! Que vous vous orientiez vers la Finance de marché ou vers la Corporate finance, une chose est sûre : ces deux univers exigent une préparation solide et ciblée. Les recruteurs cherchent des candidats qui maîtrisent les fondamentaux techniques, comprennent leur environnement et savent se démarquer dès les premiers entretiens. Chez Training You, nous avons conçu les meilleures formations du marché pour vous aider à atteindre cet objectif. Nos cours allient exigence et pédagogie, avec une approche claire, structurée et parfaitement adaptée aux étudiants ambitieux. Les contenus ont été construits par des experts en poste dans les institutions les plus prestigieuses, avec un seul objectif : vous faire réussir. Et ça fonctionne : plus de 90% des étudiants qui suivent nos formations avec assiduité décrochent un stage ou un CDI dans les secteurs les plus sélectifs de la finance. Nos abonnements sont accessibles à moins de 100€ par mois et sans engagement, un tarif unique sur le marché compte tenu de la qualité, de la profondeur pédagogique et du niveau des intervenants. En clair : c’est l’investissement le plus rentable que vous puissiez faire aujourd’hui pour maximiser vos chances d’intégrer la finance de haut niveau ! Découvrir nos formations en Finance de marché Découvrir nos formations en Corporate Finance


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Métier de Sales en finance de marché : rôle, salaire, parcours

Le métier de Sales en finance de marché attire chaque année de nombreux étudiants issus d’écoles de commerce et d’ingénieurs. A la croisée entre technicité financière et relation client, il incarne l’un des rôles clés de la salle des marchés. Mais que fait vraiment un Sales ? A quoi ressemble son quotidien ? Comment accéder à ce type de poste ? Cet article vous propose une immersion complète dans ce métier stratégique. Qu’est-ce qu’un Sales en finance de marché ? Le métier de Sales en finance de marché est historiquement associé aux banques d’investissement. Sales en banque d’investissement Le Sales est l’intermédiaire entre la banque et les clients institutionnels : asset managers, fonds de pension, hedge funds, entreprises ou banques centrales. Son rôle consiste à proposer et vendre des produits financiers adaptés à leurs besoins, tout en réagissant aux évolutions des marchés. Contrairement au trader, qui prend des positions pour le compte de la banque, le Sales agit pour le compte du client. Il identifie les besoins, propose des solutions, transmet les ordres au trader, puis assure le suivi et la bonne exécution de l’opération. C’est un métier profondément relationnel, dans un environnement ultra-rapide, où la maîtrise des produits est essentielle. Sales en dehors de la banque d’investissement Cependant, d'autres types d'institutions financières proposent également des postes de Sales, parfois avec des missions différentes mais tout aussi stratégiques. Courtiers (brokers) : Les Sales y jouent un rôle d’intermédiaire pur entre acheteurs et vendeurs sur certains marchés Asset Managers : Les Sales y sont chargés de vendre des fonds ou des mandats de gestion à des investisseurs institutionnels (assureurs, fonds de pensions, etc.) Sociétés de gestion alternatives / Hedge funds : Les Investor Relations ou Fund Sales gèrent la levée de capitaux et la relation avec les LPs (Limited Partners) Fintechs et plateformes de trading : Elles recrutent des profils hybrides entre Sales et Account Manager, souvent orientés produits technologiques ou exécution électronique Dans tous les cas, le socle reste le même : une excellente compréhension des produits financiers et une forte capacité relationnelle. Ce qui change, ce sont le cycle de vente, la nature des produits proposés, et parfois le type de clientèle (retail vs institutionnels). A quoi ressemble la journée type d’un Sales ? Le rythme en salle des marchés est intense. Et les journées sont bien remplies. En général, elles débutent très tôt, dès 7h ou 7h30. Matinée : réunion avec les traders pour prendre connaissance des mouvements de marché, des nouvelles économiques et des opportunités potentielles. Le Sales informe ensuite ses clients des faits marquants, leur propose des produits, et traite les premiers ordres Milieu de journée : échanges permanents avec les traders, structurers et clients, pricing d’opérations, envoi d’analyses, exécution et suivi de deals Après-midi : clôture des positions, reporting, post-mortem de certaines opérations, débrief des performances du jour. La journée se termine généralement entre 18h et 19h, sauf événement exceptionnel sur les marchés. Quels sont les différents types de Sales ? Le terme « Sales » recouvre une variété de rôles selon les produits et les clientèles traitées. Voici les principales catégories de Sales en finance de marché : Sales actions (equity) : Ils proposent des actions, des produits dérivés (options, futures) ou produits structurés sur actions Sales taux / crédit (fixed income) : Ils vendent des obligations, des dérivés de taux, des dérivés de crédit et des swaps Sales devises (FX) : Ils gèrent les opérations de change au comptant ou à terme, les options de change et les solutions de couverture Sales cross-asset : Ils proposent des solutions globales mêlant plusieurs classes d’actifs Solutions Sales : Ils conçoivent des produits sur mesure avec les équipes de structuration Chaque desk a ses spécificités. Mais tous demandent une excellente compréhension des produits, des marchés et des besoins clients. Quelles compétences sont nécessaires pour devenir Sales ? Le métier de Sales combine compétences techniques, relationnelles et commerciales. Voici les principales qualités recherchées par les recruteurs : Compétences techniques : compréhension des marchés financiers, des produits dérivés, des mécanismes de pricing. Maîtrise d’Excel, Bloomberg, Reuters. Des connaissances en programmation (Python, VBA) peuvent être un atout Compétences relationnelles : aisance orale, capacité d’écoute, sens commercial, capacité à nouer une relation de confiance avec des clients exigeants Résistance au stress et rigueur : le rythme de la salle des marchés est soutenu, les erreurs peuvent coûter cher Langues : un excellent niveau d’anglais est impératif. La plupart des échanges se font dans cette langue, y compris à Paris Quel parcours pour devenir Sales ? Les profils recrutés viennent majoritairement des écoles de commerce et des grandes écoles d’ingénieurs. Pour maximiser ses chances, il est fortement recommandé de suivre le chemin suivant : Stage de césure ou de fin d’étude en Sales Assistant : premier contact avec le métier, très valorisé Summer Internship : passage recommandé pour intégrer les banques anglo-saxonnes Graduate Program ou CDI junior : recrutement à la sortie de l’école, souvent conditionné par un stage réussi Les grandes banques qui recrutent des Sales : J.P. Morgan, Goldman Sachs, Citi, Barclays, BNP Paribas CIB, Société Générale CIB, HSBC, Deutsche Bank, Natixis, Crédit Agricole CIB. Combien gagne un Sales en finance de marché ? Le métier de Sales fait partie des mieux rémunérés dans les premières années de carrière en finance. Stage (Paris ou Londres) : Entre 2 500€ à 5 000€ brut/mois (selon les institutions) CDI (Analyst 1) : Salaire fixe entre 55 000€ et 75 000€ + bonus (souvent 20 à 50% du fixe) Analyst 2 / Associate : Progression rapide, avec une part variable de plus en plus importante selon les performances commerciales du Sales et du desk Certaines banques anglo-saxonnes peuvent proposer des packages à six chiffres dès la première année, surtout à Londres. Pour aller plus loin, retrouvez notre épisode de "Choose Your Career" avec Jean-Baptiste Vienne, Sales chez TP ICAP:  Conclusion : un métier exigeant, mais passionnant Le métier de Sales est un rôle stratégique en salle des marchés, à la croisée du commercial, de l’analyse et du relationnel. Pour les étudiants qui aiment les marchés, la pression et l’interaction client, c’est un choix de carrière extrêmement stimulant. La concurrence est rude, mais les opportunités sont nombreuses pour ceux qui savent se préparer sérieusement. Vous souhaitez maximiser vos chances de réussir vos entretiens pour devenir Sales ? Chez Training You, nous vous accompagnons avec une formation complète, conçue par des professionnels de la finance de marché. Découvrir nos formations en Finance de marché


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Front, Middle et Back Office en salle des marchés : Différences ?

Lorsque l’on postule pour un stage ou un CDI en finance de marché, une question revient souvent : quelle est la différence entre le Front, le Middle et le Back Office ? Ces trois termes désignent des fonctions clés dans une banque d’investissement, en particulier en salle des marchés. Mais leurs rôles, leurs missions et leurs niveaux de responsabilités sont très différents.   Le Front Office : au cœur de l’action et de la prise de risque Le Front Office désigne l’ensemble des métiers directement impliqués dans la génération de revenus. On y trouve les traders, les sales, les structurers ou encore les sales traders. Leur mission : exécuter les ordres, structurer des produits financiers, conseiller les clients institutionnels, et prendre des positions sur les marchés. Exemples de métiers du Front Office : Trader : achète et vend des actifs financiers pour le compte de la banque ou des clients Sales : propose des produits financiers à des clients institutionnels (fonds, assureurs…) Structurer : conçoit des produits complexes (dérivés, produits structurés…) adaptés aux besoins des clients Compétences recherchées : forte résistance au stress, rigueur, rapidité d’analyse, excellente compréhension des marchés En Front Office, le niveau de pression est très élevé et les horaires sont souvent longs. Mais c’est aussi là que l’on apprend le plus et que les perspectives de carrière sont les plus intéressantes.   Le Middle Office : la gestion des risques et des processus Le Middle Office joue un rôle de contrôle et de soutien du Front Office. Il s’assure que les opérations sont conformes aux règles internes et aux exigences réglementaires. Il intervient dans la gestion du risque, le reporting, la validation des prix et le suivi des positions. Exemples de métiers du Middle Office : Risk Analyst : surveille les expositions de marché, calcule les VAR (Value at Risk), suit les limites de risque Product Control : valide la valorisation des positions prises par les traders Operations Analyst : contrôle la bonne exécution des transactions et résout les anomalies Compétences recherchées : excellente maîtrise d’Excel, compréhension technique des produits, rigueur analytique   Le Back Office : l'exécution et le règlement des opérations Le Back Office regroupe les fonctions administratives et logistiques. Une fois l’ordre exécuté, le Back Office veille à sa confirmation, à son règlement/livraison et à la tenue des positions comptables. Il est aussi garant de la qualité des données (référentiels instruments, clients…). Exemples de métiers du Back Office : Settlement Officer : assure la bonne livraison des titres et le paiement Data Quality Analyst : gère les bases de données et les référentiels Client Onboarding Officer : en charge des procédures KYC  (Know Your Customer) et AML (Anti-Money Laundering) avant toute relation client* Compétences recherchées : rigueur, organisation, capacité à gérer des process répétitifs, sens du service   Combien gagne-t-on en Front, Middle ou Back Office ? A volume horaire et niveau d’étude égal, les écarts de salaire sont significatifs. Voici un aperçu des rémunérations en début de carrière (stage / CDI) :   A retenir : c’est bien en Front Office que les rémunérations sont les plus attractives, mais c’est aussi là que la sélection est la plus exigeante.   Comment choisir entre Front, Middle et Back ? Le choix dépend du profil et de l’appétence au risque, à la technique ou à la rigueur des process : Bon à savoir : certains étudiants débutent en Middle ou Back Office pour mieux comprendre les process avant de candidater en Front. Un passage stratégique si bien valorisé ! De plus, il est tout à fait possible d’évoluer du Middle Office vers le Front Office, même si cela demande stratégie et persévérance. En effet, de nombreux jeunes diplômés commencent en tant que Risk Analyst ou Product Controller. Puis évoluent vers des postes plus proches des desks, comme Business Analyst ou Sales Assistant. Avant de décrocher un rôle en Sales, Trading ou Structuration. Cette progression est particulièrement courante dans les grandes banques françaises, qui encouragent la mobilité interne après 12 à 24 mois. Pour réussir cette transition, il est essentiel de développer une forte expertise produit et de créer du lien avec les équipes Front. De nombreux professionnels en salle des marchés ont suivi ce chemin pour rejoindre les fonctions les plus prisées du secteur ! (on mettra le podcast avec Marc à cet endroit) Conclusion : Trois piliers complémentaires en salle des marchés Le Front, le Middle et le Back Office forment un écosystème complémentaire. Sans le Front, pas de revenus. Sans le Middle, pas de contrôle. Sans le Back, pas de règlement. Comprendre ces fonctions aide à mieux se positionner lors des entretiens en finance de marché et à mieux cibler les offres qui correspondent à ton profil. Le Front Office attire souvent les étudiants pour ses salaires élevés, ses responsabilités immédiates et son exposition directe aux marchés financiers. Mais les places sont rares. Et sans une préparation rigoureuse, même les meilleurs profils peuvent échouer aux entretiens. Se préparer avec Training You ? C’est la meilleure idée pour maximiser ses chances. Nous avons conçu une formation complète et intensive pour réussir les entretiens en trading, sales, structuration, asset management, etc., et décrocher un stage ou CDI dans une grande salle des marchés. Découvrir la formation : https://training-you.fr/finance-de-marche/pack-premium * KYC (Know Your Customer) et AML (Anti-Money Laundering) désignent l’ensemble des procédures mises en place par les banques et institutions financières pour vérifier l’identité de leurs clients et lutter contre le blanchiment d’argent.


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Retour d'expérience
Le métier de banquier M&A - ITW avec Julien Rousselle (Associate chez Fenchurch Advisory Partners)

Training You a eu le plaisir de recevoir Julien Rouselle, Analyste M&A chez Fenchurch Advisory Partners. Diplômé de l’ESSEC, Julien s’oriente en finance d’entreprise et réalise un premier stage de 6 mois en Leveraged Finance chez Natixis, puis un second stage de 6 mois en M&A à la Société Générale. Parallèlement il obtient un Summer Internship chez Barclays en ECM (Equity Capital Market). En 2018, Julien reçoit une offre pour un Summer chez Goldman Sachs qui débouche sur une offre en tant qu’Analyste M&A FIG (programme Graduate). Depuis plus d’un an, Julien a rejoint Fenchurch Advisory Partners, une boutique M&A FIG à Londres. En quoi consiste le M&A ? Le M&A (fusions-acquisitons) est un service de conseil financier pour de grandes entreprises. Le but est d’aider un client à réaliser une opération de fusion, d’acquisition ou de cession d’une partie de ses actifs. Pour ce faire, les banquiers d’affaires en M&A sont amenés à travailler avec des personnes qui ont un niveau de décision élevé, en général l’équipe de direction et les actionnaires. Ils doivent donc apporter un conseil à des personnes qui connaissent extrêmement bien leur métier et leur apporter un conseil à forte valeur ajoutée. En général, le dirigeant connaît parfaitement son entreprise mais a besoin de connaître l’état et l’évolution de son marché (et donc de ses concurrents). Tout le travail du banquier d’affaires en M&A est d’avoir des yeux et des oreilles partout. Le rôle du banquier est aussi de préserver un anonymat strict pour préserver les informations confiées par son client. Il y a deux parties très importantes dans le travail d’un banquier en M&A : le conseil et l’exécution d’une transaction. Le M&A, ce n’est pas seulement du conseil financier, c’est aussi la mise en exécution de ce conseil. Il faut donc une certaine capacité à gérer un projet, à exécuter une transaction et à accompagner son client jusqu’à la signature du contrat. Le but est de nouer une relation durable avec le client pour l’accompagner lors de ses prochaines transactions. Quels sont les différents secteurs ? Certains sont-ils plus aimés que d’autres ? L’activité n’est pas toujours scindée en secteurs, cela est propre à chaque ville (équipes sectorielles plus fréquentes à Londres étant donné la possibilité de créer des « pôles » sectoriels multilingues). Les secteurs principaux sont TMT (Télécommunications, Média et Technologies), Energies et ressources naturelles (Energy, Mining & Utilities), industries (Industrials & Chemicals), produits de grande consommation (Consumer & Retail), santé (Helathcare), institution financières (Financial Institutions Group ou FIG) et immobilier (Real Estate). Certains secteurs sont plus à la mode que d’autres. Par exemple, FIG a la réputation d’être un secteur où il y a beaucoup de travail et qui est très technique donc, en général, il n’attire pas les étudiants en sortie d’école. A l’inverse, des secteurs comme TMT, qui vont couvrir des entreprises technologiques comme Facebook, Instagram, WhatsApp, etc. attirent beaucoup plus. Ce sont de grosses capitalisations qui font des acquisitions assez régulièrement afin de se doter de nouvelles technologies, de bases de clients ou afin de s’implanter dans de nouveaux pays. Enfin, le M&A, c’est structurel. Depuis 2007, les taux d’intérêt sont très bas ce qui fait que les banques gagnent assez peu d’argent sur leurs activités de prêteurs et ont donc besoin de se diversifier. La seule façon pour ces dernières de continuer à indiquer des chiffres en hausse, c’est de développer leurs activités de conseil et leurs capacités à générer des deals. Peux-tu nous parler de la vie d’un mandat buy-side ?  Deux manières de voir les choses. Soit le client vient directement voir le banquier (souvent parce qu’il le connaît). Cependant, pour la plupart des deals, c’est au banquier d’aller voir le client et de le convaincre de travailler avec lui en lui présentant par exemple un dossier avec toutes les analyses déjà faites. Une fois l’idée pitchée, et que le client semble réceptif, le process débute alors. Il faut commencer par faire signer un accord de confidentialité à tout le monde : un NDA (Non Disclosure Agreement). Le montant des flux futurs de cette acquisition est alors à estimer ainsi que les synergies qui pourront être faites afin de valoriser l’actif sur la base des informations présentes dans l’information mémorandum. L’information mémorandum est un document préliminaire de 50-100 pages environ qui reprend toutes les analyses sur l’entreprise et qui va être diffusé auprès de tous les acheteurs potentiels. Sur la base de la valeur préliminaire donnée par tous les acheteurs potentiels, le vendeur va en sélectionner quelques-uns (entre 2 et 5 en général) avec lesquels il va rentrer en discussions plus avancées. On pourrait penser que le vendeur va sélectionner les deux personnes qui ont donné la valeur la plus importante, mais ce n’est pas toujours le cas. Le vendeur garde bien souvent les acheteurs qui donnent la valeur la plus justifiée. Pour passer au second tour, l’acheteur doit donc faire une offre haute mais crédible, en s’appuyant sur l’expérience de son conseil financier. Lorsque le vendeur a choisi les quelques acheteurs potentiels avec lesquels il souhaite poursuivre le processus, il va leur donner davantage de détails afin de leur permettre d’ajuster leur valorisation. A la fin du processus, lorsqu’il ne reste plus qu’un seul acheteur et que les deux parties sont d’accord sur le prix, elles vérifient la véracité de toutes les informations reçues. Si tout est conforme alors tout est signé par des avocats et la propriété de l’actif est transférée à l’acheteur. Comment se passe ta journée-type ?  En M&A, ce sont de grosses opérations qui demandent beaucoup de travail, de vérifications et d’analyses. Par conséquent, une journée type n’existe pas. Tout dépend où l’analyste se situe dans le process. Il est possible de passer toute la journée à pitcher autrement dit à faire un document d’analyse sur la base d’informations publiques. En début de process vient surtout l’analyse de documents qui se fait sur PowerPoint et sur Excel. Le PowerPoint correspond au support de présentation d’une idée à un client. Les chiffres ne sont là que pour appuyer le rationnel stratégique. Il ne faut pas avoir peur d’Excel, ce n’est rien d’autre que des additions, soustractions, divisions et multiplications. Ce qui est compliqué, c’est de déterminer quel pourcentage de prime il faut appliquer sur telle ou telle transaction et de savoir traiter le passage des bonus de telle banque à telle banque. En fin de process, il s’agit plus de négociations avec les documents juridiques qui se fait en relation avec les avocats, mais aussi d’aider son client à organiser des réunions avec le management pour poser des questions relatives à des problématiques fiscales, opérationnelles et de bilan. Bien qu’une journée type ne puisse être définie, la charge de travail reste conséquente. Il est commun de commencer vers 9h et, en fonction des banques, de finir entre 23h et 4h du matin. Le week-end est rarement complètement disponible et il est parfois compliqué de prendre des vacances. Il est aussi possible de se retrouver dans plusieurs process en même temps, ce qui oblige à prioriser toute la journée les objectifs de gestion de projet et de faire les analyses tôt le matin ou tard le soir Peux-tu nous parler de ton expérience avec les Summers Internships ?  Un Summer correspond à un stage de pré-embauche d’une durée de 2 mois. Les recrutements sont très compétitifs et nécessitent une préparation spécifique. Les anglo-saxons ont un avantage non négligeable par rapport aux français puisqu’ils sont entraînés aux processus de recrutement dès leur première année de Bachelor. Ils suivent des cours spécifiquement dédiés à l’élaboration d’un CV et d’une LM qui correspondent parfaitement aux attentes des recruteurs. Ils participent également à des événements de networking avec des alumni etc. Les banques recrutent des personnes de tous les horizons, sans expérience préalable en finance, en particulier pour les anglais. De plus, les anglais n’ont généralement pas d’expérience professionnelle lorsqu’ils postulent. Ainsi, les ressources humaines se focalisent davantage sur le fit que sur la technique pure, ce qui peut être déstabilisant pour un français habitué aux entretiens purement techniques. Les entretiens comportent également des brainteasers qui permettent d’évaluer si un candidat est capable de construire un raisonnement qui fait sens. Ces entretiens ont vocation à recruter des personnes qui sont en adéquation avec les valeurs et la culture de la banque. Un Summer est comme un entretien de 2 mois, il faut tout le temps se montrer sous son meilleur jour et montrer une motivation sans faille, tout en étant en compétition avec d’autres profils tous aussi bons les uns que les autres. C’est aussi l’occasion d’apprendre de nouvelles choses sur le « networking » ou le travail en équipe. As-tu des conseils pour bien préparer les entretiens ?  Faire du networking, du networking et du networking ! C’est sûrement l’une des choses à laquelle on n’est pas préparé en France mais qui est d’une importance capitale. Il ne faut absolument pas hésiter à contacter des gens. Il n’y a jamais rien à perdre à essayer d’établir un contact avec quelqu’un que vous ne connaissez pas. Il ne faut pas voir le networking comme une sorte de népotique passe-droits, mais plutôt comme un moyen de glaner des informations sur un secteur sur lequel l’information n’est pas publique. Le networking peut également permettre d’avoir accès à des offres de stages ou d’emploi avant leur publication officielle sur LinkedIn et autres sites carrière, et ainsi maximiser les chances d’être retenu. Ça donne donc un avantage stratégique et cela permet de créer son réseau. Vous voulez faire du M&A ? Les process de recrutement sont difficiles. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle regroupe tout ce que vous devez connaitre pour réussir les process de recrutement en M&A, Private Equity et autres métiers en Corporate Finance : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


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Le métier de broker

Imaginez un métier où chaque jour est une nouvelle aventure, où vous jonglez avec des millions d'euros, influencez les marchés financiers et avez le pouvoir de faire la différence dans les décisions d'investissement des grandes entreprises. Bienvenue dans le monde exaltant des brokers ! Si vous êtes étudiant ou jeune diplômé, passionné par la finance, et que vous cherchez une carrière dynamique et bien rémunérée, ce métier pourrait bien être votre voie royale vers le succès. Dans cet article, nous allons explorer les multiples facettes du métier de broker, des responsabilités aux opportunités, en passant par les compétences nécessaires pour exceller dans ce domaine. Qu'est-ce qu'un broker ? Le terme « broker » (ou « courtier » en français) désigne un intermédiaire qui exécute des ordres d'achat ou de vente sur les marchés financiers pour le compte de ses clients. Le rôle du broker ne se limite pas à la simple exécution des ordres. C'est un expert qui analyse les marchés, conseille ses clients et négocie les meilleures conditions possibles. Il agit dans de multiples domaines comme l’assurance, l’immobilier ou les énergies. Missions quotidiennes du broker Les missions principales du broker sont : Analyse des marchés : Un broker passe une grande partie de sa journée à scruter les fluctuations des marchés financiers. Il doit être capable d'interpréter les données économiques, les nouvelles politiques et les tendances du marché pour conseiller ses clients de manière éclairée Négociation : Une autre mission clé est la négociation des prix d'achat et de vente. Par exemple, un broker en actions peut devoir négocier le meilleur prix pour acheter des actions d'une entreprise prometteuse pour le compte d'un fonds d'investissement Gestion des relations clients : Le broker doit aussi entretenir une relation de confiance avec ses clients, qu'il s'agisse de grandes entreprises, d'institutions financières ou de clients individuels fortunés Responsabilités du broker En tant que broker, vous êtes responsable de l'exécution des transactions, mais aussi de leur conformité aux régulations en vigueur. Vous devez également veiller à minimiser les risques financiers pour vos clients. Broker vs trader : quelles différences ? La distinction entre un broker et un trader est importante, bien qu'ils travaillent tous deux dans le domaine des marchés financiers et peuvent parfois sembler avoir des rôles similaires. D’abord, le broker est un intermédiaire entre les acheteurs et les vendeurs sur les marchés financiers. Son travail consiste principalement à exécuter des ordres pour le compte de ses clients, qu'il s'agisse d'acheter ou de vendre des actifs financiers tels que des actions, des obligations ou des devises. Et il gagne une commission sur les transactions qu'il exécute. Exemple : Un client souhaite acheter des actions d'une entreprise technologique. Le broker va alors exécuter l'ordre d'achat en cherchant les meilleures conditions possibles sur le marché. Il peut aussi conseiller le client sur le moment opportun pour acheter ou vendre ces actions. Ensuite, le trader est directement impliqué dans l'achat et la vente d'actifs financiers, mais pour son propre compte ou pour le compte de l'entreprise qui l'emploie (ex : banque d'investissement, hedge fund). Le trader prend des positions sur les marchés dans le but de générer des profits, en capitalisant sur les variations de prix à court terme. Contrairement au broker, le trader n'agit pas en tant qu'intermédiaire, mais plutôt comme un acteur direct sur les marchés. Exemple : Un trader peut décider d'acheter une grande quantité de pétrole brut en pariant que son prix va augmenter suite à des tensions géopolitiques. Si le prix du pétrole augmente comme prévu, le trader vend alors les contrats qu'il a achetés pour réaliser un profit. Quelles sont les principales entreprises où travailler en tant que broker ? Les brokers peuvent travailler dans diverses structures, chacune ayant ses spécificités : Banques d'investissement Des géants comme Goldman Sachs, J.P. Morgan et Morgan Stanley sont des employeurs de choix pour les brokers. Travailler dans ces entreprises offre des perspectives de carrière exceptionnelles et l'opportunité de traiter des transactions à grande échelle. Sociétés de courtage Des entreprises spécialisées comme Interactive Brokers, Charles Schwab ou E*TRADE offrent également des carrières intéressantes pour les brokers, notamment dans les transactions en ligne et les services aux particuliers. Hedge fund et fonds d'investissement Ces structures, telles que BlackRock ou Bridgewater Associates, recrutent des brokers pour gérer les transactions de portefeuilles de grande envergure. Comment devenir broker ? D’abord, il est souvent nécessaire de suivre une formation en finance, économie ou dans une discipline proche. Un diplôme d'une grande école de commerce ou d’ingénieur est généralement requis. Cependant, ce n'est pas seulement le diplôme qui compte, mais aussi les compétences pratiques que vous pouvez acquérir. Analyse financière : Maîtriser l'analyse des états financiers, les ratios financiers, et les modèles de valorisation est essentiel Connaissance des marchés : Une compréhension approfondie des différents marchés (actions, obligations, devises, matières premières) est primordiale Compétences informatiques : Les brokers utilisent des logiciels sophistiqués pour trader, analyser et gérer les risques. Une familiarité avec ces outils est cruciale Enfin, certaines qualités personnelles sont essentielles : Résistance au stress : Le métier de broker est intense, avec des prises de décisions rapides sous pression Compétitivité et ambition : Pour réussir, il faut avoir une envie constante de surpasser les objectifs Capacité d'adaptation : Les marchés évoluent rapidement. Et le broker doit être capable de s'adapter à des situations changeantes Combien on gagne en tant que broker ? Le salaire d’un broker varie considérablement en fonction de l’expérience, du lieu de travail, et du type d’employeur. Stagiaire : Les stages en finance sont souvent bien rémunérés, avec des indemnités qui peuvent aller de 1 500€ à 3 000€ par mois, selon l'entreprise Junior : Un broker débutant peut espérer un salaire annuel entre 40 000€ et 60 000€, avec des bonus pouvant atteindre jusqu'à 50% de ce montant Intermédiaire : Avec quelques années d'expérience, le salaire peut monter entre 70 000€ et 100 000€, les bonus devenant une part significative de la rémunération Sénior : Un broker senior dans une grande institution financière peut gagner plus de 150 000€ par an, avec des bonus qui peuvent doubler ou tripler ce montant Vous souhaitez démarrer votre carrière dans un broker ? En conclusion, le métier de broker est certes exigeant, mais il offre une carrière pleine de défis et de récompenses. Pour maximiser vos chances de succès, il est crucial de vous armer non seulement de connaissances académiques, mais aussi de compétences pratiques et de qualités personnelles adaptées. Notre formation en ligne en finance de marché est spécialement conçue pour vous préparer aux entretiens les plus difficiles et vous donner les outils nécessaires pour exceller dans ce domaine passionnant. Alors, êtes-vous prêt à faire le grand saut et à vous lancer dans une carrière où chaque jour est une nouvelle opportunité de faire la différence ? Inscrivez-vous dès maintenant pour maximiser vos chances de réussite et rejoindre l'élite des brokers ! Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


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Les commodities, une porte d'entrée vers une carrière en finance de marché

Imaginez une matière première capable de déclencher des guerres, de renverser des économies entières ou de bouleverser votre quotidien ? Comme la flambée des prix du pétrole qui fait grimper le coût de l'essence ou la hausse du prix du blé qui impacte le prix du pain. Les commodities (ou « matières premières ») sont bien plus que de simples actifs financiers. Elles sont au cœur des enjeux géopolitiques mondiaux et de notre vie de tous les jours. Par exemple, la transition énergétique actuelle, qui pousse les gouvernements à rechercher des alternatives au pétrole, crée des opportunités incroyables pour ceux qui savent investir dans des matières premières comme le lithium ou le cuivre, indispensables à la fabrication de batteries pour voitures électriques. Pour les étudiants et jeunes diplômés, comprendre les rouages du marché des commodities peut ouvrir la porte à une carrière passionnante en finance de marché. Dans cet article, nous allons plonger dans l'univers fascinant des commodities et explorer pourquoi maîtriser cette classe d'actifs peut être un véritable levier de réussite professionnelle. C'est quoi les commodities ? Les commodities désignent les matières premières qui sont échangées sur les marchés financiers. Contrairement aux actions ou aux obligations, ce sont des actifs physiques tels que l'or, le pétrole, le blé ou le cuivre. Ces matières premières sont essentielles pour l'économie mondiale. Car elles servent de base à la production de biens et de services. Leurs prix sont influencés par l'offre et la demande mondiales, les conditions géopolitiques, ainsi que les événements climatiques. Les commodities peuvent être classées en plusieurs catégories principales : Les métaux précieux : or, argent, platine, etc. Les métaux de base : cuivre, aluminium, zinc, etc. Les énergies : pétrole, gaz naturel, charbon Les matières premières agricoles : blé, maïs, soja, café, cacao Les produits d'élevage : bétail, porcs, produits laitiers Chacune de ces catégories a ses propres dynamiques de marché et ses facteurs influençant les prix, ce qui rend l'analyse des commodities complexe mais passionnante. Quelles sont les caractéristiques de l'investissement dans les commodities ? Investir dans les commodities présente plusieurs caractéristiques distinctes : Volatilité : Les prix peuvent fluctuer de manière significative en raison de facteurs géopolitiques, climatiques et économiques Effet de levier : Les contrats à terme permettent d'utiliser un effet de levier, amplifiant ainsi les gains ou les pertes potentiels Diversification : Elles offrent une diversification par rapport aux actions et obligations traditionnelles, car elles réagissent souvent différemment aux événements économiques Hedge contre l'inflation : Elles sont souvent considérées comme une protection contre l'inflation. En effet, les prix des matières premières tendent à augmenter lorsque l'inflation progresse Avantages et risques des commodities Investir dans les commodities peut offrir plusieurs avantages, mais comporte aussi certains risques. Les avantages Les avantages de l’investissement dans les commodities sont : Diversification de portefeuille : Elles permettent de diversifier un portefeuille d'investissement, réduisant ainsi le risque global Protection contre l'inflation : En période d'inflation élevée, elles peuvent protéger le pouvoir d'achat des investisseurs Opportunités de profit : Les fluctuations des prix offrent des opportunités de trading et de profits importants, notamment pour les investisseurs avertis Investissement tangible : Contrairement aux actions et obligations, elles sont des actifs physiques, ce qui peut rassurer certains investisseurs Les risques Cependant, l'investissement dans les commodities comporte également des risques : Volatilité élevée : La nature imprévisible des marchés peut entraîner des pertes importantes Facteurs externes : Les prix peuvent être affectés par des événements hors du contrôle des investisseurs, tels que les catastrophes naturelles, les tensions géopolitiques ou les changements réglementaires Risque de liquidité : Certains marchés peuvent manquer de liquidité, rendant difficile l'entrée ou la sortie rapide de positions Complexité : La compréhension des dynamiques du marché nécessite une expertise spécifique, notamment en ce qui concerne l'offre, la demande et les stocks mondiaux Quels sont les métiers dans le domaine des commodities ? Le domaine des commodities offre une diversité de métiers, tant au niveau de l'analyse que du trading ou de la gestion de risques. Voici un aperçu de ces principaux métiers : Trader de commodities : Acheteurs et vendeurs de contrats à terme ou d'options sur commodities Analyste de marché : Spécialistes des dynamiques de marché, prédisant les mouvements de prix Gestionnaire de portefeuille : Responsable de la gestion des fonds investis dans les commodities Risk manager : Chargé de la gestion des risques associés aux positions sur les commodities Consultant en stratégie : Conseille les entreprises sur leur approche en matière de commodities Certaines entreprises sont spécialisées dans cette classe d'actifs. On peut par exemple citer les géants du trading (Glencore, Trafigura, Vitol, etc.) ou des banques d'investissement qui ont des desks spécialisés (Goldman Sachs, Morgan Stanley, etc.). Quelles sont les tendances dans les commodities aujourd'hui ? Aujourd'hui, plusieurs tendances influencent le marché des commodities. Premièrement, le changement climatique et la transition énergétique sont cruciaux. D’une part, les impacts du changement climatique sur l'agriculture et l'accès aux ressources naturelles sont de plus en plus pris en compte par les investisseurs. D’autre part, la transition vers les énergies renouvelables modifie la demande pour certaines commodities, en particulier les métaux utilisés dans les technologies vertes. Deuxièmement, la digitalisation impacte le secteur. En effet, l'essor des plateformes de trading numériques et l'utilisation des big data révolutionnent le commerce des commodities. Enfin, les tensions géopolitiques et les perturbations de la chaîne d'approvisionnement mondiale exacerbent la volatilité sur les marchés des commodities. Vous souhaitez démarrer votre carrière en hedge fund ? Pour conclure, les commodities représentent une classe d'actifs fascinante, pleine d'opportunités mais aussi de défis. Pour les jeunes professionnels aspirant à une carrière en finance de marché, comprendre les subtilités de ces actifs peut être un véritable atout. Si cet article vous a donné un aperçu des potentialités offertes par les commodities, je vous encourage vivement à explorer la formation en ligne de Training You dédiée à la finance de marché. Cette formation a été construite par des professionnels du secteur et inclut des cours et questions corrigées pour préparer de manière optimale les entretiens et exceller dans ce domaine compétitif. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


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Hedge Fund : Comprendre l’univers des fonds d’investissement les plus exclusifs

Imaginez un monde où chaque décision que vous prenez peut générer des millions, où l'adrénaline coule à chaque instant et où vous êtes constamment en train de deviner les prochains mouvements des marchés mondiaux. Bienvenue dans l'univers des hedge funds, un secteur où seuls les esprits les plus brillants et les plus audacieux parviennent à exceller. Travailler dans un hedge fund, c'est bien plus qu'un simple emploi, c'est une aventure palpitante, un jeu stratégique à grande échelle où l'enjeu est de taille et les récompenses sont immenses. Les hedge funds sont les gladiateurs modernes de la finance, opérant dans l'ombre des marchés, prêts à saisir la moindre opportunité pour transformer une intuition en un profit colossal. C'est un environnement où la passion pour les chiffres rencontre la créativité, où chaque jour apporte un nouveau défi à relever. Si vous avez soif de défi, que vous êtes prêt à repousser les limites et que vous rêvez de faire partie d'une élite financière mondiale, alors une carrière dans un hedge fund est faite pour vous. Dans cet article, nous vous emmenons dans les coulisses de ces fonds d'investissement légendaires, vous dévoilant ce qu'ils sont, comment y entrer, et pourquoi ce pourrait être le choix de carrière le plus excitant que vous puissiez faire. Préparez-vous à être inspiré et, peut-être, à découvrir la voie qui pourrait changer votre vie. Qu'est-ce qu'un hedge fund ? Un hedge fund (ou « fonds alternatif ») est un fonds d'investissement privé qui regroupe les capitaux de différents investisseurs pour les investir dans un large éventail de produits financiers. Leur objectif principal est de générer un rendement absolu, c'est-à-dire un profit, quelles que soient les conditions du marché. Pour ce faire, les hedge funds utilisent des stratégies d'investissement sophistiquées, souvent inaccessibles aux fonds traditionnels. Considérons les différences avec d'autres types de fonds : Hedge fund vs fonds de Private Equity (PE) : Alors que les hedge funds se concentrent sur des investissements à court ou moyen terme et utilisent des stratégies risquées (telles que la vente à découvert, l'effet de levier ou encore les dérivés), les fonds de Private Equity investissent généralement dans des entreprises privées avec une vision à long terme. En effet, les fonds de PE cherchent à prendre des participations majoritaires ou minoritaires dans des sociétés non cotées, puis à en améliorer la croissance ou la rentabilité et enfin à les revendre avec un profit Hedge fund vs fonds mutuel : Contrairement aux fonds mutuels, qui sont régulés et ont des restrictions strictes sur les types d'investissements qu'ils peuvent réaliser, les hedge funds sont moins réglementés et peuvent ainsi adopter des stratégies beaucoup plus agressives. Pour cette raison, les hedge funds sont souvent réservés aux investisseurs qualifiés, devant répondre de critères minimaux, concernant la valeur de leur patrimoine ou leurs revenus annuels. Au contraire, les fonds mutuels sont ouverts à tout type d’investisseur Panorama des hedge funds les plus célèbres Il existe des milliers de hedge funds à travers le monde. Mais certains ont su se distinguer par leur performance, leur taille ou encore les personnalités charismatiques à leur tête. Voici quelques-uns des hedge funds les plus emblématiques : Bridgewater Associates : Fondé par Ray Dalio, Bridgewater est le plus grand hedge fund au monde avec plus de 150Mds$ sous gestion. Connu pour sa culture d'entreprise unique où l'honnêteté radicale est prônée, Bridgewater a souvent défié les prédictions du marché pour générer des rendements impressionnants Renaissance Technologies : Ce hedge fund est célèbre pour son fonds Medallion, dirigé par l'ancien mathématicien Jim Simons. Renaissance Technologies est particulièrement reconnu pour son utilisation de modèles quantitatifs complexes et l'emploi massif de mathématiciens et scientifiques plutôt que des financiers traditionnels. Medallion a généré des rendements spectaculaires. Cependant, il est désormais fermé aux investisseurs externes Soros Fund Management : George Soros, son fondateur, est surtout connu pour son fameux « coup » contre la Banque d'Angleterre en 1992. En effet, il paria sur la dévaluation de la livre sterling, générant un profit d'environ un milliard de dollars en une journée. Aujourd'hui, Soros Fund Management est principalement un bureau familial. Mais il reste l'un des noms les plus respectés de l'industrie Comment travailler dans un hedge fund ? Travailler dans un hedge fund est le rêve de nombreux jeunes financiers. Toutefois, y entrer n’est pas une mince affaire. Et cela nécessite un mélange de compétences, d’études et de qualités personnelles. Etudes et formation D’abord, une solide formation académique est souvent requise. Les candidats possèdent généralement des diplômes en finance, économie, ingénierie ou mathématiques. Les écoles de commerce et d’ingénieur les plus prestigieuses sont fortement représentées dans le secteur. Une spécialisation en finance quantitative ou en analyse financière est également un atout. Compétences techniques Ensuite, les hedge funds recherchent des profils avec des compétences techniques solides. De plus, la maîtrise de logiciels de modélisation financière, ainsi que des langages de programmation comme Python ou R, est souvent exigée, notamment pour les rôles liés aux stratégies quantitatives. Une bonne connaissance des marchés financiers et des produits dérivés est aussi essentielle. Qualités personnelles L’industrie des hedge funds est très exigeante. La capacité à travailler sous pression, un esprit analytique aiguisé, une grande curiosité intellectuelle et une aptitude à prendre des décisions rapides sont des qualités recherchées. La capacité à innover et à penser différemment est aussi cruciale car les hedge funds cherchent souvent à se démarquer par des stratégies uniques. Les salaires dans un hedge fund Les salaires en hedge fund sont notoirement élevés, reflétant la nature exigeante et la performance attendue dans ce secteur. Voici une estimation des rémunérations, sachant qu'elles peuvent varier en fonction de la taille du fonds, de sa localisation et de sa performance. Stagiaire : Les stages sont souvent bien rémunérés dans les hedge funds, avec des salaires pouvant aller de 3 000€ à 10 000€ par mois selon le fonds et la localisation Junior (Analyste, moins de 3 ans d'expérience) : Un analyste débutant peut s'attendre à un salaire de base autour de 70 000€ à 120 000€ par an, avec des bonus qui peuvent doubler ce montant en fonction des performances Intermédiaire (Associate, 3 à 6 ans d'expérience) : Un associate peut gagner entre 150 000€ et 250 000€ euros par an, bonus compris. Les bonus constituent souvent une grande partie de la rémunération totale Senior (Portfolio Manager, plus de 6 ans d'expérience) : À ce niveau, les rémunérations peuvent atteindre des sommes considérables, souvent plusieurs millions d'euros par an pour les gestionnaires de portefeuille performants, principalement grâce aux bonus basés sur la performance des investissements Par conséquent, les hedge funds représentent une facette fascinante et complexe du monde de la finance, offrant des opportunités extraordinaires pour ceux qui parviennent à y entrer. Cependant, ils exigent des compétences pointues, une grande résilience et un goût prononcé pour la prise de risque. Si vous êtes motivé, prêt à apprendre et à innover, une carrière dans un hedge fund pourrait être extrêmement enrichissante, tant sur le plan intellectuel que financier. Vous souhaitez démarrer votre carrière en hedge fund ? Si cet univers vous attire et que vous souhaitez maximiser vos chances d’y réussir, nous avons conçu une formation en ligne spécialement pour vous. Cette formation en finance de marché complète les cours que vous suivez à l’école et vous donne les outils pour décrocher un stage dans ce secteur compétitif. Rejoignez-nous pour transformer votre ambition en succès ! Que vous souhaitiez perfectionner vos compétences techniques, affiner vos connaissances des marchés financiers, ou tout simplement comprendre les attentes des recruteurs dans les hedge funds et autres entreprises en finance de marché, notre programme est conçu pour vous guider à chaque étape. Ne laissez pas passer cette opportunité de faire le premier pas vers une carrière passionnante. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme   Bonus : Diplômé de l’ESLSCA et LBS, Kevin Romanteau débute sa carrière en M&A (BNP Paribas, Société Générale et Citi) puis quitte la banque pour lancer son propre fonds : Whitelight Capital. Aujourd’hui, il investit dans des actions cotées en combinant 3 leviers : analyse fondamentale, activisme actionnarial et contentieux stratégiques. Objectif : créer de l’alpha, une surperformance par rapport au marché ! En résumé, cette rencontre avec Kévin Romanteau offre un aperçu fascinant de deux monde : celui de l’entrepreneuriat et celui des hedge funds. Kévin Romanteau voulait « aller loin » et a « dépassé ses attentes » avec Whitelight Capital. C’est exactement ce qu’on veut partager chez Training You. Alors, ayez de l’ambition de réussir avec nous votre début de carrière ! Pour visionner l’épisode avec Kévin Romanteau :   https://www.youtube.com/watch?v=YNPivGcNRmk Pour retrouver nos podcasts : https://training-you.fr/podcast-career-insights/


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Qu’est-ce que l’Asset Management ?

Imaginez-vous aux commandes de milliards d'euros, naviguant sur les marchés financiers mondiaux, prenant des décisions qui impactent directement la croissance économique et la vie de millions de personnes. Bienvenue dans l'univers fascinant de l'Asset Management, un secteur où chaque jour offre un nouveau défi et où vos compétences analytiques et stratégiques sont mises à l'épreuve pour générer de la valeur. Pour les étudiants et jeunes diplômés ambitieux, l'Asset Management représente bien plus qu'une simple carrière : c'est une opportunité de façonner l'avenir financier tout en développant une expertise recherchée à l'échelle mondiale. Prêt à découvrir ce qui fait de ce domaine l'un des plus excitants et gratifiants de la finance moderne ? Dans cet article, nous définissons d’abord l’Asset Management. Ensuite, nous expliquons comment travailler en Asset Management. Puis, nous parcourons les principales entreprises dans lesquelles vous pouvez travailler. Enfin, nous abordons les salaires dans ce domaine. L'Asset Management, c’est quoi ? L'Asset Management (ou gestion d'actifs en français) désigne la gestion professionnelle de divers types d'actifs financiers pour le compte de clients. Ces clients sont des investisseurs individuels, des entreprises ou des institutions. Le rôle principal d'une société d'Asset Management est de maximiser la valeur de ces actifs en prenant des décisions d'investissement stratégiques. Les actifs gérés peuvent inclure des actions, des obligations, des biens immobiliers, des matières premières et d'autres types d'investissements. Pour cela, les sociétés d'Asset Management utilisent des équipes de gestionnaires de portefeuille, d'analystes financiers et d'autres professionnels spécialisés. Ces équipes analysent les marchés, identifient les opportunités d'investissement et gèrent les risques pour générer des rendements pour leurs clients. Les principaux métiers de l’Asset Management sont : Gestionnaire de portefeuille : Il est responsable de la stratégie d'investissement et de la sélection des actifs, en fonction des objectifs financiers des clients Analyste financier : Il effectue des recherches et des analyses sur les entreprises, les marchés et les secteurs pour informer les décisions d'investissement Trader : Il exécute les ordres d'achat et de vente des actifs financiers sur les marchés Risk manager : Il évalue et gère les risques associés aux investissements, en s'assurant que les portefeuilles restent conformes aux tolérances de risque des clients Compliance officer : Il assure la conformité des activités de gestion avec les réglementations financières en vigueur Comment travailler en Asset Management ? Travailler en Asset Management nécessite une combinaison de compétences techniques et de qualités personnelles. D’abord, les compétences techniques à développer sont : Analyse financière : Attendez-vous à des questions techniques ! Par exemple, c’est important de bien comprendre les états financiers (compte de résultat, tableau des flux de trésorerie, bilan), les ratios financiers et les évaluations d'entreprises. En effet, vous pourriez être invité à analyser une entreprise ou à discuter des impacts économiques d'une décision politique sur les marchés financiers Modélisation financière : Il faut savoir construire des modèles pour prévoir les performances financières et évaluer les actifs Connaissance des marchés financiers : Les recruteurs apprécient les candidats qui montrent un intérêt et une compréhension des marchés financiers. Soyez prêt à discuter des événements économiques récents, des tendances du marché ou d'un investissement personnel que vous avez réalisé et les leçons que vous en avez tirées Ensuite, les qualités personnelles sont : Communication : Capacité à expliquer des concepts complexes de manière claire, à la fois en interne (à l'équipe) et en externe (aux clients) Gestion du stress et prise de décision : Capacité de travailler sous pression et de prendre des décisions rapides et informées Dans quelles entreprises postuler en Asset Management ? Le secteur de l'Asset Management offre une variété d'opportunités de carrière dans des entreprises de tailles et de natures différentes : Sociétés de gestion d'actifs : Il en existe beaucoup. Parmi les plus connues, on peut citer BlackRock, Vanguard, Amundi ou encore AXA IM. Dans ces entreprises, les gestionnaires de portefeuille et les analystes financiers jouent un rôle clé dans la gestion des fonds d'investissement Banques d'investissement : Les grandes banques universelles comme Goldman Sachs, J.P. Morgan ou Morgan Stanley offrent des services de gestion d'actifs. Et vous pourriez travailler en tant qu'analyste ou gestionnaire de portefeuille Fonds de pension et compagnies d'assurance : Ces institutions, telles qu'Allianz ou Prudential, gèrent d'importants portefeuilles d'actifs pour financer les retraites et les assurances-vie de leurs clients Fonds de Private Equity : Ces fonds investissent dans des entreprises non cotées. On peut citer Ardian, KKR ou Carlyle Sociétés de conseil en gestion de patrimoine : Elles offrent des services personnalisés de gestion d'actifs pour les individus fortunés. On peut citer par exemple UBS Dans tous les cas, informez-vous sur l'entreprise, ses principaux produits, ses clients cibles et sa philosophie d'investissement. Connaître les fonds qu'elle gère, ses performances historiques et ses principaux concurrents vous aidera à vous démarquer. Les salaires en Asset Management : à quoi s'attendre ? Le secteur de l'Asset Management est non seulement passionnant, mais il offre également des rémunérations très attractives, ce qui en fait une destination prisée par les jeunes talents. Voici un aperçu des salaires auxquels vous pouvez vous attendre en début de carrière et au fil de votre progression dans ce domaine. Salaires en début de carrière (junior) Pour les jeunes diplômés ou ceux qui débutent dans l'Asset Management, les postes d'analystes ou de gestionnaires de portefeuille junior offrent des salaires de base attractifs, souvent complétés par des primes de performance. Analyste financier : Les salaires de base pour un analyste en début de carrière varient généralement entre 40 000€ et 60 000€ par an en Europe. Aux Etats-Unis, ces salaires peuvent être légèrement plus élevés, atteignant entre 70 000$ et 90 000$ par an. À cela s'ajoutent des bonus, souvent liés aux performances des fonds gérés, qui peuvent représenter une part importante de la rémunération totale Gestionnaire de portefeuille : Les salaires de base pour un gestionnaire de portefeuille débutant peuvent se situer entre 50 000€ et 80 000€ par an. Encore une fois, les bonus peuvent augmenter considérablement le revenu total, en fonction des résultats de gestion Salaires en milieu de carrière (intermédiaire) Après quelques années d'expérience, les professionnels de l'Asset Management peuvent s'attendre à une progression significative de leur rémunération. Analyste Senior : Un analyste sénior peut gagner entre 70 000€ et 100 000€ par an en salaire de base, avec des bonus pouvant aller jusqu'à 50% ou plus de leur salaire annuel, en fonction des performances individuelles et de l'entreprise Gestionnaire de portefeuille : Pour un gestionnaire de portefeuille confirmé, le salaire de base se situe souvent entre 90 000€ et 150 000€ par an, avec des bonus pouvant doubler leur salaire total Salaires en fin de carrière (senior) À des postes de haute responsabilité, les salaires peuvent atteindre des sommets. Directeur de gestion d'actifs : Les directeurs ou les responsables de la gestion d'actifs peuvent espérer des salaires de base allant de 150 000€ à 300 000€ par an. Les primes peuvent parfois être égales, voire supérieures à leur salaire de base, notamment dans les grandes institutions internationales Partner ou Managing Director : Dans certaines sociétés de gestion ou fonds d'investissement, les associés (Partners) ou Managing Directors peuvent toucher des salaires dépassant le million d'euros annuels, avec des bonus basés sur la performance des fonds sous gestion et les revenus générés par l'entreprise Vous souhaitez démarrer votre carrière en Asset Management ? Pour conclure, l'Asset Management est un domaine dynamique et exigeant, offrant des opportunités inégalées pour ceux qui sont prêts à relever le défi. Que vous soyez passionné par les marchés financiers, motivé par l'idée de gérer des portefeuilles d'envergure ou attiré par les perspectives de rémunération, une carrière en gestion d'actifs peut être extrêmement gratifiante. Cependant, pour percer dans cet univers compétitif, il est essentiel de se doter des compétences et des connaissances adéquates. La bonne nouvelle ? Vous pouvez commencer à vous préparer dès aujourd'hui. Nous vous proposons une formation en ligne spécialement conçue pour vous doter des compétences techniques, des connaissances de marché et des astuces pratiques qui vous permettront de vous démarquer lors de vos entretiens et dans votre future carrière. La formation de Training You en finance de marché a été construite par des professionnels du secteur. Dans nos Packs, vous pourrez retrouver 14 cours (actions, obligations, devises, grecques, etc.) et près de 400 questions d’entretiens et cas pratiques corrigés pour tout réviser avant vos entretiens. Ne laissez pas cette opportunité passer. Investissez en vous-même, développez votre expertise et faites vos premiers pas vers une carrière passionnante et lucrative en Asset Management ! 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