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Retour d'expérience

Le métier de banquier M&A - ITW avec Julien Rousselle (Associate chez Fenchurch Advisory Partners)

Par Training You

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7 min de lecture

Training You a eu le plaisir de recevoir Julien Rouselle, Analyste M&A chez Fenchurch Advisory Partners.

Diplômé de l’ESSEC, Julien s’oriente en finance d’entreprise et réalise un premier stage de 6 mois en Leveraged Finance chez Natixis, puis un second stage de 6 mois en M&A à la Société Générale. Parallèlement il obtient un Summer Internship chez Barclays en ECM (Equity Capital Market).

En 2018, Julien reçoit une offre pour un Summer chez Goldman Sachs qui débouche sur une offre en tant qu’Analyste M&A FIG (programme Graduate). Depuis plus d’un an, Julien a rejoint Fenchurch Advisory Partners, une boutique M&A FIG à Londres.

En quoi consiste le M&A ?

Le M&A (fusions-acquisitons) est un service de conseil financier pour de grandes entreprises. Le but est d’aider un client à réaliser une opération de fusion, d’acquisition ou de cession d’une partie de ses actifs. Pour ce faire, les banquiers d’affaires en M&A sont amenés à travailler avec des personnes qui ont un niveau de décision élevé, en général l’équipe de direction et les actionnaires. Ils doivent donc apporter un conseil à des personnes qui connaissent extrêmement bien leur métier et leur apporter un conseil à forte valeur ajoutée.

En général, le dirigeant connaît parfaitement son entreprise mais a besoin de connaître l’état et l’évolution de son marché (et donc de ses concurrents). Tout le travail du banquier d’affaires en M&A est d’avoir des yeux et des oreilles partout. Le rôle du banquier est aussi de préserver un anonymat strict pour préserver les informations confiées par son client.

Il y a deux parties très importantes dans le travail d’un banquier en M&A : le conseil et l’exécution d’une transaction. Le M&A, ce n’est pas seulement du conseil financier, c’est aussi la mise en exécution de ce conseil. Il faut donc une certaine capacité à gérer un projet, à exécuter une transaction et à accompagner son client jusqu’à la signature du contrat. Le but est de nouer une relation durable avec le client pour l’accompagner lors de ses prochaines transactions.

Quels sont les différents secteurs ? Certains sont-ils plus aimés que d’autres ?

L’activité n’est pas toujours scindée en secteurs, cela est propre à chaque ville (équipes sectorielles plus fréquentes à Londres étant donné la possibilité de créer des « pôles » sectoriels multilingues).

Les secteurs principaux sont TMT (Télécommunications, Média et Technologies), Energies et ressources naturelles (Energy, Mining & Utilities), industries (Industrials & Chemicals), produits de grande consommation (Consumer & Retail), santé (Helathcare), institution financières (Financial Institutions Group ou FIG) et immobilier (Real Estate).

Certains secteurs sont plus à la mode que d’autres. Par exemple, FIG a la réputation d’être un secteur où il y a beaucoup de travail et qui est très technique donc, en général, il n’attire pas les étudiants en sortie d’école. A l’inverse, des secteurs comme TMT, qui vont couvrir des entreprises technologiques comme Facebook, Instagram, WhatsApp, etc. attirent beaucoup plus. Ce sont de grosses capitalisations qui font des acquisitions assez régulièrement afin de se doter de nouvelles technologies, de bases de clients ou afin de s’implanter dans de nouveaux pays.

Enfin, le M&A, c’est structurel. Depuis 2007, les taux d’intérêt sont très bas ce qui fait que les banques gagnent assez peu d’argent sur leurs activités de prêteurs et ont donc besoin de se diversifier. La seule façon pour ces dernières de continuer à indiquer des chiffres en hausse, c’est de développer leurs activités de conseil et leurs capacités à générer des deals.

Peux-tu nous parler de la vie d’un mandat buy-side ? 

Deux manières de voir les choses. Soit le client vient directement voir le banquier (souvent parce qu’il le connaît). Cependant, pour la plupart des deals, c’est au banquier d’aller voir le client et de le convaincre de travailler avec lui en lui présentant par exemple un dossier avec toutes les analyses déjà faites.

Une fois l’idée pitchée, et que le client semble réceptif, le process débute alors. Il faut commencer par faire signer un accord de confidentialité à tout le monde : un NDA (Non Disclosure Agreement).

Le montant des flux futurs de cette acquisition est alors à estimer ainsi que les synergies qui pourront être faites afin de valoriser l’actif sur la base des informations présentes dans l’information mémorandum. L’information mémorandum est un document préliminaire de 50-100 pages environ qui reprend toutes les analyses sur l’entreprise et qui va être diffusé auprès de tous les acheteurs potentiels. Sur la base de la valeur préliminaire donnée par tous les acheteurs potentiels, le vendeur va en sélectionner quelques-uns (entre 2 et 5 en général) avec lesquels il va rentrer en discussions plus avancées. On pourrait penser que le vendeur va sélectionner les deux personnes qui ont donné la valeur la plus importante, mais ce n’est pas toujours le cas. Le vendeur garde bien souvent les acheteurs qui donnent la valeur la plus justifiée. Pour passer au second tour, l’acheteur doit donc faire une offre haute mais crédible, en s’appuyant sur l’expérience de son conseil financier.

Lorsque le vendeur a choisi les quelques acheteurs potentiels avec lesquels il souhaite poursuivre le processus, il va leur donner davantage de détails afin de leur permettre d’ajuster leur valorisation.

A la fin du processus, lorsqu’il ne reste plus qu’un seul acheteur et que les deux parties sont d’accord sur le prix, elles vérifient la véracité de toutes les informations reçues. Si tout est conforme alors tout est signé par des avocats et la propriété de l’actif est transférée à l’acheteur.

Comment se passe ta journée-type ? 

En M&A, ce sont de grosses opérations qui demandent beaucoup de travail, de vérifications et d’analyses. Par conséquent, une journée type n’existe pas. Tout dépend où l’analyste se situe dans le process. Il est possible de passer toute la journée à pitcher autrement dit à faire un document d’analyse sur la base d’informations publiques.

En début de process vient surtout l’analyse de documents qui se fait sur PowerPoint et sur Excel. Le PowerPoint correspond au support de présentation d’une idée à un client. Les chiffres ne sont là que pour appuyer le rationnel stratégique. Il ne faut pas avoir peur d’Excel, ce n’est rien d’autre que des additions, soustractions, divisions et multiplications. Ce qui est compliqué, c’est de déterminer quel pourcentage de prime il faut appliquer sur telle ou telle transaction et de savoir traiter le passage des bonus de telle banque à telle banque.

En fin de process, il s’agit plus de négociations avec les documents juridiques qui se fait en relation avec les avocats, mais aussi d’aider son client à organiser des réunions avec le management pour poser des questions relatives à des problématiques fiscales, opérationnelles et de bilan.

Bien qu’une journée type ne puisse être définie, la charge de travail reste conséquente. Il est commun de commencer vers 9h et, en fonction des banques, de finir entre 23h et 4h du matin. Le week-end est rarement complètement disponible et il est parfois compliqué de prendre des vacances.

Il est aussi possible de se retrouver dans plusieurs process en même temps, ce qui oblige à prioriser toute la journée les objectifs de gestion de projet et de faire les analyses tôt le matin ou tard le soir

Peux-tu nous parler de ton expérience avec les Summers Internships

Un Summer correspond à un stage de pré-embauche d’une durée de 2 mois. Les recrutements sont très compétitifs et nécessitent une préparation spécifique. Les anglo-saxons ont un avantage non négligeable par rapport aux français puisqu’ils sont entraînés aux processus de recrutement dès leur première année de Bachelor. Ils suivent des cours spécifiquement dédiés à l’élaboration d’un CV et d’une LM qui correspondent parfaitement aux attentes des recruteurs. Ils participent également à des événements de networking avec des alumni etc.

Les banques recrutent des personnes de tous les horizons, sans expérience préalable en finance, en particulier pour les anglais. De plus, les anglais n’ont généralement pas d’expérience professionnelle lorsqu’ils postulent. Ainsi, les ressources humaines se focalisent davantage sur le fit que sur la technique pure, ce qui peut être déstabilisant pour un français habitué aux entretiens purement techniques. Les entretiens comportent également des brainteasers qui permettent d’évaluer si un candidat est capable de construire un raisonnement qui fait sens. Ces entretiens ont vocation à recruter des personnes qui sont en adéquation avec les valeurs et la culture de la banque.

Un Summer est comme un entretien de 2 mois, il faut tout le temps se montrer sous son meilleur jour et montrer une motivation sans faille, tout en étant en compétition avec d’autres profils tous aussi bons les uns que les autres. C’est aussi l’occasion d’apprendre de nouvelles choses sur le « networking » ou le travail en équipe.

As-tu des conseils pour bien préparer les entretiens ? 

Faire du networking, du networking et du networking ! C’est sûrement l’une des choses à laquelle on n’est pas préparé en France mais qui est d’une importance capitale. Il ne faut absolument pas hésiter à contacter des gens. Il n’y a jamais rien à perdre à essayer d’établir un contact avec quelqu’un que vous ne connaissez pas.

Il ne faut pas voir le networking comme une sorte de népotique passe-droits, mais plutôt comme un moyen de glaner des informations sur un secteur sur lequel l’information n’est pas publique.

Le networking peut également permettre d’avoir accès à des offres de stages ou d’emploi avant leur publication officielle sur LinkedIn et autres sites carrière, et ainsi maximiser les chances d’être retenu. Ça donne donc un avantage stratégique et cela permet de créer son réseau.

Vous voulez faire du M&A ?

Les process de recrutement sont difficiles. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle regroupe tout ce que vous devez connaitre pour réussir les process de recrutement en M&A, Private Equity et autres métiers en Corporate Finance : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur.

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Décryptage
4 principales missions d’un stagiaire en M&A

Après avoir vu pourquoi postuler en M&A, il est maintenant temps de rentrer dans le vif du sujet et de parler des missions d'un stagiaire en M&A. Que fait-on concrètement quand on fait un stage dans une banque d’affaires ou une boutique M&A ? On peut résumer le rôle du stagiaire à 4 missions clés. Mission #1 en M&A : La recherche d'informations D’abord, le stagiaire en M&A est en charge de la recherche d’informations. Les informations sont la matière première indispensable pour assurer la production des différents documents réalisés par une banque d’affaires. Deux situations bien distinctes peuvent se poser. Si vous réalisez votre stage dans une bulge bracket (Goldman Sachs, JP Morgan, BAML, …) ou une boutique de premier rang (Lazard, Rothschild & Co, Centerview, Messier & Associés), vous travaillerez certainement sur des entreprises cotées ou qui réalisent un chiffre d’affaires assez élevé. Par conséquent, les informations seront beaucoup plus faciles à trouver et votre travail sera plus simple. Car la mission du stagiaire consistera davantage à traiter le flux d’informations existantes qu’à rechercher l’information. Mais ce ne sera pas toujours le cas (y compris en Large Cap d’ailleurs). Si vous réalisez un stage dans une boutique Small/Mid Cap, vous serez aussi confronté à des marchés plus petits et des entreprises moins connues. L’information sera plus difficile à trouver. Cependant, vous devrez quand même produire des pages. Alors comment faire ? En recherchant les bonnes informations au bon endroit. Voici les différentes sources d'information : Le moteur de recherche D'abord, la première source d’information est Google. Le moteur de recherche deviendra rapidement votre meilleur ami dans les boutiques Small et Mid cap. En effet, vous allez passer de longues heures à chercher la précieuse information dont l’équipe a besoin pour faire la page. Et cette information peut être diverse : la taille d’un marché si vous travaillez sur un pitch, un chiffre d’affaires si vous devez débuter un business plan sur une entreprise, le prix d’une transaction récente dans le cadre d’une valorisation, … . Les bases de données payantes accessibles Puis, la deuxième source d’information est l’ensemble des bases de données payantes auxquelles la boutique a accès. Il en existe plusieurs toutes plus utiles que les autres pour vous aider dans vos recherches et vous faire gagner un maximum de temps. Encore faut-il les connaitre et savoir les utiliser. On peut par exemple mentionner Mergermarket pour rechercher des informations sur des transactions précédentes, Orbis ou Capital IQ pour trouver des informations financières sur une entreprise non cotée (chiffre d’affaires, EBITDA, BFR, etc.), Xerfi pour lire des rapports de marché ou encore Factiva pour accéder gratuitement à la presse payante. Le drive de la banque Enfin, la troisième source d’information est le drive de la banque. En effet, des travaux auront certainement déjà été réalisés sur le secteur ou l’entreprise. Et dans ce cas, les anciennes présentations ainsi que les sources utilisées seront un point de départ précieux pour démarrer votre analyse. Mission #2 en M&A : PowerPoint Ensuite, le stagiaire M&A s'occupe la production de certaines pages sur Powerpoint. Les discussions materials préparés par les banques d’affaires sont nombreux en M&A. Et le format le plus répandu reste la présentation Powerpoint. Par conséquent, il faut produire des pages. Comment se passe la production sur PowerPoint en M&A ? La chaine de valeur d’une présentation Powerpoint en M&A est la suivante : D’abord, les banquiers seniors (Managing Directors, Directors) « passent la commande » des pages Ensuite, les VP et Associates draftent les pages Enfin, les analystes et stagiaires produisent les pages Une fois que les pages sont produites, la présentation remonte progressivement vers les banquiers seniors après avoir passé les différents checks de contrôle à chaque étage de la banque (analyste, associate, VP, etc.). Quelles pages sont produites sur PowerPoint en M&A ? Les pages produites par les juniors sont très variées en M&A et les exemples sont multiples. Premièrement, dans le cadre d’un pitch en origination, le stagiaire va produire des pages standards sur l’entreprise et son marché ou la banque. Ce sont les credentials et les team pages qui viennent crédibiliser l’expertise de la banque auprès du prospect Deuxièmement, dans le cadre d’un mandat sell-side en exécution, le stagiaire participe à la production des différents documents envoyés aux investisseurs potentiels : teaser, information memorandum ou management presentations. Encore une fois, les pages les plus régulièrement demandées aux stagiaires concernent le marché de l’entreprise, son activité, le management et le board de l’entreprise ou encore sa stratégie Pour produire toutes ces pages, il est crucial de maîtriser l’outil Powerpoint. Attention : Le niveau requis en M&A est bien plus élevé que pour d’autres métiers. D'abord, vous devrez produire de manière efficace. Pour cela, la mise en place de raccourcis vous aidera à gagner en rapidité. Ensuite, vous devrez utiliser un format adapté à la banque d’affaires. C'est possible en respectant la charte graphique de la banque. Enfin, vous devrez éviter les typos. Il faut donc bien relire le document ! Pour développer vos compétences en PowerPoint et faire mouche devant les recruteurs avec un one-pager adapté, formez-vous avec une formation adaptée, complète et adaptée. Mission #3 en M&A : Modélisation financière avec Excel Puis, le stagiaire peut être en charge de faire de la modélisation financière avec Excel. Cela sera bien plus rare. Car ce sont généralement les analystes M&A et associates de la banque qui ont cette mission. Cependant, selon la banque dans laquelle vous réalisez le stage et votre staffing, vous pourrez être amené à travailler sur Excel. Voici quelques exemples : Formater un modèle Excel Premièrement, on peut vous demander de formater un modèle Excel. Dans ce cas, ce n’est pas nécessaire d’avoir de solides compétences en modélisation financière car le modèle sera déjà finalisé. Par contre, il faut connaitre le code couleur sur Excel et savoir présenter un modèle de manière propre. Réaliser des modèles simples sur Excel Deuxièmement, on peut vous demander de réaliser quelques modèles simples sur Excel, par exemple un Bridge EqV-EV ou une valorisation avec les méthodes analogiques (comparables boursiers et transactions précédentes). En général, vous allez récupérer un template sur le drive de la banque et vous n’aurez qu’à le remplir en recherchant les bonnes informations. Cela ressemble davantage à de la recherche d’informations qu’à une vraie modélisation. Vous devrez par contre produire un document bien formaté qui respecte les règles de base de la banque d’affaires. Construire des modèles plus complexes sur Excel Troisièmement, on peut vous proposer de construire des modèles un peu plus complexes. Surtout si vous avez au préalable démontré que vous êtes en capacité de délivrer. Cela peut être par exemple un Business Plan ou un modèle LBO. Tous les stagiaires n’ont pas la possibilité de travailler sur ce type de modèle. Mais certains le feront. Il est d'ailleurs possible pour vous de suivre une formation complète sur la modélisation financière avec Excel faite par d'anciens banquiers de Lazard afin de développer vos compétences dans ce domaine ! Mission #4 en M&A : Process Enfin, le stagiaire est en charge du Process. Cette mission sera très importante si la banque d’affaires obtient de nombreux mandats en sell-side. C’est par exemple le cas des boutiques comme Lazard et Rothschild & Co ou des grandes banques françaises comme la BNP ou la Société Générale à Paris. Dans le cadre d’un process sell-side, la banque d’affaires joue un rôle d’intermédiaire entre de nombreuses parties prenantes à la transaction. D’abord, elle gère l’ensemble des interactions entre ses équipes et le client. Dans la phase de préparation de la documentation au début du process, la banque a besoin de certaines informations provenant du vendeur pour la production (teaser, information memorandum). Elle enverra ensuite ces documents aux acheteurs potentiels. Par conséquent, les échanges d’informations entre l’entreprise et les équipes de la banque seront nombreux. Ensuite, la banque gère les interactions entre le vendeur et les acheteurs potentiels. Dans les phases de contact et de due diligence, les interactions sont multiples. On peut par exemple citer l’envoi de la documentation, la gestion des Q&A en data room ou encore l’organisation des nombreux calls ou meetings avec le management. Enfin, la banque centralise les discussions entre tous les conseils du vendeur (et même ceux de l’acheteur) : les auditeurs, les avocats, les fiscalistes, les consultants, etc. Tout ce petit monde se parle régulièrement au cours d’une transaction. Et c’est la banque d’affaires en sell-side qui gère ces interactions. Et dans ce cas, le travail de secrétaire (envoi de mails, organisation des calls et meetings, gestion de la data room) revient généralement au stagiaire. Comment décrocher un stage dans ce domaine d'excellence ou plus généralement dans les métiers en finance d'entreprise ? Cette voie d'excellence exige un soin particulier. Les process de recrutement sont particulièrement pointilleux dans ce domaine. Pour vous aider, Training You est disponible ! Co-fondé par deux anciens banquiers de Lazard, Training You contient tout ce que vous devez maîtriser pour être au point le jour J : cours sur les candidatures, le fit et la technique, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et le fonds de Private Equity, podcasts avec des professionnels du secteur. Training You, c'est bien plus que des cours en ligne individuels. C’est le Netflix de la Corporate Finance. La plateforme a déjà formé plus de 10 000 abonnés depuis son lancement et offre un accès en illimité à +60h de cours réalisés par des professionnels de chaque secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! 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Par Guillaume Pommier

6 min de lecture

Décryptage
5 raisons de travailler en M&A

Le M&A attire chaque année de nombreux étudiants et jeunes diplômés. Concrètement, le banquier M&A (« Mergers & Acquisitions ») conseille une entreprise dans le cadre d'une acquisition, fusion ou cession. Pour en savoir plus sur ce métier, n'hésitez pas à lire notre article Définition M&A qui lui est consacré. Mais pourquoi travailler en M&A ? Comment expliquer l’attractivité des grandes banques d'affaires comme Lazard, Goldman Sachs ou JP Morgan chez les étudiants et jeunes diplômés ? Dans cet article, on vous donne 5 raisons de débuter votre carrière en M&A. Raison 1 : Le M&A a une forte dimension stratégique En M&A, on intervient sur des sujets à forte valeur ajoutée. D'abord, le banquier M&A est au cœur des décisions stratégiques des entreprises. Il peut influencer sa direction future, en identifiant des opportunités de croissance, évaluant des acquisitions potentielles et recommandant des stratégies de création de valeur. Ensuite, le banquier M&A travaille à des moments clés de la vie de l'entreprise. Son quotidien est d'accompagner des dirigeants d'entreprise sur des sujets qui sont par nature en dehors de leur quotidien. En effet, ce sont des moments exceptionnels dans la vie de l'entreprise et du dirigeant. Réaliser une acquisition reste peu fréquent pour la majorité des entreprises. Céder son entreprise est presque unique. On le fait une fois (peut-être deux fois) dans sa vie. Et c'est parfois le fruit d'une vie de travail pour un entrepreneur ! Par conséquent, on saisit bien l'importance et le poids des conseils apportés par le banquier M&A dans ces moments précis. Cette capacité à façonner l'avenir des entreprises est très gratifiante sur le plan professionnel et personnel. David Salabi (fondateur de Cambon Partners) le précise bien dans le podcast Career Insights que nous avons réalisé avec lui, quand il compare ses débuts en audit et le M&A : « En terme de valeur ajoutée apportée, on est loin du conseil. Je me sentais trop loin de construire quelque chose, d'apporter quelques chose au client. On est dans le contrôle. On n'est pas dans l'apport de conseil ». Raison 2 : Le M&A expose sur des transactions complexes et variées En M&A, on a de la diversité dans son quotidien. Et la journée type n'existe pas ! D'abord, le banquier M&A intervient sur des transactions de nature très différente. Cela peut être des : Acquisitions. Il conseille un acquéreur qui veut acheter une entreprise (buy-side) Cessions. Il conseille le vendeur qui souhaite céder son entreprise (sell-side) Levées de fonds. Il conseille une entreprise qui cherche des financements Restructurations. Il conseille une entreprise qui souhaite assainir son bilan (ex : refinancement de la dette) Ensuite, le banquier M&A travaille sur des secteurs variés. En M&A, on conseille des entreprises qui évoluent dans des secteurs très différents (santé, éducation, biens de consommation, luxe, etc.). Même dans des équipes sectorisées comme TMT, cette diversité est possible : télécoms, médias, infrastructures, etc. Enfin, le banquier M&A se confronte à des problématiques diverses. Chaque client vient avec son histoire, ses objectifs et ses problèmes. En M&A, on peut travailler simultanément (car on a souvent plusieurs projets en même temps) pour un grand groupe de l'agroalimentaire qui veut acquérir l'un de ses concurrents dans un autre pays européens et la transmission capitalistique d'une PME industrielle dont le dirigeant fondateur souhaite prendre sa retraire. Ces deux projets sont très différents. Pourtant, le banquier d'affaires jonglera entre les deux pendant plusieurs semaines, peut-être plusieurs mois ! Raison 3 : Le M&A est très formateur à la sortie de l'école En M&A, on apprend beaucoup ! Dans peu d'autres métiers, la courbe d'apprentissage sera aussi forte et rapide. Pourquoi ? D'abord, le banquier M&A travaille beaucoup. Les journées sont longues et intenses. Par conséquent, la progression est plus rapide. Ensuite, le banquier M&A développe des connaissances et compétences riches. Premièrement, il développe de solides connaissances financières (ex : comptabilité, analyse financière, valorisation) et non financières (stratégie d'entreprise, droit, fiscalité, économie). Deuxièmement, il acquiert une forte maîtrise de certains outils (hard skills) couramment utilisés en poste. Les deux principaux sont PowerPoint et Excel. Quelques autres sont par exemple Factset, Bloomberg ou encore Eikon Refinitiv. Troisièmement, il développe des compétences comportementales (soft skills). Quelques exemples : La rigueur dans le travail. Il faut sans cesse rechercher l'excellence La résilience. C'est utile face aux longues journées de travail ou la pression des clients La communication (en français et anglais d'ailleurs). Par exemple, sur un sell-side, le banquier d'affaires est au centre d'un écosystème. Il parle à la fois à son client, aux acquéreurs potentiels et aux autres conseils (avocats, consultants, auditeurs, etc.). Raison 4 : Le M&A offre de nombreuses perspectives d'évolution Le M&A est une excellente porte d’entrée vers d’autres secteurs. La majorité des banquiers M&A exercent le métier sur une période relativement courte. Certains resteront et graviront les différents grades : Analyste, Associate, VP, Director et Managing Director. Beaucoup partiront après quelques années. Et parmi les évolutions classiques après une première expérience dans une banque d'affaires, on recense : Les fonds de Private Equity. C'est un exit très répandu du banquier M&A. On passe en buy-side, en rejoignant un fonds d'investissement Les Corporates. C'est un exit assez courant aussi. Le banquier M&A va travailler dans une entreprise après avoir acquis une expertise sectorielle pendant ses années en banques d'affaires ou travaillé avec cette entreprise sur un mandat Les start-ups. C'est de plus en plus fréquent. Les banquiers peuvent fonder leur propre entreprise (c'est d'ailleurs l'histoire de Training You) ou rejoindre une start-up (sur des postes de Chief of Staff ou CFO) Les banques d'affaires. Le banquier peut travailler dans d'autres métiers que le M&A De manière générale, la banque d’affaires reste un excellent moyen d’augmenter rapidement son réseau professionnel. Le carnet d’adresses constitué est utile. Et puis, le M&A peut ouvrir toutes les portes ! Le président Macron n'est-il pas un ancien banquier de Rothschild & Co ? Raison 5 : Le M&A garantit un bon salaire En M&A, on est bien payé ! Attention, cet argument n'est pas celui à mettre en avant pendant l'entretien. Le banquier M&A travaille beaucoup, mais il est bien payé. D'ailleurs, depuis quelques années, les banques d'affaires ont même augmenté les salaires d'entrée de leurs juniors. Cette tendance inflationniste a pour objectifs de continuer à attirer les meilleurs talents et fidéliser les juniors. Concrètement, combien gagne un banquier M&A ? La rémunération dépend évidemment de la banque. En moyenne : Grandes banques internationales et boutiques d'élite : Entre 70k€ et 100k€ pour le fixe (environ 50% de plus en bonus) Grandes banques françaises : Entre 70k€ et 90k€ pour le fixe (environ 30% de plus en bonus) Boutiques Small et Mid Cap :  Entre 50k€ et 70k€ pour le fixe (environ 20% de plus en bonus) Les primes de performance (bonus) sont évidemment basées sur la performance globale de la banque et parfois le succès des transactions sur lesquelles les juniors ont travaillé. Vous voulez travailler en M&A ? Le M&A vous attire ? Les banques d'affaires recrutent chaque année de nombreux stagiaires et CDI. Mais attention, les process de recrutement sont très sélectifs. Ils exigent à la fois une vraie compréhension du métier et de solides connaissances financières. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en M&A. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle contient tout ce qu'il faut savoir pour décrocher une offre ! Avec +60 heures de formation : cours sur le fit et la technique (comptabilité, Bridge EqV-EV, Valorisation, Merger, LBO, Process M&A), questions d’entretiens corrigées, exercices et cas pratiques, fiches sur les entreprises du secteur (banques d’affaires et fonds d'investissement), podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Guillaume Pommier

5 min de lecture

Retour d'expérience
Summer Internships : candidatures, préparation et missions

A Londres ou dans d’autres géographies anglophones, le recrutement se fait à travers les « Summer Internships ». Ce sont des stages plus courts (entre 2 et 3 mois) qui ont lieu pendant l’été (d’où le nom…). Le process de recrutement est très différent. Diplômée d’un Bachelor à l’ESSEC et d'un Master à Polytechnique, Sarah Lopez raconte dans cet article son Summer Internship chez Morgan Stanley. Peux-tu te présenter ? Je m’appelle Sarah Lopez. J’ai grandi au Maroc et je suis venue en France pour mes études. J’ai étudié 4 années dans le Bachelor de l’ESSEC. Puis, j'ai intégré un Master à Polytechnique après une année de césure. Avant ce Summer Internship chez Morgan Stanley, j’avais déjà 3 expériences significatives. La première en Corporate Finance chez HSBC, que j’ai décrochée suite à une compétition inter-écoles organisée par la banque où je représentais l’ESSEC. La seconde chez Amundi en Private Debt. C'était ma première partie de césure. La troisième chez FIG Boutique (une ancienne équipe de EY) en M&A . C'était ma deuxième partie de césure. Après tous ces stages, pourquoi postuler aux Summer Internhips ? Les Summer Internships sont des programme considérés comme une « voie royale » pour obtenir un CDI en M&A à l’étranger. C’est un stage assez court mais très intense dans l’apprentissage ! Pourquoi les Summer Internships à Londres et pas dans d’autres géographies comme Dubaï ou Singapour ? D’abord, c’est à Londres que les opportunités sont les plus nombreuses. Il y a peu de Summer Internhips à Dubaï. Singapour privilégie davantage les étudiants des universités asiatiques. Et à Paris, même si quelques Summer Internhips sont proposés, il n’y a pas cette dimension internationale que je recherchais. Ensuite, un Summer à Londres se vend très bien n’importe où dans le monde. C’est par exemple un réel avantage pour intégrer des Bulge Brackets. Et pourquoi Morgan Stanley ? J’ai été attirée par l’excellente culture chez Morgan Stanley. La banque est réputée pour la bienveillance, la bonne humeur et l’amicalité entre les personnes. C’est un milieu sain où il n’y a pas de concurrence interne. Parlons de tes candidatures. Peux-tu décrire les différentes étapes du process de recrutement pour des Summer Internships ? Généralement, dès que vous soumettez votre candidature, vous passez un online test. Si vous réussissez, vous avez 2 rounds d’entretiens de 45 minutes chacun. Ensuite, c’est l’étape de l’Assessment Center. Pour la part, je n’ai pas réalisé les rounds 1 et 2 en amont de l’Assessment Center car j’ai été fast trackée grâce au networking. Le dossier de candidature est assez solide pour les Summer Internhips. Comment l’as-tu rédigé ? D’abord, il faut un CV classique, normé finance. C’est-à-dire sans photo, sans couleur, sans flashy. Quelque chose de simple et épuré pour mettre en avant vos expériences. Ce qu’il se fait de plus en plus à Londres, c’est ajouter une petite phrase en bas ou en haut du CV qui pourrait vous sortir du lot. Ensuite, j’avais une lettre de motivation très classique qui parlait de moi et de mon parcours. Ce qui était mis en avant, c’était un paragraphe au début de la lettre dans lequel j’explique à qui j’ai parlé au sein de la banque et ce que j’ai appris de chaque personne. Généralement je mettais 3 personnes de grades différents (analyste, associate et Managing Director). A quoi ressemblent les online tests et comment s’y préparer ? J’ai eu des onlines tests uniquement pour Morgan Stanley. Chez Goldman Sachs et J.P. Morgan (deux autres banques où j’ai candidatée), il y avait des hirevues. Les onlines tests sont des tests de mise en situation et de logique mathématique, un peu comme les tests de QI. Il y a beaucoup de candidats qui créent des faux comptes pour s’entraîner à ces tests. Honnêtement, moi j’ai évité. Mais j’avais demandé à des amis qui avaient déjà réalisé ces tests à quoi ils ressemblaient. Pour s’y préparer, il n’y a pas vraiment de solutions, à part réaliser des tests de logique, de calcul mental ou de QI. Peux-tu parler de l’étape de l’Assessment Center ? Cette dernière étape comporte 3 entretiens. Deux sont davantage axés sur le fit et le dernier est une étude d’un cas qui reprend un sujet spécifique au poste auquel vous postulez. Vous devez résoudre le cas et le présenter devant un banquier. Pour la partie fit, c’est beaucoup de TMAT (« Tell Me About the Time »), beaucoup de questions d’éthique et de personnalité pour cerner la personne que vous êtes. Pour la partie technique, je m’y étais énormément préparée avec Training You. J’avais revu avec Guillaume toutes les bases et il m’avait également mis en contact avec un banquier. J’avais déjà sollicité Training You auparavant quand j’étais en recherche d’off-cycles, ça m’a toujours servi. Dans quelle mesure le « networking » peut aider dans le process de recrutement pour des Summer Internships ? D’abord, c’est un plus dans la lettre de motivation. Ensuite, c’est très utile en entretien pour expliquer pourquoi cette banque et pas une autre, en citant l’expérience d’une personne que vous avez contactée. Enfin, le networking m’a également permis d’être fast trackée directement en Assesment Center à la suite d’un événement organisé par Morgan Stanley. J’ai contacté un Directeur qui m’avait marqué à travers son discours. Nous avons longuement échangé et j’ai eu l’occasion de directement passer en Assesment Center. Tu as postulé à combien de banques ? J’ai candidaté chez Goldman Sachs, J.P. Morgan et Morgan Stanley. A ton avis, quelles sont les 3 forces qui t’ont permis d’obtenir cette offre ? Premièrement, j’étais prête techniquement grâce à Training You et mes anciens stages. Deuxièmement, j’ai mis en avant un parcours atypique. Je suis passée d’une école de commerce à une école d’ingénieur. C’est quelque chose qui plaisait. J’ai gagné une compétition nationale. J’ai testé dans mes stages plusieurs métiers en Corporate Finance (Private Debt, Venture Capital, M&A). Cela a plu aussi. Troisièmement, je savais pertinemment que je voulais faire du M&A. C’était une force également. Selon toi, quelles sont les différences entre les process de recrutement pour les Summer Internships et les stages off-cycles à Paris ? Les off-cycles à Paris sont beaucoup plus techniques et longs. Il faut un CV solide, bien étoffé et sortir d’une très belle école. Pour les Summer, c’est davantage l’excellence académique et la curiosité intellectuelle qui sont recherchées. Comment se passe les Summer Internships une fois en poste ? D’abord, un Summer se déroule sur 10 semaines dont 2 de formations en amont. L’allocation des missions se fait par le staffeur de l’équipe en charge des stagiaires. J’étais parmi tous les stagiaires celle qui avait le plus d’expériences, ce qui m’a permis d’être placée dès le premier jour sur un live deal. Durant les 2 mois, j’ai travaillé uniquement sur ce deal. Ensuite, au-delà des missions, beaucoup de conférences avec des MD sont organisés par les RH (2 à 3 par semaines). On a aussi eu deux fois le CEO de Morgan Stanley qui est venu nous voir. L’ambiance est plutôt bonne ? L’ambiance est incroyable. Les personnes sont très sympas, très amicales voire fraternelles. On pouvait se retrouver entre Summer Interns le samedi et dimanche pour dîner ensemble. Je me suis fait de très bons amis, dont une personne de mon équipe avec qui je m’entend très bien et avec laquelle je vais faire une colocation l’année prochaine dans le cadre de notre CDI. Et il n’y avait pas du tout de concurrence entre nous. Quelles sont les principales missions ? Chaque dimanche après-midi, le staffeur nous envoyait un Excel sur lequel on devait remplir nos missions. Le lundi matin, je lisais les infos, regardais ce qu’il s’était passé durant le week-end. Le lundi après-midi, c’était une réunion d’équipe. Ensuite, je retournais à mon poste et travaillais sur mes missions. Les missions pouvaient être : du profilage, gérer un pitch, faire de la valorisation, envoyer des mails pour préparer des rendez-vous futurs. C’était très divers. Il faut vraiment être organisée car les horaires sont exigeants. Mes co-stagiaires faisaient du 9h-1h30. Étant donné que j’étais sur un live deal, je travaillais parfois jusqu’à 4h-5h du matin (samedi et dimanche compris). Ce qui m’a permis de tenir, c’est l’adrénaline et le fait d’être challengée. Comment faire pour progresser rapidement en poste ? La soif d’apprendre est très importante. Tant qu’on a cette qualité, les banquiers sont prêts à nous apprendre les bases, même les plus simples. Être tout le temps dans l’initiative d’apprendre de tout le monde. Je rejoignais assez souvent le floor (open space) dès que j’avais une question. Être à l’aise avec Excel et Powerpoint va forcément vous avantager. C’est aussi important de pouvoir cerner les gens assez rapidement, notamment pour agir selon les exigences de vos supérieurs. Peux-tu parler de l’équilibre de vie pro/perso pendant les Summer Internships ? L’équilibre vie pro/perso existe si l’on veut l’instaurer. Surtout lorsque l’on est en CDI. Moi, honnêtement, je me suis davantage consacrée à mes relations professionnelles durant ce Summer. J’étais dans l’optique de décrocher mon offre. Je préférais apprendre au maximum, prouver de quoi j’étais capable. Existe-t-il une pression exercée par les Analystes/Associates/Managing Director ? Pas du tout, au contraire. Les analystes et associates sont très bienveillants et vont toujours vous aider à vous faire une place. Mon analyste m’a laissé plusieurs fois envoyer les mails à des personnes haut placées de la banque (à New York par exemple) pour que je puisse établir des contacts. Ce qui a d’ailleurs augmenté mes chances d’obtenir une bonne note finale. Car à la fin du Summer, il faut donner une liste au RH de 6 personnes avec lesquelles nous avons pu travailler. L’avis de ces 6 personnes va énormément compter dans la présentation de votre performance aux MD de la banque. Quel conseil aimerais-tu partager aux étudiants qui souhaitent décrocher un Summer ? En entreprise, il est toujours très agréable de travailler avec une personne qui a un bon mindset. C’est une façon d’être qui est recherchée. Pour cela, je pense que le plus important est vraiment d’être proactif, de montrer sa curiosité et d’être hyper résilient. Venir avec le sourire et cette soif d’apprendre est très important. Vous souhaitez postuler aux Summer Internships ? Faire un Summer garantit 3 choses : une forte courbe d’apprentissage, la construction d’un réseau professionnel au sein la banque et surtout la quasi garantie d’opportunités intéressantes. Mettre cette expérience sur le CV, c’est améliorer considérablement son profil. Pour y arriver, c’est extrêmement difficile. Le process de recrutement est long et dense : dossier de candidature, online tests, Assessment Center, etc. Pour suivre la préparation la plus adaptée, c’est dans le Pack Summer de Training You. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Eren Ibis

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