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Décryptage
Comment devenir trader ?

Le métier de trader en finance de marché fascine et intrigue par son caractère à la fois complexe et captivant. Chargé d'acheter et de vendre des actifs financiers, le trader joue un rôle clé dans les marchés financiers. Cet article explore les aspects essentiels du métier de trader. D’abord, nous présentons le métier de trader en finance de marché. Ensuite, nous parlons des formations pertinentes pour débuter sa carrière en tant que trader. Ensuite, nous aborderons les rémunérations des traders. Qu'est-ce qu'un trader en finance de marché ? Un trader en finance de marché est un professionnel spécialisé dans l'achat et la vente d'actifs financiers. Ces actifs financiers sont de différentes nature : actions, obligations, matières premières, devises, etc. Ainsi, il existe différents types de traders, chacun spécialisé dans un produit spécifique. Quelques exemples : Trader en actions : Achat et vente d’actions de sociétés cotées en bourse Trader en obligations : Achat et vente de titres de dette comme les obligations émises par les Etats ou les entreprises Trader en devises : Achat et vente de devises sur le marché des changes (Forex) Trader en matières premières : Achat et vente de produits physiques comme le pétrole, l'or ou les produits agricoles Au-delà des différents domaines d’expertise du trader, on distingue principalement deux grandes catégories : Les traders du buy-side qui travaillent pour des fonds d'investissement (ex : fonds de pension, hedge funds) Les traders du sell-side qui travaillent pour des institutions financières (ex : les banques) A chaque fois, les missions quotidiennes d'un trader comprennent la prise de décisions d'achat et de vente. Concrètement, l’objectif principal d’un trader est de générer des profits, en exploitant les fluctuations des marchés financiers. Il faut acheter moins cher et vendre plus cher ! En amont, ces décisions sont basées sur des analyses approfondies des marchés financiers. En aval, le trader gère les risques associés à ses positions. Quelles formations pour devenir un trader ? Compétences et qualités requises Pour réussir dans ce métier, un trader doit posséder certaines compétences et qualités. D’abord, le trader doit avoir des compétences techniques en mathématiques (car le calcul est la base du métier), économie (car l’évolution du prix des actifs financiers est corrélée à la conjoncture économique) et informatique (car la maîtrise des outils de trading et logiciels est cruciale, comme Python, R ou C++). Ensuite, certaines qualités personnelles sont importantes. Par exemple, le trader est capable de résister au stress ou prendre des décisions rapides. Etudes à suivre Devenir trader nécessite une formation solide et spécialisée. Cette formation doit combiner à la fois des connaissances théoriques et des compétences pratiques. Voici les principales étapes et formations recommandées pour accéder à ce métier : Etudes universitaires : D’abord, une licence en finance, économie, mathématiques ou gestion est souvent le point de départ. Les licences en ingénierie ou informatique sont aussi pertinentes, surtout pour ceux intéressés par le trading algorithmique ou quantitatif. Ensuite, un master dans l’un de ces domaines offre une spécialisation plus poussée. Vous retrouvez ces parcours dans les principales écoles de commerce ou d’ingénieur, mais aussi à l’université Certifications professionnelles : En plus des écoles, plusieurs certifications sont pertinentes pour compléter ses compétences. Le CFA (Chartered Financial Analyst) est la plus reconnue au niveau mondial pour renforcer son expertise en gestion des investissements et analyse financière. Le FRM (Financial Risk Manager) est aussi intéressante pour ceux qui souhaitent se spécialiser dans la gestion des risques financiers Cours de trading : Plusieurs institutions proposent des cours spécifiques en trading. C’est le cas de la formation Training You en finance de marché qui comprend des cours sur les principales notions et différents produits à maîtriser pour réussir un entretien en trading ! Quels salaires gagne t-on quand on est trader ? Le travail d'un trader est souvent rythmé par les horaires des marchés financiers. Cela implique des journées de travail longues et parfois imprévisibles. Cependant, la satisfaction professionnelle et les opportunités de gains financiers sont considérables. Le salaire des traders varie considérablement en fonction de plusieurs facteurs : type de trading, employeur (banque, hedge funds, etc.), expérience (débutants, intermédiaires et seniors) et localisation géographique. Par exemple, les rémunérations sont souvent supérieures à New York et Londres par rapport à Paris. Cette différence s’explique par la culture des places financières, mais aussi par des régulations plus souples. Voici un aperçu des rémunérations typiques d’un trader en fonction du niveau de séniorité : Salaire de base D’abord, les traders débutants peuvent s'attendre à un salaire de base annuel compris entre 50 000€ et 100 000€. Les diplômés des grandes écoles ou de programmes de MBA se situent dans la fourchette supérieure de cette plage. Ensuite, les traders avec quelques années d'expérience (3 à 5 ans par exemple) voient souvent leur salaire de base augmenter, généralement entre 100 000€ et 200 000€ par an. Enfin, les traders seniors (plus de 5 ans d'expérience) peuvent gagner entre 200 000€ et 500 000€ par an en salaire de base. Ces salaires sont encore plus accessibles pour ceux qui ont une spécialisation ou expertise reconnue, Bonus Les bonus constituent une partie importante de la rémunération des traders. Et ils peuvent souvent dépasser le salaire de base. Néanmoins, ils dépendent largement des performances individuelles et de celles de l'équipe. Les bonus pour les traders débutants peuvent varier de 10 000€ à 50 000€. Les traders intermédiaires peuvent recevoir des bonus de 50 000€ à 150 000€, selon leurs performances. Les traders seniors peuvent recevoir des bonus significatifs, souvent de 200 000€ à plusieurs millions d'euros. Ces bonus élevés sont surtout distribués dans les grandes banques d'investissement et les hedge funds. Vous souhaitez démarrer votre carrière comme trader ? Le métier de trader en finance de marché est exigeant mais extrêmement gratifiant pour ceux qui possèdent les compétences et la passion nécessaires. Avec les bonnes qualifications et une préparation rigoureuse, une carrière de trader est riche en opportunités et succès. Pour ceux qui souhaitent se lancer, une compréhension approfondie des marchés et une solide formation sont essentielles. Training You est disponible pour vous aider ! Dans nos Packs en finance de marché, vous pourrez retrouver 14 cours (actions, obligations, devises, grecques, etc.) et près de 400 questions d’entretiens et cas pratiques corrigés pour tout réviser avant vos entretiens. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


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Préparation
Qu’est-ce que le WACC ?

Le WACC est une notion fondamentale en Corporate Finance, à la fois régulièrement testée pendant les entretiens et souvent utilisée en poste. Le mot « WACC » est l'abréviation de « Weighted Average Cost of Capital », en français « Coût Moyen Pondéré du Capital » (ou « CMPC »). Dans cet article, nous étudierons d’abord le concept de WACC ainsi que ses principaux cas d’application. Ensuite, nous aborderons les spécificités inhérentes au calcul du WACC. Enfin, nous mentionnerons les facteurs qui peuvent faire varier le WACC. 1) Le WACC : un concept fondamental de la finance d’entreprise De manière générale, le WACC représente le coût de financement global d’une entreprise. Pour l’entreprise, le WACC est le taux auquel elle peut se financer auprès des investisseurs. Pour les investisseurs, c’est le taux de rendement minimum qu’ils attendent de l’entreprise en contrepartie de leurs investissements. Ces investisseurs sont à la fois les actionnaires (qui financent l’entreprise en achetant ses actions) et les créanciers (qui financent l’entreprise en lui attribuant des prêts). Le WACC dans le cadre d’une valorisation par DCF Premièrement, le WACC est utilisé pour valoriser une entreprise dans le cadre de la méthode du Discounted Cash Flow ou « DCF ». Cette méthode repose sur l’actualisation des flux de trésorerie futurs générés par l’entreprise à un taux d’actualisation. Et ce taux est le WACC ! On utilise la formule ci-dessous : Avec : CF1, CF2, CFn : Flux de trésorerie pour les années 1, 2 et n Valeur Terminale : CFn x (1+g) / (WACC - g) avec g taux de croissance à l’infini (si on utilise la formule de Gordon Shapiro) Dans ce cas, l’actualisation des flux de trésorerie futurs de la société avec le WACC permet de prendre en compte : La valeur temps de l’argent. Recevoir 100€ dans 5 ans a moins de valeur que les avoir dans sa poche dès aujourd’hui car nous pourrions utiliser à bon escient ces 100€ dès maintenant pour faire augmenter leur valeur. Exemple : les placer à un taux d’intérêt de 5% par an, les investir dans une nouvelle machine plus performante, etc. Le risque de cet argent. Plus le risque de ne pas recevoir l’argent en contrepartie de leur investissement est grand pour les investisseurs, plus le WACC est élevé. Pour les actionnaires, cet argent est les dividendes qu’ils peuvent recevoir au fil du temps et le prix de revente de leurs actions. Pour les créanciers, cet argent est les intérêts financiers (dans le cadre d’une dette bancaire) ou les coupons (dans le cadre d’une dette obligataire) qu’ils recevront chaque année et le montant du principal à l’échéance Le WACC dans le cadre d’une analyse de création de valeur Deuxièmement, le WACC s'utilise dans le cadre de l’analyse de création de valeur. Dans ce cas, il se compare au taux de rentabilité opérationnelle de la société, lui-même mesuré par le « ROCE » ou « Return on Capital Employed ». Précisément, on a : Avec : EBIT : Earnings Before Interests and Taxes (EBITDA - D&A) Valeur comptable de l’actif économique : Actif immobilisé + BFR (Besoin en Fonds de Roulement) Ici, deux possibilités : Le ROCE est supérieur au WACC. Le taux de rentabilité opérationnelle de l’entreprise est supérieur au taux auquel elle se finance. Le rendement des investissements est plus élevé que leur coût. Par conséquent, l’entreprise crée de la valeur pour les investisseurs Le ROCE est inférieur au WACC. Le taux de rentabilité opérationnelle de l’entreprise est inférieur au taux auquel elle se finance. Le rendement des investissements est plus faible que leur coût. Par conséquent, l’entreprise détruit de la valeur pour les investisseurs Le WACC dans le cadre de la rentabilité d’un projet Troisièmement, le WACC s'utilise pour évaluer la viabilité financière d’un projet. Pour cela, il se compare au rendement attendu du projet. Comme pour l’entreprise, l’évaluation d’un projet est possible en actualisant les flux futurs qu’il génère à son coût de financement. Ici, le WACC est le taux d’actualisation qui permet de calculer la Valeur Actuelle Nette (ou la « VAN ») du projet. On a : Ici, deux possibilités : La VAN est positive. Les flux futurs actualisés couvrent l’investissement de départ. Le projet est viable. Dans ce cas, on dit aussi que le WACC est inférieur au TRI (le taux pour lequel la VAN est nulle, c’est-à-dire pour lequel les flux futurs du projet couvrent exactement le montant de l’investissement) La VAN est négative. L’investissement de départ est plus élevé que la somme des flux futurs générés par le projet. Il n’est pas viable. Dans ce cas, on dit que le WACC est supérieur au TRI 2) Le WACC : une formule de calcul à savoir mais surtout à comprendre Le WACC se calcule comme la moyenne du coût des capitaux propres (taux minimum exigé par les actionnaires) et du coût de la dette après impôts (taux minimum attendu par les créanciers) pondérée par la part des capitaux propres et de la dette dans le financement de l’actif économique. La formule de calcul du WACC Formellement, on a : Avec : re : Coût des capitaux propres rd : Coût de la dette t : Taux d’imposition des sociétés D : Valeur de marché de la dette E : Valeur de marché des capitaux propres L'explication de la formule du WACC Ici, le WACC est une moyenne pondéré de deux coûts : Le coût des capitaux propres. Il s’obtient à l’aide du MEDAF (Modèle d’Evaluation Des Actifs Financiers) en ajoutant au taux de rendement de l’actif sans risque (généralement une obligation d’Etat) une prime de risque (car détenir une action est plus risqué qu’une obligation d’Etat). Cette prime de risque dépend de plusieurs facteurs : le secteur d’activité de la société, son niveau d’endettement et le niveau de risque du marché pris dans son ensemble Le coût de la dette. Il s’obtient en ajoutant une prime de risque (« spread ») au taux interbancaire en vigueur (ex : le taux « Euribor » au sein de l’Union Européenne, le taux « Libor » au Royaume-Uni, etc.) Pour obtenir plus de détails et comprendre comment obtenir le coût des capitaux propres et le coût de la dette, vous pouvez retrouvez le cours de valorisation sur la plateforme Training You. Cette formule du WACC pose quand même un problème de « circularité ». En effet, le WACC dépend de la valeur de marché des capitaux propres. Or, on calcule le WACC pour obtenir par DCF une valorisation des capitaux propres de la société… Pour les entreprises cotées, une solution serait de considérer que la valeur de marché des capitaux propres est sa capitalisation boursière. Mais cela signifie alors que les marchés financiers sont 100% efficients ! Et cela ne règle pas le sujet pour les entreprises non cotées ! Plus d’informations sont disponibles dans les cours sur la plateforme. 3) Le WACC : un taux qui dépend surtout du risque économique Plus le WACC est faible, plus les flux futurs générés par l’entreprise seront élevés et plus sa valorisation sera forte ! Alors, existe-t-il un moyen de réduire le WACC, c’est-à-dire de minimiser le coût de financement de l’entreprise ? En théorie, le WACC dépend surtout du risque de l’actif économique Le WACC varie selon les caractéristiques économiques du secteur d’activité dans lequel évolue l’entreprise. Par exemple : La structure des coûts. Plus les coûts fixes sont élevés, plus l’entreprise est sensible à la conjoncture économique et plus le WACC est élevé La sensibilité à la conjoncture économique. Certains secteurs amplifient structurellement les variations de l’activité économique. Les entreprises appartenant à ces secteurs ont un WACC plus élevé La visibilité de l’activité. La prévisibilité des flux futurs réduit le risque de l’investisseur et donc le WACC de l’entreprise Le taux de croissance des résultats. Un taux de croissance élevé signifie qu’une grande partie de la valeur de l’entreprise s’explique par des flux éloignés dans le temps. Le risque de l’investisseur augmente, le WACC aussi En pratique, le WACC peut être réduit par un recours équilibré à la dette Selon la théorie des marchés en équilibre et sans distorsions fiscales, le WACC est indépendant des sources de financement de l’entreprise. Ainsi, il n’existe pas de « structure financière optimale » qui minimise le WACC et maximise la valeur de l’entreprise. La théorie de Modigliani et Miller Cependant, un monde sans impôt est une utopie. En prenant en compte les biais inhérents à notre monde (fiscalité, coûts de faillite, asymétrie d’informations, etc.), Franco Modigliani et Merton Miller nuancent la première idée en proposant une structure de financement « idéale ». En effet, jusqu’à un certain point, le recours à l’endettement permet de réduire le WACC et donc augmenter la valeur de l’entreprise en raison de la déductibilité des frais financiers. Concrètement : Les créanciers reçoivent les intérêts financiers avant leur imposition Les actionnaires perçoivent les dividendes après paiement de l’impôt. Car les dividendes ne sont pas déductibles de l’assiette de l’impôt sur les sociétés Mais au-delà d’un certain niveau d’endettement, le risque de faillite prend le pas sur l’avantage fiscal. Et le WACC augmente à nouveau, formant une courbe en « U ». Ici, la structure financière optimale est atteinte quand la valeur actuelle des économies d’impôts est compensée par une augmentation de la valeur actuelle des couts de dysfonctionnement et de faillite. Dans ce cadre, la valeur de l'actif économique de l'entreprise endettée est égale à la valeur de l'actif économique d'une entreprise non endettée majorée de la valeur actuelle de l'économie d'impôt lié à la déductibilité fiscale des intérêts de la dette. L'introduction de la fiscalité par Miller En 1977, Merton Miller reviendra sur cette théorie, en intégrant la fiscalité des entreprises mais aussi des particuliers dans le raisonnement. Selon lui, la prise en compte de ces deux fiscalités produit les mêmes conclusions que celles de 1958 (sans aucun impôt) : le financement de l’actif économique entre capitaux propres et dette n'a aucun impact sur la valeur de l’entreprise. Pour conclure, le WACC est un concept très important en Corporate Finance. D’abord, il est couramment utilisé par les banquiers en poste : valoriser une société, calculer la création de valeur pour les actionnaires, savoir si le lancement d’un projet est rentable. Ensuite, il est régulièrement évalué en entretien par les recruteurs. C’est donc essentiel de bien comprendre sa définition, savoir comment le calculer et en maîtriser toutes les dimensions. Vous souhaitez en savoir plus sur le WACC et les autres concepts financiers ? Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle regroupe tout ce que vous devez connaitre pour réussir les process de recrutement e M&A, Private Equity et autres métiers en Corporate Finance : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


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Actualités
L'OL est officiellement vendu par Jean-Michel Aulas à l'américain John Textor

C'est une opération M&A emblématique pour le football français ! Jean-Michel Aulas, président historique et actionnaire majoritaire de l'OL depuis 1987, a cédé « son club » à l'américain John Textor. Les banques d’affaires The Raine Group et Transaction R ont été mandatées sur cette transaction. Et Rothschild & Co a conseillé sur le financement de l'opération. Quelle est l'histoire de ce deal ? La fin d’une longue attente pour Jean-Michel Aulas et l'OL Le process M&A a été long et périlleux. Le closing a eu lieu en décembre 2022 après plusieurs chapitres et 4 mois d'attente. Pourquoi ? Valider certains éléments administratifs et financiers. D'abord, la transaction a été annoncée le 20 juin 2022. Et elle devait initialement se finaliser le 30 septembre 2022. Cependant, sa finalisation a été reportée deux fois. Une première fois au 21 octobre 2022. Une deuxième fois au 17 novembre. Début décembre 2022, l'OL a même posé un ultimatum à Eagle Football (la holding de John Textor). Pourquoi ces reports ? Trois points de blocages demeuraient depuis plusieurs semaines : Validation des partenaires de l’acquéreur pour financer l’opération (investisseurs à la fois en dette et fonds propres) Consentement des prêteurs de OL Groupe à l’opération et maintien de l’ensemble de leurs financements dans le futur Finalisation de la documentation pour obtenir les autorisations habituelles, en particulier des autorités footballistiques Quels sont les termes financiers de l’opération pour l'OL ? D’abord, Eagle Football a acquis auprès des actionnaires historiques d'OL groupe : 39 201 514 actions au prix de 3€ par action (un montant loin derrière l’offre de 24€ lors de son IPO en 2007) 789 824 Osranes au prix de 265,57€ par Osrane Ces deux opérations représentent déjà un investissement de 798m€. A l'issue de ces opérations, John Textor détient 78,4% du capital d'OL Groupe. Et la Valeur d'entreprise de l'OL ressort à 884m€. Ensuite, John Textor a souscrit à une augmentation de capital pour un montant de 86m€, dont 50m€ seront utilisés pour rembourser la dette du nouveau stade (le Groupama Stadium qui est sorti de terre en 2016 juste avant l’Euro en France). Enfin, John Textor a mené une OPA à l'été 2023. A son issue, il détenait 87,8% du capital du club. Au terme de cette OPA (dont la période s'étalait du 20 juillet au 2 août 2023), Eagle Football a acquis 16,4 millions d'actions additionnelles au prix de 3€ par action. Eagle Football n'a pas l'intention de retirer l'OL de la bourse de Paris pour le moment. Qui est le nouveau patron de l'OL John Textor ? John Textor est un homme d’affaires américain. Il a déjà investi dans le football. En effet, il détient : 40% du capital du club anglais de Crystal Palace 90% du capital de Botafogo, l'un des plus grands clubs du Brésil 80% du capital du RWD Molenbeek, qui évolue en deuxième division belge Ses objectifs sont clairs. Il veut poursuivre le développement de l’OL. Lors de la conférence de presse sur la vente du club, il a indiqué qu'il n'était « pas là pour maximiser (sa) fortune avant de mourir. Pour moi, le football n'est pas un business. Je ne prétends pas le connaître mais je sais poser les bonnes questions. Je me vois plutôt comme une ressource pour les autres. ». En avril 2024, « OL Groupe » change de nom pour devenir « Eagle Football Group ». Cela renvoie au nom de la holding Eagle Football, la structure qui chapeaute les clubs de football de John Textor. Cependant, l'Olympique Lyonnais conserve évidemment son nom historique ! Un nouveau rôle pour Jean-Michel Aulas au sein de l'OL ? Au départ, la cession était motivée par deux raisons principales. D'abord, les deux actionnaires minoritaires du club (l'industriel Pathé avec 19% du capital et le fonds chinois IDG capital avec 20% du capital) souhaitaient céder leur participations. Ensuite, Jean-Michel Aulas voulait s'engager dans une transmission capitalistique et managériale du club. La conséquence ? Une nouvelle histoire débute pour Jean-Michel Aulas. Il était à la tête de l'OL depuis 1987 ! Et il ne contrôle plus qu’un peu moins de 9% du capital aujourd'hui. De plus, il devait rester président du club pendant 3 ans et intégrer Eagle Football comme administrateur indépendant. Finalement, en raison de désaccords avec John Textor sur la stratégie du club, il a quitté ses fonctions en mai 2023. Au passage, Jean-Michel Aulas a reçu 10 millions d'euros au titre de l'indemnisation de résiliation. Aujourd'hui, il est encore président d’honneur de l'OL. Jean-Michel Aulas à son arrivée à l'OL en 1987 D'ailleurs, Jean-Michel Aulas reste assez proche des affaires de l'OL. Comment ? John Textor veut recentrer l'OL vers le foot masculin. Et dans le cadre de la cession de ses actifs non essentiels, Jean-Michel Aulas est entré en négociations exclusives avec l'OL en avril 2024 pour acquérir 100% des actions de la société OL Vallée Arena, qui exploite la LDLC Arena. Cet équipement accueille les matchs de l'Asvel (le club de basket de Lyon détenu par Tony Parker) et plusieurs spectacles. Le prix n’a pas été communiqué mais se situerait autour de 160m€. Précisément, l’opération est réalisée par Holnest, le family office de Jean-Michel Aulas. D'ailleurs, Jean-Michel Aulas avait lui-même initié la construction de cette salle quand il était président de l'OL. Vous souhaitez travailler sur ce type d'opérations M&A ? C'est possible ! Mais les process de recrutement sont difficiles. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en M&A et Corporate Finance avec des +60 heures de formation : cours en ligne sur le fit et toutes les thématiques en technique (comptabilité, Bridge EqV-EV, Valorisation, Merger, LBO, Process M&A), questions d’entretiens corrigées, tests en ligne sur la technique, fiches sur les entreprises du secteur (dont les principales banques d’affaires de la place parisienne), podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


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Entreprise
Roland Berger, le cabinet européen qui défie les américains

Vous souhaitez faire un stage en Conseil en stratégie ? Roland Berger sera certainement sur votre liste. D'abord, Roland Berger est un cabinet à part parmi les autres grands acteurs de la place. Ensuite, il propose une très grande diversité d'opportunités professionnelles pour les étudiants et jeunes diplômés. Enfin, il offre des missions en poste stimulantes pour les jeunes consultants.  Roland Berger est un cabinet à part dans le paysage du Conseil en stratégie Roland Berger est un cabinet de Conseil en stratégie qui possède à la fois un ADN européen fort, une dimension mondiale et une proximité avec l’écosystème entrepreneurial. L'ADN européen de Roland Berger D’abord, Roland Berger se distingue des autres grands cabinets de Conseil en stratégie (McKinsey, BCG, Bain, etc.) par sa forte identité européenne. D’une part, le cabinet a été fondé en 1967 par un entrepreneur allemand nommé Roland Berger (forcément…). D’autre part, le cabinet met en avant une méthode de travail spécifique. En effet, alors que les « MBB » ont tendance à répliquer dans chaque pays et pour chaque mission une approche standardisée (exemple : « la méthode McKinsey »), Roland Berger accorde davantage de flexibilité aux consultants selon le contexte de la mission. Chez Roland Berger, l’avis de chaque consultant (du junior au Partner) est important. Sur une mission, le management est toujours participatif. Et c'est très stimulant quand on rejoint le cabinet en tant que junior. La dimension mondiale de Roland Berger Ensuite, et malgré cet ADN très européen, Roland Berger est présent dans le monde entier. Parfois considéré comme trop « eurocentré », le cabinet a considérablement renforcé sa dimension internationale depuis une dizaine d’années. Depuis 2010, il a initié une stratégie d'expansion à l’international avec l’ouverture de plusieurs bureaux en Amérique latine, au Moyen Orient (Dubai, Jakarta), en Afrique (Lagos) et en Asie (Singapour, Kuala Lumpur, Séoul, New Delhi, etc.). Roland Berger s'est aussi renforcé aux Etats-Unis. Il a ouvert un bureau à Boston en 2012. Ce bureau réalise de nombreuses missions dans le secteur de l'automobile. Aujourd’hui, Roland Berger peut compter sur un réseau dense de 50 bureaux répartis dans les principales géographies. La proximité avec l’écosystème entrepreneurial Enfin, Roland Berger entretient une forte dimension entrepreneuriale. D’ailleurs, « l’esprit d’entreprise » fait partie des trois valeurs fondamentales mises en avant par le cabinet avec « l’excellence » et « l’empathie ». Chez ses employés, le cabinet apprécie « l’exploration active d’idées originales, la prise de risques et l’ouverture de nouvelles voies, mais également la volonté d’assumer sa responsabilité ». Pour ses clients, il souhaite toujours « trouver des solutions innovantes et durables [pour les aider] à changer la donne dans leur domaine ». Cette dimension entrepreneuriale est aussi incluse dans les postes ouverts aux stagiaires. En effet, Roland Berger donne l’opportunité aux stagiaires qui font toute leur année de césure au sein du cabinet (stage longue durée de 12 mois) de travailler 4 mois dans l’une des startups partenaires du cabinet. Une diversité d’opportunités professionnelles chez Roland Berger pour les étudiants et les jeunes diplômés Roland Berger propose plusieurs types de postes, à la fois pour les étudiants et les jeunes diplômés. D’abord, Roland Berger recrute 3 types de profils en stage. Vous pouvez réaliser la totalité de votre année de césure chez Roland Berger. Dans ce cas, votre stage sera divisé en 3 expériences très différentes et complémentaires : 4 mois au sein du cabinet à Paris (pour apprendre les bases du métier de consultant), 4 mois dans une startup partenaire du cabinet (pour développer vos compétences entrepreneuriales) et 4 mois dans un bureau étranger (pour renforcer votre culture internationale) Vous pouvez réaliser votre 2ème partie de césure chez Roland Berger. Ici, cela sera un stage classique de 6 mois dans le bureau parisien, sans rotation Vous pouvez rejoindre Roland Berger pour votre stage de fin d’études. De même, vous serez immergé au sein du bureau de Paris pendant 6 mois avec de fortes opportunités de conversion en CDI à l’issue de votre expérience. En effet, chez Roland Berger, 80% des stagiaires en fin d’études obtiennent un CDI dans la foulée ! Même s’il pioche davantage dans son vivier de stagiaires pour les recrutements en CDI, Roland Berger propose aussi des opportunités pour les jeunes diplômés. Dans ce cas, vous rejoindrez directement le cabinet à Paris. Le process de recrutement sera un peu plus dense, avec une série d’épreuves spécifiques comme un test numérique en ligne, la résolution de plusieurs études de cas (provenant généralement d’une mission récente réalisée par le cabinet pour l’un de ses clients) et une évaluation stricte de votre fit avec Roland Berger. Des missions en poste diversifiées et à un fort enjeu chez Roland Berger, avec un mentorat assuré par un consultant dédié Roland Berger propose des opportunités intéressantes pour les consultants juniors. Des clients nombreux et variés D’abord, le cabinet peut compter sur la force de sa marque pour attirer de nombreux clients. Et ces clients opèrent dans différents secteurs. De plus, ils mandatent le cabinet sur des missions très diversifiées. Ainsi, en tant que stagiaires ou jeunes consultants, vous bénéficiez d’une forte exposition client. Et vous pourrez travailler sur des missions très variées, à la fois en termes de secteur (automobile, santé, secteur public, etc.) et de fonctions (croissance, réduction des coûts, amélioration des processus opérationnels, etc.). Pour faire simple, le consultant junior peut travailler sur 3 grands types de missions : Une problématique liée à la stratégie du client Par exemple, pour la practice « Secteur Public », le cabinet peut avoir plusieurs types de mandats. Par exemple, il peut repenser complètement la stratégie d’une politique publique. Concrètement, il se posera les questions suivantes : Comment introduire plus de performance ? Comment faire en sorte que la contrainte budgétaire (important pour l’Etat…) soit respectée ? Comment répondre aux besoins de la population ? (aussi important, quand même…) Une problématique liée à la performance opérationnelle du client Par exemple, pour la practice « Industrie », le cabinet peut aider une entreprise industrielle à délivrer le maximum de valeur, en cohérence avec les attentes des actionnaires existants et investisseurs potentiels. Cela peut passer par plusieurs actions. Exemples : nouveaux investissements dans des machines plus performantes, amélioration des processus de production ou encore réduction de certaines dépenses pas assez ou non rentables. Une problématique d’ « Investment Support » Par exemple, pour la practice « M&A / Private Equity », le cabinet peut réaliser une due diligence stratégique dans le cadre d’une transaction M&A. Objectif ? Sécuriser la stratégie future d’une entreprise sur son marché. Aujourd’hui, les clients intègrent d’ailleurs presque toujours une dimension « ESG » ou « environnement » aux missions qu’ils confient aux cabinets. Par conséquent, beaucoup de missions chez Roland Berger intègrent au moins partiellement ce sujet, souvent apprécié par les jeunes consultants. Des expertises sectorielles Ensuite, même si Roland Berger reste un cabinet généraliste, il met aussi en avant une forte expertise dans quelques secteurs d’activité. Parmi lesquels la pharma, l’industrie ou l’automobile. Qui plus est, Roland Berger sera l’un des seuls grands cabinets à maintenir et surtout développer sa practice « Secteur Public ». Cette practice répond aux besoins de l’Etat et plus généralement des administrations publiques. Progressivement, le cabinet permet aussi une spécialisation autour d’un secteur ou d’une practice selon les affinités des consultants ou les besoins de ses clients. Un mentorat pour faciliter l'apprentissage des consultants juniors Enfin, pour les premières missions, un consultant senior accompagne chaque stagiaire ou junior. Il joue un rôle de « mentor » auprès de lui. Pourquoi ? Les objectifs sont : Contrôler la courbe de progression du jeune consultant S’assurer qu’il bénéficie d’une bonne exposition à différents secteurs et types de missions pendant son expérience au sein du cabinet Répondre à ses potentielles questions Le work life balance est aussi une tendance actuelle entièrement prise en compte chez Roland Berger. Les consultants ne travaillent presque exclusivement pas le week-end. Et souvent, les vendredis soirs sont « sacrés ». De plus, le chef de projet s’interrogera systématiquement au début de la mission sur des contraintes potentielles des membres de son équipe. Et il essaiera ensuite dans la mesure du possible d’en tenir compte dans l’organisation globale de la mission (réunion, livrables, etc.). Pour conclure, Roland Berger combine les avantages d’un grand cabinet de taille mondiale (dimension internationale, opportunité de travailler sur des sujets très variés, forte réputation du cabinet auprès de ses clients, etc.) et d’une entreprise à taille humaine (personnalisation du parcours, suivi des jeunes consultants, opportunité de progression rapide dans les premières années). C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le cabinet est aujourd’hui fortement plébiscité par les étudiants et les jeunes diplômés ! Pour en apprendre plus sur Roland Berger : Vous pouvez retrouver notre page dédiée au cabinet visionner notre podcast Career Insights avec Marie Le de Narp (Partner au sein du bureau parisien)  Vous voulez postuler chez Roland Berger ? C'est possible, à condition d'être parfaitement préparé. Pour améliorer encore votre dossier de candidature, n'hésitez pas à lire notre article sur la lettre de motivation qui contient même des exemples de lettres qui ont passé les screenings dans les tops cabinets. A part Roland Berger, un MBB est aussi une option. Pour en apprendre davantage, c'est dans notre article sur les 3 raisons d'intégrer un MBB (McKinsey, BCG, Bain). Enfin, pour mettre le maximum de chances de votre côté, n’hésitez pas à vous préparer avec Training You, la première plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance et Conseil en stratégie. Pour le Conseil en stratégie, nos Packs incluent : +50 heures de formation, 8 cours, +170 études de cas résolues en live par des consultants, 14 fiches secteurs, 17 fiches cabinets (dont une sur Roland Berger) et des podcasts exclusifs avec des professionnels. Déjà plus de 12 000 abonnés, pourquoi pas vous ? Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


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7 min de lecture

Retour d'expérience
Interview avec Adrien Toulemonde, analyste M&A chez Alantra

Diplômé de l’ESCP, Adrien Toulemonde a réalisé plusieurs stages pendant ses études : audit et M&A chez KPMG, Private Equity chez Turenne Capital, M&A chez Oaklins puis Alantra. Après son stage de fin d’études, il débute comme analyste au sein de la boutique M&A Alantra. Dans cet article, Adrien évoque son début de carrière en M&A : les missions au quotidien, l’ambiance de travail et les process de recrutement. Quels sont les avantages de commencer sa carrière dans une boutique M&A comme Alantra ? D’une part, une boutique s’apparente quand même à une structure plus petite, à dimension humaine. Personnellement j’accorde beaucoup d’importance à la proximité au sein de l’équipe. D’autre part, les boutiques sont généralement monoproduit (M&A) et généralistes. Vous avez également une exposition plus forte avec un nombre de deals plus important. Une des différences chez Alantra par rapport à ce que je viens d’évoquer, c’est que nous ne sommes pas monoproduit. Aujourd’hui, nous avons trois verticales : bien évidemment le M&A, ensuite l’ingénierie boursière (principalement des retraits de cotes) et le financement via notre équipe dette. Et pourquoi travailler en M&A chez Alantra ? Pour trois raisons. Premièrement, comme je viens de l’évoquer, Alantra est présent sur 3 verticales du conseil financier : M&A, ingénierie boursière (principalement des retraits de cotation) et financement (équipe dette au sein de la boutique). En tant que juniors, nous sommes complètement exposés aux 3 produits. En effet, les équipes travaillent généralement ensemble car il y a beaucoup de synergies à développer. Deuxièmement, Alantra est une boutique généraliste, ce qui permet de travailler sur des deals dans des secteurs très différents (tech, industrie, etc.). Également, grâce au développement de la sectorisation, vous avez aujourd’hui la possibilité de dire quel est votre appétence pour un secteur, travailler sur un coverage et donc de commencer à vous faire une grande base de connaissances. Troisièmement, l’ambiance est particulièrement agréable. Alantra a cette volonté de promouvoir un esprit convivial et chaleureux, qu’on ne retrouve pas partout. Le matin, tu es content de venir au bureau. Comment se passe l’intégration des juniors chez Alantra ? Chaque stagiaire a un mentor. Le mentor organise chaque mois un repas ou un café pour discuter de ce qui va et ne va pas. L’objectif est de trouver des axes d’amélioration. De plus, chaque stagiaire a une évaluation de mi-année et de fin d’année. Quand tu es analyste, tu as un junior-mentor et un senior-mentor. C’est-à-dire que tu vas avoir généralement un Associé qui va te donner des conseils et sa vision des choses. Et en plus, tu auras un junior (une personne plus senior que toi mais suffisamment proche pour être totalement transparente, ce qui permet d’avoir des échanges constructifs) qui te donne son avis et vérifie que tout va bien. Vous avez des programmes de formation ? Oui. Pendant ma 1ère année d’analyste, j’ai fait 2 trainings. Tu pars avec tous les banquiers de ta promotion dans un de nos bureaux (Madrid, Paris, Londres ou ailleurs) pour te former et surtout échanger avec eux. Cela permet de créer des relations fortes entre les différents bureaux. Les contacts se font plus naturellement et cela est très bénéfique pour se partager des informations et s’aider. Typiquement, si tu dois réaliser un pitch et qu’un bureau étranger a déjà travaillé sur le secteur, tu pourras contacter l’un d’eux en disant : « J’ai vu que tu as bossé sur ce sujet. Est-ce qu’on peut en parler 2 minutes ? ». Le télétravail est-il possible chez Alantra ? Alantra offre de la flexibilité. Si nous souhaitons télétravailler, c’est possible. Personnellement, je préfère venir au bureau chaque jour. Plusieurs juniors font 1 ou 2 journées de télétravail dans la semaine parce qu’ils habitent très loin. Mais encore une fois, nous souhaitons conserver un esprit convivial et chaleureux. Quand tout le monde est au bureau, c’est mieux. Justement, tu peux nous en dire plus sur l’ambiance chez Alantra ? Elle est très bonne. D’abord, des évènements conviviaux sont organisés régulièrement. Ensuite, des séminaires sont prévus chaque année. En 2022, le bureau de Paris s’est retrouvé au bassin d’Arcachon et à Kitzbulhel. Et pour le séminaire monde, nous sommes tous partis à Ibiza. Enfin, nous avons des soirées alumni pour garder le contact avec toutes les anciennes personnes d’Alantra. Nous organisons aussi 2 soirées par an spécifiquement dédiées aux juniors du secteur (transactions services, avocats, fonds d’investissement, etc.). Comment se passe l’intégration avec Avolta* ? C’est tout récent. Les synergies sont en train d’être développées. Nous commençons à partager nos bases de données, à discuter ensemble de comment on peut adapter nos présentations, comment pitcher ensemble, etc. Certains pitchs ont d’ailleurs déjà été faits en commun. Et je crois qu’il y a aussi des co-mandats en cours. Mais c’est encore le début de la relation. Tout reste à faire car le potentiel est immense. Nous communiquons chaque jour avec eux. Si nous ne pouvons pas prendre une opportunité, par exemple parce que c’est un peu plus petit que nos cibles, nous donnons le contact à Avolta pour qu’ils puissent regarder l’opportunité, et inversement. En fait, cela va très vite et c’est ce qui est très intéressant. * Alantra a pris une participation au capital de la boutique de M&A parisienne Avolta. Comment se passent les process de recrutement en M&A chez Alantra ? Pour les stages, le process se déroule en 2 tours. Et le candidat vient deux fois dans nos locaux. D’abord, il passe des tests de technique et de logique. C’est organisé sous la forme d’un petit déjeuner où le candidat rencontre nos équipes. Ensuite, si les tests sont réussis, il passe 3 entretiens (environ 3h en tout), avec du fit, des questions techniques et l’étude d’un IM qu’il faut restituer à l’oral pendant la discussion. Pour en apprendre plus sur Alantra : Vous pouvez retrouver notre page dédiée à la boutique et visionner notre podcast Career Insights avec Franck Portais (qui dirige le bureau parisien)  Vous souhaitez débuter votre carrière en M&A dans une boutique comme Alantra ? Les opportunités sont nombreuses. Mais les candidats aussi. Pour faire la différence et décrocher une offre, c’est important d’être bien préparé. Chez Training You, c’est notre mission. Fondé par deux anciens banquiers de Lazard, Training You est la première plateforme de préparation en ligne aux entretiens en M&A et Corporate Finance, avec +60 heures de formation : vidéos sur les concepts techniques à maîtriser, exercices et cas pratiques d’entraînement, fiches sur les entreprises, podcasts exclusifs avec des professionnels. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


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Entreprise
3 raisons d’intégrer un MBB : McKinsey, BCG et Bain

Acronyme pour désigner McKinsey & Company, Boston Consulting Group (BCG) et Bain & Company, le terme MBB désigne les 3 plus prestigieux cabinets de Conseil en stratégie au niveau mondial. Mais pourquoi intégrer un MBB ? Cet article vous présente les 3 raisons qui motivent le plus les étudiants et jeunes diplômés à postuler pour ces cabinets. 1) Les MBB sont un accélérateur de carrière tourné vers l’international Choisissez le cabinet qui vous correspond Chaque cabinet possède son histoire, sa culture et son expertise propre. Même si les 3 cabinets sont généralistes, ils ont développé quelques spécialisations. D'abord, McKinsey est historiquement davantage spécialisé sur des missions de profitabilité et de réductions des coûts. Ces projets intègrent souvent un aspect opérationnel fort. Chez McKinsey, le jeune consultant visite régulièrement les usines du client pour constater les problèmes opérationnels et les perspectives d’amélioration. Ensuite, le BCG est le spécialiste des missions de croissance et d’innovation (avec le BCG X, sa nouvelle marque dédiée à ces sujets). Enfin, Bain & Company réalise beaucoup de due diligences dans le cadre d’opérations M&A et de prises de participation des fonds de Private Equity. Ceci étant dit, les MBB se positionnent tous sur un nombre varié de missions dans différents secteurs ou fonctions pour apporter de la diversité aux consultants et diversifier les sources de revenus. Alors dans ce contexte, comment se spécialiser ? Devenez expert de votre domaine au sein du cabinet A votre arrivée, vous serez certainement confronté à des problématiques variées. Mais au fil du temps, il est important de vous spécialiser pour se démarquer des autres consultants. Les 3 MBB sont segmentés en différentes practices, à la fois fonctionnelles et sectorielles. Quand ils deviennent plus senior, les consultants peuvent être spécialisés dans : Une fonction. Exemple : croissance, pricing, réduction de coût, M&A / Private Equity, etc. Un secteur. Exemple : assurance, transports, énergies, santé, biens de consommation, etc. Aucune inquiétude. Au début de votre carrière, vous serez encadré par une équipe de consultants seniors qui disposent d’une excellente culture business sur chaque fonction et secteur. Avec cet encadrement, vous n’aurez aucun mal à acquérir des compétences et progressivement devenir un expert dans votre domaine. Voyagez à l’international au rythme des missions Travailler dans un MBB, c’est aussi renforcer votre profil international ! McKinsey, BCG et Bain possèdent chacun des bureaux à l’étranger. Ils réalisent régulièrement des missions avec des entreprises étrangères ou plus simplement sur des sujets liés à l’international. Par exemple, chez McKinsey, la culture internationale est très forte. Le cabinet donne volontairement une très forte exposition à l’international à ses jeunes consultants. Et il n’est pas rare – même très courant – de devoir prendre le premier avion pour réaliser une mission à l’étranger quand on travaille en tant que junior chez McKinsey. La question qui en découle est alors la suivante : faut-il rejoindre le bureau de Paris ou un bureau dans un autre pays où est présent le cabinet ? Postulez à Paris ou dans un bureau à l’international selon vos aspirations Chacun des MBB est présent à la fois en France et dans d’autres pays en Europe, Afrique, Moyen-Orient et autres. Le choix du bureau dépendra en réalité de vos aspirations personnelles, de vos objectifs et de vos préférences ! Prenons l’exemple de McKinsey qui est très présent en Afrique. Si vous souhaitez travailler sur des sujets liés à l’Afrique, vous devez prioritairement postuler au bureau de Casablanca. En effet, les consultants de McKinsey basés à Casablanca réalisent presque exclusivement des missions en Afrique. Par exemple : Accompagner un gouvernement dans la mise en place d’un programme de vaccination des enfants Aider à la mise en place de grandes infrastructures au service de la population d’un pays, telles que les réseaux de transports routiers, ferroviaires ou encore les aéroports Soutenir la création de programme d’éducation pour les enfants ou les femmes dans certains pays Ainsi, avec ce type de missions, vous allez beaucoup apprendre sur l’Afrique, forger une spécialisation et mettre en avant un profil très international. 2) Des missions en poste stimulantes chez les MBB Découvrir le rôle du consultant junior au sein d’un MBB Dans un MBB, le consultant junior est responsable d’un ou plusieurs streams d’analyse. Qu’est-ce qu’une analyse ? Le terme « analyse » est utilisé en Conseil en stratégie lorsqu’un client vous demande de répondre à une problématique. Voici les différentes étapes d’une analyse : Rechercher les informations pertinentes (chez le client ou dans le domaine public) Compiler ces informations Analyser les informations Faire des recommandations (généralement sous la forme de slides sur PowerPoint ou de modèles sur Excel) Chaque mission d’un cabinet de Conseil en stratégie inclut une parte analytique. Et c’est le junior qui est en première ligne ! Par exemple : Faire un Business Plan dans le cadre d’un plan de croissance ou d’un plan de réduction des coûts Analyser un marché dans le cadre d’un projet d’internationalisation d’une entreprise dans un nouveau pays Calculer des synergies dans le cadre d’une transaction M&A Comprendre la journée type du consultant junior dans un MBB La journée type n’existe pas ! Oui, comme dans beaucoup de métiers… Le consultant junior a l’occasion de travailler sur des missions très variées. Cependant, nous pouvons essayer pour l’exercice de recréer une journée classique qu’un jeune consultant pourrait vivre chez McKinsey, au BCG ou chez Bain. Ainsi : 1) Dans la matinée Relire les travaux de la veille pour être certain de ne pas avoir commis d’erreurs (surtout quand la journée s’est terminée un peu tard…) Travailler sur ce qui n’a pas pu être finalisé la veille Réaliser un tour de table avec l’équipe « Check in » pour discuter de ce qui a été fait la veille, de ce que vous comptez faire dans la journée et des points de blocage potentiels du jour Faire les rendez-vous clients pour collecter et/ou demander des informations selon vos missions du moment 2) Dans l’après-midi Collecter et/ou demander des informations selon vos missions du moment Assister à des sessions de problem solving (réunions avant les rendez-vous clients pour relire et revoir la structure votre présentation avec des seniors afin de vérifier que tout a bien été anticipé) Participer aux rendez-vous clients Réaliser un tour de table avec l’équipe « Check out » pour faire le debrief de la journée (environ vers 18h-20h) 3) Dans la soirée Travailler après le « Check out » (selon les urgences) pour délivrer les travaux dans les délais impartis. Dans un cabinet de Conseil en stratégie, le client est toujours prioritaire. Ainsi, lorsque qu’il revient vers vous avec une requête (appelé dans le monde du conseil « un push »), il est nécessaire de travailler et restituer dans les temps même si cela doit empiéter sur votre temps personnel (le soir ou le week-end) Respecter un équilibre entre la vie professionnelle et personnelle Pour rebondir sur le temps personnel, il est temps d’aborder le sujet du work life balance. Dans un cabinet comme McKinsey, BCG ou Bain, les premiers mois peuvent paraître difficiles. Les journées sont longues. Le travail est exigeant. Et il est fréquent de sortir du cabinet après 22h le soir. N’ayez pas peur ! Au contraire, cela évoluera avec le temps. Vous allez prendre vos marques, gagner en efficacité et mieux gérer ces situation avec le temps. Pour vous aider, voici 3 manières de faire : 1) Varier les missions Certaines missions (croissance, plan stratégique) sont plus longues et prenantes que les autres. Au début, c’est difficile d’y échapper ! Mais après quelques mois, vous pourrez potentiellement manager votre staffing et vous positionner sur des missions plus courtes. Et ainsi connaître des journées un peu moins denses… 2) Emettre une objection lors de l’acceptation des missions Avant l’acceptation des missions, une réunion d’équipe est généralement organisée au sein du cabinet. Pendant celle-ci, il est possible de mentionner certaines contraintes personnelles, par exemple un créneau réservé dans la semaine. Attention, vous ne pourrez pas le faire tout le temps ! 3) Se déconnecter du cabinet pendant votre temps libre Enfin, nous vous conseillons de prévoir des espaces temps sans ouvrir votre téléphone ou votre ordinateur professionnel afin de déconnecter pleinement de l’entreprise. Cela vous permettra de vous ressourcer auprès de vos proches ou pratiquer des activités loisirs. Ainsi, vous reviendrez au cabinet en pleine forme, avec l’esprit plus clair et reposé. 3) Des exits intéressants après un passage en Conseil en stratégie dans un MBB Bonne nouvelle, les exits potentiels après une première expérience en Conseil en stratégie sont vraiment intéressants ! Surtout, un passage dans un MBB vous donnera toutes les armes pour accéder à certains postes très stimulants ! Lesquels ? Tout dépend de vos appétences et compétences acquises pendant les missions (et c’est pourquoi il est judicieux de bien les choisir !). Vous pourrez par exemple travailler dans : Une entreprise du secteur de la finance (fonds de Private Equity, fonds de Venture Capital, banque d’affaires, etc.) Une startup, sur des postes de management avec une forte responsabilité opérationnelle Une grande entreprise industrielle (exemple : Total, EDF, Veolia) selon votre spécialisation sectorielle et les missions que vous aurez réalisées potentiellement pour ces clients du cabinet Pour en savoir plus, vous pouvez lire notre article Les 1 001 débouchés du consultant : que faire après une carrière dans le Conseil en stratégie ?. Vous souhaitez décrocher un stage ou un CDI en cabinet de conseil en stratégie dans un MBB ? Décrocher un stage ou CDI dans un MBB est difficile. Pour y arriver, c’est important d’être bien préparé. Depuis 2019, Training You a accompagné plus de 8 000 étudiants qui travaillent aujourd'hui dans les plus grandes entreprises en Corporate Finance et Conseil en stratégie. Nos Packs en ligne en Conseil en stratégie contiennent plus de 50 heures de formations : cours sur chaque étape des process de recrutement, +170 études de cas résolues en live par des consultants, fiches sur les secteurs, fiches sur les cabinets, podcasts exclusifs avec des consultants. Vous souhaitez optimiser votre préparation ? C'est avec Training You ! Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


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Préparation
La lettre de motivation pour décrocher un stage en Conseil en stratégie

La lettre de motivation est importante pour obtenir un entretien dans un cabinet de Conseil en stratégie. Dans cet article, nous vous proposons d'abord des conseils pour la rédiger puis des modèles de lettres de motivation qui ont passé les screenings pour des tops cabinets de conseil. Le format de la lettre de motivation pour le Conseil en stratégie D'abord, vous devez faire attention au format de la lettre de motivation : Ecrire en une page maximum Utiliser la même police dans tout le document Faire attention à la taille de la police Harmoniser les espaces entre les lignes ou les paragraphes Veiller à ne commettre aucune faute d’orthographe En effet, la rigueur des candidats est un critère important pour les recruteurs dans les cabinets de Conseil en stratégie. Et les petites typos qui se glissent dans votre lettre de motivation envoient un signal négatif au recruteur : vous ne vous relisez pas ! Par conséquent, cela génère dès ce stade du process de recrutement un doute sérieux sur votre capacité à évoluer dans le secteur. Souvenez-vous aussi que certains cabinets de Conseil en stratégie utilisent des logiciels d’IA pour parcourir les CV et lettres de motivation. Ceux qui présentent ce type d’erreurs ne sont tout simplement pas gardés. La structure de la lettre de motivation pour le Conseil en stratégie Ensuite, il est important de bien structurer votre lettre de motivation. En haut à gauche, vous avez généralement un entête qui reprend les principales informations sur vous (nom, prénom, mail, adresse postale, téléphone). Au milieu, vous pouvez indiquer l’intitulé du poste pour lequel vous postulez. Puis, le cœur de la lettre se décompose en 4 paragraphes : 1) « Présentez-vous » Le premier paragraphe est très court et doit simplement vous présenter. Exemple : « Je m’appelle Antoine Durand et je suis actuellement étudiant en M1 dans le PGE de l’ESSEC. Je suis particulièrement motivé pour débuter mon stage au sein de votre équipe à partir de juillet 2023. ». 2) « Pourquoi ce cabinet de Conseil en stratégie ? » Le second paragraphe doit répondre à la question « Pourquoi ce cabinet ? ». Vous devez donner un ou plusieurs arguments qui vous motivent à rejoindre le cabinet. Avec pour chacun d'entre eux un exemple précis. Les arguments n’ont pas nécessairement à être originaux. C’est quand même compliqué de se démarquer sur une question aussi basique ! Par contre, les exemples sont utiles pour ramener les arguments généraux à votre situation particulière (votre parcours, votre projet, etc.). C’est donc très important de soigner cette partie. Exemple : « Après avoir échangé avec les équipes de votre groupe à plusieurs reprises, je me suis senti proche de l’ADN de votre société. À travers ses récents lancements, je retrouve pleinement la fibre digitale et entrepreneuriale que j’ai développé durant mon parcours. ». 3) « Pourquoi vous ? » Le troisième doit répondre à la question « Pourquoi vous ? ».  À ce stade, l’enjeu est de vous vendre de la manière la plus pertinente possible. Objectif ? Convaincre le lecteur que vous êtes le mieux placé pour ce poste. Encore une fois, vous devez mentionner un ou plusieurs arguments avec pour chacun d'entre eux un exemple. Cela peut être : Le suivi d’un cours lié au Conseil en stratégie à l’école (qui vous a littéralement passionné) Un premier stage Une expérience associative en lien avec le secteur Des discussions avec des consultants (qui ont affirmé votre motivation) Etc. C’est important de donner le plus de contexte possible et de personnaliser vos exemples selon l’entreprise dans laquelle vous postulez. Exemple : « Mon expérience entrepreneuriale me rappelle sans cesse que travailler en équipe nécessite des qualités humaines fortes et mon esprit fédérateur y est particulièrement apprécié. » ou  « Ces stages exigeaient une rigueur de tous les instants que je mettrai en exergue auprès des clients de votre société. ». 4) « Expliquez plus en détail votre motivation » Le quatrième paragraphe est assez court. C’est seulement une phrase de conclusion dans laquelle vous sollicitez l’entretien afin d’expliquer plus en détails votre motivation. Exemple : « Ce sont mes compétences acquises durant mes deux dernières expériences professionnelles ainsi que toute mon énergie et ma motivation que je souhaite désormais mettre au service des clients de votre cabinet. ». Modèles de lettres de motivation en Conseil en stratégie Voici deux exemples types de lettres de motivation qui ont passé les screenings de tops cabinets de Conseil en stratégie ! N'hésitez pas à vous en inspirer pour réaliser la vôtre.   Enfin, veillez à ne pas vous tromper de nom d’entreprise dans la lettre. Alors, relisez-vous bien avant d’envoyer ! Et toujours au format PDF. Cela fait bien plus professionnel qu’un Word en pièce jointe d’un mail. Pour conclure, la lettre de motivation doit susciter la curiosité du lecteur pour vous rencontrer. Il faut donc en dire assez pour lui donner envie de vous voir. Mais pas trop pour en laisser pour l’entretien. Car c'est son principal objectif : passer les screenings ! Après, il faudra passer et réussir l'entretien. Et pour cela, c’est important d’être bien préparé. Au-delà de la qualité de votre dossier de candidature (dont fait partie la lettre de motivation), c’est bien votre préparation qui fera la différence ! Vous voulez débuter votre carrière en Conseil en stratégie ? C’est difficile d’intégrer un prestigieux cabinet. Pour réussir, il faut être très bien préparé. Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Conseil en stratégie. Avec : des cours pour optimiser votre candidature et bien performer pendant les entretiens, une bibliothèque de 172 cas réels corrigés qui sont tombées en entretien, 14 fiches secteurs pour améliorer votre business sense, 17 fiches cabinets pour comprendre les particularités entre les différents acteurs et des podcasts exclusifs avec des consultants pour obtenir des retours d’expérience concrets. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


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Décryptage
La consolidation bancaire européenne : le prochain méga-deal qui va redessiner l’économie européenne ?

Les enjeux du secteur bancaire sont extrêmement vastes et extrêmement sensibles. En effet, le facteur politique est prépondérant dans les transactions M&A du secteur. Et il n’est pas rare de voir des opérations échouer car l’acquéreur est rejeté par le régulateur. Serpent de mer ou futur proche, la consolidation bancaire européenne est donc sur les langues de tous les banquiers M&A et journalistes spécialisés européens. La consolidation bancaire européenne L’idée est simple : le paysage bancaire européen est éclaté avec une multitude d’acteurs forts dans leur pays et faibles à l’étranger. Ces acteurs, en raison notamment de l’environnement de taux bas qui perdure, ont une rentabilité faible de manière récurrente et des niveaux de valorisation très bas. Dans beaucoup de secteurs, cela devrait pousser à la consolidation pour réaliser des économies d’échelle. Cette idée est même poussée par la Banque Centrale Européenne, grâce notamment à l’Union Bancaire qui a permis de mettre en place une supervision européenne des grandes banques. L’émergence d’acteurs transfrontaliers pourrait aussi leur permettre de lutter à armes égales avec les géants américains qui sont en train de prendre le contrôle du Corporate Banking européen grâce à une force de frappe incomparable : la capitalisation boursière de J.P. Morgan est égale à celle cumulée des 5 plus grosses banques de la zone Euro ! De nombreux acteurs du paysage économique européen poussent ainsi à des opérations de fusions transfrontalières majeures : rachat de Commerzbank par BNP Paribas, par la Deutsche Bank, par la Société Générale, par UniCredit ? Fusion Société Générale / UniCredit ? Pourtant, ces méga-deals ne viennent pas. Et les seules opérations réalisées concernent les acquisitions ciblées dans des géographies ou des lignes de métiers spécifiques. Par exemple, on peut citer le renforcement de BNP Paribas en Pologne ou le rachat de Pioneer par Amundi, la filiale de gestion d’actifs du Crédit Agricole. L’idée se heurte à des obstacles majeurs, autant de reflets des difficultés de la construction européenne. Les obstacles majeurs à la consolidation bancaire européenne L’idée se heurte à des obstacles majeurs, autant de reflets des difficultés de la construction européenne. Des résistances politiques En premier lieu, le refus politique de voir un acteur économique majeur passer en des mains étrangères, même européennes. On se souvient de la réticence du gouvernement français à laisser l'italien Fincantieri racheter les chantiers navals de Saint-Nazaire. Pourtant, c'était une opération à quelques dizaines de millions d’euros. Et elles concernait environ 2 000 emplois. Peut-on alors imaginer le gouvernement français laisser, pour prendre un exemple présent dans la presse ces derniers temps, UniCredit racheter la Société Générale, dans ce qui serait une opération à plusieurs milliards d’euros et concernant plus de 100 000 emplois, dans un secteur essentiel aux rouages économiques et financiers de l’économie française ? Au-delà des refus politiques, les différences culturelles et linguistiques sont aussi un frein. Elles peuvent aussi entraver la communication et la coopération entre les banques de différents pays. Il sera crucial de surmonter ces barrières politiques et culturelles pour garantir le succès d'une consolidation bancaire européenne. La diversité des réglementations bancaires en Europe Ensuite, les réglementations bancaires varient d'un pays européen à l'autre. Cela peut compliquer la fusion ou l'acquisition de banques transfrontalières. Par conséquent, harmoniser ces réglementations pour faciliter les transactions transfrontalières est essentiel. Aujourd'hui, il existe un cadre réglementaire commun pour les services bancaires, mais il n'est pas entièrement harmonisé. En effet, l'Union Européenne a mis en place plusieurs directives et réglementations pour promouvoir la stabilité financière, renforcer la supervision des banques et protéger les consommateurs. Cependant, il subsiste encore des différences significatives entre les réglementations nationales des Etats membres de l'UE. Voici quelques éléments de réglementation bancaire qui sont harmonisés au sein de l'UE : Accords de Bâle III : adoption de normes communes en matière de fonds propres, liquidité et gestion des risques Directives sur les services bancaires : Directive sur les services de paiement (DSP2) et Directive sur les comptes de paiement (DCP) Union bancaire (comme mentionné plus haut) : Mécanisme de Supervision Unique (MSU) et Mécanisme de Résolution Unique (MRU). Ces mécanismes doivent renforcer la supervision et la résolution des crises bancaires à l'échelle de l'UE Malgré ces initiatives, des divergences entre les réglementations nationales des Etats membres de l'UE subsistent. C'est par exemple le cas pour les exigences de fonds propres supplémentaires, les seuils de déclenchement des régimes de résolution des crises et les règles fiscales applicables aux institutions financières. L'évolution du secteur FIG Cette absence de fusions transfrontalières s’explique enfin par des tendances de fond du marché bancaire européen. Face à la numérisation du secteur et à la concurrence accrue des fintechs voire des GAFA, est-il vraiment nécessaire de réaliser des opérations extrêmement coûteuses en capital et au coût social probablement non-négligeable qui pourraient détourner d’autres priorités stratégiques comme justement le développement de plateformes numériques ? Y aura-t-il au cours des prochains mois ou des prochaines années une opération de M&A transfrontalière majeure ? Une fusion entre deux acteurs forts paraît improbable. Mais, si les difficultés de certains acteurs de taille majeure persistent, on pourrait assister à un rachat/sauvetage par une banque issue d’un pays voisin. Comment décrocher un stage ou CDI en M&A ? Le secteur des institutions financières est passionnant. Car ces dernières sont véritablement au cœur du système économique d’un pays. Si elles vous intéressent, alors vous devez vous intéresser au secteur FIG en M&A ! Vous pouvez en apprendre davantage en lisant notre article sur le sujet ! Pour décrocher votre stage en M&A ou Corporate Finance, il faut se préparer ! Pour cela, Training You vous aide à acquérir les connaissances et compétences requises. Avec notre formation, vous pouvez anticiper les questions techniques et les questions de fit posées par les recruteurs. Par conséquent, vous aurez toutes les cartes en main pour décrocher votre stage. Training You, c'est bien plus que des cours en ligne. C’est le Netflix de la Corporate Finance ! C'est une plateforme construite par des professionnels qui a formé plus de 8 000 étudiants en 5 ans, avec des : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. 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Décryptage
Financial Institutions Group (FIG) : un secteur du M&A à part

Lorsque vous postulez pour un poste en M&A, c'est important de connaitre les principaux secteurs. A côté des équipes généralistes, il existe des équipes sectorisées. Parmi celles-ci, on retrouve les équipes Financial Institutions Group (FIG). Le secteur FIG est à part en M&A. Mais qu'est-ce que le secteur FIG ? Quelles sont les différences dans le quotidien d'un banquier FIG ? Comment postuler ? Où postuler ? On vous dit tout dans cet article. Le Financial Institutions Group (FIG), qu'est-ce que c'est ? Le Financial Institution Group (FIG) a de nombreuses particularités Les institutions financières constituent toujours un secteur à part dans les banques d’affaires. Elles sont couvertes par les équipes dites « FIG » pour Financial Institutions Group. Ce secteur est à part car les sociétés qui en font partie n’ont rien à voir avec celles que les banquiers ont l’habitude d’appréhender. Jetez en effet un œil au compte de résultat d’une banque : il commence par les produits d’intérêts et il n’y a pas d’EBITDA ! Et si on ne calcule pas de Valeur d’entreprise, comment peut-on alors faire une valorisation d’une société du secteur ? Malgré ces subtilités, le quotidien d’un banquier FIG est en fait très largement similaire à celui d’un banquier généraliste ou de tout autre secteur. Le Financial Institution Group (FIG) est un secteur régulé Ce qui caractérise principalement ce secteur, c’est son caractère régulé. Même si tous les types de sociétés qui en font partie ne sont pas nécessairement régulés, comme notamment les activités d’intermédiaires financiers. Régulé, cela signifie que les sociétés obéissent à des contraintes juridiques et réglementaires. Et elle font l’objet d’une supervision par des autorités spécialisées (souvent la banque centrale ou une émanation de cette dernière, selon les pays). Au-delà de l’activité même de la société, cela a des conséquences fortes sur le travail du banquier M&A. En effet, n’importe qui ne peut pas racheter une compagnie d’assurance importante d’un pays. Également, l’analyse financière et la valorisation des sociétés doivent tenir compte des contraintes spécifiques imposées par ce caractère régulé. Par exemple, les capitaux propres d’une banque sont suivis de très près par les autorités de supervision bancaire et doivent être suffisamment importants pour faire face aux engagements de la banque. Cela en fait un agrégat qui peut être utilisé pour comparer des banques et permet de réaliser une valorisation par des multiples de Price-to-Book, ce qui serait une hérésie dans une activité industrielle par exemple. Le Financial Institution Group (FIG) comporte un panel très large de sous-secteurs Au-delà des classiques banques et compagnies d’assurance, le secteur des institutions financières recouvre en fait un panel très large de sous-secteurs et d’entreprises très différentes. En effet, les Business Models et les dynamiques n'ont rien à voir. Donnons quelques exemples : Banques commerciales. Ce sont les banques qui offrent des services bancaires aux particuliers et aux petites et moyennes entreprises (ex : prêts, dépôts, solutions de paiements) Compagnies d'assurance. Ce sont des entreprises qui fournissent des solutions d'assurance (assurance vie, assurance maladie, assurance automobile, assurance habitation, etc.) Banques d'investissement. Ce sont les banques qui fournissent des services aux grandes entreprises, gouvernements et institutions (ex : M&A, financement) Gestionnaire d’actifs. Ce sont les entreprises qui gèrent des fonds de placement, des portefeuilles de titres et d'autres actifs financiers pour le compte de clients individuels et institutionnels Sociétés de crédit. Ce sont des institutions qui fournissent des crédits aux consommateurs et entreprises (ex : prêts, cartes de crédit) Fonds d'investissement (Private Equity ou Private Debt) Infrastructures financières. Elles fournissent des services et technologies d'infrastructure financière (ex : plateformes de trading, systèmes de règlement et de compensation, services de données financières, etc.) Courtiers. Ils agissent en tant qu'intermédiaire entre les acheteurs et les vendeurs lors de transactions financières Opérateurs boursiers (comme les grandes bourses mondiales) Organismes de financements spécialisés (automobile, crédit-bail, immobilier, etc.) Fintechs. Ce sont des startups qui innovent face aux modèles traditionnels du secteur Pourquoi postuler en FIG ? Un secteur au cœur du système économique d'un pays D’abord, le secteur des institutions financières est passionnant car ces dernières sont véritablement au cœur du système économique d’un pays. On a par exemple pu malheureusement le constater lors de la crise des subprimes. Les enjeux du secteur bancaire en particulier (mais c’est aussi vrai pour le secteur des assurances) sont donc extrêmement vastes et sensibles. Le facteur politique est prépondérant dans les transactions M&A du secteur. Vous pouvez lire notre article sur la consolidation bancaire européenne pour obtenir plus de détails, Et il n’est pas rare de voir des opérations échouer car l’acquéreur est rejeté par le régulateur. Un secteur particulièrement technique en M&A Ensuite, au-delà de ces considérations générales, c’est aussi un secteur réputé pour être plus technique que d’autres. En effet, le banquier M&A FIG aura la chance d’être exposé à la fois aux méthodes de valorisation traditionnelles et à celles spécifiques à ce secteur. Il développe une palette d’outils plus large. Le secteur FIG fait donc partie de secteurs les plus techniques en M&A. Un secteur permettant la spécialisation rapide et efficace Enfin, c’est aussi une niche qui permet de devenir rapidement un spécialiste recherché. Les banques d’affaires, les équipes de M&A interne des institutions financières et les fonds d’investissement sont de plus en plus actifs sur le FIG. Ils recherchent donc constamment des banquiers spécialisés dans le secteur FIG, aussi bien à des niveaux juniors que seniors. Quelles sont les différences dans le quotidien d'un banquier FIG en M&A ? Contrairement à ce que beaucoup de candidats ou débutants pensent, le quotidien d’un banquier FIG est largement identique à celui d’un banquier généraliste ou d’un autre secteur (comme le TMT par exemple). En effet, les process M&A sont les mêmes. La typologie des acteurs est la même : stratégiques, fonds de Private Equity, fonds souverains, etc.. Également, les principes de l’analyse financière et de la valorisation sont similaires. En effet, même si les méthodes diffèrent, le principe d’un Dividend Discount Model est semblable à celui d’un modèle de Discounted Cash Flows, avec la contrainte réglementaire en plus. Pour réviser les principales méthodes de valorisation, vous pouvez visionner le cours dédié à la Valorisation sur la plateforme Training You. La véritable différence réside probablement dans un mode de pensée et des dynamiques sous-jacents complètement différentes. Mais cela se ressent plutôt à un niveau de banquier senior que junior. Quelles sont les meilleures banques d'affaires pour le secteur FIG ? Pas de surprise, les League Tables FIG sont dominées par les mêmes acteurs que la plupart des secteurs. En Europe, les grandes banques américaines tirent leur épingle du jeu : Goldman Sachs, J.P. Morgan, Morgan Stanley, notamment sur les mega-deals transfrontaliers. En France, BNP Paribas, Lazard et Rothschild & Co sont aussi très présentes. Parmi les boutiques, sans surprise, Natixis Partners a aussi été impliquée sur quelques belles opérations ces dernières années. Pour aller plus loin, retrouvez l'épisode de "Choose Your Career" avec Armelle Bosset, Associate en M&A FIG chez BNP Paribas:  Vous souhaitez débuter votre carrière en M&A dans le secteur FIG ? C’est possible. Mais les process de recrutement sont difficiles. Pour décrocher un stage dans une équipe FIG en M&A, il faut bien se préparer. Premièrement, il faut maîtriser le secteur (on vous aide avec cet article). Deuxièmement, il faut comprendre les notions techniques en finance. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en M&A avec des +60 heures de formation. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle contient tout ce qu’il faut savoir pour réussir un process de recrutement. Avec ; des cours sur le fit et la technique (Comptabilité, Bridge EqV-EV, Valorisation, Merger, LBO, Process M&A), des questions d’entretiens et exercices corrigés, des tests en ligne sur la technique, des fiches sur les entreprises du secteur (dont les principales banques d’affaires de la place parisienne), des podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Training You

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