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Hedge Fund : Comprendre l’univers des fonds d’investissement les plus exclusifs

Par Training You

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6 min de lecture

Imaginez un monde où chaque décision que vous prenez peut générer des millions, où l’adrénaline coule à chaque instant et où vous êtes constamment en train de deviner les prochains mouvements des marchés mondiaux. Bienvenue dans l’univers des hedge funds, un secteur où seuls les esprits les plus brillants et les plus audacieux parviennent à exceller.

Travailler dans un hedge fund, c’est bien plus qu’un simple emploi, c’est une aventure palpitante, un jeu stratégique à grande échelle où l’enjeu est de taille et les récompenses sont immenses.

Les hedge funds sont les gladiateurs modernes de la finance, opérant dans l’ombre des marchés, prêts à saisir la moindre opportunité pour transformer une intuition en un profit colossal. C’est un environnement où la passion pour les chiffres rencontre la créativité, où chaque jour apporte un nouveau défi à relever. Si vous avez soif de défi, que vous êtes prêt à repousser les limites et que vous rêvez de faire partie d’une élite financière mondiale, alors une carrière dans un hedge fund est faite pour vous.

Dans cet article, nous vous emmenons dans les coulisses de ces fonds d’investissement légendaires, vous dévoilant ce qu’ils sont, comment y entrer, et pourquoi ce pourrait être le choix de carrière le plus excitant que vous puissiez faire. Préparez-vous à être inspiré et, peut-être, à découvrir la voie qui pourrait changer votre vie.

Qu’est-ce qu’un hedge fund ?

Un hedge fund (ou « fonds alternatif ») est un fonds d’investissement privé qui regroupe les capitaux de différents investisseurs pour les investir dans un large éventail de produits financiers. Leur objectif principal est de générer un rendement absolu, c’est-à-dire un profit, quelles que soient les conditions du marché. Pour ce faire, les hedge funds utilisent des stratégies d’investissement sophistiquées, souvent inaccessibles aux fonds traditionnels.

Considérons les différences avec d’autres types de fonds :

  • Hedge fund vs fonds de Private Equity (PE) : Alors que les hedge funds se concentrent sur des investissements à court ou moyen terme et utilisent des stratégies risquées (telles que la vente à découvert, l’effet de levier ou encore les dérivés), les fonds de Private Equity investissent généralement dans des entreprises privées avec une vision à long terme. En effet, les fonds de PE cherchent à prendre des participations majoritaires ou minoritaires dans des sociétés non cotées, puis à en améliorer la croissance ou la rentabilité et enfin à les revendre avec un profit
  • Hedge fund vs fonds mutuel : Contrairement aux fonds mutuels, qui sont régulés et ont des restrictions strictes sur les types d’investissements qu’ils peuvent réaliser, les hedge funds sont moins réglementés et peuvent ainsi adopter des stratégies beaucoup plus agressives. Pour cette raison, les hedge funds sont souvent réservés aux investisseurs qualifiés, devant répondre de critères minimaux, concernant la valeur de leur patrimoine ou leurs revenus annuels. Au contraire, les fonds mutuels sont ouverts à tout type d’investisseur

Panorama des hedge funds les plus célèbres

Il existe des milliers de hedge funds à travers le monde. Mais certains ont su se distinguer par leur performance, leur taille ou encore les personnalités charismatiques à leur tête.

Voici quelques-uns des hedge funds les plus emblématiques :

  • Bridgewater Associates : Fondé par Ray Dalio, Bridgewater est le plus grand hedge fund au monde avec plus de 150Mds$ sous gestion. Connu pour sa culture d’entreprise unique où l’honnêteté radicale est prônée, Bridgewater a souvent défié les prédictions du marché pour générer des rendements impressionnants
  • Renaissance Technologies : Ce hedge fund est célèbre pour son fonds Medallion, dirigé par l’ancien mathématicien Jim Simons. Renaissance Technologies est particulièrement reconnu pour son utilisation de modèles quantitatifs complexes et l’emploi massif de mathématiciens et scientifiques plutôt que des financiers traditionnels. Medallion a généré des rendements spectaculaires. Cependant, il est désormais fermé aux investisseurs externes
  • Soros Fund Management : George Soros, son fondateur, est surtout connu pour son fameux « coup » contre la Banque d’Angleterre en 1992. En effet, il paria sur la dévaluation de la livre sterling, générant un profit d’environ un milliard de dollars en une journée. Aujourd’hui, Soros Fund Management est principalement un bureau familial. Mais il reste l’un des noms les plus respectés de l’industrie

Comment travailler dans un hedge fund ?

Travailler dans un hedge fund est le rêve de nombreux jeunes financiers. Toutefois, y entrer n’est pas une mince affaire. Et cela nécessite un mélange de compétences, d’études et de qualités personnelles.

Etudes et formation

D’abord, une solide formation académique est souvent requise. Les candidats possèdent généralement des diplômes en finance, économie, ingénierie ou mathématiques. Les écoles de commerce et d’ingénieur les plus prestigieuses sont fortement représentées dans le secteur. Une spécialisation en finance quantitative ou en analyse financière est également un atout.

Compétences techniques

Ensuite, les hedge funds recherchent des profils avec des compétences techniques solides. De plus, la maîtrise de logiciels de modélisation financière, ainsi que des langages de programmation comme Python ou R, est souvent exigée, notamment pour les rôles liés aux stratégies quantitatives. Une bonne connaissance des marchés financiers et des produits dérivés est aussi essentielle.

Qualités personnelles

L’industrie des hedge funds est très exigeante. La capacité à travailler sous pression, un esprit analytique aiguisé, une grande curiosité intellectuelle et une aptitude à prendre des décisions rapides sont des qualités recherchées. La capacité à innover et à penser différemment est aussi cruciale car les hedge funds cherchent souvent à se démarquer par des stratégies uniques.

Les salaires dans un hedge fund

Les salaires en hedge fund sont notoirement élevés, reflétant la nature exigeante et la performance attendue dans ce secteur.

Voici une estimation des rémunérations, sachant qu’elles peuvent varier en fonction de la taille du fonds, de sa localisation et de sa performance.

  • Stagiaire : Les stages sont souvent bien rémunérés dans les hedge funds, avec des salaires pouvant aller de 3 000€ à 10 000€ par mois selon le fonds et la localisation
  • Junior (Analyste, moins de 3 ans d’expérience) : Un analyste débutant peut s’attendre à un salaire de base autour de 70 000€ à 120 000€ par an, avec des bonus qui peuvent doubler ce montant en fonction des performances
  • Intermédiaire (Associate, 3 à 6 ans d’expérience) : Un associate peut gagner entre 150 000€ et 250 000€ euros par an, bonus compris. Les bonus constituent souvent une grande partie de la rémunération totale
  • Senior (Portfolio Manager, plus de 6 ans d’expérience) : À ce niveau, les rémunérations peuvent atteindre des sommes considérables, souvent plusieurs millions d’euros par an pour les gestionnaires de portefeuille performants, principalement grâce aux bonus basés sur la performance des investissements

Par conséquent, les hedge funds représentent une facette fascinante et complexe du monde de la finance, offrant des opportunités extraordinaires pour ceux qui parviennent à y entrer. Cependant, ils exigent des compétences pointues, une grande résilience et un goût prononcé pour la prise de risque. Si vous êtes motivé, prêt à apprendre et à innover, une carrière dans un hedge fund pourrait être extrêmement enrichissante, tant sur le plan intellectuel que financier.

Vous souhaitez démarrer votre carrière en hedge fund ?

Si cet univers vous attire et que vous souhaitez maximiser vos chances d’y réussir, nous avons conçu une formation en ligne spécialement pour vous. Cette formation en finance de marché complète les cours que vous suivez à l’école et vous donne les outils pour décrocher un stage dans ce secteur compétitif. Rejoignez-nous pour transformer votre ambition en succès ! Que vous souhaitiez perfectionner vos compétences techniques, affiner vos connaissances des marchés financiers, ou tout simplement comprendre les attentes des recruteurs dans les hedge funds et autres entreprises en finance de marché, notre programme est conçu pour vous guider à chaque étape. Ne laissez pas passer cette opportunité de faire le premier pas vers une carrière passionnante.

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Bonus :

Diplômé de l’ESLSCA et LBS, Kevin Romanteau débute sa carrière en M&A (BNP Paribas, Société Générale et Citi) puis quitte la banque pour lancer son propre fonds : Whitelight Capital. Aujourd’hui, il investit dans des actions cotées en combinant 3 leviers : analyse fondamentale, activisme actionnarial et contentieux stratégiques. Objectif : créer de l’alpha, une surperformance par rapport au marché !

En résumé, cette rencontre avec Kévin Romanteau offre un aperçu fascinant de deux monde : celui de l’entrepreneuriat et celui des hedge funds. Kévin Romanteau voulait « aller loin » et a « dépassé ses attentes » avec Whitelight Capital. C’est exactement ce qu’on veut partager chez Training You. Alors, ayez de l’ambition de réussir avec nous votre début de carrière !

Pour visionner l’épisode avec Kévin Romanteau :

 

Pour retrouver nos podcasts : https://training-you.fr/podcast-career-insights/

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Comment devenir trader ?

Le métier de trader en finance de marché fascine et intrigue par son caractère à la fois complexe et captivant. Chargé d'acheter et de vendre des actifs financiers, le trader joue un rôle clé dans les marchés financiers. Cet article explore les aspects essentiels du métier de trader. D’abord, nous présentons le métier de trader en finance de marché. Ensuite, nous parlons des formations pertinentes pour débuter sa carrière en tant que trader. Ensuite, nous aborderons les rémunérations des traders. Qu'est-ce qu'un trader en finance de marché ? Un trader en finance de marché est un professionnel spécialisé dans l'achat et la vente d'actifs financiers. Ces actifs financiers sont de différentes nature : actions, obligations, matières premières, devises, etc. Ainsi, il existe différents types de traders, chacun spécialisé dans un produit spécifique. Quelques exemples : Trader en actions : Achat et vente d’actions de sociétés cotées en bourse Trader en obligations : Achat et vente de titres de dette comme les obligations émises par les Etats ou les entreprises Trader en devises : Achat et vente de devises sur le marché des changes (Forex) Trader en matières premières : Achat et vente de produits physiques comme le pétrole, l'or ou les produits agricoles Au-delà des différents domaines d’expertise du trader, on distingue principalement deux grandes catégories : Les traders du buy-side qui travaillent pour des fonds d'investissement (ex : fonds de pension, hedge funds) Les traders du sell-side qui travaillent pour des institutions financières (ex : les banques) A chaque fois, les missions quotidiennes d'un trader comprennent la prise de décisions d'achat et de vente. Concrètement, l’objectif principal d’un trader est de générer des profits, en exploitant les fluctuations des marchés financiers. Il faut acheter moins cher et vendre plus cher ! En amont, ces décisions sont basées sur des analyses approfondies des marchés financiers. En aval, le trader gère les risques associés à ses positions. Quelles formations pour devenir un trader ? Compétences et qualités requises Pour réussir dans ce métier, un trader doit posséder certaines compétences et qualités. D’abord, le trader doit avoir des compétences techniques en mathématiques (car le calcul est la base du métier), économie (car l’évolution du prix des actifs financiers est corrélée à la conjoncture économique) et informatique (car la maîtrise des outils de trading et logiciels est cruciale, comme Python, R ou C++). Ensuite, certaines qualités personnelles sont importantes. Par exemple, le trader est capable de résister au stress ou prendre des décisions rapides. Etudes à suivre Devenir trader nécessite une formation solide et spécialisée. Cette formation doit combiner à la fois des connaissances théoriques et des compétences pratiques. Voici les principales étapes et formations recommandées pour accéder à ce métier : Etudes universitaires : D’abord, une licence en finance, économie, mathématiques ou gestion est souvent le point de départ. Les licences en ingénierie ou informatique sont aussi pertinentes, surtout pour ceux intéressés par le trading algorithmique ou quantitatif. Ensuite, un master dans l’un de ces domaines offre une spécialisation plus poussée. Vous retrouvez ces parcours dans les principales écoles de commerce ou d’ingénieur, mais aussi à l’université Certifications professionnelles : En plus des écoles, plusieurs certifications sont pertinentes pour compléter ses compétences. Le CFA (Chartered Financial Analyst) est la plus reconnue au niveau mondial pour renforcer son expertise en gestion des investissements et analyse financière. Le FRM (Financial Risk Manager) est aussi intéressante pour ceux qui souhaitent se spécialiser dans la gestion des risques financiers Cours de trading : Plusieurs institutions proposent des cours spécifiques en trading. C’est le cas de la formation Training You en finance de marché qui comprend des cours sur les principales notions et différents produits à maîtriser pour réussir un entretien en trading ! Quels salaires gagne t-on quand on est trader ? Le travail d'un trader est souvent rythmé par les horaires des marchés financiers. Cela implique des journées de travail longues et parfois imprévisibles. Cependant, la satisfaction professionnelle et les opportunités de gains financiers sont considérables. Le salaire des traders varie considérablement en fonction de plusieurs facteurs : type de trading, employeur (banque, hedge funds, etc.), expérience (débutants, intermédiaires et seniors) et localisation géographique. Par exemple, les rémunérations sont souvent supérieures à New York et Londres par rapport à Paris. Cette différence s’explique par la culture des places financières, mais aussi par des régulations plus souples. Voici un aperçu des rémunérations typiques d’un trader en fonction du niveau de séniorité : Salaire de base D’abord, les traders débutants peuvent s'attendre à un salaire de base annuel compris entre 50 000€ et 100 000€. Les diplômés des grandes écoles ou de programmes de MBA se situent dans la fourchette supérieure de cette plage. Ensuite, les traders avec quelques années d'expérience (3 à 5 ans par exemple) voient souvent leur salaire de base augmenter, généralement entre 100 000€ et 200 000€ par an. Enfin, les traders seniors (plus de 5 ans d'expérience) peuvent gagner entre 200 000€ et 500 000€ par an en salaire de base. Ces salaires sont encore plus accessibles pour ceux qui ont une spécialisation ou expertise reconnue, Bonus Les bonus constituent une partie importante de la rémunération des traders. Et ils peuvent souvent dépasser le salaire de base. Néanmoins, ils dépendent largement des performances individuelles et de celles de l'équipe. Les bonus pour les traders débutants peuvent varier de 10 000€ à 50 000€. Les traders intermédiaires peuvent recevoir des bonus de 50 000€ à 150 000€, selon leurs performances. Les traders seniors peuvent recevoir des bonus significatifs, souvent de 200 000€ à plusieurs millions d'euros. Ces bonus élevés sont surtout distribués dans les grandes banques d'investissement et les hedge funds. Vous souhaitez démarrer votre carrière comme trader ? Le métier de trader en finance de marché est exigeant mais extrêmement gratifiant pour ceux qui possèdent les compétences et la passion nécessaires. Avec les bonnes qualifications et une préparation rigoureuse, une carrière de trader est riche en opportunités et succès. Pour ceux qui souhaitent se lancer, une compréhension approfondie des marchés et une solide formation sont essentielles. Training You est disponible pour vous aider ! Dans nos Packs en finance de marché, vous pourrez retrouver 14 cours (actions, obligations, devises, grecques, etc.) et près de 400 questions d’entretiens et cas pratiques corrigés pour tout réviser avant vos entretiens. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Training You

4 min de lecture

Retour d'expérience
Summer Internships : candidatures, préparation et missions

A Londres ou dans d’autres géographies anglophones, le recrutement se fait à travers les « Summer Internships ». Ce sont des stages plus courts (entre 2 et 3 mois) qui ont lieu pendant l’été (d’où le nom…). Le process de recrutement est très différent. Diplômée d’un Bachelor à l’ESSEC et d'un Master à Polytechnique, Sarah Lopez raconte dans cet article son Summer Internship chez Morgan Stanley. Peux-tu te présenter ? Je m’appelle Sarah Lopez. J’ai grandi au Maroc et je suis venue en France pour mes études. J’ai étudié 4 années dans le Bachelor de l’ESSEC. Puis, j'ai intégré un Master à Polytechnique après une année de césure. Avant ce Summer Internship chez Morgan Stanley, j’avais déjà 3 expériences significatives. La première en Corporate Finance chez HSBC, que j’ai décrochée suite à une compétition inter-écoles organisée par la banque où je représentais l’ESSEC. La seconde chez Amundi en Private Debt. C'était ma première partie de césure. La troisième chez FIG Boutique (une ancienne équipe de EY) en M&A . C'était ma deuxième partie de césure. Après tous ces stages, pourquoi postuler aux Summer Internhips ? Les Summer Internships sont des programme considérés comme une « voie royale » pour obtenir un CDI en M&A à l’étranger. C’est un stage assez court mais très intense dans l’apprentissage ! Pourquoi les Summer Internships à Londres et pas dans d’autres géographies comme Dubaï ou Singapour ? D’abord, c’est à Londres que les opportunités sont les plus nombreuses. Il y a peu de Summer Internhips à Dubaï. Singapour privilégie davantage les étudiants des universités asiatiques. Et à Paris, même si quelques Summer Internhips sont proposés, il n’y a pas cette dimension internationale que je recherchais. Ensuite, un Summer à Londres se vend très bien n’importe où dans le monde. C’est par exemple un réel avantage pour intégrer des Bulge Brackets. Et pourquoi Morgan Stanley ? J’ai été attirée par l’excellente culture chez Morgan Stanley. La banque est réputée pour la bienveillance, la bonne humeur et l’amicalité entre les personnes. C’est un milieu sain où il n’y a pas de concurrence interne. Parlons de tes candidatures. Peux-tu décrire les différentes étapes du process de recrutement pour des Summer Internships ? Généralement, dès que vous soumettez votre candidature, vous passez un online test. Si vous réussissez, vous avez 2 rounds d’entretiens de 45 minutes chacun. Ensuite, c’est l’étape de l’Assessment Center. Pour la part, je n’ai pas réalisé les rounds 1 et 2 en amont de l’Assessment Center car j’ai été fast trackée grâce au networking. Le dossier de candidature est assez solide pour les Summer Internhips. Comment l’as-tu rédigé ? D’abord, il faut un CV classique, normé finance. C’est-à-dire sans photo, sans couleur, sans flashy. Quelque chose de simple et épuré pour mettre en avant vos expériences. Ce qu’il se fait de plus en plus à Londres, c’est ajouter une petite phrase en bas ou en haut du CV qui pourrait vous sortir du lot. Ensuite, j’avais une lettre de motivation très classique qui parlait de moi et de mon parcours. Ce qui était mis en avant, c’était un paragraphe au début de la lettre dans lequel j’explique à qui j’ai parlé au sein de la banque et ce que j’ai appris de chaque personne. Généralement je mettais 3 personnes de grades différents (analyste, associate et Managing Director). A quoi ressemblent les online tests et comment s’y préparer ? J’ai eu des onlines tests uniquement pour Morgan Stanley. Chez Goldman Sachs et J.P. Morgan (deux autres banques où j’ai candidatée), il y avait des hirevues. Les onlines tests sont des tests de mise en situation et de logique mathématique, un peu comme les tests de QI. Il y a beaucoup de candidats qui créent des faux comptes pour s’entraîner à ces tests. Honnêtement, moi j’ai évité. Mais j’avais demandé à des amis qui avaient déjà réalisé ces tests à quoi ils ressemblaient. Pour s’y préparer, il n’y a pas vraiment de solutions, à part réaliser des tests de logique, de calcul mental ou de QI. Peux-tu parler de l’étape de l’Assessment Center ? Cette dernière étape comporte 3 entretiens. Deux sont davantage axés sur le fit et le dernier est une étude d’un cas qui reprend un sujet spécifique au poste auquel vous postulez. Vous devez résoudre le cas et le présenter devant un banquier. Pour la partie fit, c’est beaucoup de TMAT (« Tell Me About the Time »), beaucoup de questions d’éthique et de personnalité pour cerner la personne que vous êtes. Pour la partie technique, je m’y étais énormément préparée avec Training You. J’avais revu avec Guillaume toutes les bases et il m’avait également mis en contact avec un banquier. J’avais déjà sollicité Training You auparavant quand j’étais en recherche d’off-cycles, ça m’a toujours servi. Dans quelle mesure le « networking » peut aider dans le process de recrutement pour des Summer Internships ? D’abord, c’est un plus dans la lettre de motivation. Ensuite, c’est très utile en entretien pour expliquer pourquoi cette banque et pas une autre, en citant l’expérience d’une personne que vous avez contactée. Enfin, le networking m’a également permis d’être fast trackée directement en Assesment Center à la suite d’un événement organisé par Morgan Stanley. J’ai contacté un Directeur qui m’avait marqué à travers son discours. Nous avons longuement échangé et j’ai eu l’occasion de directement passer en Assesment Center. Tu as postulé à combien de banques ? J’ai candidaté chez Goldman Sachs, J.P. Morgan et Morgan Stanley. A ton avis, quelles sont les 3 forces qui t’ont permis d’obtenir cette offre ? Premièrement, j’étais prête techniquement grâce à Training You et mes anciens stages. Deuxièmement, j’ai mis en avant un parcours atypique. Je suis passée d’une école de commerce à une école d’ingénieur. C’est quelque chose qui plaisait. J’ai gagné une compétition nationale. J’ai testé dans mes stages plusieurs métiers en Corporate Finance (Private Debt, Venture Capital, M&A). Cela a plu aussi. Troisièmement, je savais pertinemment que je voulais faire du M&A. C’était une force également. Selon toi, quelles sont les différences entre les process de recrutement pour les Summer Internships et les stages off-cycles à Paris ? Les off-cycles à Paris sont beaucoup plus techniques et longs. Il faut un CV solide, bien étoffé et sortir d’une très belle école. Pour les Summer, c’est davantage l’excellence académique et la curiosité intellectuelle qui sont recherchées. Comment se passe les Summer Internships une fois en poste ? D’abord, un Summer se déroule sur 10 semaines dont 2 de formations en amont. L’allocation des missions se fait par le staffeur de l’équipe en charge des stagiaires. J’étais parmi tous les stagiaires celle qui avait le plus d’expériences, ce qui m’a permis d’être placée dès le premier jour sur un live deal. Durant les 2 mois, j’ai travaillé uniquement sur ce deal. Ensuite, au-delà des missions, beaucoup de conférences avec des MD sont organisés par les RH (2 à 3 par semaines). On a aussi eu deux fois le CEO de Morgan Stanley qui est venu nous voir. L’ambiance est plutôt bonne ? L’ambiance est incroyable. Les personnes sont très sympas, très amicales voire fraternelles. On pouvait se retrouver entre Summer Interns le samedi et dimanche pour dîner ensemble. Je me suis fait de très bons amis, dont une personne de mon équipe avec qui je m’entend très bien et avec laquelle je vais faire une colocation l’année prochaine dans le cadre de notre CDI. Et il n’y avait pas du tout de concurrence entre nous. Quelles sont les principales missions ? Chaque dimanche après-midi, le staffeur nous envoyait un Excel sur lequel on devait remplir nos missions. Le lundi matin, je lisais les infos, regardais ce qu’il s’était passé durant le week-end. Le lundi après-midi, c’était une réunion d’équipe. Ensuite, je retournais à mon poste et travaillais sur mes missions. Les missions pouvaient être : du profilage, gérer un pitch, faire de la valorisation, envoyer des mails pour préparer des rendez-vous futurs. C’était très divers. Il faut vraiment être organisée car les horaires sont exigeants. Mes co-stagiaires faisaient du 9h-1h30. Étant donné que j’étais sur un live deal, je travaillais parfois jusqu’à 4h-5h du matin (samedi et dimanche compris). Ce qui m’a permis de tenir, c’est l’adrénaline et le fait d’être challengée. Comment faire pour progresser rapidement en poste ? La soif d’apprendre est très importante. Tant qu’on a cette qualité, les banquiers sont prêts à nous apprendre les bases, même les plus simples. Être tout le temps dans l’initiative d’apprendre de tout le monde. Je rejoignais assez souvent le floor (open space) dès que j’avais une question. Être à l’aise avec Excel et Powerpoint va forcément vous avantager. C’est aussi important de pouvoir cerner les gens assez rapidement, notamment pour agir selon les exigences de vos supérieurs. Peux-tu parler de l’équilibre de vie pro/perso pendant les Summer Internships ? L’équilibre vie pro/perso existe si l’on veut l’instaurer. Surtout lorsque l’on est en CDI. Moi, honnêtement, je me suis davantage consacrée à mes relations professionnelles durant ce Summer. J’étais dans l’optique de décrocher mon offre. Je préférais apprendre au maximum, prouver de quoi j’étais capable. Existe-t-il une pression exercée par les Analystes/Associates/Managing Director ? Pas du tout, au contraire. Les analystes et associates sont très bienveillants et vont toujours vous aider à vous faire une place. Mon analyste m’a laissé plusieurs fois envoyer les mails à des personnes haut placées de la banque (à New York par exemple) pour que je puisse établir des contacts. Ce qui a d’ailleurs augmenté mes chances d’obtenir une bonne note finale. Car à la fin du Summer, il faut donner une liste au RH de 6 personnes avec lesquelles nous avons pu travailler. L’avis de ces 6 personnes va énormément compter dans la présentation de votre performance aux MD de la banque. Quel conseil aimerais-tu partager aux étudiants qui souhaitent décrocher un Summer ? En entreprise, il est toujours très agréable de travailler avec une personne qui a un bon mindset. C’est une façon d’être qui est recherchée. Pour cela, je pense que le plus important est vraiment d’être proactif, de montrer sa curiosité et d’être hyper résilient. Venir avec le sourire et cette soif d’apprendre est très important. Vous souhaitez postuler aux Summer Internships ? Faire un Summer garantit 3 choses : une forte courbe d’apprentissage, la construction d’un réseau professionnel au sein la banque et surtout la quasi garantie d’opportunités intéressantes. Mettre cette expérience sur le CV, c’est améliorer considérablement son profil. Pour y arriver, c’est extrêmement difficile. Le process de recrutement est long et dense : dossier de candidature, online tests, Assessment Center, etc. Pour suivre la préparation la plus adaptée, c’est dans le Pack Summer de Training You. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Eren Ibis

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The most (and least) stressful jobs in banking and finance

If you work in an investment banking division (IBD), or pretty much any other sector of financial services, you are likely spend a healthy part of your day dealing with career-related stress. The working hours, the responsibilities, the external pressures to deliver consistent compelling results – they all add up. But who has it worse ? What are the most and least stressful jobs in banking and finance ? We decided to conduct an informal survey to find out. We then asked a host of recruiters and actual employees in each field to rank them based on the stress levels employees tend to face, leaving it up to each voter to qualify “work stress” as they see it. Below are the composite results, along with some notes from those who chose to go on the record and explain their thought processes. Do you agree? Most stressful job in finance : Investment Banker (M&A or capital markets professional) Investment Banker is one of the most stressful jobs in finance. Jobs in the investment banking division (IBD) were the runaway choice for the most stressful job on Wall Street and in all of financial services, finishing in the top three of every ballot. The main reason is that investment bankers are confronted with the two main triggers for career stress: the difficulty of the work coupled with the sheer amount of it, particularly for analysts and associates and despite banks’ attempts to mitigate the strain. “The life of a junior banker is one of the last forms of legalized slavery,” said Roy Cohen, a career coach and author of The Wall Street Professional’s Survival Guide. “It is a grueling survival of the fittest existence defined by all-nighters, no time to eat well or to exercise, and compensation that has remained flat for a number of years.” The Epicurean Dealmaker, the anonymous M&A banker behind the eponymous blog and Twitter account says M&A careers remain stressful throughout, but that the nature of the stress changes. “Juniors are crushed by work out of their control. Seniors are whipsawed by clients’ unreasonable demands,” he says. “Juniors have no responsibility for revenues, though, whereas MDs [managing directors] do. That is huge, constant pressure. MDs have (lots) more money and somewhat more life control, but much high burnout rate and obligations. Juniors rarely fired; MDs are fired all the time.” And if you decide not to become an MD to escape this pressure?  “If you don’t get promoted to MD eventually, you’re fired,” says TED. “You can’t stay a hardworking irresponsible junior forever.” Second most stressful job in finance : Trader Trader is one of the most stressful jobs in finance. Traders may not work quite the crazy hours of investment bankers, but they have a sharper, more acute level of stress. “Trader stress is in real time and can happen instantaneously,” said Sal Khan, managing director at New York City recruitment firm Dynamics Associates. Speaking to us last week, trading coach Steven Goldstein described the insidious nature of stress in trading jobs: “When you work in trading, there’s so much that’s outside your control and that can be hard to deal with. You’re sitting there every day and sometimes the markets are in your favour and sometimes they aren’t. People start to question whether they really want that." Third most stressful job in finance : Risk management & Compliance If you think a risk or compliance role will be a less stressful option, you might be right – but only just. Sitting in a non-revenue generating seats, risk and compliance staffers are often viewed as the enemy by colleagues who are desperate to get a transaction approved, said Cohen. Market risk and credit risk management roles are particularly stressful, said Khan. It’s not just the stress. It can also be the feeling of disempowerment. “You’re there to escalate issues, but when you do, nothing is done about them. Compliance is a soulless job. You end up keeping your head down, collecting your money and destroying your principles." one compliance professional told us. Fourth most stressful job in finance : Wealth manager / Private banker Wealth managers and Private Bankers are stressful jobs in finance. Finishing near the top on some surveys and further down on others, wealth managers and financial advisors deal with one particular vehicle for stress: they eat only what they kill. Wealth managers get fired nearly as often as they get hired. One WM who started five years ago said he is the only remaining member of his 30-person recruiting class still in the business. It’s a sales job, and your target is often friends and family. You start with a barely livable wage and you need to sell to remain employed. But, at its core, wealth management is a relationship business. “People seem to think that if you’re a private banker you sit on a pile of money and that keeps the money coming in,” says the anonymous private banker behind the Banker’s Umbrella blog and Twitter account. “They’re 100% wrong. -You have to build a book, once you can get together a book in excess of €100m, you can rest easier.” And if you don’t have a book of assets worth €100m? “It’s a job where you try to protect the assets you have from other preying bankers and run around preying on the assets of other bankers." says Bankers Umbrella. When this is the case, he says private banking can be a harsh career choice: “By comparison, the so-called cut throat world of investment banking is like sitting on an extra fluffy towel on a warm beach while toasting marsh mellows and singing Kumbaya.” By the way, if you are interested in this profession, it is possible for you to follow a course by a wealth manager that will undoubtedly allow you to pass your interviews without difficulty! Fifth most stressful job in finance : Institutional sales Any role that focuses on sales causes stress. Couple this with the fact that the job security and the ceiling on salary aren’t what they used to be, and institutional sales can be a grind. “As technology automates much of the function, there is simply less need for a human interface,” said Cohen. The pressure on salespeople has the potential to increase as banks shift to ‘low touch’ business models. Here, all but the most important clients are encouraged to trade using electronic systems that eliminate the need for human beings. However, there will still be a need for talented salespeople to interact with the most demanding and important clients. Sixth most stressful job in finance : Management consulting Is management consulting really a stressful career? Yes, if you’re working somewhere like McKinsey & Co. or BCG and you don’t like travel (Bain & Co. has a reputation for staffing people closer to their home office). – Management consultants typically travel a lot. When Harvard Business School professors researched working conditions at leading strategy consulting firms in 2013, they found people who claimed to work 15 hour days and to sleep less than six hours a night. “There’s a correlation between success and the willingness to just put everything else aside and do a ton of work,” said one. Like banks, consulting firms have implemented programs to mitigate work stress. One junior consultant who’s worked in banking told us consulting jobs are better: the hours are shorter and the work is more varied and creative. Seventh most stressful job in finance : Private Equity Private Equity jobs are some of the most desirable in finance. They’re also some of the most difficult to get into. Private Equity funds are investors and they’re in it for the long term. This can help relieve the pressure on a day-to-day basis – except when a new investment is being made, at which point working in PE can be pretty similar to working in IBD… By the way, if you are interested in this profession, it is possible for you to follow a complete course by an ex-banker of Lazard that will undoubtedly allow you to pass your interviews in Private Equity without difficulty! Eighth most stressful job in finance : Equity Research Equity Research is often considered as one of the most stressful jobs in finance. Why ? Time was, equity researchers were the academics of the finance world. They got to study a stock or sector in detail and to write their considered opinion about that sector in their own good time. These days, they’re under a lot more pressure. In the UK and Europe, ‘unbundling’ means researchers’ future output will have to be paid for separately by clients – rather than wound into the fee for executing trades. At the same time, researchers have been given a more marketing-oriented role, selling the banks’ whole platform and product to investors. Researchers are being compelled to work harder than ever before, said Brad Hintz, the veteran US banking analyst. Despite all their efforts, Hintz says researchers are often unable to point to a solid revenue stream (something unbundling may help with): “Research management is left with a begging bowl, pointing out all the insightful pieces its people have written.” Ninth most stressful job in finance : Fund Manager In theory, fund management isn’t that much of a stressful career. Long only managers invest for the long term and have time to ponder their decisions. In reality, it’s not that easy. @CT_Osprey, an NYC-based long only manager, says working on the buy-side is fine, as long as you’re right. “If you’re right in your investments, the buy-side is an easier place to work.” If you’re wrong in your investments, he says the buy-side is just as stressful as the sell-side. Even so, this is better than working in an investment bank: “You can be right all day long on the sell side, you still have to hustle your a** off,” Osprey points out. Tenth most stressful job in finance : Technology Like risk and compliance, tech pros get yelled at – a lot. “They take plenty of blame, even when things are out of their hands, and they constantly have to re-educate themselves and take courses.” said Lisa Mogilner, a recruiter at Dynamics Associates. Eleventh most stressful job in finance : Accounting Finishing last on every ballot, accounting is “virtually stress-free as long as you like routine and are willing to work long hours on a seasonal basis." said Cohen. However, Tom Stoddart, director at London-based recruiters Eximius Finance, said that accountancy roles in banks have become more pressured in recent years. “As regulators focus more heavily on capital requirements, the role of the accountant has become more important.” Accounting jobs in product control can be stressful simply because they require interaction with traders on a daily basis, says Stoddart. Similarly, management and regulatory reporting roles can be stressful as deadlines come near. The least stressful accounting jobs in banks are those which involve forecasting and budgeting, suggests Stoddart: “These are still business critical, but they’re also more qualitative and not subject to the pressure of an external review.” If you are interested in this profession, it is possible for you to follow a complete course by an ex-banker of Lazard that will undoubtedly allow you to pass your interviews in accounting without difficulty! Do you want to join a bank in one of these professions ? These jobs in finance are stressful. But if being in these professions requires a lot of investment of time and pressure, it is also necessary to have an optimal preparation to succeed. To get your first experience, develop your knowledge with a complete training by former bankers of Lazard : MOOCs M&A but also more widely MOOCs Corporate Finance. You will find M&A case studies and various courses : Private Equity Accounting Wealth management And many others ! We talked about it in this article, Training You is much more than individual online courses, it is the Netflix of corporate finance. It has over 10,000 subscribers in more than 10 countries and offers unlimited access to over 100 hours of courses given by professionals in each sector. A platform of courses for a single objective: to land the internship of your dreams ! Discover the courses of the platform


Par Yong Jie Guan

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