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Financial Institutions Group (FIG) : un secteur du M&A à part

Par Training You

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5 min de lecture

Lorsque vous postulez pour un poste en M&A, c’est important de connaitre les principaux secteurs. A côté des équipes généralistes, il existe des équipes sectorisées. Parmi celles-ci, on retrouve les équipes Financial Institutions Group (FIG). Le secteur FIG est à part en M&A. Mais qu’est-ce que le secteur FIG ? Quelles sont les différences dans le quotidien d’un banquier FIG ? Comment postuler ? Où postuler ?

On vous dit tout dans cet article.

Le Financial Institutions Group (FIG), qu’est-ce que c’est ?

Le Financial Institution Group (FIG) a de nombreuses particularités

Les institutions financières constituent toujours un secteur à part dans les banques d’affaires. Elles sont couvertes par les équipes dites « FIG » pour Financial Institutions Group. Ce secteur est à part car les sociétés qui en font partie n’ont rien à voir avec celles que les banquiers ont l’habitude d’appréhender. Jetez en effet un œil au compte de résultat d’une banque : il commence par les produits d’intérêts et il n’y a pas d’EBITDA ! Et si on ne calcule pas de Valeur d’entreprise, comment peut-on alors faire une valorisation d’une société du secteur ? Malgré ces subtilités, le quotidien d’un banquier FIG est en fait très largement similaire à celui d’un banquier généraliste ou de tout autre secteur.

Le Financial Institution Group (FIG) est un secteur régulé

Ce qui caractérise principalement ce secteur, c’est son caractère régulé. Même si tous les types de sociétés qui en font partie ne sont pas nécessairement régulés, comme notamment les activités d’intermédiaires financiers. Régulé, cela signifie que les sociétés obéissent à des contraintes juridiques et réglementaires. Et elle font l’objet d’une supervision par des autorités spécialisées (souvent la banque centrale ou une émanation de cette dernière, selon les pays). Au-delà de l’activité même de la société, cela a des conséquences fortes sur le travail du banquier M&A. En effet, n’importe qui ne peut pas racheter une compagnie d’assurance importante d’un pays. Également, l’analyse financière et la valorisation des sociétés doivent tenir compte des contraintes spécifiques imposées par ce caractère régulé.

Par exemple, les capitaux propres d’une banque sont suivis de très près par les autorités de supervision bancaire et doivent être suffisamment importants pour faire face aux engagements de la banque. Cela en fait un agrégat qui peut être utilisé pour comparer des banques et permet de réaliser une valorisation par des multiples de Price-to-Book, ce qui serait une hérésie dans une activité industrielle par exemple.

Le Financial Institution Group (FIG) comporte un panel très large de sous-secteurs

Au-delà des classiques banques et compagnies d’assurance, le secteur des institutions financières recouvre en fait un panel très large de sous-secteurs et d’entreprises très différentes. En effet, les Business Models et les dynamiques n’ont rien à voir. Donnons quelques exemples :

  • Banques commerciales. Ce sont les banques qui offrent des services bancaires aux particuliers et aux petites et moyennes entreprises (ex : prêts, dépôts, solutions de paiements)
  • Compagnies d’assurance. Ce sont des entreprises qui fournissent des solutions d’assurance (assurance vie, assurance maladie, assurance automobile, assurance habitation, etc.)
  • Banques d’investissement. Ce sont les banques qui fournissent des services aux grandes entreprises, gouvernements et institutions (ex : M&A, financement)
  • Gestionnaire d’actifs. Ce sont les entreprises qui gèrent des fonds de placement, des portefeuilles de titres et d’autres actifs financiers pour le compte de clients individuels et institutionnels
  • Sociétés de crédit. Ce sont des institutions qui fournissent des crédits aux consommateurs et entreprises (ex : prêts, cartes de crédit)
  • Fonds d’investissement (Private Equity ou Private Debt)
  • Infrastructures financières. Elles fournissent des services et technologies d’infrastructure financière (ex : plateformes de trading, systèmes de règlement et de compensation, services de données financières, etc.)
  • Courtiers. Ils agissent en tant qu’intermédiaire entre les acheteurs et les vendeurs lors de transactions financières
  • Opérateurs boursiers (comme les grandes bourses mondiales)
  • Organismes de financements spécialisés (automobile, crédit-bail, immobilier, etc.)
  • Fintechs. Ce sont des startups qui innovent face aux modèles traditionnels du secteur

Pourquoi postuler en FIG ?

Un secteur au cœur du système économique d’un pays

D’abord, le secteur des institutions financières est passionnant car ces dernières sont véritablement au cœur du système économique d’un pays. On a par exemple pu malheureusement le constater lors de la crise des subprimes. Les enjeux du secteur bancaire en particulier (mais c’est aussi vrai pour le secteur des assurances) sont donc extrêmement vastes et sensibles. Le facteur politique est prépondérant dans les transactions M&A du secteur. Vous pouvez lire notre article sur la consolidation bancaire européenne pour obtenir plus de détails, Et il n’est pas rare de voir des opérations échouer car l’acquéreur est rejeté par le régulateur.

Un secteur particulièrement technique en M&A

Ensuite, au-delà de ces considérations générales, c’est aussi un secteur réputé pour être plus technique que d’autres. En effet, le banquier M&A FIG aura la chance d’être exposé à la fois aux méthodes de valorisation traditionnelles et à celles spécifiques à ce secteur. Il développe une palette d’outils plus large. Le secteur FIG fait donc partie de secteurs les plus techniques en M&A.

Un secteur permettant la spécialisation rapide et efficace

Enfin, c’est aussi une niche qui permet de devenir rapidement un spécialiste recherché. Les banques d’affaires, les équipes de M&A interne des institutions financières et les fonds d’investissement sont de plus en plus actifs sur le FIG. Ils recherchent donc constamment des banquiers spécialisés dans le secteur FIG, aussi bien à des niveaux juniors que seniors.

Quelles sont les différences dans le quotidien d’un banquier FIG en M&A ?

Contrairement à ce que beaucoup de candidats ou débutants pensent, le quotidien d’un banquier FIG est largement identique à celui d’un banquier généraliste ou d’un autre secteur (comme le TMT par exemple). En effet, les process M&A sont les mêmes. La typologie des acteurs est la même : stratégiques, fonds de Private Equity, fonds souverains, etc.. Également, les principes de l’analyse financière et de la valorisation sont similaires. En effet, même si les méthodes diffèrent, le principe d’un Dividend Discount Model est semblable à celui d’un modèle de Discounted Cash Flows, avec la contrainte réglementaire en plus. Pour réviser les principales méthodes de valorisation, vous pouvez visionner le cours dédié à la Valorisation sur la plateforme Training You.

La véritable différence réside probablement dans un mode de pensée et des dynamiques sous-jacents complètement différentes. Mais cela se ressent plutôt à un niveau de banquier senior que junior.

Quelles sont les meilleures banques d’affaires pour le secteur FIG ?

Pas de surprise, les League Tables FIG sont dominées par les mêmes acteurs que la plupart des secteurs. En Europe, les grandes banques américaines tirent leur épingle du jeu : Goldman Sachs, J.P. Morgan, Morgan Stanley, notamment sur les mega-deals transfrontaliers. En France, BNP Paribas, Lazard et Rothschild & Co sont aussi très présentes. Parmi les boutiques, sans surprise, Natixis Partners a aussi été impliquée sur quelques belles opérations ces dernières années.

Pour aller plus loin, retrouvez l’épisode de “Choose Your Career” avec Armelle Bosset, Associate en M&A FIG chez BNP Paribas:

Vous souhaitez débuter votre carrière en M&A dans le secteur FIG ?

C’est possible. Mais les process de recrutement sont difficiles. Pour décrocher un stage dans une équipe FIG en M&A, il faut bien se préparer. Premièrement, il faut maîtriser le secteur (on vous aide avec cet article). Deuxièmement, il faut comprendre les notions techniques en finance. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en M&A avec des +60 heures de formation. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle contient tout ce qu’il faut savoir pour réussir un process de recrutement. Avec ; des cours sur le fit et la technique (Comptabilité, Bridge EqV-EV, Valorisation, Merger, LBO, Process M&A), des questions d’entretiens et exercices corrigés, des tests en ligne sur la technique, des fiches sur les entreprises du secteur (dont les principales banques d’affaires de la place parisienne), des podcasts avec des professionnels du secteur.

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La consolidation bancaire européenne : le prochain méga-deal qui va redessiner l’économie européenne ?

Les enjeux du secteur bancaire sont extrêmement vastes et extrêmement sensibles. En effet, le facteur politique est prépondérant dans les transactions M&A du secteur. Et il n’est pas rare de voir des opérations échouer car l’acquéreur est rejeté par le régulateur. Serpent de mer ou futur proche, la consolidation bancaire européenne est donc sur les langues de tous les banquiers M&A et journalistes spécialisés européens. La consolidation bancaire européenne L’idée est simple : le paysage bancaire européen est éclaté avec une multitude d’acteurs forts dans leur pays et faibles à l’étranger. Ces acteurs, en raison notamment de l’environnement de taux bas qui perdure, ont une rentabilité faible de manière récurrente et des niveaux de valorisation très bas. Dans beaucoup de secteurs, cela devrait pousser à la consolidation pour réaliser des économies d’échelle. Cette idée est même poussée par la Banque Centrale Européenne, grâce notamment à l’Union Bancaire qui a permis de mettre en place une supervision européenne des grandes banques. L’émergence d’acteurs transfrontaliers pourrait aussi leur permettre de lutter à armes égales avec les géants américains qui sont en train de prendre le contrôle du Corporate Banking européen grâce à une force de frappe incomparable : la capitalisation boursière de J.P. Morgan est égale à celle cumulée des 5 plus grosses banques de la zone Euro ! De nombreux acteurs du paysage économique européen poussent ainsi à des opérations de fusions transfrontalières majeures : rachat de Commerzbank par BNP Paribas, par la Deutsche Bank, par la Société Générale, par UniCredit ? Fusion Société Générale / UniCredit ? Pourtant, ces méga-deals ne viennent pas. Et les seules opérations réalisées concernent les acquisitions ciblées dans des géographies ou des lignes de métiers spécifiques. Par exemple, on peut citer le renforcement de BNP Paribas en Pologne ou le rachat de Pioneer par Amundi, la filiale de gestion d’actifs du Crédit Agricole. L’idée se heurte à des obstacles majeurs, autant de reflets des difficultés de la construction européenne. Les obstacles majeurs à la consolidation bancaire européenne L’idée se heurte à des obstacles majeurs, autant de reflets des difficultés de la construction européenne. Des résistances politiques En premier lieu, le refus politique de voir un acteur économique majeur passer en des mains étrangères, même européennes. On se souvient de la réticence du gouvernement français à laisser l'italien Fincantieri racheter les chantiers navals de Saint-Nazaire. Pourtant, c'était une opération à quelques dizaines de millions d’euros. Et elles concernait environ 2 000 emplois. Peut-on alors imaginer le gouvernement français laisser, pour prendre un exemple présent dans la presse ces derniers temps, UniCredit racheter la Société Générale, dans ce qui serait une opération à plusieurs milliards d’euros et concernant plus de 100 000 emplois, dans un secteur essentiel aux rouages économiques et financiers de l’économie française ? Au-delà des refus politiques, les différences culturelles et linguistiques sont aussi un frein. Elles peuvent aussi entraver la communication et la coopération entre les banques de différents pays. Il sera crucial de surmonter ces barrières politiques et culturelles pour garantir le succès d'une consolidation bancaire européenne. La diversité des réglementations bancaires en Europe Ensuite, les réglementations bancaires varient d'un pays européen à l'autre. Cela peut compliquer la fusion ou l'acquisition de banques transfrontalières. Par conséquent, harmoniser ces réglementations pour faciliter les transactions transfrontalières est essentiel. Aujourd'hui, il existe un cadre réglementaire commun pour les services bancaires, mais il n'est pas entièrement harmonisé. En effet, l'Union Européenne a mis en place plusieurs directives et réglementations pour promouvoir la stabilité financière, renforcer la supervision des banques et protéger les consommateurs. Cependant, il subsiste encore des différences significatives entre les réglementations nationales des Etats membres de l'UE. Voici quelques éléments de réglementation bancaire qui sont harmonisés au sein de l'UE : Accords de Bâle III : adoption de normes communes en matière de fonds propres, liquidité et gestion des risques Directives sur les services bancaires : Directive sur les services de paiement (DSP2) et Directive sur les comptes de paiement (DCP) Union bancaire (comme mentionné plus haut) : Mécanisme de Supervision Unique (MSU) et Mécanisme de Résolution Unique (MRU). Ces mécanismes doivent renforcer la supervision et la résolution des crises bancaires à l'échelle de l'UE Malgré ces initiatives, des divergences entre les réglementations nationales des Etats membres de l'UE subsistent. C'est par exemple le cas pour les exigences de fonds propres supplémentaires, les seuils de déclenchement des régimes de résolution des crises et les règles fiscales applicables aux institutions financières. L'évolution du secteur FIG Cette absence de fusions transfrontalières s’explique enfin par des tendances de fond du marché bancaire européen. Face à la numérisation du secteur et à la concurrence accrue des fintechs voire des GAFA, est-il vraiment nécessaire de réaliser des opérations extrêmement coûteuses en capital et au coût social probablement non-négligeable qui pourraient détourner d’autres priorités stratégiques comme justement le développement de plateformes numériques ? Y aura-t-il au cours des prochains mois ou des prochaines années une opération de M&A transfrontalière majeure ? Une fusion entre deux acteurs forts paraît improbable. Mais, si les difficultés de certains acteurs de taille majeure persistent, on pourrait assister à un rachat/sauvetage par une banque issue d’un pays voisin. Comment décrocher un stage ou CDI en M&A ? Le secteur des institutions financières est passionnant. Car ces dernières sont véritablement au cœur du système économique d’un pays. Si elles vous intéressent, alors vous devez vous intéresser au secteur FIG en M&A ! Vous pouvez en apprendre davantage en lisant notre article sur le sujet ! Pour décrocher votre stage en M&A ou Corporate Finance, il faut se préparer ! Pour cela, Training You vous aide à acquérir les connaissances et compétences requises. Avec notre formation, vous pouvez anticiper les questions techniques et les questions de fit posées par les recruteurs. Par conséquent, vous aurez toutes les cartes en main pour décrocher votre stage. Training You, c'est bien plus que des cours en ligne. C’est le Netflix de la Corporate Finance ! C'est une plateforme construite par des professionnels qui a formé plus de 8 000 étudiants en 5 ans, avec des : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. 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Par Training You

4 min de lecture

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3 raisons de travailler dans le secteur TMT

La réputation du secteur TMT (Technologies, Médias et Télécommunications) n'est plus à faire. De nombreux étudiants et jeunes diplômés souhaitent débuter leur carrière dans une équipe TMT. A Paris, la plus renommée est évidemment celle de Lazard. En effet, Lazard TMT s'est imposée comme l'équipe de référence depuis plusieurs années pour ce secteur. Elle est dirigée par Vincent Le Stradic et conseille sur de nombreuses opérations chaque année. Après, d'autres équipes sont également bien réputées sur la place parisienne pour les TMT. Par exemple, Rothschild & Co a lancé son équipe tech en 2018. Perella Weinberg Partners a conseillé sur quelques opérations emblématiques dans le secteur ces dernières années. Mais pourquoi travailler en TMT ? Comment bien parler de votre motivation pour le secteur pendant un entretien ? Dans cet article, on vous donne 3 raisons de travailler dans le secteur TMT. Le secteur TMT offre de la diversité avec trois secteurs très complémentaires D'abord, les TMT comprennent trois secteurs : les technologies, les médias et les télécommunications. Technologies Au sens large, le secteur des technologies (la « tech ») inclue toutes les entreprises dont le Business Model se base sur une brique technologique. Cela regroupe donc de nombreuses activités ! Chaque entreprise qui innove grâce à la technologie dans son propre secteur face à un modèle traditionnel appartient donc au monde de la tech. Ces entreprises sont souvent définies sous l'appellation de start-ups. Prenons quelques exemples : Les Foodtechs. Elles proposent des alternatives aux modèles traditionnels de l'industrie alimentaire (Frichti, Too Good To Go) Les Fintechs. Elles proposent des solutions financières novatrices face aux acteurs traditionnels (Lydia, Alan, Swile) Les Medtechs. Elles se concentrent sur les innovations en matière de santé (Lifen, Qare) Les Edtechs. Elles facilitent l’enseignement et l’apprentissage en mettant la tech au service de l’éducation (Learn Assembly, Ornikar) Etc. Médias Les médias englobent la production, la distribution et la diffusion d'informations, de divertissements et de contenus à un large public. Il se compose d'une variété d'industries : Presse écrite. Elle inclut les journaux, magazines et publications spécialisées (imprimées ou numériques) qui fournissent des actualités, analyses, reportages et autres contenus écrits Radiodiffusion. Elle comprend la diffusion de contenu audio (stations de radio AM et FM, services de radio par satellite) Télévision. Elle englobe la production et la diffusion de programmes télévisés (chaînes TV traditionnelles, streaming en ligne, télévision par satellite ou par câble) Cinéma et production audiovisuelle. Cette industrie implique la production et la distribution de films, documentaires, séries TV, vidéos en ligne et autres contenus audiovisuels destinés au divertissement ou à l'éducation Edition. Elle comprend l'édition de livres, manuels, revues, bandes dessinées et autres formes de contenu (imprimé ou numérique) Publicité. Elle comprend les agences de publicité, les annonceurs, les réseaux publicitaires, ainsi que les plateformes et les canaux publicitaires utilisés pour diffuser des messages commerciaux Médias numériques et sociaux. Ce sont les plateformes en ligne, réseaux sociaux, blogs, podcasts, vidéoblogs (vlogs), forums de discussion et autres formes de médias numériques interactifs Production de contenus créatifs. Cela inclut la production de musique, jeux vidéo, bandes dessinées, œuvres d'art numériques, ainsi que d'autres contenus créatifs destinés à divertir, informer ou éduquer le public Relations publiques et communication d'entreprise. Cette industrie implique la gestion de la réputation, des relations publiques et de la communication d'entreprise pour les organisations, les entreprises et les personnalités publiques Services de diffusion en ligne. Ils comprennent les services de streaming vidéo, musique en ligne, livres audio, ainsi que d'autres services de diffusion de contenus en ligne Télécommunications Les télécommunications (appelées aussi les télécoms) regroupent les entreprises qui facilitent la transmission et l'échange d'informations à distance, que ce soit par la voix, les données ou les médias. Par conséquent, elles jouent un rôle central dans la connectivité des individus, des entreprises et des appareils à travers le monde. Voici ses principales composantes : Infrastructures de réseau. Ce sont les entreprises qui mettent en place ou gèrent les infrastructures nécessaires pour transporter les communications. Elles regroupent les réseaux de téléphonie fixe, les réseaux mobiles, les réseaux de fibre optique, les câbles sous-marins ou encore les satellites Services de communication. Ce sont les opérateurs qui fournissent des services de communication aux consommateurs et entreprises. Ces services incluent les services de téléphonie fixe et mobile, l'accès Internet haut débit, les services de télévision par câble ou satellite ou les services de communication et de collaboration d'entreprise Equipements de communication. Ce sont les entreprises qui fabriquent et ventent les équipements comme les téléphones mobiles, les modems, les routeurs, les antennes, les commutateurs ou les amplificateurs Fournisseurs de contenus et de services. Ce sont les entreprises qui proposent des services de contenu comme la vidéo à la demande, la musique en streaming ou les les jeux en ligne Etant donné l'importance critique des communications pour les sociétés modernes, les télécommunications sont soumises à une régulation gouvernementale stricte. Cela inclut la réglementation des tarifs, la gestion du spectre des fréquences ou la protection de la vie privée des utilisateurs. Le secteur TMT est dynamique avec des tendances fortes qui structurent la société Ensuite, les TMT sont dynamiques. Dans chaque secteur, des tendances fortes structurent la société. Citons-en quelques-unes : Technologies Intelligence Artificielle (IA) : L'IA se développe et se déploie dans divers secteurs (santé, finance, automobile, etc.). Et des avancées significatives sont attendues dans les prochains mois 5G et Internet des Objets (IoT) : Le déploiement plus large de la 5G devrait accélérer l'adoption de l'IoT. Cela va permettre une connectivité plus rapide et plus fiable entre les appareils et les objets Blockchain et cryptomonnaies : La blockchain continue d'évoluer au-delà des cryptomonnaies, avec des applications potentielles dans la gestion de la chaîne d'approvisionnement, le vote électronique ou la vérification d'identité. De plus, les cryptomonnaies gagnent en popularité et pourraient plus s'intégrer dans les systèmes financiers traditionnels Cybersécurité et protection des données : Elles deviennent des priorités majeures pour les entreprises et les gouvernements face à l'augmentation des cybermenaces et des préoccupations croissantes concernant la vie privée Réalité Augmentée (RA) et Réalité Virtuelle (RV) : Des progrès dans la technologie des casques et des applications logicielles pourraient rendre ces expériences plus immersives et accessibles à un plus grand nombre de personnes Energie propre et technologies durables : Plusieurs innovations (énergies renouvelables, stockage d'énergie, mobilité électrique, efficacité énergétique) progressent pour aider à lutter contre le changement climatique et promouvoir la durabilité Médias Croissance du streaming et de la vidéo à la demande (VOD). Les consommateurs continuent de privilégier la flexibilité offerte par ces plateformes, tout en alimentant la demande de contenu original et exclusif Renforcement de l'Intégration de la Réalité Virtuelle (RV) et de la Réalité Augmentée (RA). La RV et la RA pourraient devenir de plus en plus intégrées dans l'expérience médiatique Expansion des contenus audio et podcasts. Les podcasts et les contenus audio gagnent en popularité, avec une expansion de la diversité des genres et des formats. Par conséquent, les plateformes de streaming audio pourraient devenir un espace compétitif pour les créateurs de contenu et les annonceurs Augmentation de la personnalisation et de l'interactivité. Les médias investissent davantage ces champs pour améliorer l'engagement du public et répondre aux besoins individuels des consommateurs Développement de l'IA dans la production de contenu. L'IA pourrait jouer un rôle croissant dans la production de contenu médiatique (ex : musique, films, articles et publicités) Evolution des Business Model. Les médias explorent de nouveaux modèles (abonnements, micropaiements, publicité ciblée et partenariats de contenu) pour diversifier leurs sources de revenus et s'adapter aux changements dans les comportements des consommateurs Télécommunications Déploiement de la 5G. Le déploiement et l'adoption de la technologie 5G devraient se poursuivre. Elle offre des vitesses de connexion plus rapides, une latence réduite et une capacité accrue pour prendre en charge un nombre croissant d'appareils connectés et de nouvelles applications (ex : IoT, réalité augmentée) Expansion de l'Internet des Objets (IoT). Le nombre d'appareils connectés et d'applications augmente dans plusieurs domaines (santé, domotique, transports intelligents, industrie, agriculture, etc.).  Les opérateurs joueront donc un rôle clé dans la fourniture de connectivité pour ces dispositifs Croissance de la connectivité satellitaire. Les constellations de satellites en orbite basse pour la fourniture d'Internet haut débit se développent. Elles offrent une connectivité mondiale et une alternative aux infrastructures terrestres, en particulier dans les régions mal desservies ou éloignées (les zones blanches) Cybersécurité. Les opérateurs continueront à investir dans des solutions de cybersécurité avancées pour protéger leurs réseaux et leurs utilisateurs Evolution des Business Model. Les opérateurs pourraient explorer de nouveaux modèles (cloud computing, streaming de contenu, services de sécurité, solutions de connectivité pour les entreprises) pour diversifier leurs sources de revenus et s'adapter à l'évolution des besoins des clients Intégration de l'IA et de l'automatisation. Cela jouera un rôle croissant dans la gestion des réseaux de télécommunications (optimisation des performances, détection des pannes, maintenance prédictive et personnalisation des services) Expansion des services de communication collaborative : La demande pour ces services (visioconférence, messagerie instantanée, outils de travail à distance) devrait rester élevée. Elle est alimentée par la tendance croissante du travail hybride et de la collaboration à distance Le secteur TMT a un dealflow M&A intense  Enfin, les deals M&A sont nombreux en TMT. Sources: LSEG et PwC   Cela offre donc une belle exposition pendant les premières années en banque d'affaires. Comment expliquer ce dealflow ? Des acquisitions dans la tech boostées par un rythme rapide d'innovation et de disruption Les entreprises doivent régulièrement lever des fonds pour financer des innovations. C'est le cas des start-ups de la tech qui recherchent des financements. Les entreprises peuvent aussi racheter d'autres acteurs pour accéder rapidement à une innovation ou se positionner stratégiquement dans des domaines émergents. Selon PwC, la montée en puissance de l'IA va créer des opportunités de M&A et d'alliances stratégiques. En effet, les entreprises transforment et réinventent leurs Business Model donc pourront avoir recours au M&A. De plus, les transactions portant sur des logiciels vont rester importantes car la demande de nouveaux produits et de nouvelles solutions augmente. Une consolidation dans les télécommunications Les marché des télécommunications sont très concurrentiels dans les pays développés. C'est par exemple le cas de la France. Le pays possède 4 gros opérateurs présents à la fois sur le fixe et le mobile : Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free. Parfois, les acteurs se livrent même à une « guerre des prix ». C'est certes bénéfique pour le consommateur à court terme, mais néfaste collectivement sur le long terme. En effet, les opérateurs doivent générer des marges suffisantes pour fiancer les lourds investissements dans les réseaux du futurs, comme la 5G ou la fibre optique ! Par conséquent, après avoir rejeté plusieurs projets de fusion pour des raisons d'antitrust, le régulateur européen semble plus ouvert à une consolidation dans les télécommunications. Cela pourra évidemment engendrer des méga-deals, avec des rapprochements entre opérateurs de taille significative. Par ailleurs, plusieurs opérateurs cherchant à gagner des parts de marché procèdent à des acquisitions à l'international (ex : Iliad a racheté le polonais Play en 2020) ou rachètent des concurrents sur leur marché (Bouygues Telecom rachète le MVNO La Poste Mobile Mobile en 2024). Le boom des deals infra dans le secteur TMT Ces dernières années, plusieurs opérateurs télécoms ont engagé la cession de leurs infrastructures passives. Concrètement, cela leur permet de réduire leur dette, se concentrer sur leurs activité principale (la fourniture du service de communication) et faire des économies dans le déploiement des futurs réseaux (qui demandent beaucoup de cash). Citons quelques exemples : Bouygues vend un partie de son réseau mobile à FPS Towers en 2016 SFR cède son réseau mobile en 2018 à KKR Orange cède une partie de son réseau fibre en 2021 à un consortium réunissant La Banque des territoires, CNP Assurances et EDF Invest Altice vend une partie de ses data centers en 2024 à Morgan Stanley Infrastructures Partners. C'est le fonds infra de la banque américaine Morgan Stanley Vous souhaitez débuter votre carrière en TMT ? C'est possible. Mais attention, les process de recrutement sont difficiles. Pour décrocher un stage dans une équipe TMT en M&A, il faut maîtriser le secteur (on vous a aidé avec cet article) mais aussi comprendre les notions techniques en finance. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en M&A avec des +60 heures de formation. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle contient tout ce qu'il faut savoir pour réussir un process de recrutement. Avec ; des cours sur le fit et la technique (Comptabilité, Bridge EqV-EV, Valorisation, Merger, LBO, Process M&A), des questions d’entretiens et exercices corrigés, des tests en ligne sur la technique, des fiches sur les entreprises du secteur (dont les principales banques d’affaires de la place parisienne), des podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Guillaume Pommier

9 min de lecture

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5 raisons de travailler en M&A

Le M&A attire chaque année de nombreux étudiants et jeunes diplômés. Concrètement, le banquier M&A (« Mergers & Acquisitions ») conseille une entreprise dans le cadre d'une acquisition, fusion ou cession. Pour en savoir plus sur ce métier, n'hésitez pas à lire notre article Définition M&A qui lui est consacré. Mais pourquoi travailler en M&A ? Comment expliquer l’attractivité des grandes banques d'affaires comme Lazard, Goldman Sachs ou JP Morgan chez les étudiants et jeunes diplômés ? Dans cet article, on vous donne 5 raisons de débuter votre carrière en M&A. Raison 1 : Le M&A a une forte dimension stratégique En M&A, on intervient sur des sujets à forte valeur ajoutée. D'abord, le banquier M&A est au cœur des décisions stratégiques des entreprises. Il peut influencer sa direction future, en identifiant des opportunités de croissance, évaluant des acquisitions potentielles et recommandant des stratégies de création de valeur. Ensuite, le banquier M&A travaille à des moments clés de la vie de l'entreprise. Son quotidien est d'accompagner des dirigeants d'entreprise sur des sujets qui sont par nature en dehors de leur quotidien. En effet, ce sont des moments exceptionnels dans la vie de l'entreprise et du dirigeant. Réaliser une acquisition reste peu fréquent pour la majorité des entreprises. Céder son entreprise est presque unique. On le fait une fois (peut-être deux fois) dans sa vie. Et c'est parfois le fruit d'une vie de travail pour un entrepreneur ! Par conséquent, on saisit bien l'importance et le poids des conseils apportés par le banquier M&A dans ces moments précis. Cette capacité à façonner l'avenir des entreprises est très gratifiante sur le plan professionnel et personnel. David Salabi (fondateur de Cambon Partners) le précise bien dans le podcast Career Insights que nous avons réalisé avec lui, quand il compare ses débuts en audit et le M&A : « En terme de valeur ajoutée apportée, on est loin du conseil. Je me sentais trop loin de construire quelque chose, d'apporter quelques chose au client. On est dans le contrôle. On n'est pas dans l'apport de conseil ». Raison 2 : Le M&A expose sur des transactions complexes et variées En M&A, on a de la diversité dans son quotidien. Et la journée type n'existe pas ! D'abord, le banquier M&A intervient sur des transactions de nature très différente. Cela peut être des : Acquisitions. Il conseille un acquéreur qui veut acheter une entreprise (buy-side) Cessions. Il conseille le vendeur qui souhaite céder son entreprise (sell-side) Levées de fonds. Il conseille une entreprise qui cherche des financements Restructurations. Il conseille une entreprise qui souhaite assainir son bilan (ex : refinancement de la dette) Ensuite, le banquier M&A travaille sur des secteurs variés. En M&A, on conseille des entreprises qui évoluent dans des secteurs très différents (santé, éducation, biens de consommation, luxe, etc.). Même dans des équipes sectorisées comme TMT, cette diversité est possible : télécoms, médias, infrastructures, etc. Enfin, le banquier M&A se confronte à des problématiques diverses. Chaque client vient avec son histoire, ses objectifs et ses problèmes. En M&A, on peut travailler simultanément (car on a souvent plusieurs projets en même temps) pour un grand groupe de l'agroalimentaire qui veut acquérir l'un de ses concurrents dans un autre pays européens et la transmission capitalistique d'une PME industrielle dont le dirigeant fondateur souhaite prendre sa retraire. Ces deux projets sont très différents. Pourtant, le banquier d'affaires jonglera entre les deux pendant plusieurs semaines, peut-être plusieurs mois ! Raison 3 : Le M&A est très formateur à la sortie de l'école En M&A, on apprend beaucoup ! Dans peu d'autres métiers, la courbe d'apprentissage sera aussi forte et rapide. Pourquoi ? D'abord, le banquier M&A travaille beaucoup. Les journées sont longues et intenses. Par conséquent, la progression est plus rapide. Ensuite, le banquier M&A développe des connaissances et compétences riches. Premièrement, il développe de solides connaissances financières (ex : comptabilité, analyse financière, valorisation) et non financières (stratégie d'entreprise, droit, fiscalité, économie). Deuxièmement, il acquiert une forte maîtrise de certains outils (hard skills) couramment utilisés en poste. Les deux principaux sont PowerPoint et Excel. Quelques autres sont par exemple Factset, Bloomberg ou encore Eikon Refinitiv. Troisièmement, il développe des compétences comportementales (soft skills). Quelques exemples : La rigueur dans le travail. Il faut sans cesse rechercher l'excellence La résilience. C'est utile face aux longues journées de travail ou la pression des clients La communication (en français et anglais d'ailleurs). Par exemple, sur un sell-side, le banquier d'affaires est au centre d'un écosystème. Il parle à la fois à son client, aux acquéreurs potentiels et aux autres conseils (avocats, consultants, auditeurs, etc.). Raison 4 : Le M&A offre de nombreuses perspectives d'évolution Le M&A est une excellente porte d’entrée vers d’autres secteurs. La majorité des banquiers M&A exercent le métier sur une période relativement courte. Certains resteront et graviront les différents grades : Analyste, Associate, VP, Director et Managing Director. Beaucoup partiront après quelques années. Et parmi les évolutions classiques après une première expérience dans une banque d'affaires, on recense : Les fonds de Private Equity. C'est un exit très répandu du banquier M&A. On passe en buy-side, en rejoignant un fonds d'investissement Les Corporates. C'est un exit assez courant aussi. Le banquier M&A va travailler dans une entreprise après avoir acquis une expertise sectorielle pendant ses années en banques d'affaires ou travaillé avec cette entreprise sur un mandat Les start-ups. C'est de plus en plus fréquent. Les banquiers peuvent fonder leur propre entreprise (c'est d'ailleurs l'histoire de Training You) ou rejoindre une start-up (sur des postes de Chief of Staff ou CFO) Les banques d'affaires. Le banquier peut travailler dans d'autres métiers que le M&A De manière générale, la banque d’affaires reste un excellent moyen d’augmenter rapidement son réseau professionnel. Le carnet d’adresses constitué est utile. Et puis, le M&A peut ouvrir toutes les portes ! Le président Macron n'est-il pas un ancien banquier de Rothschild & Co ? Raison 5 : Le M&A garantit un bon salaire En M&A, on est bien payé ! Attention, cet argument n'est pas celui à mettre en avant pendant l'entretien. Le banquier M&A travaille beaucoup, mais il est bien payé. D'ailleurs, depuis quelques années, les banques d'affaires ont même augmenté les salaires d'entrée de leurs juniors. Cette tendance inflationniste a pour objectifs de continuer à attirer les meilleurs talents et fidéliser les juniors. Concrètement, combien gagne un banquier M&A ? La rémunération dépend évidemment de la banque. En moyenne : Grandes banques internationales et boutiques d'élite : Entre 70k€ et 100k€ pour le fixe (environ 50% de plus en bonus) Grandes banques françaises : Entre 70k€ et 90k€ pour le fixe (environ 30% de plus en bonus) Boutiques Small et Mid Cap :  Entre 50k€ et 70k€ pour le fixe (environ 20% de plus en bonus) Les primes de performance (bonus) sont évidemment basées sur la performance globale de la banque et parfois le succès des transactions sur lesquelles les juniors ont travaillé. Vous voulez travailler en M&A ? Le M&A vous attire ? Les banques d'affaires recrutent chaque année de nombreux stagiaires et CDI. Mais attention, les process de recrutement sont très sélectifs. Ils exigent à la fois une vraie compréhension du métier et de solides connaissances financières. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en M&A. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle contient tout ce qu'il faut savoir pour décrocher une offre ! Avec +60 heures de formation : cours sur le fit et la technique (comptabilité, Bridge EqV-EV, Valorisation, Merger, LBO, Process M&A), questions d’entretiens corrigées, exercices et cas pratiques, fiches sur les entreprises du secteur (banques d’affaires et fonds d'investissement), podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Guillaume Pommier

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