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Classement 2026 des banques d’affaires les plus attractives en M&A : Large Cap

Par Training You

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4 min de lecture

Pour établir ce classement 2026 des banques d’affaires, Training You a interrogé 567 étudiants et jeunes diplômés issus de 20 établissements (écoles de commerce, écoles d’ingénieurs et universités). Le profil du panel : 65% des répondants expriment un fort intérêt pour le M&A et 44% y ont déjà effectué un stage. Il ne s’agit donc pas d’un sondage de notoriété générale, mais d’une photographie de candidats potentiels, dont une large part connaît déjà le métier de l’intérieur.

Deux classements distincts ont été établis : un classement Large Cap et un classement Small & Mid Cap.

Les banques y sont notées sur deux critères : leur notoriété et leur attractivité, et la hiérarchie qui en ressort en dit autant sur le marché que sur la manière dont les candidats se le représentent.

Note : Il ne s’agit pas d’un classement de dealflow ou de deal value. On ne mesure pas ici le nombre d’opérations conseillées ni les montants traités, mais la façon dont les banques sont perçues par les candidats. Deux dimensions sont évaluées.

  • La notoriété, c’est-à-dire la simple reconnaissance de la marque : la banque est-elle connue, spontanément identifiée comme un acteur du M&A ?
  • L’attractivité, qui va un cran plus loin : au-delà de la connaître, les candidats ont-ils envie d’y postuler et d’y faire carrière ? Une banque peut être très connue sans être désirée. Et à l’inverse, une maison plus confidentielle peut susciter un fort désir chez ceux qui la connaissent. La hiérarchie qui en ressort en dit donc autant sur le marché que sur la manière dont les candidats se le représentent.

Partie 1 : Large Cap : un podium dominé par les banques américaines

Une hiérarchie qui recouvre des modèles très différents

Le podium n’a rien d’inattendu : le top 3 est intégralement américain. Goldman Sachs, J.P. Morgan et Bank of America confirment que les « Bulge Brackets » (banques d’investissement globales couvrant l’ensemble des métiers du conseil en fusions-acquisitions aux marchés de capitaux, et intervenant sur les plus grandes transactions mondiales) conservent leur pouvoir d’attraction sur les étudiants francophones.

Plusieurs facteurs l’expliquent :

  • La force de la marque : qui reste un actif considérable au moment du premier recrutement
  • La plateforme : qui donne accès aux opérations les plus visibles du marché
  • L’exposition internationale : puisque les équipes parisiennes des bulge brackets travaillent quotidiennement avec Londres ou New York, ce qui ouvre des perspectives de mobilité plus larges que dans la plupart des structures franco-françaises

L’investissement consenti auprès des étudiants joue également. Bank of America (3e) devance Morgan Stanley (5e) et se distingue depuis plusieurs années par une présence soutenue sur la place parisienne. La banque organise notamment son Insight Day « Step into Finance »  en septembre 2026, format d’immersion destiné aux étudiants qui découvrent le secteur. Cette initiative s’inscrit dans une démarche continue : événements de recrutement annuels, présence dans les forums des grandes écoles, initiatives avec les associations étudiantes.

Notre classement confirme le rendement de ces efforts, puisque les établissements les plus présents sur le terrain figurent parmi les mieux classés en visibilité comme en attractivité.

Les boutiques : un déficit de notoriété, pas de désirabilité

Evercore et Centerview Partners illustrent une configuration inverse. Centerview est 21ème en visibilité mais 8ème en attractivité, Evercore 15ème en visibilité et 8ème en image. L’écart ne traduit pas un défaut d’image mais une exposition volontairement limitée.

Les étudiants qui connaissent l’univers du M&A, et plus encore ceux qui y ont déjà effectué un stage, identifient ces maisons comme parmi les plus sélectives du marché : processus de recrutement exigeants, niveaux de rémunération élevés, et responsabilités confiées aux juniors généralement supérieures à ce que permettent des équipes plus étoffées.

Cette discrétion relève d’un choix assumé. Ces structures recrutent un nombre restreint de profils chaque année et n’ont pas besoin d’une notoriété de masse pour y parvenir. Le cas de Messier & Associés est représentatif : la maison jouit d’une réputation solide auprès des professionnels de la place, où l’on reconnaît la qualité de la formation technique qu’elle offre à ses juniors, mais elle ne figure qu’au dix-huitième rang de notre classement d’attractivité, faute d’une visibilité comparable à celle des grandes plateformes. Ce résultat ne dit rien de la qualité de l’expérience proposée, seulement du canal par lequel elle se fait connaître.

Les banques françaises : une visibilité inégalement convertie

BNP Paribas est la seule banque universelle française du top 10, à la septième place. Elle est aussi première en visibilité, devant l’ensemble des maisons américaines, ce qui reflète l’ancienneté de son ancrage dans les écoles françaises et la densité de sa présence sur les campus. Cette visibilité ne se traduit pourtant pas au même niveau en image, où elle est dixième.

La comparaison avec Société Générale CIB est instructive. Les deux établissements occupent des positions comparables sur le marché français, mais SGCIB n’est qu’onzième en visibilité et quatorzième au classement général. L’écart tient moins à la réalité des franchises qu’à l’intensité de la communication déployée auprès des étudiants. Crédit Agricole CIB, 6ème en visibilité et 12ème au général, présente un profil intermédiaire.

Rothschild & Co occupe une place à part. Deuxième en visibilité, quatrième en image comme en attractivité, la maison est la mieux classée des acteurs à capitaux français. Le léger décalage entre sa visibilité et ses autres notes pourrait tenir à la taille de ses équipes parisiennes, parmi les plus importantes du marché, qui peut nourrir chez certains étudiants l’idée que les responsabilités confiées en stage ou en première année y sont plus encadrées qu’ailleurs. L’hypothèse mérite d’être vérifiée, mais elle rappelle une réalité que ce classement met en évidence dans son ensemble : auprès des étudiants, le bouche-à-oreille des anciens stagiaires pèse davantage que n’importe quelle campagne de marque employeur.

Classement complet Large Cap (24 acteurs) :

1) Goldman Sachs

2) J.P. Morgan

3) Bank of America

4) Rothschild & Co

5) Morgan Stanley

6) Lazard

7) BNP Paribas

8) Citi

9) Barclays

10) Evercore

11) Centerview Partners

12) Crédit Agricole CIB

13) Deutsche Bank

14) Société Générale

15) UBS

16) Perella Weinberg Partners

17) Nomura

18) Messier & Associés

19) Jefferies

20) PJT Partners

21) Santander

22) Moelis & Co

23) Greenhill & Co

24) Altamoda (enquête réalisée avant l’annonce du départ de Grégoire Heuzé chez Lazard en septembre 2026)

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Décryptage
5 boutiques M&A américaines à la conquête de la France

Vous connaissez sûrement la banque d’affaires Lazard. Elle est régulièrement en tête des League Tables pour le M&A en France. Lazard est la première véritable boutique franco-américaine à être installée depuis plusieurs décennies à Paris ! Mais aujourd'hui, plusieurs boutiques M&A américaines s'implantent à Paris. Le phénomène est courant. Revenons sur Lazard. La création de la banque en 1844 est étroitement liée aux deux pays : France et Etats-Unis. A la France d’abord. La banque est créée par une fratrie de jeunes français originaires de Lorraine (Alexandre, Élie et Simon). Aux Etats-Unis ensuite. Les trois frères (d’où le nom de « Lazard Frères ») sont émigrés en Louisiane, l’ancienne terre française du continent Nord-Américains. Au départ, l’entreprise fondée par les frères Lazard, bientôt rejoints par leur cousin Alexandre Weil, était une quincaillerie. Puis l’entreprise évolue. Géographiquement d’abord. Quand les frères Lazard quittent leur Louisiane pour s’installer en Californie dans la région de San Francisco, aussi attirés par la « ruée vers l’or » de l’époque. Opérationnellement ensuite. Car le commerce initial va progressivement devenir une banque. Et pendant tout le XXème siècle, la banque Lazard sera organisée en trois maisons indépendantes. A New York, c’est une banque créée aux Etats-Unis. A Paris, c’est une banque créée par des français. Et à Londres, la place forte de la finance en Europe. Mais Lazard n’est plus la seule banque « américaine » à être présente en France. Depuis quelques années, plusieurs boutiques américaines ont ouvert un bureau à Paris pour couvrir le marché français. Et cette tendance s’est accélérée avec le Brexit initié en 2016 et officialisé depuis début 2021. Paris va-t-il remplacer la City de Londres pour devenir la place forte de la finance en Europe ? Faisons un rapide état des lieux des boutiques M&A américaines qui veulent conquérir le marché français et européen. 1) Perella Weinberg Fondée en 2006 par Joe Perella et Peter Weinberg, Perella Weinberg est l'une des principales boutiques M&A américaines. Et elle a lancé son bureau à Paris dès 2018. A l’époque, ce nouveau bureau est le 12ème de Perella Weinberg dans le monde et seulement son 2ème en Europe avec Londres. Au départ, l’ouverture du bureau parisien est étroitement lié au Brexit, voté par le peuple britannique deux ans auparavant. C’est ce que confirme Joe Perella qui affirme que « le climat en France est devenu bien plus hospitalier. Le changement en France est très positif, nous voulons y investir, nous rapprocher de nos clients ». Et la banque américaine va réussir ses débuts. D’abord, Perella Weinberg attirent rapidement plusieurs banquiers français de renom chez des concurrents comme Bank of America ou Goldman Sachs. Surtout, elle confie la direction du bureau au français David Azéma. C'est un ex-banquier de Bofa et ancien commissaire aux participations de l’État. David Azéma travaillait déjà comme associé chez PWP depuis mars 2017. Ensuite, Perella Weinberg est impliqué sur plusieurs opérations peu après son lancement. Par exemple, la banque conseille Bouygues lors du rapprochement des activités ferroviaires de Siemens et d'Alstom. Aujourd’hui, dans un contexte de reprise post pandémie, Perella Weinberg souhaite renforcer rapidement ses effectifs en France et développer des expertises sectorielles pour concurrencer les plus grandes banques. En juillet 2021, la banque a par exemple officialisé l’arrivée de Gilles Tré-Hardy, ancien banquier de Lazard secteur TMT où il a épaulé Vincent Le Stradic pendant près de 10 ans avant de rejoindre récemment Bank of America comme Managing Director. A Paris, Gilles Tré-Hardy aura la responsabilité du secteur télécoms. De plus, la boutique a recruté en 2022 Stéphane Richard, l’ancien patron de Orange pour se développer rapidement dans se secteur. Pour en découvrir davantage sur Perella Weinberg : Vous pouvez retrouver notre page entreprise sur Perella Weinberg et un article complet dédié au développement de la boutique. 2) Moelis & Co Fondé en 2007 par Ken Moelis, la banque Moelis & Co a rapidement intégré le top 10 des conseils M&A aux Etats-Unis en étant impliquée rapidement dans des grosses opérations. En 2007, Moelis & Co conseille les hôtels Hilton dans leur vente au fonds d’investissement Blackstone pour 26,5 milliards de dollars. En 2008, la banque conseille Yahoo dans sa défense face à l’OPA hostile de Microsoft pour un montant 45Mds$ ou encore Anheuser-Busch dans sa cession à InBev pour 61Mds$. Moelis & Co a ouvert son bureau parisien sur les Champs-Elysées en 2018 avec comme objectif principal de conseiller des clients internationaux qui cherchent à acquérir des actifs français.   3) Centerview Partners Fondée en 2006 par Blair Effron et Robert Pruzan, Centerview Partners fait partie des principales boutiques M&A américaines présentes à Paris. Elle intervient principalement sur trois types d’opérations : Le conseil M&A Les restructurations La défense contre les activistes Son siège social est à New York. Et la banque affiche déjà un solide track record aux Etats-Unis. En effet, elle s’est rapidement imposée dans le paysage des M&A face aux grandes banques traditionnelles. Par exemple, elle a conseillé en 2019 le joaillier américain Tiffany lors de son rachat par LVMH pour 16 milliards de dollars ou la 21st Century Fox lors de sa cession à Walt Disney pour 71 milliards de dollars. Pour élargir son champ d’action vers l’Europe, Centerview Partners a annoncé l’ouverture de son bureau parisien en avril 2020. Surtout, la banque recrute Matthieu Pigasse, l’ancien banquier star de Lazard, pour le diriger. Matthieu Pigasse avait officialisé son départ de Lazard quelque mois auparavant en octobre 2019, avec une clause de non concurrence qui expirait à la fin du mois de mars. Depuis le lancement, Centerview Partners a réussi un développement rapide. Depuis ses locaux de l’avenue Matignon, la boutique est passée de 5 à 20 banquiers en un peu plus d’un an. Aux côtés des anciens de Lazard Mathieu Pigasse et Nicolas Constant, Centerview Partners avait aussi recruté l’associé-gérant de Rothschild & Co Grégoire Heuzé. Mais l’ancien conseillé de Bruno Le Maire a quitté Centerview peu après son arrivée. En effet, il vient de lancer sa propre banque d'affaires baptisée Altamoda. En ce qui concerne les deals, Centerview Partners a déjà un track record bien rempli. La boutique a conseillé sur une dizaine de deals en France, dont la vente du bloc d’Engie dans Suez à Veolia (conseil des administrateurs d'Engie) ou le rachat des cliniques C2S par Elsan au fonds d’investissement Eurazeo (conseil de Elsan). Pour en découvrir davantage sur Centerview Partners : Vous pouvez retrouver notre page entreprise sur la boutique et un article complet dédié au développement de Centerview.   4) Greenhill & Co Fondée en 1996 par Robert F. Greenhill, l’ancien président de Morgan Stanley, la banque d’affaires Greenhill & Co conseille sur des opérations M&A, de financement et de conseil stratégique. La boutique fait valoir un track record élevé avec une appétence particulière pour certains secteurs comme les biens d’équipement, les matériaux de construction et engins de chantier, les services financiers, la santé ou l’agroalimentaire. Greenhill & Co possède 16 bureaux répartis dans le monde. Déjà présente en Europe à Londres, Francfort, Stockholm et Madrid, la banque a ouvert son bureau à Paris en 2019, dirigé par Amélie Négrier-Oyarzabal, une ex-Lazard. Son objectif est de concurrencer directement les grandes banques américaines déjà sur place. Pour cela, Greenhill & Co devrait prochainement accueillir jusqu’à 20 personnes dans son bureau parisien. D’ailleurs, depuis le rachat de Cogent Partners en 2015, la banque propose aussi une offre de conseil sur le marché secondaire du capital-investissement. Greenhill & Co s’est pour le moment distingué dans plusieurs gros buy-side. En 2021, la boutique a conseillé le groupe Altrad dans le rachat de Endel, la filiale de Engie spécialisée dans la maintenance industrielle et les services à l’énergie. Surtout, Greenhill & Co était conseil de Bouygues sur le dossier Equans qui a agité la place de Paris depuis la rentrée. En co-mandat avec Credit Agricole CIB, Greenhill & Co remporte avec Bouygues le processus d’enchères mis en place par Engie pour céder sa filiale Equans, spécialisée dans les services multitechniques pour 7,1 milliards d’euros. Pour en découvrir davantage sur Greenhill & Co : Vous pouvez retrouver notre page entreprise sur la Greenhill & Co et un webinaire réalisé avec un ancien stagiaire de la boutique.   5) The Raine Group Créée en 2009 par Jeff Sine et Joe Ravitch, The Raine Group est à la fois un conseil M&A et un fonds de Venture Capital. La banque a par exemple conseillé SoftBank dans le rachat puis la vente de Arm pour 40 milliards de dollars ou les propriétaires du club de football Manchester City dans la vente d’une participation de 10% au capital du club à Silver Lake. De plus, elle détient aussi des participations dans plusieurs startups européennes comme SoundCloud, Huuuge ou Moonbug. The Raine Group a ouvert son bureau en France en octobre 2021. Bernard Mourad (ex-banquier de Patrick Drahi chez Morgan Stanley et Bofa) dirige l’équipe. Ce dernier connait très bien l’environnement des M&A en France. Et il bénéficie d’un solide réseau dans le secteur privé et public. En effet, il était en 2017 l'un des premiers soutiens de la campagne d'Emmanuel Macron. The Raine Group veut rapidement s’imposer comme une alternative crédible face aux boutiques M&A américaines et autres plus connues sur la place. La banque veut aussi mettre en avant son expertise en TMT ! Avec le recrutement de Bernard Mourad, l’objectif prioritaire est de trouver des opportunités dans la French Tech. D'autres boutiques M&A américaines à Paris ? Les boutiques américaines présentes sur le marché des M&A sont déjà nombreuses. Et cette tendance pourrait ne pas s’arrêter là. Deux autres boutiques M&A américaines pourraient prochainement lancer leur aventure française. D’abord, Evercore qui voulait ouvrir un bureau à Paris depuis 2019. Mais la boutique a repoussé son arrivée en raison de la crise sanitaire. Fondée en 1995 par Roger Altman, la banque Evercore est déjà présente dans 3 pays en Europe (Royaume-Uni, Allemagne, Espagne). Et elle envisage sérieusement de se lancer à Paris. On a reparlé de l'ouverture d'un bureau en 2023. Cependant, le projet n’a pour le moment pas vraiment abouti. Un : En raison de l’échec des premiers recrutements. Deux : Avec la dégradation des perspectives du marché actuellement. Avec la forte reprise économique depuis quelques mois, Evercore va peut-être revoir ses plans. Ensuite, PJT Partners pourrait arriver à Paris. La boutique est née de la scission du géant américain Blackstone. Qui plus est, elle vient de s’offrir les services du patron historique de Morgan Stanley en France, René Proglio. PJT Partners n’a pour le moment pas ouvert officiellement un bureau en France. Mais la banque a déjà recruté plusieurs banquiers français qui travaillent depuis Londres. Avec l’arrivée de René Proglio, un spécialiste du marché M&A en France depuis plus de trente ans, PJT Partners affiche peut-être haut et fort sa future ambition de peser sur le marché français des M&A.   Vous voulez travailler dans l'une des boutiques M&A américaines à Paris ou une autre ? Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle regroupe tout ce que vous devez connaitre pour réussir les process de recrutement en M&A, Private Equity et autres métiers en Corporate Finance : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Training You, c'est bien plus que des cours en ligne individuels. C’est le Netflix de la Corporate Finance. 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Par Guillaume Pommier

8 min de lecture

Décryptage
5 raisons de travailler en M&A

Mise à jour : le 8 juillet 2026 Le M&A attire chaque année de nombreux étudiants et jeunes diplômés. Concrètement, le banquier M&A (« Mergers & Acquisitions ») conseille une entreprise dans le cadre d'une acquisition, fusion ou cession. Pour en savoir plus sur ce métier, n'hésitez pas à lire nos articles Définition M&A et sur le lexique du M&A. Mais pourquoi travailler en M&A ? Comment expliquer l’attractivité des grandes banques d'affaires comme Lazard, Goldman Sachs ou JP Morgan chez les étudiants et jeunes diplômés ? Dans cet article, on vous donne 5 raisons de débuter votre carrière en M&A. #1 : Le M&A a une forte dimension stratégique En M&A, on intervient sur des sujets à forte valeur ajoutée. D'abord, le banquier M&A est au cœur des décisions stratégiques des entreprises. Il peut influencer sa direction future, en identifiant des opportunités de croissance, évaluant des acquisitions potentielles et recommandant des stratégies de création de valeur. Ensuite, le banquier M&A travaille à des moments clés de la vie de l'entreprise. Son quotidien est d'accompagner des dirigeants d'entreprise sur des sujets qui sont par nature en dehors de leur quotidien. En effet, ce sont des moments exceptionnels dans la vie de l'entreprise et du dirigeant. Réaliser une acquisition reste peu fréquent pour la majorité des entreprises. Céder son entreprise est presque unique. On le fait une fois (peut-être deux fois) dans sa vie. Et c'est parfois le fruit d'une vie de travail pour un entrepreneur ! Par conséquent, on saisit bien l'importance et le poids des conseils apportés par le banquier M&A dans ces moments précis. Cette capacité à façonner l'avenir des entreprises est très gratifiante sur le plan professionnel et personnel. David Salabi (fondateur de Cambon Partners) le précise bien dans le podcast Career Insights que nous avons réalisé avec lui, quand il compare ses débuts en audit et le M&A : « En terme de valeur ajoutée apportée, on est loin du conseil. Je me sentais trop loin de construire quelque chose, d'apporter quelques chose au client. On est dans le contrôle. On n'est pas dans l'apport de conseil ». #2 : Le M&A expose sur des transactions complexes et variées En M&A, on a de la diversité dans son quotidien. Et la journée type n'existe pas ! D'abord, le banquier M&A intervient sur des transactions de nature très différente. Cela peut être des : Acquisitions. Il conseille un acquéreur qui veut acheter une entreprise (buy-side) Cessions. Il conseille le vendeur qui souhaite céder son entreprise (sell-side) Levées de fonds. Il conseille une entreprise qui cherche des financements Restructurations. Il conseille une entreprise qui souhaite assainir son bilan (ex : refinancement de la dette) Ensuite, le banquier M&A travaille sur des secteurs variés. En M&A, on conseille des entreprises qui évoluent dans des secteurs très différents (santé, éducation, biens de consommation, luxe, etc.). Même dans des équipes sectorisées comme TMT, cette diversité est possible : télécoms, médias, infrastructures, etc. Enfin, le banquier M&A se confronte à des problématiques diverses. Chaque client vient avec son histoire, ses objectifs et ses problèmes. En M&A, on peut travailler simultanément (car on a souvent plusieurs projets en même temps) pour un grand groupe de l'agroalimentaire qui veut acquérir l'un de ses concurrents dans un autre pays européens et la transmission capitalistique d'une PME industrielle dont le dirigeant fondateur souhaite prendre sa retraire. Ces deux projets sont très différents. Pourtant, le banquier d'affaires jonglera entre les deux pendant plusieurs semaines, peut-être plusieurs mois ! #3 : Le M&A est très formateur à la sortie de l'école En M&A, on apprend beaucoup ! Dans peu d'autres métiers, la courbe d'apprentissage sera aussi forte et rapide. Pourquoi ? D'abord, le banquier M&A travaille beaucoup. Les journées sont longues et intenses. Par conséquent, la progression est plus rapide. Ensuite, le banquier M&A développe des connaissances et compétences riches. Premièrement, il développe de solides connaissances financières (ex : comptabilité, analyse financière, valorisation) et non financières (stratégie d'entreprise, droit, fiscalité, économie). Deuxièmement, il acquiert une forte maîtrise de certains outils (hard skills) couramment utilisés en poste. Les deux principaux sont PowerPoint et Excel. Quelques autres sont par exemple Factset, Bloomberg ou encore Eikon Refinitiv. Troisièmement, il développe des compétences comportementales (soft skills). Quelques exemples : La rigueur dans le travail. Il faut sans cesse rechercher l'excellence La résilience. C'est utile face aux longues journées de travail ou la pression des clients La communication (en français et anglais d'ailleurs). Par exemple, sur un sell-side, le banquier d'affaires est au centre d'un écosystème. Il parle à la fois à son client, aux acquéreurs potentiels et aux autres conseils (avocats, consultants, auditeurs, etc.). Cette formation a un prix, et il serait malhonnête de le taire. Les horaires sont durs, la pression constante, l'équilibre de vie souvent sacrifié. La rotation élevée dans le métier en est le symptôme le plus parlant : beaucoup partent après 2 ou 3 ans, précisément parce qu'ils ont engrangé une formation qui leur ouvre d'autres portes (cf raison #4). Le M&A est une école exigeante dont on sort rarement diplômé pour y rester. C'est moins un défaut qu'une donnée à intégrer. #4 : Le M&A offre de nombreuses perspectives d'évolution Travailler en M&A, c'est se constituer un capital de compétences et de réseau qui ouvre un éventail rare de débouchés. La majorité des banquiers M&A exercent le métier sur une période relativement courte. Certains resteront et graviront les différents grades : Analyste, Associate, VP, Director et Managing Director. Beaucoup partiront après quelques années. Et parmi les évolutions classiques après une première expérience dans une banque d'affaires, on recense : Les fonds de Private Equity. C'est un exit très répandu du banquier M&A. On passe en buy-side, en rejoignant un fonds d'investissement Les Corporates. C'est un exit assez courant aussi. Le banquier M&A va travailler dans une entreprise après avoir acquis une expertise sectorielle pendant ses années en banques d'affaires ou travaillé avec cette entreprise sur un mandat Les start-ups. C'est de plus en plus fréquent. Les banquiers peuvent fonder leur propre entreprise (c'est d'ailleurs l'histoire de Training You) ou rejoindre une start-up (sur des postes de Chief of Staff ou CFO) Les banques. Le banquier peut travailler dans d'autres métiers que le M&A De manière générale, la banque d’affaires reste un excellent moyen d’augmenter rapidement son réseau professionnel. Le carnet d’adresses constitué est utile. Et puis, le M&A peut ouvrir toutes les portes ! Le président Macron n'est-il pas un ancien banquier de Rothschild & Co ? #5 : Le M&A garantit un salaire conséquent Disons-le sans détour : le M&A paie bien. Attention, cet argument n'est pas celui à mettre en avant pendant l'entretien. Le banquier M&A travaille beaucoup, mais il est bien payé. D'ailleurs, depuis quelques années, les banques d'affaires ont même augmenté les salaires d'entrée de leurs juniors. Cette tendance inflationniste a pour objectifs de continuer à attirer les meilleurs talents et fidéliser les juniors. Concrètement, combien gagne un banquier M&A ? La rémunération dépend évidemment de la banque. En moyenne : Grandes banques internationales et boutiques d'élite : Entre 70k€ et 100k€ pour le fixe (environ 50% de plus en bonus) Grandes banques françaises : Entre 70k€ et 90k€ pour le fixe (environ 30% de plus en bonus) Boutiques Small et Mid Cap :  Entre 50k€ et 70k€ pour le fixe (environ 20% de plus en bonus) Les primes de performance (bonus) sont évidemment basées sur la performance globale de la banque et parfois le succès des transactions sur lesquelles les juniors ont travaillé. Au fond, une seule bonne raison Les 5 raisons tiennent, mais elles convergent vers une seule : le M&A offre, en peu d'années, une densité d'apprentissage et d'exposition que rien d'autre n'égale, au prix d'une intensité que tout le monde ne supporte pas. Celui qui s'y engage pour le prestige ou le salaire seul s'épuisera. Mais celui qui s'y engage parce qu'il veut apprendre vite, beaucoup, et au contact de décisions réelles, y trouvera ce qu'il cherche. Aller plus loin avec Training You Training You est la 1re plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle réunit tout ce qu'il faut pour réussir les process en M&A, Private Equity et autres métiers de la finance d'entreprise : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d'entraînement, fiches banques et fonds, podcasts de professionnels. → Découvrir le Pack Premium Corporate Finance


Par Guillaume Pommier

6 min de lecture

Décryptage
Qu'est-ce que le M&A ? Définition, métier et recrutement

Mise à jour : 21 juillet 2026 Le M&A est l’un des métiers les plus prestigieux en Corporate Finance. Et de nombreux étudiants souhaitent débuter leur carrière en tant que banquier d'affaires. Dans cet article, nous allons définir ce qu’est le M&A, décrire le rôle et les missions du banquier d’affaires, expliquer l’attractivité actuelle du M&A chez les jeunes et enfin donner des conseils sur comment candidater en M&A. Le M&A, un métier de conseil sur des transactions   Les M&A ou « Mergers and Acquisitions » (en français les Fusions et Acquisitions) désignent l’ensemble des transactions qui modifient le capital d’une entreprise. On parle généralement d’opérations de « haut de bilan » pour les qualifier. Les motivations pour réaliser ces opérations M&A sont diverses : accéder à de nouveaux marchés, diversifier ses activités, acquérir des compétences, réaliser des économies d'échelle, renforcer sa position concurrentielle, etc. On distingue généralement 3 types d’opérations : Les fusions (deux sociétés fusionnent pour donner naissance à une nouvelle entité). Dans ce cas, les actionnaires des deux sociétés reçoivent chacun des actions de la nouvelle entité. Et les actifs et passifs des sociétés fusionnées sont combinées pour créer une seule entité Les acquisitions et cessions (un acquéreur rachète une partie ou l’intégralité du capital d’une société auprès d’un vendeur). Si l’acquéreur est un fonds d’investissement, l’opération est souvent qualifiée de « LBO » ou « Leveraged Buy-Out) Les levée de fonds ou augmentations de capital (des nouveaux investisseurs entrent au capital de la société) Le M&A, un métier réalisé par une banque d’affaires  Pour ces opérations, les différentes parties prenantes (acquéreurs, vendeurs, investisseurs, etc.) mandatent souvent une société pour les conseiller. Ce conseil est réalisé par des banques d’affaires (ex : BNP Paribas, Lazard, Rothschild & Co, etc.). Leur travail consiste à accompagner le client à chaque étape de l’opération. Si la banque d’affaires conseille l’acquéreur ou des investisseurs qui souhaitent prendre une participation au capital de l’entreprise, on dit qu’elle exerce un mandat « buy-side » Si la banque d’affaires conseille le vendeur, on dit qu’elle exerce un mandat « sell-side » Ces deux rôles sont évidemment très différents. Mais l’objectif reste le même : conseiller le client de manière à ce que l’opération réponde à ses besoins et maximise sa valeur. Si vous souhaitez travailler en M&A, vous devez rejoindre l’une de ces banques d’affaires. Il existe deux grands types de banques d’affaires. Les banques d’affaires au sein des banques universelles C'est la partie « Banque de Financement et d’Investissement » des grandes banques, présentes sur toute la chaîne de valeur de la banque. C’est le cas par exemple au sein des « bulge brackets » à Paris (ex : Goldman Sachs, J.P. Morgan, Morgan Stanley, etc.) et des grandes banques françaises (ex : BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, BPCE). Ces banques ont des équipes dédiées au conseil sur les opérations M&A. L'avantage de ces structures tient à leur puissance de feu : un réseau mondial, une capacité de financement, une diversité de produits qui permet d'accompagner les plus grandes opérations. Les boutiques M&A À côté des géants, les boutiques M&A occupent une place grandissante. Ce sont des maisons indépendantes, souvent de taille réduite, spécialisées dans le seul conseil - sans bilan, sans conflit d'intérêts avec une activité de financement. Lazard, Rothschild & Co, Centerview Partners et quelques autres ont prouvé qu'une boutique pouvait rivaliser avec les plus grandes banques sur les opérations les plus prestigieuses. Il y a aussi des boutiques Small/Mid Cap, qui interviennent davantage auprès des petites et moyennes entreprises (ex : Financière de Courcelles, Oddo BHF, Natixis Partners etc.) Ces dernières ont parfois développé une forte expertise sur un secteur particulier (ex : la tech pour Cambon Partners, Clipperton ou encore GP Bullhound, l’éducation pour Eurvad ou le luxe pour Michel Dyens) ou un type d’opérations (ex : les opérations cross-border pour Pramex International). La montée en puissance des boutiques de conseil indépendant est une tendance de fond du marché, documentée par les classements de conseils M&A.  Le M&A, est un métier avec des missions diverses Les missions d’une banque d’affaires dans le cadre d’une opération M&A sont diverses. Exemples de missions d’un conseil « sell-side » (conseil du vendeur) : Valorisation de la société cible Recherche des acquéreurs potentiels (le plus souvent des entreprises qui évoluent dans le même secteur ou des fonds de Private Equity qui investissent dans le secteur) Réalisation de la documentation marketing pour présenter la société cible aux acquéreurs potentiels (ex : teaser, information memorandum, management presentations) Organisation des interactions entre la cible et les différents acquéreurs potentiels Exemples de missions d’un conseil « buy-side » (conseil de l’acheteur) : Analyse de la documentation marketing reçue de la part du vendeur Valorisation de la cible Conduite de la due diligence sur la société cible (opérationnelle, financière, juridique, etc.) Recherche du financement pour réaliser l’acquisition de la société cible Organisation des interactions entre l’acheteur potentiel (qui est ici le client) et la cible Pourquoi travailler en tant que banquier d'affaires ? Les raisons de débuter sa carrière en M&A sont multiples. Pourquoi travailler en tant que banquier d'affaires ? Un métier formateur D’abord, le M&A est un métier très formateur, avec une exposition rapide dès la prise de poste et une courbe d’apprentissage raide, que ce soit sur le développement des soft skills (telles que la rigueur ou la résistance à la pression) et les hard skills (telles que la capacité de synthèse d’informations ou la modélisation financière sur Excel, etc.). Un métier qui offre de la diversité Ensuite, le M&A est un métier qui offre de la diversité à tous les niveaux. Le banquier d’affaires travaille en « mode projet » pendant quelques mois sur une ou plusieurs opérations. Puis il sera confronté à d’autres dossiers. Ainsi, le M&A expose le banquier à une diversité de clients (taille de l’entreprise, secteur dans lequel elle évolue, cotée ou non cotée), de problématiques (vente d’une filiale à l’étranger, acquisition d’un petit acteur pour consolider un marché, levée de fonds pour accélérer la croissance, etc.) et de contreparties (fonds d’investissement, entreprises, etc.). Un métier dynamique qui permet une évolution rapide Enfin, le M&A est un métier dynamique qui permet une évolution rapide. Premièrement, cette évolution rapide concerne le rôle du banquier d'affaires au sein de la banque et les missions qui lui sont attribuées. En effet, au fur et à mesure de l’avancée de sa carrière, le métier de banquier M&A évolue. Et le périmètre des responsabilités s’élargit. Au départ, il est surtout axé sur l’exécution des transactions, avec par exemple la production de la documentation marketing ou le suivi des interactions entre chaque partie prenante sur le deal. Mais après quelques années, le banquier M&A devra davantage gérer la relation avec les clients et originer des deals pour la banque Deuxièmement, cette évolution rapide concerne le niveau de rémunération. Si la rémunération du banquier d’affaires junior ou « analyste M&A » oscille généralement entre 60k€ et 120k€, elle augmente considérablement après chaque année passée au sein de la banque. Surtout avec la hausse du bonus qui représente régulièrement une large part de la rémunération globale du banquier plus senior Troisièmement, cette évolution rapide concerne les transitions professionnelles. Une expérience de quelques années réussie en M&A ouvre de nombreuses portes : fonds de Private Equity, cabinets de Conseil en stratégie, postes à responsabilités au sein de startups, etc. Comment entre-t-on en M&A ? Un recrutement sélectif Cela vous attire d'être un analyste en M&A ? Attention, le process de recrutement est aussi très sélectif. Vous devrez franchir trois grandes étapes : Etape 1 : Les screenings des banques Moins de 5% des candidatures reçues par une banque d’affaires sont retenues pour débuter le process de recrutement. Pour maximiser vos chances, vous devez soigner rigoureusement votre CV, rédiger une lettre de motivation percutante et personnalisée à chaque banque et ne pas hésiter à utiliser le networking Etape 2 : Les tests De plus en plus de banques d’affaires proposent des tests en ligne ou sur place pour écrémer les candidats. Certains tests en ligne évaluent la capacité de raisonnement du candidat dans différents domaines (analyse de chiffres, interprétation d’informations écrites, etc.). D’autres tests mettent le candidat en situation réelle : rechercher des informations sur une société, synthétiser ces informations de manière claire, structurée et jolie sur PowerPoint (l’outil utilisé en poste en M&A) ou encore construire un modèle financier sur Excel (ex : un DCF pour valoriser une entreprise). Etape 3 : Les entretiens Si le candidat réussit les tests, il passera un ou plusieurs tours d’entretiens. A chaque tour, il rencontrera un ou plusieurs banquiers qui évalueront à la fois son fit (motivation pour le M&A et la banque en question, personnalité, cohérence du parcours avec son projet, adéquation entre le candidat et la banque, etc.) et sa technique (compréhension des concepts financiers de base en Corporate Finance, sur des thématiques telles que la comptabilité, les méthodes de valorisation ou les LBO) En somme Le M&A est un métier de conseil, exercé en banque ou en boutique, fait de missions diverses, formateur autant qu'exigeant, et protégé par un recrutement sélectif. Le candidat qui a saisi cette définition complète - et non le seul sigle - aborde sa préparation par le bon bout. Il ne demande plus « qu'est-ce que le M&A », mais « suis-je prêt à en payer le prix pour en récolter la formation ». La question est meilleure, et la réponse lui appartient. Aller plus loin avec Training You Training You est la 1re plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle réunit tout ce qu'il faut pour réussir les process en M&A, Private Equity et autres métiers de la finance d'entreprise : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d'entraînement, fiches banques et fonds, podcasts de professionnels. → Découvrir le Pack Premium Corporate Finance


Par Ziad Sebti

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