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Produits structurés : définition, fonctionnement et principaux types

Par Training You

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7 min de lecture

Coupon conditionnel, protection du capital, barrière, remboursement anticipé… Les produits structurés semblent souvent difficiles à comprendre. Pourtant, leur logique repose sur l’assemblage de plusieurs instruments financiers relativement classiques. Ils permettent de construire un profil de rendement et de risque adapté à un scénario de marché : profiter de la hausse d’un indice, percevoir un coupon dans un marché stable ou encore protéger tout ou partie du capital à l’échéance.

Comment un produit structuré est-il construit ? Que signifient les termes autocall, barrière ou effet mémoire ? Quelles sont les principales familles de produits et quels risques comportent-elles ? Voici les notions essentielles à maîtriser.

Cet article poursuit un objectif pédagogique et ne constitue pas un conseil en investissement.

Qu’est-ce qu’un produit structuré ?

Un produit structuré est un instrument financier dont la performance et les modalités de remboursement sont déterminées par une formule définie dès sa création. Cette formule dépend généralement de l’évolution d’un ou plusieurs actifs appelés sous-jacents. Il peut s’agir d’une action, d’un indice boursier, d’un panier d’actions ou d’indices, d’un taux d’intérêt, d’une devise, d’une matière première ou du risque de crédit d’une entreprise.

Lorsqu’un investisseur achète directement une action, son gain ou sa perte suit globalement l’évolution de son cours, auxquels peuvent s’ajouter les dividendes. Avec un produit structuré, la relation entre la performance du sous-jacent et celle de l’investissement est modifiée. Le produit peut, par exemple, verser un coupon lorsque l’indice ne baisse pas de plus de 30 %, rembourser automatiquement l’investisseur si le marché dépasse un certain niveau ou protéger le capital jusqu’à un seuil prédéfini.

Les produits structurés sont le plus souvent conçus et émis par des banques. L’investisseur est donc exposé non seulement au sous-jacent, mais également à la capacité de l’émetteur à respecter ses engagements.

Comment construit-on un produit structuré ?

Un produit structuré associe généralement une composante obligataire et une composante dérivée.

La composante obligataire

La composante obligataire contribue au remboursement prévu par le produit. Son coût dépend notamment :

  • De la durée du placement
  • Du niveau des taux d’intérêt
  • De la qualité de crédit de l’émetteur
  • Du niveau de protection promis

Prenons un exemple volontairement simplifié. Si les taux sont positifs, il n’est pas nécessaire d’investir immédiatement 100 € pour obtenir 100 € dans 5 ans. Une somme inférieure, placée aujourd’hui, pourra atteindre ce montant à l’échéance. La différence entre la somme investie dans la composante obligataire et les 100 € apportés initialement peut alors servir à financer une exposition aux marchés.

La composante dérivée

Cette seconde composante repose sur des produits dérivés, principalement des options. Elle permet de créer le profil de performance recherché :

  • Participation à la hausse d’un indice 
  • Paiement d’un coupon 
  • Protection conditionnelle contre la baisse 
  • Plafonnement du gain 
  • Remboursement anticipé

Un produit à capital garanti exposé à la hausse d’un indice peut ainsi être représenté, de manière simplifiée, comme l’association d’une obligation zéro coupon et d’une option Call. D’autres produits offrent un coupon plus important parce que l’investisseur vend implicitement une option et accepte donc un risque supplémentaire.

Pour approfondir ces deux briques fondamentales, consultez nos cours sur les obligations et les options Call.

Le vocabulaire indispensable

Pour comprendre un produit structuré, il faut d’abord maîtriser les termes utilisés dans sa documentation.

  • Sous-jacent : Actif ou indice dont dépend la performance du produit
  • Niveau initial : Valeur du sous-jacent retenue comme référence au lancement
  • Maturité : Durée maximale du produit
  • Date de constatation : Date à laquelle le niveau du sous-jacent est observé
  • Coupon : Rendement susceptible d’être versé à l’investisseur
  • Barrière de coupon : Niveau que le sous-jacent doit respecter pour permettre le paiement du coupon
  • Barrière de protection : Seuil déterminant si le capital bénéficie encore d’une protection conditionnelle
  • Participation : Proportion de la performance positive du sous-jacent attribuée à l’investisseur
  • Cap : Plafond limitant le gain maximal
  • Effet mémoire : Mécanisme permettant, sous certaines conditions, de récupérer ultérieurement des coupons non versés
  • Autocall : Mécanisme de remboursement anticipé automatique lorsque les conditions prévues sont réunies
  • Worst-of : Dans un panier, sous-jacent le moins performant, dont peut dépendre le remboursement du produit

Ces paramètres doivent toujours être lus ensemble. Un coupon attractif ne peut pas être correctement évalué sans connaître le sous-jacent, les barrières, la maturité et les conditions de remboursement.

Quels sont les principaux mécanismes ?

Un mécanisme ne constitue pas nécessairement un produit à part entière. Il s’agit d’une règle pouvant être intégrée à différentes structures.

Le mécanisme autocall

L’autocall déclenche le remboursement anticipé automatique du produit si le sous-jacent atteint un niveau déterminé à une date de constatation. Dans le langage courant, on parle souvent d’« un autocall ». Plus rigoureusement, l’autocall est un mécanisme susceptible d’être intégré, par exemple, dans une structure Athena ou Phoenix. Si la condition est remplie, l’investisseur récupère son capital selon les modalités prévues, ainsi que le gain éventuel. Sinon, le produit continue jusqu’à la prochaine date de constatation ou jusqu’à sa maturité.

Les barrières

Un même produit peut comporter plusieurs barrières :

  • Une barrière conditionnant le versement du coupon 
  • Un seuil déclenchant le remboursement anticipé 
  • Une barrière protégeant conditionnellement le capital

Le mode d’observation est essentiel. Une barrière peut être observée en continu, à différentes dates ou uniquement à l’échéance. Deux produits affichant le même seuil peuvent donc présenter des risques différents.

L’effet mémoire

Lorsqu’un coupon n’est pas versé parce que la condition prévue n’est pas respectée, l’effet mémoire permet de le conserver. Si les conditions redeviennent favorables à une date ultérieure, l’investisseur peut récupérer ce coupon en plus de celui de la période en cours.

Le mécanisme worst-of

Dans un panier worst-of, les conditions sont évaluées à partir de l’actif le moins performant. Même si trois actions sur quatre progressent, la baisse importante de la quatrième peut donc empêcher le versement du coupon ou entraîner une perte. Le rendement plus élevé d’une structure worst-of rémunère notamment ce risque supplémentaire.

Pour comprendre la construction de ces mécanismes, vous pouvez consulter notre cours sur les options à barrière.

Quelles sont les principales familles de produits structurés ?

Les montages possibles sont très nombreux. Les structures suivantes permettent néanmoins de comprendre les grandes logiques rencontrées sur le marché.

 

Famille Objectif Fonctionnement simplifié Risque central
Capital garanti ou protégé Sécuriser tout ou partie du nominal Combinaison d’une composante obligataire et d’une exposition optionnelle Risque émetteur et perte possible en cas de protection partielle
Participation Profiter de la hausse d’un actif Exposition généralement créée par l’achat d’options Call Gain parfois plafonné et niveau de protection variable
Reverse Convertible Générer un coupon élevé Vente implicite d’une option Put sur le sous-jacent Perte en cas de forte baisse du sous-jacent
Athena Obtenir un gain lors du remboursement Gain conditionnel avec mécanisme autocall fréquent Absence de remboursement anticipé et perte possible à l’échéance
Phoenix Percevoir des coupons conditionnels Barrière de coupon, effet mémoire éventuel et mécanisme autocall possible Coupons non versés et perte possible en capital
Credit Linked Note S’exposer au risque de crédit Association d’une obligation et d’un dérivé de crédit Survenance d’un événement de crédit

 

Ces définitions restent volontairement synthétiques : chaque structure peut intégrer de nombreuses variantes. Notre cours complet sur les produits structurés détaille leur construction, leurs scénarios de remboursement et leurs moteurs de valorisation.

Quels sont les principaux risques ?

Le rendement affiché ne suffit jamais à évaluer un produit structuré. Il faut comprendre les scénarios défavorables et identifier les risques supportés.

  • Risque de perte en capital : Le nominal peut être partiellement ou totalement exposé à la baisse du sous-jacent
  • Risque de marché : Actions, taux, devises ou volatilité peuvent évoluer défavorablement
  • Risque de crédit : En cas de défaut de l’émetteur, les engagements de remboursement peuvent ne pas être respectés
  • Risque de liquidité : Revendre le produit avant son échéance peut être difficile ou entraîner une décote
  • Risque de valorisation : Le prix dépend du sous-jacent, mais aussi des taux, du temps, de la volatilité et du crédit de l’émetteur
  • Risque de plafonnement : L’investisseur peut bénéficier seulement d’une partie de la hausse du marché
  • Risque de corrélation : Un panier worst-of peut être fortement pénalisé par un seul actif
  • Risque de remboursement anticipé : Le capital peut être rendu plus tôt que prévu et devoir être replacé dans des conditions moins favorables
  • Risque de complexité : Une mauvaise lecture des barrières et des dates d’observation peut conduire à sous-estimer la perte potentielle

La règle essentielle est simple : un rendement élevé rémunère toujours un risque. Il faut donc commencer par comprendre les scénarios de perte avant de regarder le coupon.

Quels métiers interviennent dans la création d’un produit structuré ?

Plusieurs équipes travaillent ensemble pour concevoir, vendre et gérer ces solutions.

  • Le Sales échange avec les clients, comprend leurs objectifs et leur présente les produits susceptibles de répondre à leurs besoins
  • Le Structurer transforme cette demande en formule financière. Il sélectionne les instruments nécessaires, construit le payoff et travaille sur le pricing de la solution
  • Le Trader valorise le produit, exécute les opérations nécessaires et couvre les risques générés par son émission
  • Les équipes de Risk, juridiques et de conformité encadrent les risques, la documentation et les conditions de commercialisation

Pour découvrir concrètement le métier de Structurer et les différences entre Sales, Trading, Structuration et Quant, retrouvez notre podcast avec Rosnan Chotard, Head of Cross-Asset Structuring chez TP ICAP.

Vous pouvez également consulter notre article consacré aux différences entre Finance de marché et Corporate Finance.

  1. Ce qu’il faut retenir

  2. Un produit structuré combine plusieurs instruments afin de créer un profil de rendement et de risque défini à l’avance. Pour l’analyser correctement, il faut distinguer les briques financières qui le composent, les mécanismes intégrés et la structure finale. Cette maîtrise technique est particulièrement importante pour réussir les entretiens dans les métiers exigeants de la finance de marché. Que vous visiez un poste en Sales, Trading, Structuring, Asset Management ou dans un autre métier, les recruteurs attendent une compréhension solide des produits, des marchés et des risques, mais aussi la capacité à expliquer clairement des mécanismes parfois complexes.

    Les Packs Finance de marché de Training You vous permettent de préparer ces entretiens de manière structurée grâce à des cours conçus par des professionnels du secteur, des questions d’entretien corrigées et des cas pratiques couvrant les principales classes d’actifs. L’objectif : maîtriser les fondamentaux techniques, comprendre les attentes propres à chaque métier et arriver en entretien avec les bons réflexes.

 

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Front, Middle et Back Office en salle des marchés : Différences ?

Lorsque l’on postule pour un stage ou un CDI en finance de marché, une question revient souvent : quelle est la différence entre le Front, le Middle et le Back Office ? Ces trois termes désignent des fonctions clés dans une banque d’investissement, en particulier en salle des marchés. Mais leurs rôles, leurs missions et leurs niveaux de responsabilités sont très différents.   Le Front Office : au cœur de l’action et de la prise de risque Le Front Office désigne l’ensemble des métiers directement impliqués dans la génération de revenus. On y trouve les traders, les sales, les structurers ou encore les sales traders. Leur mission : exécuter les ordres, structurer des produits financiers, conseiller les clients institutionnels, et prendre des positions sur les marchés. Exemples de métiers du Front Office : Trader : achète et vend des actifs financiers pour le compte de la banque ou des clients Sales : propose des produits financiers à des clients institutionnels (fonds, assureurs…) Structurer : conçoit des produits complexes (dérivés, produits structurés…) adaptés aux besoins des clients Compétences recherchées : forte résistance au stress, rigueur, rapidité d’analyse, excellente compréhension des marchés En Front Office, le niveau de pression est très élevé et les horaires sont souvent longs. Mais c’est aussi là que l’on apprend le plus et que les perspectives de carrière sont les plus intéressantes.   Le Middle Office : la gestion des risques et des processus Le Middle Office joue un rôle de contrôle et de soutien du Front Office. Il s’assure que les opérations sont conformes aux règles internes et aux exigences réglementaires. Il intervient dans la gestion du risque, le reporting, la validation des prix et le suivi des positions. Exemples de métiers du Middle Office : Risk Analyst : surveille les expositions de marché, calcule les VAR (Value at Risk), suit les limites de risque Product Control : valide la valorisation des positions prises par les traders Operations Analyst : contrôle la bonne exécution des transactions et résout les anomalies Compétences recherchées : excellente maîtrise d’Excel, compréhension technique des produits, rigueur analytique   Le Back Office : l'exécution et le règlement des opérations Le Back Office regroupe les fonctions administratives et logistiques. Une fois l’ordre exécuté, le Back Office veille à sa confirmation, à son règlement/livraison et à la tenue des positions comptables. Il est aussi garant de la qualité des données (référentiels instruments, clients…). Exemples de métiers du Back Office : Settlement Officer : assure la bonne livraison des titres et le paiement Data Quality Analyst : gère les bases de données et les référentiels Client Onboarding Officer : en charge des procédures KYC  (Know Your Customer) et AML (Anti-Money Laundering) avant toute relation client* Compétences recherchées : rigueur, organisation, capacité à gérer des process répétitifs, sens du service   Combien gagne-t-on en Front, Middle ou Back Office ? A volume horaire et niveau d’étude égal, les écarts de salaire sont significatifs. Voici un aperçu des rémunérations en début de carrière (stage / CDI) :   A retenir : c’est bien en Front Office que les rémunérations sont les plus attractives, mais c’est aussi là que la sélection est la plus exigeante.   Comment choisir entre Front, Middle et Back ? Le choix dépend du profil et de l’appétence au risque, à la technique ou à la rigueur des process : Bon à savoir : certains étudiants débutent en Middle ou Back Office pour mieux comprendre les process avant de candidater en Front. Un passage stratégique si bien valorisé ! De plus, il est tout à fait possible d’évoluer du Middle Office vers le Front Office, même si cela demande stratégie et persévérance. En effet, de nombreux jeunes diplômés commencent en tant que Risk Analyst ou Product Controller. Puis évoluent vers des postes plus proches des desks, comme Business Analyst ou Sales Assistant. Avant de décrocher un rôle en Sales, Trading ou Structuration. Cette progression est particulièrement courante dans les grandes banques françaises, qui encouragent la mobilité interne après 12 à 24 mois. Pour réussir cette transition, il est essentiel de développer une forte expertise produit et de créer du lien avec les équipes Front. De nombreux professionnels en salle des marchés ont suivi ce chemin pour rejoindre les fonctions les plus prisées du secteur ! (on mettra le podcast avec Marc à cet endroit) Conclusion : Trois piliers complémentaires en salle des marchés Le Front, le Middle et le Back Office forment un écosystème complémentaire. Sans le Front, pas de revenus. Sans le Middle, pas de contrôle. Sans le Back, pas de règlement. Comprendre ces fonctions aide à mieux se positionner lors des entretiens en finance de marché et à mieux cibler les offres qui correspondent à ton profil. Le Front Office attire souvent les étudiants pour ses salaires élevés, ses responsabilités immédiates et son exposition directe aux marchés financiers. Mais les places sont rares. Et sans une préparation rigoureuse, même les meilleurs profils peuvent échouer aux entretiens. Se préparer avec Training You ? C’est la meilleure idée pour maximiser ses chances. Nous avons conçu une formation complète et intensive pour réussir les entretiens en trading, sales, structuration, asset management, etc., et décrocher un stage ou CDI dans une grande salle des marchés. Découvrir la formation : https://training-you.fr/finance-de-marche/pack-premium * KYC (Know Your Customer) et AML (Anti-Money Laundering) désignent l’ensemble des procédures mises en place par les banques et institutions financières pour vérifier l’identité de leurs clients et lutter contre le blanchiment d’argent.


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Interview avec un Portfolio Manager : les 7 choses essentielles que nous avons apprises

Le métier de Portfolio Manager fait rêver de nombreux étudiants intéressés par la finance de marché. Pourtant, il reste souvent mal compris : est-ce seulement “choisir des actions” ? À quoi ressemble vraiment le quotidien ? Quelles compétences font la différence ? Et surtout, comment y entrer et y réussir ? Pour répondre à ces questions, nous avons échangé longuement avec Marc Mousseron, Junior Portfolio Manager au sein d’un multi-family office international, qui gère des portefeuilles pour des familles fortunées et des fonds. Voici une synthèse claire et structurée des 7 enseignements clés à retenir si vous envisagez une carrière en portfolio management. 1) Le portfolio management, ce n’est pas “choisir des actions” Première idée reçue balayée d’emblée : le métier de Portfolio Manager ne se résume pas à sélectionner quelques titres prometteurs. Le cœur du rôle consiste à : Définir un objectif de rendement avec le client Evaluer précisément sa tolérance au risque Construire une allocation d’actifs cohérente (actions, obligations, hedge funds, matières premières, cash) Implémenter, suivre et ajuster le portefeuille dans le temps Exemple simple illustre la complexité du métier : Doubler un capital en 10 ans implique environ 7% de rendement annualisé, ce qui suppose une exposition aux actions et l’acceptation de phases de baisse parfois importantes. Le rôle du gérant est donc autant financier que pédagogique. 2) La priorité absolue : limiter les baisses (la logique de convexité) Un enseignement fondamental revient souvent dans l’interview : les pertes sont asymétriques. En effet, un portefeuille qui fait -20% doit ensuite faire +25% simplement pour revenir à son niveau initial. D’où une obsession chez les gérants professionnels : limiter les drawdowns. Pour y parvenir, Marc explique le recours à des hedge funds et à des stratégies alternatives capables de : Mieux résister en période de stress Performer lors de phases de forte volatilité (comme en 2020 ou 2022) C’est cette capacité à construire des portefeuilles convexes (qui participent à la hausse mais amortissent les chocs) qui distingue une gestion professionnelle d’un simple portefeuille d’actions en direct. 3) À quoi ressemble le quotidien d’un Portfolio Manager ? Contrairement à la banque d’affaires, les horaires sont soutenus mais raisonnables : environ 9h – 19h/19h30, rythmés par les marchés. Le matin : information et anticipation Lecture de l’actualité macroéconomique Suivi des indicateurs clés (inflation, emploi, PIB) Anticipation des publications de résultats d’entreprises La volatilité naît souvent autour de ces annonces : le gérant doit être positionné avant, pas après. Une grande partie du temps est consacrée au reporting avec le client : expliquer la situation macro, détailler la performance du portefeuille, exposer les vues internes (croissance, inflation, devises) et montrer comment ces vues se traduisent concrètement dans l’allocation. L’après-midi : décisions et exécution Ouverture des marchés américains Passages d’ordres Comités d’investissement réguliers ou ad hoc en cas de choc de marché Même les stagiaires et juniors sont impliqués : ils peuvent être amenés à présenter des cas d’investissement devant le comité. 4) Comment se prend une décision d’investissement ? La décision n’est jamais solitaire. Elle est collégiale (via des comités d’investissement) et fondée sur une thèse claire, des risques identifiés et une cohérence avec l’allocation globale. Marc donne un exemple concret : un investissement récent dans les ressources naturelles et sociétés minières, motivé par des équipes de gestion solides, un track record éprouvé et un contexte macro favorable (demande pour les métaux, prix de l’énergie, qualité des bilans). Une fois la décision validée, le Portfolio Manager doit ensuite la décliner opérationnellement sur les portefeuilles dont il a la charge. 5) Les compétences clés pour réussir dans le métier Avec l’expérience, Marc identifie trois qualités décisives : Le calme : Passer des ordres importants sur des marchés volatils exige une maîtrise émotionnelle totale. Une erreur opérationnelle peut coûter très cher La réactivité : Les marchés liquides réagissent instantanément aux nouvelles. Il faut savoir analyser vite, décider vite, exécuter vite.. Contrairement au Private Equity, où les variations sont lissées dans le temps, ici tout se voit immédiatement La pédagogie : Un point souvent sous-estimé. Un client qui comprend la logique du portefeuille ne sur-réagit pas lors des phases de baisse. La pédagogie est donc un outil de gestion du risque, aussi important que l’analyse financière 6) Parcours, recrutement et différenciation des candidats Comment entrer en portfolio management ? Il n’existe pas de voie unique. La voie “idéale” reste un stage en front office buy-side (family office, société de gestion). Mais beaucoup commencent par le back ou middle office, avant de monter en puissance. Marc lui-même est passé par un rôle de comptable de fonds, très formateur pour comprendre les produits et les process. Ce que recherchent vraiment les recruteurs, ce ne sont pas des “génies techniques” dès le premier jour, mais : De la curiosité pour l’actualité financière Une fiabilité irréprochable (ponctualité, rigueur) Un intérêt sincère pour le métier Un élément très différenciant : avoir creusé un sujet en profondeur (mémoire, blog, thématique sectorielle). Un candidat capable de pitcher une idée d’investissement argumentée se distingue immédiatement. 7) L’impact de l’IA et l’avenir du métier L’intelligence artificielle transforme déjà le quotidien : Synthèse ultra-rapide de notes de recherche Automatisation de certaines tâches opérationnelles Alertes de dépassement de limites de risque Mais Marc est clair : l’IA n’élimine pas le Portfolio Manager. Elle renforce au contraire ce qui fait la valeur du métier : le jugement, la construction de portefeuilles cohérents et la relation client. Sur le débat gestion passive vs gestion active, son point de vue est tranché : quand un portefeuille perd 15 ou 20%, un ETF ne répond pas aux questions. Un gérant, si. Ce qu’il faut retenir Cette interview montre que le portfolio management est un métier exigeant et complet, à la croisée de la finance, de la stratégie et de la psychologie, où la rigueur, la curiosité et la pédagogie font la différence. C’est un métier accessible, mais qui ne s’improvise pas. Vous voulez vous préparer sérieusement au portfolio management ? Chez Training You, nous avons conçu une formation complète en finance de marché pour aider les étudiants et jeunes professionnels à : Maîtriser les bases techniques (actions, obligations, dérivés) Comprendre le raisonnement des gérants Réussir les entretiens en asset management et portfolio management Inscrivez-vous à notre formation en finance de marché et donnez-vous les moyens d’entrer et de réussir dans les métiers de la gestion de portefeuille. Découvrir nos formations en Finance de marché


Par Training You

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Qu’est-ce que l’Asset Management ?

Imaginez-vous aux commandes de milliards d'euros, naviguant sur les marchés financiers mondiaux, prenant des décisions qui impactent directement la croissance économique et la vie de millions de personnes. Bienvenue dans l'univers fascinant de l'Asset Management, un secteur où chaque jour offre un nouveau défi et où vos compétences analytiques et stratégiques sont mises à l'épreuve pour générer de la valeur. Pour les étudiants et jeunes diplômés ambitieux, l'Asset Management représente bien plus qu'une simple carrière : c'est une opportunité de façonner l'avenir financier tout en développant une expertise recherchée à l'échelle mondiale. Prêt à découvrir ce qui fait de ce domaine l'un des plus excitants et gratifiants de la finance moderne ? Dans cet article, nous définissons d’abord l’Asset Management. Ensuite, nous expliquons comment travailler en Asset Management. Puis, nous parcourons les principales entreprises dans lesquelles vous pouvez travailler. Enfin, nous abordons les salaires dans ce domaine. L'Asset Management, c’est quoi ? L'Asset Management (ou gestion d'actifs en français) désigne la gestion professionnelle de divers types d'actifs financiers pour le compte de clients. Ces clients sont des investisseurs individuels, des entreprises ou des institutions. Le rôle principal d'une société d'Asset Management est de maximiser la valeur de ces actifs en prenant des décisions d'investissement stratégiques. Les actifs gérés peuvent inclure des actions, des obligations, des biens immobiliers, des matières premières et d'autres types d'investissements. Pour cela, les sociétés d'Asset Management utilisent des équipes de gestionnaires de portefeuille, d'analystes financiers et d'autres professionnels spécialisés. Ces équipes analysent les marchés, identifient les opportunités d'investissement et gèrent les risques pour générer des rendements pour leurs clients. Les principaux métiers de l’Asset Management sont : Gestionnaire de portefeuille : Il est responsable de la stratégie d'investissement et de la sélection des actifs, en fonction des objectifs financiers des clients Analyste financier : Il effectue des recherches et des analyses sur les entreprises, les marchés et les secteurs pour informer les décisions d'investissement Trader : Il exécute les ordres d'achat et de vente des actifs financiers sur les marchés Risk manager : Il évalue et gère les risques associés aux investissements, en s'assurant que les portefeuilles restent conformes aux tolérances de risque des clients Compliance officer : Il assure la conformité des activités de gestion avec les réglementations financières en vigueur Comment travailler en Asset Management ? Travailler en Asset Management nécessite une combinaison de compétences techniques et de qualités personnelles. D’abord, les compétences techniques à développer sont : Analyse financière : Attendez-vous à des questions techniques ! Par exemple, c’est important de bien comprendre les états financiers (compte de résultat, tableau des flux de trésorerie, bilan), les ratios financiers et les évaluations d'entreprises. En effet, vous pourriez être invité à analyser une entreprise ou à discuter des impacts économiques d'une décision politique sur les marchés financiers Modélisation financière : Il faut savoir construire des modèles pour prévoir les performances financières et évaluer les actifs Connaissance des marchés financiers : Les recruteurs apprécient les candidats qui montrent un intérêt et une compréhension des marchés financiers. Soyez prêt à discuter des événements économiques récents, des tendances du marché ou d'un investissement personnel que vous avez réalisé et les leçons que vous en avez tirées Ensuite, les qualités personnelles sont : Communication : Capacité à expliquer des concepts complexes de manière claire, à la fois en interne (à l'équipe) et en externe (aux clients) Gestion du stress et prise de décision : Capacité de travailler sous pression et de prendre des décisions rapides et informées Dans quelles entreprises postuler en Asset Management ? Le secteur de l'Asset Management offre une variété d'opportunités de carrière dans des entreprises de tailles et de natures différentes : Sociétés de gestion d'actifs : Il en existe beaucoup. Parmi les plus connues, on peut citer BlackRock, Vanguard, Amundi ou encore AXA IM. Dans ces entreprises, les gestionnaires de portefeuille et les analystes financiers jouent un rôle clé dans la gestion des fonds d'investissement Banques d'investissement : Les grandes banques universelles comme Goldman Sachs, J.P. Morgan ou Morgan Stanley offrent des services de gestion d'actifs. Et vous pourriez travailler en tant qu'analyste ou gestionnaire de portefeuille Fonds de pension et compagnies d'assurance : Ces institutions, telles qu'Allianz ou Prudential, gèrent d'importants portefeuilles d'actifs pour financer les retraites et les assurances-vie de leurs clients Fonds de Private Equity : Ces fonds investissent dans des entreprises non cotées. On peut citer Ardian, KKR ou Carlyle Sociétés de conseil en gestion de patrimoine : Elles offrent des services personnalisés de gestion d'actifs pour les individus fortunés. On peut citer par exemple UBS Dans tous les cas, informez-vous sur l'entreprise, ses principaux produits, ses clients cibles et sa philosophie d'investissement. Connaître les fonds qu'elle gère, ses performances historiques et ses principaux concurrents vous aidera à vous démarquer. Les salaires en Asset Management : à quoi s'attendre ? Le secteur de l'Asset Management est non seulement passionnant, mais il offre également des rémunérations très attractives, ce qui en fait une destination prisée par les jeunes talents. Voici un aperçu des salaires auxquels vous pouvez vous attendre en début de carrière et au fil de votre progression dans ce domaine. Salaires en début de carrière (junior) Pour les jeunes diplômés ou ceux qui débutent dans l'Asset Management, les postes d'analystes ou de gestionnaires de portefeuille junior offrent des salaires de base attractifs, souvent complétés par des primes de performance. Analyste financier : Les salaires de base pour un analyste en début de carrière varient généralement entre 40 000€ et 60 000€ par an en Europe. Aux Etats-Unis, ces salaires peuvent être légèrement plus élevés, atteignant entre 70 000$ et 90 000$ par an. À cela s'ajoutent des bonus, souvent liés aux performances des fonds gérés, qui peuvent représenter une part importante de la rémunération totale Gestionnaire de portefeuille : Les salaires de base pour un gestionnaire de portefeuille débutant peuvent se situer entre 50 000€ et 80 000€ par an. Encore une fois, les bonus peuvent augmenter considérablement le revenu total, en fonction des résultats de gestion Salaires en milieu de carrière (intermédiaire) Après quelques années d'expérience, les professionnels de l'Asset Management peuvent s'attendre à une progression significative de leur rémunération. Analyste Senior : Un analyste sénior peut gagner entre 70 000€ et 100 000€ par an en salaire de base, avec des bonus pouvant aller jusqu'à 50% ou plus de leur salaire annuel, en fonction des performances individuelles et de l'entreprise Gestionnaire de portefeuille : Pour un gestionnaire de portefeuille confirmé, le salaire de base se situe souvent entre 90 000€ et 150 000€ par an, avec des bonus pouvant doubler leur salaire total Salaires en fin de carrière (senior) À des postes de haute responsabilité, les salaires peuvent atteindre des sommets. Directeur de gestion d'actifs : Les directeurs ou les responsables de la gestion d'actifs peuvent espérer des salaires de base allant de 150 000€ à 300 000€ par an. Les primes peuvent parfois être égales, voire supérieures à leur salaire de base, notamment dans les grandes institutions internationales Partner ou Managing Director : Dans certaines sociétés de gestion ou fonds d'investissement, les associés (Partners) ou Managing Directors peuvent toucher des salaires dépassant le million d'euros annuels, avec des bonus basés sur la performance des fonds sous gestion et les revenus générés par l'entreprise Vous souhaitez démarrer votre carrière en Asset Management ? Pour conclure, l'Asset Management est un domaine dynamique et exigeant, offrant des opportunités inégalées pour ceux qui sont prêts à relever le défi. Que vous soyez passionné par les marchés financiers, motivé par l'idée de gérer des portefeuilles d'envergure ou attiré par les perspectives de rémunération, une carrière en gestion d'actifs peut être extrêmement gratifiante. Cependant, pour percer dans cet univers compétitif, il est essentiel de se doter des compétences et des connaissances adéquates. La bonne nouvelle ? Vous pouvez commencer à vous préparer dès aujourd'hui. Nous vous proposons une formation en ligne spécialement conçue pour vous doter des compétences techniques, des connaissances de marché et des astuces pratiques qui vous permettront de vous démarquer lors de vos entretiens et dans votre future carrière. La formation de Training You en finance de marché a été construite par des professionnels du secteur. Dans nos Packs, vous pourrez retrouver 14 cours (actions, obligations, devises, grecques, etc.) et près de 400 questions d’entretiens et cas pratiques corrigés pour tout réviser avant vos entretiens. Ne laissez pas cette opportunité passer. Investissez en vous-même, développez votre expertise et faites vos premiers pas vers une carrière passionnante et lucrative en Asset Management ! 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