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Se préparer à la partie fit pour les entretiens en Conseil en stratégie

Par Tiffany Escudero

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5 min de lecture

Le fit est une épreuve au cœur du process de recrutement des cabinets de Conseil en stratégie. Il fait partie intégrante du processus de sélection et d’évaluation des candidats qui ont passés les screenings. Et ce moment de l’entretien est souvent sous-estimé par les candidats alors qu’une bonne performance peut faire la différence pour l’obtention d’une offre.

Les 3 questions que se pose le cabinet sur le candidat pendant la partie fit de l’entretien

Le fit permet au cabinet de répondre à 3 questions sur le candidat :

  1. Est-ce que je souhaiterais avoir cette personne au sein de mon équipe ? Vous devez montrer que vous possédez les qualités requises pour travailler sur une mission de conseil et au contact de clients
  2. Est-ce que ce candidat est compatible avec le cabinet ? Vous devez montrer que vous partagez les valeurs et la culture d’entreprise. Par exemple, chez Roland Berger, l’esprit entrepreneurial du candidat est fortement valorisé. En effet, « l’esprit d’entreprise » est l’une des trois valeurs fondamentales mises en avant par le cabinet avec « l’excellence » et « l’empathie »
  3. Ai-je envie d’en savoir plus sur lui ? Vous devez mettre en avant une personnalité intéressante et sympathique. De nombreux recruteurs utilisent le « test de l’aéroport » pour juger de leur fit avec le candidat. Pendant l’entretien, il se demande « quel serait son sentiment s’il était bloqué avec vous à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle en pleine tempête de neige pendant plusieurs heures ? »

Si la réponse à ces 3 questions est « oui », vous aurez réussi votre partie fit !

La structure typique du fit dans un entretien de Conseil en stratégie

La partie fit comprend 3 grandes parties.

Présentation du candidat

D’abord, la première question que vous posera le consultant sera toujours la même : « Pouvez-vous vous présenter ? ». Vous devez raconter les différentes étapes de votre parcours de manière structurée et cohérente (montrer que le parcours est construit avec une vraie ligne directrice), rationaliser vos choix professionnels et motiver votre envie de rejoindre le cabinet. Le candidat doit être synthétique (pas plus de 2 minutes), structuré (présenter de manière chronologique le parcours avec du lien et de la cohérence) et inspirant (avoir un bon « storytelling » pour donner envie de vous connaitre)

Motivations du candidat

Ensuite, le consultant vous questionnera sur vos motivations et choix personnels. Pour ces questions, vous devez exposer la rationalité et la trajectoire suivie derrière les principaux choix de votre parcours. Exemples de questions : Pourquoi cette école ? Pour quelles raisons voulez-vous faire du Conseil en stratégie ? Pourquoi ce cabinet ? Pourquoi ce stage ?, etc.

Parcours et expériences du candidat

Enfin, vous serez interrogé sur votre parcours et vos expériences. Pour cette dernière partie, on vous demandera de détailler des éléments marquants de votre CV qui peuvent intéresser le recruteur (cours suivi à l’école, précédents stages, expérience associative, etc.). Vous devez parler positivement de chaque expérience, être le plus précis et concret possible (exemple : bien détailler les missions réalisées pendant un stage)

Parfois, le consultant posera des questions additionnelles. Lesquelles ?

  • Des questions d’introspection et de réflexion sur soi. Exemple : Quels sont vos axes de progressions ?
  • Des questions sur votre comportement et compétences. Exemple : Donnez un challenge que vous avez eu à surmonté
  • Des mises en situation fictives pour évaluer votre créativité. Exemple : Si vous étiez MD du cabinet, quelles seraient vos 3 décisions les plus marquantes ?
  • Des questions peu conventionnelles pour vous sortir de votre zone de confort et tester votre imagination. Exemple : Comment planifier un dîner de Noël parfait ?

Par conséquent, c’est important de connaitre ces questions et de bien préparer vos réponses en amont pour être le plus à l’aise possible pendant l’entretien.

Le fit comme moyen de se différencier des autres candidats en Conseil en stratégie

Comment se différencier des autres ?

Montrer ses qualités pendant la partie fit

D’abord, sur le fond, vous devez démontrer que vous avez certaines qualités distinctives recherchées par les cabinets de Conseil en stratégie. Les plus importantes sont le leadership, le « personal impact » et « l’entrepreneurial drive ».

  • Pour le leadership. C’est votre capacité à travailler et impulser une dynamique au sein d’une équipe
  • Pour le « personal impact ». Le recruteur évaluera votre comportement face à un problème et comment vous allez trouver une solution
  • Pour « l’entrepreneurial drive ». Le recruteur cherchera à déterminer votre niveau d’autonomie et de prise de responsabilité

Pour plus de détails, vous pouvez lire notre article sur Êtes-vous fait pour le Conseil en stratégie ?.

La structure des réponses pendant le fit

Ensuite, les consultants recherchent des candidats structurés. Nous conseillons d’adopter la « méthode STAR » qui permet de parler de ses expériences de manière concise, en donnant les informations clés et en illustrant chacune avec des exemples concrets pour montrer votre impact ou les résultats atteints Comment faire ? Pour chaque question (surtout celles liées à vos expériences), vous devez adopter la structure suivante en 4 étapes :

  1. Situation. Décrire le contexte de l’expérience afin de donner une vision globale
  2. Tâches. Expliquer le périmètre de l’expérience, en listant les missions, les tâches et objectifs
  3. Actions. Détailler les initiatives que vous avez menées pour réaliser la tâche
  4. Résultats. Souligner votre impact personnel et les compétences développées

Par exemple, si le consultant vous demande de « raconter une fois où vous avez été dans une situation de conflit », Voici comment vous pourriez répondre :

  1. Décrire la situation. « Je vais vous raconter l’histoire où j’ai résolu un conflit avec mon manager. Il s’agissait d’un problème de [xxx]. Souhaitez-vous que je vous raconter cette histoire ? »
  2. Mentionner la tâche. « Je travaillais sur une mission pour un producteur de sucre qui souhaitait évaluer son plan stratégique. Nous avions 8 semaines pour vérifier qu’il n’y avait pas de marge d’amélioration sur le plan initialement réalisé par les équipes internes. J’étais responsable du stream France »
  3. Parler de l’action réalisée. « Lors d’une réunion avec mon manager, j’ai présenté 3 actions qui me semblaient pertinentes pour le client : sur les revenus, les coûts et l’investissement »
  4. Parler du résultat obtenu. « A la fin de la mission, le client était pleinement satisfait et il a mis en place des streams supplémentaires par rapport à son plan initial qui ont permis une augmentation de sa rentabilité ».

Les attitudes à montrer pendant le fit

Enfin, les cabinets de Conseil en stratégie valorisent certaines attitudes chez les candidats. Vous ne devez certainement pas adopter une posture fermée. Au contraire, il faut montrer que vous êtes content d’être là et garder le sourire pendant tout l’entretien. C’est de cette manière que vous allez inciter les consultants à vouloir davantage vous connaitre et surtout travailler avec vous sur leurs prochaines missions.

Vous souhaitez décrocher un stage ou CDI en Conseil en stratégie ?

Le fit est une partie importante de l’entretien en Conseil en stratégie. Pour le préparer au mieux, vous devez à la fois bien vous connaitre, avoir une bonne culture du secteur et maîtriser les particularités du cabinet dans lequel vous postulez. Si vous souhaitez en apprendre plus sur la partie fit, vous retrouverez notre cours sur le Fit pour les cabinets de Conseil.

Pour aller plus loin, retrouvez notre épisode de “Choose Your Career” avec Achraf, Senior Manager chez Bain:

Au-delà du fit, c’est votre préparation globale qu’il faut optimiser. Pour cela, Training You est la première plateforme française de préparation aux entretiens en Conseil en stratégie, avec : +50 heures de formation, +170 études de cas résolues en live au format vidéo (dialogue entre le candidat et son interviewer), 14 fiches secteurs, 17 fiches cabinets et une série de podcasts exclusifs avec des consultants.

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Candidatures, Fit, Etude de cas : Méthodologie, Etude de cas : Entraînement, Compétences pratiques, Annexes
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Préparation
La lettre de motivation pour décrocher un stage en Conseil en stratégie

La lettre de motivation est importante pour obtenir un entretien dans un cabinet de Conseil en stratégie. Dans cet article, nous vous proposons d'abord des conseils pour la rédiger puis des modèles de lettres de motivation qui ont passé les screenings pour des tops cabinets de conseil. Le format de la lettre de motivation pour le Conseil en stratégie D'abord, vous devez faire attention au format de la lettre de motivation : Ecrire en une page maximum Utiliser la même police dans tout le document Faire attention à la taille de la police Harmoniser les espaces entre les lignes ou les paragraphes Veiller à ne commettre aucune faute d’orthographe En effet, la rigueur des candidats est un critère important pour les recruteurs dans les cabinets de Conseil en stratégie. Et les petites typos qui se glissent dans votre lettre de motivation envoient un signal négatif au recruteur : vous ne vous relisez pas ! Par conséquent, cela génère dès ce stade du process de recrutement un doute sérieux sur votre capacité à évoluer dans le secteur. Souvenez-vous aussi que certains cabinets de Conseil en stratégie utilisent des logiciels d’IA pour parcourir les CV et lettres de motivation. Ceux qui présentent ce type d’erreurs ne sont tout simplement pas gardés. La structure de la lettre de motivation pour le Conseil en stratégie Ensuite, il est important de bien structurer votre lettre de motivation. En haut à gauche, vous avez généralement un entête qui reprend les principales informations sur vous (nom, prénom, mail, adresse postale, téléphone). Au milieu, vous pouvez indiquer l’intitulé du poste pour lequel vous postulez. Puis, le cœur de la lettre se décompose en 4 paragraphes : 1) « Présentez-vous » Le premier paragraphe est très court et doit simplement vous présenter. Exemple : « Je m’appelle Antoine Durand et je suis actuellement étudiant en M1 dans le PGE de l’ESSEC. Je suis particulièrement motivé pour débuter mon stage au sein de votre équipe à partir de juillet 2023. ». 2) « Pourquoi ce cabinet de Conseil en stratégie ? » Le second paragraphe doit répondre à la question « Pourquoi ce cabinet ? ». Vous devez donner un ou plusieurs arguments qui vous motivent à rejoindre le cabinet. Avec pour chacun d'entre eux un exemple précis. Les arguments n’ont pas nécessairement à être originaux. C’est quand même compliqué de se démarquer sur une question aussi basique ! Par contre, les exemples sont utiles pour ramener les arguments généraux à votre situation particulière (votre parcours, votre projet, etc.). C’est donc très important de soigner cette partie. Exemple : « Après avoir échangé avec les équipes de votre groupe à plusieurs reprises, je me suis senti proche de l’ADN de votre société. À travers ses récents lancements, je retrouve pleinement la fibre digitale et entrepreneuriale que j’ai développé durant mon parcours. ». 3) « Pourquoi vous ? » Le troisième doit répondre à la question « Pourquoi vous ? ».  À ce stade, l’enjeu est de vous vendre de la manière la plus pertinente possible. Objectif ? Convaincre le lecteur que vous êtes le mieux placé pour ce poste. Encore une fois, vous devez mentionner un ou plusieurs arguments avec pour chacun d'entre eux un exemple. Cela peut être : Le suivi d’un cours lié au Conseil en stratégie à l’école (qui vous a littéralement passionné) Un premier stage Une expérience associative en lien avec le secteur Des discussions avec des consultants (qui ont affirmé votre motivation) Etc. C’est important de donner le plus de contexte possible et de personnaliser vos exemples selon l’entreprise dans laquelle vous postulez. Exemple : « Mon expérience entrepreneuriale me rappelle sans cesse que travailler en équipe nécessite des qualités humaines fortes et mon esprit fédérateur y est particulièrement apprécié. » ou  « Ces stages exigeaient une rigueur de tous les instants que je mettrai en exergue auprès des clients de votre société. ». 4) « Expliquez plus en détail votre motivation » Le quatrième paragraphe est assez court. C’est seulement une phrase de conclusion dans laquelle vous sollicitez l’entretien afin d’expliquer plus en détails votre motivation. Exemple : « Ce sont mes compétences acquises durant mes deux dernières expériences professionnelles ainsi que toute mon énergie et ma motivation que je souhaite désormais mettre au service des clients de votre cabinet. ». Modèles de lettres de motivation en Conseil en stratégie Voici deux exemples types de lettres de motivation qui ont passé les screenings de tops cabinets de Conseil en stratégie ! N'hésitez pas à vous en inspirer pour réaliser la vôtre.   Enfin, veillez à ne pas vous tromper de nom d’entreprise dans la lettre. Alors, relisez-vous bien avant d’envoyer ! Et toujours au format PDF. Cela fait bien plus professionnel qu’un Word en pièce jointe d’un mail. Pour conclure, la lettre de motivation doit susciter la curiosité du lecteur pour vous rencontrer. Il faut donc en dire assez pour lui donner envie de vous voir. Mais pas trop pour en laisser pour l’entretien. Car c'est son principal objectif : passer les screenings ! Après, il faudra passer et réussir l'entretien. Et pour cela, c’est important d’être bien préparé. Au-delà de la qualité de votre dossier de candidature (dont fait partie la lettre de motivation), c’est bien votre préparation qui fera la différence ! Vous voulez débuter votre carrière en Conseil en stratégie ? C’est difficile d’intégrer un prestigieux cabinet. Pour réussir, il faut être très bien préparé. 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Par Training You

4 min de lecture

Entreprise
3 raisons d’intégrer un MBB : McKinsey, BCG et Bain

Acronyme pour désigner McKinsey & Company, Boston Consulting Group (BCG) et Bain & Company, le terme MBB désigne les 3 plus prestigieux cabinets de Conseil en stratégie au niveau mondial. Mais pourquoi intégrer un MBB ? Cet article vous présente les 3 raisons qui motivent le plus les étudiants et jeunes diplômés à postuler pour ces cabinets. 1) Les MBB sont un accélérateur de carrière tourné vers l’international Choisissez le cabinet qui vous correspond Chaque cabinet possède son histoire, sa culture et son expertise propre. Même si les 3 cabinets sont généralistes, ils ont développé quelques spécialisations. D'abord, McKinsey est historiquement davantage spécialisé sur des missions de profitabilité et de réductions des coûts. Ces projets intègrent souvent un aspect opérationnel fort. Chez McKinsey, le jeune consultant visite régulièrement les usines du client pour constater les problèmes opérationnels et les perspectives d’amélioration. Ensuite, le BCG est le spécialiste des missions de croissance et d’innovation (avec le BCG X, sa nouvelle marque dédiée à ces sujets). Enfin, Bain & Company réalise beaucoup de due diligences dans le cadre d’opérations M&A et de prises de participation des fonds de Private Equity. Ceci étant dit, les MBB se positionnent tous sur un nombre varié de missions dans différents secteurs ou fonctions pour apporter de la diversité aux consultants et diversifier les sources de revenus. Alors dans ce contexte, comment se spécialiser ? Devenez expert de votre domaine au sein du cabinet A votre arrivée, vous serez certainement confronté à des problématiques variées. Mais au fil du temps, il est important de vous spécialiser pour se démarquer des autres consultants. Les 3 MBB sont segmentés en différentes practices, à la fois fonctionnelles et sectorielles. Quand ils deviennent plus senior, les consultants peuvent être spécialisés dans : Une fonction. Exemple : croissance, pricing, réduction de coût, M&A / Private Equity, etc. Un secteur. Exemple : assurance, transports, énergies, santé, biens de consommation, etc. Aucune inquiétude. Au début de votre carrière, vous serez encadré par une équipe de consultants seniors qui disposent d’une excellente culture business sur chaque fonction et secteur. Avec cet encadrement, vous n’aurez aucun mal à acquérir des compétences et progressivement devenir un expert dans votre domaine. Voyagez à l’international au rythme des missions Travailler dans un MBB, c’est aussi renforcer votre profil international ! McKinsey, BCG et Bain possèdent chacun des bureaux à l’étranger. Ils réalisent régulièrement des missions avec des entreprises étrangères ou plus simplement sur des sujets liés à l’international. Par exemple, chez McKinsey, la culture internationale est très forte. Le cabinet donne volontairement une très forte exposition à l’international à ses jeunes consultants. Et il n’est pas rare – même très courant – de devoir prendre le premier avion pour réaliser une mission à l’étranger quand on travaille en tant que junior chez McKinsey. La question qui en découle est alors la suivante : faut-il rejoindre le bureau de Paris ou un bureau dans un autre pays où est présent le cabinet ? Postulez à Paris ou dans un bureau à l’international selon vos aspirations Chacun des MBB est présent à la fois en France et dans d’autres pays en Europe, Afrique, Moyen-Orient et autres. Le choix du bureau dépendra en réalité de vos aspirations personnelles, de vos objectifs et de vos préférences ! Prenons l’exemple de McKinsey qui est très présent en Afrique. Si vous souhaitez travailler sur des sujets liés à l’Afrique, vous devez prioritairement postuler au bureau de Casablanca. En effet, les consultants de McKinsey basés à Casablanca réalisent presque exclusivement des missions en Afrique. Par exemple : Accompagner un gouvernement dans la mise en place d’un programme de vaccination des enfants Aider à la mise en place de grandes infrastructures au service de la population d’un pays, telles que les réseaux de transports routiers, ferroviaires ou encore les aéroports Soutenir la création de programme d’éducation pour les enfants ou les femmes dans certains pays Ainsi, avec ce type de missions, vous allez beaucoup apprendre sur l’Afrique, forger une spécialisation et mettre en avant un profil très international. 2) Des missions en poste stimulantes chez les MBB Découvrir le rôle du consultant junior au sein d’un MBB Dans un MBB, le consultant junior est responsable d’un ou plusieurs streams d’analyse. Qu’est-ce qu’une analyse ? Le terme « analyse » est utilisé en Conseil en stratégie lorsqu’un client vous demande de répondre à une problématique. Voici les différentes étapes d’une analyse : Rechercher les informations pertinentes (chez le client ou dans le domaine public) Compiler ces informations Analyser les informations Faire des recommandations (généralement sous la forme de slides sur PowerPoint ou de modèles sur Excel) Chaque mission d’un cabinet de Conseil en stratégie inclut une parte analytique. Et c’est le junior qui est en première ligne ! Par exemple : Faire un Business Plan dans le cadre d’un plan de croissance ou d’un plan de réduction des coûts Analyser un marché dans le cadre d’un projet d’internationalisation d’une entreprise dans un nouveau pays Calculer des synergies dans le cadre d’une transaction M&A Comprendre la journée type du consultant junior dans un MBB La journée type n’existe pas ! Oui, comme dans beaucoup de métiers… Le consultant junior a l’occasion de travailler sur des missions très variées. Cependant, nous pouvons essayer pour l’exercice de recréer une journée classique qu’un jeune consultant pourrait vivre chez McKinsey, au BCG ou chez Bain. Ainsi : 1) Dans la matinée Relire les travaux de la veille pour être certain de ne pas avoir commis d’erreurs (surtout quand la journée s’est terminée un peu tard…) Travailler sur ce qui n’a pas pu être finalisé la veille Réaliser un tour de table avec l’équipe « Check in » pour discuter de ce qui a été fait la veille, de ce que vous comptez faire dans la journée et des points de blocage potentiels du jour Faire les rendez-vous clients pour collecter et/ou demander des informations selon vos missions du moment 2) Dans l’après-midi Collecter et/ou demander des informations selon vos missions du moment Assister à des sessions de problem solving (réunions avant les rendez-vous clients pour relire et revoir la structure votre présentation avec des seniors afin de vérifier que tout a bien été anticipé) Participer aux rendez-vous clients Réaliser un tour de table avec l’équipe « Check out » pour faire le debrief de la journée (environ vers 18h-20h) 3) Dans la soirée Travailler après le « Check out » (selon les urgences) pour délivrer les travaux dans les délais impartis. Dans un cabinet de Conseil en stratégie, le client est toujours prioritaire. Ainsi, lorsque qu’il revient vers vous avec une requête (appelé dans le monde du conseil « un push »), il est nécessaire de travailler et restituer dans les temps même si cela doit empiéter sur votre temps personnel (le soir ou le week-end) Respecter un équilibre entre la vie professionnelle et personnelle Pour rebondir sur le temps personnel, il est temps d’aborder le sujet du work life balance. Dans un cabinet comme McKinsey, BCG ou Bain, les premiers mois peuvent paraître difficiles. Les journées sont longues. Le travail est exigeant. Et il est fréquent de sortir du cabinet après 22h le soir. N’ayez pas peur ! Au contraire, cela évoluera avec le temps. Vous allez prendre vos marques, gagner en efficacité et mieux gérer ces situation avec le temps. Pour vous aider, voici 3 manières de faire : 1) Varier les missions Certaines missions (croissance, plan stratégique) sont plus longues et prenantes que les autres. Au début, c’est difficile d’y échapper ! Mais après quelques mois, vous pourrez potentiellement manager votre staffing et vous positionner sur des missions plus courtes. Et ainsi connaître des journées un peu moins denses… 2) Emettre une objection lors de l’acceptation des missions Avant l’acceptation des missions, une réunion d’équipe est généralement organisée au sein du cabinet. Pendant celle-ci, il est possible de mentionner certaines contraintes personnelles, par exemple un créneau réservé dans la semaine. Attention, vous ne pourrez pas le faire tout le temps ! 3) Se déconnecter du cabinet pendant votre temps libre Enfin, nous vous conseillons de prévoir des espaces temps sans ouvrir votre téléphone ou votre ordinateur professionnel afin de déconnecter pleinement de l’entreprise. Cela vous permettra de vous ressourcer auprès de vos proches ou pratiquer des activités loisirs. Ainsi, vous reviendrez au cabinet en pleine forme, avec l’esprit plus clair et reposé. 3) Des exits intéressants après un passage en Conseil en stratégie dans un MBB Bonne nouvelle, les exits potentiels après une première expérience en Conseil en stratégie sont vraiment intéressants ! Surtout, un passage dans un MBB vous donnera toutes les armes pour accéder à certains postes très stimulants ! Lesquels ? Tout dépend de vos appétences et compétences acquises pendant les missions (et c’est pourquoi il est judicieux de bien les choisir !). Vous pourrez par exemple travailler dans : Une entreprise du secteur de la finance (fonds de Private Equity, fonds de Venture Capital, banque d’affaires, etc.) Une startup, sur des postes de management avec une forte responsabilité opérationnelle Une grande entreprise industrielle (exemple : Total, EDF, Veolia) selon votre spécialisation sectorielle et les missions que vous aurez réalisées potentiellement pour ces clients du cabinet Pour en savoir plus, vous pouvez lire notre article Les 1 001 débouchés du consultant : que faire après une carrière dans le Conseil en stratégie ?. Vous souhaitez décrocher un stage ou un CDI en cabinet de conseil en stratégie dans un MBB ? Décrocher un stage ou CDI dans un MBB est difficile. Pour y arriver, c’est important d’être bien préparé. Depuis 2019, Training You a accompagné plus de 8 000 étudiants qui travaillent aujourd'hui dans les plus grandes entreprises en Corporate Finance et Conseil en stratégie. Nos Packs en ligne en Conseil en stratégie contiennent plus de 50 heures de formations : cours sur chaque étape des process de recrutement, +170 études de cas résolues en live par des consultants, fiches sur les secteurs, fiches sur les cabinets, podcasts exclusifs avec des consultants. Vous souhaitez optimiser votre préparation ? C'est avec Training You ! Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Training You

7 min de lecture

Préparation
10 erreurs à éviter dans les entretiens en Conseil en stratégie

Si vous passez des entretiens en Conseil en stratégie, il faut nécessairement éviter certaines erreurs. Le Conseil en stratégie est réputé pour ses raisonnements souvent contre-intuitifs. Pourquoi ? Parce que le conseil étudie nécessairement le marché. Or, le marché lui-même est parfois irrationnel (cf. la théorie de « L’Exubérance Irrationnelle » du prix Nobel d’économie en 2013 Robert Schiller !). Prenons deux exemples emblématiques de raisonnement contre-intuitif qui s’appliquent au Conseil en stratégie : La loi de Pareto. Elle stipule que 80% des résultats proviennent de 20% des causes ! Ce qui peut paraitre surprenant… Les stratégies de réduction de coût de McKinsey. Le cabinet s’est érigé en véritable pionnier dans ce domaine ! En effet, dans le sillage du fordisme au début du 20ème siècle, McKinsey propose à ses clients de rationaliser leurs effectifs. Cette hypothèse était contre-intuitive pour l’époque, puisque les salariés étaient considérés comme une force de production ! Dans cet article, nous allons aussi procéder de façon contre-intuitive. Au lieu de préconiser les meilleures pratiques en entretien, nous allons vous mettre en garde contre les écueils à éviter ! Voici le top 10 des erreurs à éviter pour immédiatement augmenter votre compétitivité en entretien. 1) Mauvaise usage d’un framework (1/2) – Expliciter On ne le répétera jamais assez. Il est fortement déconseillé de mentionner le nom du framework que l’on utilise pendant un cas. En effet, l’apprentissage des frameworks est considéré comme étant le « b.a.-ba » de toute préparation aux entretiens de Conseil en stratégie. Ainsi, évoquer le nom d’un framework pendant l’entretien équivaut pour un élève en Maths Sup’ à expliciter le recours aux tables de multiplication pour effectuer un vulgaire « 7 x 8 »… Au contraire, il faut utiliser les frameworks et autres outils conceptuels comme des supports, en les adaptant au cas donné par le recruteur. Par exemple, ne faites pas mentions des « 3C » ou des « 4P ». Pour vous aider, la plateforme Training You propose de vous familiariser avec les principaux frameworks, qui sont tous passés au crible par un consultant du BCG mais sans les reprendre tel quel ! 2) Mauvaise usage d’un framework (2/2) – Calquer La valeur ajoutée du consultant réside notamment dans sa manière de segmenter le problème. Par conséquent, vous imaginez que le fait de « calquer » une structure existante en entretien transmet un bien mauvais signal. D’abord, pendant votre préparation, vous devez créez vos propres frameworks au fur et à mesure des cas que vous traitez Ensuite, le jour J, vous devez vous inspirer d’un framework existant (le cas échéant), mais surtout l’adapter pour aboutir à une structure sur mesure pour votre cas. Cette structure est original et ne doit pas pouvoir s’appliquer à d’autres cas. Sinon, révisez en urgence votre plan initial ! 3) Dress-code inadapté pour des entretiens en Conseil en stratégie Maîtrise des codes et sobriété sont vos maîtres-mots. La tenue idéale pour vos entretiens de Conseil en stratégie s’inspire directement de celle des consultants. Pour les femmes. Optez pour un tailleur (ou une tenue légèrement plus souple, par exemple une jupe de longueur adaptée) et une chemise cintrée. De plus, misez idéalement sur des couleurs sobres : gris anthracite, bleu marine ou noir pour le tailleur et blanc pour la chemise Pour les hommes. Adoptez le traditionnel costume-cravate, simple et efficace ! Ne prenez aucun risque : éloignez-vous des artifices et optez pour un costume cintré gris anthracite, bleu marine ou noir, avec une chemise blanche et une cravate sobre (par exemple bleu marine) La bonne tenue pour les entretiens est celle qui vous permet au mieux de transmettre votre message. Privilégiez donc des tenues classiques, faisant l’unanimité, qui ne vous trahiront pas le jour J. 4) Langage non verbal inapproprié aux entretiens en Conseil en stratégie Vous devez maîtriser votre langage non verbal pour montrer au recruteur l’étendue de votre professionnalisme ! De quoi s’agit-il ? La voix. Maîtrisez votre débit en espaçant vos mots, articulez convenablement et parlez suffisamment fort pour être entendu distinctement Le « body language ». Installez vous bien assis sur votre chaise, les pieds ancrés dans le sol et les mains sur la table. Le dos reste droit et les épaules ne doivent pas être recroquevillées. En général, vous devez éviter les mouvements « parasites » avec vos mains Le regard. Adoptez un regard franc et chaleureux lors de votre rencontre avec le recruteur. Pendant l’entretien, il est neutre et appliqué. Surtout, n’oubliez pas que l’entretien simule une interaction avec un client réel. Il faut donc toujours rester professionnel L’expression faciale. Veillez à rester professionnel en toutes circonstances et évitez de montrer un visage trop crispé, même si l’anxiété vous gagne. Même si les micro-expressions sont difficiles à maîtriser, vous devez rester le plus neutre possible 5) Oublier la posture du consultant pendant les entretiens en Conseil en stratégie Soumis aux plus hauts standards, le consultant adopte en chaque instant et dans tous les contextes une posture irréprochable. Premièrement, n’oubliez jamais les règles de bienséances. Vous devez vous asseoir après le recruteur, garder votre veste (sauf exception) et ne pas vous mettre « trop à votre aise » ! Deuxièmement, prévoyez de quoi prendre des notes. Le candidat bien préparé anticipe. Il emmène avec lui une dizaine de feuilles blanches, un stylo bleu et un stylo rouge. Cela sera déjà un bon point de départ ! Troisièmement, gardez un professionnalisme de vigueur en toutes circonstances. Même si votre résistance au stress est mise à mal, vous devez rester concentré et disponible. Il s’agit, encore une fois, d’une simulation 6) Percevoir des pièges partout En situation de stress, de simples questions peuvent se transformer en pièges apparents. Et de simples calculs deviennent de véritables casse-têtes ! Cela étant dit, n’oubliez pas les éléments suivants : Le recruteur est là pour vous aider, avant toute autre chose ! Les pièges perçus sont souvent amplifiés par votre stress ou une mauvaise compréhension du cas. Si vous avez des doutes sur l’énoncé, demandez poliment au recruteur de répéter et ne prenez aucun risque inutile ! Cependant, si vous commettez plusieurs erreurs répétées, il est possible que le recruteur vérifie votre niveau de compréhension globale du cas. Dans cette situation, ne confondez pas questions « simples » et pièges Il faut garder votre sang froid en toute situation. Avec le stress, notre esprit peut devenir notre pire ennemi ! Pour anticiper le maximum de pièges possibles (structure, calculs, analyses de graphique), vous pouvez réviser avec  la bibliothèque de +170 cas corrigés en vidéos sur la plateforme Training You. 7) Paraître naturel dans les entretiens en Conseil en stratégie Souvent, en entretien, le stress empêche un comportement authentique et naturel. Cependant, les missions du consultant sont souvent propices au stress. Donc un candidat déjà anxieux en entretien préfigure un collaborateur peu rassurant une fois staffé sur un projet ! De plus, l’exercice comporte une dimension artificielle. Mais le recruteur en face de vous reste avant tout un humain. Il faut créer du lien et viser une excellente entente avec votre potentiel futur collègue ! En général, il faut éviter de se perdre dans l’aspect artificiel de l’entretien en Conseil en stratégie. C’est essentiel d’établir un excellent contact humain avec votre recruteur, en plus de votre performance en « fit » et en « cas » 8) Demander beaucoup, donner peu On entend souvent parler d’extra-mile dans le conseil, tant en termes de « delivery » qu’au niveau des horaires, ou encore sur le plan du service client. Ainsi, en entretien, essayez de viser l’efficience dans vos interventions. Pour réussir votre cas en posant le moins de questions inutiles possibles : Limitez-vous aux informations pertinentes pour comprendre le cas (questions de clarification) et résoudre le cas (questions d’analyse) Ne vous contentez pas du minimum, soyez toujours force de proposition sur la forme (idées structurées) et sur le fond (business sense) 9) Effectuer un contre-sens Vous n’êtes pas censé tout connaître en arrivant aux entretiens. Toutefois, l’une des pires choses qui pourrait vous arriver serait de commettre un contre-sens. Et ceci pour plusieurs raisons. D'abord, vous vous distinguez négativement par rapport aux candidats qui n’en commettent pas. Puis, le recruteur s’imagine immédiatement à vos côtés face à un client réel. Mauvais effet garanti ! Enfin, la profession est parfois décriée pour son manque d’expertise tangible. Il n’y a donc rien de pire que de révéler une incompréhension via un contre-sens, qui entraînerait potentiellement pour le cabinet, en mission réelle, la perte de ce client. 10) Rater le test de l’aéroport pendant les entretiens en Conseil en stratégie Aussi, il ne faut surtout pas échouer au « test de l’aéroport ». Le consultant se posera la question suivante : « Est-ce que je passerai un bon moment avec cette personne si mon avion est retardé de plusieurs heures ? ». Non seulement, il faut respecter le point #7 (rester naturel), mais aussi offrir l’image d’un candidat sympathique ! Le test de l’aéroport est célèbre dans le conseil. Il reflète votre niveau de « fit » et plus simplement l’envie du recruteur de travailler avec vous par la suite Un bon candidat réussit l’étude de cas et le fit. Un excellent candidat donne également envie au recruteur de devenir son ami ! Inconsciemment, le recruteur scrute sans cesse un ratio clé lors de votre entretien : votre capacité à « délivrer » par rapport à votre niveau de sympathie global. En d’autres termes, le candidat idéal est sympathique et excellent ! Sur la plateforme Training You, vous retrouverez un cours complet sur le fit en entretien réalisé par un consultant de McKinsey, qui vous donne toutes les clés pour réussir cette partie du process de recrutement. Pour conclure, avant de chercher à se distinguer brillamment, le plus important en entretien est d’éviter les erreurs les plus courantes, tant sur le fond que sur la forme. Pendant vos études de cas « blanches », vérifiez si vous échappez à ces écueils en demandant à votre « case buddy » un avis critique. Listez aussi vos principaux écueils. Et trackez vos progrès en adressant en priorité les « pain points » de cette liste. Vous préparez les entretiens en Conseil en stratégie ? Les écueils sont parfois difficiles à percevoir par de simples « case buddy », qui peuvent manquer de recul par rapport à un consultant qui a une « approche terrain ». A cet effet, Training You vous propose des entretiens individuels avec des consultants expérimentés et réputés pour leur pédagogie afin de passer au peigne vos axes d’amélioration et surtout rester au plus près des attentes des cabinets de vos rêves ! Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Elyas Hamadache

7 min de lecture