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Corporate Development : comprendre le M&A stratégique au cœur des entreprises

Par François Thiré Lacault

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9 min de lecture

Le Corporate Development, parfois appelé Corporate M&A, est l’un des métiers les plus stratégiques d’un grand groupe. Pourtant, il reste largement méconnu des étudiants et jeunes diplômés. Beaucoup l’associent à une simple version “interne” du M&A.

C’est une idée fausse.

Le Corporate Development est bien plus large, plus stratégique, plus complet. C’est le métier qui pilote la croissance d’une entreprise, façonne son portefeuille d’activités et prépare sa trajectoire à long terme.

Dans cet article, vous trouverez :

  • Une explication claire du métier

  • Les missions

  • Les compétences clés

  • Les différences avec M&A et stratégie

  • Les salaires

  • Les sorties

  • Comment décrocher un poste

  • Comment réussir les entretiens

  • Un tableau comparatif complet

1. Corporate Development : un rôle stratégique au centre du M&A interne

Le Corporate Development est la fonction qui pilote : les acquisitions, les cessions, les carve-outs, les joint-ventures, les alliances stratégiques et l’intégration post-acquisition. C’est un métier hybride, à la croisée de la stratégie, du M&A, des opérations et de la finance.

Contrairement aux banques d’affaires, centrées sur la transaction financière, les équipes Corporate Development prennent en charge tout le cycle stratégique :

  • Définir la vision et les axes de croissance du groupe

  • Identifier les meilleures cibles

  • Construire le Business Plan

  • Négocier l’opération

  • Coordonner les due diligences

  • Intégrer l’acquisition

Leur impact est direct : une décision peut changer la trajectoire d’un groupe pendant 10 ou 20 ans.

2. Sourcing stratégique : l’art de repérer la bonne cible au bon moment

Avant de parler de négociations ou de due diligence, il faut trouver la bonne entreprise. Les équipes Corporate Development réalisent une veille permanente :

  • Cartographie des concurrents

  • Analyse des tendances sectorielles

  • Suivi des innovations

  • Repérage des startups émergentes

  • Identification des acteurs à fort potentiel

Exemples concrets : LVMH cartographie les marques premium mondiales pour repérer les “gems” avant ses concurrents. Airbus surveille technologies et sous-traitants stratégiques. Doctolib repère des logiciels médicaux pour renforcer sa plateforme.

C’est un travail analytique, stratégique et structurant.

3. Exécution du deal : l’étape la plus intense du métier

Lorsque la bonne cible est identifiée, tout s’accélère.

La phase d’exécution

L’équipe Corporate Development entre dans une phase d’exécution où chaque décision compte. Elle commence par réaliser une pré-analyse stratégique, évaluer les synergies potentielles, construire les hypothèses du Business Plan et préparer les premières estimations de valorisation.

Vient ensuite la coordination des due diligences, un travail mené avec les Big 4, les avocats, les consultants spécialisés et l’ensemble des fonctions internes. L’équipe participe également aux négociations et prépare les présentations au Comex ou Board, qui devront valider l’opération.

Le Corporate Development agit comme un véritable chef d’orchestre : finance, juridique, IT, RH, stratégie, Supply Chain, opérations… Toutes les directions sont impliquées. Et aucune ne peut avancer sans sa coordination. Par exemple, lorsqu’un groupe industriel rachète un fournisseur clé, il faut aligner les enjeux de production, de qualité, de logistique, de ressources humaines, de systèmes d’information et bien sûr de finance. C’est précisément le rôle du Corporate Development de maintenir cette cohérence et de faire en sorte que chacun travaille dans la même direction.

La relation avec les banques d’affaires : un partenariat structurant

Lorsque l’entreprise mandate une banque d’affaires pour l’accompagner, les interactions entre les équipes Corporate Development et les équipes M&A deviennent centrales. Chaque partie joue un rôle distinct mais complémentaire.

La banque apporte son expertise sur l’analyse de marché, les comparables de transactions, le positionnement concurrentiel de la cible, la structuration du process, la conduite des négociations et la gestion du calendrier.

Le Corporate Development conserve la maîtrise stratégique du deal : c’est lui qui définit l’intérêt industriel de l’acquisition, valide les synergies, challenge les hypothèses financières, oriente les analyses de la banque et présente les décisions à la direction générale.

En pratique, la banque prépare les analyses… mais c’est le Corporate Development qui tranche.

  • La banque gère les discussions tactiques… Mais c’est le Corporate Development qui fixe la stratégie et les limites à ne pas dépasser
  • La banque construit le process… Mais c’est le Corporate Development qui porte la décision finale en interne
  • Les analystes M&A voient souvent l’entreprise “de l’extérieur”… Mais le Corporate Development, lui, comprend la réalité opérationnelle, les contraintes internes et les priorités stratégiques du groupe

C’est cette complémentarité qui permet aux deux équipes d’avancer efficacement, chacun avec sa vision et son expertise.

4. Post-Merger Integration : là où se crée (ou se détruit) la valeur

Contrairement au M&A externe, le travail ne s’arrête pas au closing. La création de valeur dépend de l’intégration post-acquisition. Les équipes Corporate Development pilotent : la fusion des équipes, l’intégration IT, la gouvernance, les synergies opérationnelles, la stratégie produit et le suivi des synergies à 12, 24, 36 mois.

60 à 70 % des acquisitions détruisent de la valeur. La raison : une intégration mal gérée. C’est pourquoi le Corporate Development joue un rôle crucial dans la réussite d’un deal.

5. Culture, rythme et quotidien du métier

Le rythme dépend des deals. Deux phases :

  • En deal : Semaines longues (50–70h), deadlines serrées et pression élevée
  • Hors deal : Analyses sectorielles, veille stratégique, Business Planning, échanges avec les BU

La culture du métier est particulière : ce sont de équipes petites souvent composées d’anciens banquiers M&A (avec au moins 3 à 5 d’expérience en banque d’affaires), qui travaillent en forte proximité avec le Comex. C’est un environnement idéal pour un profil analytique voulant comprendre un business en profondeur.

6. Salaires en Corporate Development (France, 2024–2025)

Niveau Salaire annuel total
Analyst 55–70k€
Associate 70–100k€
Manager 100–150k€
Director 150–250k€
Head of Corp Dev 250–400k€+

Le début de carrière est légèrement moins rémunéré que la banque d’affaires. Mais la trajectoire long terme est excellente, surtout si vous visez CFO ou DG. Attention, les recrutements en sortie d’école restent rares. Souvent, ces équipes recrutent des profils expérimentés (avec 3 à 5 ans d’expérience).

7. Sorties : un tremplin vers les postes de direction

Le Corporate Development est l’un des rares métiers qui ouvre naturellement la voie vers des responsabilités de haut niveau. Cela s’explique par la nature même du rôle : les équipes Corporate Development manipulent des décisions stratégiques, analysent des acquisitions majeures, dialoguent avec la direction générale et comprennent le fonctionnement interne d’un groupe dans toute sa profondeur. Cette exposition accélère leur progression et les prépare à des trajectoires rares sur le marché.

La sortie la plus fréquente se fait vers le Private Equity, un univers où l’expertise transactionnelle acquise en Corporate Development est particulièrement valorisée. Les fonds spécialisés (infrastructure, énergie, santé, tech) recrutent également régulièrement des profils issus de ces équipes, séduits par leur compréhension fine des Business Models et leur capacité à piloter un investissement au-delà de la simple modélisation financière.

Beaucoup rejoignent ensuite des équipes de Corporate Venture Capital, où ils utilisent la même logique d’analyse stratégique pour évaluer et accompagner des investissements minoritaires dans des startups. D’autres poursuivent une évolution interne naturelle : la filière financière. Le Corporate Development constitue en effet l’un des meilleurs tremplins vers des postes de Directeur Financier, grâce à la maîtrise des deals, de l’allocation de capital et de la relation avec le top management.

Le métier prépare également très bien aux rôles de Head of Strategy, où l’on coordonne la vision long terme du groupe, ainsi qu’aux fonctions de Direction de Business Unit, où il faut gérer un P&L, piloter des équipes opérationnelles et prendre des décisions stratégiques au quotidien. À un stade plus avancé, certains deviennent CEO de filiale, en particulier dans les groupes diversifiés ou très internationaux.

Enfin, une proportion non négligeable de professionnels choisit la voie entrepreneuriale : création d’entreprise, rachat de PME, lancement d’une activité, parce qu’ils ont appris à analyser un marché, décoder un business model et piloter un deal de A à Z.

En résumé, le Corporate Development façonne des profils capables de penser comme des investisseurs et d’agir comme des opérationnels, une combinaison très rare et très recherchée sur le marché du travail.

8. Corporate Development vs M&A vs Conseil en Stratégie

Voici un tableau clair pour comprendre les différences.

Critère Corporate Dev M&A banque Conseil en stratégie
Objectif Construire le futur du groupe Exécuter des deals Résoudre problèmes stratégiques
Horizon Long terme Court terme Moyen terme
Rythme Variable Très intense Intense
Missions Sourcing, négos, intégration Valorisation, DDR, marketing Marchés, croissance, organisation
Sorties CFO, PE mid cap PE large cap C-level, PE large cap

 

9. Comment entrer en Corporate Development ?

Accéder à un poste en Corporate Development demande un mélange de compétences financières, de compréhension stratégique et d’exposition concrète au monde des transactions. Les entreprises recherchent avant tout des profils capables d’analyser un business rapidement, de comprendre les enjeux industriels et de travailler de manière transversale avec des équipes très différentes.

Dans les faits, les candidats les plus régulièrement recrutés sont ceux qui disposent d’une première expérience forte en finance transactionnelle :

  • Les anciens stagiaires en M&A (que ce soit en banque d’affaires, en boutique ou en équipe interne) arrivent avec une maîtrise technique immédiate et une capacité à travailler sous pression, ce qui les rend particulièrement attractifs
  • Les juniors issus du Transaction Services, des équipes TS/Valuation des Big 4, ou encore du Restructuring sont également très appréciés car ils connaissent les due diligences, les analyses financières détaillées et les mécanismes comptables
  • Les cabinets de conseil en stratégie constituent une autre voie d’accès reconnue. Ces profils apportent une vision marché, une capacité de structuration et une compréhension profonde des Business Models, ce qui complète très bien le travail transactionnel
  • Les auditeurs performants des Big 4 parviennent également à se faire une place grâce à leur rigueur technique et à leur connaissance fine des états financiers
  • Enfin, certains analystes sectoriels (notamment en Equity Research) réussissent à intégrer ces équipes lorsque leur expertise sectorielle est un atout stratégique pour le groupe.

10. Comment réussir les entretiens Corporate Development ?

Les entretiens en Corporate Development évaluent avant tout votre maîtrise des fondamentaux du M&A et votre capacité à analyser rapidement un business. Les recruteurs cherchent des candidats capables de comprendre l’impact financier d’une acquisition et de raisonner comme un investisseur interne.

  • La partie la plus importante reste la technique. Vous devez connaître parfaitement les méthodes de valorisation, savoir construire ou challenger un DCF, comprendre les logiques de multiples, et être capable d’expliquer comment les synergies se traduisent concrètement dans un modèle financier. Les entreprises attendent également que vous maîtrisiez les mécanismes comptables liés à une acquisition : impact sur le P&L, le bilan, la trésorerie, et structure du financement
  • Les équipes testent ensuite votre capacité à analyser un secteur et à évaluer l’attractivité d’une cible : taille du marché, dynamique concurrentielle, solidité du Business Model. Ce raisonnement stratégique est indispensable pour juger si une acquisition est cohérente avec les priorités du groupe
  • Enfin, même si c’est moins mis en avant, vous devez montrer que vous comprenez les bases de l’intégration post-acquisition, notamment comment capturer les synergies opérationnelles ou anticiper les principaux risques d’intégration

Ces compétences techniques, financières et analytiques sont précisément celles que nous entraînons chez Training You à travers des modèles financiers, des études de cas M&A et des simulations d’entretien ciblées.

Conclusion

Le Corporate Development n’est pas un “M&A interne”. C’est un métier qui combine stratégie, finance et opérations, avec un impact direct sur l’avenir des entreprises. Pour les étudiants intéressés par le M&A, la stratégie corporate, la compréhension des business models et un rôle transversal au cœur des décisions, c’est l’un des meilleurs choix de carrière.

Et avec la bonne préparation, les opportunités sont nombreuses.

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De nombreux étudiants souhaitent travailler en Private Equity. Avant de mentionner les principaux arguments qui motivent les étudiants, il est utile de rappeler ce qu’est le Private Equity. Concrètement, le fonds de Private Equity a 4 activités principales : Recherche de financement auprès d’investisseurs particuliers et institutionnels pour constituer des véhicules d’investissement. Ces investisseurs sont les souscripteurs ou les « LPs » du fonds Investissement de cet argent dans des entreprises généralement non cotées qui correspondent à différents critères d’investissement (secteur, croissance, rentabilité, etc.) Gestion des entreprises rachetées qui font partie du portefeuille du fonds d’investissement. 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Raison #3 pour travailler en Private Equity : Développer ses connaissances techniques Le Private Equity est un métier très technique où le junior peut beaucoup apprendre. Ce n’est pas pour rien que les fonds d’investissement recrutent souvent des professionnels qui ont déjà une première expérience : M&A, Conseil en stratégie, Transaction Services, Leveraged Finance ou Venture Capital. Vous souhaitez vous tourner vers le Private Equity mais il vous paraît judicieux de décrocher un stage en amont dans ces domaines ? Réussissez vos entretiens avec notre formation en ligne complète par deux anciens banquiers de Lazard. Vous retrouverez de nombreux cours en ligne pour devenir un as en Private Equity mais également en Conseil en stratégie, Transaction Services, Leveraged Finance, Venture Capital et bien d'autres. Modéliser sur Excel D’abord, les juniors utilisent couramment Excel pour faire de la modélisation financière. En effet, le fonds doit souvent construire un Business Plan détaillé de la cible et faire une valorisation pour négocier les conditions d’entrée. Le plus souvent, le fonds de Private Equity déduit le prix d’acquisition en fonction d’un TRI cible et d’un certain niveau d’endettement qu’il peut utiliser pour financer l’opération. De plus, il faut modéliser le LBO pour faire des analyses de sensibilités selon les différentes hypothèses utilisées : levier financier, taux d’intérêt, remboursement de la dette ou encore le TRI ciblé par le fonds pour cette opération. Enfin, il faut suivre de manière très précise les principaux indicateurs de la cible pendant sa durée dans le portefeuille du fonds. Il est d'ailleurs possible pour vous de tout connaître de la modélisation financière avec Excel que ce soit pour votre première mission de stage en corporate finance mais également pour vos process de recrutement. Apprendre sur un secteur Ensuite, les juniors peuvent acquérir de solides connaissances sur un secteur en particulier, surtout si le fonds d’investissement a développé une expertise sectorielle. C’est par exemple le cas de Antin dans le secteur Infrastructure ou BlackFin pour les services financiers. C’est donc très important de bien connaitre le marché dans lequel le fonds investit. Par exemple, on peut demander à des candidats de réaliser des Market Sizings en entretien. Ce sont des questions souvent posées lors des entretiens en Conseil en Stratégie, mais bien plus rares en Corporate Finance. Pour vous entraîner aux Market Sizings, il est possible pour vous de rejoindre Training You et de suivre le cours Market Sizings pour comprendre toute la méthodologie ainsi que de bénéficier d'exemples corrigés. Egalement, vous profiterez d'études de cas Market Sizings corrigées sur la plateforme en ligne. Raison #4 pour travailler en Private Equity : Gagner un bon salaire Ce n’est pas une réelle surprise. Au même titre que les salaires en M&A, les professionnels du Private Equity gagnent bien leur vie. Et pour beaucoup d’étudiants, le salaire à la sortie de l’école représente une dimension importante de leur choix de carrière. Bien sûr, cela ne doit pas être la seule raison de rejoindre un fonds d’investissement. Mais c’est toujours un plus, surtout quand on travaille de longues heures. Concrètement, la rémunération dans un fonds d’investissement se compose de 3 parties : D’abord, le professionnel reçoit un salaire fixe Ensuite, il touche un bonus qui dépend de la performance globale du fonds de Private Equity sur l’année et de sa performance individuelle. Ici, on note que les bonus sont équivalents ou légèrement inférieurs à ceux que l’on peut percevoir en banque d’investissement Enfin, la partie la plus intéressante est le « carried interest ». Il correspond à une partie de la plus-value réalisée sur les investissements de l’année. Cependant, seuls les professionnels seniors reçoivent le « carried interest ». Et les juniors ne sont généralement pas invités à la table ! Ces salaires peuvent paraître impressionnants mais il faut préciser plusieurs points. D’abord, les données proviennent des fonds les plus importants. Dans certains fonds d’investissement plus petits, les salaires restent moins élevés. Mais l’équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle y est davantage respecté. Ensuite, les rémunérations dépendent de la performance annuelle du fonds d’investissement. Si le fonds ne performe pas, les parts variables de la rémunération sont plus faibles. Raison #5 pour travailler en Private Equity : Avoir des perspectives d'évolution Un début de carrière en Private Equity offre de fortes perspectives d’évolution. Les possibilités de sortie après quelques années au sein d’un fonds d’investissement sont nombreuses. D’abord, les professionnels peuvent être recrutés par des entreprises qui ont fait partie du portefeuille du fonds. Ils connaissent déjà bien le secteur et la société. Ils peuvent donc postuler à des postes de CFO ou en Business Development Ensuite, les professionnels peuvent créer leur propre entreprise De plus, ils peuvent rejoindre un autre fonds d’investissement qui travaille sur des marchés différents. Ex : fonds spéculatif, fonds de VC ou Family Office Enfin, certains professionnels sont recrutés par des cabinets de Conseil en Stratégie comme BCG, McKinsey ou Bain. En effet, ils ont acquis une forte expertise sectorielle après plusieurs années au sein d’un fonds d’investissement sectorisé Pour aller plus loin, retrouvez notre épisode de "Choose Your Career" avec Pauline François-Poncet (ex-Goldman Sachs), Investment Director chez MBO+, un fonds Private Equity dédié aux PME et ETI françaises:  Comment décrocher un stage en Private Equity ? 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Par Karim Maaizate

7 min de lecture

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5 raisons de travailler en M&A

Le M&A attire chaque année de nombreux étudiants et jeunes diplômés. Concrètement, le banquier M&A (« Mergers & Acquisitions ») conseille une entreprise dans le cadre d'une acquisition, fusion ou cession. Pour en savoir plus sur ce métier, n'hésitez pas à lire notre article Définition M&A qui lui est consacré. Mais pourquoi travailler en M&A ? Comment expliquer l’attractivité des grandes banques d'affaires comme Lazard, Goldman Sachs ou JP Morgan chez les étudiants et jeunes diplômés ? Dans cet article, on vous donne 5 raisons de débuter votre carrière en M&A. Raison 1 : Le M&A a une forte dimension stratégique En M&A, on intervient sur des sujets à forte valeur ajoutée. D'abord, le banquier M&A est au cœur des décisions stratégiques des entreprises. Il peut influencer sa direction future, en identifiant des opportunités de croissance, évaluant des acquisitions potentielles et recommandant des stratégies de création de valeur. Ensuite, le banquier M&A travaille à des moments clés de la vie de l'entreprise. Son quotidien est d'accompagner des dirigeants d'entreprise sur des sujets qui sont par nature en dehors de leur quotidien. En effet, ce sont des moments exceptionnels dans la vie de l'entreprise et du dirigeant. Réaliser une acquisition reste peu fréquent pour la majorité des entreprises. Céder son entreprise est presque unique. On le fait une fois (peut-être deux fois) dans sa vie. Et c'est parfois le fruit d'une vie de travail pour un entrepreneur ! Par conséquent, on saisit bien l'importance et le poids des conseils apportés par le banquier M&A dans ces moments précis. Cette capacité à façonner l'avenir des entreprises est très gratifiante sur le plan professionnel et personnel. David Salabi (fondateur de Cambon Partners) le précise bien dans le podcast Career Insights que nous avons réalisé avec lui, quand il compare ses débuts en audit et le M&A : « En terme de valeur ajoutée apportée, on est loin du conseil. Je me sentais trop loin de construire quelque chose, d'apporter quelques chose au client. On est dans le contrôle. On n'est pas dans l'apport de conseil ». Raison 2 : Le M&A expose sur des transactions complexes et variées En M&A, on a de la diversité dans son quotidien. Et la journée type n'existe pas ! D'abord, le banquier M&A intervient sur des transactions de nature très différente. Cela peut être des : Acquisitions. Il conseille un acquéreur qui veut acheter une entreprise (buy-side) Cessions. Il conseille le vendeur qui souhaite céder son entreprise (sell-side) Levées de fonds. Il conseille une entreprise qui cherche des financements Restructurations. Il conseille une entreprise qui souhaite assainir son bilan (ex : refinancement de la dette) Ensuite, le banquier M&A travaille sur des secteurs variés. En M&A, on conseille des entreprises qui évoluent dans des secteurs très différents (santé, éducation, biens de consommation, luxe, etc.). Même dans des équipes sectorisées comme TMT, cette diversité est possible : télécoms, médias, infrastructures, etc. Enfin, le banquier M&A se confronte à des problématiques diverses. Chaque client vient avec son histoire, ses objectifs et ses problèmes. En M&A, on peut travailler simultanément (car on a souvent plusieurs projets en même temps) pour un grand groupe de l'agroalimentaire qui veut acquérir l'un de ses concurrents dans un autre pays européens et la transmission capitalistique d'une PME industrielle dont le dirigeant fondateur souhaite prendre sa retraire. Ces deux projets sont très différents. Pourtant, le banquier d'affaires jonglera entre les deux pendant plusieurs semaines, peut-être plusieurs mois ! Raison 3 : Le M&A est très formateur à la sortie de l'école En M&A, on apprend beaucoup ! Dans peu d'autres métiers, la courbe d'apprentissage sera aussi forte et rapide. Pourquoi ? D'abord, le banquier M&A travaille beaucoup. Les journées sont longues et intenses. Par conséquent, la progression est plus rapide. Ensuite, le banquier M&A développe des connaissances et compétences riches. Premièrement, il développe de solides connaissances financières (ex : comptabilité, analyse financière, valorisation) et non financières (stratégie d'entreprise, droit, fiscalité, économie). Deuxièmement, il acquiert une forte maîtrise de certains outils (hard skills) couramment utilisés en poste. Les deux principaux sont PowerPoint et Excel. Quelques autres sont par exemple Factset, Bloomberg ou encore Eikon Refinitiv. Troisièmement, il développe des compétences comportementales (soft skills). Quelques exemples : La rigueur dans le travail. Il faut sans cesse rechercher l'excellence La résilience. C'est utile face aux longues journées de travail ou la pression des clients La communication (en français et anglais d'ailleurs). Par exemple, sur un sell-side, le banquier d'affaires est au centre d'un écosystème. Il parle à la fois à son client, aux acquéreurs potentiels et aux autres conseils (avocats, consultants, auditeurs, etc.). Raison 4 : Le M&A offre de nombreuses perspectives d'évolution Le M&A est une excellente porte d’entrée vers d’autres secteurs. La majorité des banquiers M&A exercent le métier sur une période relativement courte. Certains resteront et graviront les différents grades : Analyste, Associate, VP, Director et Managing Director. Beaucoup partiront après quelques années. Et parmi les évolutions classiques après une première expérience dans une banque d'affaires, on recense : Les fonds de Private Equity. C'est un exit très répandu du banquier M&A. On passe en buy-side, en rejoignant un fonds d'investissement Les Corporates. C'est un exit assez courant aussi. Le banquier M&A va travailler dans une entreprise après avoir acquis une expertise sectorielle pendant ses années en banques d'affaires ou travaillé avec cette entreprise sur un mandat Les start-ups. C'est de plus en plus fréquent. Les banquiers peuvent fonder leur propre entreprise (c'est d'ailleurs l'histoire de Training You) ou rejoindre une start-up (sur des postes de Chief of Staff ou CFO) Les banques d'affaires. Le banquier peut travailler dans d'autres métiers que le M&A De manière générale, la banque d’affaires reste un excellent moyen d’augmenter rapidement son réseau professionnel. Le carnet d’adresses constitué est utile. Et puis, le M&A peut ouvrir toutes les portes ! Le président Macron n'est-il pas un ancien banquier de Rothschild & Co ? Raison 5 : Le M&A garantit un bon salaire En M&A, on est bien payé ! Attention, cet argument n'est pas celui à mettre en avant pendant l'entretien. Le banquier M&A travaille beaucoup, mais il est bien payé. D'ailleurs, depuis quelques années, les banques d'affaires ont même augmenté les salaires d'entrée de leurs juniors. Cette tendance inflationniste a pour objectifs de continuer à attirer les meilleurs talents et fidéliser les juniors. Concrètement, combien gagne un banquier M&A ? La rémunération dépend évidemment de la banque. En moyenne : Grandes banques internationales et boutiques d'élite : Entre 70k€ et 100k€ pour le fixe (environ 50% de plus en bonus) Grandes banques françaises : Entre 70k€ et 90k€ pour le fixe (environ 30% de plus en bonus) Boutiques Small et Mid Cap :  Entre 50k€ et 70k€ pour le fixe (environ 20% de plus en bonus) Les primes de performance (bonus) sont évidemment basées sur la performance globale de la banque et parfois le succès des transactions sur lesquelles les juniors ont travaillé. Vous voulez travailler en M&A ? Le M&A vous attire ? Les banques d'affaires recrutent chaque année de nombreux stagiaires et CDI. Mais attention, les process de recrutement sont très sélectifs. Ils exigent à la fois une vraie compréhension du métier et de solides connaissances financières. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en M&A. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle contient tout ce qu'il faut savoir pour décrocher une offre ! Avec +60 heures de formation : cours sur le fit et la technique (comptabilité, Bridge EqV-EV, Valorisation, Merger, LBO, Process M&A), questions d’entretiens corrigées, exercices et cas pratiques, fiches sur les entreprises du secteur (banques d’affaires et fonds d'investissement), podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Guillaume Pommier

5 min de lecture

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Citadel : l’histoire d’un titan de la finance de marché

Dans le monde très fermé des hedge funds, un nom concentre à lui seul admiration et respect : Citadel. Fondé par Ken Griffin, l’un des génies les plus précoces de Wall Street, le groupe s’est imposé comme une référence absolue en finance de marché, à la croisée de la rigueur scientifique, de la technologie de pointe et de la stratégie d’investissement. Pour les étudiants et jeunes diplômés passionnés de finance, Citadel représente une destination mythique. Rejoindre un hedge fund de ce niveau, c’est accéder à un univers où les mathématiques, la data et l’intuition économique s’entremêlent pour générer des milliards de dollars de performance. Mais c’est aussi un environnement impitoyable, où l’exigence intellectuelle est extrême et les processus de recrutement parmi les plus sélectifs au monde. C’est précisément pour accompagner les talents qui rêvent d’intégrer de telles institutions que Training You a été créée : une plateforme pensée par d’anciens professionnels de la finance pour aider les étudiants à maîtriser les concepts techniques, les tests et les entretiens qui ouvrent la voie vers ces carrières d’élite. Les origines de Citadel : la vision d’un prodige de la finance L’histoire de Citadel débute à la fin des années 1980, dans la chambre d’étudiant de Ken Griffin à Harvard. Fasciné par les marchés financiers, il installe une antenne satellite sur le toit de son dortoir pour suivre les cours en direct. À 21 ans, il gère déjà plusieurs portefeuilles pour des investisseurs privés. En 1990, avec quelques millions de dollars de capital, il fonde Citadel Investment Group. Sa vision est claire : combiner la discipline du risque, l’innovation technologique et une approche quantitative rigoureuse pour produire une performance durable. Là où beaucoup parient sur leur intuition, Griffin s’appuie sur les mathématiques, la modélisation et la donnée. Dès ses débuts, Citadel cultive une culture scientifique et analytique. Les modèles statistiques remplacent l’instinct, la recherche empirique guide les décisions, et chaque position est testée sous des centaines de scénarios de marché. Cette approche fait rapidement de Citadel un pionnier du trading quantitatif. Le développement de Citadel au XXIᵉ siècle Une gestion multi-stratégies à grande échelle Au fil des années 2000 et 2010, Citadel devient l’un des plus puissants hedge funds multi-stratégies du monde. Ses équipes opèrent simultanément sur les actions, le crédit, les taux, les matières premières et les produits dérivés. Cette diversification lui permet de réduire la volatilité de ses résultats et d’exploiter des sources de rendement variées, indépendamment des cycles économiques. Cette organisation repose sur un principe : chaque équipe est autonome dans ses investissements, mais soumise à une discipline stricte de gestion du risque. L’objectif est d’atteindre une performance ajustée du risque supérieure à celle de ses concurrents, année après année. Les valeurs fondatrices : discipline, innovation, performance Citadel est d’abord un état d’esprit. La discipline est omniprésente : chaque trade est analysé, modélisé et évalué en temps réel. L’innovation technologique est considérée comme un levier stratégique : la firme investit massivement dans des algorithmes propriétaires, des infrastructures à faible latence et la data science. Enfin, la performance est la boussole de toute décision : la culture interne est méritocratique, exigeante et sans compromis. Cette rigueur séduit de nombreux jeunes diplômés des grandes écoles d’ingénieurs, de commerce et d’universités internationales. Travailler chez Citadel, c’est évoluer dans un environnement où la précision mathématique rencontre la rapidité d’exécution. L’essor de Citadel Securities : le bras armé du trading mondial En 2002, Ken Griffin fonde Citadel Securities, une filiale distincte dédiée au market making et à l’exécution des ordres. Ce n’est plus seulement un hedge fund : c’est aussi un acteur clé de la liquidité mondiale. Citadel Securities fournit aujourd’hui une part significative du flux d’ordres sur les marchés américains et européens. Grâce à ses algorithmes de pointe, ses infrastructures ultra-rapides et ses équipes d’ingénieurs financiers, elle garantit une exécution fluide et transparente pour des millions d’investisseurs. Cette branche est devenue un pilier de l’écosystème des marchés modernes : elle contribue à la découverte des prix et à la stabilité du système financier. Pour les étudiants intéressés par le trading électronique ou la data science financière, Citadel Securities est une référence absolue. Citadel aujourd’hui : une puissance mondiale et technologique Avec plus de 60 milliards de dollars d’actifs sous gestion, Citadel figure parmi les plus grands hedge funds au monde. En 2022, elle a réalisé l’une des meilleures performances de l’histoire du secteur, générant plus de 16 milliards de dollars de gains nets pour ses investisseurs, soit un record absolu. Mais au-delà des chiffres, Citadel impressionne par son écosystème intégré : Citadel Investment Group, dédié à la gestion alternative ; Citadel Securities, pour le market making et la liquidité ; Et une infrastructure technologique qui rivalise avec celles des géants de la Silicon Valley. Présente à Chicago, New York, Londres, Hong Kong et Singapour, Citadel continue d’investir massivement dans la recherche en intelligence artificielle, data engineering et cybersécurité. Les équipes de Ken Griffin recrutent des spécialistes venus de la physique, des mathématiques appliquées et de l’ingénierie logicielle. Rejoindre Citadel : un rêve… mais un défi colossal Pour un étudiant ou jeune diplômé, intégrer Citadel représente l’un des plus grands défis de la finance moderne. Les recrutements sont d’une exigence extrême : entretiens techniques sur la modélisation, tests de logique, problèmes de probabilités, épreuves de programmation et études de cas de marché. Le processus est conçu pour identifier des esprits brillants, capables de penser vite, juste et rigoureusement. Pour s’y préparer, il ne suffit pas d’être passionné par les marchés : il faut maîtriser les concepts, savoir structurer ses réponses et démontrer une compréhension fine de la logique financière. C’est précisément la mission de Training You : former les étudiants aux attentes des recruteurs des plus grands acteurs de la finance de marché. Grâce à cette préparation, les candidats arrivent confiants et percutants face aux banques, fonds et hedge funds les plus prestigieux. Conclusion : Citadel, la science au service de la performance De la chambre d’étudiant de Harvard à l’empire mondial de la finance quantitative, Citadel incarne la rencontre entre rigueur scientifique, technologie et stratégie. En trois décennies, Ken Griffin a bâti un modèle unique : un hedge fund où la recherche et la donnée guident chaque décision, où la performance repose sur la discipline et où les talents sont au cœur du succès. Pour les jeunes passionnés de finance de marché, Citadel reste un mythe, un symbole de ce que la finance moderne peut produire lorsqu’elle s’appuie sur la science et l’excellence opérationnelle. Mais derrière la légende, une réalité demeure : seuls les mieux préparés y parviennent. Avec Training You, les étudiants disposent d’un accompagnement complet pour comprendre, apprendre et réussir dans cet univers ultra-sélectif. Citadel, c’est l’art de l’exécution ; Training You, c’est l’art de s’y préparer. Découvrir nos formations en Finance de Marché


Par François Thiré Lacault

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