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L'étude de cas en Conseil en stratégie

Par Elyas Hamadache

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7 min de lecture

Hérité de l’anglais « case study », la dénomination « étude de cas » est vaste. Concrètement, elle désigne une méthode d’étude approfondie d’un sujet précis visant à produire de la connaissance ou à atteindre un niveau de compréhension supérieur d’un objet d’étude particulier. Comme vous pouvez l’imaginer, l’étude de cas n’est pas seulement l’apanage de la recherche universitaire. Il s’agit aussi de la pierre angulaire du processus de recrutement des cabinets de Conseil en stratégie. Lors d’une étude de cas, le candidat se voit confronté à une problématique Business. Et il doit la résoudre en temps réel, en situation d’information imparfaite.

Dans ce contexte propice au stress, tout est mis en place pour évaluer la pertinence du candidat. L’entretien de conseil se compose de 3 parties distinctes :

  1. Le « fit » ou l’entretien interpersonnel
  2. La phase de « case study » ou l’étude de cas
  3. Une partie « Q&A » (questions/réponses avec le consultant)

L’étude de cas stricto sensu n’est que la 2ème phase de l’entretien. Toutefois, dès votre première poignée de main, vous êtes indirectement évalué. Ainsi, arriver en entretien trop détendu, en retard, voire relâché, ou proposer un « fit » sans structure ou sans exemples précis, peut déjà vous exposer à une mauvaise impression irrattrapable. Cette 2ème phase, du reste, est l’étape charnière de votre entretien. Dans cet article, on vous explique d’abord les différents types de cas, ensuite son importance dans l’évaluation des candidats pour les cabinets et enfin quelques clés pour réussir cette épreuve.

La typologie des études de cas

Passons en revue les différents types de cas.

Interviewer-led vs Interviewee-led

Un cas « Interviewer-led » signifie que le recruteur vous guide dans la résolution du cas via une série de questions. Chez McKinsey, ces cas sont très courants. Ils évaluent votre capacité à mobiliser les ressources disponibles pour répondre efficacement et de manière convaincante à une série de sous-problèmes gravitants autour du problème client.

A l’inverse, un cas « Interviewee-led » vous met en position de « driver » le cas. Vous devez être force de proposition et orienter l’échange sur les thématiques les plus pertinentes. Ces cas sont fréquents au BCG. Ils testent votre autonomie, votre capacité à prioriser les sujets les plus pertinents, tout en fixant un cap pertinent. Ces deux styles de cas se suivent souvent pendant un même entretien. Il est donc préférable de s’entraîner aux deux cas de figure en amont

Cas quantitatif vs cas qualitatif

Un cas « quantitatif » est un cas dont la résolution s’articule principalement autour d’une mise en équation, suivie de plusieurs étapes de calculs distinctes pour in fine déboucher sur une résolution cohérente et pertinente du problème de votre client.

Au contraire, un cas « qualitatif » peut être exempt de tout calcul, ce qui reste néanmoins assez rare. L’accent est mis sur la structuration du problème, mais aussi sur la créativité et le business sense du candidat. Encore une fois, ces deux catégories de cas seront souvent interdépendantes et imbriquées lors de vos entretiens réels

Cas « classique » vs cas « exotique »

On considère comme « classique » un cas populaire dans le milieu du conseil (ex : « Combien de balles de ping-pong peut-on introduire dans un A380 ? », même si c’est plutôt ici d’un brainteaser) ou dont la démarche s’inspire largement d’un framework usuel (Profitabilité, Croissance, Entrée sur un nouveau marché, etc.). Pour obtenir un aperçu des principaux frameworks utilisés dans la résolution des cas, retrouvez notre cours dédié aux Frameworks.

Un cas « exotique » se veut difficile d’accès, au sens où aucun savoir/savoir-faire acquis au cours de votre préparation ne peut vous aiguiller dans le « crackage » du cas. Là encore, il n’est pas rare d’être soumis à un cas abordable au début mais présentant par la suite des pans littéralement indomptables !

Cas business vs cas non-business

Un cas business se réfère à un cas dont la réussite repose sur un indicateur financier. Il ne faut pas confondre « cas business » et « cas secteur privé ». En effet, le Secteur Public peut tout à fait faire l’objet d’un cas « business », dont l’objectif est d’améliorer le ROCE d’un ministère par exemple.

Un cas « non-business » est un cas qui ne s’inspire pas de l’entreprise, ni dans sa manière de résoudre le problème, ni dans l’objet d’étude. Les market sizings ou les brainteasers, souvent posés sous forme de devinettes, en sont des exemples typiques. Certains cas se situent à la frontière de ces deux versants (ex : améliorer l’image de marque d’un musée)

Cas écrit vs cas oral

Les cas écrits étaient auparavant systématiques au 2ème tour du BCG, mais un nouveau test en ligne (façon « GMAT ») semble avoir gagner les faveurs de l’enseigne. Aussi, EY-Parthenon, au 1er tour, propose un cas écrit composé d’une série de questions principalement « quantitatives ». Ces tests étant relativement relevés, viser ¾ de bonnes réponses permet généralement de rejoindre la tête du classement sur l’épreuve.

Le cas oral, emblématique des entretiens de conseil, met le candidat face au recruteur, pour une durée totale de 30 à 45 minutes de raisonnement argumenté autour d’un problème. Depuis la pandémie Covid-19, ils s’effectuent souvent en ligne, sous forme de « visiocall »

Cas individuel vs cas en groupe

Les cas en groupe sont très rares dans les processus de recrutement des cabinets de Conseil en stratégie. Néanmoins, Accenture propose des cas en groupe pour la majorité de ses « practices ». Ici, la capacité de travail d’équipe est mise en exergue : sens de l’écoute, communication, leadership, esprit d’équipe.

Par contre, les cas individuels sont omniprésents. Souvent, en fin de processus de recrutement, le candidat peut se voir accompagné d’un jury constitué de plusieurs « Partners » ou plusieurs « consultants seniors »

Notre conseil : Utilisez la bibliothèque de +170 cas de Training You pour avoir un aperçu global des différents types de cas auxquels vous pourrez être confronté lors de vos entretiens.

Pourquoi les processus de recrutement des cabinets de Conseil en stratégie ont-ils recours à l’étude de cas ?

L’étude de cas ressemble à une mission du cabinet

D’abord, l’étude de cas est un exercice idéal pour évaluer le futur consultant. En effet, il simule en temps réel un pan d’une mission effectuée par le cabinet. Le candidat est ainsi testé en immersion d’une manière fidèle et fiable.

L’étude de cas nécessite une démarche logique

Ensuite, l’étude de cas permet d’évaluer la démarché logique, la réflexion du candidat, évitant ainsi de tomber dans une infertile restitution de connaissance. L’étude de cas évalue systématiquement trois blocs :

Structure et Logique

Être MECE (« Mutually Exclusive & Collectively Exhaustive ») doit être une seconde nature pour le consultant aguerri. Vous serez donc testé sur votre faculté à :

  • Segmenter un problème en plusieurs parties exclusives
  • Définir une structure exhaustive permettant la résolution du problème
  • Répondre aux plus hauts standards de qualité de raisonnement, notamment en termes de priorisation, niveau de détail et rigueur d’analyse

Esprit quantitatif

Votre capacité à mettre en équation un raisonnement complexe et à le résoudre de manière mathématique est naturellement valorisée. Ceci implique de maîtriser 3 éléments essentiels :

  • Formalisation mathématique d’un problème
  • Résolution mathématique d’un problème
  • Aisance quantitative et calcul mental

Communication et Synthèse

Le recruteur cherche à évaluer votre capacité à présenter un travail final au client autant qu’à communiquer au sein de votre équipe. Il faut respecter 3 paramètres :

  • Clarté de l’analyse
  • Concision de l’expression
  • Précision conceptuelle

L’étude de cas est un exercice réaliste

Enfin, l’étude de cas est souvent très réaliste. Si vos connaissances ne sont pas évaluées directement, votre démarche est scrupuleusement décortiquée. Pourquoi ? Parce que la connaissance dans le conseil n’est qu’un moyen servant la production d’une analyse à forte valeur ajoutée pour le client.

Il y a deux conséquences immédiates.

D’abord, un consultant crée du savoir « neuf ». Et ce savoir s’insère dans une analyse approfondie reposant intégralement sur la qualité de la démonstration. Ce savoir tire donc toute sa légitimité du travail du consultant.

Ensuite, un consultant exploite les données de façon optimale. Ce qui implique d’être intransigeant sur la qualité des données, le temps passé à recueillir et exploiter les données et la quantité d’information critique nécessaire au démarrage d’une analyse. D’une part, le consultant doit apporter de la valeur à son client en ayant un regard neuf, analytique et créatif, nécessaire à la résolution du problème (fond). D’autre part, la démarche au sein de laquelle s’insère son analyse doit refléter les plus hauts standards de travail afin d’être convaincant (forme).

Ces deux exigences font du Conseil en stratégie l’un des métiers les plus complets et dont les pratiques sont parmi les plus exploitables à d’autres métiers.

Comment réussir une étude de cas ?

Pour réussir une étude de cas, il :

  • Trouver la solution au problème du client
  • Démontrer sa capacité à résoudre un problème de manière méthodique

Ainsi, même si le temps vient à manquer et que vous n’avez pas « cracker » l’étude de cas, votre recruteur peut tout à fait laisser un avis favorable. Puisqu’il sait que lors d’une mission, avec plus de temps, vous auriez fourni un brillant rendu.

Cette explication vous révèle donc qu’il faut trouver la réponse à l’étude de cas, mais aussi démontrer votre capacité à le faire sur n’importe quel autre cas. Plus vous montrerez de la consistance dans votre analyse, plus vous parviendrez à convaincre votre recruteur que votre performance n’est pas liée à la chance et que vous êtes apte à réitérer des analyses pertinentes une fois en poste.

La question est donc de savoir : « Comment démontrer au recruteur ma capacité à résoudre un problème non formalisé de manière systématique ? ». A ce stade, votre étude de cas a déjà commencé… ! Pour aller plus loin, retrouvez notre article sur Comment réussir systématiquement une étude de cas ?

Vous chercher un stage/CDI en Conseil en stratégie ?

Comme mentionné, les process sont exigeants. Et l’étude de cas en est la clé de voute. Pour décrocher une offre dans un prestigieux cabinet de Conseil en stratégie, il faut être très bien préparé. Training You est la première plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Conseil en stratégie, avec +50 heures de formations : 8 cours sur toutes les étapes du process de recrutement (dossier de candidature, fit, cas), +170 études de cas réelles et résolues en live par des consultants, 14 fiches sur les principaux secteurs, 17 fiches sur les principaux cabinets et des podcasts exclusifs avec des consultants.

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Candidatures, Fit, Etude de cas : Méthodologie, Etude de cas : Entraînement, Compétences pratiques, Annexes
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Préparation
Comment réussir systématiquement une étude de cas ?

Pour réussir l'étude de cas en entretien, il faut non seulement bien maîtriser les codes de l’épreuve, mais aussi performer le jour J. Dans cet article, on vous explique d’abord comment intérioriser les exigences de l’épreuve pendant votre préparation puis comment délivrer une excellente prestation quel que soit le cas le jour J. Comprendre les enjeux avant l’entretien La première question à vous poser, c’est : « Où en êtes-vous ? ». Tout candidat a un bilan. L'actif du bilan A l’actif, ce sont les éléments à disposition du candidat pour cracker le cas le jour « J ». Ces éléments sont structurels et conjoncturels : Structurel (hors entretien). D’abord, c’est le niveau de compétences globales du candidat hors conseil. Ici se rassemblent toutes les hard skills et soft skills du candidat en dehors de sa préparation spécifique pour les entretiens en Conseil en stratégie. Ensuite, ce sont les connaissances théoriques liées au conseil, concernant généralement les secteurs, les frameworks, les cabinets, etc. Enfin, ce sont les connaissances pratiques liées au conseil, comme les savoir-faire et les « best practices » du candidat Conjoncturel (pendant l’entretien). D’abord, ce sont les informations explicites du cas, c’est-à-dire les informations propres au cas (nature du problème, informations qualitatives et quantitatives). Ensuite, ce sont les informations implicites du cas (signaux faibles du recruteur, pratiques propres au secteur, voire à la géographie du cas) Le passif du bilan Au passif, ce sont les ressources mobilisées pour cracker le cas le jour « J ». Encore une fois, elles sont structurelles et conjoncturelles : Structurel (hors entretien). Premièrement, c’est le parcours académique, professionnel et extra-scolaire du candidat (vos études, les stages/CDI et expériences associatives, etc.). Deuxièmement, ce sont les supports théoriques à la disposition du candidat (vos cours, les livres et bibliothèque d’accès à des études de cas comme celle de Training You). Troisièmement, ce sont les supports pratiques, c’est-à-dire les cas blancs effectués avec des consultants ou des « case buddies », voire des témoignages de consultants Conjoncturel (pendant l’entretien). Le candidat a le support oral (énoncé du cas, réponses à vos questions) et le support écrit (graphiques, textes, dossier remis par votre examinateur) Comment améliorer votre niveau en étude de cas ? Pour progresser (augmenter votre bilan), vous devez faire 3 choses. Estimer votre niveau relatif Premièrement, estimer votre niveau relatif. Cette auto-évaluation ambitionne simplement d’orienter vos efforts là où ils auront le plus d’impact Hors conseil. Quelle est votre compétitivité en termes d’études et de stages par rapport aux candidats qui postulent aux mêmes postes que vous ? Avez-vous étudié dans une école cible ou effectué un stage dans une Direction Stratégique d’un grand groupe par exemple ? Si ce n’est pas le cas, redoublez d’effort en termes de networking pour réussir le screening Avez-vous des facilités à effectuer des cas avec vos amis ? Avez-vous une solide culture business ? Si ce n’est pas le cas, insistez sur votre méthode en cas, et pratiquez un nombre substantiel de « case studies » ! Nos packs sont là pour cela ! Connaître les « quick wins » Deuxièmement, connaître les « quick wins ». Cernez vos atouts et capitalisez sur ces derniers en entretien. Par exemple, si vous parlez plusieurs langues, profitez-en pour briller lors de vos études de cas en anglais, en employant un vocabulaire particulièrement précis Détectez de manière précoce vos « grands chantiers ». Par exemple, si vous n’êtes pas assez structuré, il y a fort à parier que vous manquez de méthodologie. Spontanément, votre cerveau n’adopte pas des raisonnements intuitifs au conseil. Pas question de talent ici, mais chacun ayant ses propres biais cognitifs, il est important de le savoir pour agir en conséquence S’investir dans votre préparation Troisièmement, s’investir intelligemment dans votre préparation. Plusieurs ressources peuvent vous aider à vous améliorer. Elles ne se valent pas toujours, mais voici un bref aperçu : Académiques. Les écoles de commerce (américaines) publient souvent des casebooks accessibles en ligne. Ils sont faciles d’accès. Mais ils présentent pour les candidats francophones l’inconvénient d’être en anglais. Sinon, les bibliothèques universitaires/publiques permettent d’accéder à des livres d’études de cas. Certes, ce sont souvent des exemples de « cas anciens » et les corrections ne sont pas toujours approfondies, mais vous pouvez y jeter un œil, si vous n’avez pas d’autres options pour le moment Professionnels du conseil. Les cabinets de Conseil en stratégie organisent des porte-ouvertes pour des rencontres physiques et fournissent des informations potentiellement utiles sur leur site internet. De plus, les consultants (de votre entourage ou sur LinkedIn) peuvent aussi vous partager de précieux conseils. Seulement prudence : les conseils qui fonctionnent sur un candidat ne fonctionneront pas nécessairement sur tout le monde. C’est pourquoi, Training You propose des sessions de coachings individualisées sur mesure avec des consultants expérimentés et reconnus pour leur pédagogie Plateformes spécialisées. Il existe plusieurs plateformes de préparation aux entretiens de Conseil en stratégie : anglophones et francophones. Pour choisir cette plateforme, utilisez des critères chiffrés et objectifs : nombre de cas corrigés disponibles et accessibles, niveau de détails du corrigés (simple PDF ou dialogue complet entre le recruteur et le candidat), variété des cas disponibles, existence de cas réels tombés en entretien récemment, variété des autres ressources (fiches secteurs, modules méthodologiques ciblés, coaching one-to-one). Ici encore Training You est celle qui rassemblent tous ces points, en s’imposant comme l’intermédiaire optimal entre vous et votre prochain stage ou CDI en cabinet de Conseil en stratégie. Comprendre les enjeux de l'étude de cas pendant l’entretien L’étude de cas est une mission en accéléré L’étude de cas en entretien n’est rien d’autre qu’une mission en accéléré ! Quelles sont les étapes clés d’une mission ? Phase préliminaire. Initialement, le cabinet de conseil fait part d’une proposition commerciale, avec ou sans appel d’offre préalable, pour accompagner le client dans la résolution d’un problème à forts enjeux. Une fois l’accord trouvé, la mission est contractualisée. A ce niveau, le client fait face à un problème, plus ou moins grave, par exemple : une perte de part de marché Kick-off. Le kick-off est une phase plus ou moins longue visant le cadrage/la délimitation du projet et la compréhension du « cas » par l’équipe de consultants Élaboration d’un framework. Une fois que les consultants ont une vision détaillée de la situation, ils élaborent une structure de résolution claire du problème. D’abord, les consultants recueillent des informations via des entretiens internes/externes ou la lecture d’études statistiques et de documents divers. Ensuite, ces informations sont retravaillées par les consultants qui vont produire à leur tour des supports écrits (ex : graphiques) Résultat. Le cabinet remet à l’entreprise cliente un livrable incluant l’analyse détaillée et les recommandations Après la mission. Plusieurs options sont possibles : prolongement de la mission, préparation d’une prochaine mission, etc. Les étapes de l’étude de cas  De même, quelles sont les étapes clés d’une étude de cas ? Quelles sont les « best practices » à chaque étape ? L’étude de cas n’est rien d’autre qu’une reproduction à l’échelle des missions effectuées par les cabinets. Pour réussir votre étude de cas, suivez donc les étapes suivantes, en pensant à vous adapter parfaitement à l’étude de cas en question. En détail, cela donne : L'énoncé de l'étude de cas D'abord, faites preuve d’écoute active en prenant des notes claires et structurées. Puis reformulez les points importants si l’énoncé est long ou tout l’énoncé s’il est court. Si vous doutez d’un passage de l’énoncé, demandez poliment à votre recruteur de répéter  Il faut d’abord comprendre la mission. Le cadrage inclut souvent une dimension spatiale (« Dans quel pays opère la division concernée de mon client ? »), une dimension temporelle (« Notre plan est-il à horizon 5 ans ? ») et les principaux objectifs (« Quel est l’objectif exact désiré de mon client ? +30% de CA ?, +10% de marge brute ? »)D’abord, il faut bien comprendre le client (activités, business model, chaîne de valeur, etc.). Ensuite, il faut comprendre le marché (concurrents, clients, etc.) La structuration et la résolution de l'étude de cas Ensuite, préparez une approche pour atteindre l’objectif de votre client et répondre à son problème. Ici, soyez bien « MECE » (« Mutually Exclusive & Collectively Exhaustive ») et présentez votre raisonnement de manière top-down. L’analyse est le corps du cas. Dans cette étape, vous pouvez vous appuyez sur des hypothèses ou des données chiffrés délivrées par l’examinateur pour progresser. Si vous manquez de données, créez-les avec des market sizings ou mieux, demandez-les ! Ensuite, exploitez ces « inputs » de données pour aboutir à des « outputs » à forte valeur ajoutée pour votre client Les résultats de l'étude de cas Enfin, présentez un résumé des « outputs » de votre étude de cas en décrivant successivement leur nature et leur impact chiffré. Vous pouvez indiquer votre recommandation finale, si cela est possible. Si le cas n’a pas abouti à des résultats chiffrés, n’inventez pas de recommandation fictive. A chaque fois, vous devez porter un regard critique sur votre travail en évaluant la faisabilité opérationnelle et financière de vos recommandations. Dans votre conclusion, vous devez aussi mentionner les « next steps » ou prochaines étapes naturelles à mettre en place pour aider votre client. Ici, vous constatez que le candidat qui performe s’inspire du consultant dans sa démarche, en : Cadrant finement les contours de l’étude de cas Comprenant la situation avant de commencer toute analyse « Drivant » avec énergie l’analyse par des hypothèses, calculs, questions pertinentes Communiquant efficacement ses questions et ses conclusions Restant critique sur l’impact de ses recommandations, ainsi que la faisabilité de son plan d’action Bonus : Comment votre examinateur vous évalue-t-il lors d’une étude de cas « Interviewer-led » ? En général, 6 compartiments lui permettent de jauger votre potentiel (via plusieurs critères) : Phase préliminaire : capacité d’écoute, posture professionnelle, communication Structuration: logique, rigueur, business sense, communication Question d’analyse: démarche intellectuelle, esprit collaboratif, priorisation Question quantitative: aisance quantitative, capacités calculatoires Question de créativité: curiosité, culture, plasticité cérébrale Synthèse: esprit de synthèse, esprit critique, concision D’ailleurs, même lors d’un cas mené par le recruteur, il est primordial de montrer votre « drive ». Comment ? A la fin de chacune de vos réponses aux questions de l’examinateur, proposez des « next steps » et soulevez des sujets d’intérêt pour votre client. Le recruteur passera sans doute à la suite, peut-être sans relever vos remarques, mais notera votre capacité à être force de proposition. Vous chercher un stage/CDI en Conseil en stratégie ? L’étude de cas est la pierre angulaire d’un process de recrutement en Conseil en stratégie. Sans performer pendant cet exercice, inutile de rêver intégrer un prestigieux cabinet comme McKinsey, BCG ou Bain. Pour réussir le cas, il faut être très bien préparé. Training You est la première plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Conseil en stratégie avec +50 heures de formations : 8 cours sur toutes les étapes du process de recrutement (dossier de candidature, fit, cas), +170 études de cas réelles et résolues en live par des consultants, 14 fiches sur les principaux secteurs, 17 fiches sur les principaux cabinets et des podcasts exclusifs avec des consultants. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Elyas Hamadache

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Préparation
Faut-il utiliser des « frameworks » pour l’étude de cas ?

« Surtout, évitez d’utiliser des frameworks en entretien ». En tant que candidat, vous entendez sans doute très souvent cette mise en garde. Pourtant, de nombreux supports de préparation aux entretiens de Conseil en stratégie proposent des frameworks à maîtriser. L’ambiguïté étant de taille. Nous allons ici tenter de clarifier ce qui se cache réellement derrière la terminologie « framework » afin de vous guider vers la marche à suivre en entretien. D’abord, nous vous aiderons à ne pas tomber dans l’écueil facile du contre-sens. Puis, nous comprendrons l’enjeu autour du framework dans le Conseil en stratégie. Enfin, nous définirons le bon mindset à adopter vis-à-vis du controversé « framework », en vue des entretiens. Gare au contre-sens sur la terminologie « frameworks » Qu’est-ce qu’un framework ? Un « framework » désigne littéralement une structure de travail. Plus précisément, c’est un cadre conceptuel servant d’ossature à la construction d’un raisonnement. Qui lui-même destiné à résoudre un problème. Ainsi, dans le conseil, un « framework » renvoie à une méthode de résolution du problème. Sa conception est cartésienne : diviser un problème en plusieurs sous-problèmes bien distincts afin de les adresser un à un. Un double-sens récurrent sur les frameworks D’où vient alors la confusion de cette méthode pourtant transversale à de nombreuses disciplines intellectuelles ? Pour un candidat aux entretiens de Conseil en stratégie, un « framework » désigne une structure (souvent classique) à connaître par cœur, retraçant les principales thématiques abordées en étude de cas. Mais pour un cabinet de conseil et pour un consultant en stratégie, un « framework » constitue l’épine dorsale de la mission, guidant toute une équipe de consultant vers la résolution progressive du problème posé par le client Quelle conséquence pour le candidat autour des frameworks ? Cette confusion sème ainsi le doute dans l’esprit des candidats sur une terminologie qui est pourtant le noyau de toute une profession. Premièrement, l’élaboration d’un framework est préalable au commencement de toute mission. Deuxièmement, les « frameworks » classiques ne sont autres que des frameworks usuels et courants, rencontrés quotidiennement par le consultant. Troisièmement, toutefois, ces frameworks classiques ne s’appliquent pas uniformément à toutes les missions/études de cas. C’est pour cela que le consultant est si important. Il doit sans cesse élaborer de nouveaux frameworks sur mesure ! La place des frameworks dans le Conseil en stratégie Un exercice difficile… Contrairement à ce que l’on pourrait croire en se préparant aux études de cas, l’élaboration du « framework » s’apparente à un véritable art pour le consultant. Et la maîtriser prend généralement 5 à 10 ans ! C’est cette difficulté dans l’exercice du « framework » qui fait également son prestige. En effet, non seulement il est souvent construit ex nihilo, mais ce sont toujours les consultants « star » qui se voient attribués les « frameworks » les plus difficiles d’accès ! Lors d’une mission, le Partner va souvent concevoir un framework et laisser à son équipe plus d’autonomie lors du suivi des grandes étapes suivantes de la mission. … mais à forte valeur ajoutée Le fait même de savoir confectionner un « framework » offre une grande valeur ajoutée pour le client final. L’entreprise cliente peut rencontrer des difficultés à résoudre un problème business parce que le plan d’action n’est pas suffisamment structuré. Or, comme vu plus haut, l’ossature est le fondement du raisonnement permettant de « cracker » le « case » ! Le terme « framework » est relativement galvaudé. Mais en réalité, nous parlons ici d’un cadre d’étude surpuissant, dont les attributs sont massivement employés par divers champs d’études qui rencontrent des enjeux intellectuels de taille : police scientifique, recherche universitaire, etc. En entretien, il faut créer des frameworks ! Cela pourrait vous impressionner. Mais vous devez savoir que lors de votre étude de cas, le jour J, il est attendu de vous que vous réalisiez un framework. Cependant, il y a plusieurs particularités propres à l’entretien à garder en tête  : Expérience Le recruteur sait que vous êtes nouveau dans le domaine du conseil. Secteurs : de nombreux secteurs vous sont inconnus. Et cela est pris en compte lors de votre évaluation finale Fonctions : de même, votre séniorité limitée vous empêche la maîtrise de nombreux concepts avancés propres aux problématiques du conseil Ressources Le recruteur sait que vos ressources sont limitées Timeline : le cadre temporel de l’étude de cas (oscillant souvent entre 20 et 40 minutes) constitue à lui seul un handicap de taille. Il pénaliserait tout autant un consultant aguerri ! Data : vous n’avez pas accès à Internet pendant l’étude de cas. Et le recruteur ne saura pas répondre à toutes vos questions Malgré l’envergure de la tâche et l’aspect « inaccessible » du framework, il existe un vaste panel de « hacking » et « best practices » à connaître pour briller le jour J ! Que devez-vous faire lors de votre préparation ? D’abord, vous devez maîtriser vos « frameworks » classiques. Cela reste rare, mais vous pouvez tout à fait découvrir un cas très classique au 1er tour d’entretiens. Surtout, il faut connaître les structures de base pour pouvoir à votre tour créer des structures plus complexes. En ce sens, n’hésitez pas à copieusement réviser vos modules Training You qui regroupent tous les frameworks à maîtriser pour vos entretiens. Ces frameworks ont été élaborés par les consultants des plus grands cabinets de Conseil en stratégie ! Ensuite, vous devez comprendre que le format d’un « framework » est difficile sans réviser préalablement les structures de base. En apprenant les « classiques », vous comprendrez davantage le niveau de détail requis dans une structure d’étude de cas en entretien réel et vous pourrez appréhender la variété des approches envisageables pour un même problème, tout en restant MECE (« Mutually Exclusive & Collectively Exhaustive »). Enfin, les idées d’un « framework » classique peuvent alimenter vos « inputs » lors de l’élaboration de nouveaux frameworks. Particulièrement utile pour éviter de « sécher » le jour J ! Ce que vous devez éviter lors de votre préparation Calquer D’abord, vous ne devez pas reproduire à l’identique un framework existant en espérant impressionner votre recruteur. Cela reviendrait à présenter au Musée du Louvre une copie de la Joconde… Premièrement, la réplique est souvent imparfaite. Deuxièmement, cela traduit une certaine malhonnêteté intellectuelle. Troisièmement, ce n’est pas ce qui est attendu d’un consultant puisqu’il doit justement élaborer un framework sur mesure à chaque mission (étude de cas). Hors sujet Ensuite, vous ne devez pas vouloir à tout prix exploiter un framework « classique » existant. Car cela vous expose au risque du hors sujet. Il est presque impossible qu’un framework « déjà vu » s’applique sans encombre aux entretiens des cabinets. D’une part, cela rendrait facile l’exercice pour tous les candidats, et pas seulement pour vous. D’autre part, il n’y a aucun intérêt à évaluer votre capacité à apprendre par cœur. Lors d’un exercice, la mise à l’épreuve concerne votre méthodologie. Expliciter Enfin, il faut impérativement éviter de mentionner explicitement le fait que vous ayez recours à un « framework » usuel, car cela reviendrait à effectuer une concordance des temps en évoquant les temps auxquels vous conjuguez vos verbes Se contenter du minimum Il convient de ne pas s’arrêter aux frameworks « classiques ». Mais de les faire votre, c’est-à-dire nourrir le contenu au gré de votre préparation dans une approche d’amélioration continue. En ce sens, les fiches secteurs Training You constituent un moyen intelligent et différenciant de préciser vos frameworks en les confrontant aux spécificités des différents secteurs. Pour finir, il ne faut naturellement pas s’arrêter aux cas classiques. Les cas « exotiques » peuvent tomber en entretien. Et c’est important de se challenger avec des cas exotiques réels tombés en entretien, qui observent un niveau parfois plus relevé que ce que l’on rencontre lors de sa préparation. Training You vous propose un panel de cas tombés récemment lors des entretiens des cabinets de Conseil en stratégie les plus réputés Pour conclure, que retenir sur les frameworks ? Distinction. Il faut distinguer la fonction de support de révision du « framework » (pour le candidat) et sa portée, l’assimilant souvent à l’architecture de toute une mission (pour le cabinet) Création. En entretien, vous devez créer un framework pertinent pour adresser la problématique du cas. En cas de réussite, toutes les chances sont de votre côté pour intégrer le cabinet de vos rêves Outil puissant. Le framework est un outil conceptuel surpuissant et très difficile d’accès, au sein des cabinets de Conseil en stratégie. Ce sont les « Partners » qui en ont la responsabilité Frameworks « classiques ». Il est inconcevable de produire un framework soi-même sans avoir pris connaissance des frameworks élémentaires. Au même titre, il est âpre de résoudre une équation différentielle du second degré sans connaître ses tables de multiplication Vous êtes prévenu désormais, l’étude de cas pose un challenge de taille : le framework.. Training You vous propose d’accéder à une formation complète répondant aux enjeux codifiés de l’exercice ! A travers un accompagnement progressif et accessible 100% en ligne, vous profitez de tout ce dont vous avez besoin pour performer lors de vos entretiens. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Elyas Hamadache

6 min de lecture

Préparation
3 conseils pour décrocher un entretien en M&A ou Conseil en stratégie

L’obtention d’un entretien en M&A ou Conseil en stratégie n’est jamais facile. Et c’est encore plus le cas si vous ciblez les plus grandes banques (Lazard, Rothschild, Morgan Stanley, Goldman Sachs) ou plus prestigieux cabinets (McKinsey, BCG, Bain, Roland Berger, etc.). Pour augmenter vos chances, nous conseillons de travailler 3 aspects importants de votre candidature : le CV, la lettre de motivation et le networking. Conseil #1 pour décrocher un entretien en M&A ou Conseil en stratégie : Avoir un CV irréprochable Le CV est un document fondamental dans votre dossier de candidature. Sur la forme, le CV représente la « carte de visite » du candidat C’est le premier document professionnel que l’entreprise vous demande de partager. Surtout, vous le transmettez au tout début du process de recrutement. Par conséquent, c’est souvent sur la base du CV que la banque ou le cabinet construit son premiers avis sur le candidat. Alors, quels sont les exigences dans la rédaction du CV en M&A ou Conseil en stratégie ? Premièrement, vous devez être synthétique et aller « straight to the point ». Le CV doit faire une page, pas plus Deuxièmement, vous devez être structuré. Le CV comprend généralement 4 parties distinctes : 1) la formation, 2) les expériences professionnelles, 3) les compétences informatiques et langues et 4) les intérêts ou autres expériences (par exemples vos expériences associatives) Troisièmement, vous devez être rigoureux, sur la forme et sur le fond. La police doit être la même dans tout le document, à la fois pour les titres et les bullets. Vous pouvez par exemple utiliser le Times New Roman qui se répand beaucoup dans les CV. Les petites formes qui débutent vos phrases ou « bullets » sont toujours les mêmes (points, ronds, tirets). Le texte est correctement aligné à gauche et à droite. La numérotation est cohérente et respecte les best practices de ces secteurs. Les fautes d'orthographe ou « coquilles » sont interdites car quasiment éliminatoires. En effet, elles envoient un signal très négatif sur vous et votre capacité à travailler dans une banque d'affaires ou un cabinet de Conseil en stratégie Sur le fond, le CV permet de mettre en avant le profil du candidat Quels sont les profils les plus recherchés par les banques ou cabinets de Conseil en stratégie ? Premièrement, les banques et cabinets recrutent généralement des candidats qui suivent une formation « cible », souvent une école de commerce ou une école d’ingénieurs. Parfois, certains profils universitaires sont aussi ciblés. De plus, si vous envisagez de rejoindre une une boutique d'élite (Lazard, Rothschild, Messier & Associés, Centerview), une des buldge brackets (Goldman Sachs, Citi, J.P. Morgan, Morgan Stanley, Bank of America, etc.) ou un cabinet du top 10 (un « MBB », Roland Berger, Oliver Wyman, Kearney, etc.), il est recommandé d’avoir sur son CV une école parmi les mieux classées. Pour les profils « écoles de commerce », les formations les plus valorisées sont HEC, ESSEC, ESCP, EDHEC, emlyon et Sciences Po. Pour les profils « ingénieurs », ces entreprises recruteront souvent à Polytechnique, Centrale, Ponts et Chaussées, Les Mines, l’ENSAE ou l’ENSAI. Si vous n’étudiez pas dans ces écoles, cela n’annihile pas complètement vos chances, mais cela les réduit. Et il faudra compenser ce déficit par d’autres aspects de votre candidature Deuxièmement, les banques et cabinets valorisent certaines expériences sur un CV. Pour la banque d'affaires, c'est souvent une première expérience en audit, Transaction Services ou un autre métier en lien avec le secteur Corporate Finance. Pour le Conseil en stratégie, on retrouve souvent des expériences en Corporate Finance, comme le M&A ou le Private Equity. Mais pas seulement ! Si vous avez sur votre CV une expérience dans une grande entreprise internationale, une startup ou sur un poste où vous avez développé certaines compétences recherchées en Conseil (travail en mode projet ou avec des chiffres), votre profil sera aussi très attractif  Conseil #2 pour décrocher un entretien en M&A ou Conseil en stratégie : Rédiger une bonne lettre de motivation La lettre de motivation est une opportunité unique de se distinguer des autres candidats. Démontrer votre motivation D’abord, elle permet de prouver votre motivation pour la banques ou le cabinet. Comment faire ? Le candidat doit nécessairement montrer dans sa lettre qu’il connait bien l'entreprise dans laquelle il postule et ses particularités par rapport aux autres acteurs du secteur. Pour renforcer sa connaissance de l'entreprise, vous avez trois possibilités : Premièrement, et c’est le plus simple, vous pouvez rechercher des informations directement sur le site de la banque ou du cabinet. A noter que vous avez aussi beaucoup d'informations dans nos fiches entreprises (à la fois pour les banques, les fonds d'investissement et les cabinets de Conseil en stratégie) Deuxièmement, et cela nécessite un peu plus d’efforts, vous pouvez participer à des évènements où vous allez rencontrer des banquiers ou consultants qui travaillent dans l'entreprise Troisièmement, et c’est ce qui prend le plus de temps, vous pouvez contacter des professionnels. Et leur proposer un call pour discuter de leur expérience Ce qui est important, c’est d’adapter sa lettre à chaque banque ou cabinet afin de montrer que vous avez compris où vous postulez, et ainsi éviter le risque de passer pour un « passager clandestin » qui a simplement vu de la lumière sur la plateforme Jobteaser. Construire votre lettre de motivation Ensuite, pour être le plus pertinent possible, vous devez être structuré et rigoureux dans votre lettre. Précisément, la lettre de motivation se compose de 5 parties : Un en-tête en haut avec des informations sur vous et l’intitulé du poste Quatre paragraphes : introduction, pourquoi la banque ou le cabinet, pourquoi vous, conclusion  Sur le format, la lettre de motivation répond aux mêmes exigences que le CV. Pour plus de détails, vous pouvez lire notre article sur La lettre de motivation en Conseil en stratégie. Conseil #3 pour décrocher un entretien en M&A ou Conseil en stratégie : Networker pour booster votre candidature Le networking est souvent sous-évalué par les candidats. Et pourtant, il facilite grandement les chances de décrocher un entretien. Avec une même formation et des expériences professionnelles équivalentes, le candidat qui « networke » bien décrochera toujours plus d’entretiens et augmentera donc ses chances d’obtenir un meilleure stage. Alors comment faire ? D’abord, vous devez être proactif. Vous ne devez jamais vous limiter à une candidature en ligne. Qu’elle soit spontanée, sur le site de la banque ou du cabinet, ou via une plateforme de recrutement comme Welcome to the Jungle ou Jobteaser. En effet, votre candidature sera malheureusement noyée dans une masse énorme et risque de passer à la trappe. Vous devez évidemment postuler en ligne, mais accompagner ensuite ces candidatures par d’autres éléments. Premièrement, vous pouvez participer à des évènements de networking collectif. Par exemple des forums écoles où vous retrouvez généralement les principales entreprises des secteurs. Des « études de cas » organisées sur les campus des écoles ou dans les locaux des banques ou cabinets. Ou encore des webinaires comme ceux régulièrement organisés par Training You Deuxièmement, vous pouvez contacter des professionnels directement. C’est le networking individuel. Pour cela, deux canaux sont très efficaces : Linkedin et les mails. Nous vous conseillons de contacter en priorité des banquiers ou consultants qui partagent un point commun avec vous. Ici, le réseau des alumni de votre école est d’une grande aide ! Enfin, au-delà de l’aide dans l’obtention de l’entretien, la participation à ces évènements ou les discussions avec des professionnels vont vous aider à connaitre davantage l'entreprise. Par conséquent, vous aurez des éléments intéressants à inclure dans votre lettre de motivation. Et en plus, vous pourrez les réutiliser pendant la partie fit de l’entretien. Pour plus de détails, vous pouvez lire notre article sur Pourquoi le networking est important dans le Conseil en stratégie ?. Vous souhaitez décrocher un entretien en M&A ou Conseil en stratégie ? Une candidature réussie en M&A ou Conseil en stratégie se base sur 3 piliers. Le premier, c’est le CV qui démontre l’attractivité de votre profil pour le secteur. Le second, c’est la lettre de motivation qui prouve votre intérêt pour rejoindre une banque ou un cabinet en particulier. Le troisième, c’est le networking qui boostera votre dossier de candidature par une possible recommandation en interne. Avec tout cela, vous devriez décrocher un maximum d’entretiens ! Et ensuite ? Décrocher l'entretien c’est bien. Le réussir, c’est encore mieux ! Pour cela, il faut être particulièrement bien préparé. Pour le M&A, les recruteurs évaluent chaque candidat sur le fit et surtout la compréhension de certains concepts financiers (retrouver notre article sur les questions techniques). Et pour le Conseil en stratégie, c'est important d'être prêt à la fois pour la partie fit et sur l'étude de cas. Pour les plus ambitieux, vous pouvez retrouvez tous nos contenus exclusifs dans nos Packs en ligne. Ils incluent en Corporate Finance : 22 cours (M&A, autres métiers en Corporate Finance, outils pratiques), +300 questions d'entretiens corrigées, 3 tests d'entraînement, 65 fiches banques et fonds et des podcasts avec des banquiers. Pour le Conseil en stratégie, ils contiennent : 20 cours (fit, framework, market sizings, etc.), +170 études de cas résolues en live au format vidéo (avec les dialogues entre le candidat et l'interviewer), 14 fiches secteurs, 17 fiches cabinets et des podcasts exclusifs avec des consultants. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves !Découvrir les cours en Corporate Finance Découvrir les cours en Conseil en stratégie


Par Guillaume Pommier

6 min de lecture