AccueilBlogLe capital retournement : décryptage sur un mythe de la finance moderne
Décryptage

Le capital retournement : décryptage sur un mythe de la finance moderne

Par Quentin Demaret

|

6 min de lecture

Le capital retournement intrigue. Le mythe du redressement ! L’espoir du renouveau ! Le sauvetage spectaculaire ! Bernard Tapie, l’un des hommes d’affaires les plus connus de sa génération, les a pratiqués. Mieux, il les a réussis. Dans les années 1980, le jeune Bernard Tapie est déjà un homme d’affaires accompli qui a investi dans divers secteurs. Mais c’est au cours de cette période qu’il devient connu plus largement pour son rôle dans ce qu’on appelle déjà le « redressement d’entreprises en difficulté ». L’un de ses plus célèbres sera celui d’Adidas, la marque de sport en difficulté à l’époque. En 1990, il rachète la société auprès des sœurs Dassler (héritières du fondateur Adolf Dassler). Après la mise en place de plusieurs leviers, dont plusieurs vagues de licenciements et quelques restructurations, Bernard Tapie revend Adidas en 1993 en réalisant un profit substantiel. Le retournement, c’est cela !

Mais comment cela se passe concrètement ? Quels sont les principaux acteurs du retournement en France aujourd’hui ? La casse sociale est-elle inéluctable dans un retournement ? Quel est le niveau des plus-values espérées par les acquéreurs ?

Dans cet article, nous allons d’abord définir la stratégie de capital retournement puis mentionner trois des principaux acteurs présents sur le marché français.

Qu’est-ce que le capital retournement ?

Le capital retournement fait partie du Private Equity. Il désigne les stratégies d’investissement dans lesquelles un investisseur acquiert une participation dans une entreprise en difficulté financière ou en crise dans le but de la restructurer, de la redresser et éventuellement de la revendre avec un bénéfice.

Le processus de capital retournement implique généralement quatre étapes.

Etape 1 : L’Acquisition

L’investisseur achète une participation majoritaire ou significative dans une entreprise en difficulté. Concrètement, la cible est en faillite, en cessation de paiement ou simplement en difficulté financière. Mais à chaque fois, il faut identifier le potentiel pour être redressée

Etape 2 : La restructuration

Une fois l’entreprise acquise, l’investisseur entreprend une restructuration approfondie. Celle-ci implique généralement la réduction des coûts (qui passe parfois par des coupes dans les effectifs), la réorganisation de l’activité opérationnelle (ex : gestion des stocks, lieux de production, méthode de ventes, etc.), la vente d’actifs non essentiels, le refinancement de la dette (qui nécessite des discussions avec les créanciers) ou d’autres mesures visant à améliorer la rentabilité et la viabilité à long terme de l’entreprise

Etape 3 : Le redressement opérationnel

Une fois l’entreprise restructurée sur le court terme, l’investisseur travaille à améliorer les opérations de l’entreprise sur le long terme. Cela passe par le renforcement de sa position sur le marché et donc l’augmentation de sa valeur. Comme dans un LBO classique, le fonds souhaite augmenter l’EBITDA et améliorer la marge opérationnelle de l’entreprise. Cette phase peut nécessiter des investissements importants (production, technologie, gestion, marketing, etc.)

Etape 4 : La sortie

Une fois que l’entreprise a été redressée et que sa valeur a augmenté, l’investisseur cherche généralement à la revendre à un prix plus élevé, réalisant ainsi un profit. La sortie peut se faire par une vente à un autre investisseur (un peu sur le modèle des LBO secondaire), une introduction en bourse (IPO) ou une cession à une autre société

Pour mieux comprendre les étapes d’un LBO et les conditions de sorties des investisseurs, vous pouvez retrouver notre cours de Private Equity sur la plateforme.

Pour les investisseurs, la stratégie de capital retournement comporte des risques importants car les entreprises font souvent face à des problèmes opérationnels, financiers et juridiques. Cependant, lorsque cela réussit, elle génère des rendements significatifs pour les investisseurs (parfois bien plus élevé que pour les LBO classique et moins risqués), tout en contribuant à la survie et à la croissance de l’entreprise en question. Pour les entreprises, ces opérations sont un moyen de survivre. Sur le point de disparaitre, elle bénéficie de l’apport en capitaux et d’une expertise opérationnelle pour amorcer une seconde vie, une nouvelle jeunesse, un élan nouveau.

Trois exemples de fonds de capital retournement en France

Butler Capital Partners : le pionnier

Fondée en 1991 à l’initiative de Walter Butler, Butler Capital Partners est le pionnier en France du retournement d’entreprise. Le fonds intervient aussi dans d’autres situations, mais a toujours fait de l’apport de capitaux à des entreprises en difficultés l’une de ses marques de fabrique. Au moment de l’éclatement de la « bulle Internet » au début des années 2000, Butler Capital Partners avait déjà plusieurs fait d’armes, par exemple avec l’agence publicitaire BDDP ou le fabricant français de machines à mouler le caoutchouc REP.

Et il voit dans cette crise une source de cibles potentielles pour le fonds qu’il vient de lever. L’état d’esprit de son fondateur était déjà très clair : « Le marché du retournement va inévitablement s’élargir. On verra des LBO avoir quelques difficultés dans les années qui viennent. Mais la concurrence sur ces dossiers va aussi probablement se durcir ». Plus récemment, en 2020, Walter Butler avait déposé une offre de rachat pour l’enseigne Courtepaille, en sérieuse difficulté avec le Covid-19. Mais la cible a finalement été reprise par le groupe Buffalo Grill.

Verdoso : le partenaire des grand groupes

Fondé en 1997 par Franck Ullmann, Verdoso s’est rapidement fait une place parmi les meilleurs fonds de retournement français en étant impliqué rapidement dans des grosses opérations. Le contexte difficile pour la cible est l’un des piliers de sa stratégie d’investissement. Cela peut être un changement de modèle économique, la faiblesse financière ou des problèmes opérationnels à résoudre. Concrètement, depuis sa création, Verdoso a accompagné de nombreuses situations spéciales dont plusieurs cessions d’actifs non stratégiques de grands groupes. Quelques exemples :

  • Estamfor pour Arcelor (société appartenant à Farinia)
  • Prosyne Polyane pour Elf Atochem (société cédée en 2002)
  • Bouguet Pau pour Pernod Ricard (société cédée en 2006)
  • NUM pour Schneider Electric (société en portefeuille depuis 2005)
  • Aptunion pour Kerry Foods Ingredients (société en portefeuille depuis 2012)
  • Cloisons Partena et Clips pour Lafarge (société en portefeuille depuis 2013)
  • Lloyds Bank : Retif (société en portefeuille depuis 2014)
  • Natixis : Kompass (acquise en 2015)

Plus récemment, Verdoso a mené en 2019 le carve-out du groupe pharmaceutique Macopharma auprès de l’Association Familiale Mulliez. La cible réalise à cette date 50 millions d’euros de chiffre d’affaires mais génère d’importantes pertes. Pourtant, le fonds reprend l’intégralité des 500 collaborateurs. L’objectif de Verdoso rappelé par son fondateur au moment de l’acquisition traduit bien les étapes du retournement : « Nous analyserons chaque produit un par un, et nous nous séparerons de ceux qui sont déficitaires et dont le coût fabrication ne peut pas être réduit ou le prix de vente augmenté pour redevenir bénéficiaires ». Il faut repositionner les activités déficitaires sur des produits à forte valeur marge pour augmenter la valeur de l’entreprise.

Perceva : le reconstructeur

Fondé en 2007 par Jean-Louis Grevet (un ancien de Butler Capital Partners), Perceva est spécialisé dans le soutien et l’accompagnement des entreprises en phase de redéploiement. Dès sa création, son objectif est de concurrencer directement les grands fonds de capital retournement déjà sur place. Pour cela, Perceva réalise en moyenne une opération de reprise par an avec un ticket d’entrée compris entre 5 et 50 millions d’euros. Prenons deux exemples :

  • En 2010, le fonds a acquis une participation de 50% au capital du pâtissier-traiteur Dalloyau. Malgré une histoire hors du commun de plus de 300 ans (le groupe a été fondé en 1682), le deal intervient après deux années difficiles pour le secteur, en particulier dans l’activité de réception et d’organisation d’événements qui représentait 45% de ses revenus à l’époque. L’opération permet aussi une transition capitalistique
  • En 2013, le fonds acquiert le Groupe Monceau Fleurs (leader français de la vente de fleurs et végétaux au détail créé en 1965), alors confronté à une situation de défaut imminent qui annihilerait l’investissement des actionnaires existants et la mise de fonds des obligataires. L’accord de restructuration prévoit une réduction de la valeur nominale des actions, plusieurs augmentations de capital réservées à Perceva et le lancement d’une OPA simplifiée sur le capital flottant et les obligations convertibles. A l’issue de ces opérations, Perceva détiendra environ 80% de la cible

Comment décrocher un stage en capital retournement ?

 Si un stage en Corporate Finance vous intéresse, vous devez préparer vos entretiens de la meilleure des manières possibles ! Pour cela, Training You vous aidera. Fondé par deux anciens banquiers de Lazard, Training You est la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en M&A / Corporate Finance, avec +60 heures de formation pour tout réviser et être au point le jour J : cours sur les candidatures, le fit et la technique (dont un cours dédié au Private Equity), exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et le fonds de Private Equity, podcasts avec des professionnels du secteur.Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves !

Découvrir les cours de la plateforme

Pack premium Populaire

Découvrez la plateforme de formation la plus complète en Corporate Finance

  1. 25 cours
  2. 50h de formation
  3. +300 exercices et questions d’entretien corrigées
  4. +10 tests techniques et psychométriques
  5. 40 fiches banques et 30 fiches fonds de PE
  6. Webinaires / Podcasts exclusifs
M&A, Private Equity, Corporate Finance (hors M&A et Private Equity), Fiches sur les banques et fonds, Entretiens blancs, Summer Internships, Outils pratiques , Tests d'entraînement, Webinaires
Je démarre
Suivez-nous :

D'autres contenus à découvrir

Décryptage
Qu’est-ce que le restructuring en Corporate Finance ?

C’était d’abord un pionnier de la grande distribution. C’était ensuite la fierté de tout une région. C’était aussi l’un des acteurs les plus influents de son secteur. C’était enfin le bastion de Jean-Charles Naouri, ancien banquier d’affaires influent de Rothschild & Co dans les années 1980. Pourtant, Casino s’est retrouvé dernièrement au bord de la faillite après des années d’acquisitions financées par l’endettement et des pertes grandissantes au profit de ses concurrents. Le groupe fait aujourd’hui l’objet d’une procédure de sauvegarde ! Dans ce cadre, un accord prévoit la restructuration de sa dette et une prise de contrôle par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, le français Marc Ladreit de Lacharrière et le fond britannique Attestor. Ce cas pratique est un exemple de « restructuring ». Vous en avez nécessairement entendu parler. Mais vous n’êtes certainement pas très au clair sur ce que recouvre précisément le terme. Dans cet article, on va d’abord définir le restructuring, puis mentionner ses principales causes et enfin parler des différentes procédures mises en place dans le cadre d’une restructuration. Quand parle t-on de « restructuring » ? Les restructurations concernent des entreprises qui sont en difficultés mais dont les parties prenantes pensent qu’elles sont viables sous certaines conditions. Ces conditions nécessitent souvent des changements stratégiques (on peut d’ailleurs faire appel à des cabinets de Conseil en stratégie pour revoir cette stratégie), managériales (on peut changer l’équipe dirigeante) ou opérationnels (on modifie le mode de production, les canaux de distributions, la gestion des stocks, etc.). La notion de « restructuring » est souvent associée à celle de faillite (au sens commun du terme et pas juridique). La faillite implique deux situations proches mais différentes : Le défaut de paiement. L’entreprise ne respecte pas un engagement financier. Cet engagement peut être une échéance de dette (financière ou opérationnelle) ou des intérêts financiers. Le défaut de paiement peut d’ailleurs entrainer l’exigibilité de la dette de manière anticipée La cessation de paiement. L’entreprise ne peut plus faire face à son passif exigible avec son actif disponible. En France, c’est précisément cette situation qui entraine l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire et de liquidation judiciaire. Pratiquement, quand le dirigeant déclare la cessation de paiement devant le tribunal de commerce, on parle de « dépôt de bilan » Dans les deux cas, l’entreprise fait face à une crise d’illiquidité.  Les principales causes de la faillite en restructuring Les origines de la faillite sont multiples. On peut les regrouper en deux catégories : Les causes opérationnelles qui sont liées à une mauvaise stratégie mise en place par les dirigeants ou des conditions de marché défavorables. Les conséquences sont des ventes insuffisantes (baisse du chiffre d’affaires), une profitabilité dégradée (diminution de la marge d’EBITDA), une compétitivité faible (une rentabilité plus faible que les concurrents) Les causes financières qui proviennent d’un endettement mal maîtrisé ou des capitaux propres insuffisants Certaines défaillances sont parfois totalement indépendantes de la gestion de l’entreprise, par exemple en cas de catastrophe naturelle (ex : séisme au Maroc en 2023), de crise environnementale ou sociale (ex : crise politique au Niger en 2023) ou encore de faits géopolitiques (ex : guerre en Ukraine en 2022). C’est donc important d’anticiper ces risques. C’est pour cela que les banquiers commerciaux (Analyse Crédit, Leveraged & Acquisition Financed, etc.) font une analyse financière rigoureuse avant d’accorder un crédit à l’entreprise. Pour cela, ils peuvent utiliser plusieurs outils. Premièrement, les agences de rating évaluent la probabilité qu’a l’entreprise de faire défaut à plus ou moins long terme. Deuxièmement, la méthode du credit scoring permet de diagnostiquer de manière préventive les difficultés d’une entreprise. Troisièmement, de manière moins préventive quand même, le commissaire aux comptes (les auditeurs qui certifient les comptes de l’entreprise chaque année) peuvent alerter sur un risque de faillite. Les opérations de restructuring Les difficultés financières de l’entreprise contraignent les dirigeants à mettre en place certaines opérations de restructurations (ou restructuring). Certaines sont préventives (avant la cessation de paiement). D’autres sont correctives (après la cessation de paiement). Les procédures préventives Le mandat ad hoc D’abord, le mandat ad hoc permet à l’entreprise de rectifier le tir rapidement avant de se retrouver en cessation de paiement. Dès l’apparition des premières difficultés financières, le dirigeant tente une négociation privée avec ses partenaires. A ce stade, la démarche est confidentielle. L’objectif est d’obtenir une « restructuration informelle » de la dette. Comment ? Plusieurs options sont possible : baisse des taux, allongement de la durée de remboursement, réduction des montants dus, etc. Dans certains cas, des titres hybrides peuvent aussi être proposés aux créanciers. Dans ce cadre, le tribunal de commerce peut désigner un mandataire ad hoc (cela n’est pas obligatoire) pour aider le dirigeant dans ses négociations avec les créanciers. C’est à lui que revient alors la mission de convaincre les parties prenantes que la valeur de l’entreprise est plus grande avec une restructuration de la dette une et réorganisation opérationnelle que dans le cas d’une liquidation ! La conciliation Ensuite, la procédure de conciliation (appelée aussi règlement amiable) est envisageable pour les entreprises en cessation de paiement depuis moins de 45 jours ou anticipant des difficultés. Le président du tribunal de commerce désigne un conciliateur qui doit négocier un accord amiable entre l’entreprise et ses créanciers. La procédure ne doit pas durer plus de 4 mois avec prorogation possible de 1 mois. La procédure de sauvegarde Enfin, la procédure de sauvegarde est une procédure collective à l’initiative de l’entreprise justifiant des difficultés financières qu’elle n’est pas en mesure de surmonter et susceptibles de conduire à la cessation de paiement. Le tribunal de commerce ouvre la procédure. En pratique, il nomme un administrateur judiciaire et un représentant des créanciers. Le dirigeant continue à gérer l’entreprise et peut se faire assister par l’administrateur judiciaire. Selon certaines conditions, cette procédure aboutit à la poursuite de l’activité grâce à la mise en place d'un plan de sauvegarde. Le plan vise clairement à restructurer certaines activités (réorganisation, cessions, etc.). Sa durée ne peut excéder 10 ans (c’est déjà allez long). On parle parfois de plan de sauvegarde accéléré quand le plan a déjà été discuté et accepté avec les créanciers. La procédure de sauvegarde s’inspire de la pratique américaine sur les faillites (appelée aussi « Chapter 11 »). Les procédures correctives En cas d’échec de ces mécanismes, les entreprises envisagent des procédures de redressement judicaire et de liquidation judiciaire. Le redressement judiciaire est un plan arrêté par une décision de justice qui doit permettre à l’entreprise de poursuivre son activité et restructurer son passif (rendre la dette supportable). À défaut de redressement envisageable, le tribunal prononce l’ouverture d’une procédure de liquidation judiciaire. Celle-ci implique l’arrêt de l’activité, le licenciement des salariés, la résiliation des contrats et l’abandon des créances. C’est la faillite ! Dans ce cas précis, on désigne un juge-commissaire et un mandateur liquidateur pour organiser la procédure. Concrètement, certains actifs peuvent être vendus « à la casse ». Cela se fait généralement par le biais d’une mise aux enchères ou de manière bilatérale avec un repreneur. Les créanciers seront payés sur le produit de la vente selon un ordre bien défini : d’abord les créances salariales (protection des salariés), ensuite l’Etat et les administrations publiques, puis les créanciers senior, après les créanciers subordonnés et enfin les actionnaires. Exemples d'opérations de restructuring en France Pour finir, on peut donner quelques exemples de grandes et belles entreprises françaises qui ont connu des difficultés financières et ont eu recours à la procédure de sauvegarde ou à d'autres formes de procédures de redressement judiciaire. L’issue a été variable. Alcatel-Lucent : L’entreprise de télécommunications a connu des difficultés financières. Elle fait l'objet d'une procédure de sauvegarde en 2006. Puis elle fusionne avec Nokia en 2016 Technicolor : L’entreprise, spécialisée dans la technologie du cinéma et du divertissement, fait l'objet d'une procédure de sauvegarde en 2010 Mory Ducros : L’entreprise de transport et de logistique fait l'objet d'une procédure de redressement judiciaire en 2013 Vivarte : Le groupe Vivarte, propriétaire de nombreuses marques de prêt-à-porter (La Halle, André, Naf Naf, etc.), a engagé des procédures de sauvegarde en 2014 pour restructurer sa dette La Redoute : Cette entreprise de vente par correspondance et de commerce électronique a été sous procédure de sauvegarde en 2014 dans le cadre de la restructuration de ses activités CGG : L’entreprise spécialisée dans les services géophysiques pour l'industrie pétrolière et gazière a été sous procédure de sauvegarde en 2017 pour faire face à des problèmes financiers Vous souhaitez faire un stage en Corporate Finance ?   Plusieurs banques d’affaires et de nombreux cabinets ont des équipes dédiées au restructuring. Ils recrutent régulièrement des stagiaires et des juniors. Cependant, les offres sont moins nombreuses. Et il faut être très bien préparé pour en décrocher une. Pour vous aider, Training You a été fondé par deux anciens banquiers de Lazard qui connaissent les process de recrutement, les questions de fit et techniques régulièrement posées et comment y répondre. La plateforme Training You contient +60 heures de formation pour tout réviser et être au point le jour J : cours, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et le fonds de Private Equity, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Guillaume Pommier

6 min de lecture

Décryptage
Le LBO : l'opération emblématique du Private Equity

Le LBO ou « Leveraged Buy-Out » est un type d’opération aussi emblématique que spécifique du Private Equity. Dans cet article, on explique d’abord ce qui rend le LBO différent d’une acquisition classique et ensuite la dynamique du LBO dans un contexte géopolitique et économique difficile pour le Private Equity. Un LBO est une opération M&A spéciale dédié au Private Equity Dans un LBO, un acheteur acquiert une cible. En ce sens, il fait partie du périmètre des M&A (c’est une acquisition…). Cependant, plusieurs spécificités font du LBO une opération particulière. Le type d’acquéreur dans les LBO : des fonds de Private Equity Dans un LBO, l’acquéreur est toujours un fonds d’investissement, généralement appelé fonds de Private Equity. Exemples : Ardian, Tikehau, Eurazeo, Carlyle, etc. Pour rappel, le métier d’un fonds de Private Equity consiste à prendre des participations au capital (« Equity ») d’une entreprise non cotée (« Private ») et de la revendre quelques années après avec une plus-value. L’objectif de l’acquisition dans le LBO Un fonds de Private Equity est un investisseur financier. Par conséquent, il a un objectif purement « financier » : revendre la cible après quelques années (généralement entre 4 et 6 ans), en réalisant une plus-value la plus élevée possible (matérialisée par le MoM* et le TRI**). Dans une opération M&A classique, c’est très différent. L’entreprise ou « corporate » a un objectif « stratégique » : déployer une vision à long terme avec la cible (matérialisée par l’intégration de celle-ci au sein de l’acheteur et la génération de synergies avec elle sur la durée). Le financement des LBO par les fonds de Private Equity Dans un LBO, le financement s’appuie toujours sur une partie significative de dette. Attention, un LBO n’est pas nécessairement financée avec plus de 50% d’endettement ! Mais le fonds de Private Equity cherche en général à augmenter la part d’endettement dans le prix pour maximiser la rentabilité des capitaux propres investis au départ. C’est ce qu’on appelle le « levier financier » du LBO. Au contraire, une opération M&A classique peut se financer 100% en titres, sans recourir à la dette. La structure de l’opération LBO Dans un LBO, le fonds de Private Equity crée une holding d’acquisition (on l’appelle souvent « HoldCo »), dont l’unique objectif sera d’acquérir la cible. C’est une « coquille vide » sans activité opérationnelle. D'une part, elle acquiert la société cible et en porte les titres. D’autres part, elle s’endette pour le compte des actionnaires et paie les intérêts financiers ainsi que le remboursement du capital aux créanciers. D’ailleurs, les flux qui remontent de la cible opérationnelle vers le fonds de Private Equity (cash flow opérationnels, dividendes) transitent par la holding. Le type de cible recherché par les fonds de Private Equity dans les LBO Les critères de sélection des cibles sont souvent plus strictes dans un LBO, en lien avec l’objectif purement financier du fonds. Premièrement, la cible doit être est rentable. Mieux, elle doit générer des cash flow réguliers et les plus élevés possibles, à la fois pour rembourser la dette et remonter le maximum de dividendes aux actionnaires. Deuxièmement, elle doit évoluer sur un marché peu risqué pour ne pas ajouter un risque opérationnel au risque financier. Cela se reflète par de fortes barrières à l’entrée, peu de concurrence, une croissance possible mais dans un marché déjà assez mature et sans risque de rupture technologique (pour ne pas avoir à dépenser trop de Capex et les garder pour rembourser la dette et remonter les dividendes). Troisièmement, le management se doit d’être expérimenté et solide. Après tout, c’est eux qui vont créer la valeur ! Pour plus de détails sur les LBO, retrouvez notre cours sur les LBO et celui sur le Private Equity dans nos Packs en ligne. Le LBO subit l’environnement difficile du Private Equity depuis quelques mois Au premier semestre 2022, plus de 25 000 opérations M&A ont été réalisées pour un montant supérieur à 2 000Mds$. Ces chiffres sont en ligne avec les années 2018 et 2019. Mais ils accusent déjà un recul de 20% par rapport à 2021 (l’année de tous les records). Et le Private Equity a été l’un des moteurs principaux du M&A sur cette période. Sur la période, il représente environ 50% des transactions au niveau mondial. Son poids a doublé en 5 ans. Et sur le marché français, les fonds ont même réalisé 75% des transactions. Cependant, le contexte géopolitique (guerre en Ukraine) et macroéconomique (tensions inflationnistes, resserrement des politiques monétaires des banques centrales) impacte les deals en cours. La bourse a été plus que chahutée, avec parfois de fortes corrections. Et les actifs privés aussi. Le LBO est sous tension. Pourquoi ? L’incertitude des Business Plans dans un contexte inflationniste Les conséquences de la guerre en Ukraine et les inadéquations entre l’offre et la demande sur certains marchés (produits agricoles, énergies, etc.) génère une forte poussée inflationniste (du jamais vu depuis les années 1980 dans les pays du monde occidental). Or, l’inflation entraine une baisse de la consommation des ménages et des investissements des entreprises. Par conséquent, les prévisions financières (le Business Plan) des entreprises sont fortement impactées : moins prévisibles, moins lisibles et surtout moins certaines. Dans ce contexte, les investisseurs expriment davantage de frilosité lors de l’acquisition potentielle d’une société La raréfaction du financement Le ralentissement très fort du marché du financement renforce ces réticences. Face à l’inflation qui augmente, les banques centrales ont durci leur politiques monétaires, avec par exemple une hausse des taux directeurs. Le recours à l’endettement est donc moins facile pour les investisseurs. Or, un LBO se finance toujours avec une partie significative de dette… Dans ce contexte, les fonds de PE préfèrent reporter leurs acquisitions plutôt que de subir ces conditions de financements défavorables. En effet, ces opérations peuvent avoir un impact négatif direct sur la rentabilité de l’investissement Le problème de la valorisation Enfin, certains deals échouent en raison de l’écart entre les attentes des vendeurs et la valorisation proposée par les acquéreurs. En effet, certains vendeurs refusent d’ajuster à la baisse leurs exigences de prix. Or, le contexte a évolué. Et les fonds de Private Equity ne sont plus prêts à financer sur la base des mêmes multiples de valorisation qu’en 2021 Pour conclure, le marché du LBO subit un net ralentissement. Mais il n’est pas à l’arrêt. D’abord, le paysage des fonds de Private Equity est hétérogène. Si beaucoup subissent de plein fouet cette situation, certains réussissent encore à lever des fonds record, en jouant par exemple sur la notoriété de leur marque. C’est par exemple le cas de Ardian ou CVC. Ensuite, le segment des LBO « large cap » (qui nécessite des financements plus élevés) est plus impacté que les opérations « small/midcap ». Enfin, un contexte de crise fait toujours naître certaines opportunités de marché. Il serait étonnant que 2023 fasse exception à cette règle. Vous souhaitez travailler sur des LBO et faire du Private Equity ? Les fonds d’investissement continuent à recruter des stagiaires et des juniors. Cependant, les offres sont moins nombreuses. Et il faut être très bien préparé pour en décrocher une. Pour vous aider, Training You a été fondé par deux anciens banquiers de Lazard qui connaissent les process de recrutement, les questions de fit et techniques régulièrement posées et comment y répondre. La plateforme Training You contient +60 heures de formation pour tout réviser et être au point le jour J : cours, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et le fonds de Private Equity, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme * Le MoM (« Money on Money ») est le ratio entre la part du prix financée avec des capitaux propres (Equity Value à l’entrée) et le prix de sortie (Equity Value à la sortie). ** Le TRI (« Taux de Rendement Interne ») est le rendement annuel moyen pour le fonds de Private Equity.


Par Tiffany Escudero

5 min de lecture

Décryptage
Les 7 principaux métiers de la dette en Corporate Finance

Les métiers de la dette sont reconnus à la fois pour leur forte technicité, le haut niveau de connaissances juridiques à maîtriser et bien évidemment la diversité sectorielle. Ils ne sont pas toujours bien compris. Mais ils offrent de nombreux avantages. Premièrement, ils sont généralement plus accessibles que d’autres métiers en Corporate Finance pour des étudiants encore peu expérimentés. Deuxièmement, ils garantissent un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Troisièmement, ils exposent le junior à une large palette de missions. Dans cet article, nous allons passer en revue les principaux métiers de la dette en détaillant leur rôle, les principaux avantages et en donnant pour chacun un exemple de mission. 1) L’Analyse Crédit Description L'Analyse Crédit consiste à étudier les demandes de financement bancaire des petites et moyennes entreprises (TPE/PME). Le rôle de l’Analyste Crédit est double. Premièrement, il réalise une analyse financière de la société, en évaluant en particulier sa capacité à rembourser un potentiel emprunt dans le futur. Deuxièmement, il monte un dossier de crédit pour la société, une fois le financement validé par la banque (ex : montant emprunté et coût de l’emprunt). Par conséquent, l’Analyse Credit se situe au croisement entre la banque de détail et les métiers en Corporate Finance (qui sont généralement intégrés à la division « Banque de financement et d’investissement » de la banque) : Banque de détail. D'abord, l’Analyste Credit travaille avec des petites entreprises sur des emprunts de petite taille (en général entre 250 000€ et 500 000€. rarement au-dessus du million d’euros) Corporate Finance. Ensuite, l’Analyste Credit est en relation directe et quotidienne avec des entreprises sur des sujets en lien avec le financement Principaux avantages Expérience pratique dans le monde bancaire, avec la possibilité de se familiariser avec le vocabulaire et les mécanismes de l’analyse financière et de l’investissement Porte d’entrée vers d’autres métiers en Corporate Finance, comme le M&A, le Leveraged Finance ou encore le DCM Sélectivité moins grande au « screening » : on peut passer sans expérience préalable en finance, ce qui est parfaitement adapté aux étudiants en fin de Pré-Master ou qui cherchent un stage de première partie de césure Exemple de mission Calcul et analyse de ratios financiers. Exemple : Net Debt/EBITDA (« Leverage »), Net Debt/Equity (« Gearing »)  2) Leveraged Finance Description Le Leveraged Finance consiste à financer des opérations de LBO orchestrées par des fonds de Private Equity. Dans un LBO, la dette est fournie par des banques ou des fonds de dette (unitranche, mezzaneurs). Les équipes de Leveraged Finance travaillent au sein d’une banque. Leur rôle est double. D’abord, elles étudient la documentation sur l’entreprise pour comprendre son maché, ses activités et surtout sa santé financière (en gros, si elle sera en mesure de rembourser la dette). Ensuite, elles souscrivent à tout ou partie du montant total de la dette. Une fois le crédit accordé, les équipes Leveraged Finance peuvent garder la dette sur le bilan de la banque ou en « syndiquer » une partie, ce qui revient à revendre sur le marché une partie de son exposition. Principaux avantages Opportunité de travailler sur des dossiers complexes et plus gros en taille (par rapport à l’Analyse Credit), avec des structures de financement hautement endettées Lien étroit avec les fonds de Private Equity qui sont les clients du Leveraged Finance Excellente voie vers d'autres métiers en Corporate Finance, en particulier le M&A ou le Private Equity (relation directe avec les fonds) Exemple de mission Rédaction du mémo d’investissement en amont de la présentation au comité des risques de la banque 3) Acquisition Finance Description Contrairement au Leveraged Finance, l'Acquisition Finance consiste à financer des acquisitions d'entreprises par des Corporates (par le biais de crédits bancaires). Les entreprises clientes sont généralement des grands groupes (ex : membres du CAC 40) qui peuvent emprunter des gros montants sans trop de risques financiers pour la banque. Les principaux produits proposés par le banquier en Acquisition Finance sont le Bridge Loan (crédit relais qui reste sur une courte période dans le bilan de l’entreprise) ou le Revolving Credit Facilities (ligne de liquidité pour faire face à des besoins ponctuels de trésorerie), voire le Term Loan (prêt bancaire traditionnel). Principaux avantages Opportunité de travailler sur des opérations de grande envergure, souvent plusieurs centaines de millions d’euros, voire plus d’un milliard d’euros Lien étroit avec des grands groupes (ex : LVMH, Vivendi, Total, etc.) Développement d’une expertise dans les différents types de dettes bancaires Excellente voie vers d'autres métiers en Corporate Finance ou au sein de la direction financière d’un client (relation directe avec les grands comptes de la banque) Exemple de mission Modélisation des flux de trésorerie futurs de l’entreprise pour déterminer si elle pourra rembourser la dette 4) Project Finance Description Le Project Finance (ou financement de projets) consiste à financer des projets d'infrastructure de grande envergure, qui fournissent en général un service essentiel pour la population. C’est par exemple la construction d'une autoroute ou d’un aéroport. Au lieu d’analyser une cible dans le cadre d’une transaction M&A, le banquier en Project Finance propose des structures de financement adaptées à ces projets, tout en tenant compte d'importantes contraintes environnementales et juridiques. En Project Finance, on distingue principalement deux types d'actifs : les actifs Brownfield (extension des capacités de production d'une infrastructure existante, avec un horizon d'investissement de 5 à 7 ans) et les actifs Greenfield (création d’une nouvelle infrastructure, avec un horizon d'investissement d’au moins 10 à 15 ans). Principaux avantages Contribution à une mission d'intérêt général (le financement de projets d'infrastructure apporte une certaine gratification) Découverte du secteur Infra très dynamique et de ses différents segments (énergie, transports, etc.) Débouchés très variés. Une expérience en Project Finance ouvre un éventail de perspectives professionnelles. En particulier dans les fonds de Private Equity, dans des grands groupes industriels ou même des cabinets de Conseil en stratégie (qui veulent attirer des expertises sectorielles) Exemple de mission Conception des documents juridiques en collaboration avec des cabinets d’avocats (contraintes réglementaires fortes sur ce type de projets) 5) Leveraged Loans Description Le Leveraged Loans consiste à racheter de parts de la dette levée par les fonds de Private Equity auprès des banques lors d'opérations de LBO. En effet, face aux réglementations toujours plus strictes qui contraignent les banques à ne pas détenir des actifs trop risqués à leur bilan, certaines souhaitent en vendre tout ou partie sur le marché. Le professionnels du Leveraged Loans évalue la rentabilité et le risque associé à cette dette. Puis il détermine si son acquisition est pertinente pour le fonds. Ces opérations interviennent principalement sur le marché secondaire de la dette. Principaux avantages Expérience stratégique et très technique. Le Leveraged Loans ressemble à une certaine forme de trading, nécessitant une évaluation de la valeur de la dette Participation au développement d’un métier encore peu pratiqué en France Opportunités de carrière variées. Le Leveraged Loans ouvre des voies diverses. A la fois en Corporate Finance mais aussi en trading ou Risk Management Exemple de mission Valorisation de la dette sur le marché secondaire 6) Private Debt Description Le Private Debt consiste à financer des entreprises dans le cadre d’une acquisition classique ou des fonds de Private Equity dans le cadre d’un LBO. Contrairement au Leveraged Finance ou à l’Acquisition Finance, le Private Debt s’exerce au sein d’un fonds d’investissement dédié à la dette. Le professionnel en Private Debt réalise d’abord une due diligence financière sur l’entreprise (pour déterminer sa capacité à rembourser la dette) et structure ensuite un financement (généralement avec de la dette senior). Contrairement au Leveraged Loans, le Private Debt implique des financements plus stables et avec un horizon de plus long terme. En effet, les fonds de Private Debt financent généralement des entreprises de taille moyenne. De plus, ils gardent les positions sur plusieurs années. Principaux avantages Proximité étroite avec les équipes de M&A ou les fonds de Private Equity qui initient les opérations Marché très dynamique qui a connu une croissance significative ces dernières années en raison de l'abondance de liquidités sur les marchés (moins vrai aujourd’hui, le marché est presque à l’arrêt depuis la hausse significative des taux d’intérêt) Excellente porte d’entrée vers d'autres métiers en Corporate Finance (M&A. Private Equity, etc.) Exemple de mission Suivi du portefeuille d’investissement (s’informer sur la santé financière des entreprises afin d’éventuellement renégocier les termes du contrat) 7) DCM (Debt Capital Market) Description Le Debt Capital Market (DCM) consiste à conseiller des entreprises dans l’émission de titres de dette sur les marchés financiers. Le rôle du banquier DCM est d’accompagner les entreprises qui cherchent du financement en dette (dimension Corporate Finance) : montant de l’émission, structuration de l’opération, pricing des titres, etc. Ensuite, les équipes Sales & Trading de la banque vont vendre les titres aux investisseurs financiers (dimension Financial Markets). Les principaux produits proposés par les équipes DCM sont les bond (obligations classiques qui paient un coupon périodique à son détenteur) ou des obligations subordonnées (le remboursement intervient après celui de la dette senior). Principaux avantages Proximité avec les marchés financiers. Le banquier DCM doit constamment prendre en compte les contraintes des marchés financiers Technicité forte du métier Progression de carrière. Le DCM ouvre de nombreuses portes. Vers d’autres métiers de la dette (ex : fonds de dette). En Corporate (ex : départements trésorerie des grandes entreprises). Ou en Finance de marché (ex : Sales) Exemple de mission Fixation du prix des obligations à émettre sur le marché financiers Pour conclure, les métiers de la dette offrent de nombreuses opportunités. Ils consistent souvent à financer des entreprises (Analyse Credit, Acquisition Finance), des fonds de Private Equity (Leveraged Finance) ou des grands projets (Project Finance). Mais ils sont aussi parfois un métier de conseil (DCM, pour la partie Corporate Finance). A chaque fois, ces métiers offrent au junior : Une grande technicité (différents types de dettes, en lien avec les marchés financiers ou non) Une forte exposition à des clients très variés (Corporate ou fonds, secteurs variés) Enfin, les métiers de la dette permettent en général un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle. Vous voulez travailler dans l'un des métiers de la dette ? Les métiers de la dette sont passionnants. Mais ils sont exigeants. Comme vous l’avez sans doute remarqué, décrocher un stage ou CDI dans les métiers de la dette est tout à fait possible avec une formation adaptée. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en M&A, Private Equity et autres métiers en Corporate Finance. La plateforme contient plus de 60 heures de formation pour tout réviser et être au prêt le jour J : des cours pour préparer le fit et réviser la technique financière (y compris un cours complet sur le DCM et le Leveraged Finance), des exercices et cas pratiques pour pratiquer à votre rythme, des fiches sur les banques et fonds d’investissement pour vous acculturer au secteur et des podcasts avec des professionnels du secteur pour obtenir des retours d’expériences. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Samir Jacquelin

7 min de lecture