Les 1 001 débouchés du consultant : que faire après une carrière dans le Conseil en stratégie ?

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Le Conseil en stratégie est connu pour être une « école après l’école ». Acquérir un bagage transdisciplinaire solide tout en développant de multiples compétences spécifiques : voilà la promesse du conseil, après seulement quelques années d’expérience.

Mais de nombreux candidats trouvent aussi dans « l’après conseil » une motivation à rejoindre un grand nom de la stratégie. Dans cet article, on vous explique en quoi le conseil est autant formateur et quels sont les débouchés après quelques années dans ce domaine.

Pourquoi le Conseil en stratégie offre-t-il autant de débouchés ?

Le Conseil en stratégie est souvent assimilé à « une voie royale ». Il offre une véritable formation d’excellence. Premièrement, il met en exergue tous les défis rencontrés lors d’un travail d’équipe de haut niveau : respect des « deadlines », répartition des rôles, qualité de la communication. Deuxièmement, il pousse les savoirs et méthodes de travail au plus haut niveau d’excellence. Par conséquent, le conseil peut servir de puissant tremplin de carrière pour tout consultant qui décide de changer d’horizon professionnel !

D’abord, l’humain est une partie intégrante de la courbe d’apprentissage du consultant. Du fait du niveau de stress et de performance attendue, le conseil est sans nul doute un terrain propice au développement de fortes compétences relationnelles et managériales.

  • Un fort niveau d’exposition. En externe d’abord, les consultants en stratégie échangent avec des clients issus de comités exécutifs du CAC 40 ou de grandes entreprises multinationales. Par conséquent, vos interlocuteurs seront souvent d’une séniorité supérieure à la vôtre ! En interne ensuite, la composition des équipes témoigne de la montée en compétence du consultant. Du manager multi-tâche au Partner chevronné, vous apprenez à travailler avec tout le monde, de manière responsable et autonome !
  • Un carnet d’adresse international. Vos missions ont un impact mondial. Dès lors, vous pouvez prétendre parfaire votre connaissance des différences culturelles, votre maîtrise de l’anglais des affaires et même votre culture business internationale. De plus, vos collaborateurs actuels peuvent devenir vos associés de demain. Soumis aux mêmes standards d’excellence, les consultants savent qu’ils pourront compter les uns sur les autres à l’avenir, d’autant plus que la difficulté des missions est propice à la formation d’amitiés durables !
  • L’exigence du haut niveau. La culture du « up or out » (selon laquelle la politique RH des cabinets gravitent autour de deux options : promouvoir ou licencier un collaborateur) invite à particulièrement soigner ses relations et à rapidement devenir « l’as du travail d’équipe » ! En outre, les missions d’un cabinet de Conseil en stratégie impliquent souvent une prise de décision au sommet d’une organisation. C’est pourquoi, après quelques années seulement, les consultants observent généralement une excellente résistance au stress ainsi qu’une certaine maîtrise des codes business !

Ensuite, le Conseil en stratégie offre une formation d’excellence. La courbe d’apprentissage du jeune consultant est forte et rapide.

  • La variété des défis intellectuels. Les secteurs rencontrés au fil des missions sont rarement les mêmes. Par exemple, plusieurs industries coexistent dans le conseil : pharmaceutique, énergies renouvelables, éducation ou encore métallurgie. Ces champs d’étude permettent au consultant d’aborder des problématiques passant du B2B au B2C, du public au privé ou encore de l’industrie lourde au logiciel SaaS. Cette immersion est sans équivalent en termes de diversité. D’ailleurs, un même secteur peut aussi renfermer de nombreux acteurs différents et des problématiques plurielles : profitabilité, lancement d’un produit, pricing ou encore « carve-out »
  • La logique du conseil. Dans la structuration des raisonnements et le séquencement des étapes du projet, le conseil enseigne un logos. C’est tout un art de la logique, à un tel point que l’on parle souvent de la logique du « conseil ». La « règle des « 80-20 », le principe d’être « MECE » et d’autres outils/concepts renforcent les analyses en donnant une certaine consistance aux réflexes et pratiques du consultant. C’est pourquoi, après quelques années de conseil, vous découvrirez qu’il est facile de reconnaître un raisonnement de consultant en stratégie, dans la mesure où la structure et les concepts du métier sont universels. Aussi, la dimension quantitative (visant à capturer les problèmes dans des équations et enraciner les phénomènes de marché dans des chiffres) fait du conseil un parfait hybride mêlant quotidiennement deux disciplines apparemment opposées : la dissertation et la mathématique. Calculer, interpréter, analyser, démontrer : voilà des verbes d’actions qui traduisent fidèlement le quotidien du consultant
  • Un processus d’apprentissage constant. Entre les missions, le consultant bénéficie d’une formation intensive qui procède de l’investissement draconien des cabinets dans leurs ressources humaines. Perçu comme un véritable asset, le consultant est guidé par le cabinet guide vers le progrès, au fil de ce qu’il est coutume d’appeler la « learning curve ». Par exemple, pendant une mission, le consultant découvre et parfait sa maîtrise d’outils informatiques destinés à trier, traiter et « faire parler » des jeux de data, souvent remis par le client sous forme d’un support « brut »

Quels sont les débouchés principaux après une carrière dans le conseil ?

Vous l’aurez compris, le conseil est riche en enseignements, autant sur le fond que sur la forme. Du reste, il s’agit d’un univers intellectuel comportant sa propre grammaire. La maîtrise des codes du conseil peut ainsi ouvrir de nombreuses portes. Quelles sont-elles ?

Parmi les parcours typiques, on peut citer :

  • Poursuivre dans le conseil. Après 5 années passées au sein d’un cabinet de Conseil en stratégie, une question de fond se pose : « Dois-je persévérer dans le consulting ? ». En toile de fond, se pose la question de votre valeur sur le marché du travail et de la capacité d’une organisation à s’offrir vos services. Un manager en Conseil en stratégie perçoit un salaire avoisinant celui d’un membre de comité exécutif. Et il n’est pas chose aisée de trouver chaussure à son pied lors d’un changement de poste. Pour un Partner, la mobilité professionnelle est encore plus délicate. Les émoluments du Conseil en stratégie, associés à un certain confort (notes de frais fréquentes, prestige du métier) font du conseil un secteur attractif dont il peut être difficile de sortir (pour de bonnes raisons, bien sûr !). Toutefois, vous pouvez tout à fait poursuivre dans un cabinet de conseil spécialisé sur une problématique en pleine croissance et valoriser vos acquis (ex : expertise en transformation digitale, énergies renouvelables, etc.) ou opter pour un nouveau bureau (ex : mobilité géographique). En résumé, le conseil ne manque pas d’arguments pour vous garder précieusement dans son univers particulièrement riche et enrichissant !
  • « Passer du côté client ». Le conseil permet en 5-10 ans de glaner des postes « C-level » en industrie que l’on ne pourrait pas espérer avant une vingtaine d’années d’ancienneté au sein d’un « corporate». Et pour cause, les méthodes du conseil ainsi que l’exposition qu’il présuppose en font un véritable accélérateur de carrière ! De plus, pour préserver des liens privilégiés avec leurs clients, les cabinets de Conseil en stratégie accompagnent volontiers leurs meilleurs éléments en quête de nouveau chemin de carrière vers des postes à haute responsabilité au sein des départements stratégiques de leurs clients

Parmi les parcours atypiques, on peut citer :

  • Les métiers connexes. La banque d’affaire ou les fonds de Private Equity restent les exemples principaux de virages professionnels auxquels le consultant peut s’intéresser : le prestige, les standards de « delivery » restent extrêmement élevés. Et le service client suppose, ici aussi, une grande flexibilité. L’ancien consultant s’appuiera sans difficultés sur les compétences acquises lors de ses missions passées en cabinet. La quête de défi, de prestige et de diversité peut également orienter le consultant vers une startup de grande taille (appelée souvent « scale-up ») à la recherche de compétences pour devenir une licorne. De même, une entreprise high tech, voire un GAFAM, attire généralement la convoitise des anciens consultants en stratégie, notamment via les salaires compétitifs proposés
  • L’entrepreneuriat. La capacité de travail, la réalisation de livrables (lors d’une levée de fonds ou de la réalisation d’un pitch book), le carnet d’adresse, les connaissances du marché ou encore le business sense sont d’excellents acquis qui offrent à l’ancien consultant une valeur inestimable en tant que futur entrepreneur. Effectivement, loin de la vision fantasmée de l’inventeur de génie issu de la Silicon Valley, l’entrepreneur moderne évolue dans un monde digitalisé où la maîtrise des outils élémentaires, des codes business et d’un excellent relationnel sont incontournables. Or, ces éléments sont centraux dans la vie de tout consultant
  • Externship & Académique. Enfin, l’Externship permet au jeune consultant de passer 2 ans au sein d’un client corporate (souvent dans le département Stratégie) afin de revenir fort de nouvelles skills dans son cabinet d’origine ! Le MBA est également une voie envisageable, ici encore souvent pour le jeune consultant ! Après une formation MBA au sein d’une institution de renom, le consultant jouira d’une immédiate augmentation de salaire et en général d’une accélération de carrière quasi-assurée

Pour conclure, à la suite de quelques années en Conseil en stratégie, les acquis sont nombreux et se valorisent facilement sur le marché du travail. Le consultant en stratégie peut donc envisager différents chemins :

  • Poursuivre dans le conseil en se spécialisant
  • « Passer du côté client » et intégrer un grand groupe industriel
  • S’orienter vers les métiers de la finance
  • Rejoindre un GAFAM ou une entreprise high tech
  • Entreprendre en offrant ses services à une startup ou en lançant sa propre entreprise
  • Faire un Externship ou poursuivre un MBA, voies « clé en main » offertes par les cabinets aux jeunes consultants (souvent après 2 ou 3 ans)

Vous souhaitez débuter votre carrière en Conseil en stratégie ?

C’est possible, mais difficile. Pour intégrer l’un des meilleurs cabinets (tels que McKinsey, BCG, Bain, Roland Berger, Oliver Wyman, etc.), une préparation optimale est requise. Pour vous aider, la plateforme Training You contient tout ce qu’il faut maîtriser pour réussir un process de recrutement en Conseil en stratégie : des cours en ligne dispensés par des consultants professionnels sur chaque étape du process de recrutement (dossier de candidature, fit en entretien, étude de cas, etc.) des exemples d’études de cas réelles qui tombent en entretien corrigées sous forme de vidéos, des fiches sur les principaux secteurs d’activités à connaître pour aborder sereinement les cas, des webinaires et podcasts exclusifs avec des consultants qui vous donnent tous les conseils pour réussir.

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