AccueilBlogLes salaires en Conseil en stratégie
Décryptage

Les salaires en Conseil en stratégie

Par Elyas Hamadache

|

7 min de lecture

A quel niveau s’établissent les salaires en Conseil en stratégie ? En 2023, Glassdoor affichait un salaire moyen de 56 171€ pour un consultant en stratégie en France, Mais il convient de soumettre le « sacro-saint » sujet de la rémunération à l’impartialité des chiffres et aux lois du marché.

Le consultant en stratégie jouit d’un privilège exorbitant : son niveau de vie est sans commune mesure avec les réalités salariales des autres professions. En véritable « cheval de Troie », la rémunération du métier ne doit néanmoins pas occulter le difficile « trade-off » en présence. En effet, en échange d’un haut salaire, le Conseil en stratégie vous plonge dans un environnement difficile : responsabilités élevées, charge de travail considérable, équilibre « vie pro/vie perso » délicat, etc.

Ainsi, au-delà de présenter une simple grille salariale actualisée, cet article vous propose de découvrir ce qui se cache véritablement derrière le salaire d’un consultant en stratégie. Nous aborderons d’abord les spécificités du salaire d’un consultant en stratégie à Paris, puis la stratégie de pricing des cabinets et enfin l’importance de la « willingness to pay ».

Les spécificités des salaires en Conseil en stratégie à Paris

L’industrie du conseil est confrontée à des ressources humaines rares. Elles proposent donc des salaires attractifs pour inverser la tendance. Pourtant, force est de constater que ces salaires restent « mérités » et cohérents. Puisque les entretiens permettent de trier sur le volet les meilleures recrues. Surtout, le contexte macroéconomique constitue un véritable catalyseur quant aux rétributions des consultants.

La rareté

Les candidats qui décrochent un CDI en Conseil en stratégie partagent souvent deux points communs sur leur CV. D’une part, ils ont un profil académique complet. Avec une panoplie de compétences larges (ingénieur, commercial, chercheur, etc). D’autre part, ils accusent des expériences (en stage ou alternance) souvent prestigieuses et enrichissantes (banques d’affaires, startups, grands groupes, bénévolat dans une organisation humanitaire, etc.). Mixez tout cela. Ajoutez un excellent niveau en étude de cas et en fit. Et vous obtenez un consultant en stratégie prometteur ! La rareté des profils est donc associée à des rémunérations élevées

Les entretiens

Véritables « juges de paix », les entretiens permettent d’assurer l’équité du recrutement et de garantir le succès futur du cabinet. Leur mérite réside à la fois dans leur nombre (le candidat rencontre au moins 3 ou 4 consultants pendant le process de recrutement) et dans leurs standards d’excellence. A l’issu de ces entretiens, les cabinets sont en mesure de jauger les compétences et la sympathie des candidats. La réussite en entretien indique au cabinet la valeur d’une jeune recrue, d’où les salaires élevés à l’embauche

Pour obtenir plus d’informations sur les entretiens : Vous pouvez lire nos articles sur Le fit pour les entretiens en Conseil en stratégie (partie fit de l’entretien) ou Comment réussir systématiquement une étude de cas ? (partie technique de l’entretien avec l’étude de cas).

Le contexte macroéconomique

Enfin, deux facteurs agissent comme des vecteurs de l’évolution salariale (à l’œuvre en ce moment même).

  • Premièrement, l’inflation invite irrémédiablement les cabinets à indexer les salaires sur le coût de la vie
  • Deuxièmement, la croissance du secteur (estimée à 11% par Syntec Conseil en 2021) profite aussi aux employés des cabinets parisiens

2) La stratégie de pricing des cabinets

Derrière ces caractéristiques à ne pas sous-estimer, des stratégies de recrutement propres à l’industrie du conseil et spécifiques à chaque cabinet se dessinent. Quelques invariants demeurent toutefois. Le cabinet rétribue les consultants juniors par rapport aux gains générés. Et les consultants seniors compte tenu du marché. Mais in fine, les managers et les Partners sont rémunérés en vertu de la « willingness to pay » du cabinet, qui est prêt à tout pour maintenir son avantage concurrentiel.

« Cost-based pricing »

Le coût d’un consultant junior, s’il ne suffit pas à expliquer à lui seul son niveau de salaire, permet déjà de comprendre les enjeux d’un cabinet de Conseil en stratégie.

  • Hiérarchie pyramidale. La hiérarchie d’un cabinet est pyramidale parce que chaque échelon supérieur se compose de moins d’employés que l’échelon inférieur. Ce principe est l’épicentre du business model d’un cabinet de conseil
  • Staffing. De ce fait, sur une mission donnée, la configuration idéale est de « staffer » un maximum de juniors et un minimum de seniors. A niveau de facturation équivalent, le profit est ainsi dopé par le faible coût relatif du consultant junior
  • Profitabilité. Vous comprenez désormais pourquoi un consultant junior coûtant 50k€ annuel est souvent amorti en une seule mission ! Or, chaque année, un junior réalise entre 3 et 6 missions…  La boucle est bouclée pour le cabinet !

En première conclusion, il apparaît que le salaire du consultant junior est décisif dans la profitabilité du cabinet. Par ailleurs, le salaire du consultant junior, en apparence élevé de l’extérieur, représente en réalité une excellente « affaire » pour le cabinet.

« Competitive analysis »

Les cabinets de conseil souffrent d’une concurrence âpre et grandissante. Les alternatives sont nombreuses pour les candidats et consultants

Géographie

La place parisienne livre chaque année une bataille contre les bureaux de Londres, Dubaï ou Zurich, qui offrent des salaires parfois supérieurs (voire bien plus élevés). Le facteur géographique s’ajoute donc à la concurrence entre les cabinets, naturellement très présente au sein d’une même ville. Note bene : ces salaires doivent être nuancés par le coût de la vie locale des villes concurrentes (même si cela ne suffit pas à refaire passer les bureaux parisiens en tête)

Inter-cabinet

Les « MBB » surveillent méticuleusement les rémunérations offertes par les autres cabinets, à la fois le « tier 2 » (Roland Berger, Oliver Wyman, Kearney) et les cabinets des « Big Four » (Monitor Deloitte, EY-Parthénon, Strategy& et GSG). La concurrence est forte. Et c’est tant mieux pour vous puisque les salaires sont plus que jamais perçus comme un enjeu RH central par les cabinets !

Substituts

Pour le candidat homo economicus, le benchmark salarial ne s’arrête pas où les frontières du conseil finissent. En face, les métiers de la finance offrent des salaires agressifs ! Les « pure players » (Lazard, Rothschild & Co, Centerview) ou les « bulge brackets » (Citi, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Bofa ou J.P. Morgan) proposent des salaires d’entrée significativement supérieurs aux cabinets de conseil !

Nouveaux entrants

Au-delà de la finance et du conseil, la French Tech et ses licornes s’ajoutent aussi au cercle fermé des entreprises pouvant s’offrir les meilleurs talents. Les levées de fonds colossales rebattent les cartes ! En effet, un manager d’un « MBB » sait que son salaire ne sera pas revu à la baisse s’il rejoint l’aventure d’une scale-up! Enfin, pour revenir au spectre des cabinets de conseil à proprement parler, Publicis Sapient (nouvel entrant unique en son genre, mené par d’anciens Partners de Roland Berger et du BCG) a aussi son mot à dire. L’enseigne offre des salaires très compétitifs, notamment au grade de consultant senior…

En seconde conclusion, les cabinets de Conseil en stratégie, à l’instar de leurs clients évoluent au sein d’un environnement ultra-concurrentiel ! A ces paramètres, on peut ajouter la culture du cabinet, la charge de travail qui varie selon les cabinets et évidemment le prestige de la maison !

3) L’importance de la « willingness to pay » pour les salaires en Conseil en stratégie

La volonté de payer généreusement les consultants seniors n’est pas une lubie de la part des cabinets de conseil, mais au contraire une nécessité. Ci-dessous, quelques indications pour mieux comprendre les salaires de l’industrie proposés au sommet de la pyramide.

Le rapport de force pour justifier les salaires en Conseil en stratégie

Premièrement, les « consultants stars » sont difficiles à retenir lorsqu’ils atteignent des grades seniors. Par conséquent, ils sont en position de force et négocient facilement des salaires élevés. A une moindre mesure, c’est la même chose pour un candidat brillant qui a décroché des offres dans plusieurs cabinets et peut habilement « faire jouer les enchères » pour choisir in fine le cabinet de ses rêves !

Le manque de substituts pour comprendre les salaires en Conseil en stratégie

Deuxièmement, plus le consultant est senior, moins il est substituable. Ainsi, le coût de remplacement d’un manager démissionnaire est très dissuasif. Une nouvelle recrue mettra en moyenne 4 à 6 ans pour acquérir le bagage de compétences nécessaire au poste de manager junior.

L’ancienneté pour expliquer les salaires en Conseil en stratégie

Troisièmement, la loi de l’offre et de la demande joue en faveur des consultants chevronnés. A mesure que l’ancienneté augmente, il devient de plus en plus difficile (voire impossible) de recruter des candidats externes à l’industrie. Pourquoi ?

  • D’abord, il y a un « effet d’incompressibilité du temps ». On ne peut pas accélérer la séniorité d’un consultant de façon exponentielle. Plusieurs années sont nécessaires pour développer les compétences suffisantes, quand bien même un employé aurait passé 10 ans en « corporate »
  • Ensuite, un employé senior a tissé des liens profonds avec son cabinet. Et un grand « capital sympathie » joue en sa faveur ! Aussi la culture joue-t-elle un rôle prépondérant. Car un employé de longue date adhère vraisemblablement à l’ADN de la maison. Et cela reste extrêmement important dans l’unité du cabinet
  • Enfin, le départ d’un Partner expose le cabinet à une perte de clients. En effet, les Partners ont constitué leur « portefeuille » au fil des années. Et certains des clients qu’ils suivent régulièrement pourraient tout simplement suivre le consultant (s’il rejoint un autre cabinet) ou travailler avec un concurrent. On comprend mieux pourquoi un Partner est souvent millionnaire ! Il est tout simplement en position de force de négociation…

En troisième conclusion, et comme pour les études de cas visant à pricer une ressource rare et responsable d’un avantage concurrentiel durable, le pricing du consultant senior s’effectue in fine par la « willingness to pay ».

Les salaires en Conseil en stratégie vous motivent à travailler dans ce secteur ?

C’est normal ! Mais c’est difficile d’intégrer un prestigieux cabinet. Pour réussir, il faut bien se préparer. Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Conseil en stratégie, avec : des cours pour optimiser votre candidature et bien performer pendant les entretiens, une bibliothèque de 172 cas réels corrigés qui sont tombées en entretien, 14 fiches secteurs pour améliorer votre business sense, 17 fiches cabinets pour comprendre les particularités entre les différents acteurs et des podcasts exclusifs avec des consultants pour obtenir des retours d’expérience concrets.

Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves !

Découvrir les cours de la plateforme

Pack Premium Populaire

Découvrez la plateforme de formation la plus complète en Conseil en stratégie

  1. 8 cours
  2. 172 cas corrigés qui tombent en entretien
  3. 34 cas interactifs au format exercice
  4. 14 fiches secteurs
  5. 17 fiches cabinets
  6. Podcasts exclusifs
Candidatures, Fit, Etude de cas : Méthodologie, Etude de cas : Entraînement, Compétences pratiques, Annexes
Je démarre
Suivez-nous :

D'autres contenus à découvrir

Décryptage
Conseil en stratégie : êtes-vous fait pour le métier ?

Le Conseil en stratégie est un métier particulier. Il y a autant de facettes au métier de consultant en stratégie que de raisons de rejoindre la profession. En effet, l’univers du Conseil en stratégie est propice au challenge intellectuel, à l’accomplissement de projets ambitieux, aux aventures humaines fortes, et encore bien d’autres expériences souvent satisfaisantes ! Seulement, les déplacements à l’étranger, les horaires souvent conséquents et plus globalement la gestion de l’équilibre entre la vie personnelle et des attentes professionnelles très élevées méritent de s’arrêter un instant pour prendre le temps de la réflexion. Êtes-vous fait pour le Conseil en stratégie ? Si l’exercice des fonctions de consultant implique naturellement des compromis (voire des sacrifices), force est de constater que la promesse est de taille : rémunération supérieure au marché, courbe d’apprentissage exponentielle, exposition au « top management » de grandes firmes, missions à fortes valeurs ajoutées, etc. Bref, une aventure unique ! Les attributs au Conseil en stratégie Avant de s’intéresser aux raisons « classiques » de rejoindre un grand nom de la stratégie, rappelons les différents attributs propres au métier de consultant en stratégie. La dimension humaine du Conseil en stratégie La première dimension du métier réside dans son aspect fondamentalement humain. En effet, entre les nombreuses présentations effectuées tout au long d’une mission (kick-off, recommandations finales, etc.), les ateliers de réflexion conduits en interne (workshop, brainstorming, etc.) ou encore les échanges avec les bureaux internationaux du cabinet, le consultant interagit en permanence avec des interlocuteurs variés. L’importance du « delivery » en Conseil en stratégie La deuxième caractéristique dérive du rôle du consultant en lui-même : il s’agit du « delivery ». C’est-à-dire la production de contenus. D’abord vis-à-vis du client. Non seulement le cabinet fournit un rendu final, mais les consultants réalisent aussi des pré-rendus lors des « weekly meetings » au fil du projet Ensuite, vis-à-vis de votre équipe. Vous êtes souvent responsable d’un pan entier du projet, d’analyse de données, de modélisation approfondies, d’entretiens divers, etc. En résumé : beaucoup de travail, mais aussi beaucoup d’interactions ! La présence de « l’inattendu » en Conseil en stratégie Enfin, le conseil est souvent le théâtre de surprises ! C’est pourquoi « l’inattendu » constitue paradoxalement un trait saillant de ce métier souvent considéré à tort comme « normatif ». Virages extrêmes en cours de mission, surcharge de travail monumentale à la suite d’un « sous-staffing » ou au contraire période d’inter-mission de deux mois due à un « sur-staffing »… Vous l’aurez compris : le consultant n’a d’autres choix que de faire de l’incertitude permanente son alliée. Tout comme Bruce Wayne (alias Batman) a fait de la nuit son infaillible confidente ! On entend souvent dire que le chemin importe davantage que la fin. Or, le conseil est synonyme d’une formation reconnue dans le monde des affaires. Reste à savoir à qui s’adresse ce chemin ! 4 raisons pour travailler en Conseil en stratégie Voici quatre raisons pour déterminer votre « fit » avec le conseil : 1) Vous souhaitez connaître un épanouissement intellectuel D’abord, l’épanouissement intellectuel constitue une raison « classique » de devenir consultant ! En effet, les consultants sont réputés pour leur curiosité, qui permet de s’instruire et d’en apprendre toujours plus sur les « coulisses » de l’économie mais surtout sur les entreprises qui la font vivre. Vous avez ainsi des chances de vous plaire en rejoignant un cabinet si : Vous avez une curiosité inépuisable C'est une qualité en Conseil en stratégie. D'abord, vous aimez approfondir les sujets que vous traitez et vous documenter pour explorer les moindres détails de votre objet d’étude. Ensuite, vous challengez le « statu quo » et ne prenez pas pour « paroles d’évangiles » les informations dont vous n’avez pas éprouvé la source. Enfin, vous vous ennuyez rapidement et ressentez le besoin d’élargir votre spectre de connaissances. Dans ce cas, le Conseil en stratégie vous fera découvrir de nombreux secteurs de l’économie et vous plongera au cœur de problèmes business inédits puisqu’ils n’ont jamais été résolus ! Pour prendre de l’avance : Training You vous offre la possibilité de mieux comprendre les enjeux relatifs aux différents secteurs de l’économie via 14 fiches thématiques ciblées, conçues spécialement au regard des attentes des cabinets ! Ainsi, vous étancherez votre curiosité, tout en vous préparant activement pour briller le jour J ! Vous avez un goût prononcé pour l’économie et l’actualité business Vous vous demandez pourquoi le Business Model de Porsche renferme sans doute l’avantage concurrentiel le plus convoité de l’industrie automobile, comment Apple parvient (sans surcoût notoire) à pratiquer des prix sensiblement au-dessus du marché du « smartphone » avec succès ou encore comment on peut expliquer que la stratégie « low-cost » de Ryanair (simple en apparence) n’ait jamais été copiée avec autant de succès ? Si ces questions vous taraudent, encore une fois, le conseil pourra réaliser votre rêve sans équivoque : vous deviendrez un acteur à part entière du vibrant univers qu’est le monde des affaires ! Vous êtes fasciné par l’histoire du Conseil en stratégie De la naissance du Conseil en stratégie (cristallisée par le lancement d’Arthur D. Little à la fin du XIXème siècle) en passant par le développement des « MBB » dans le paysage (l’hégémonie de l’imperturbable « Firme » McKinsey & Cie, l’arrivée du personnage haut en couleurs Bruce Henderson qui créé le BCG, puis la formation de la « triade » avec la croissance fulgurante de Bain & Company), le conseil s’est façonné à la faveur de ses plus fidèles apôtres. Et il s’est sans cesse réinventé par l’innovation. Par exemple, les cabinets du « Big Four » (Deloitte avec Monitor Deloitte, EY avec EY-Parthénon, PwC avec Strategy& chez et KPMG avec Global Strategy Group) ont récemment réalisé de nombreuses acquisitions pour renforcer leur practice Conseil en stratégie. Qui plus est, plusieurs boutiques de la place parisienne (Mars & Co, LEK, Simon Kucher, etc.) jouissent d’un regain de l’activité « conseil ». Par conséquent, il y a de quoi admettre, ou a minima concéder pour les plus sceptiques, que le conseil renferme une histoire fascinante. A vous d’en écrire la suite ! Pour découvrir les principaux acteurs du Conseil en stratégie : Training You vous propose des fiches dédiées. Elles sont construites spécialement pour comprendre les particularités de chaque cabinet (origines, valeurs, culture, expertises, entretiens, missions, etc.). Et elles amélioreront vos chances de réussir le process de recrutement ! Vous avez l’esprit mathématique Historiquement, le conseil a préféré solliciter l’esprit quantitatif des ingénieurs pour se développer et affronter rationnellement des problématiques parfois contre-intuitives. Néanmoins, pour les cabinets d’aujourd’hui, les candidats titulaires d’un diplôme d’école de commerce ou MBA forment un vivier de choix pour recruter des talents. Peu importe votre parcours, il vous faudra aimer les mathématiques. En effet, le métier vous invitera souvent, au cours des différentes missions, à formaliser/modéliser le problème business de votre client et de ne pas vous en remettre à de simples intuitions. Le conseil ne se prive donc jamais de chiffres ! 2) Vous avez la mentalité du « High-achiever » Au-delà de la dimension intellectuelle, la simple volonté de réussir constitue aussi une très bonne motivation à vouloir devenir consultant en stratégie. L’univers du conseil, réservé à un nombre restreint d’initiés, fait l’objet de toutes les convoitises. Ainsi, une « bonne dose » d’ambition peut vous inviter à franchir les portes du cabinet de vos rêves. Vous avez des chances de vous y plaire si : Vous aimez l’excellence Travailler en appliquant les plus hauts standards de « delivery » ne vous fait pas peur ? Vous avez une grande attention au détail ? Enfin, effectuer une mission pour le leader mondial de l’industrie pétrochimique ne vous fait pas trembler ? Alors, le conseil se devra de vous accueillir à bras ouverts : un tel profil est peu commun ! Vous êtes perfectionniste Vous embrassez complétement ces hauts niveaux d’exigence du fait de votre perfectionnisme ? Alors, votre minutie vous conférera un avantage de taille, à la fois en entretien et pendant votre carrière. Vous avez soif de réussite Vous aspirez à une carrière vous conduisant au « sommet » en termes de niveau de responsabilité ? Le Conseil en stratégie est le premier métier fournisseur au monde en termes de dirigeants, membres de comité exécutif ou encore « vice-présidents ». Pour cause, l’exposition permanente du consultant junior et la philosophie du « up or out » miment parfaitement les attentes que l’on retrouve au sein d’un C-level ! Vos prétentions salariales sont élevées Enfin, vous aspirez à de hauts salaires et l’incitation financière fait partie intégrante de vos critères pour choisir votre prochain job ? Alors, le Conseil en stratégie peut vous offrir ce que vous demandez ! En dehors des métiers liés à l’art et au sport (ou peu d’élus parviennent à défier les lois de la probabilité) seuls trois métiers peuvent être comparables au Conseil en stratégie sur le plan de la rémunération en fin de carrière : le droit des affaires, la banque d’affaires et l’entrepreneuriat. Même si certains médecins, hauts fonctionnaires ou professeurs d’université atteignent parfois des sommets, le Conseil en stratégie est l’une des rares voies permettant de devenir millionnaire en dix ans... 3) Vous avez une âme d’aventurier ! Par ailleurs, en complément d’un chemin « carriériste », le Conseil en stratégie contient dans son ADN une dimension palpitante. Un paramètre qui devrait attirer les plus aventuriers d’entre vous ! En effet, le conseil est une aventure passionnante. Mais aussi pleine de sens. Les rencontres peuvent donner lieu à des amitiés durables. Et les missions vous plongent en immersion. En particulier au niveau exécutif où vous jouirez d’une influence suffisante pour infléchir d’importantes prises de décision. En particulier, le conseil est une voie adaptée à vos attentes si : Vous avez le sens du défi C'est important en Conseil en stratégie. Vous avez besoin d’un projet qui vous dépasse pour pouvoir vous investir pleinement ? Et vous êtes prêt à produire un travail excellent en un temps record ? Plus simplement, vous avez le sens du défi ? Le Conseil en stratégie est fait pour vous ! Votre impact doit être concret Le consultant se propose d’accompagner les entreprises les plus colossales au monde sur le chemin du succès. Or, sur ce chemin se dressent des obstacles considérables. Comment le consultant vient-il en aide à son client ? En contribuant à bâtir un avantage comparatif tangible, durable et source de performance économique. Le but ultime : missions après missions, dégager un horizon de profit que le client n’aurait pas décelé sans votre aide. Par ailleurs, de plus en plus de missions pro bono ou à impact social intègrent des critères différents en guise de KPIs : taux d’alphabétisation, mortalité infantile, émissions de CO2, etc. Il y en a donc pour tous les goûts, et toutes les sensibilités ! Vous aimez les expériences humaines Entre les clients, les consultants de votre « promo », les consultants plus chevronnés, les Partners et les experts du « Knowledge Management », vous serez entouré d’esprits savants ! Mais aussi d’individus avec qui vous partagerez des moments forts. Le conseil est donc un accélérateur d’amitié, tout comme un accélérateur de carrière ! 4) Vous avez d’autres motivations Ci-après figurent d’autres motivations pour envisager une carrière dans le Conseil en stratégie ! Vous avez un « plan de carrière » Après tout, si vous souhaitez rejoindre le comité exécutif d’un grand groupe après 5-10 ans (donc, en deux fois moins de temps que si vous étiez au sein du « corporate »), le Conseil en stratégie est une voie royale ! De même, à l’issu de quelques années en filière généraliste, vous pourrez envisager une spécialisation, à haut niveau, sur des thématiques inédites : Intelligence Artificielle, décarbonation, politiques publiques, etc. Par ailleurs, si l’entrepreneuriat vous séduit, vous pourrez aussi compter sur les solides acquis du conseil : élaborer une approche structurée, mobiliser les ressources intelligemment, définir vos « core challenges », etc. Votre n’avez pas de « plan de carrière » A l’inverse, si vous n’avez pas encore clairement identifié de trajectoire professionnelle, le conseil peut vous garantir de conserver l’embarras du choix en termes d’« exit » à l’issu de votre vie de consultant. Néanmoins, gardez à l’esprit deux tendances fréquentes. D’abord une mauvaise nouvelle : après le grade de « manager consultant », peu de sociétés pourront s’aligner sur vos prétentions salariales et rivaliser avec votre cabinet. Forte heureusement, l’espérance de vie du consultant est courte (autour de 2 à 3 ans). Ensuite une bonne nouvelle : tout vous semblera plus facile d’accès parce que vous serez familiarisé à d’excellentes méthodologies de « problem-solving » et vous profiterez d’un « toolkit » complet et valorisant Il existe plusieurs raisons de faire du Conseil en stratégie. Quelle est la vôtre ? Comme nous venons de le voir, c’est valorisant d’intégrer un cabinet de Conseil en stratégie. Mais la concurrence est rude. Pour réussir, il faut être très bien préparé. Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Conseil en stratégie, avec : 20 cours fondamentaux pour optimiser vos candidatures et préparer les entretiens 172 études de cas réels corrigées qui sont tombées en entretien pour apprendre à résoudre tous les types de cas 14 fiches sur les principaux secteurs pour améliorer votre business sense et mieux appréhender les cas 17 fiches sur les cabinets les plus prestigieux comprendre les particularités de chaque acteur Podcasts exclusifs avec des consultants pour obtenir des retours d’expérience concrets Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Elyas Hamadache

9 min de lecture

Entreprise
Classement des meilleurs cabinets de Conseil en stratégie en France

Au tennis, peu de joueurs parviennent à rafler les quatre tournois du « Grand Chelem » (Open d’Australie, Roland Garros, Wimbledon et US Open). De la même façon, une minorité de candidats peut revendiquer avoir obtenu dans tous les meilleurs cabinets de Conseil en stratégie. Il faut donc diversifier ces candidatures ! Pour vous aider, on a classé les meilleurs cabinets de Conseil en stratégie en 5 catégories : Les MBB Les challengers Les boutiques généralistes Les « Big Four » Les nouveaux entrants Les cabinets spécialisés De ce fait, nous éviterons une comparaison infertile entre des cabinets structurellement différents. 1) Les MBB (McKinsey, BCG et Bain) Considérés comme les cabinets de Conseil en stratégie les plus prestigieux au monde, les « MBB » font l’objet de la plus grande convoitise de la part des candidats. McKinsey est le plus international. Le BCG se différencie par une culture profonde de l’innovation, héritée de son fondateur Bruce Henderson. Et Bain place l’humain au cœur de ses préoccupations, tant en termes de staffing qu’au regard de son excellent « service client ». McKinsey & Cie La « firme », « McKinsey » ou juste « Mac » est l’institution de référence dans l’histoire du conseil. De plus, l’enseigne s’adresse aux entreprises, gouvernements, ONG ou startups les plus compétitives au monde. Fondé en 1926 par James O. McKinsey (un professeur de l'Université de Chicago), McKinsey a toujours déployé une panoplie méthodologique unique sur le plan international, tout en garantissant un niveau de « delivery » standardisé et respecté par tous les bureaux. C’est le principe du « One Firm ». Ce prestige acquis sur près d’un siècle, véritable gage de qualité, fait du réseau de McKinsey l’un des plus influents au monde Par exemple, 70 CEO du Fortune 500 sont issus de la firme, incluant ceux de Facebook, Google ou Morgan Stanley. Cependant, plusieurs scandales récents (les opioïdes aux États-Unis, les récentes accusations de fraudes fiscales en France) viennent quelque peu ternir l’image du cabinet. Celle-ci reste prestigieuse. Et on entend souvent dire que son principal concurrent pour attirer des talents n’est autre que Goldman Sachs. Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à McKinsey et la fiche complète sur la plateforme Training You. Boston Consulting Group (BCG) Premièrement, il est l'éternel numéro 2 pour certains, le BCG demeure néanmoins le leader en France en taille. Avec près de 1 000 consultants en activité en 2022. De plus, le bureau parisien est le 2ème au monde en termes d’effectifs après celui de Boston ! Et depuis sa création en 1963 par Bruce Henderson, le BCG a connu un développement fulgurant. Par conséquent, le conseil n’y est pas seulement perçu comme un service destiné aux Comex des grands groupes, mais vraiment comme un métier d’offre où on orienter ses clients vers des « business model » plus soutenables. Deuxièmement, pour aider l’entreprise d’aujourd’hui à relever ses défis de demain, le BCG mise d’ailleurs sur une force de frappe inégalée en termes d’Intelligence Artificielle (IA) et de « Data Analytics », avec les entités « BCG Platinion » et « BCG Gamma ». Alors, ces deux succursales « avant-gardistes » soulignent l’esprit pionnier qui règne au sein du BCG, en ce qu’elles constituent des paris risqués par le passé, mais aujourd’hui vecteur d’un avantage concurrentiel précieux. Enfin en 2022, le cabinet a lancé la marque « BCG X » qui les regroupe, avec en plus « BCG Digital Ventures ». Et donc elle sera composé de 2 500 consultants, spécialistes du digital, de l’IA et de la technologie. Cependant, côté diversité, le Secteur Public n’excède pas 1% des missions de l’enseigne, qui préfère sans nul doute conserver son leadership sur certains secteurs . Comme par exemple : la finance ou fonctions (la transformation digitale) pour, encore une fois, conserver une longueur d’avance sur l’industrie ! Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée au BCG et la fiche complète sur la plateforme Training You. Bain & Company « Spin off » du BCG, Bain a été fondé en 1973 par 7 anciens « BCGers » ! Jouissant d’un label « Great Place to Work », le cabinet attire aujourd’hui toujours plus de talents. Surtout, il a relevé un défi improbable : se hisser sur le podium des cabinets de Conseil en stratégie les plus réputés au monde en quelques décennies seulement. Et ceci en délogeant quelques mastodontes historiques ! Réputé en France pour sa practice PEG ou « Private Equity Group », Bain est le leader dans cette fonction Mais il est aussi reconnu comme étant à l’origine du principe « MECE » (incontournable dans le conseil) et plus généralement pour la haute qualité conceptuelle de ses analyses. En conclusion, Bain se distingue de ses 2 principaux concurrents par sa culture orientée « esprit d’équipe » et son obsession de l’impact. Ce sont ces standards qui ont permis au cabinet d’atteindre les sommets. Alors, il nous reste une seule question à poser : jusqu’où ira Bain ? Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Bain et la fiche complète sur la plateforme Training You. Vous pouvez aussi visionner notre podcast avec Manel Oliva-Trastoy (Partner chez Bain) :  2) Les challengers (Oliver Wyman, Kearney et Roland Berger) Ces cabinets de Conseil en stratégie jouissent d’une renommée historique et mondiale. Plus que des challengers, ils s’affirment comme des concurrents directs des « MBB ». Oliver Wyman Fondé en 1984 par des anciens de Booz Allen Hamilton (Alex Oliver, Chuck Bralver et Bill Wyman), le cabinet se développe à l’origine sur le conseil aux institutions financières. En 2003, il est racheté par Mercer, filiale de services en stratégie et risques du groupe Marsh & McLennan. Par ailleurs, ils ont poursuivit une stratégie de rachats réguliers, le groupe a permis à Oliver Wyman de devenir l’un des plus grands acteurs du Conseil en stratégie (avec 6 000 employés, implantés au sein de 64 bureaux dans 37 pays). Oliver Wyman est un cabinet très international (avec un staffing global même au niveau junior). Et il excelle dans les services financiers, son métier d’origine. En somme, le cabinet séduit les consultants « juniors » car il jouit d’une structure agile, où il est tout à fait envisageable de « sauter » un grade en cas d’excellentes performances. Sur le plan sociétal, le cabinet affiche, dans l’ensemble, une égalité homme-femme respectée en termes de répartition des employés. Nouvel arrivant sur le Secteur Public, le cabinet n’a toujours pas de practice Santé, mais couvre tous les autres secteurs. Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Oliver Wyman et la fiche complète sur la plateforme Training You. Kearney Fondé en 1926 et anciennement connu sous le nom de A.T. Kearney (il devient Kearney en 2020), le cabinet observe une réputation mondiale multisectorielle et brille en particulier par son expertise en logistique, opérations et transformation digitale. De même, chez Kearney, l’équité est poussée au maximum avec le principe du « one Partner, one vote ». Concrètement, chacun des 300 Partners du cabinet a un pouvoir de gouvernance équivalent, eu égard aux décisions prises par le cabinet. En outre, cet exemple révèle ipso facto l’héritage du fondateur, qui a profondément marqué l’histoire du cabinet par son éthique inspirante. C'est pourquoi on retiendra sa phrase liminaire, que l’on peut voir encore aujourd’hui inscrite dans les locaux : « Notre succès dépendra de la justesse avec laquelle nous formulerons nos recommandations, et de notre capacité à convaincre les plus hautes instances ». Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Kearney et la fiche complète sur la plateforme Training You. Roland Berger Fondé en 1967 par l’entrepreneur allemand Roland Berger, le cabinet est une marque européenne considérée comme un leader mondial du Conseil en stratégie. Toutefois, malgré ses 50 bureaux répartis dans 30 pays, Roland Berger n’est pas le cabinet le plus international. Et pour cause, il s’est longtemps concentré sur le Vieux Continent. Ainsi, il a consolidé sa position en France et en Allemagne. Depuis où le cabinet est même considéré dans le top 4 (juste derrière les « MBB »). En dehors de l’Europe, Roland Berger est plutôt assimilé à un « Tier 3 ». En France, plus de 10% des missions sont consacrées au Secteur Public. De plus, le cabinet adresse malgré tout une grande variété de secteurs et excelle particulièrement en transport, énergie, santé et services financiers. Roland Berger Tech Ventures souligne également l’attrait entrepreneurial du cabinet. Enfin, Roland Berger est un cabinet dont les bureaux jouissent d’une forte indépendance. Cette indépendance est le reflet d’une culture volontairement « wébérienne » où la structure organisationnelle préfère laisser à l’individu une souveraineté totale. Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Roland Berger et la fiche complète sur la plateforme Training You. Vous pouvez aussi lire notre article sur Pourquoi faire un stage dans le cabinet de conseil Roland Berger ?. Vous pouvez enfin visionner notre podcast avec Marie Le de Narp (Partner chez Roland Berger) :  3) Les boutiques généralistes (Kea, Arthur D. Little, Mars & Co) Ces cabinets de Conseil en stratégie sont particulièrement reconnus. D’abord, ils offrent aux consultants l’opportunité de travailler pour le compte de clients prestigieux. Ensuite, le consultant junior prétend à une forte exposition client. En effet, le staffing reflète la taille « intermédiaire » de ces cabinets par rapports aux grands acteurs. Parmi ces boutiques, on va mettre en avant quelques « pure players » qui ne font presque exclusivement que du Conseil en stratégie, avec pas ou peu d’opérations. Ce sont les « boutiques généralistes », qui sont toutes des marques incontournables de la place parisienne. Kea & Partners Fondé en 2001, Kea revendique d’accompagner ses clients dans 5 champs stratégiques : Réinventer les Business Models Optimiser les modèles opérationnels Repenser les modèles de gouvernance et de structure Redéfinir les modes de management et de leadership Elaborer les routes de transformation Le cabinet est organisé en 4 practices sectorielles : distribution, grande consommation, industrie et services financiers. Reconnu pour sa culture collaborative et conviviale, il compte aujourd'hui plus de 500 consultants, avec 15 bureaux répartis dans 12 pays. Kea profite aussi d’un écosystème constitué de nombreuses marques d’activités connexes. Par exemple : Kea-Euclyd (spécialiste de l’accélération digitale), Kea Executives (coaching pour les dirigeants) ou Arkos (spécialiste de l’opérationnalisation des transformations complexes). Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Kea et la fiche complète sur la plateforme Training You. Arthur D. Little Crée en 1886, « ADL » est le tout premier cabinet de Conseil en stratégie de l'histoire. Son fondateur, Arthur Dehon Little (un chimiste du Massachusetts Institute of Technology), voulait initialement aider les dirigeants à adresser les ruptures liées à l’arrivée de nouvelles technologies dans leur secteur. Et cet héritage est toujours le socle du cabinet. Aujourd’hui, Arthur D. Little accompagne les entreprises des secteurs pour lesquels la technologie joue un rôle déterminant dans la stratégie (TMT, énergie, automobile, aérospatial et défense, transports, etc.). Ce positionnement différentiant a favorisé une croissance rapide ces dernières années. Et le cabinet recrute encore à tours de bras ! À vous de jouer. Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Arthur D. Little et la fiche complète sur la plateforme Training You. Mars & Co Fondé en 1979 par Dominique Mars (un ancien Partner du BCG qui a lancé les bureaux de Paris et Londres), le cabinet cultive la discrétion. Même auprès de ses clients ! En effet, sa particularité est d’être « exclusif » sectoriellement. C'est-à-dire qu'il ne travaille qu’avec un client par secteur pour éviter les conflits d’intérêts. Et depuis son lancement, plusieurs leaders dans leur secteur (Sony, Pepsi ou Nestlé) ont utilisé les services du « pure player » français Mars & Co. Aujourd’hui, le cabinet s’est internationalisé. Il possède 7 bureaux dans le monde et peut compter sur une trentaine de Partners (dont une vingtaine basés à Paris). On pourrait également ajouter CVA, OC&C, Emerton ou encore PMP. 4) Les divisions stratégie des cabinets du « Big Four » Les « Big Four » sont déjà reconnus pour leur expertise dans le conseil en management ou en organisation, Mais ils ont tous créé une marque destinée exclusivement à la stratégie. Ce sont des cabinets de Conseil en stratégie interne à l'organisation. EY-Parthenon (au sein de EY) Leader des « Big Four » en France, EY-Parthenon est souvent considéré comme un cabinet à part entière du top 10. Il est issu du rapprochement en 2014 du cabinet de Conseil en stratégie The Parthenon (fondé en 1991 par des anciens Partners de Bain) et de la branche conseil du cabinet d’audit EY (dans un objectif de diversification). À la suite de nombreuses acquisitions et grâce à une certaine résilience, le cabinet est parvenu à passer d’un projet ambitieux à un acteur redoutable de la stratégie. Le bureau de Paris a été ouvert en 2017. Et il est plébiscité par les étudiants français ! Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à EY-Parthénon et la fiche complète sur la plateforme Training You. Strategy& (au sein de PwC) Issu du rapprochement de Booz & Company avec PwC voté en 2013 et effectif en 2014, Strategy& bénéficie de l’héritage colossal de l’enseigne américaine. C’est particulièrement vrai pour les missions publiques aux Etats-Unis où le cabinet fait jeu égal avec les « MBB » ! En France, Strategy& adresse des clients très divers grâce à l’appui de ses 4 plateformes : Corporate Strategy. Ce sont des missions de stratégie « pure » Operations Strategy. Ce sont des activités plus opérationnelles Deals Strategy. Ce sont des missions de due diligences stratégiques dans le cadre d’opérations M&A Digital Strategy. Ce sont des missions sur les sujets digitaux des entreprises et organisations. Le cabinet est aussi reconnu pour sa culture bienveillante et la forte exposition donné aux consultants juniors. Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Strategy& et la fiche complète sur la plateforme Training You.. Vous pouvez aussi lire notre article sur Les 4 raisons pour lesquelles vous devez postuler chez Strategy&. Vous pouvez enfin visionner notre webinaire avec Strategy& ici :  Monitor Deloitte (au sein de Deloitte) Monitor, fondé en 1983 par 6 anciens de la Harvard Business School (incluant Michael Porter), a été audacieusement racheté par Deloitte en 2013. En proie à la banqueroute en 2012, le cabinet s’est depuis fièrement relevé, profitant des synergies considérables avec Deloitte en termes de base client et de compétences « hard skills » (pricing, analytics, IA, etc.). Le cabinet est notamment réputé pour sa practice « santé/pharma » Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Monitor Deloitte et la fiche complète sur la plateforme Training You. Global Strategy Group (au sein de KPMG) L’activité conseil de KPMG se lance en France en 2015 sous la marque Global Strategy Group (GSG). A ses débuts, elle adresse principalement l’industrie Life Sciences, avec un focus sur les opérations de due diligence stratégiques. Mais GSG prend un nouveau tournant en 2019 quand plusieurs Partners de Monitor Deloitte et Roland Berger sont débauchés pour renforcer les équipes Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Global Strategy Group et la fiche complète sur la plateforme Training You. Aux côtés des « Big Four », on peut aussi citer les « géants IT » du conseil, qui sont des concurrents à part entière : Accenture, IBM, Capgemini ou Wavestone. 5) Les nouveaux entrants Ces cabinets sont des projets récents, mais offrent déjà une expertise en stratégie pointue et globale. Ils et proposent des offres attractives afin de concurrencer agressivement les cabinets déjà en place. Certains sont généralistes, comme : Publicis Sapient Strategy Consulting C’est une Business Unit particulière au sein du cabinet de conseil Publicis Sapient (crée en 1996. D'abord, elle compte plus de 20 000 personnes dans 50 pays. Ensuite, elle est issue du rachat en 2014 par Publicis du groupe américain de technologie Sapient. Enfin, à Paris, les équipes de Conseil en stratégie de Publicis Sapient ont démarré leur développement en 2020. Elles comptent aujourd’hui 25 consultants et 4 Partners. La culture de l’équipe se base sur l’entrepreneuriat (c’est une petite équipe au sein d’un grand cabinet), le digital (les missions sont très liées au numérique) et le développement rapide (objectif de croissance). L’activité est pour le moment principalement resserrée sur quelques secteurs : distribution, grande consommation, loisirs, luxe et services financiers. Petite particularité, Publicis Sapient base une partie de ses honoraires sur l’atteinte de résultats chez ses clients ! Singulier Fondé en 2017, le cabinet accompagne les fonds d’investissement pour accélérer la transformation digitale de leurs participations. Les missions proposés sont donc à la croisée entre les secteurs traditionnels du conseil, de la tech et de la data. Les retours des jeunes consultants font généralement état d’un cabinet empreint d’une ambiance propice à l’épanouissement D’autres ont des expertises spécifiques et adressent des niches ciblées : Tomco Crée en 2014, le cabinet se revendique comme un « pure player » du Conseil en stratégie numérique. En effet, il intervient exclusivement sur des missions liées au développement d'une vision stratégique et la capacité à la rendre opérationnelle dans tout ce qui concerne le numérique. Le cabinet se différencie par une culture basée sur l'innovation et l'expérience. Parmi les missions, on retrouve beaucoup de sujets liés au Secteur Public. Enfin, et cela n’est pas négligeable, Tomco affiche un taux de turnover de 0%...  INDEFI Crée en 2007 par des anciens d’Advention, le cabinet adresse les sociétés de gestion européennes généralistes ou spécialistes des actifs non cotés (Private Equity, Infrastructures, etc.) ainsi que leurs participations. Il est composé d’une équipe de plus de 50 consultants localisés à Paris, Londres et Zurich. INDEFI accompagne les investisseurs dans la compréhension de leur marché, leur développement et l’analyse des opportunités d’investissement. Il s’est forgé, à la faveur des dernières années, un nom robuste sur la place parisienne. Récemment, le cabinet a aussi développé 2 autres verticales pertinentes pour ses clients : i) l’ESG (accompagnement des investisseurs dans la prise en compte des sujets extra-financiers et liés à la transition écologique) et ii) le digital (via une joint-venture avec Singulier…) 6) Les cabinets de Conseil en stratégie spécialisés Ces cabinets ont choisi certains métiers ou secteurs pour concentrer leurs efforts afin d’offrir le plus de valeur possible à leurs clients. Il est bon de les connaître pour affiner vos recherches et savoir à quel type de cabinet vous vous adressez : Due Diligence : Advancy, Advention, LEK Digital : 55, Eleven Strategy Finance : Accuracy, Chappuis Halder & Co, Courcelles Marketing : Nova, Mawenzi, Vertone Pharmacie : Iqvia, Cepton Pour conclure, ce classement compartimente les cabinets dans différents pôles selon la structure, le degré de spécialisation, la taille et, dans une moindre mesure, le prestige. Ainsi, vous pouvez d’ores et déjà commencer à resserrer votre « scope » de cabinets où candidater. Néanmoins, afin d’aboutir à un classement stricto sensu, il faudrait pondérer et comptabiliser plusieurs autres facteurs. Ils sont hélas confidentiels : le taux de difficulté des entretiens, les « fees » moyens pratiqués par le cabinet, le prestige, l’attractivité, et d’autres encore. Vous souhaitez postuler dans l’un de ces cabinets de Conseil en stratégie ? En résumé, c'est possible. Mais c'est difficile. Les cabinets de Conseil en stratégie sont sélectifs. Pour améliorer vos chances, préparez-vous avec Training You, la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en Conseil en stratégie avec : +35 heures de formation, 8 cours, +170 études de cas corrigés par des consultants, 14 fiches sur les principaux secteurs d’activités et des podcasts exclusifs avec des consultants. Déjà plus de 6 000 abonnés, pourquoi pas vous ? Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Elyas Hamadache

14 min de lecture

Préparation
3 conseils pour décrocher un entretien en M&A ou Conseil en stratégie

L’obtention d’un entretien en M&A ou Conseil en stratégie n’est jamais facile. Et c’est encore plus le cas si vous ciblez les plus grandes banques (Lazard, Rothschild, Morgan Stanley, Goldman Sachs) ou plus prestigieux cabinets (McKinsey, BCG, Bain, Roland Berger, etc.). Pour augmenter vos chances, nous conseillons de travailler 3 aspects importants de votre candidature : le CV, la lettre de motivation et le networking. Conseil #1 pour décrocher un entretien en M&A ou Conseil en stratégie : Avoir un CV irréprochable Le CV est un document fondamental dans votre dossier de candidature. Sur la forme, le CV représente la « carte de visite » du candidat C’est le premier document professionnel que l’entreprise vous demande de partager. Surtout, vous le transmettez au tout début du process de recrutement. Par conséquent, c’est souvent sur la base du CV que la banque ou le cabinet construit son premiers avis sur le candidat. Alors, quels sont les exigences dans la rédaction du CV en M&A ou Conseil en stratégie ? Premièrement, vous devez être synthétique et aller « straight to the point ». Le CV doit faire une page, pas plus Deuxièmement, vous devez être structuré. Le CV comprend généralement 4 parties distinctes : 1) la formation, 2) les expériences professionnelles, 3) les compétences informatiques et langues et 4) les intérêts ou autres expériences (par exemples vos expériences associatives) Troisièmement, vous devez être rigoureux, sur la forme et sur le fond. La police doit être la même dans tout le document, à la fois pour les titres et les bullets. Vous pouvez par exemple utiliser le Times New Roman qui se répand beaucoup dans les CV. Les petites formes qui débutent vos phrases ou « bullets » sont toujours les mêmes (points, ronds, tirets). Le texte est correctement aligné à gauche et à droite. La numérotation est cohérente et respecte les best practices de ces secteurs. Les fautes d'orthographe ou « coquilles » sont interdites car quasiment éliminatoires. En effet, elles envoient un signal très négatif sur vous et votre capacité à travailler dans une banque d'affaires ou un cabinet de Conseil en stratégie Sur le fond, le CV permet de mettre en avant le profil du candidat Quels sont les profils les plus recherchés par les banques ou cabinets de Conseil en stratégie ? Premièrement, les banques et cabinets recrutent généralement des candidats qui suivent une formation « cible », souvent une école de commerce ou une école d’ingénieurs. Parfois, certains profils universitaires sont aussi ciblés. De plus, si vous envisagez de rejoindre une une boutique d'élite (Lazard, Rothschild, Messier & Associés, Centerview), une des buldge brackets (Goldman Sachs, Citi, J.P. Morgan, Morgan Stanley, Bank of America, etc.) ou un cabinet du top 10 (un « MBB », Roland Berger, Oliver Wyman, Kearney, etc.), il est recommandé d’avoir sur son CV une école parmi les mieux classées. Pour les profils « écoles de commerce », les formations les plus valorisées sont HEC, ESSEC, ESCP, EDHEC, emlyon et Sciences Po. Pour les profils « ingénieurs », ces entreprises recruteront souvent à Polytechnique, Centrale, Ponts et Chaussées, Les Mines, l’ENSAE ou l’ENSAI. Si vous n’étudiez pas dans ces écoles, cela n’annihile pas complètement vos chances, mais cela les réduit. Et il faudra compenser ce déficit par d’autres aspects de votre candidature Deuxièmement, les banques et cabinets valorisent certaines expériences sur un CV. Pour la banque d'affaires, c'est souvent une première expérience en audit, Transaction Services ou un autre métier en lien avec le secteur Corporate Finance. Pour le Conseil en stratégie, on retrouve souvent des expériences en Corporate Finance, comme le M&A ou le Private Equity. Mais pas seulement ! Si vous avez sur votre CV une expérience dans une grande entreprise internationale, une startup ou sur un poste où vous avez développé certaines compétences recherchées en Conseil (travail en mode projet ou avec des chiffres), votre profil sera aussi très attractif  Conseil #2 pour décrocher un entretien en M&A ou Conseil en stratégie : Rédiger une bonne lettre de motivation La lettre de motivation est une opportunité unique de se distinguer des autres candidats. Démontrer votre motivation D’abord, elle permet de prouver votre motivation pour la banques ou le cabinet. Comment faire ? Le candidat doit nécessairement montrer dans sa lettre qu’il connait bien l'entreprise dans laquelle il postule et ses particularités par rapport aux autres acteurs du secteur. Pour renforcer sa connaissance de l'entreprise, vous avez trois possibilités : Premièrement, et c’est le plus simple, vous pouvez rechercher des informations directement sur le site de la banque ou du cabinet. A noter que vous avez aussi beaucoup d'informations dans nos fiches entreprises (à la fois pour les banques, les fonds d'investissement et les cabinets de Conseil en stratégie) Deuxièmement, et cela nécessite un peu plus d’efforts, vous pouvez participer à des évènements où vous allez rencontrer des banquiers ou consultants qui travaillent dans l'entreprise Troisièmement, et c’est ce qui prend le plus de temps, vous pouvez contacter des professionnels. Et leur proposer un call pour discuter de leur expérience Ce qui est important, c’est d’adapter sa lettre à chaque banque ou cabinet afin de montrer que vous avez compris où vous postulez, et ainsi éviter le risque de passer pour un « passager clandestin » qui a simplement vu de la lumière sur la plateforme Jobteaser. Construire votre lettre de motivation Ensuite, pour être le plus pertinent possible, vous devez être structuré et rigoureux dans votre lettre. Précisément, la lettre de motivation se compose de 5 parties : Un en-tête en haut avec des informations sur vous et l’intitulé du poste Quatre paragraphes : introduction, pourquoi la banque ou le cabinet, pourquoi vous, conclusion  Sur le format, la lettre de motivation répond aux mêmes exigences que le CV. Pour plus de détails, vous pouvez lire notre article sur La lettre de motivation en Conseil en stratégie. Conseil #3 pour décrocher un entretien en M&A ou Conseil en stratégie : Networker pour booster votre candidature Le networking est souvent sous-évalué par les candidats. Et pourtant, il facilite grandement les chances de décrocher un entretien. Avec une même formation et des expériences professionnelles équivalentes, le candidat qui « networke » bien décrochera toujours plus d’entretiens et augmentera donc ses chances d’obtenir un meilleure stage. Alors comment faire ? D’abord, vous devez être proactif. Vous ne devez jamais vous limiter à une candidature en ligne. Qu’elle soit spontanée, sur le site de la banque ou du cabinet, ou via une plateforme de recrutement comme Welcome to the Jungle ou Jobteaser. En effet, votre candidature sera malheureusement noyée dans une masse énorme et risque de passer à la trappe. Vous devez évidemment postuler en ligne, mais accompagner ensuite ces candidatures par d’autres éléments. Premièrement, vous pouvez participer à des évènements de networking collectif. Par exemple des forums écoles où vous retrouvez généralement les principales entreprises des secteurs. Des « études de cas » organisées sur les campus des écoles ou dans les locaux des banques ou cabinets. Ou encore des webinaires comme ceux régulièrement organisés par Training You Deuxièmement, vous pouvez contacter des professionnels directement. C’est le networking individuel. Pour cela, deux canaux sont très efficaces : Linkedin et les mails. Nous vous conseillons de contacter en priorité des banquiers ou consultants qui partagent un point commun avec vous. Ici, le réseau des alumni de votre école est d’une grande aide ! Enfin, au-delà de l’aide dans l’obtention de l’entretien, la participation à ces évènements ou les discussions avec des professionnels vont vous aider à connaitre davantage l'entreprise. Par conséquent, vous aurez des éléments intéressants à inclure dans votre lettre de motivation. Et en plus, vous pourrez les réutiliser pendant la partie fit de l’entretien. Pour plus de détails, vous pouvez lire notre article sur Pourquoi le networking est important dans le Conseil en stratégie ?. Vous souhaitez décrocher un entretien en M&A ou Conseil en stratégie ? Une candidature réussie en M&A ou Conseil en stratégie se base sur 3 piliers. Le premier, c’est le CV qui démontre l’attractivité de votre profil pour le secteur. Le second, c’est la lettre de motivation qui prouve votre intérêt pour rejoindre une banque ou un cabinet en particulier. Le troisième, c’est le networking qui boostera votre dossier de candidature par une possible recommandation en interne. Avec tout cela, vous devriez décrocher un maximum d’entretiens ! Et ensuite ? Décrocher l'entretien c’est bien. Le réussir, c’est encore mieux ! Pour cela, il faut être particulièrement bien préparé. Pour le M&A, les recruteurs évaluent chaque candidat sur le fit et surtout la compréhension de certains concepts financiers (retrouver notre article sur les questions techniques). Et pour le Conseil en stratégie, c'est important d'être prêt à la fois pour la partie fit et sur l'étude de cas. Pour les plus ambitieux, vous pouvez retrouvez tous nos contenus exclusifs dans nos Packs en ligne. Ils incluent en Corporate Finance : 22 cours (M&A, autres métiers en Corporate Finance, outils pratiques), +300 questions d'entretiens corrigées, 3 tests d'entraînement, 65 fiches banques et fonds et des podcasts avec des banquiers. Pour le Conseil en stratégie, ils contiennent : 20 cours (fit, framework, market sizings, etc.), +170 études de cas résolues en live au format vidéo (avec les dialogues entre le candidat et l'interviewer), 14 fiches secteurs, 17 fiches cabinets et des podcasts exclusifs avec des consultants. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves !Découvrir les cours en Corporate Finance Découvrir les cours en Conseil en stratégie


Par Guillaume Pommier

6 min de lecture