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Entre mythes et réalité : quelle est la réelle difficulté des entretiens en Conseil en stratégie ?

Par Elyas Hamadache

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8 min de lecture

Avant de postuler aux cabinets de Conseil en stratégie les plus prestigieux, il est préférable de connaître le niveau attendu. Pour cela, vous devez comprendre la difficulté réelle des entretiens en Conseil en stratégie. Et en particulier dans les « MBB » (McKinsey, BCG, Bain). Comme chaque épreuve symbolique soumise à l’évaluation d’une tierce personne (permis, baccalauréat, concours, etc.), la vision fantasmée n’est jamais très loin. A un tel point qu’avoir une vision claire des limites de l’épreuve résulte de l’exploit ! Dans cet article, nous vous aidons à distinguer le vrai du faux pour cerner ce qui est vraiment attendu.

Comprendre les attentes des entretiens de Conseil en stratégie

Trois éléments clés doivent retenir votre attention.

1) Les limites éthiques ne sont plus enfreintes, mais incorporées dans la stratégie des cabinets

Jusqu’où les recruteurs iront-ils pour vous tester ? Tout candidat a déjà entendu des histoires anxiogènes, mettant en scène des comportements inappropriés de la part de certains recruteurs peu scrupuleux. Cependant, il n’y a plus vraiment d’inquiétude à avoir aujourd’hui. Si plusieurs années en arrière, les écarts étaient peut-être occasionnels en entretien, la tendance s’est complètement inversée aujourd’hui. Trois reflets de cette évolution.

Expérience client

Face au fort turnover, les cabinets préfèrent vous séduire en entretien plutôt que vous faire fuir ! Au programme chez McKinsey : portes ouvertes du cabinet, attribution d’un mentor, suivi renforcé de votre « Customer Experience ». En fait, le cabinet vous perçoit (presque) comme un client ! Au BCG, vous vivrez vos entretiens à travers une application prévue à cet effet. Assez moderne pour attirer les talents !

Outil marketing

Les enjeux RH sont capitaux pour tous les cabinets, sans exception. Le bien-être au travail (et en entretien) devient même un KPI pour certains cabinets comme Bain, qui affirme chaque année son label de « Great Place to Work ». En outre, l’industrie est en train d’opérer une transition de fond : revalorisation salariale, révision des horaires, équilibre « vie pro/vie perso », etc.

Réalisme de l’exercice

En conseil, « les échanges avec le client » sont permanents et ne peuvent s’encombrer du moindre faux pas. L’entretien est donc un outil puissant pour évaluer votre propre éthique. Par exemple, l’empreinte environnementale ainsi que les impacts sociétaux des « inputs » que vous partagerez en entretien feront l’objet d’une écoute soutenue, à n’en pas douter.

2) Jusqu’où la difficulté de l’étude de cas peut-elle aller ?

Les calculs mentaux (presque) impossibles, les études de cas « exotiques » n’offrant aucune prise apparente semblent légions en entretien de Conseil en stratégie. Qu’en est-il réellement ? En cabinet, le consultant fait face à un panel de paramètres qui régissent le niveau de difficulté de sa mission. Partons de ces axes pour circonscrire la difficulté (réelle) de l’étude de cas.

L’humain (le client et l’équipe)

D’abord et avant tout, c’est l’équipe au sein de laquelle vous serez « staffé » qui induit un certain nombre de contraintes. Une mission difficile conduite par une équipe avec laquelle il fait bon travailler peut faire oublier le niveau de difficulté réel ! De la même façon, une étude de cas extrêmement pointue sera facilitée par un recruteur se montrant particulièrement bienveillant. Ainsi, veillez à bien distinguer la difficulté réelle de vos cas, de celle ajoutée par l’imprécision de votre « case buddy » ou la potentielle « dureté » du recruteur. Ce sont des choses bien différentes

La mission sur le fond et la forme

Voyons point par point, les difficultés potentielles de cet exercice :

  • Challenges situationnels. Ici, les challenges peuvent provenir de l’abondance de l’information (matérialisée en entretien par la remise d’un long dossier), le manque d’information (un énoncé comportant une brève phrase), se stress matériel (histoire vraie : l’interdiction de prendre des notes…), le stress immatériel (un recruteur parlant très vite ou encore le manque de temps). Plus les contraintes situationnelles sont fortes, plus la capacité à proposer un raisonnement structuré vous permettra de briller. Si le cas est âpre pour vous, il le sera également pour les autres candidats.
  • Challenges intellectuels. Ici, les challenges peuvent provenir de la difficulté mathématique (un nombre élevé de variables, la complexité/quantité de calculs à effectuer, etc.), la rareté du secteur qui a de grandes chances d’être découvert « from scratch » le jour de l’entretien (ex : industrie cinématographique coréenne). Les fiches secteurs Training You vous permettent de mettre toutes les chances de votre côté ! La rareté de la problématique (ex : si les cas de profitabilité sont souvent nombreux, certains candidats manquent de préparation sur des cas parfois moins courants en entretien comme sur le « pricing » ou le « lancement d’un nouveau produit »). Là encore, la bibliothèque de +170 cas corrigés de Training You sera un appui précieux dans votre préparation.

Gardez en tête que certaines contraintes varient d’un cabinet à l’autre et même pendant un même processus de recrutement. Par exemple, si vous brillez en calcul mental au premier tour, attendez-vous à être poussé dans vos retranchements sur la structure ou la question de créativité au deuxième tour !

3. Les attentes globales sont-elles équivalentes pour tous les cabinets ?

A priori, tous les cabinets de Conseil en stratégie remettent des livrables à leurs clients. Tous les cabinets attendent-ils donc la même chose des candidats ? Indice : Oui et non…

Des similitudes dans les entretiens en Conseil en stratégie

Oui, les cabinets américains (McKinsey, BCG, Bain, Oliver Wyman, Kearney) comme les boutiques généralistes (Mars & Co, CVA, etc.) et les boutiques spécialisées (Cepton, Nova, etc.) ont plusieurs points communs dans leur ADN.

D’abord, il existe des similarités fortes sur le Business.

  • Géographie. Une présence internationale plus ou moins forte selon les cabinets. Par exemple, Oliver Wyman se veut très international, à l’instar du « One Firm » de McKinsey
  • Secteurs. Tous les secteurs sont couverts par ces cabinets, sauf pour les cabinets exclusivement spécialistes d’un secteur. Cela dit, les généralistes aussi ont des « practices » fortes : la Pharmacie (BCG), le Private-Equity (Bain), le Secteur Public (McKinsey), O&G ou Grande distribution (Mars & Co). Afin de vous prémunir, tout en montrant votre curiosité le jour « J », découvrez les fiches secteurs Training You et progressez efficacement !
  • Fonctions : Un large spectre est évidemment proposé car ces cabinets servent majoritairement des entreprises « leader ». Quelques exemples de thématiques stratégiques en mission « classiques » en entretien : Pricing, Profitabilité, Entrée sur un nouveau marché, etc.
  • Clients : Ils partagent parfois les mêmes clients sur de nombreux secteurs. Par exemple, en France, EY-Parthenon, McKinsey et Roland Berger sont réputés pour s’adresser aux acteurs du Secteur Public
  • Prestige : Historiquement, ces marques ne sont plus à présenter et se concurrencent sur un grand nombre d’appels d’offre

Et ces similarités se traduisent concrètement dans le process de recrutement.

  • Géographie. Les entretiens peuvent s’effectuer en anglais à tout moment
  • Secteurs/Fonctions. Les études de cas proposées couvrent tout le champ des problématiques Business du cabinet, sur tous les secteurs
  • Clients. Vos interlocuteurs en mission requièrent d’excellentes compétences en expression écrite/orale. Il en va de même pour les recruteurs en entretien
  • Prestige. A l’unanimité, les cabinets de Conseil en stratégie poussent les standards d’excellence à l’extrême, en mission comme en entretien

Des différences dans les entretiens en Conseil en stratégie selon les cabinets

Non, les cabinets revendiquent aussi des différences plus ou moins fortes.

D’une part, les cabinets revendiquent une culture d’entreprise différente.

  • Esprit d’équipe : Bain
  • Leadership : McKinsey
  • Entrepreneuriat : Roland Berger (cf. notre article sur Pourquoi travailler chez Roland Berger ?)
  • Innovation/Digital : BCG (cf. BCG X qui regroupe maintenant les entités digitales du cabinet comme BCG Gamma et BCG Platinion)
  • Confidentialité/Exclusivité client : Mars & Co

D’autre part, d’un point de vue « projet », deux écoles existent avec les holistes et les pure players.

  • Les holistes adressent un grand nombre de secteurs, de problématiques, incluant des missions dites « opérationnelles » ou « managériales » pour accroître leur CA, tout en gardant une large activité « stratégie »
  • Les pure players, en revanche, ne proposent que du Conseil en stratégie stricto sensu, i.e. des missions souvent courtes (entre 2 et 4 mois), en lien avec une prise de décision importante par le « Comex » d’un grand groupe : Mars & Co, CVA, etc.

Quels impacts sur les entretiens en Conseil en stratégie ?

Il faut rester pragmatique. D’abord, gardez un minimum de cohérence lorsque vous postulez à plusieurs cabinets. Par exemple, un candidat qui postule chez Wavestone, KPMG (GSG) et Kearney aura beaucoup de mal à justifier la cohérence de ses candidatures. Or, cette question est systématiquement posée.

Ensuite, ne postulez pas qu’à un seul cabinet. Les expectatives sont tellement élevées qu’il serait risqué « d’incinérer » tant d’efforts de préparation dans une maigre candidature. Cela dit, « less is more » ! Selon plusieurs témoignages et études, 6 cabinets semblent être le ratio optimal. En effet, en passer 8 à 12 vous expose à disperser vos forces, réduire votre temps de préparation au profit de longues heures d’entretiens, tout en perdant confiance en vous en cas d’échec.

Enfin, conscient des valeurs véhiculées par le cabinet de vos rêves, vous devez les intérioriser. Il faut nécessairement investir quelques heures dans ce travail sous-jacent. Ce fil rouge fera forte impression en entretien et permettra au recruteur de se projeter facilement avec vous en mission.

A quoi s’attendre dans vos entretiens de Conseil en stratégie ?

Les entretiens sans limites éthiques ne sont plus d’actualité en Conseil en stratégie

Au contraire, le recruteur est « de votre côté ».

  • Les cabinets veulent vous offrir la meilleure expérience possible pour défendre leur image de marque
  • Les RH sont au cœur des enjeux des cabinets de Conseil en stratégie, soucieux d’attirer les meilleurs talents
  • L’entretien est une occasion inopinée pour simuler votre résistance au stress, votre éthique, comme en mission réelle

Les entretiens en Conseil en stratégie sont un challenge humain, intellectuel et situationnel

La plus grande difficulté du consultant en stratégie, c’est sans doute d’être complet. Flexible avec le client, « team player » avec son équipe, tout en possédant des capacités analytiques indéniables. Il faut aussi savoir s’adapter à toute situation, ce qui force à anticiper, prioriser, allouer des ressources, etc.

  • Le conseil est un métier relationnel, autant qu’un métier analytique
  • Intellectuellement, la variété des missions et le niveau de détail requis permettent souvent des prouesses que l’on pensait hors de sa portée
  • Le conseil vous met sous le feu des projecteurs en permanence : exposé à un « Partner » chevronné ou à des clients avec des dizaines d’années d’expérience, vous n’aurez pas le temps de vous échauffer. Vous allez développer votre adaptation situationnelle, votre capacité à réagir intelligemment et à prendre de bonnes décisions en direct dans un environnement marqué par l’incertitude

« Take-aways » pour les entretiens en Conseil en stratégie

Certaines attentes sont communes à tous les cabinets. D’abord, les soft skills. Le recruteur se demandera en entretien « Ai-je envie de travailler avec lui ? » ou encore : « Peut-il porter les couleurs du cabinet sans ternir notre réputation ? ». Veillez donc à peaufiner votre communication en termes de clarté, concision et précision. Ensuite, les hard skills. Ici, il vous est demandé d’être très structuré, mais aussi d’être à l’aise avec les chiffres, les logiciels, les concepts business élémentaires.

D’autres éléments sont attendus par types de cabinets. D’abord, l’adéquation aux valeurs du cabinet constitue indéniablement un atout de choix pour vous différencier en entretien. Ensuite, les missions du cabinet visé devraient naturellement orienter vos choix d’études de cas pendant votre préparation. Par exemple, en visant Publicis Sapient, un candidat préparé doit se familiariser avec le principe de « Digital Business Transformation ».

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Réussir les entretiens en Conseil en stratégie : méthode

Les entretiens en Conseil en stratégie sont difficiles. De manière plus générale, les process de recrutement des cabinets de Conseil en stratégie sont exigeants. Ils présentent des similarités et des différences. Dans cet article, on mentionne d’abord quelques facteurs communs à tous les cabinets. Car ils sont liés à vous ou aux circonstances mêmes de l’entretien. Puis, on présente quelques conseils pour bien performer le Jour J. Les 10 différences inhérentes à tous vos entretiens en Conseil en stratégie Le candidat fera face, quoi qu’il arrive, à un lot de circonstances. Ces aléas, listés ci-après, peuvent être maîtrisés de deux façons. Premièrement, avoir connaissance des facteurs exogènes et endogènes. Deuxièmement, intégrer ces facteurs dès aujourd’hui dans votre préparation pour vous habituer le plus vite possible aux conditions réelles. 1) Votre niveau de préparation La préparation est généralement jalonnée en 3 phases qui influencent directement vos résultats. La phase A (« la chance du débutant »). En début d’apprentissage, les candidats compensent leur manque de connaissance par leur « fraîcheur ». En effet, ces candidats ne sont pas encore « formatés » mais se distinguent en traitant les cas de manière « appropriée », puisqu’ils ne calquent pas de framework à l’aveugle… La phase B ou « le blues du candidat ». Conscient du chemin à parcourir, vous vous sentez « en bas de la montagne ». A l’image du mythe de Sisyphe ! Même si vous êtes plus « capable » qu’en phase A, nous vous déconseillons de passer des entretiens dans cette phase. Car vous manquez souvent de confiance en vous à ce moment de votre préparation La phase C (« le money time »). C’est la meilleure phase pour passer ses entretiens. Non seulement vous êtes au maximum de votre potentiel, mais vous avez aussi déjà passé quelques entretiens et donc engrangé de précieux « retours terrains » formulés par les RH ! 2) Votre force de négociation et votre séniorité D’abord, la force de négociation dépend d’un seul facteur : le nombre d’offres reçues. Par exemple, un candidat admis au BCG et chez Bain pourra facilement demander à McKinsey de s’aligner. En revanche, si vous obtenez un cabinet « tier 2 » tel que Kearney ou Oliver Wyman, inutile de négocier avec un « MBB » qui vous objectera que ce sont deux cabinets complétement différents. Ensuite, votre séniorité est un facteur clé. En effet, il affecte les candidats face auxquels vous serez comparé et fixe le niveau attendu par le cabinet 3) Votre support d’entretien Il désigne au choix des entretiens dans les bureaux (en « physique ») ou en distanciel (en « visio »). Si c’est à distance, vérifiez bien la qualité de votre connexion Wifi, de votre Webcam et respectez les règles habituelles (ponctualité, dress-code, professionnalisme, relationnel). 4) Votre « confort/inconfort » le jour J Plusieurs facteurs affecteront votre confort naturel : Le stress. Certains candidats aux concours post classes préparatoires brillent le jour J parce qu’ils profitent d’une meilleure résistance au stress, facteur occulté lors de simples examens effectués en classe. Il en est de même pour vos entretiens en cabinets de Conseil en stratégie. Vous ne serez pas en présence d’un « case buddy » conciliant ou visiblement bienveillant le jour J La fatigue. Votre énergie ce jour dépend de votre qualité de sommeil. Mais aussi de l’horaire. Les entretiens en Conseil e stratégie sont toujours proposés entre 8h et 18h. Dans la mesure du possible, vous devez effectuer vos « mock cases » dans cette fenêtre pour créer des automatismes cérébraux Les autres paramètres. Ne laissez pas les transports miner vos efforts de préparations. Soyez prévoyant. Munissez-vous toujours d’une mallette ou d’un cartable convenable. Elle doit contenir un stylo bleu/noir, un stylo rouge, une vingtaine de feuilles blanches et une calculatrice si elle est autorisée (cf. test en ligne au deuxième tour du BCG) 5) Le « facteur humain » dans les entretiens en Conseil en stratégie On ne peut pas plaire à tout le monde, malheureusement ! Pourtant, il est possible de réussir le fit dans tous ses entretiens. Comment ? D’abord, veillez à faire vos « homeworks » en préparant un discours humble, structuré et impactant. Ensuite, connaissez tous les métriques élémentaires du cabinet visé. D’ailleurs, si certains recruteurs sembleront hostiles, vous n’êtes pas à l’abris d’un « coup de cœur » avec des managers ou Partners. Alors, courage ! 6) Le type de cas proposés lors des entretiens en Conseil en stratégie Le type de cas peut influencer votre réussite. En effet, certains candidats éprouvent des difficultés avec les cas écrits ou oraux, les cas « interviewer-led » ou « interviewee-led », les cas en anglais, etc. Par conséquent, connaissez vos faiblesses et préparez-vous avec toutes les précautions nécessaires. 7) Le thème du cas dans les entretiens en Conseil en stratégie Certains secteurs sont découverts le jour J ! Ce n’est pas grave (c’est même normal) car l’entretien doit vous tester en conditions réelles. Comme lors d’une mission en cabinet. Pour maximiser vos chances, veillez à traiter des cas variés. Training You met à votre disposition sur la plateforme des cas couvrant tout le spectre sectoriel et fonctionnel des cabinets et des fiches secteurs pour ne pas « sécher » en démarrant à zéro sur un secteur. 8) Le déroulé du cas dans les entretiens en Conseil en stratégie Si votre étude de cas commence du « mauvais pied », cela ne doit pas vous nuire. Restez toujours combattif et ne baissez pas les bras lorsque vous commettez une erreur. Vous avez souvent 45 minutes ou 1 heure pour obtenir ce à quoi toute votre scolarité doit vous conduire : le métier qui vous passionne ! 9) L’avant entretien L’entretien a déjà commencé ! Il est essentiel de soigner vos interactions avec les consultants des cabinets visés. Par exemple, un « Inmail » maladroit sur Linkedin peut vous priver d’accéder aux entretiens (oui, histoire vraie… ). De même, lors des conférences, webinaires ou calls avec les consultants, vous pouvez marquer des premiers points en démontrant votre motivation et votre curiosité. À vous de jouer ! 10) L’après entretien Malgré leurs efforts, les cabinets peuvent tarder à vous fournir le verdict final. N’hésitez pas à relancer cordialement les services RH, si vous considérez que le délai devient irraisonnable Ces conseils peuvent vous permettre à eux seuls de marquer de précieux points. Ne vous privez surtout pas ! À présent, vous allez découvrir les astuces à implémenter systématiquement pour améliorer vos performances finales. La stratégie à adopter pour préparer efficacement les entretiens en Conseil en stratégie malgré les subtilités propres aux différents cabinets Soyez ambitieux, mais soyez réaliste C’est important de ne pas se mettre de limites. Cependant, si vous postulez à un cabinet qui ne recrute aucun candidat issu de votre école ou université, cela sera toujours plus difficile d’accéder aux entretiens et générera potentiellement de la frustration. De la même manière, il est périlleux de candidater dans un cabinet type « MBB » sans avoir réalisé au moins quelques efforts de networking en amont (calls, portes ouvertes, conférences, etc.) Pour finir, certains tests très spécifiques (comme le test Excel de KPMG GSG) méritent d’être préparés spécifiquement, si vous tenez vraiment à intégrer le cabinet en question. Calculer et planifier D’abord, vous devez prendre conscience du temps à disposition pour vous préparer. Par exemple, calculez le nombre d’heures de travail qui vous reste et allouez ce temps efficacement entre les différentes parties d’une candidature (networking, fit, études de cas, etc.). Ensuite, vous devez maîtriser votre agenda et organiser intelligemment vos entretiens. Par exemple, il faut éviter d’effectuer votre premier entretien au sein du cabinet de vos rêves, car vous risquez de manquer d’échauffement... Raisonner en 80/20 pour les entretiens en Conseil en stratégie Si certains tests sont très spécifiques, la plupart peut être préparé en même temps. Par exemple, en vous entraînant chaque semaine au « GMAT », vous couvrez simultanément des tests qui vous attendent chez EY-Parthenon (premier tour), Bain (pré-entretien) ou au BCG (deuxième tour). De plus, pendant votre préparation, un « quick win » réside dans le fait de réviser soigneusement vos études de cas passées. Ces quelques heures investies feront sans aucun doute l’objet de hauts rendements ! Prioriser pour préparer les entretiens en Conseil en stratégie Vous n’aurez pas le temps de lire tous les livres disponibles sur le conseil. Concentrez vos forces sur un nombre limité de ressources pour maximiser votre apprentissage. Par exemple, vous pouvez miser sur Training You qui regroupe toutes les ressources pour devenir compétitif à la fois en fit et dans la résolution des études de cas. Qui peut le plus, peut le moins ! Naturellement, se préparer intensivement aux « MBB » prépare à tous les autres cabinets. Par conséquent, visez haut et soumettez-vous aux critères d’exigence des « MBB », quel que soit le cabinet visé. Vous en sortirez forcément plus capable et plus confiant. Apprenez sur le terrain D’abord, lors de vos « mock cases », vous pouvez posez des questions aux candidats qui viennent de passer des entretiens. Ils sont souvent riches d’enseignements ! Ensuite, vous pouvez contacter les anciens de votre école qui occupent des fonctions de consultants. Là encore, les informations que vous pourriez glaner sont inestimables. Enfin, n’hésitez pas à poser vos questions lors de sessions individuelles avec nos consultants, qui se feront un plaisir de vous accompagner ! Pour conclure, tous les cabinets de Conseil en stratégie ne se valent pas. Néanmoins, selon vos attentes et les critères que vous allez établir, certains seront plus susceptibles que d’autres de vous correspondre. D’une part, il est crucial de garder à l’esprit les différences entre les process de recrutement. D’autre part, votre préparation doit être efficace en recherchant constamment le plus de synergies possibles. À vous de jouer ! Vous chercher un stage/CDI en Conseil en stratégie ? Comme nous venons de le voir, c’est difficile d’intégrer un prestigieux cabinet. Pour réussir, il faut être très bien préparé. 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Par Elyas Hamadache

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3 conseils pour décrocher un entretien en M&A ou Conseil en stratégie

L’obtention d’un entretien en M&A ou Conseil en stratégie n’est jamais facile. Et c’est encore plus le cas si vous ciblez les plus grandes banques (Lazard, Rothschild, Morgan Stanley, Goldman Sachs) ou plus prestigieux cabinets (McKinsey, BCG, Bain, Roland Berger, etc.). Pour augmenter vos chances, nous conseillons de travailler 3 aspects importants de votre candidature : le CV, la lettre de motivation et le networking. Conseil #1 pour décrocher un entretien en M&A ou Conseil en stratégie : Avoir un CV irréprochable Le CV est un document fondamental dans votre dossier de candidature. Sur la forme, le CV représente la « carte de visite » du candidat C’est le premier document professionnel que l’entreprise vous demande de partager. Surtout, vous le transmettez au tout début du process de recrutement. Par conséquent, c’est souvent sur la base du CV que la banque ou le cabinet construit son premiers avis sur le candidat. Alors, quels sont les exigences dans la rédaction du CV en M&A ou Conseil en stratégie ? Premièrement, vous devez être synthétique et aller « straight to the point ». Le CV doit faire une page, pas plus Deuxièmement, vous devez être structuré. Le CV comprend généralement 4 parties distinctes : 1) la formation, 2) les expériences professionnelles, 3) les compétences informatiques et langues et 4) les intérêts ou autres expériences (par exemples vos expériences associatives) Troisièmement, vous devez être rigoureux, sur la forme et sur le fond. La police doit être la même dans tout le document, à la fois pour les titres et les bullets. Vous pouvez par exemple utiliser le Times New Roman qui se répand beaucoup dans les CV. Les petites formes qui débutent vos phrases ou « bullets » sont toujours les mêmes (points, ronds, tirets). Le texte est correctement aligné à gauche et à droite. La numérotation est cohérente et respecte les best practices de ces secteurs. Les fautes d'orthographe ou « coquilles » sont interdites car quasiment éliminatoires. En effet, elles envoient un signal très négatif sur vous et votre capacité à travailler dans une banque d'affaires ou un cabinet de Conseil en stratégie Sur le fond, le CV permet de mettre en avant le profil du candidat Quels sont les profils les plus recherchés par les banques ou cabinets de Conseil en stratégie ? Premièrement, les banques et cabinets recrutent généralement des candidats qui suivent une formation « cible », souvent une école de commerce ou une école d’ingénieurs. Parfois, certains profils universitaires sont aussi ciblés. De plus, si vous envisagez de rejoindre une une boutique d'élite (Lazard, Rothschild, Messier & Associés, Centerview), une des buldge brackets (Goldman Sachs, Citi, J.P. Morgan, Morgan Stanley, Bank of America, etc.) ou un cabinet du top 10 (un « MBB », Roland Berger, Oliver Wyman, Kearney, etc.), il est recommandé d’avoir sur son CV une école parmi les mieux classées. Pour les profils « écoles de commerce », les formations les plus valorisées sont HEC, ESSEC, ESCP, EDHEC, emlyon et Sciences Po. Pour les profils « ingénieurs », ces entreprises recruteront souvent à Polytechnique, Centrale, Ponts et Chaussées, Les Mines, l’ENSAE ou l’ENSAI. Si vous n’étudiez pas dans ces écoles, cela n’annihile pas complètement vos chances, mais cela les réduit. Et il faudra compenser ce déficit par d’autres aspects de votre candidature Deuxièmement, les banques et cabinets valorisent certaines expériences sur un CV. Pour la banque d'affaires, c'est souvent une première expérience en audit, Transaction Services ou un autre métier en lien avec le secteur Corporate Finance. Pour le Conseil en stratégie, on retrouve souvent des expériences en Corporate Finance, comme le M&A ou le Private Equity. Mais pas seulement ! Si vous avez sur votre CV une expérience dans une grande entreprise internationale, une startup ou sur un poste où vous avez développé certaines compétences recherchées en Conseil (travail en mode projet ou avec des chiffres), votre profil sera aussi très attractif  Conseil #2 pour décrocher un entretien en M&A ou Conseil en stratégie : Rédiger une bonne lettre de motivation La lettre de motivation est une opportunité unique de se distinguer des autres candidats. Démontrer votre motivation D’abord, elle permet de prouver votre motivation pour la banques ou le cabinet. Comment faire ? Le candidat doit nécessairement montrer dans sa lettre qu’il connait bien l'entreprise dans laquelle il postule et ses particularités par rapport aux autres acteurs du secteur. Pour renforcer sa connaissance de l'entreprise, vous avez trois possibilités : Premièrement, et c’est le plus simple, vous pouvez rechercher des informations directement sur le site de la banque ou du cabinet. A noter que vous avez aussi beaucoup d'informations dans nos fiches entreprises (à la fois pour les banques, les fonds d'investissement et les cabinets de Conseil en stratégie) Deuxièmement, et cela nécessite un peu plus d’efforts, vous pouvez participer à des évènements où vous allez rencontrer des banquiers ou consultants qui travaillent dans l'entreprise Troisièmement, et c’est ce qui prend le plus de temps, vous pouvez contacter des professionnels. Et leur proposer un call pour discuter de leur expérience Ce qui est important, c’est d’adapter sa lettre à chaque banque ou cabinet afin de montrer que vous avez compris où vous postulez, et ainsi éviter le risque de passer pour un « passager clandestin » qui a simplement vu de la lumière sur la plateforme Jobteaser. Construire votre lettre de motivation Ensuite, pour être le plus pertinent possible, vous devez être structuré et rigoureux dans votre lettre. Précisément, la lettre de motivation se compose de 5 parties : Un en-tête en haut avec des informations sur vous et l’intitulé du poste Quatre paragraphes : introduction, pourquoi la banque ou le cabinet, pourquoi vous, conclusion  Sur le format, la lettre de motivation répond aux mêmes exigences que le CV. Pour plus de détails, vous pouvez lire notre article sur La lettre de motivation en Conseil en stratégie. Conseil #3 pour décrocher un entretien en M&A ou Conseil en stratégie : Networker pour booster votre candidature Le networking est souvent sous-évalué par les candidats. Et pourtant, il facilite grandement les chances de décrocher un entretien. Avec une même formation et des expériences professionnelles équivalentes, le candidat qui « networke » bien décrochera toujours plus d’entretiens et augmentera donc ses chances d’obtenir un meilleure stage. Alors comment faire ? D’abord, vous devez être proactif. Vous ne devez jamais vous limiter à une candidature en ligne. Qu’elle soit spontanée, sur le site de la banque ou du cabinet, ou via une plateforme de recrutement comme Welcome to the Jungle ou Jobteaser. En effet, votre candidature sera malheureusement noyée dans une masse énorme et risque de passer à la trappe. Vous devez évidemment postuler en ligne, mais accompagner ensuite ces candidatures par d’autres éléments. Premièrement, vous pouvez participer à des évènements de networking collectif. Par exemple des forums écoles où vous retrouvez généralement les principales entreprises des secteurs. Des « études de cas » organisées sur les campus des écoles ou dans les locaux des banques ou cabinets. Ou encore des webinaires comme ceux régulièrement organisés par Training You Deuxièmement, vous pouvez contacter des professionnels directement. C’est le networking individuel. Pour cela, deux canaux sont très efficaces : Linkedin et les mails. Nous vous conseillons de contacter en priorité des banquiers ou consultants qui partagent un point commun avec vous. Ici, le réseau des alumni de votre école est d’une grande aide ! Enfin, au-delà de l’aide dans l’obtention de l’entretien, la participation à ces évènements ou les discussions avec des professionnels vont vous aider à connaitre davantage l'entreprise. Par conséquent, vous aurez des éléments intéressants à inclure dans votre lettre de motivation. Et en plus, vous pourrez les réutiliser pendant la partie fit de l’entretien. Pour plus de détails, vous pouvez lire notre article sur Pourquoi le networking est important dans le Conseil en stratégie ?. Vous souhaitez décrocher un entretien en M&A ou Conseil en stratégie ? Une candidature réussie en M&A ou Conseil en stratégie se base sur 3 piliers. Le premier, c’est le CV qui démontre l’attractivité de votre profil pour le secteur. Le second, c’est la lettre de motivation qui prouve votre intérêt pour rejoindre une banque ou un cabinet en particulier. Le troisième, c’est le networking qui boostera votre dossier de candidature par une possible recommandation en interne. Avec tout cela, vous devriez décrocher un maximum d’entretiens ! Et ensuite ? Décrocher l'entretien c’est bien. Le réussir, c’est encore mieux ! Pour cela, il faut être particulièrement bien préparé. Pour le M&A, les recruteurs évaluent chaque candidat sur le fit et surtout la compréhension de certains concepts financiers (retrouver notre article sur les questions techniques). Et pour le Conseil en stratégie, c'est important d'être prêt à la fois pour la partie fit et sur l'étude de cas. Pour les plus ambitieux, vous pouvez retrouvez tous nos contenus exclusifs dans nos Packs en ligne. Ils incluent en Corporate Finance : 22 cours (M&A, autres métiers en Corporate Finance, outils pratiques), +300 questions d'entretiens corrigées, 3 tests d'entraînement, 65 fiches banques et fonds et des podcasts avec des banquiers. Pour le Conseil en stratégie, ils contiennent : 20 cours (fit, framework, market sizings, etc.), +170 études de cas résolues en live au format vidéo (avec les dialogues entre le candidat et l'interviewer), 14 fiches secteurs, 17 fiches cabinets et des podcasts exclusifs avec des consultants. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves !Découvrir les cours en Corporate Finance Découvrir les cours en Conseil en stratégie


Par Guillaume Pommier

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Préparation
Comment réussir systématiquement une étude de cas ?

Pour réussir l'étude de cas en entretien, il faut non seulement bien maîtriser les codes de l’épreuve, mais aussi performer le jour J. Dans cet article, on vous explique d’abord comment intérioriser les exigences de l’épreuve pendant votre préparation puis comment délivrer une excellente prestation quel que soit le cas le jour J. Comprendre les enjeux avant l’entretien La première question à vous poser, c’est : « Où en êtes-vous ? ». Tout candidat a un bilan. L'actif du bilan A l’actif, ce sont les éléments à disposition du candidat pour cracker le cas le jour « J ». Ces éléments sont structurels et conjoncturels : Structurel (hors entretien). D’abord, c’est le niveau de compétences globales du candidat hors conseil. Ici se rassemblent toutes les hard skills et soft skills du candidat en dehors de sa préparation spécifique pour les entretiens en Conseil en stratégie. Ensuite, ce sont les connaissances théoriques liées au conseil, concernant généralement les secteurs, les frameworks, les cabinets, etc. Enfin, ce sont les connaissances pratiques liées au conseil, comme les savoir-faire et les « best practices » du candidat Conjoncturel (pendant l’entretien). D’abord, ce sont les informations explicites du cas, c’est-à-dire les informations propres au cas (nature du problème, informations qualitatives et quantitatives). Ensuite, ce sont les informations implicites du cas (signaux faibles du recruteur, pratiques propres au secteur, voire à la géographie du cas) Le passif du bilan Au passif, ce sont les ressources mobilisées pour cracker le cas le jour « J ». Encore une fois, elles sont structurelles et conjoncturelles : Structurel (hors entretien). Premièrement, c’est le parcours académique, professionnel et extra-scolaire du candidat (vos études, les stages/CDI et expériences associatives, etc.). Deuxièmement, ce sont les supports théoriques à la disposition du candidat (vos cours, les livres et bibliothèque d’accès à des études de cas comme celle de Training You). Troisièmement, ce sont les supports pratiques, c’est-à-dire les cas blancs effectués avec des consultants ou des « case buddies », voire des témoignages de consultants Conjoncturel (pendant l’entretien). Le candidat a le support oral (énoncé du cas, réponses à vos questions) et le support écrit (graphiques, textes, dossier remis par votre examinateur) Comment améliorer votre niveau en étude de cas ? Pour progresser (augmenter votre bilan), vous devez faire 3 choses. Estimer votre niveau relatif Premièrement, estimer votre niveau relatif. Cette auto-évaluation ambitionne simplement d’orienter vos efforts là où ils auront le plus d’impact Hors conseil. Quelle est votre compétitivité en termes d’études et de stages par rapport aux candidats qui postulent aux mêmes postes que vous ? Avez-vous étudié dans une école cible ou effectué un stage dans une Direction Stratégique d’un grand groupe par exemple ? Si ce n’est pas le cas, redoublez d’effort en termes de networking pour réussir le screening Avez-vous des facilités à effectuer des cas avec vos amis ? Avez-vous une solide culture business ? Si ce n’est pas le cas, insistez sur votre méthode en cas, et pratiquez un nombre substantiel de « case studies » ! Nos packs sont là pour cela ! Connaître les « quick wins » Deuxièmement, connaître les « quick wins ». Cernez vos atouts et capitalisez sur ces derniers en entretien. Par exemple, si vous parlez plusieurs langues, profitez-en pour briller lors de vos études de cas en anglais, en employant un vocabulaire particulièrement précis Détectez de manière précoce vos « grands chantiers ». Par exemple, si vous n’êtes pas assez structuré, il y a fort à parier que vous manquez de méthodologie. Spontanément, votre cerveau n’adopte pas des raisonnements intuitifs au conseil. Pas question de talent ici, mais chacun ayant ses propres biais cognitifs, il est important de le savoir pour agir en conséquence S’investir dans votre préparation Troisièmement, s’investir intelligemment dans votre préparation. Plusieurs ressources peuvent vous aider à vous améliorer. Elles ne se valent pas toujours, mais voici un bref aperçu : Académiques. Les écoles de commerce (américaines) publient souvent des casebooks accessibles en ligne. Ils sont faciles d’accès. Mais ils présentent pour les candidats francophones l’inconvénient d’être en anglais. Sinon, les bibliothèques universitaires/publiques permettent d’accéder à des livres d’études de cas. Certes, ce sont souvent des exemples de « cas anciens » et les corrections ne sont pas toujours approfondies, mais vous pouvez y jeter un œil, si vous n’avez pas d’autres options pour le moment Professionnels du conseil. Les cabinets de Conseil en stratégie organisent des porte-ouvertes pour des rencontres physiques et fournissent des informations potentiellement utiles sur leur site internet. De plus, les consultants (de votre entourage ou sur LinkedIn) peuvent aussi vous partager de précieux conseils. Seulement prudence : les conseils qui fonctionnent sur un candidat ne fonctionneront pas nécessairement sur tout le monde. C’est pourquoi, Training You propose des sessions de coachings individualisées sur mesure avec des consultants expérimentés et reconnus pour leur pédagogie Plateformes spécialisées. Il existe plusieurs plateformes de préparation aux entretiens de Conseil en stratégie : anglophones et francophones. Pour choisir cette plateforme, utilisez des critères chiffrés et objectifs : nombre de cas corrigés disponibles et accessibles, niveau de détails du corrigés (simple PDF ou dialogue complet entre le recruteur et le candidat), variété des cas disponibles, existence de cas réels tombés en entretien récemment, variété des autres ressources (fiches secteurs, modules méthodologiques ciblés, coaching one-to-one). Ici encore Training You est celle qui rassemblent tous ces points, en s’imposant comme l’intermédiaire optimal entre vous et votre prochain stage ou CDI en cabinet de Conseil en stratégie. Comprendre les enjeux de l'étude de cas pendant l’entretien L’étude de cas est une mission en accéléré L’étude de cas en entretien n’est rien d’autre qu’une mission en accéléré ! Quelles sont les étapes clés d’une mission ? Phase préliminaire. Initialement, le cabinet de conseil fait part d’une proposition commerciale, avec ou sans appel d’offre préalable, pour accompagner le client dans la résolution d’un problème à forts enjeux. Une fois l’accord trouvé, la mission est contractualisée. A ce niveau, le client fait face à un problème, plus ou moins grave, par exemple : une perte de part de marché Kick-off. Le kick-off est une phase plus ou moins longue visant le cadrage/la délimitation du projet et la compréhension du « cas » par l’équipe de consultants Élaboration d’un framework. Une fois que les consultants ont une vision détaillée de la situation, ils élaborent une structure de résolution claire du problème. D’abord, les consultants recueillent des informations via des entretiens internes/externes ou la lecture d’études statistiques et de documents divers. Ensuite, ces informations sont retravaillées par les consultants qui vont produire à leur tour des supports écrits (ex : graphiques) Résultat. Le cabinet remet à l’entreprise cliente un livrable incluant l’analyse détaillée et les recommandations Après la mission. Plusieurs options sont possibles : prolongement de la mission, préparation d’une prochaine mission, etc. Les étapes de l’étude de cas  De même, quelles sont les étapes clés d’une étude de cas ? Quelles sont les « best practices » à chaque étape ? L’étude de cas n’est rien d’autre qu’une reproduction à l’échelle des missions effectuées par les cabinets. Pour réussir votre étude de cas, suivez donc les étapes suivantes, en pensant à vous adapter parfaitement à l’étude de cas en question. En détail, cela donne : L'énoncé de l'étude de cas D'abord, faites preuve d’écoute active en prenant des notes claires et structurées. Puis reformulez les points importants si l’énoncé est long ou tout l’énoncé s’il est court. Si vous doutez d’un passage de l’énoncé, demandez poliment à votre recruteur de répéter  Il faut d’abord comprendre la mission. Le cadrage inclut souvent une dimension spatiale (« Dans quel pays opère la division concernée de mon client ? »), une dimension temporelle (« Notre plan est-il à horizon 5 ans ? ») et les principaux objectifs (« Quel est l’objectif exact désiré de mon client ? +30% de CA ?, +10% de marge brute ? »)D’abord, il faut bien comprendre le client (activités, business model, chaîne de valeur, etc.). Ensuite, il faut comprendre le marché (concurrents, clients, etc.) La structuration et la résolution de l'étude de cas Ensuite, préparez une approche pour atteindre l’objectif de votre client et répondre à son problème. Ici, soyez bien « MECE » (« Mutually Exclusive & Collectively Exhaustive ») et présentez votre raisonnement de manière top-down. L’analyse est le corps du cas. Dans cette étape, vous pouvez vous appuyez sur des hypothèses ou des données chiffrés délivrées par l’examinateur pour progresser. Si vous manquez de données, créez-les avec des market sizings ou mieux, demandez-les ! Ensuite, exploitez ces « inputs » de données pour aboutir à des « outputs » à forte valeur ajoutée pour votre client Les résultats de l'étude de cas Enfin, présentez un résumé des « outputs » de votre étude de cas en décrivant successivement leur nature et leur impact chiffré. Vous pouvez indiquer votre recommandation finale, si cela est possible. Si le cas n’a pas abouti à des résultats chiffrés, n’inventez pas de recommandation fictive. A chaque fois, vous devez porter un regard critique sur votre travail en évaluant la faisabilité opérationnelle et financière de vos recommandations. Dans votre conclusion, vous devez aussi mentionner les « next steps » ou prochaines étapes naturelles à mettre en place pour aider votre client. Ici, vous constatez que le candidat qui performe s’inspire du consultant dans sa démarche, en : Cadrant finement les contours de l’étude de cas Comprenant la situation avant de commencer toute analyse « Drivant » avec énergie l’analyse par des hypothèses, calculs, questions pertinentes Communiquant efficacement ses questions et ses conclusions Restant critique sur l’impact de ses recommandations, ainsi que la faisabilité de son plan d’action Bonus : Comment votre examinateur vous évalue-t-il lors d’une étude de cas « Interviewer-led » ? En général, 6 compartiments lui permettent de jauger votre potentiel (via plusieurs critères) : Phase préliminaire : capacité d’écoute, posture professionnelle, communication Structuration: logique, rigueur, business sense, communication Question d’analyse: démarche intellectuelle, esprit collaboratif, priorisation Question quantitative: aisance quantitative, capacités calculatoires Question de créativité: curiosité, culture, plasticité cérébrale Synthèse: esprit de synthèse, esprit critique, concision D’ailleurs, même lors d’un cas mené par le recruteur, il est primordial de montrer votre « drive ». Comment ? A la fin de chacune de vos réponses aux questions de l’examinateur, proposez des « next steps » et soulevez des sujets d’intérêt pour votre client. Le recruteur passera sans doute à la suite, peut-être sans relever vos remarques, mais notera votre capacité à être force de proposition. Vous chercher un stage/CDI en Conseil en stratégie ? L’étude de cas est la pierre angulaire d’un process de recrutement en Conseil en stratégie. Sans performer pendant cet exercice, inutile de rêver intégrer un prestigieux cabinet comme McKinsey, BCG ou Bain. Pour réussir le cas, il faut être très bien préparé. Training You est la première plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Conseil en stratégie avec +50 heures de formations : 8 cours sur toutes les étapes du process de recrutement (dossier de candidature, fit, cas), +170 études de cas réelles et résolues en live par des consultants, 14 fiches sur les principaux secteurs, 17 fiches sur les principaux cabinets et des podcasts exclusifs avec des consultants. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Elyas Hamadache

7 min de lecture