Les 10 différences à connaître par cabinet de Conseil en stratégie pour le process de recrutement

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Pour maximiser vos chances d’intégrer « le » cabinet de vos rêves, il est tentant d’affiner votre préparation afin de « coller » aux exigences requises par ce dernier. Cependant, votre temps de préparation est limité. Et certaines épreuves des process de recrutement sont similaires. Alors, comment faire ?

Quelles sont les réelles différences entre les cabinets dans les entretiens ? Pour répondre à cette question, nous allons étudier deux éléments : 1) la culture du cabinet et les attentes explicites formulées sur les sites internet ou en conférence et 2) les retours d’entretiens des candidats. Cela vous aidera à distinguer le vrai du faux et aboutir à la meilleure tactique pour décrocher une offre.

Dans cet article, Training You a passé au crible les différents processus de recrutement des cabinets. On vous donne les 10 différences à maîtriser selon les cabinets pour espérer briller le jour J !

1. McKinsey : Un processus de recrutement unique

  • Screening. La « firme » vous attend au tournant dès le screening. En effet, c’est le cabinet où il est le plus difficile de se faire inviter. Trois raisons l’expliquent : 1) le ratio « Nombre de candidatures / Nombre d’employés » est très élevé, 2) le niveau de sélectivité est maximal et 3) si des fenêtres de recrutement sont ouvertes toute l’année, les « promos » ou « vagues » de nouvelles recrues sont largement inférieures par rapport à d’autres grands cabinets (comme le BCG par exemple)
  • Pré-entretien. McKinsey fait passer aux candidats un tests en ligne sous la forme d’un jeu. C’est le fameux « PSG » ou « Problem Solving Game », un « serious game » qui vous teste en deux parties : 1) le « jeu de l’écosystème » qui évalue vos capacités analytiques en situation d’information parfaite et 2) le « jeu de la plante » qui teste votre faculté à formuler les bonnes décisions en situation d’information imparfaite
  • Entretiens. McKinsey propose 2 tours à ses candidats. Chaque tour est composé de 2 entretiens distincts. Pour le fit d’abord, le cabinet adopte le format du « PEI » ou « Personal Experience Interview » pour tous les bureaux afin de limiter les biais entre les recruteurs. Pour cela, vous devez absolument préparer vos « stories » sur les 3 grandes thématiques (« leadership », « entrepreneurship » et « impact »). Pour l’étude de cas ensuite, McKinsey propose des cas « interviewer-led » (le consultant mêle l’entretien). Attention, les recruteurs se concertent après chaque tour. Et vous devez faire impérativement l’unanimité. Un candidat faisant l’objet du moindre désaccord est systématiquement refusé. Pendant les cas, trois composantes sont évaluées : votre structure, votre aisance quantitative et votre niveau de communication

Pour plus d’informations sur le process de recrutement dans ce cabinet, c’est dans la fiche McKinsey sur la plateforme Training You.

2. BCG : Un format standardisé pour vous évaluer

  • Screening. Le BCG accepte beaucoup de candidats en entretien tout au long de l’année. En effet, le cabinet dispose de nombreux employés en fonction support. De plus, le bureau du BCG est le plus grand de la place parisienne. Enfin, le « filtre » commence surtout au 1er Néanmoins, le cabinet est particulièrement sélectif sur l’école dont est issue le candidat
  • Pré-entretien. Lors de ce test, vous effectuerez une étude de cas en ligne, en anglais, à l’aide d’un chatbot. Pas de difficultés particulières à signaler, si ce n’est que vous devez éviter de commettre des erreurs éliminatoires
  • Entretiens. Le BCG propose 3 tours aux candidats. Pour le fit, les questions sont très classiques. Petite particularité : une fiche du recruteur vous sera transmise avant l’entretien sur les candidatures au BCG. Lisez-la attentivement afin de poser les bonnes questions au recruteur ! Pour l’étude de cas, l’exercice est différente à chaque tour. Au premier tour, l’étude de cas est avec un Manager/Principal. Elle évalue votre profil sous plusieurs angles : structure, bon sens, priorisation, calculs, synthèse et créativité. Au deuxième tour, vous réaliserez un cas sous « haute pression » pendant lequel le recruteur vous « assommera » de questions. Vous devez rester maître de l’entretien et demander du temps pour rester structuré. Le même jour, vous effectuerez un test informatisé semblable à l’ancien « PST » de McKinsey. Au troisième tour, le cabinet peut aller assez vite si vous avez démontré votre valeur auparavant. A ce stade, votre taux de conversion sera très élevé !

Pour plus d’informations sur le process de recrutement dans ce cabinet, c’est dans la fiche BCG sur la plateforme Training You.

3. Bain : Le parcours du combattant

  • Screening. Avant les entretiens classiques, vous réaliserez un test de type « GMAT » où vous devez atteindre 90% de bonnes réponses. C’est l’étape la plus discriminante du process de recrutement chez Bain car elle est massivement échouée
  • Entretiens. Bain propose 3 tours à ses candidats. Au premier tour, votre niveau d’anglais à l’écrit et à l’oral est testé par un prestataire externe. Et juste après, vous passerez deux entretiens. Attention, la durée de l’étude de cas est très courte. Par conséquent, la priorisation est fondamentale pour ne pas passer à côté. Au deuxième et troisième tour, vous aurez des cas à résoudre face des consultants plus seniors. Enfin, pendant le process, vous serez confronté à un entretien RH de 45 minutes dont le but est de mieux vous connaître. Par contre, vous n’aurez pas de fit pendant les premiers tours ! Chez Bain, on ne connait pas votre école d’origine. Ce n’est qu’au moment du recrutement que le cabinet découvre votre « background » académique. L’objectif de l’enseigne : éliminer tout biais.

Pour plus d’informations sur le process de recrutement dans ce cabinet, c’est dans la fiche Bain sur la plateforme Training You.

Chez Training You, nous savons qu’il peut être difficile d’aborder de concert les entretiens dans les « MBB » en englobant parfaitement toutes les spécificités des cabinets. C’est pourquoi la plateforme vous propose un catalogue inédit de cas récents, et exclusivement « 100% réels », issus des « MBB » ! Enfin, si vous voulez atteindre votre plein potentiel, nos consultants sont disponibles à tout moment pour des coachings « one to one ».

4. Oliver Wyman : Un entretien « multiculturel »

Le cabinet, réputé très international, est le plus exigeant sur le niveau d’anglais. Tout au long de vos entretiens, vous « switchez » entre des études de cas en anglais et un fit en français, et vice versa !

5. Roland Berger : Une culture spécifique

Le leader européen se distingue de plusieurs manières :

  • Des brainteaserstrès fréquents au premier tour
  • Un « certain franc-parler » assumé par le cabinet (mais nourrissant plus de légendes que de mauvaises expériences)
  • Des cas « Secteur Public » réguliers, puisqu’il s’agit d’une expertise reconnue du cabinet

6. Kearney : L’entretien inspiré de missions réelles

Chez Kearney, là encore, vous n’échapperez pas aux tests ponctuels en anglais. En revanche, à la différence de certains autres acteurs, le cabinet vous teste sur des études de cas fidèles aux spécialités de la maison, comme la logistique, les technologies, etc.

7. Arthur D. Little et Mars & Co : Des concurrents aux processus opposés !

Alors que Mars & Co propose 3 à 5 entretiens avec des Vice-Présidents (Partners) ayant chacun 10 à 40 ans d’expériences, Arthur D. Little vous fait rencontrer au 1er tour uniquement des consultants juniors dont la séniorité n’excède pas toujours les 1 an.

8. Les « Big four » : Méfiez-vous des apparences

Même si ces cabinets sont rattachés à la maison mère qui est avant tout un cabinet d’audit, il serait très malvenu d’aborder ces entretiens autrement qu’en considérant ces enseignes comme des cabinets de Conseil en stratégie à part entière. Si vous éprouvez encore des doutes à ce propos, observez simplement les fusions & acquisitions opérées par les « Big Four » pour vous en convaincre : Parthénon, Booz Allen & Hamilton ou encore Monitor sont à l’origine des acteurs reconnus de la stratégie !

9. Les « boutiques » : Quelques règles à ne pas oublier

Pour les boutiques, le fit est vital. Une « boutique » se démarque d’abord par sa culture plus familiale qu’un géant américain. Le cabinet « à taille humaine » attend de vous que vous le connaissiez dans les moindres détails. Ce faisant, vous marquerez des points précieux aux yeux du recruteur. Concernant les cas, rien à signaler si ce n’est que vous devez impérativement traiter votre problématique « sur mesure ».

10. Les « spécialistes » : Connaissez vos gammes !

Ici, aucune surprise : vous devez être qualifié et entraîné sur la spécialité du cabinet. Nul doute que Cepton vous proposera un « cas pharma », ou que Tomco testera vos connaissances sur le numérique. Pour plus d’informations sur les particularités de ces cabinets, vous pouvez lire notre article sur Les cabinets en dehors du top 6 à absolument connaître si vous postulez en Conseil en stratégie.

Au-delà des différences de processus de recrutement qui existent entre les différents cabinets, nous rappelons que vous ferez face, quoi qu’il arrive, à un lot de circonstances. Ces aléas doivent être maîtrisés de deux façons : avoir une connaissance de ces facteurs exogènes et endogènes, et les intégrer dès aujourd’hui dans votre préparation pour vous habituer le plus vite possible aux conditions réelles.

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C’est possible, à condition d’être parfaitement préparé. Pour améliorer vos chances, préparez-vous avec Training You, la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en Conseil en stratégie avec : +35 heures de formation, 8 cours, +170 études de cas corrigés par des consultants, 14 fiches sur les principaux secteurs d’activités et des podcasts exclusifs avec des consultants. Déjà plus de 6 000 abonnés, pourquoi pas vous ?

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