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Travailler dans le conseil chez Capgemini : une opportunité sous-estimée ?

« Capgemini ? C’est surtout une ESN, donc très tech, non ? » Cette idée reçue est encore très répandue chez les étudiants d’écoles de commerce qui s’intéressent au conseil. Beaucoup associent spontanément Capgemini au développement informatique ou à l’intégration de systèmes, et écartent le groupe de leurs candidatures lorsqu’ils visent une carrière en conseil. Pourtant, cette vision est largement réductrice. Capgemini est aujourd’hui l’un des acteurs majeurs du conseil en transformation en Europe, avec de réelles opportunités pour des profils non-techniques. Pour un étudiant qui découvre le conseil ou qui commence à préparer ses entretiens, comprendre ce que propose réellement Capgemini est essentiel pour faire un choix éclairé. Capgemini : bien plus qu’une ESN technologique Capgemini est un groupe de conseil et de services numériques présent dans plus de 50 pays, qui accompagne les grandes entreprises sur des transformations complexes : organisationnelles, opérationnelles, digitales et stratégiques. Sa spécificité tient à son positionnement de bout en bout. Là où certains cabinets interviennent uniquement en amont sur la stratégie, Capgemini couvre toute la chaîne : Définition de la vision Structuration des plans de transformation Mise en œuvre concrète sur le terrain Pour un consultant, cela change profondément la nature des missions. Les recommandations ne restent pas théoriques : elles sont souvent suivies d’une phase d’exécution, ce qui permet de comprendre comment une décision stratégique se traduit réellement dans l’organisation d’une entreprise. Quels métiers du conseil pour les profils non-tech chez Capgemini ? Contrairement à une idée répandue, une grande partie des consultants chez Capgemini ne sont pas développeurs ou ingénieurs informatiques. Les profils issus d’écoles de commerce ou de formations généralistes se retrouvent sur des rôles orientés business et transformation. Ils interviennent par exemple sur l’analyse des processus, la définition de nouveaux modèles opérationnels, la coordination de projets de transformation ou encore la conduite du changement auprès des équipes clientes. Ces rôles nécessitent avant tout : Une capacité d’analyse structurée Une bonne compréhension des enjeux business Une aptitude à communiquer clairement avec des interlocuteurs variés Pour un étudiant intéressé par le conseil, ces fonctions constituent un excellent terrain d’apprentissage des fondamentaux du métier : structuration du raisonnement, relation client, travail en équipe et orientation impact. Capgemini Invent : le pôle conseil stratégique du groupe Pour les profils qui visent plus spécifiquement le conseil en stratégie et la transformation de haut niveau, Capgemini Invent représente souvent la porte d’entrée la plus naturelle. Créée en 2018, cette entité regroupe plusieurs milliers de consultants et intervient sur des missions proches de celles des cabinets de stratégie : définition de stratégies d’entreprise, refonte de Business Models, programmes de transformation à grande échelle ou projets d’innovation. Capgemini Invent n’est pas un cabinet de stratégie “pur” au sens des MBB, mais son positionnement est hybride et différenciant. Sa force réside dans sa capacité à s’appuyer sur l’ensemble du groupe Capgemini pour transformer une recommandation stratégique en réalité opérationnelle. Pour les étudiants, cela implique une chose essentielle : le niveau d’exigence en entretien est élevé. Les études de cas, les questions de fit et les attentes en structuration du raisonnement sont comparables à celles des grands cabinets de conseil. Viser Capgemini Invent suppose donc une préparation sérieuse et méthodique, bien au-delà d’une candidature improvisée. Carrière et évolution chez Capgemini Les parcours de carrière chez Capgemini sont structurés et relativement lisibles. Les premières années sont consacrées à l’apprentissage des méthodes du conseil et à la contribution aux analyses. Progressivement, le consultant prend davantage de responsabilités, pilote des parties de projets, puis des missions complètes. L’un des atouts majeurs du groupe réside dans la mobilité interne. Il est possible d’évoluer entre différentes practices, de se spécialiser dans un secteur, de partir à l’international ou de rejoindre des rôles plus transverses. Cette flexibilité permet de construire des profils hybrides, combinant expertise sectorielle, compétences en transformation et vision stratégique. Pour de nombreux consultants, cette diversité de trajectoires est un avantage clé par rapport aux cabinets plus spécialisés. Capgemini vs cabinets de conseil “pure players” Capgemini ne bénéficie pas du même prestige symbolique sur un CV que McKinsey, BCG ou Bain. En revanche, il offre souvent : Une meilleure visibilité sur l’impact concret des projets Un rythme de travail généralement plus soutenable Des opportunités de carrière plus variées au sein d’un même groupe Quel que soit le cabinet ciblé — Capgemini, Capgemini Invent ou un cabinet de stratégie pur — les recruteurs évaluent avant tout la maîtrise des fondamentaux du conseil : structuration, logique business, clarté du raisonnement et capacité à défendre une recommandation. Ce sont ces compétences transverses qui font réellement la différence en entretien. Ce que les recruteurs attendent vraiment en entretien de conseil Un candidat crédible en entretien de conseil doit être capable de structurer un problème complexe. Puis, il doit de formuler des hypothèses pertinentes. Ensuite, il doit analyser des données sans se perdre dans le détail. Enfin, il doit proposer une recommandation claire et défendable. Ces compétences ne s’improvisent pas. Elles s’acquièrent par une méthode rigoureuse, des cas pratiques répétés et une compréhension fine des attentes des cabinets, qu’il s’agisse de Capgemini, Capgemini Invent ou d’autres acteurs du conseil. Conclusion : Capgemini, une option à considérer sérieusement Capgemini dépasse largement l’image réductrice d’ESN technologique. Pour les étudiants intéressés par le conseil, la transformation et le business, le groupe offre un environnement d’apprentissage riche, structuré et professionnalisant. Ce n’est peut-être pas le chemin le plus direct vers le prestige maximal. Mais c’est un choix cohérent et défendable pour construire une carrière solide dans le conseil. Et il offre une exposition concrète aux enjeux des grandes entreprises. Aller plus loin : se préparer efficacement aux entretiens en conseil Comprendre les opportunités en conseil chez Capgemini est une première étape. Réussir les entretiens en est une autre. La formation Conseil de Training You accompagne les étudiants dans la préparation aux entretiens des meilleurs cabinets de conseil, dont Capgemini et Capgemini Invent. Elle permet de maîtriser les fondamentaux du raisonnement en conseil, de s’entraîner sur des études de cas proches des conditions réelles et de comprendre précisément ce que les recruteurs attendent. Une approche pédagogique, progressive et orientée résultats, pensée pour transformer la compréhension du conseil en performance en entretien. Découvrir nos formations en Conseil


Par Training You

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EY-Parthenon vs MBB : Le comparatif ultime pour choisir votre cabinet de conseil en stratégie

Et si le vrai dilemme n’était pas prestige vs second choix ? Dans la tête de nombreux candidats, le match semble plié : MBB = élite absolue, EY-Parthenon serait une alternative “juste en dessous”. Erreur. Le vrai sujet n’a jamais été celui du prestige. Il s’agit de choisir entre deux modèles de conseil radicalement différents, deux trajectoires professionnelles qui n’attirent pas les mêmes profils, n’offrent pas les mêmes missions et ne préparent pas aux mêmes carrières. EY-Parthenon tire sa force d’un positionnement unique : stratégie + transactions + accès total à l’écosystème EY. Un cocktail que les MBB ne peuvent pas répliquer. Résultat : le cabinet est devenu l’un des leaders mondiaux de la due diligence et un accélérateur naturel vers le Private Equity Mid Cap. De leur côté, McKinsey, BCG et Bain offrent la plus grande diversité de missions stratégiques au monde, une exposition client inégalée et un prestige qui continue d’ouvrir des portes rares, notamment vers les gros fonds d'investissement. Alors, EY-Parthenon ou MBB ? La réponse dépend de ce que vous voulez devenir. Voici le guide le plus complet pour décider. 1. EY-Parthenon : un modèle unique dans le conseil en stratégie EY-Parthenon naît en 1991 sous l’impulsion de deux anciens Partners de Bain & Company qui voulaient créer un cabinet de stratégie “pur”, agile et entrepreneurial. L’intégration dans EY en 2014 change l’équation : le cabinet conserve son ADN stratégique tout en accédant à la force de frappe d’un Big 4. Aujourd’hui : 25 000 consultants dans 150 pays Une croissance organique impressionnante Plus de 160 Partners issus des MBB Un positionnement centré sur la stratégie et les transactions Ce dernier point est crucial : EY-Parthenon ne cherche pas à être un McKinsey bis, mais à créer la meilleure plateforme mondiale de stratégie transactionnelle. Un point important pour les candidats : EY-Parthenon recrute au même niveau d’exigence que les MBB. Les entretiens sont rigoureux, les études de cas pointues, le niveau académique attendu très élevé. Le cabinet attire des profils qui auraient pu aller en MBB, mais qui préfèrent un modèle plus transactionnel, plus opérationnel et souvent plus équilibré. 2. La force cachée : l’écosystème EY C’est ici que tout change. MBB = stratégie pure.EY-Parthenon = stratégie + accès aux 400 000 experts EY. Prenons une mission réelle de Private Equity (cas classique) : Un fonds Mid Cap veut acquérir une entreprise industrielle. Les MBB vont : Analyser le marché Challenger le Business Plan Evaluer les leviers de croissance Définir les risques sectoriels EY-Parthenon va faire tout cela, mais aussi : Mobiliser les fiscalistes EY pour optimiser la structure du deal Embarquer les équipes Transaction Services pour analyser les comptes Intégrer les experts cybersécurité pour auditer l’IT Impliquer l’équipe M&A pour structurer ou challenger l’opération En un mot : une approche one-stop-shop impossible chez les MBB. Pourquoi les clients apprécient ? Parce qu’ils obtiennent une vision 360º du deal, centralisée, fluide, sans coordination de plusieurs cabinets — ce qui réduit les coûts et les risques. Pourquoi les consultants apprécient ? Parce qu’ils comprennent l’ensemble d’une opération M&A, du business plan à la structuration du deal. Une compétence rare… et très bankable dans le Private Equity. 3. Missions : EY-Parthenon vs MBB, deux mondes différents EY-Parthenon : la puissance transactionnelle Le positionnement du cabinet est clair : ~50 % des missions sont des due diligences pour des fonds de Private Equity Missions courtes (2 à 5 semaines) Analyse intensive 30 à 50 interviews d’experts Travail rythmé, data-driven, orienté décision Le livrable influence directement une décision d’investissement de plusieurs dizaines (ou centaines) de millions d’euros. Exemples de missions typiques : due diligence d’un groupe de retail européen, analyse des synergies sur un carve-out industriel, due diligence commerciale d’un acteur SaaS, étude de marché pour un fonds infra En France, EY-Parthenon possède également des forces sectorielles : Industrie & Mobilité, TMT, Retail & Consumer, Santé, Services financiers, Education, Secteur Public (en forte croissance) MBB : la stratégie corporate dans toute sa profondeur Les MBB interviennent sur des missions : De 3 à 6 mois Orientées transformation stratégique Avec un impact direct sur le futur d’un groupe Exemples de missions MBB : stratégie de croissance Afrique pour un géant agroalimentaire, redéfinition du business model d’un leader tech, lancement d’une nouvelle activité pour un constructeur automobile, programme de transformation digitale d’un grand groupe bancaire Les MBB offrent une exposition directe aux C-levels, une diversité sectorielle exceptionnelle et une compréhension profonde des stratégies corporate 4. Culture, rythme, style de management MBB : intensité et excellence Politique up or out très stricte Feedbacks fréquents Pression constante sur la performance Horaires chargés (60–70h/semaine en moyenne) Déplacements fréquents Rémunération plus élevée, surtout à partir du niveau Manager C’est un environnement idéal pour les profils qui recherchent l’élite, la compétition, l’intensité. EY-Parthenon : exigence + flexibilité Politique up or out plus souple Culture plus horizontale Moins de déplacements Un meilleur work-life balance Une pression moins systématique au quotidien Le rythme reste exigeant, surtout en due diligence, mais plus soutenable et moins politique. 5. Salaires : EY-Parthenon vs MBB (France) Données 2023–2024 (moyenne Paris, source multiples & marché) Niveau EY-Parthenon McKinsey / BCG / Bain Analyst / Consultant 1 52-60k€ + bonus 60-70k€ + bonus Consultant / Senior Consultant 65-85k€ 80-100k€ Manager 100-140k€ 130-180k€ Senior Manager / Associate Partner 150-220k€ 200-300k€ Partner ~300-500k€ 500-1 000k€+ Conclusion : Les MBB paient mieux, et l’écart se creuse significativement à partir du niveau Manager. Mais EY-Parthenon offre un meilleur équilibre entre rémunération et qualité de vie. 6. Sorties : Private Equity, Corporate Development, MBB, etc. Sorties naturelles EY-Parthenon Grâce à l’exposition massive aux transactions, les consultants EY-Parthenon sortent naturellement vers : Private Equity Mid Cap (PAI MidCap, Ardian Expansion, Eurazeo, LBO France, …) Corporate Development (stratégie + M&A interne) Start-up / scale-up (rôles stratégiques ou opérationnels) Fonds infra / fonds spécialisés Les due diligences sont un atout énorme : les recruteurs savent que vous savez évaluer une entreprise rapidement. Sorties naturelles MBB Les MBB dominent clairement sur : Gros fonds PE (KKR, Blackstone, Apollo, Carlyle…) Hedge Funds global macro Stratégie interne C-level des grands groupes Postes de direction dans la tech VC internationaux Lancement de start-up Le prestige du logo joue encore un rôle puissant. Mouvements latéraux EYP → MBB : fréquent après 1–2 ans (bon tremplin) MBB → EYP : existe aussi, souvent pour un meilleur équilibre ou pour se spécialiser dans le transactions-driven consulting 7. Le tableau comparatif : EY-Parthenon vs MBB Critère EY-Parthenon McKinsey / BCG / Bain Type de missions Due diligence, transactions, stratégie PE Stratégie corporate, transformations Durée des missions 2–5 semaines 3–6 mois Secteurs forts Industrie, Retail, TMT, Santé, Services financiers Tous, très variés Culture Flexible, intégrée, moins politique Très exigeante, “up or out” Exposition client Forte mais souvent mid-cap C-level, grandes multinationales Rémunération Compétitive mais inférieure La meilleure du marché Work-life balance Meilleur que MBB Plus intense Sorties naturelles PE Mid Cap, Corp Dev, TS, M&A interne Gros fonds, Hedge funds, stratégie globale Forces Expertise transactionnelle unique, effet EY Prestigieux, diversité, alumni power Limites Process internes lourds Intensité élevée, politique   8. EY-Parthenon ou MBB : que choisir selon votre objectif ? Choisissez EY-Parthenon si : Vous voulez devenir expert des transactions ou du Private Equity Vous aimez les missions courtes et intenses Vous appréciez les environnements Big 4 Vous cherchez un meilleur équilibre de vie Vous voulez comprendre l’intégralité d’un deal, de la stratégie à la structuration Choisissez MBB si : Vous visez l’élite du conseil Vous voulez toucher à toutes les formes de stratégie Vous recherchez des sorties vers les meilleures opportunités mondiales Vous êtes prêts à un rythme très intense Vous voulez maximiser votre progression financière 9. Conclusion : la seule vraie question Ce n’est pas un combat entre “prestige” et “plan B”. C’est un choix entre deux visions du métier de consultant. Voulez-vous devenir un spécialiste des transactions, un expert du Private Equity, un consultant qui comprend les deals de A à Z ? EY-Parthenon est fait pour vous. Ou souhaitez-vous devenir un généraliste de très haut niveau, exposé aux enjeux stratégiques des plus grandes entreprises mondiales ? Alors les MBB sont probablement votre voie naturelle. Le meilleur cabinet est celui qui vous permettra d’aimer vos missions, de progresser plus vite, d’exprimer votre potentiel et d’avancer vers votre carrière rêvée 10. FAQ 1. EY-Parthenon est-il un cabinet de stratégie ? Oui. C’est l’un des leaders mondiaux de la stratégie transactionnelle, intégré à EY. 2. EY-Parthenon est-il moins prestigieux que les MBB ? Pas moins prestigieux : simplement différent. Le positionnement stratégique n’est pas le même. 3. Les salaires chez EY-Parthenon sont-ils compétitifs ? Oui, mais légèrement inférieurs à ceux des MBB, surtout en seniorité. 4. Est-ce un bon tremplin pour le Private Equity ? L’un des meilleurs, surtout pour le Mid Cap. 5. Les sorties vers les plus gros fonds sont-elles possibles ? Oui, mais plus accessibles depuis les MBB. 6. Comment se préparer aux entretiens EY-Parthenon ? Avec un mix : étude de cas, due diligence, market sizing et fit. C’est d’ailleurs ce que nous entraînons chez Training You. Training You accompagne les candidats dans leur préparation aux cabinets de conseil stratégique, qu'il s'agisse d'EY Parthenon, des MBB ou d'autres cabinets de premier plan. Pour en apprendre plus sur EY Parthénon : Notre page entreprise complète sur EY Parthenon  Nicolas Debeuf, Partner chez EY-Parthenon, dans le « Career Insights » :  Arthur Angelier, Partner chez EY et expert en Transition Energétique, dans le « Career Insights » :    Découvrir nos formations en Conseil


Par Training You

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Bain & Company : l’excellence du conseil en stratégie

Travailler chez Bain & Company, c’est rejoindre l’élite du conseil en stratégie mondial. Depuis 1973, la firme fondée par Bill Bain n’a cessé de redéfinir ce que signifie « créer de la valeur » pour un client. Sa devise “Results, not reports” illustre une philosophie simple : le rôle du consultant n’est pas de produire des présentations, mais de générer des résultats mesurables. Aujourd’hui, Bain figure dans le Top 3 mondial du conseil en stratégie, aux côtés de McKinsey et du BCG. Pour les étudiants et jeunes diplômés, le cabinet représente l’un des employeurs les plus convoités : missions à fort impact, culture d’excellence et opportunités internationales. Mais avant d’y parvenir, encore faut-il franchir un processus de recrutement redoutable, fondé sur l’exigence, la logique et la rigueur analytique. C’est là qu’une préparation approfondie, comme celle proposée par Training You, fait toute la différence. Bain & Company : la naissance d’une révolution dans le conseil Une rupture stratégique avec le BCG En 1973, Bill Bain, alors Vice-Président du Boston Consulting Group, quitte l’institution avec six collègues pour fonder son propre cabinet. Leur ambition : transformer un métier encore académique en une activité tournée vers la mise en œuvre concrète de la stratégie. L’idée est radicale : Bain veut s’impliquer dans les résultats, et non se contenter de livrer des rapports. Cette approche “skin in the game”, où le cabinet lie une partie de sa rémunération aux performances de ses clients, bouleverse le modèle traditionnel du conseil. Une croissance fulgurante et une culture entrepreneuriale Le succès est immédiat. Dans les années 1970 et 1980, Bain enregistre une croissance annuelle de 40% à 50%. En 1979, le cabinet ouvre à Londres, puis crée en 1984 Bain Capital, la filiale d’investissement fondée par trois partners dont Mitt Romney. En 1985, un plan d’actionnariat salarié est instauré, renforçant l’esprit entrepreneurial de la firme. Bain s’impose rapidement comme un acteur à part : agile, orienté résultats, et doté d’une culture interne fondée sur la performance collective. Les innovations qui ont façonné l’industrie Le Net Promoter Score : la métrique universelle de la fidélité Parmi les innovations majeures de Bain, le Net Promoter Score (NPS) occupe une place à part. Développé par Fred Reichheld, Partner de Bain, le NPS est devenu l’indicateur de référence mondiale pour mesurer la satisfaction client. Une seule question, simple mais puissante : « Sur une échelle de 0 à 10, quelle est la probabilité que vous recommandiez notre entreprise ? ». Les clients sont ensuite classés en Promoteurs, Passifs ou Détracteurs. Et le score final reflète leur fidélité. De Apple à Air France, des milliers d’entreprises utilisent aujourd’hui cette méthode issue de Bain. Une expertise sectorielle et fonctionnelle intégrée Bain structure ses activités autour de secteurs clés (banque, tech, santé, industrie, biens de consommation, Private Equity) et d’expertises fonctionnelles (stratégie, marketing, M&A, organisation, digital, développement durable). Cette double approche permet d’apporter à la fois vision stratégique et exécution opérationnelle, un équilibre rare dans le conseil. La culture Bain : entraide, excellence et diversité “Un Bainie ne laisse jamais un autre Bainie échouer” Cette phrase, souvent répétée au sein du cabinet, résume l’ADN de Bain. La solidarité y est une valeur centrale. Chaque nouveau consultant est accompagné d’un mentor, reçoit des feedbacks réguliers, et bénéficie d’un véritable suivi de carrière. Les événements internes comme le Bain Community Day ou la Bain World Cup renforcent cette culture d’équipe unique dans le secteur. Un engagement fort pour la diversité Bain est reconnu comme un pionnier en matière d’inclusion. Classé premier au “Top 100 Innovators in Diversity & Inclusion” en 2018 et 2024, le cabinet a mis en place des réseaux internes tels que Women at Bain, Blacks at Bain, BGLAD (LGBTQ+), Latinos at Bain et Veterans at Bain. Cet engagement se reflète au plus haut niveau : Orit Gadiesh, première femme à diriger un grand cabinet de conseil, a présidé Bain pendant plus de 30 ans. En 2025, elle a cédé la présidence à Manny Maceda, premier Chairman d’origine asiatique, tandis que Christophe De Vusser est devenu le premier Européen à occuper le poste de Worldwide Managing Partner. Travailler chez Bain : formation, missions et culture d’excellence Une formation de classe mondiale Chez Bain, chaque consultant bénéficie d’une formation structurée, d’un mentorat personnalisé et d’une mobilité internationale favorisée. Les programmes Bain University et les feedbacks 360° sont conçus pour accélérer le développement des jeunes talents. Le bureau de Paris, ouvert en 1985 avenue Kléber, figure parmi les plus dynamiques d’Europe. Il se distingue par sa forte cohésion d’équipe et son engagement en faveur du développement durable, avec un Sustainability Day annuel depuis 2021. Des missions à fort impact Les consultants de Bain accompagnent les dirigeants des plus grandes entreprises mondiales dans leurs décisions stratégiques : transformation digitale, M&A, repositionnement de marque, stratégie ESG. La philosophie “Results, not reports” reste au cœur de chaque mission : mesurer la réussite à l’aune des résultats concrets. Un recrutement exigeant et transparent Les processus de recrutement chez Bain sont réputés pour leur sélectivité. Ils reposent sur trois piliers : des études de cas rigoureuses, des entretiens de fit, et une communication claire tout au long du parcours. Pour s’y préparer efficacement, Training You accompagne chaque année des centaines d’étudiants avec des cours dédiés aux entretiens de conseil, des cas corrigés et des podcasts exclusifs avec d’anciens consultants de Bain, McKinsey et BCG. Manel Oliva-Trastoy (Partner) dans le « Career Insights » :  Arnaud Chaniac (Consultant)  et Achraf Idrissi (ex-Senior Manager) dans le « Choose your Career » :   Les figures marquantes de Bain Bill Bain, fondateur visionnaire, à l’origine du modèle “Results, not reports” Orit Gadiesh, première femme à diriger un grand cabinet de conseil Manny Maceda, Chairman depuis 2025, symbole d’ouverture et de diversité Christophe De Vusser, CEO et premier Européen à diriger Bain & Company Fred Reichheld, créateur du Net Promoter Score Mitt Romney, cofondateur de Bain Capital, illustration de la capacité du cabinet à former des leaders d’envergure mondiale. Conclusion Plus de 50 ans après sa création, Bain & Company reste fidèle à ses principes fondateurs : alignement sur les résultats, esprit entrepreneurial et culture du soutien mutuel. Sa devise, “Results, not reports”, incarne une approche unique du conseil : pragmatique, mesurable et centrée sur la réussite du client. Pour les étudiants et jeunes diplômés qui rêvent d’intégrer ce cabinet d’exception, le défi est à la hauteur du prestige. Les entretiens sont exigeants, les cas complexes, la concurrence féroce. Mais avec une préparation rigoureuse, tout devient possible. C’est précisément ce que propose Training You : des formations complètes, des cas réels issus de cabinets de conseil, et des conseils de professionnels pour vous permettre d’atteindre votre objectif. Chez Bain, les résultats comptent. Chez Training You, on vous apprend à les atteindre Découvrir nos formations en Conseil


Par Guillaume Pommier

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J.P. Morgan : l’histoire d’un mastodonte de la finance mondiale

Parler de J.P. Morgan, c’est évoquer bien plus qu’une banque. C’est plonger dans l’histoire du capitalisme moderne, comprendre la naissance de Wall Street et analyser le rôle des grandes institutions financières dans l’économie mondiale. Pour les étudiants et jeunes diplômés, J.P. Morgan représente un rêve et un objectif de carrière. Intégrer l’une de ses équipes en M&A, Financement, Sales ou Trading constitue une opportunité unique de se former dans l’un des environnements les plus exigeants au monde. Mais accéder à cette banque n’est pas simple : les processus de recrutement sont parmi les plus sélectifs du marché. Chaque année, des milliers de candidats postulent pour quelques centaines de places. Réussir nécessite une préparation rigoureuse, tant sur le plan technique que sur le plan comportemental. C’est exactement ce que Training You propose à travers ses cours, fiches et cas pratiques conçus par d’anciens banquiers d’affaires. Les origines de J.P. Morgan : naissance d’un empire L’histoire de J.P. Morgan débute avec John Pierpont Morgan (1837-1913). Issu d’une famille de banquiers, il fonde J.P. Morgan & Co. en 1871 à New York. Visionnaire, il comprend rapidement que la finance peut être un levier essentiel pour soutenir l’industrialisation américaine. Dès ses premières années, la banque finance des projets colossaux qui marquent durablement l’économie. J.P. Morgan contribue à la consolidation du secteur ferroviaire, essentiel au développement du pays. Il joue aussi un rôle central dans la création de U.S. Steel, première société au monde à dépasser une capitalisation d’un milliard de dollars, et dans le financement de General Electric, symbole de la modernité industrielle. En moins de deux décennies, J.P. Morgan s’impose comme un acteur incontournable du capitalisme américain. J.P. Morgan et la naissance du capitalisme moderne Au tournant du XXe siècle, J.P. Morgan n’est plus seulement un banquier mais un véritable arbitre de l’économie américaine. En 1907, lors d’une crise bancaire majeure, il réunit les grands financiers de Wall Street et organise un plan de sauvetage du système bancaire. Cet épisode met en lumière son influence et prépare la création de la Réserve fédérale américaine en 1913. La banque se distingue également par son rôle pionnier dans les fusions et acquisitions. Elle orchestre d’immenses consolidations industrielles, posant les bases du M&A moderne. Cette expertise historique est encore aujourd’hui au cœur de sa réputation dans la banque d’investissement. L’expansion internationale de J.P. Morgan Après la Seconde Guerre mondiale, J.P. Morgan s’internationalise et ouvre des bureaux dans les principales capitales financières, à commencer par Londres et Paris. L’objectif est clair : accompagner la mondialisation des grandes entreprises et devenir le partenaire privilégié des Etats et multinationales. A partir des années 1970, J.P. Morgan renforce sa position en Europe et en Asie, jusqu’à devenir une véritable banque universelle. Cette internationalisation contribue à installer la banque comme un mastodonte de la finance mondiale, attirant les meilleurs talents de toutes nationalités. Pour un jeune diplômé, travailler chez J.P. Morgan, c’est non seulement intégrer une institution de prestige, mais aussi bénéficier d’une exposition internationale unique, en collaborant avec des clients et collègues aux quatre coins du globe. De J.P. Morgan à JPMorgan Chase : un mastodonte mondial En 2000, J.P. Morgan fusionne avec Chase Manhattan Bank, donnant naissance à JPMorgan Chase & Co., la première banque américaine par la taille de son bilan. Cette fusion associe la puissance de J.P. Morgan dans la banque d’investissement à l’expertise de Chase dans la banque commerciale. Lors de la crise financière de 2008, JPMorgan Chase traverse la tempête avec davantage de stabilité que ses concurrentes. Sous la direction de Jamie Dimon, elle joue un rôle clé en rachetant Bear Stearns et Washington Mutual, deux institutions fragilisées. L’opération est risquée mais renforce sa position dominante et confirme sa stature de pilier du système financier mondial. Cet épisode démontre la résilience de J.P. Morgan et explique pourquoi la banque attire encore aujourd’hui les jeunes talents en quête de stabilité et d’excellence. J.P. Morgan aujourd’hui : un géant incontournable Avec plus de 3 900 milliards de dollars d’actifs en 2023, JPMorgan Chase est la plus grande banque américaine et l’une des plus puissantes au monde. Ses activités couvrent l’ensemble des métiers de la finance : le conseil en fusions-acquisitions, les marchés financiers (actions, obligations, dérivés), la gestion d’actifs et de fortune, ainsi que la banque commerciale. La banque ne se contente pas d’être puissante sur le plan financier. Elle investit massivement dans l’innovation et la transformation digitale, en développant par exemple des solutions fintech et des services de banque en ligne. Elle est également engagée sur les enjeux de responsabilité sociétale et environnementale, avec des investissements massifs dans la transition énergétique et les projets durables. Cette capacité à conjuguer puissance historique, innovation technologique et engagement RSE renforce son attractivité auprès des jeunes talents, qui y voient un employeur tourné vers l’avenir. Pourquoi J.P. Morgan attire tant les jeunes diplômés Rejoindre J.P. Morgan, c’est entrer dans une institution où l’exigence est au plus haut niveau. La banque offre une formation incomparable, une exposition directe à des transactions emblématiques et une progression rapide pour ceux qui savent performer. Mais cette attractivité s’accompagne d’une sélectivité extrême. Les processus de recrutement de J.P. Morgan sont réputés pour leur rigueur. Les candidats doivent maîtriser des questions techniques pointues, tout en démontrant des qualités humaines et comportementales exceptionnelles. C’est pourquoi une préparation structurée est indispensable. Avec Training You, vous pouvez accéder à des cours en ligne conçus par d’anciens banquiers de Lazard, à des fiches banques détaillées (dont une sur J.P. Morgan), à des questions d'entretien corrigées en vidéo et à des podcasts exclusifs avec des professionnels du secteur. Ces ressources vous offrent un avantage décisif pour réussir vos entretiens et décrocher un stage ou un CDI chez J.P. Morgan. Conclusion : J.P. Morgan, un symbole de puissance et d’excellence De ses origines au XIXe siècle avec John Pierpont Morgan à la création de JPMorgan Chase & Co., la banque a traversé les grandes crises et accompagné la mondialisation économique. Aujourd’hui, J.P. Morgan est non seulement un pilier de la finance mondiale mais aussi une référence pour les jeunes diplômés qui souhaitent débuter leur carrière en banque d’investissement. Rejoindre J.P. Morgan, c’est intégrer une institution qui incarne la stabilité, l’excellence et l’innovation. Mais pour franchir ses portes, il faut être parfaitement préparé. Avec Training You, vous disposez de toutes les ressources nécessaires pour vous distinguer et réussir vos entretiens dans l’une des banques les plus sélectives au monde. La meilleure manière de vous préparer, c’est de développer à la fois vos compétences techniques et votre capacité à structurer vos idées. Chez Training You, nous avons formé des milliers d’étudiants ayant intégré les plus grandes banques et fonds d'investissement. Nos Packs en Corporate Finance ou Finance de Marché offrent une préparation ultra-complète : Des formations conçues par des professionnels issus des meilleures institutions financières Accessible à 100% en ligne Un rapport qualité/prix unique sur le marché Taux de réussite > 90% chez les étudiants ayant suivi nos parcours complets Découvrir nos formations


Par Guillaume Pommier

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Citadel : l’histoire d’un titan de la finance de marché

Dans le monde très fermé des hedge funds, un nom concentre à lui seul admiration et respect : Citadel. Fondé par Ken Griffin, l’un des génies les plus précoces de Wall Street, le groupe s’est imposé comme une référence absolue en finance de marché, à la croisée de la rigueur scientifique, de la technologie de pointe et de la stratégie d’investissement. Pour les étudiants et jeunes diplômés passionnés de finance, Citadel représente une destination mythique. Rejoindre un hedge fund de ce niveau, c’est accéder à un univers où les mathématiques, la data et l’intuition économique s’entremêlent pour générer des milliards de dollars de performance. Mais c’est aussi un environnement impitoyable, où l’exigence intellectuelle est extrême et les processus de recrutement parmi les plus sélectifs au monde. C’est précisément pour accompagner les talents qui rêvent d’intégrer de telles institutions que Training You a été créée : une plateforme pensée par d’anciens professionnels de la finance pour aider les étudiants à maîtriser les concepts techniques, les tests et les entretiens qui ouvrent la voie vers ces carrières d’élite. Les origines de Citadel : la vision d’un prodige de la finance L’histoire de Citadel débute à la fin des années 1980, dans la chambre d’étudiant de Ken Griffin à Harvard. Fasciné par les marchés financiers, il installe une antenne satellite sur le toit de son dortoir pour suivre les cours en direct. À 21 ans, il gère déjà plusieurs portefeuilles pour des investisseurs privés. En 1990, avec quelques millions de dollars de capital, il fonde Citadel Investment Group. Sa vision est claire : combiner la discipline du risque, l’innovation technologique et une approche quantitative rigoureuse pour produire une performance durable. Là où beaucoup parient sur leur intuition, Griffin s’appuie sur les mathématiques, la modélisation et la donnée. Dès ses débuts, Citadel cultive une culture scientifique et analytique. Les modèles statistiques remplacent l’instinct, la recherche empirique guide les décisions, et chaque position est testée sous des centaines de scénarios de marché. Cette approche fait rapidement de Citadel un pionnier du trading quantitatif. Le développement de Citadel au XXIᵉ siècle Une gestion multi-stratégies à grande échelle Au fil des années 2000 et 2010, Citadel devient l’un des plus puissants hedge funds multi-stratégies du monde. Ses équipes opèrent simultanément sur les actions, le crédit, les taux, les matières premières et les produits dérivés. Cette diversification lui permet de réduire la volatilité de ses résultats et d’exploiter des sources de rendement variées, indépendamment des cycles économiques. Cette organisation repose sur un principe : chaque équipe est autonome dans ses investissements, mais soumise à une discipline stricte de gestion du risque. L’objectif est d’atteindre une performance ajustée du risque supérieure à celle de ses concurrents, année après année. Les valeurs fondatrices : discipline, innovation, performance Citadel est d’abord un état d’esprit. La discipline est omniprésente : chaque trade est analysé, modélisé et évalué en temps réel. L’innovation technologique est considérée comme un levier stratégique : la firme investit massivement dans des algorithmes propriétaires, des infrastructures à faible latence et la data science. Enfin, la performance est la boussole de toute décision : la culture interne est méritocratique, exigeante et sans compromis. Cette rigueur séduit de nombreux jeunes diplômés des grandes écoles d’ingénieurs, de commerce et d’universités internationales. Travailler chez Citadel, c’est évoluer dans un environnement où la précision mathématique rencontre la rapidité d’exécution. L’essor de Citadel Securities : le bras armé du trading mondial En 2002, Ken Griffin fonde Citadel Securities, une filiale distincte dédiée au market making et à l’exécution des ordres. Ce n’est plus seulement un hedge fund : c’est aussi un acteur clé de la liquidité mondiale. Citadel Securities fournit aujourd’hui une part significative du flux d’ordres sur les marchés américains et européens. Grâce à ses algorithmes de pointe, ses infrastructures ultra-rapides et ses équipes d’ingénieurs financiers, elle garantit une exécution fluide et transparente pour des millions d’investisseurs. Cette branche est devenue un pilier de l’écosystème des marchés modernes : elle contribue à la découverte des prix et à la stabilité du système financier. Pour les étudiants intéressés par le trading électronique ou la data science financière, Citadel Securities est une référence absolue. Citadel aujourd’hui : une puissance mondiale et technologique Avec plus de 60 milliards de dollars d’actifs sous gestion, Citadel figure parmi les plus grands hedge funds au monde. En 2022, elle a réalisé l’une des meilleures performances de l’histoire du secteur, générant plus de 16 milliards de dollars de gains nets pour ses investisseurs, soit un record absolu. Mais au-delà des chiffres, Citadel impressionne par son écosystème intégré : Citadel Investment Group, dédié à la gestion alternative ; Citadel Securities, pour le market making et la liquidité ; Et une infrastructure technologique qui rivalise avec celles des géants de la Silicon Valley. Présente à Chicago, New York, Londres, Hong Kong et Singapour, Citadel continue d’investir massivement dans la recherche en intelligence artificielle, data engineering et cybersécurité. Les équipes de Ken Griffin recrutent des spécialistes venus de la physique, des mathématiques appliquées et de l’ingénierie logicielle. Rejoindre Citadel : un rêve… mais un défi colossal Pour un étudiant ou jeune diplômé, intégrer Citadel représente l’un des plus grands défis de la finance moderne. Les recrutements sont d’une exigence extrême : entretiens techniques sur la modélisation, tests de logique, problèmes de probabilités, épreuves de programmation et études de cas de marché. Le processus est conçu pour identifier des esprits brillants, capables de penser vite, juste et rigoureusement. Pour s’y préparer, il ne suffit pas d’être passionné par les marchés : il faut maîtriser les concepts, savoir structurer ses réponses et démontrer une compréhension fine de la logique financière. C’est précisément la mission de Training You : former les étudiants aux attentes des recruteurs des plus grands acteurs de la finance de marché. Grâce à cette préparation, les candidats arrivent confiants et percutants face aux banques, fonds et hedge funds les plus prestigieux. Conclusion : Citadel, la science au service de la performance De la chambre d’étudiant de Harvard à l’empire mondial de la finance quantitative, Citadel incarne la rencontre entre rigueur scientifique, technologie et stratégie. En trois décennies, Ken Griffin a bâti un modèle unique : un hedge fund où la recherche et la donnée guident chaque décision, où la performance repose sur la discipline et où les talents sont au cœur du succès. Pour les jeunes passionnés de finance de marché, Citadel reste un mythe, un symbole de ce que la finance moderne peut produire lorsqu’elle s’appuie sur la science et l’excellence opérationnelle. Mais derrière la légende, une réalité demeure : seuls les mieux préparés y parviennent. Avec Training You, les étudiants disposent d’un accompagnement complet pour comprendre, apprendre et réussir dans cet univers ultra-sélectif. Citadel, c’est l’art de l’exécution ; Training You, c’est l’art de s’y préparer. Découvrir nos formations en Finance de Marché


Par François Thiré Lacault

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Entreprise
BCG, l’esprit d’innovation du conseil en stratégie

Fondé en 1963 à Boston par Bruce D. Henderson, le Boston Consulting Group (BCG) est aujourd’hui l’un des cabinets de conseil en stratégie les plus prestigieux au monde, aux côtés de McKinsey et Bain. Ensemble, ils forment ensemble les célèbres « MBB ». L’idée fondatrice d’Henderson était simple mais visionnaire : appliquer des modèles scientifiques et analytiques à la prise de décision stratégique. Il fut le premier à conceptualiser la stratégie d’entreprise comme une discipline autonome, en développant des outils devenus légendaires, notamment la matrice BCG, qui classe les activités d’une entreprise selon leur part de marché et leur potentiel de croissance. Dès ses débuts, BCG s’est distingué par son approche intellectuelle et novatrice, valorisant la créativité analytique, la pensée critique et l’expérimentation. Là où McKinsey incarnait la rigueur et la culture du devoir, BCG prônait la liberté de penser différemment. C’est cette philosophie, toujours d’actualité, qui a fait du cabinet un véritable laboratoire d’idées pour les dirigeants du monde entier. Le BCG : un acteur mondial incontournable Aujourd’hui, le BCG est présent dans plus de 100 villes et 50 pays, et compte plus de 30 000 collaborateurs. Le cabinet accompagne aussi bien des multinationales que des gouvernements et des startups, sur des problématiques variées : croissance, transformation digitale, durabilité, intelligence artificielle, réorganisation opérationnelle ou diversité et inclusion. Le BCG a également su anticiper les grandes mutations économiques en lançant des entités spécialisées telles que BCG X (ex-BCG Gamma), dédiée à la data science et à l’IA, ou BCG Henderson Institute, un think tank d’innovation et de recherche stratégique. Ce positionnement unique lui permet de se distinguer comme le cabinet le plus visionnaire et technologique du trio. Là où McKinsey symbolise la tradition et la rigueur, BCG incarne la modernité et la créativité. Son ADN repose sur une idée simple : pour conseiller les leaders de demain, il faut penser en avance sur son temps. Pour mieux comprendre l’évolution du conseil stratégique à l’ère numérique, tu peux consulter notre article dédié au conseil en transformation digitale, un domaine où BCG figure parmi les pionniers. Une culture fondée sur l’intelligence collective La culture du BCG repose sur l’ouverture d’esprit, la curiosité et la collaboration. Le cabinet se décrit volontiers comme une « communauté de penseurs », où la remise en question est encouragée. Le modèle hiérarchique y est plus souple que dans d’autres firmes : chaque consultant est invité à challenger les hypothèses, proposer des idées et participer à la construction des solutions. Cette culture valorise la diversité des profils et la co-création. Travailler chez BCG, c’est donc rejoindre un environnement où l’on apprend en permanence, aux côtés de collègues brillants et passionnés. La méritocratie y est réelle, mais elle s’exerce dans un cadre bienveillant, fondé sur le partage et le coaching mutuel. Le quotidien d’un consultant chez BCG Les missions typiques durent entre 6 semaines et 3 mois, et couvrent des secteurs variés : industrie, finance, énergie, santé, technologie, luxe, éducation, ou secteur public. Un jeune diplômé rejoignant le BCG comme Associate (ou Consultant Junior) est rapidement intégré à des projets concrets : analyse de données, modélisation stratégique, entretiens avec les parties prenantes, recommandations et présentation au client. Le rythme est exigeant, mais passionnant. Une semaine, un consultant peut travailler sur la stratégie d’expansion d’un groupe du luxe ; la suivante, il contribue à un plan de décarbonation pour une entreprise énergétique. Chaque projet est une nouvelle immersion dans un univers différent. La méthode BCG combine analyse quantitative rigoureuse et intuition stratégique. Les équipes sont encadrées par un Project Leader et un Principal, qui guident les consultants à travers un système de coaching individualisé et de feedbacks continus. Le processus de recrutement au BCG Entrer chez BCG est un défi sélectif, mais prévisible et bien structuré. Le recrutement repose sur trois grandes étapes : D’abord, la sélection sur dossier : les recruteurs recherchent des parcours académiques solides, des expériences marquantes et un potentiel analytique affirmé Ensuite, un test de logique et de raisonnement, souvent inspiré du McKinsey Solve, évalue la capacité à structurer une réflexion et interpréter des données complexes Enfin, les entretiens de cas constituent le cœur du processus : deux à trois tours de business cases et de fit interviews, durant lesquels le candidat doit démontrer sa logique, sa créativité et sa clarté d’expression. Le BCG apprécie particulièrement les profils capables de penser « out of the box », d’explorer de nouveaux angles et de raisonner avec rigueur. Ce qui compte, ce n’est pas seulement la bonne réponse, mais la structure de la pensée et la cohérence de l’argumentation. Une carrière rapide et internationale La carrière chez BCG suit une trajectoire rapide et méritocratique : Associate (0–2 ans) Consultant (2–4 ans) Project Leader (4–6 ans) Principal / Partner (6–10 ans et plus) Chaque étape correspond à un élargissement du champ d’action : d’abord comprendre, ensuite diriger, puis inspirer. Le cabinet encourage aussi la mobilité internationale : il est courant de passer plusieurs années dans différents bureaux (Paris, Londres, Dubaï, Singapour, etc.), ce qui offre une exposition mondiale et un apprentissage culturel unique. Les anciens du BCG occupent aujourd’hui des postes clés dans des directions stratégiques, des fonds d’investissement ou des startups à forte croissance. Beaucoup rejoignent également la banque d'affaires (M&A, financement) ou le Private Equity. Le BCG est reconnu comme une véritable école du leadership, où les compétences acquises ouvrent toutes les portes. Un acteur respecté, parfois contesté Comme McKinsey, BCG suscite admiration et débats. Le cabinet est salué pour son excellence et sa vision, mais parfois critiqué pour son influence dans les sphères publiques et économiques. Cependant, il a su se démarquer par une culture perçue comme plus progressiste et transparente, notamment en matière de durabilité, de parité et de gouvernance. BCG s’est très tôt engagé dans les domaines du climat et de la transition énergétique, notamment via ses rapports sur la décarbonation et ses collaborations avec le World Economic Forum. Ce positionnement renforce son image de cabinet tourné vers l’avenir, soucieux de concilier performance économique et impact social. Se préparer avec Training You : la clé du succès pour intégrer le BCG Le Boston Consulting Group demeure une référence absolue de l’innovation stratégique et de la pensée analytique. Sa culture ouverte, sa recherche d’excellence intellectuelle et son engagement envers les grands défis de demain en font l’un des employeurs les plus attractifs pour les jeunes diplômés. Mais derrière le prestige se cache une exigence élevée : rigueur, curiosité, agilité et préparation sont les clés du succès. Pour celles et ceux qui rêvent de rejoindre le BCG, Training You constitue le meilleur tremplin pour transformer une ambition en réussite concrète et bâtir une carrière internationale, exigeante, mais passionnante, au cœur de la stratégie mondiale. Nos Packs en Consulting offrent une préparation ultra-complète : Des formations conçues par des professionnels issus des meilleures institutions du Consulting Accessible à 100% en ligne Un rapport qualité/prix unique sur le marché Taux de réussite > 90% chez les étudiants ayant suivi nos parcours complets Découvrir nos formations en Consulting


Par Guillaume Pommier

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Entreprise
Blackstone : histoire, métiers, influence mondiale et opportunités de carrière

Blackstone est aujourd’hui l’un des noms les plus emblématiques de la finance mondiale. Présente dans les métiers du capital-investissement, de l'immobilier, du crédit ou encore des infrastructures, la firme américaine suscite l’intérêt des étudiants du monde entier, attirés par son prestige, ses performances et ses opportunités de carrière. Dans cet article, nous retraçons l’histoire de Blackstone, détaillons ses activités, analysons son influence dans l’économie mondiale et donnons des clés pour comprendre comment y faire carrière. Histoire de Blackstone : d’une boutique new-yorkaise à un géant mondial La création de Blackstone Fondée en 1985 par Stephen A. Schwarzman et Peter G. Peterson, deux anciens dirigeants de Lehman Brothers, Blackstone est née à un moment charnière pour la finance mondiale. Les années 1980 marquent l’apogée du capitalisme financier à l’américaine, avec la dérégulation des marchés, la montée en puissance des LBO et l’essor fulgurant de Wall Street comme centre névralgique de l’économie mondiale. Stephen Schwarzman, ambitieux et visionnaire, avait identifié un besoin croissant des entreprises pour un accompagnement indépendant et stratégique, en dehors des grandes banques traditionnelles. Avec Peterson, ancien secrétaire au commerce sous Nixon et alors influent dans les cercles politiques et économiques, ils décident de lancer leur propre boutique d’investissement, avec une vision claire : créer une firme agile, orientée résultats, capable d'accompagner des transformations profondes d'entreprises grâce à l'investissement en capital. La création de Blackstone intervient également dans un climat d’expansion des fonds d’investissement alternatifs, alors peu développés mais promis à une croissance spectaculaire. C’est dans cette dynamique que le duo fondateur lève un premier fonds de Private Equity de 800 millions de dollars en 1987, un montant sans précédent à l’époque pour un acteur indépendant. Ce pari audacieux s’avérera gagnant : Blackstone s’imposera très rapidement comme un acteur incontournable du capital-investissement mondial. La réussite est fulgurante : Blackstone multiplie les acquisitions, souvent très rentables, et diversifie ses activités. La diversification de Blackstone   Au tournant des années 2000, Blackstone accélère sa diversification et s’impose comme un acteur de premier plan dans de multiples classes d’actifs. Si la firme est née dans le Private Equity, elle ne tarde pas à se positionner sur d’autres segments stratégiques aux rendements attractifs. Immobilier : Dès les années 2000, Blackstone fait le pari de l’investissement immobilier à grande échelle. Avec une approche opportuniste et une capacité à mobiliser rapidement des montants colossaux, la firme acquiert des portefeuilles d’actifs immobiliers sous-évalués ou mal gérés. En 2007, elle réalise l'une des plus grosses opérations immobilières de l’histoire avec le rachat de Equity Office Properties pour 39 milliards de dollars. Ce deal emblématique marque un tournant : Blackstone devient le premier propriétaire immobilier privé au monde Crédit et produits complexes : Parallèlement, la firme développe ses activités dans les marchés du crédit. Elle crée des véhicules spécialisés dans les créances à haut rendement, les prêts structurés et les situations spéciales (entreprises en difficulté, actifs non liquides, etc.). Cette stratégie permet à Blackstone de capter des marges élevées sur des segments souvent négligés par les banques traditionnelles depuis les régulations post 2008 Infrastructures : Blackstone poursuit sa montée en puissance en lançant des fonds dédiés aux infrastructures (transports, énergie, télécoms), répondant à la demande croissante d’actifs stables et rentables sur le long terme Hedge funds  En parallèle, elle crée Blackstone Alternative Asset Management (BAAM), qui devient l’un des plus gros allocateurs de capitaux aux hedge funds dans le monde. Elle propose également ses propres stratégies alternatives, consolidant sa place de leader de la gestion alternative mondiale L’année 2007 marque un moment symbolique : Blackstone entre en bourse, levant plus de 4 milliards de dollars lors de son IPO sur le NYSE. C’est une première pour un fonds de Private Equity de cette envergure. Cette cotation donne à la firme une visibilité planétaire, tout en lui permettant d'accroître ses moyens financiers. Elle témoigne également de la mutation du secteur financier, où les géants du non coté prennent désormais une place centrale dans le capitalisme globalisé. Après 2008 : Blackstone, grand gagnant de l’après-crise La crise financière de 2008, qui fragilise les banques traditionnelles et assèche les financements classiques, constitue paradoxalement une opportunité majeure pour les géants du Private Equity comme Blackstone. Grâce à sa liquidité abondante, sa capacité à lever rapidement des fonds, et sa stratégie agile, la firme se positionne pour racheter à prix cassés des actifs délaissés ou bradés par des institutions en difficulté. Elle renforce ainsi sa présence dans l’immobilier, le crédit (en rachetant des portefeuilles entiers de prêts et en structurant des fonds opportunistes sur les créances distressed) et les infrastructures. A partir des années 2010, Blackstone devient une machine à collecter des capitaux. Son track record solide, la diversité de ses stratégies, et la confiance des grands investisseurs institutionnels (fonds de pension, assureurs, sovereign wealth funds…) lui permettent d’attirer toujours plus de capitaux. En 2019, Blackstone franchit la barre symbolique des 500 milliards de dollars d’actifs sous gestion, puis atteint 1 000 milliards (1 trillion) en 2023, devenant le premier gestionnaire d’actifs alternatifs au monde. Une influence mondiale sur les marchés et les entreprises Avec plus de 1 000 milliards de dollars sous gestion, Blackstone a une capacité d’action comparable à celle d’un Etat. Son influence se ressent : Sur les marchés immobiliers (Etats-Unis, Europe, Asie) Dans le financement des entreprises de taille intermédiaire Sur l’évolution de certaines normes ESG (Environnement, Social, Gouvernance) Dans la transformation stratégique d’entreprises (opérations de LBO, fusions, restructurations) Le fonds est aussi présent dans de nombreux conseils d’administration. Et son réseau mondial lui confère une capacité d’accès à l’information unique. Son rôle actif dans le financement de projets d’infrastructure ou de transition énergétique en fait un acteur clé de l’économie du 21ème siècle. Rejoindre Blackstone : comment intégrer cette firme d’élite ? Blackstone recrute les meilleurs profils issus d’écoles de commerce, d’ingénieur ou de grandes universités internationales. Les profils avec des stages en M&A, Private Equity, Conseil en stratégie ou Asset Management ont un net avantage. Le process de recrutement est réputé pour être particulièrement exigeant. Il comporte plusieurs étapes : CV screening ultra-sélectif Entretiens techniques (modélisation, LBO, valorisation…) Etudes de cas complexes Entretiens fit/personnalité, souvent avec des Partners Un haut niveau d’anglais est requis La compétition est mondiale. Blackstone reçoit des milliers de candidatures chaque année pour quelques dizaines de places.   Pourquoi Blackstone attire autant ? Rejoindre Blackstone, c’est intégrer l’élite de la finance mondiale. La firme attire pour plusieurs raisons : Excellence professionnelle et stimulation intellectuelle Salaires très élevés dès l’entrée (plus de 100k€ + bonus pour les analystes) Possibilités de carrière internationale Formation continue et accompagnement personnalisé Réseau puissant, avec des alumni présents dans tous les secteurs clés Mais cette excellence a un prix : le rythme est intense, la pression est forte, et l’exigence constante. Ce n’est pas un environnement fait pour tout le monde. Travailler chez Blackstone : quelles opportunités en France ? Blackstone dispose d’un bureau à Paris, notamment pour ses activités en Private Equity, Real Estate et Infrastructure. D’autres opportunités peuvent exister à Londres, Luxembourg ou dans ses bureaux à New York, Hong Kong, Singapour, Francfort, etc. Des offres de Summer Internship ou d’Off-cycle Internship sont publiées chaque année. Il est vivement recommandé d’anticiper les candidatures (1 an à l’avance parfois) et de bien préparer chaque entretien. Comment se préparer efficacement pour intégrer Blackstone (ou un fonds similaire) ? Blackstone incarne la puissance, l’innovation et l’élitisme dans la finance mondiale. Pour les étudiants passionnés de finance, c’est un objectif de carrière ambitieux… mais atteignable, à condition de s’y préparer sérieusement et en amont. La concurrence est rude, mais les opportunités sont réelles pour les candidats déterminés, bien formés et motivés. Avec les bons outils, la bonne méthode et le bon accompagnement, Blackstone peut devenir plus qu’un rêve : une destination. La meilleure manière de vous préparer, c’est de développer à la fois vos compétences techniques et votre capacité à structurer vos idées. Chez Training You, nous avons formé des centaines d’étudiants ayant intégré des banques comme J.P. Morgan, Goldman Sachs, des fonds comme Ardian, Blackstone, KKR, ou des cabinets comme McKinsey et Bain. Nos Packs en Corporate Finance ou Finance de Marché offrent une préparation ultra-complète : Des formations conçues par des professionnels issus des meilleures institutions financières Accessible à 100% en ligne Un rapport qualité/prix unique sur le marché Taux de réussite > 90% chez les étudiants ayant suivi nos parcours complets Découvrir nos formations en Corporate Finance


Par Training You

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Entreprise
BNP Paribas : histoire, croissance et influence d’un géant bancaire européen

BNP Paribas n’est pas seulement la plus grande banque française : c’est aussi l’un des piliers du système financier européen et un acteur clé des marchés mondiaux. De ses racines au 19ème siècle à son rôle d’avant-garde dans la finance durable et technologique, l’histoire de BNP Paribas est intimement liée à celle de l’économie mondiale. Retour sur la trajectoire d’un géant bancaire. Origines : deux histoires, une fusion BNP Paribas est née de la rencontre de deux grandes traditions bancaires françaises : la Banque Nationale de Paris (BNP) et Paribas. La première, créée en 1966, résulte de la fusion de la Banque Nationale pour le Commerce et l’Industrie (BNCI) et du Comptoir National d’Escompte de Paris (CNEP), deux institutions publiques majeures du 20ème siècle. Elle est alors la banque de détail par excellence, centrée sur le financement de l’économie domestique. Paribas, de son côté, voit le jour en 1872 et s’impose rapidement comme une banque d’affaires influente. Elle participe au financement de projets industriels d’envergure, en France comme à l’étranger. De plus, elle développe une culture du conseil financier à haute valeur ajoutée. À la fin du 20ème siècle, BNP et Paribas sont donc deux géants complémentaires : l’un axé sur le retail, l’autre sur les activités de marché et de conseil. La fusion de 2000 : naissance d’un acteur global L’année 1999-2000 marque l’un des épisodes les plus spectaculaires de l’histoire bancaire française. En février 1999, la Banque Nationale de Paris (BNP) annonce son intention de fusionner avec la Société Générale pour créer un « champion européen ». Quelques semaines plus tard, la Société Générale, elle, déclare avoir trouvé un accord pour fusionner avec Paribas, autre grande banque française, spécialisée dans les métiers de conseil et d’investissement. Face à ce double mouvement, BNP réagit rapidement : elle lance une offre publique d'achat hostile (OPA) sur Paribas et la Société Générale en même temps, une manœuvre inédite à l’époque. Pendant plusieurs mois, les trois banques se livrent une bataille acharnée, entre stratégies juridiques, campagnes de communication, pressions politiques et rivalités culturelles. Finalement, BNP échoue à prendre le contrôle de la Société Générale, mais parvient à racheter une majorité du capital de Paribas, mettant ainsi fin au feuilleton. Le 23 mai 2000, BNP Paribas voit officiellement le jour : la fusion donne naissance à un groupe d’une taille et d’une ambition sans précédent en France. L’objectif est clair : construire un acteur global, capable de rivaliser avec les grandes banques anglo-saxonnes. Cette stratégie s’appuie sur trois piliers : la banque de détail, la banque de financement et d’investissement (CIB) et les services financiers spécialisés (asset management, assurance, crédit à la consommation…). Déploiement international et diversification des activités Depuis sa fusion, BNP Paribas n’a cessé d’étendre sa présence mondiale. Le groupe acquiert la banque italienne BNL en 2006, renforce sa position en Belgique avec l’acquisition de Fortis en 2008, et se développe aux Etats-Unis avec Bank of the West (récemment cédée en 2023 pour se recentrer sur l’Europe). Parallèlement, BNP Paribas diversifie ses métiers. Elle développe son pôle Asset Management avec BNP Paribas AM, sa filiale d’assurance Cardif ou encore ses activités de leasing, de crédit à la consommation (Cetelem) et de banque privée. Cette diversification lui permet de s’adapter aux évolutions du secteur tout en renforçant ses revenus récurrents. Résilience face aux crises financières BNP Paribas s’est illustrée par sa résilience lors des grandes crises. En 2008, en pleine tourmente des « subprimes », elle parvient à limiter les pertes grâce à une gestion prudente et une exposition modérée aux actifs toxiques. Elle se distingue également par sa solidité pendant la crise de la dette souveraine européenne. Néanmoins, l’institution connaît un revers majeur en 2014 avec une amende record de près de 9 milliards de dollars infligée par les autorités américaines pour avoir contourné des sanctions économiques contre des pays sous embargo. Cette sanction marque un tournant dans la stratégie du groupe, qui renforce depuis ses politiques de conformité et de contrôle interne. Une banque tournée vers la transformation technologique et durable BNP Paribas se positionne désormais comme un acteur majeur de la finance durable. Elle est régulièrement classée parmi les banques les plus engagées dans le financement de la transition énergétique, à travers des green bonds, des financements durables et des engagements clairs de sortie progressive des énergies fossiles. Côté innovation, la banque mise sur la digitalisation de ses services, avec le développement d’outils de banque en ligne (Hello Bank!, Nickel), d’applications de gestion, et d’outils internes basés sur la data science, l’automatisation et l’intelligence artificielle. Le groupe investit également dans des startups fintechs et des incubateurs pour rester à la pointe des évolutions technologiques du secteur. Chiffres clés et position actuelle En 2024, BNP Paribas compte plus de 180 000 collaborateurs dans 70 pays. Elle affiche des revenus annuels supérieurs à 45 milliards d’euros et un résultat net de plus de 10 milliards d’euros, faisant d’elle la première banque européenne par les actifs et une référence mondiale. Son pôle CIB (Corporate & Institutional Banking) est l’un des plus puissants d’Europe, intervenant sur les marchés actions, obligataires, dérivés, change, et proposant des solutions de financement et de gestion des risques aux entreprises et institutions financières. Travailler chez BNP Paribas : une référence pour les étudiants BNP Paribas est l’un des employeurs les plus prisés des jeunes diplômés en école de commerce et d’ingénieurs. Le groupe propose une large gamme de stages, alternances, VIE et Graduate Programs, dans tous les métiers de la banque : Financial Markets (trading, sales, structuration), Corporate Finance (M&A, financements), risques, conformité, data, IT finance, audit interne… La banque est régulièrement distinguée dans les classements des entreprises les plus attractives (Universum, Happy Trainees…) et met en avant une culture d’entreprise inclusive, innovante et internationale. Pour aller plus loin, retrouvez nos épisodes de "Career Insight" et "Choose Your Career" et sur les secteurs du Project Finance et du M&A FIG avec Olympe Lavergne et Armelle Bosset:   Se préparer à intégrer BNP Paribas avec Training You Pour intégrer une institution aussi exigeante que BNP Paribas, une préparation solide aux entretiens est indispensable. Que ce soit en Financial Markets ou Corporate Finance, les candidats doivent démontrer leur maîtrise des concepts techniques, leur esprit critique et leur capacité à convaincre. C’est exactement la mission de Training You, plateforme de formation en ligne construite autour de trois piliers : Excellence pédagogique : cours clairs, structurés, visuels, avec des fiches synthétiques, des cas corrigés et des replays d’entretiens Expertise des formateurs : tous nos contenus sont réalisés par des professionnels en poste dans les banques les plus prestigieuses Accessibilité unique sur le marché : une formation complète avec un rapport qualité/prix imbattable et un taux de réussite > 90 % chez les étudiants assidus Vous voulez maximiser vos chances d’intégrer BNP Paribas ou une grande banque ? La meilleure stratégie, c’est de se former avec Training You !   Découvrir nos formations


Par Training You

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Travailler chez McKinsey : missions, carrière et recrutement

McKinsey, pionnier du conseil en stratégie McKinsey & Company, fondé en 1926 à Chicago par James O. McKinsey, professeur de comptabilité à l'Université de Chicago, est largement considéré comme le berceau du conseil en stratégie. Son idée fondatrice était novatrice : aider les dirigeants à prendre de meilleures décisions en s'appuyant sur des analyses rigoureuses et des données chiffrées. Il ne s'agissait plus seulement d'optimiser les procédures ou de réduire les coûts, mais de penser le futur de l'entreprise. L'impulsion donnée par James McKinsey s'est prolongée après sa mort en 1937, grâce à Marvin Bower, considéré comme le véritable architecte de l'identité du cabinet. C'est lui qui a fait de McKinsey un cabinet à la culture professionnelle unique, mêlant rigueur analytique, standards éthiques élevés et recrutement sélectif. Il a aussi instauré le modèle du « up or out » (soit vous progressez, soit vous quittez le cabinet), aujourd'hui répandue dans le secteur du conseil.   Un acteur clé du conseil mondial Aujourd'hui, McKinsey est présent dans plus de 60 pays, avec plus de 30 000 collaborateurs. Le cabinet accompagne les plus grandes entreprises mondiales, des gouvernements, des ONG et des institutions publiques sur des enjeux stratégiques majeurs : croissance, innovation, digitalisation, transformation durable, restructuration ou encore politique industrielle. Le cabinet intervient dans tous les secteurs : industrie, finance, tech, santé, luxe, énergie, distribution, etc. Il se distingue aussi par sa capacité à lancer des pôles d'excellence sur les sujets d'avenir, comme McKinsey Digital ou QuantumBlack (entité spécialisée en intelligence artificielle et data science). McKinsey est souvent qualifié de « firme de la firme » car il accompagne les directions générales sur des problématiques centrales et influence les décisions stratégiques de clients prestigieux comme Apple, Goldman Sachs, Airbus ou des ministères français. Chez McKinsey, les collaborateurs eux-mêmes utilisent depuis longtemps l’expression « the Firm » pour désigner leur entreprise, par souci d’unité et de cohérence globale. Ce terme souligne que McKinsey se perçoit comme une seule et même entité mondiale, malgré ses dizaines de bureaux dans le monde. Le surnom a été amplifié à partir des années 1980 et 1990 par des journalistes, analystes et auteurs qui ont étudié la culture et l’influence de McKinsey. D’abord, l’ouvrage « The Firm: The Story of McKinsey and Its Secret Influence on American Business »de Duff McDonald (2013) a largement popularisé l’appellation Ensuite, dans la presse économique (The Economist, Harvard Business Review, New York Times), McKinsey est souvent désigné simplement comme « the Firm », avec une majuscule, ce qui accentue sa singularité Enfin, le surnom renvoie symboliquement à une institution puissante, fermée et influente, à la manière d’une structure quasi-invisible qui opère dans les coulisses du pouvoir économique et politique. Certains y voient même une connotation inspirée du roman The Firm de John Grisham (adapté dans un film avec Tom Cruise en 1993), bien que ce roman parle d’un cabinet d’avocats fictif et non de McKinsey), renforçant cette image de discrétion et d'élitisme   Le quotidien d’un consultant chez McKinsey Les missions typiques durent entre 6 semaines et 3 mois. Un étudiant intégrant le cabinet comme « Business Analyst » interviendra rapidement sur des missions de terrain, accompagné d'un Engagement Manager et d'un ou plusieurs associates. Le travail consiste à : Analyser des données quantitatives et qualitatives Construire des slides stratégiques pour le client Mener des entretiens avec les parties prenantes Identifier des leviers d’amélioration et proposer des recommandations concrètes Chaque jour est différent. On peut travailler sur la stratégie d'expansion d'un acteur du luxe, puis enchaîner avec un plan de réorganisation dans l'industrie ou un audit stratégique d'un service public. La culture du cabinet repose sur l’excellence, le feedback permanent, le coaching entre pairs et une forte exposition dès les premiers mois. Comment être recruté chez McKinsey ? Le process de recrutement est sélectif, mais bien balisé. Il repose sur plusieurs étapes : Sélection du CV et de la lettre de motivation : parcours académique d’excellence, expériences significatives, résultats académiques solides Test McKinsey Solve (anciennement PST) : test de logique, d’analyse et de problématisation, souvent en ligne Entretiens de fit et d’études de cas : 2 à 3 tours comprenant des cas business (analyse de marché, croissance, pricing, etc.) et des questions de fit sur la personnalité, la motivation et la posture Ce que le cabinet recherche ? Des candidats rigoureux, structurés, dotés d’un excellent esprit de synthèse, capables de collaborer dans un environnement exigeant.   Une carrière rapide et ouverte Chez McKinsey, les évolutions sont rapides : Business Analyst (0-2 ans) Associate (3-5 ans) Engagement Manager (5-7 ans) Associate Partner / Partner (8 ans et +) Il existe de nombreuses passerelles vers d’autres secteurs : fonds d’investissement, directions stratégiques, cabinets ministériels, startup, ONG internationales...   Une réputation d’excellence et des critiques McKinsey est le symbole d’une méritocratie mondialisée. Il attire les meilleurs talents et propose des formations de très haut niveau à ses consultants. Mais il fait aussi l'objet de critiques : Sur sa culture du secret. McKinsey est réputé pour sa discrétion absolue. Le cabinet ne communique jamais sur ses clients, ses missions ou ses résultats. Même en interne, les équipes sont cloisonnées pour préserver la confidentialité. Un exemple frappant : en 2001, McKinsey conseillait à la fois Enron (juste avant sa faillite) et plusieurs de ses créanciers, sans que ces clients ne soient informés de ce conflit d’intérêts potentiel. Cette culture du silence, héritée de son positionnement premium, est parfois critiquée pour son manque de transparence, notamment lorsqu’il s’agit de missions publiques Sur certains contrats polémiques. Par exemple, McKinsey a été impliqué dans la crise des opioïdes pour avoir conseillé Purdue Pharma, le fabricant de l’OxyContin, un médicament fortement addictif. Le cabinet aurait recommandé des stratégies pour accroître les ventes, malgré les risques connus pour la santé publique. En 2021, McKinsey a accepté de verser 573 millions de dollars dans un accord avec plusieurs Etats américains, sans reconnaître sa culpabilité. Cette affaire a durablement entaché sa réputation et conduit à un renforcement de ses règles internes d’éthique Sur sa proximité avec les élites politiques et économiques. McKinsey a par exemple été au cœur de plusieurs polémiques en France, notamment pour son rôle de conseil auprès de l’Etat français et sa proximité supposée avec la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron en 2017. Bien que McKinsey ait nié tout rôle direct dans l’élaboration du programme présidentiel, plusieurs anciens consultants du cabinet ont participé activement à la campagne, ou ont été nommés à des postes clés une fois Emmanuel Macron élu. Cette circulation entre le privé et le public est souvent dénoncée comme un risque de conflit d’intérêts ou de capture de l’Etat par des logiques technocratiques. Cette situation a pris de l’ampleur en 2022 lors de ce qu’on a appelé le « McKinsey Gate » : une commission d’enquête du Sénat a révélé que l’État avait dépensé plus de 1 milliard d’euros en prestations de conseil entre 2018 et 2021, dont une part significative confiée à McKinsey, parfois sans justification suffisamment claire de l’apport de valeur. Une polémique accentuée par le fait que McKinsey n’aurait pas payé d’impôts sur les sociétés en France durant plusieurs année Le cabinet a depuis renforcé ses engagements en matière de conformité et de transparence, tout en poursuivant son développement dans les domaines à fort impact sociétal (durabilité, décarbonation, santé publique, éducation). Pour aller plus loin, retrouvez notre épisode de "Choose Your Career" avec Iryna, ex-McKinsey.  Se préparer avec Training You : la meilleure stratégie pour réussir les entretiens Pour intégrer un cabinet aussi exigeant que McKinsey, une préparation méthodique est indispensable. Chez Training You, nous avons conçu une formation spécifique pour réussir les entretiens en conseil, même pour les profils qui ne viennent pas d’un parcours classique. Pourquoi choisir notre formation ? Qualité des contenus : cours structurés, cas corrigés, frameworks, coaching par des consultants issus des meilleurs cabinets Taux de réussite élevé : plus de 90% des étudiants ayant suivi l’intégralité du parcours avec assiduité ont obtenu une offre Accessibilité unique : Formation premium sans engagement Le conseil est un secteur exigeant, mais accessible à condition d’avoir les bons outils et la bonne méthodologie. Training You vous accompagne à chaque étape.   Découvrir nos formations en Consulting


Par Training You

6 min de lecture

Entreprise
Les 10 cabinets où travailler en Transaction Services en France

Le Transaction Services ou « TS » est un métier de conseil financier (« Services ») qui s’exerce dans le cadre d’une transaction (« Transaction »). Concrètement, les professionnels du Transaction Services : Vérifient les chiffres historiques de la cible et les retraitent si nécessaire Analysent les risques financiers liés à la transaction Rédigent (en « sell-side ») ou challengent (en « buy-side ») un rapport de due diligence financière Le Transaction Services s’exerce au sein d’un cabinet. Ce cabinet peut être un cabinet d’audit (par exemple ceux du « Big 4 ») qui possèdent aussi des équipes dédiées au TS, soit un cabinet spécialisé dans les services financiers.  1) KPMG KPMG est un cabinet international d'audit et de conseil, fondé en 1922 mais qui résulte d’une fusion plus récente en 1987 entre « Peat Marwick International » et « Klynveld Main Goerdeler ». Le cabinet fait partie du « Big 4 » (avec Deloitte, EY et PwC). KPMG est l’un des leaders pour le Transaction Services en France. Dans le classement CFNEWS des conseils en due diligence financière pour l’année 2023, KPMG occupe la première place avec 212 mandats. Et cela pour la 5ème année consécutive ! KPMG est intervenu dans plusieurs grosses opérations. D'abord, le rachat par Edenred de l'éditeur britannique Reward Gateway. Ensuite, la prise de contrôle par TotalEnergies des parts qu'il ne détenait pas dans le développeur d'énergies renouvelables Total Eren. Enfin, l'entrée de Tikehau au capital du sous-traitant des secteurs de l’aéronautique Jogam. 2) PwC PwC est un cabinet international d'audit et de conseil issu de la fusion en 1998 entre deux cabinets : « Price Waterhouse » (fondé à Londres par Samuel Price en 1849 et rejoint par Edwin Waterhouse en 1865) et « Coopers & Lybrand » (fondé aussi à Londres en 1854). Le cabinet est aussi l’un des membres du « Big 4 » (avec EY, Deloitte et KPMG). Dans le classement CFNEWS pour les acteurs du TS en 2023 en France, PwC se place deuxième avec 192 mandats (juste derrière KPMG). De plus, PwC est le leader pour les opérations M&A. En 2023, le cabinet a par exemple conseillé sur l'augmentation de capital du Paris Saint-Germain (qui a accueilli le fonds américain Arctos Partners comme actionnaire minoritaire) ou la reprise par Carrefour des 175 enseignes Cora et Match en France auprès du belge Louis Delhaize. 3) EY EY est un cabinet international d'audit et de conseil dont les origines remontent au 19ème siècle. Précisément, le cabinet est issu de fusions successives entre plusieurs cabinets d’audits américains et britanniques jusqu’à la création en 1989 d’Ernst & Young (qui est aujourd’hui dénommé plus sobrement « EY »). EY est aussi un membre du « Big 4 » (avec Deloitte, KPMG et PwC). EY est l’un des leaders des Transaction Services en France. Selon CFNEWS, EY est 5ème du classement des conseils en due diligence financière en 2023. Cependant, le cabinet est le leader sur le segment Mid Cap. EY a par exemple conseillé sur le refinancement du Groupe Premium et le nouveau LBO de Constantia Flexibles mené par le fonds américain One Rock CP auprès de Wendel. Regardez notre conversation avec Alexis Fontana, Senior Manager en Transaction Services chez EY, qui explique tout sur le métier et son quotidien au sein d'EY  4) Deloitte Deloitte est un cabinet international d'audit et de conseil, fondé à Londres en 1845 par William Deloitte. La version actuelle du cabinet est ensuite issue de fusions successives entre plusieurs cabinets d’audits jusqu’à la création en 1989 de Deloitte Ross Tohmatsu (qui sera renommé « Deloitte » en 2003). Deloitte fait partie du « Big 4 » (avec EY, KPMG et PwC). Dans le classement CFNEWS de 2023, Deloitte occupe la 4ème place avec 170 mandats. Le cabinet est intervenu sur de nombreuses opérations avec des fonds d’investissement. Comme la prise de participation de Ardian dans la plateforme européenne de gestion des déchets Attero ou la cession par Antin de l'espagnol Lyntia Networks. 5) Mazars Mazars est un cabinet international spécialisé dans l'audit, la fiscalité et le conseil financier. Ses origines sont françaises ! Le cabinet a été créé en 1945 par Robert Mazars à Rouen. Son développement à l’international a ensuite débuté à partir des années 1970 avec l’ouverture de bureaux en Allemagne et en Espagne. Aujourd’hui, Mazars occupe en Europe la 5ème place, juste derrière les membres du « Big 4 ». Dans le classement CFNEWS, Mazars se positionne en 6ème position avec 138 mandats. Il est cependant 4ème pour les opérations M&A, juste devant EY. En 2023, le cabinet français a par exemple conseillé sur la reprise par Canal + du bouquet de chaînes payantes OCS et d’Orange Studio auprès d’Orange, l’OBO sponsorless de Advancy (qui permet à certains collaborateurs d’intégrer le capital du cabinet) ou l’entrée de BNP Paribas Développement et Bpifrance au capital de Alliaserv. 6) Eight Advisory Eight Advisory est un cabinet paneuropéen de conseil financier, opérationnel et stratégique. Il conseille ses clients dans trois principaux domaines : Transactions, Restructurations et Transformations à l'international. La création de Eight Advisory a lieu en 2009 quand plusieurs associés de EY décident de quitter le « Big 4 » en pleine crise financière. Ces associés « frondeurs » mettaient en cause la place prépondérante de l’audit et du commissariat au compte chez EY par rapport à d’autres métiers, dont celui du Transaction Services. Depuis, Eight Advisory s’est imposé en une quinzaine d’année comme une place forte du Transaction Services en France. Dans le classement 2023 des conseils en TS publié par CFNEWS, le cabinet est sur le podium, derrière KPMG et PwC mais devant Deloitte et EY. Précisément, Eight Advisory a obtenu 179 mandats, avec une position de leader sur les opérations de bourse (IPO, augmentation de capital) et sur le segment LBO. Pendant l’année, Eight Advisory est intervenu par exemple sur l'augmentation de capital du belge Biobest auprès de Sofina et Tikehau Capital (pour financer une opération de croissance externe au Brésil) et l'acquisition de Courir par le britannique JD Sports. Regardez notre conversation avec Luc de Saint Sauveur, Partner chez Eight Advisory dans l’équipe Strategy & Operations , qui détaille les métiers au sein d'Eight et ce qui rend l'entreprise unique sur le marché  7) Alvarez & Marsal Alvarez & Marsal est un cabinet de conseil en transformation d’entreprises et en restructuration. Il a été fondé en 1983 à New York par Tony Alvarez II et Bryan Marsal. A Paris, la présence d’Alvarez & Marsal remonte à 2001 mais le cabinet y accélère véritablement son développement depuis quelques années (avec de nombreux recrutements). Aujourd’hui, le bureau parisien couvre à la fois les métiers traditionnels du cabinet (restructuration, Private Equity et transformation) mais aussi des métiers du conseil financier (dont le Transaction Services). Dans le classement CFNEWS de 2023 pour les conseils TS, Alvarez & Marsal est 11ème avec 58 mandats. Le cabinet est par exemple intervenu sur le LBO de Banook avec Motion Equity Partners (qui relaie le fonds Turenne Santé), l’entrée de Capza au capital de Neo2 (toujours auprès de Turenne) ou la prise de participation par Carlyle au capital de Prophecy (auprès de IK Partners). Dans un épisode de notre podcast "Career Insights", Cédric Zana, Managing Director en Transaction Services chez Alvarez & Marsal , nous partage tout sur le métier et les particularités du cabinet, et sa croissance en France  8) Accuracy Accuracy est un cabinet de conseil aux dirigeants d’entreprise, fondé en 2004 par Frédéric Duponchel aux côtés de six autres associés, des anciens comme lui d’Arthur Andersen. Au départ, l’objectif est de proposer une alternative aux cabinets du « Big 4 » mais avec une qualité de service capable de rivaliser avec eux. Aujourd’hui, Accuracy propose des conseils dans 4 domaines : Transactions, Situations de litige et de crise, Stratégie financière des entreprises et Amélioration de la performance. Dans le classement CFNEWS de 2023 pour les conseils TS, Accuracy est 15ème avec 39 mandats. Le cabinet a par exemple conseillé sur l’entrée de Ardian au capital du groupement de cliniques vétérinaires Mon Véto ou l’augmentation de capital du spécialiste de la valorisation de la donnée ChapsVision. Charlotte Abecassis, MSenior Associate chez Accuracy , nous fait découvrir le conseil financier chez Accuracy et partage ses conseils pour intégrer le cabinet  9) Grant Thornton Grant Thornton est un cabinet d'audit et de conseil financier, issu du rapprochement de plusieurs cabinets d’audit, dont Thornton and Thornton (fondé en 1904 à Oxford) et Alexander Grant & Co (fondé à Chicago en 1926 par le comptable Alexander Richardson Grant). Dans le classement 2023 des conseils en TS publié par CFNEWS, Grant Thornton prend la 9ème place avec 77 mandats. Pendant l’année, le cabinet est intervenu sur plusieurs opérations. Dont le LBO secondaire sur Iagona mené par IRD Invest ou le MBO sponsorless sur ACS Solutions soutenu par Indigo Capital. 10) Advance Capital Advance Capital est un cabinet de conseil fondé à Lyon par Olivier Poncin et Arnaud Vergnole (deux anciens de PwC) en 2007 qui accompagne les entreprises dans leur développement, avant et après les transactions. Concrètement, Advance Capital exerce 4 métiers : Transaction Services , Transformation (lancement en 2018), Restructuring (activité lancée en 2020) et Evaluation. Dans le classement 2023 des conseils en TS publié par CFNEWS, Advance Capital est 8ème avec 89 mandats. En 2023, Advance Capital a par exemple conseillé sur l’acquisition par Alizon du spécialiste de la location financière dédiée à la santé Infimed à Turenne Groupe ou la réorganisation du capital de Lumiplan (avec l’arrivée d’InnovaFonds et Bpifrance). Vous souhaitez faire un stage en Transaction Services ? Tous ces cabinets peuvent vous accueillir. Mais les process de recrutement en Transaction Services sont exigeants. Il faut comprendre le métier, connaître le cabinet dans lequel vous candidatez et maîtriser les notions techniques utilisées par les professionnels en Transaction Services. Pour vous aider, Training You a été fondé par deux anciens banquiers de Lazard qui connaissent les process de recrutement, les questions de fit et techniques régulièrement posées et comment y répondre. La plateforme Training You contient +60 heures de formation pour tout réviser et être au point le jour J : cours, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et le fonds de Private Equity, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Guillaume Pommier

8 min de lecture

Entreprise
Conseil en stratégie : Décryptage de la stratégie de Decathlon pour devenir une marque mondiale

La stratégie de Decathlon est un exemple pour les consultants ! Les cabinets de Conseil en stratégie s’inspirent régulièrement des belles histoires entrepreneuriales pour accompagner leurs clients. Celle de Decathlon en est une ! Depuis sa création, la petite entreprise française née dans le Nord de la France s'est imposée comme un leader incontesté dans le domaine des articles de sport, offrant une gamme diversifiée de produits de qualité à des prix abordables. Cependant, avec l'évolution constante des attentes des consommateurs et l'émergence de nouveaux défis dans le secteur du commerce de détail, Decathlon a récemment entrepris une refonte stratégique sous la direction de Barbara Martin Coppola, sa nouvelle PDG. Dans cet article, nous revenons sur l’histoire hors du commun de Decathlon avec le prisme de la stratégie d’entreprise : innover à sa naissance, conquérir pendant ses années de forte croissance et se moderniser pour mieux de transformer aujourd’hui. La naissance de Decathlon : une stratégie d’entreprise innovante Decathlon est une aventure humaine dont les origines remontent à 1976. Son fondateur s’appelle Michel Leclercq, un jeune homme de 35 ans qui travaille à l’époque chez son oncle Gérard Mulliez (le président fondateur d'Auchan). A l’époque, Michel Leclercq fait un constat, construit un objectif et déploie une stratégie. D’abord, le constat est l’absence de grandes surfaces spécialisées dans la vente d’articles de sport. Dans la France des années 1970, on vend tout dans les grandes zones commerciales, sauf du sport. Ensuite, l’objectif est de rassembler tous les sports sous un même toit ! Par conséquent, l’entreprise se base sur un concept novateur : elle ne vend pas les articles d'un seul sport mais les équipements pour plusieurs sports. Comme cela, chaque sportif a le choix de sa discipline.   [caption id="attachment_6428" align="aligncenter" width="300"] Brochure publicitaire de Decathlon en 1980[/caption]   Enfin, la stratégie de Decathlon se distingue sur trois dimensions : La couverture d’une large gamme de sports et d'activités. Les magasins Decathlon vont du football au cyclisme, en passant par la randonnée et le ski. D’ailleurs, la marque « Decathlon » est retenue car le décathlon regroupe les 10 sports que les associés fondateurs souhaitent présenter dans les magasins Un modèle commercial unique. Decathlon conçoit et fabrique aussi ses propres marques de produits. C’est assez original dans les années 1970 pour les grandes surfaces La volonté de rendre le sport accessible à tous. Decathlon propose des produits de qualité à des prix abordables. Chez Decathlon, on met en avant à la fois la qualité du premier prix et le prix bas du produit top de gamme. A ce sujet, rappelons cette phrase de Michel Leclercq : « Le but de la journée n'est pas d'avoir fait le plus gros chiffre d'affaires, mais de voir les clients revenir dans six mois, dans un an ». Les historiques de Decathlon racontent souvent l’anecdote suivante. Peugeot ne voulait plus fournir de vélos en raison d’un désaccord sur les marges bénéficiaires. Decathlon a donc proposé à un fabricant régional (l’entreprise Leleu Cycles) de commercialiser leurs vélos en remplaçant leur nom de marque par des autocollants Decathlon. Objectifs : avoir une gamme de vélos accessibles pour les clients de Decathlon et préserver l’image de marque de Leleu La croissance de Decathlon : une stratégie d’entreprise conquérante Au départ, Decathlon se concentre principalement sur la vente de ses produits de sport dans un seul magasin. Mais rapidement, l’enseigne débute une stratégie d’expansion nationale et internationale. Expansion nationale (années 1980) : Au cours des années 1980, Decathlon connait une croissance rapide sur le marché français en ouvrant de nouveaux magasins dans différentes régions du pays. Aujourd’hui, le réseau regroupe plus de 300 magasins en France Expansion internationale (années 1990 et 2000) : Dans les années 1990, Decathlon débute son expansion à l'international en ouvrant des magasins dans plusieurs pays européens, notamment en Espagne, Italie et Allemagne. En effet, le premier magasin Decathlon à l’étranger ouvre à Dortmund en 1986 ! Cette période est aussi marquée par le lancement de nouvelles gammes de produits et par l'accent mis sur l'innovation. Depuis les années 2000, Decathlon a consolidé sa position en tant que leader mondial dans le secteur des articles de sport. L'entreprise a continué à ouvrir de nouveaux magasins dans le monde entier, élargissant ainsi sa présence internationale. Par exemple, Decathlon ouvre son premier magasin en Chine à Shanghai en 2003. Actuellement, l’entreprise a plus de 2 000 magasins répartis dans 57 pays dans le monde La transformation de Decathlon : une stratégie ambitieuse « Le monde change, il est temps pour Decathlon d'accélérer ». C'est par cette phrase que la nouvelle Directrice Générale Barbara Martin Coppola (une franco-espagnole, ancienne Chief Digital Officer chez Ikea) a présenté le nouveau plan stratégique de Decathlon lors d'un grand « show » organisé en mars 2024 à Paris, à l'Accor Arena de Bercy. Deux ans après son arrivée, elle fait prendre un virage stratégique à la marque. Decathlon est confronté à des évolutions A l’origine, quatre évolutions impactent l’activité de Decathlon : Evolution des attentes des consommateurs, en matière d'expérience d'achat et de personnalisation des produits. Ils recherchent désormais des solutions plus personnalisées et une expérience client immersive Concurrence accrue. Le secteur des articles de sport est de plus en plus concurrentiel. De nouvelles marques (Intersport, Go Sport, Sport 2000) émergent. De nouveaux modèles d'affaires (Cdiscount, Amazon) se développent. Par conséquent, Decathlon doit s'adapter pour rester compétitif dans ce paysage en évolution rapide Changement technologique. Les avancées technologiques offrent de nouvelles possibilités en matière de conception de produits, distribution et marketing. Decathlon doit intégrer ces technologies pour rester à la pointe de l'innovation Responsabilité Sociale et Environnementale. Les consommateurs sont de plus en plus sensibles aux questions environnementales et sociales. Decathlon doit adopter une approche durable dans toutes ses activités pour répondre à ces préoccupations croissantes La nouvelle stratégie de Decathlon Face à ces évolutions, Decathlon imagine un nouveau plan stratégique qui repose sur 3 axes : expérience client, durabilité et digitalisation. Cela se décline en plusieurs points importants : Nouvelle identité visuelle Le logo a été revisité avec une nouvelle forme circulaire et le bleu emblématique de la marque devient légèrement plus foncé. Réduction du nombre de marques Le portefeuille passe de 80 à seulement 13 marques. Cette diversité était la volonté initiale des fondateurs, mais elle rendait aujourd’hui l’enseigne peu lisible. Selon un responsable, « jusqu'à il y a quelques mois, on avait une marque par sport et, comme on fait 80 sports, on avait 80 marques. On s'est un peu dispersé ». Par conséquent, certaines marques disparaissent (Artengo pour le tennis, Wedze pour le ski ou Olayan pour le surf). Decathlon mise désormais sur 9 marques spécialistes (ex : Quechua pour la montagne, Kipsta pour les sports collectifs ou Tribord pour les sports d'eau) et 4 marques « expertes » (ex : Kiprun pour les chaussures running ou Simond pour l’escalade et l’alpinisme). Internationalisation La DG a même évoqué la « nouvelle frontière » en référence à Kennedy pour faire de Decathlon une marque mondiale. Elle le résume comme cela : « Decathlon est connu depuis des décennies pour ses grands magasins bleus. Maintenant, nous ouvrons cette boîte bleue au reste du monde ». Pour renforcer sa notoriété, Decathlon pourra aussi compter sur les Jeux Olympiques de Paris en 2024, dont la marque est l’un des partenaires officiels. Services associés aux produits Par exemple, Decathlon sera en mesure d’indiquer les routes les plus adaptées au client qui achète un vélo selon son niveau. Optimisation et digitalisation des organisations et des systèmes C'est le cas depuis le processus créatif et la production, jusqu'à l'utilisation et la réutilisation des produits. Durabilité Decathlon prend cet enjeu très au sérieux, avec par exemple le développement de l'offre de seconde main ou des ateliers réparation. Concrètement, le groupe prévoit de réduire ses émissions carbone de 20% en 2026, 42% en 2030 et atteindre le « net zéro » en 2050. En conclusion, la nouvelle stratégie de Decathlon sous la direction de Barbara Martin Coppola traduit l’évolution nécessaire d’une entreprise qui doit répondre aux besoins changeants des consommateurs, tout en renforçant sa position sur un marché mondial. En adoptant une approche plus digitale, innovante, durable et internationale, Decathlon est bien positionné pour relever les défis à venir et rester un leader du secteur des articles de sport ! Cependant, cette modernisation n’est pas un renoncement à son ADN. Decathlon ne veut pas copier Nike et Adidas ! L’enseigne veut garder ses points forts, par exemple l’accessibilité au sport avec des produits techniques à prix bas ou sa capacité à répondre à des experts d’un sport niche comme la randonnée ou la course à pied. Cela vous motive pour travailler en Conseil en stratégie ? C’est normal ! Travailler sur les problématiques stratégiques de grandes entreprises comme Decathlon est très valorisant ! Mais c’est difficile d’intégrer un prestigieux cabinet. Pour réussir, il faut être très bien préparé. Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Conseil en stratégie. Avec : des cours pour optimiser votre candidature et bien performer pendant les entretiens, une bibliothèque de 172 cas réels corrigés qui sont tombées en entretien, 14 fiches secteurs pour améliorer votre business sense, 17 fiches cabinets pour comprendre les particularités entre les différents acteurs et des podcasts exclusifs avec des consultants pour obtenir des retours d’expérience concrets. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Guillaume Pommier

6 min de lecture

Entreprise
5 choses à savoir sur la boutique M&A Amala Partners

Dans le monde des M&A, Amala Partners est une petite jeune. La boutique a été fondée en 2020 par un ancien de Natixis Partners, Jean-Baptiste Marchand. Aujourd’hui, elle commence à se faire un nom sur la place parisienne, à la fois chez les clients et les étudiants qui la plébiscitent pour des stages. Dans cet article, partez à la découverte de Amala Partners en 5 points distinctifs. 1) Amala Partners, une boutique créée par l’expérimenté Jean-Baptiste Marchand Diplômé de l'ESCP et de la prestigieuse université germanophone de Saint-Gall en Suisse, Jean-Baptiste Marchand lance la boutique M&A Amala Partners en 2020 après un début de carrière riche dans le monde de la finance. Initialement, il débute sa carrière financière dans les salles de marché comme tarder. Ensuite, après un court passage en finance de marché, il se réoriente rapidement vers la finance d’entreprise et construit sa carrière dans les banques les plus prestigieuses de la place parisienne : Deutsche Bank, Lazard (recruté par Jean-Jacques Guiony, qui occupe actuellement le poste de directeur financier chez LVMH) et surtout Natixis Partners (recruté par Patrick Maurel) pour couvrir les segments Small et Mid Cap. En effet, Jean-Baptiste Marchand préfère le « Small Mid » par rapport au « Large » car le rôle du banquier y est encore plus central (aux côtés du dirigeant) et décisif (dans la vie du dirigeant). En 2020, Jean-Baptiste Marchand quitte Natixis Partners pour monter son projet entrepreneurial. Ce projet se fera dans la continuité de son début de carrière puisque sa startup sera une banque d’affaires. Mais il est aussi une rupture puisque Amala Partners entend se distinguer des acteurs traditionnels de la banque d’affaires. 2) Amala Partners, une boutique spécialisée dans le conseil financier Amala Partners est une banque d’affaires indépendante qu’on appelle aussi une boutique. A ce titre, elle propose à ses clients uniquement des services de conseil financier. Précisément, elle intervient dans trois domaines : Conseil en M&A : levée de fonds, cession d’entreprise et ouverture de capital, rapprochement entre égaux, acquisitions et bolt-on, LBO/MBO/OBO, SPAC Conseil en financement : stratégie de financement ou refinancement pour optimiser la structure du bilan avec les meilleures conditions de marché Conseil aux sociétés de gestion : Accompagnement des gérants de fonds (GPs) et investisseurs du non coté (LPs) tout au long du cycle de vie de leurs activités (levées de fonds, solutions de liquidités, business développement) Aujourd’hui, Amala Partners compte plus de 45 professionnels dont 8 associés. Spécialiste du conseil aux acteurs du Private Equity (cf. le point suivant), la boutique se démarque particulièrement sur les secteurs de l’éducation (avec le recrutement de Martine Depas en tant que Senior Partner par exemple) et de la technologie. Enfin, Amala Partners se positionne surtout sur les segments Mid et Large Cap, avec quatre transactions conseillées en 2023 au-delà du milliard d’euros de valorisation. 3) Amala Partners, une boutique avec une offre inédite entre M&A et GP Advisory Au-delà des solutions traditionnelles de conseil en M&A ou financement, la troisième expertise de Amala Partners est plus innovante. Concrètement, cette offre inédite de « GP Services » permet d’accompagner à la fois les General Partners (ou « GPs », les gérants ou fonds de Private Equity) et les Limited Partners (ou « LPs », les investisseurs dans les véhicule levés par les fonds d’investissement) dans leurs différentes problématiques. Et elles sont nombreuses : levée de fonds, accès à la liquidité, etc. Cette approche intégrée du M&A et du Private Equity n’existe pas réellement dans les banques traditionnelles. Le pari d’Amala Partners est de réunir ces deux activités. Pour cela, la banque a d’ailleurs recruté un spécialiste avec l’ancien de Triago Nicolas de Nazelle. Prenons un exemple précis. L’émergence des fonds de continuation requiert les deux expertises. En effet, dans ce contexte, Amala Partners propose une approche intégrée pour optimiser le succès de ces opérations qui permet à la fois aux gérants d’offrir de la liquidité à leurs investisseurs et d’assurer la continuité de leur investissement. Dans ce cas précis, le « GP Advisory » n’est pas une offre supplémentaire mais une offre intégrée au conseil M&A. 4) Amala Partners, une boutique engagée dans son temps Amala Partners met en avant trois principales valeurs : Engagement : Pour servir au mieux l’intérêt et répondre aux besoins de ses clients Audace : Pour oser (c’est un projet entrepreneurial) tout en maîtrisant les risques (c’est une banque d’affaires) Excellence : Pour satisfaire au mieux les attentes des clients. Par conséquent, Amala Partners valorise le travail, l’empathie, l’intégrité et le sens du collectif. Ce sont d’ailleurs ces qualités humaines qui sont recherchés chez les candidats pendant les process de recrutement chez Amala Partners. Le parcours académique compte, mais l’état d’esprit du candidat et son « fit » avec la boutique seront primordiaux (motivation, esprit d’équipe, etc.) Par exemple, Amala Partners soutient deux associations qui sont alignées avec ses valeurs car elles encouragent l’audace et accompagnent les talents de demain vers leur réussite. L’institut de l’engagement. Aider les jeunes à structurer et réaliser leur projet pour leur permettre d’avoir un avenir à la hauteur de leur potentiel Proxité. Contribuer à la réussite scolaire, l’orientation et l’insertion professionnelle durable des jeunes issus des territoires en difficulté D’ailleurs, Training You s’engage aussi pour des causes communes en soutenant par exemple les actions du programme SEO Europe en France. 5) Amala Partners, une boutique qui bénéficie d’un dealflow en forte augmentation Depuis son lancement en 2020, Amala Partners a conseillé sur plus de 75 opérations, à la fois en M&A, financement et solutions pour le Private Equity. Ce track record constitue une vraie performance pour une si jeune boutique ! De plus, le dealflow est en pleine croissance : 5 deals en 2020, 21 deals en 2021, 27 deals en 2022 et 16 deals en 2023 (dans un contexte de marché plus difficile). Enfin, le début d’année 2024 est prometteur avec quelques belles opérations déjà annoncées. Quelques exemples : Conseil d’IMDEV (leader du marché de l’imagerie médicale en France) dans le cadre d’une prise de participation minoritaire de Capza et Bpifrance Conseil de Bridgepoint dans le refinancement d’Anaveo (leader français de la sécurité électronique intelligente et unifiée spécialisé dans la conception, l’installation et la maintenance de solutions) auprès de LGT Capital Partners et Bank of Ireland Conseil vendeur de la holding DENTRESSANGLE et de l’équipe de management d’Infogene dans leur cession à Vulcain Engineering Group Enfin, les Partners d’Amala Partners ont conseillé au total plus de 450 transactions de M&A, opérations de financement et solutions pour les sociétés de gestion dans leur carrière. Vous souhaitez travailler chez Amala Partners ? Vous avez raison. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle regroupe tout ce que vous devez connaitre pour réussir les process de recrutement en M&A, Private Equity et autres métiers en Corporate Finance : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Guillaume Pommier

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Entreprise
PAI Partners : un fonds pionner dans le Private Equity français

En novembre 2023, PAI Partners a bouclé « le plus gros fonds de l’année en France »  en Private Equity à 7,1 milliards d’euros. Cette collecte intervient pourtant dans un contexte global de ralentissement du Private Equity. Elle représente donc parfaitement le poids de PAI Partners dans le paysage de l’investissement français. Ce poids est la conséquence de l’histoire exceptionnelle de la société d’investissement : Initialement née dans le giron de la banque Paribas Progressivement liée au développement industriel de la France Récemment « indépendant » en ayant adopté le modèle classique d’un fonds d’investissement (au service de ces LPs) Mais malgré cette indépendance, PAI Partners reste un « pionnier » de l’investissement en France. D’où vient ce statut ? Dans quel contexte PAI s’est-il émancipé de la grande banque Paribas ? Quelles sont les stratégies d’investissement de PAI Partners ? Quelles expertises le fonds a-t-il développé au cours du temps ? Pourquoi PAI Partners a-t-il ouvert son capital à un fonds américain ? Dans cet article, nous présentons d’abord PAI Partners, puis parcourons la stratégie d’investissement du fonds et enfin mentionnons l’ouverture de son capital à l’américain Blue Owl. PAI Partners : Un fonds d’investissement historique Des origines anciennes dans le giron de Paribas D'abord, les origines de PAI Partners sont anciennes. Elles remontent à la création de la banque d’affaires Paribas en 1872 au sein de laquelle PAI était au départ le simple département chargé des investissements. Ce statut de « bras armé » de Paribas explique l’importante du fonds dans l’industrialisation progressive de la France entre la fin du 19ème siècle et le début du 20ème siècle. Un statut de leader dans le Private Equity Français A la fin des années 1990, après plus de 100 ans de présence, PAI est le leader français du Private Equity avec un portefeuille de participations estimé à plus de 7 milliards d’euros. Prenons quelques exemples de LBO mené par PAI à cette époque : Antargaz (2ème distributeur et 1er indépendant de propane et de butane sur le marché français) United Biscuits (2ème fabricant européen de biscuits) Frans Bonhomme (leader français de la distribution de tubes et raccords plastiques) Michel Thierry (numéro 2 européen du tissu pour automobile) Panzani (leader français des pâtes et sauces) Mivisa (leader espagnol de l’emballage) Yoplait (numéro deux mondial du yaourt) Puis, deux évènements font passer PAI du statut de « bras armé » de Paribas à un fonds d’investissement indépendant : D’abord en 1998, PAI lève son 1er fonds auprès d’investisseurs tiers (des LPs en dehors de Paribas) Puis en 2002, PAI sort complètement du giron de la banque dans laquelle il est né, comme d’autres fonds avant lui tels que CVC Capital Partners (ex-Citibank), BC Partners (ex-Baring) ou Charterhouse (ex-CCF). Précisément, les associés de PAI réalisent un MBO (« Management Buy-Out » pour prendre le contrôle de la société Cette double prise d’indépendance marque la suite logique de la fusion entre BNP et Paribas. En effet, dès 1998, le nouveau patron de BNP Paribas Michel Pébereau donne deux indications claires concernant PAI (qui est d’ailleurs à ce moment-là le 1er contributeur aux résultats de la banque). Premièrement, il veut réduire la part des fonds propres de la banque alloués à l'activité d'investisseur. Deuxièmement, il incite PAI à aller chercher des financements externes afin de démultiplier ses capacités d'investissement. PAI Partners : Un fonds d’investissement diversifié Aujourd'hui, PAI Partners est une société d’investissement indépendante avec une approche industrielle d'investissement à long terme. Expertises métiers D’abord, PAI Partners possède deux principales stratégies d’investissement : PAI Europe C’est la gamme « flagship » historique de PAI Partners dédiée aux investissements sur le segment large cap (ou « upper mid-market »). Pour cette stratégie, PAI Partners a déjà levé 8 véhicules d’investissement. En général, ces véhicules injectent des tickets entre 150m€ et 400m€ dans des entreprises valorisées entre 300m€ et 1,5Mds€. Surtout, la levée du dernier véhicule a été bouclé en novembre 2023 à près de 7,1 milliards d’euros, ce qui en fait le plus gros closing de l’année en France. PAI Partners possède donc une « Dry Powder » élevée aujourd'hui : Ce montant dépasse non seulement l’objectif initial fixé à 8Mds€ mais aussi de 40% la collecte du précédent millésime clôturé en 2018 à 5,1 milliards d’euros. Pour cette nouvelle levée, le fonds a pu compter sur le soutien de nombreux investisseurs, dont plusieurs fonds de pensions, fonds souverains, institutions financières et family offices du monde entier. D’ailleurs, le taux de réengagement de ce flagship serait proche de 90%. Seulement 2 milliards d’euros proviennent de nouveaux LPs. A ce stade, une partie du montant collecté a déjà été investi. On peut citer quelques exemples : ECG/Vacanceselect, Looping, ECF, Infra Group, NovaTaste, Azets Group, Alphia PAI Mid-Market C’est une nouvelle gamme initiée par PAI Partners en 2020 pour élargir son périmètre d’investissement vers le mid-market. Pour cette nouvelle stratégie, un 1er fonds a été levé en 2020. Il injecte des tickets entre 50m€ et 150m€ dans des entreprises valorisées entre 100m€ et 400m€ Pour ces deux stratégies, PAI Partners prend généralement des participations majoritaires (prises de contrôle) au capital des sociétés dans lesquelles il investit. La durée moyenne de détention des participations au sein du portefeuille est de 5 ans. Expertises sectorielles Ensuite, PAI Partners investit principalement en Europe dans 4 secteurs clés : Business Services, Food & Consumer, General Industrials et Healthcare. Cette diversification sectorielle permet donc aujourd’hui au fonds de gérer un portefeuille varié. Quelques exemples : Business Services : Apave, Azets, ECM Food & Consumer : The Looping Group, La Compagnie des Desserts, European Camping Group, Tropicana General Industrials : SGD Pharma, StellaGroup, Albéa Healthcare : Amplitude Surgical, Ethypharm Expertise dans le « buy & build » Enfin, PAI Partners a développé une solide expertise dans la mise en place de stratégies de « buy & build ». Précisément, cela consiste à réaliser plusieurs acquisitions sectorielles autour d’une même société en portefeuille et d’une équipe de management (aussi appelée stratégie de build-up). Contrairement à plusieurs fonds d’investissement, PAI Partners investit seulement en Equity et ne possède pas d’équipe Private Debt (dédiée aux financements en dette comme alternative aux prêts bancaires). PAI Partners : Un fonds d’investissement pionnier sur les « GP stakes » En janvier 2023, PAI Partners ouvre son capital à hauteur de 15% à 20% au fonds américain Blue Owl. Précisément, l'acquéreur a investi un ticket entre 500 millions d’euros et 700 millions d’euros. Sur cette base, l’opération valorise PAI Partners autour de 3,7 milliards d’euros. Ces prises de participations de fonds au capital de société d’investissement est un phénomène assez nouveau en Europe. On l'appelle « GP stake » (abréviation de « General Partner stake ») ! Avec son nouveau actionnaire, PAI Partners souhaite élargir sa base d'investisseurs et accélérer son développement aux Etats-Unis, une géographie où le fonds n’est pas aussi présent qu’en Europe. Depuis plusieurs mois, plusieurs fonds de Private Equity s’activent d’ailleurs pour ouvrir leur capital de gré à gré (avec un investisseur) ou dans le cadre d’IPO (introduction en bourse) : Antin : Entrée sur Euronext en 2021 avec une valorisation de 4 milliards d’euros Sofinnova : Ouverture du capital en 2022 au fonds américain Apollo à hauteur de 20%. Dans le cadre de cette prise de participation minoritaire, Apollo va aussi injecter 1 milliard d’euros dans les futurs fonds du VC Meridiam : Ouverture de capital à hauteur de 20% à l’assureur coréen Samsung Life Insurance avec une valorisation de plus d'un 1 milliard d’euros. Cet apport va permettre au fonds de lancer de nouvelles stratégies, en particulier dans l'agriculture des pays émergents ou la biodiversité CVC : Ouverture du capital à Blue Owl en 2022 à hauteur de 8% sur la base d’une valorisation de 15 milliards d'euros Vous souhaitez travailler en Private Equity ? 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Par Quentin Demaret

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Entreprise
UBS, la banque suisse incontestée depuis le rachat de Credit Suisse

Elles étaient deux ! D'abord, deux à se partager le statut de principale banque suisse. Puis, deux à pouvoir faire partie des plus grandes institutions financières mondiales. Enfin, deux à regarder « les yeux dans les yeux » les grandes banques américaines comme Goldman Sachs, J.P. Morgan ou encore Bank of America. Elle est maintenant la seule. Elle, c’est UBS ! UBS est désormais la seule banque suisse incontournable dans la finance mondiale, la seule qui peut prétendre au statut de banque globale et donc représenter la Suisse au niveau mondial. Son histoire est fascinante. Elle est issue du regroupement de plusieurs banques, initialement spécialisées dans la gestion de fortune mais qui ont progressivement élargi leurs activités, d’abord pour accompagner le développement économique de la Suisse, ensuite pour suivre le mouvement de « globalisation » de la finance à l’échelle mondiale. Déjà très réputée pour l’activité de gestion de patrimoine et de banque privée, UBS est aussi une banque universelle présente dans de nombreux métiers, dont ceux de la banque d’affaires (M&A, financement, trading) qui attirent chaque année de nombreux étudiants. Et cela ne risque pas de changer. Avec le rachat de la rivale Credit Suisse en 2023, UBS continue d’écrire son histoire et de forger sa légende. Dans cet article, nous allons rappeler les origines de UBS, évoquer son statut de leader dans la gestion de patrimoine, mentionner l’arrivée de la banque en France ainsi que les particularités de son activité M&A sur le marché français et parler du rachat de Credit Suisse. Aux origines d’UBS : une fusion de deux banques suisses historiques Les origines de UBS sont liées à deux institutions bancaires suisses majeures qui ont fusionné pour former UBS en 1998. Ces deux institutions sont : Union Bank of Switzerland : Issue d’une fusion en 1912 entre la Bank in Winterthur (fondée en 1862 et spécialisée dans le financement industriel) et la Toggenburger Bank (fondée en 1863 et opérant comme une caisse d'épargne), elle a joué un rôle essentiel dans le développement du secteur bancaire suisse et est devenue l'une des principales banques du pays. Au fil des décennies, elle a étendu ses activités à l'échelle internationale, offrant une gamme diversifiée de services financiers Bank of Switzerland : Issue du regroupement en 1954 de six banques de gestion de fortune qui ont formé le consortium « Bankverein » à Bâle, elle était également une institution bancaire importante en Suisse, offrant des services financiers à une clientèle à la fois nationale et internationale Au 20ème siècle, les deux banques ont connu un développement considérable. Et en 1998, leur fusion donne naissance à l'une des plus grandes banques du monde, d’abord surnommée « UBS » en référence aux initiales de l’Union Bank of Switzerland puis dénommée simplement par ces trois lettres. Aujourd’hui, UBS s’est imposée comme une institution financière majeure, avec une gamme complète de services financiers à l'échelle mondiale. Précisément, la banque est organisée en 4 principales activités : Banque de détail (pour les particuliers et les entreprises en Suisse) Gestion de fortune Gestion d’actifs Banque d’affaires La grande spécialité d’UBS : la gestion de patrimoine Comme plusieurs autres banques suisses, UBS est l'un des principaux acteurs mondiaux de la gestion de patrimoine. Un environnement favorable Les banques suisses ont développé une expertise considérable dans la gestion de patrimoine au fil des décennies. Elles attirent des clients fortunés du monde entier en offrant des services de gestion de patrimoine de haute qualité. Pourquoi ? D’abord, la Suisse est réputée pour sa stabilité politique et économique. Premièrement, elle n'a pas été impliquée dans les conflits majeurs qui ont touché l’Europe depuis plusieurs siècles. Et cela renforce la confiance des investisseurs internationaux dans le système financier suisse. Deuxièmement, le pays dispose d’un emplacement stratégique au cœur de l'Europe. En effet, sa proximité avec d'autres centres financiers importants comme Londres et Francfort renforce son rôle en tant que plaque tournante financière. Ensuite, la Suisse dispose d'un cadre réglementaire solide pour les services financiers. Elle est traditionnellement connue pour ses lois strictes en matière de secret bancaire. Ces règles garantissent la confidentialité des comptes bancaires de ses clients. Bien que ces lois aient été assouplies dernièrement face aux pressions internationales, les principes de confidentialité et discrétion restent importants pour de nombreux clients de la banque privée. Enfin, la Suisse dispose d'une infrastructure financière de premier ordre, avec des institutions financières bien établies, des marchés financiers développés, une réglementation efficace et une main-d'œuvre qualifiée. Tout cela contribue à la prestation de services bancaires privés de qualité. Une priorité stratégique La gestion de patrimoine est une priorité pour UBS, qui a une longue histoire et une expertise considérable dans ce domaine. Plusieurs facteurs l’indiquent. D’abord, UBS propose une gamme complète de services en gestion de patrimoine : planification financière, gestion de portefeuille, planification successorale, gestion d'actifs, gestion de trésorerie, etc. Surtout, la banque se distingue par sa capacité à fournir des services adaptés aux besoins spécifiques de ses clients, en fonction de leur situation financière, objectif et tolérance au risque. Cette personnalisation permet à la banque de bénéficier d’une solide réputation dans ce domaine. Ensuite, UBS gère un portefeuille important d'actifs pour des particuliers et institutions du monde entier. En particulier, UBS possède aujourd’hui une présence internationale étendue avec des bureaux dans de nombreux pays qui lui permet de servir une clientèle internationale diversifiée. Enfin, UBS investit dans la recherche et l'expertise pour fournir des conseils et des informations de haute qualité à ses clients en matière de gestion de patrimoine. La banque publie régulièrement des rapports de recherche sur les tendances économiques et financières mondiales. Une présence en France de UBS depuis 1999 UBS est présente en France depuis l’ouverture d’un bureau à Paris en 1999. Aujourd’hui, la banque en possède cinq avec en plus Lyon, Strasbourg, Nantes et Bordeaux. En France, UBS propose l’ensemble des services de la banque, excepté la banque de détail : banque d’affaires, banque privée et gestion d’actifs Pour l’activité M&A (logée au sein de la banque d’affaires), UBS a développé ces dernières années en France une expertise sur le segment Mid Cap et auprès des entrepreneurs (en lien avec les clients de sa banque privée). On peut citer quelques opérations récentes : Conseil des actionnaires de Sourcidys dans le cadre d’un LBO mené par les actionnaires dirigeants et le fonds LBO France (2022) Conseil des actionnaires de Groupe Estémi dans le cadre de l’acquisition de Loubat Fermetures associant le management et un consortium (2022) Conseil des actionnaires de Europole dans le cadre de sa cession au groupe Galaed accompagné par le fonds B&Capital (2021) Conseil des actionnaires de Groupe Omnitrans Gagne dans la recomposition de son capital avec l’entrée des fonds UI Investissement et Sofimac (2021) UBS au service de son concurrent Credit Suisse Récemment, UBS a aussi été à l’œuvre dans l’une des transactions les plus emblématiques de la décennie dans le secteur bancaire. Un rachat inattendu malgré la consolidation du secteur bancaire prévu au niveau européen depuis longtemps. UBS a racheté avec Credit Suisse non seulement l’une des plus grandes institutions financières internationales (du même gabarit qu’elle), mais aussi sa plus grande rivale. Histoire d’une chute programmée ? Les difficultés de Credit Suisse Depuis plusieurs années, Credit Suisse est en difficulté. Fin 2022, la banque faisait face à une crise multifactorielle : Opérationnelle : Elle a réalisé une perte nette de 1,7MdsCHF en 2021 et 7,3MdsCHF en 2022 Financière : Sa situation financière était inquiétante. Elle a un spread sur les swaps de défaut de crédit (CDS) à un niveau plus connu depuis 2009 et la crise des « subprimes » Réputationnelle : Plusieurs scandales (démission de Tidjane Thiam, exposition à la fintech Greensill en faillite, liquidation du « family office » Archegos, etc.) ont secoué son management et largement Boursière : Son cours de bourse a perdu plus de 50% de sa valeur en deux ans Face à cela, la banque tente d’abord une restructuration à marche forcée : suppression de 9 000 emplois d’ici 2025 (ce qui représente quand même 20% de ses effectifs, transfert de sa banque d’investissement vers First Boston, cession de sa division produits titrisés aux fonds américains Pimco et Apollo). Malgré une première augmentation de capital, son principal actionnaire la Banque nationale saoudienne exclut catégoriquement de lui apporter une aide financière supplémentaire en cas de besoin. Les marchés s’alarment ! La banque est de nouveau sanctionnée en bourse par les investisseurs. Le risque d’une faillite n’est plus à exclure. Face à ce risque, les autorités suisses cherchent des solutions rapides pour ramener la confiance et éviter une nouvelle crise systémique du système bancaire. Le rachat de Credit Suisse par UBS Et c’est finalement UBS, la plus ancienne rivale, qui se portera acquéreur de Credit Suisse pour 3 milliards de francs suisses. Un montant qui correspond à moins de la moitié de la valeur de Credit Suisse en bourse à ce moment ! Pourquoi ce deal ? D’abord, UBS a été fortement encouragé par les autorités financières suisses et le gouvernement. Ensuite, la banque reprend une vaste gamme de services et d'expertises qui complètent ses propres offres. Cela inclut à la fois la gestion de patrimoine, la banque d'investissement et d'autres services financiers qui étaient des points forts de Credit Suisse. Cela lui permet d’augmenter significativement sa taille. Enfin, UBS espère mettre en œuvre des synergies avec la cible, à la fois pour les revenus (ventes croisées, présence en Asie) et les coûts (suppression de certains doublons). Vous souhaitez travailler chez UBS ? Vous avez raison. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle regroupe tout ce que vous devez connaitre pour réussir les process de recrutement en M&A et autres métiers en Corporate Finance : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Quentin Demaret

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Entreprise
Goldman Sachs , l’histoire d’une banque devenue un mythe

L'histoire de Goldman Sachs est fascinante et riche en événements clés qui ont contribué à forger sa légende. En 150 ans, la petite société de courtage new-yorkaise est devenue l’une des plus grandes banques au monde. Pour certain, cette puissance lui vaudrait même le surnom de « Firme » pour appuyer sur l’originalité de Goldman Sachs dans son domaine. Aujourd’hui, Goldman Sachs attire de nombreux étudiants et jeunes diplômés qui souhaitent débuter leur carrière en finance, en particulier dans les métiers de la banque d’investissement (M&A, financement, trading, etc.). Parmi les sources de leur motivation, le seul fait de devenir un membre de la « Firme » joue un rôle clé. Mais d’où vient cette fascination ? Quand le fabuleux destin de Goldman Sachs a-t-il débuté ? Quelles épreuves ont-elles contribué à fasciner sa légende ? Comment Goldman Sachs est-elle devenue ce mythe si particulier dans le monde de la finance ? Dans cet article, nous allons d’abord rappeler le contexte dans lequel Goldman Sachs est née, puis parcourir les grandes étapes de son développement depuis sa création et enfin donner un aperçu de la banque aujourd’hui. La naissance du mythe « Goldman Sachs » Du rôle de Marcus Goldman ... L’histoire de Goldman Sachs débute avec Marcus Goldman, un immigré allemand venu aux Etats-Unis en 1848 lors de la première vague d'immigration massive de juifs vers l'Amérique. En effet, suite aux révolutions qui éclatent dans plusieurs pays européens à cette époque (le « Printemps des peuples »), des milliers de juifs émigrent vers le « nouveau continent » en quête de meilleures opportunités économiques et de liberté religieuse. Marcus Goldman commence sa carrière comme commerçant et artisan. Cependant, il comprend rapidement le potentiel de la « finance » dans la société américaine de l’époque en pleine croissance. C’est la raison pour laquelle il fonde en 1869 la société M. Goldman & Co. à New York. Cette société est initialement spécialisée dans le courtage en valeurs mobilières pour les immigrants (en les aidant à investir sur les marchés financiers américains en pleine expansion). Mais la petite société va vite se développer. ... à l'arrivée de Samuel Sachs D’abord, en 1882, Marcus Goldman invite son gendre Samuel Sachs (qui a épousé sa plus jeune fille Louisa) à rejoindre l’aventure. M. Goldman & Co. est alors rebaptisée M. Goldman and Sachs. Puis, en 1885, il recrute son fils Henry et son beau-fils Ludwig Dreyfuss. M. Goldman and Sachs est alors renommée Goldman Sachs & Co. Sous la direction de Marcus Goldman et Samuel Sachs, la société se développe et prospère rapidement, notamment en finançant des projets d'infrastructures majeurs tels que le chemin de fer transcontinental, contribuant ainsi à l'essor industriel des États-Unis à la fin du 19ème siècle en facilitant le commerce et l'expansion vers l'ouest. À sa retraite, après avoir posé les bases de ce qui deviendra la plus célèbre banque du monde, Marcus Goldman laisse la société entre les mains de son fils Henry Goldman (recruté en 1885) et de son gendre Samuel Sachs. Pendant cette période, il a aussi joué un rôle actif au sein de la communauté juive de New York et a contribué à soutenir diverses œuvres de bienfaisance. Le développement de la plus grande banque d’investissement au monde A partir du début du 20ème siècle, la banque a évolué pour devenir une banque d'investissement de premier plan. Des opérations M&A emblématiques D’abord, elle a participé à de nombreuses opérations de M&A et de financement d'entreprises (en particulier dans le cadre d’introduction en bourse). On peut citer quelques opérations emblématiques : Fusion entre AT&T et Western Electric (1915) Introduction en bourse de Ford Motor Company (1956) Introduction en bourse d'Apple (1980) Privatisation de British Telecom (1984). C’était l'une des premières privatisations de services publics majeurs dans le monde, sous l’impulsion du gouvernement conservateur de Margaret Thatcher Introduction en bourse de Microsoft (1986) Le développement des activités de banque d’investissement a été initié par Sidney Weinberg, entré chez Goldman Sachs en 1907 à 16 ans en tant que commis de bureau avant de gravir les échelons de la banque et d’être promu associé en 1917 puis associé directeur en 1930. Au début de sa carrière, Paul Sachs (fils du fondateur) lui paie des cours du soir pour apprendre le métier de banquier d’affaires. A la fin de sa carrière, il est surnommé « M. Wall Street » ! Sidney Weinberg a non seulement déplacé les activités de Goldman Sachs de la banque de négoce vers la banque d’affaires, mais a aussi été le pionnier des connexions entre la banque et le monde politique. En effet, proche du président Roosevelt, il crée le « Business Advisory and Planning Council » dont l’objectif est de présenter des cadres du secteur privé à des responsables du gouvernement. Cet organisme va donc jouer le rôle d’une passerelle entre le secteur privé et le secteur public lors la nouvelle ère de « New Deal » qui s’ouvre dans les années 1930. Depuis cette époque, Goldman Sachs a souvent œuvré pour « placer » certains de ses éminents banquiers à des postes gouvernemental, au point qu'on l'appellera parfois « Government Sachs ». Les valeurs de Goldman Sachs Ensuite, la banque a véhiculé des valeurs qui structurent son histoire. Quelques exemples : Engagement. La banque devient dès 1928 une société en commandite par actions, ce qui signifie que les associés étaient responsables des pertes de la banque avec leur propre argent. Cette structure a contribué à renforcer la culture du risque et de l'engagement des banquiers Résilience. Pendant la crise financière de 1929 (la Grande Dépression), Goldman Sachs a été l'une des rares grandes banques d'investissement à survivre, en grande partie grâce à sa prudence financière et à sa capacité à s'adapter aux conditions économiques difficiles Créativité. La banque adopte une approche innovante avec le concept de valorisation à partir des résultats attendus et pas seulement les actifs physiques. Cette approche novatrice à l’époque est aujourd’hui bien connue et utilisé par tous les banquiers. C’est la méthode DCF avec l’actualisation des flux de trésorerie futurs à l’aide du WACC (qui prend en compte le risque liés à ces résultats) Le développement de Goldman Sachs à l'international Enfin, après la Seconde Guerre mondiale, la banque a étendu ses opérations à l'international, ouvrant des bureaux à l'étranger et devenant une force majeure de la finance mondiale. Par exemple, en France, Goldman Sachs est présente depuis l’ouverture d’un bureau à Paris en 1987. Ce bureau était le premier de la banque en Europe continentale après l’implantation à Londres en 1970 . Cette « globalisation » de la banque s’est accompagnée d’une « starisation » de certains de ses banquiers. C’est l' « ère des superstars » de Goldman Sachs qui parvient grâce à sa culture compétitive à attirer et retenir les meilleurs talents de Wall Street. On peut citer quelques personnalités emblématiques comme : Robert Rubin (co-président entre 1990 et 1992 avant de devenir Secrétaire au Trésor des États-Unis sous l'administration Clinton) Lloyd Blankfein (président entre 2006 et 2018 pendant la crise financière de 2008 et qui a engagé la banque vers une grande transformation) Henry Paulson (ancien Secrétaire au Trésor des Etats-Unis sous l’administration de Bush) Mario Draghi (Vice-Président pour l'Europe de Goldman Sachs de 2002 à 2005 avant de devenir gouverneur de la Banque d'Italie entre 2006 et 2011 puis président de la Banque centrale européenne entre 2011 et 2019) Pour en savoir plus : Vous pouvez retrouver notre page dédiée à Goldman Sachs ainsi que la fiche complète sur la plateforme. Le tournant de la crise financière de 2008 Pendant la crise financière mondiale de 2008, Goldman Sachs a été au centre de l'attention en raison de son implication dans des transactions liées à des produits financiers complexes (crise des « subprimes »). Cela a eu un impact sur sa réputation et a suscité des débats plus large sur l'éthique dans le secteur financier. Mise en difficulté dans ses activités traditionnelles de banque d’investissement, Goldman Sachs débute alors une diversification de ses activités à partir des années 2010. Goldman Sachs devient aussi une banque commerciale D’abord, la banque change de statut en 2008 pour devenir une banque de dépôt, élargissant ses activités pour inclure la banque commerciale traditionnelle. Cette décision a été motivée par plusieurs facteurs importants. Premièrement, à la suite de la crise financière, les autorités de régulation et les gouvernements ont renforcé la supervision et la réglementation du secteur financier. En devenant une banque de dépôts, Goldman Sachs était soumise à une surveillance accrue, ce qui pouvait contribuer à renforcer sa stabilité financière. En effet, cette transformation a été perçue comme un signal positif pour les investisseurs et les contreparties de la banque. Deuxièmement, en devenant une banque de dépôts, Goldman Sachs avait accès à la facilité de prêt de la Réserve fédérale. Elle pouvait donc emprunter des fonds plus facilement en cas de besoin et renforcer sa liquidité donc sa capacité à faire face à des crises financières potentielles. Troisièmement, en tant que banque de dépôts, Goldman Sachs pouvait diversifier ses sources de financement en acceptant des dépôts de clients particuliers et institutionnels, ce qui contribuait à réduire sa dépendance vis-à-vis des marchés de capitaux volatils. Goldman Sachs diversifie ses activités Ensuite, au cours des dernières années, la banque a cherché à diversifier ses activités en investissant dans des domaines tels que la gestion d'actifs, la technologie financière (fintech) et la banque en ligne.  L’une des initiatives les plus importantes est  la création de la marque « Marcus by Goldman Sachs ». Marcus (en référence à Marcus Goldman) est  la division de Goldman Sachs qui propose des produits et services bancaires en ligne pour les consommateurs particuliers. Cette initiative a été lancée en 2016 aux Etats-Unis et s'est depuis étendue à d'autres pays. Avec Marcus, Goldman Sachs vise aussi à concurrencer d'autres acteurs de la banque en ligne et des fintechs. Goldman Sachs s'engage sur les enjeux RSE Enfin, la banque a renforcé son engagement envers la durabilité et l'investissement responsable. Voici quelques-unes des mesures prises : Engagement vers la neutralité carbone. En 2020, elle a annoncé son engagement à devenir neutre en carbone dans ses activités opérationnelles et financières au niveau mondial. Concrètement, cela signifie que la banque s'efforce de compenser toutes les émissions de carbone générées par ses activités Investissement dans les énergies renouvelables. Elle a investi dans des projets d'énergies renouvelables, notamment des parcs éoliens et des installations solaires. En effet, la banque a intégré des critères ESG dans ses décisions d'investissement et de financement, aidant ainsi les clients à prendre en compte ses aspects dans leurs activités. Par exemple, la banque s'est engagée à investir 750 milliards de dollars dans des projets et des entreprises liés à la transition vers une économie durable d'ici 2030 Participation à des initiatives mondiales. La banque est membre de plusieurs initiatives mondiales visant à promouvoir la durabilité, telles que les Principes pour une Banque Responsable des Nations Unies Au fil de son histoire, Goldman Sachs a donc traversé de nombreuses épreuves qui ont forgé son mythe et a su s'adapter aux évolutions du secteur financier (Grande Dépression en 1929, crise des subprimes en 2008). Surtout, sa réputation de puissance financière et d'influence mondiale perdure. Aujourd’hui, elle reste une institution emblématique de Wall Street. Plus, elle est devenue un véritable « mythe » de la finance. Vous souhaitez travailler chez Goldman Sachs ? Vous avez raison. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle regroupe tout ce que vous devez connaitre pour réussir les process de recrutement en M&A, Private Equity et autres métiers en Corporate Finance : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Guillaume Pommier

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Entreprise
Perella Weinberg Partners, la boutique M&A en plein essor

Elle se tient au milieu des Centerview, Evercore ou encore Greenhill & Co. Elle concurrence avec détermination les « vieux lions » du M&A comme Lazard ou Rothschild & Co. Surtout, elle se développe rapidement sur une place parisienne avec de plus en plus d’acteurs, souvent des petits et plus rarement des gros. Elle, c’est la boutique M&A Perella Weinberg Partners. Vous l’avez déjà compris. Dans le monde feutré des banques d’affaires, de nouveaux acteurs apparaissent régulièrement pour concurrencer les grandes institutions en place depuis de longues décennies (parfois plus d’un siècle). Souvent, ce sont des boutiques. Elles sont des structures « indépendantes » qui ne font pas de financements (pas de bilan) et n’offrent à leur clients que leur conseil. Autant le dire d’un mot, parmi ces nouvelles « boutiques » M&A, Perella Weinberg Partners figure en bonne place ! Dans cet article, nous allons d’abord revenir sur les origines et le développement rapide de Perella Weinberg Partners puis mentionner quelques avantages de travailler chez Perella Weinberg Partners à Paris. Les origines et le développement de Perella Weinberg Partners L’union de deux grands banquiers de Wall Street … Perella Weinberg Partners est fondée en 2006 par deux « vétérans » de Wall Street : Joseph Perella et Peter Weinberg. Le premier, Joseph Perella a travaillé chez Morgan Stanley pendant de nombreuses années puis co-fondé la banque Wasserstein Perella & Co. en 1988 qu’il a vendu à Dresdner Bank en 2000. Le second, Peter Weinberg a évolué pendant une grande partie de sa carrière chez Goldman Sachs. Les deux unissent leurs forces pour fonder Perella Weinberg Partners, une boutique axée non seulement sur le conseil en M&A mais qui propose aussi d'autres services financiers. Depuis 2006, Joseph Perella et Peter Weinberg sont restés des figures influentes au sein de la boutique. Encore aujourd’hui, leur leadership et leur expertise ont contribué à façonner la culture de la boutique et ses facteurs différenciants par rapport aux autres acteurs. … pour concurrencer les vieux établissements de Wall Street L’objectif est affirmée dès le départ : concurrencer frontalement les grandes banques d’affaires de Wall Street dont les services sont souvent peu personnalisés et qui ne répondent plus (selon eux) aux besoins de la nouvelle génération de dirigeants au début du 21ème siècle. Un développement rapide aux Etats-Unis puis dans le monde Depuis sa création il y a plus de 15 ans, Perella Weinberg Partners a connu une croissance rapide. Des deals M&A emblématiques D’abord, elle a établi une réputation solide en tant que boutique M&A en intervenant sur des transactions emblématiques. Quelques exemples : Conseil de Facebook dans l’acquisition de WhatsApp pour 19Mds$ (2014) Conseil de Heinz dans sa fusion avec Kraft Foods Group pour créer The Kraft Heinz Company (2015) Conseil de AT&T dans son acquisition de Time Warner pour 85Mds$ (2016) Conseil de 21st Century Fox dans sa vente à The Walt Disney Company pour 71Mds$ (2017) Conseil de AbbVie dans son acquisition de la société pharmaceutique Allergan pour 63Mds$ (2019) Conseil de LVMH dans son acquisition de Tiffany & Co. pour 16,2Mds$ (2020) Conseil de NVIDIA dans son acquisition de Arm Holdings pour 40Mds$ (2020) Conseil de la Bourse de Londres dans son acquisition de Refinitiv pour 27Mds$ (2021) Une diversification au-delà du M&A Ensuite, Perella Weinberg Partners a progressivement diversifié ses activités. Au-delà du conseil  M&A, elle propose par exemple de la gestion d'actifs auprès d’une clientèle institutionnelle et privée, le conseil en financement, restructurations ou en matière de litiges. Cet élargissement de compétences s’est aussi réalisé par croissance externe. Par exemple avec le rachat en 2016 de la boutique de conseil spécialisée en énergie Tudor, Pickering, Holt & Co. Une présence internationale Enfin, Perella Weinberg Partners a étendu sa présence au-delà des Etats-Unis pour devenir une entreprise internationale. Elle ouvre des bureaux dans des centres financiers clés à travers le monde. Par exemple Londres, Paris, Abu Dhabi, Dubaï et d'autres villes importantes. Par exemple, le bureau parisien a été ouvert en 2018. A l’époque, c’était le 12ème de Perella Weinberg dans le monde mais seulement son 2ème en Europe avec Londres. Initialement, le lancement parisien est beaucoup lié au Brexit et un peu à l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron qui bénéficie d’une image très positive dans les milieux d’affaires. Joe Perella le confirme lui-même : « Le climat en France est devenu bien plus hospitalier. Le changement en France est très positif, nous voulons y investir, nous rapprocher de nos clients ». Clairement, ce lancement est un succès. Premièrement, Perella Weinberg attirent rapidement plusieurs banquiers français expérimentés et des personnalités du monde des affaires (Stéphane Richard, l’ancien patron de Orange). Les banquiers sont d’ailleurs souvent recrutés chez la concurrence : Bank of America (Gilles Tré-Hardy) et Goldman Sachs (Cyrille Pérard). Deuxièmement, elle confie la direction du bureau à David Azéma, ex-banquier chez Bofa et ancien commissaire aux participations de l’État. Troisièmement, Perella Weinberg travaille rapidement sur plusieurs opérations d’envergure en France. En 2021, Perella Weinberg Partners fait même son entrée au Nasdaq dans le cadre de son association avec le SPAC de Betsy Cohen. Cette étape importante permet de saisir des opportunités de croissance dans un marché post-crise sanitaire en pleine reprise, réduire sa dette et élargir ses actionnaires. L’attractivité de Perella Weinberg Partners à Paris Perella Weinberg Partners attire de nombreux étudiants et jeunes diplômés à Paris. Pourquoi ? Une réputation glorieuse qui amène un fort dealflow Perella Weinberg Partners s’est rapidement imposée comme une boutique de référence, d’abord aux Etats-Unis face aux grandes banques de Wall Street puis en Europe. En France, elle conseille sur des opérations significatives, souvent en Large Cap et auprès des grandes entreprises du pays. Quelques exemples : Conseil de Bel dans la cession de Leerdammer à Lactalis pour 700m€ (2021) Conseil de Veolia dans son OPA sur Suez (2021) Conseil de Eutelsat dans sa fusion avec OneWeb (2022) Conseil de Pernod Ricard dans sa prise de participation majoritaire dans au capital de Codigo 1530 (2022) Conseil de Orpéa dans le cadre de la mise en place de son plan de sauvetage avec la CDC (2023) Malgré sa jeunesse à Paris, Perella Weinberg Partners a donc attiré quelques-unes des plus grandes entreprises du pays pour les conseiller sur leurs transactions. En tant que stagiaire en M&A, c’est essentiel ! En effet, c’est pendant une exécution que l’on peut le mieux comprendre les facettes multiples du M&A, travailler en lien étroit avec un client et ressentir la pression (positive le plus souvent, parfois un peu négative aussi) du métier. Une aventure entrepreneuriale en M&A C’est périlleux de comparer le M&A avec l’entrepreneuriat. Non, la banque d’affaires n’est pas une startup. Son Business Model est clair. Ses attitudes sont anciennes. Ses professionnels sont peu habitués aux nouvelles tendances du marché du travail. Cependant, Perella Weinberg Partners reste une jeune boutique à Paris. Le bureau existe depuis 2018. A l’échelle d’une banque d’affaires, c’est évidemment presque rien. En rejoignant Perella Weinberg Partners à Paris, vous allez donc participer à une petite aventure entrepreneuriale en plein dans l’univers feutré de la banque d’affaires à Paris. En effet, l’objectif reste de concurrencer les boutiques M&A traditionnelles en place depuis de nombreuses années. Comme Lazard, Rothschild & Co ou encore Messier & Associés. Il faut attirer des talents (recrutements) et des clients (dealflow) pour poursuivre le développement rapide du bureau. Ensuite, en tant que jeune boutique M&A à Paris, Perella Weinberg Partners offre un environnement de travail plus agile et une hiérarchie plus plate par rapport aux grandes banques d'affaires de la place. Cela peut permettre aux juniors de travailler sur une plus grande variété de projets et d'avoir un impact plus direct sur les décisions. Enfin, en raison de sa taille plus réduite, Perella Weinberg Partners offre des opportunités d'apprentissage plus personnalisées et une exposition accrue aux aspects variés des transactions M&A. En effet, le stagiaire est facilement exposé à des banquiers seniors et peut travailler directement avec eux sur certaines tâches. Cette responsabilisation très forte est moins fréquente dans des équipes plus grosses avec une chaîne hiérarchique plus dense. Vous souhaitez travailler en M&A chez Perella Weinberg Partners ? C’est possible ! Mais cela reste difficile d’intégrer ce type de boutique M&A. La concurrence entre les étudiants est rude. Et une bonne préparation est nécessaire ! Pour vous aider, deux anciens banquiers de Lazard ont lancé Training You en 2019 pour aider les étudiants à préparer les entretiens en M&A et plus globalement en Corporate Finance. Les formations regroupent tout ce que vous devez connaître pour réussir un process de recrutement : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Quentin Demaret

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Entreprise
J.P. Morgan et Morgan Stanley : quelles différences ?

En finance, le nom « Morgan » est un symbole. Il renvoie à deux des plus grandes banques d’affaires au monde : J.P. Morgan et Morgan Stanley. Convoitées, enviées, admirées par plusieurs générations d’aspirants banquiers, ces deux mastodontes se sont érigés avec le temps comme des piliers de la finance mondiale. Connues de tous, mais réellement comprises par combien ? Dans cet article, nous allons d’abord revenir sur l’histoire commune des deux banques avant de donner quelques arguments pour rejoindre l’une des deux. J.P. Morgan et Morgan Stanley : Deux banques aux origines communes Les histoires de J.P. Morgan et Morgan Stanley sont intimement liées. La création de J.P. Morgan (1871) Les origines de J.P. Morgan sont étroitement liées à son fondateur : John Pierpont Morgan. Fils du financier Junius Spencer Morgan et de Juliet Pierpont, John Pierpont Morgan fait ses études en Europe, d’abord dans un pensionnat en Suisse puis à l'université de Göttingen en Allemagne. A son retour aux Etats-Unis, le jeune Morgan débute sa carrière dans la banque. Après un passage controversé chez Duncan, Sherman & Company (il a utilisé l'argent de la banque pour s'enrichir personnellement en spéculant sur le commerce de grains de café…), il est « recruté » par son père pour diriger l'une de ses filiales. John Pierpont révèle rapidement son talent pour les affaires mais aussi son absence de scrupules. Par exemple, pendant la guerre de Sécession, il achète des fusils obsolètes, les remet en état et les revend à l'armée beaucoup plus cher. Cependant, ces armes étaient défectueuses et le gouvernement refusera de payer Morgan ! En 1871, il forme avec Anthony Drexel la Drexel, Morgan & Company, qui succède à la banque J.S. Morgan & Co.  (fondée par Junius Spencer Morgan, son père) et se distingue rapidement par sa modernité pour l’époque. Dès 1895, elle changera de nom pour s’appeler J.P. Morgan & Co. La croissance fulgurance de J.P. Morgan (1871-1935) Entre 60 ans, la petite banque new-yorkaise devient à la fois un acteur influent aux Etats-Unis et une institution financière de premier plan au niveau mondial. D’abord, J.P. Morgan s’impose rapidement comme l'une des banques d'investissement les plus importantes aux Etats-Unis et y joue un rôle clé dans le financement des grands projets industriels, en particulier dans les domaines des chemins de fer, de l'acier et de l'électricité. Ensuite, J.P. Morgan accompagne la consolidation de nombreuses industries américaines. Par exemple, la banque orchestre la fusion de plusieurs entreprises sidérurgiques pour créer l’U.S. Steel, l’une des plus grandes entreprises du secteur à l'époque. Conjointement avec la Standard Oil des Rockefeller, la banque crée aussi la Northern Securities Company (qui réunit la Northern Pacific Railroad et la Great Northern Railways, deux entreprises qui reliaient l'Atlantique au Pacifique). De fait, Morgan contrôlait avant 1914 environ un tiers du réseau ferré américain ! Enfin, J.P. Morgan est intervenue de manière significative lors de crises financières majeures, par exemple lors de la panique de 1907 au cours de laquelle la banque organise des opérations de sauvetage pour stabiliser le système financier américain. Pendant cette période, J.P. Morgan a aussi mené avec succès à la fois une diversification de ses activités (conseil financier, gestion de fortune, financement) et élargi sa présence à l’international. La banque a joué un rôle important dans le développement industriel des États-Unis et a contribué à façonner l'économie américaine de l'époque au travers de ses différentes activités. Morgan Stanley, un « spin-off » de J.P. Morgan (1935) La création de Morgan Stanley en 1935 suit l'évolution de la réglementation financière aux Etats-Unis. Concrètement, le gouvernement américain adopte en 1933 le Banking Act, plus largement connu sous le nom de loi Glass-Steagall. Cette évolution législative est une réponse directe à la Grande Dépression et aux problèmes financiers qui l'ont précédée (quand beaucoup de petits épargnants ont perdu leurs économies suite à l’effondrement du système financier en 1929…). Précisément, la loi Glass-Steagall introduit une séparation stricte entre les activités de banque de détail (c’est la banque commerciale, celle pour les particuliers avec les dépôts et les prêts) et les activités de banque d'investissement (c’est a banque d’affaires pour la grande clientèle). Par conséquent, les banques commerciales ont été contraintes de se séparer de leurs activités de banque d'investissement. En réponse à la loi Glass-Steagall, J.P. Morgan doit donc se diviser en deux entités distinctes dès 1935 : Une partie devient Morgan Stanley, spécialisée sur les activités de banque d'investissement et de gestion de patrimoine L'autre partie devient Morgan Guaranty Trust Company, axée sur les activités de banques de détail Pourquoi aller chez J.P. Morgan ou Morgan Stanley ? Les deux banques ont une histoire commune. Même si leur spécialisations étaient différentes en 1935, elles se ressemblent beaucoup aujourd’hui. D’ailleurs, elles attirent de nombreux étudiants chaque année. Pourquoi ? Deux « bulge brackets » américaines J.P. Morgan et Morgan Stanley appartiennent toutes les deux au groupe des « bulge brackets », une expression couramment utilisée dans le domaine de la banque d’affaires pour désigner les plus grandes et prestigieuses banques d'investissement du monde. Elles se distinguent d’ailleurs des traditionnelles boutiques M&A comme Lazard, Rothschild & Co ou Centerview. Leurs caractéristiques principales sont les suivantes : Taille et envergure internationale Les « bulge brackets » opèrent à l'échelle mondiale. Elles sont présentes dans de nombreux pays à travers le monde et sont actives sur les marchés financiers internationaux. J.P. Morgan et Morgan Stanley sont des mastodontes de la finance : la première est présente dans 60 pays (250 000 professionnels) et la seconde opère dans 40 pays (70 000 professionnels). Diversification des services Les « bulge brackets » offrent une gamme complète de services financiers : financement, gestion d'actifs, trading, recherche, conseil en M&A, etc. Cette diversification leur permet de servir une clientèle variée, allant des grandes entreprises aux gouvernements en passant par les investisseurs institutionnels. Participation aux grandes transactions Les « bulge brackets » sont fréquemment impliquées dans les opérations les plus importantes et les plus complexes, à la fois dans le financement (avec les introductions en bourse ou les émissions d'obligations) et les fusions et acquisitions de grande envergure. En France, J.P. Morgan a par exemple récemment conseillé Swile dans l’acquisition de Bimpli (services dématérialisés d’avantages aux salariés) auprès de BPCE. De plus, Morgan Stanley a accompagné Thales dans son rachat de Imperva (société américaine spécialisée dans la cybersécurité) pour 3,6Mds$ auprès du fonds de Private Equity Thoma Bravo. Réputation et prestige En raison de leur taille, de leur expertise et de leur histoire, les « bulge brackets » jouissent généralement d'une réputation prestigieuse dans le monde financier. Elles attirent souvent les meilleurs talents et peuvent compter sur des relations solides avec les entreprises, les investisseurs et les régulateurs. Les autres « bulge brackets » sont par exemple Goldman Sachs, Citi, Bank of America ou encore Deutsche Bank. Paris : le nouveau « hub » européen des banques américaines ? Depuis plusieurs années, Paris concurrence frontalement les grandes places financières internationales, en particulier Londres et New York. Pourquoi ? Les conséquences du Brexit D’abord, le « Brexit » a déclenché des transferts d’activités de Londres vers d’autres capitales européennes, dont Paris évidemment. Ensuite, la vie quotidienne y est appréciée. Parmi les éléments cités par les banquiers : les brasseries, les écoles internationales, la possibilité d'habiter à proximité de leur siège au centre-ville (Paris est moins étalée que Londres ou New York). Enfin, la qualité des grandes écoles et universités françaises est unanimement reconnue. Les campus parisiens sont un vivier de recrutement riche pour les banques. L'environnement pro-business en France Certaines banques mettent aussi en avant le rôle d'Emmanuel Macron. Ancien banquier d'affaires chez Rothschild & Co, il sait courtiser les dirigeants de Wall Street, notamment le CEO de J.P. Morgan Jamie Dimon qui a été reçu à l’Elysée en 2021. Plus largement, le regard des banques étrangères s’est amélioré grâce à des mesures d’incitation fiscale (réduction de l’IS) ou de flexibilité (la loi Travail qui rend plus facile les embauches et licenciements). La présence de J.P. Morgan et Morgan Stanley en France J.P. Morgan et Morgan Stanley s’inscrivent pleinement dans cette dynamique. Suite au Brexit, Paris s’est imposé comme le premier « hub » de J.P. Morgan en Europe. Ses effectifs ont augmenté de 250 à 800 salariés, avec la moitié rapatriée de Londres (en particulier sur les activités de « marché ») et qui travaillent dans le nouvel immeuble de la banque situé près du Louvre et inauguré en 2021. De même, la France occupe une place particulière pour Morgan Stanley. En effet, c’est à Paris que la banque américaine a ouvert son premier bureau européen en 1967, avant Londres et Francfort ! Et depuis quelques années, sous la direction d'Emmanuel Goldstein (qui a succédé à René Proglio), la banque s’active pour renforcer ses activités parisiennes. En deux ans, ses effectifs ont d’ailleurs augmenté de 150 à 400 personnes, dont une partie qui travaillent dans un nouveau centre de recherche financier. Vous souhaitez travailler en M&A dans des banques comme J.P Morgan ou Morgan Stanley ? C’est difficile d’intégrer ces banques. La concurrence est rude. Une bonne préparation est nécessaire ! Pour vous aider, deux anciens banquiers de Lazard ont lancé Training You en 2019 pour aider les étudiants à préparer les entretiens en M&A et plus globalement en Corporate Finance. Les formations regroupent tout ce que vous devez connaitre pour réussir un process de recrutement : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Quentin Demaret

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Entreprise
Centerview, la boutique M&A qui défie les grandes banques

Centerview fait de plus en plus rêver les candidats. Dans le monde feutré des banques d’affaires, de nouveaux acteurs apparaissent régulièrement pour concurrencer les grandes institutions traditionnelles, souvent en place depuis plusieurs décennies (plus d’un siècle parfois…). Parmi ces nouveaux acteurs, ce sont les « boutiques » M&A qui prennent le plus de place. La « boutique » est une structure indépendante. Elle ne possède pas de bilan. Son seul service offert au client, c’est le conseil. Au contraire, les banques universelles (telles que BNP Paribas, Goldman Sachs et autres) font à la fois du conseil et d’autres activités (financement, trading, etc.). Et parmi ces nouvelles « boutiques » M&A, Centerview figure en bonne place ! Mieux, elle se distingue par un parcours « fulgurant » depuis sa création aux États-Unis en 2006. Au point de détrôner les « vieilles maisons » comme Lazard ou Rothschild ? Dans cet article, nous allons d’abord revenir sur les origines de Centerview, puis raconter son arrivée tonitruante à Paris et enfin parcourir le process de recrutement original mis en place par la boutique à Paris. Centerview : la « petite boutique M&A » qui concurrence les géants de Wall Street Les origines de Centerview Centerview a été fondée en juillet 2006 par un groupe de banquiers d'affaires aux Etats-Unis. Parmi eux, on retrouve Blair Effron (ancien vice-président d'UBS), Robert Pruzan (ancien président de Wasserstein Perella & Co) et d'autres personnalités influentes du Wall Street de l’époque comme Stephen Crawford (ancien co-président de Morgan Stanley), Adam Chinn (ancien associé de Wachtell Lipton) ou James Kilts (ancien PDG de Gillette). L’idée est claire : concurrencer frontalement les grandes banques de Wall Street qui détiennent à cette époque la grande majorité du marché tant convoité des M&A. La recette est simple : capitaliser sur le réseau respectif des co-fondateurs et innover avec une politique marketing agressive. En effet, les premiers deals conseillés par Centerview se font sans fees pour permettre aux clients de juger de la qualité du travail. Et cela fonctionne ! Centerview gagne rapidement en notoriété et brille par sa capacité à conclure des deals emblématiques qui attirent l'attention de l'industrie. Le plus spectaculaire de tous reste certainement l'acquisition de Time Warner par AT&T en 2018 pour 85 milliards de dollars. Un deal qui a marqué le secteur des médias et du divertissement. L’opération permet à Centerview de se positionner comme un acteur clé du large cap aux Etats-Unis. Rappelons cependant que AT&T revendra l’actif (devenu WarnerMedia) à Discovery trois ans plus tard pour se recentrer sur ses activités d’opérateur télécoms… Autre gros deal : le conseil de Tiffany dans son rachat par LVMH en 2020 pour 16 milliards de dollars, une opération marquante dans le secteur du luxe. En plus de ces deals, Centerview réalise aussi des recrutements de poids. Citons seulement deux exemples : Robert Rubin (ancien secrétaire au Trésor des Etats-Unis) arrivé en tant que Senior Advisor en 2010 et Rahm Emanuel (ancien maire de Chicago) qui lancera un nouveau bureau dans sa ville en 2019. Les expertises de Centerview Aujourd’hui, au-delà des opérations M&A (et du conseil en financement), Centerview propose aussi 3 autres types de conseils à ses clients : Conseil stratégique (hors du cadre transactionnel classique). Exemple : définir la stratégie opérationnelle de l’entreprise Conseil en restructurations (quand la structure financière de l’entreprise pose problème). Exemple : recapitalisations, placement sous la protection du Chapter 11 aux Etats-Unis, revue de Business Plan pour communiquer auprès des créanciers Conseil des boards (quand un avis indépendant est pertinent). Exemple : special committees, fairness opinion, défense contre des OPA ou fonds activistes Centerview : l’arrivée d’un « mastodonte » à Paris L'ouverture du bureau de Paris en 2020 Quand Centerview débarque à Paris en 2020, elle a déjà gagné son statut de boutique « référence » dans le monde des M&A. D’abord, son dealflow américain est élevé. Ensuite, elle conseille sur des opérations large cap. Enfin, elle a déjà entamé son développement à l’international, avec par exemple l’ouverture d’un premier bureau en Europe à Londres. Mais la jeune boutique américaine veut frapper fort en France. D'ailleurs, Paris est son premier bureau en Europe continentale. Pour cela, elle attire l’un des banquiers les plus connus de sa génération sur la place parisienne. Surtout, elle le recrute chez la « vieille rivale » Lazard, véritable temple de la banque d’affaires et inventeur des M&A modernes. Cela sera Mathieu Pigasse qui dirigera le nouveau bureau parisien de Centerview. Celui-ci emmène dans ses bagages plusieurs banquiers de Lazard, dont Nicolas Constant et Pierre Pasqual. Le « style Lazard » chez Centerview à Paris fonctionne rapidement. Grâce à l'expertise et l'expérience de ces banquiers chevronnés, Centerview gagne rapidement en crédibilité et réputation sur le marché français. « On a démarré à cinq en plein confinement avec beaucoup d'énergie à un moment où les dirigeants avaient un grand besoin d'échange et de réfléchir à l'après-crise », raconte aujourd’hui l’un des premiers banquiers de la boutique à Paris. Depuis ses locaux de l’avenue Matignon puis aux « 51 Hoche » (son nouveau siège parisien depuis 2023), Centerview est passée de 5 à 30 banquiers en trois ans. Aux côtés des anciens Lazard, elle a aussi recruté l’associé-gérant de Rothschild & Co Grégoire Heuzé (aujourd’hui parti pour fonder sa propre boutique Altamoda) ou le co-responsable de la banque d'investissement de Barclays à Paris et spécialiste des deals bancaires et financiers Yann Krychowski. Un dealflow déjà impressionnant Surtout, son dealflow est impressionnant avec un track record bien rempli. La boutique a conseillé sur une vingtaine de deals en France. Quelques exemples : Vente du bloc d’Engie dans Suez à Veolia (conseil des administrateurs d’Engie) Rachat des cliniques C2S par Elsan au fonds d’investissement Eurazeo (conseil de Elsan) Entrée de CVC dans la Ligue de Football Professionnel (conseil de la LFP) Acquisition par Ardian de GreenYellow à Casino (conseil de Ardian) Rachat de April par KKR (conseil de KKR) Acquisition de Newcrest par Newmont (conseil de Newmont) Rachat de Provention Bio par Sanofi (conseil de Provention Bio) Acquisition par L’Oréal de Aesop auprès de Natura & Co (conseil de L’Oréal) Rachat du RC Strasbourg pat BlueCo (conseil du RC Strasbourg) Rachat par Kering des parfums Creed (conseil de Kering) Ce dealflow impressionnant a permis à Centerview de faire son entrée dans le top 10 des League Tables françaises au premier semestre 2023. Dans le classement Refinitiv, la boutique se classe à la 6ème position derrière des acteurs historiques du secteur comme BNP Paribas, J.P. Morgan, Lazard et Rothschild & Co. Centerview : un processus de recrutement atypique et exigeant Centerview se démarque également par son processus de recrutement non conventionnel. Plutôt que de se concentrer uniquement sur les diplômes prestigieux, la banque accorde une importance primordiale aux compétences analytiques, à la capacité de résolution de problèmes complexes et à la créativité des candidats. Le processus de recrutement de Centerview comprend souvent des études de cas stimulantes. Ce qui permet aux candidats de démontrer leurs compétences pratiques. Cette approche innovante a permis à Centerview de constituer une équipe diversifiée et talentueuse, apportant des perspectives variées dans leurs transactions. A Paris, le process de recrutement se déroule généralement en deux tours : Premier tour : Le candidat a 2 entretiens avec des banquiers juniors (analystes ou associates). Les entretiens sont structurés de manière classique, avec du fit et de la technique. Deuxième tour : Le candidat est invité à un « Superday » (une sorte d’Assessment Center à l’anglo-saxonne). Il regroupe plusieurs candidats. Chacun a des entretiens avec une grande partie de l’équipe (dont plusieurs banquiers seniors). Chaque candidat est confronté à 4 types d’entretien : General Fit & Leadership. Ce sont les question de fit classiques d’un entretien en M&A Problem Solving. Ce sont généralement des mises en situation Work Ethic & Work. C’est un entretien axé sur le fit à l’anglo-saxonne, avec des competency-based questions Technique. C’est un entretien classique qui évalue la compréhension des concepts financiers de base du candidat L’un des entretiens peut être réalisé en anglais. Aussi, les candidats ont généralement un call avec une RH de New-York au début du process pour vérifier la cohérence de la candidature. Conclusion : Centerview est une nouvelle force dans les M&A Centerview s'est donc imposée comme une force majeure parmi cette nouvelle génération de boutiques M&A qui concurrence les banques d’affaires traditionnelles. Son expansion à Paris et son impressionnant dealflow en à peine quelques années témoignent de sa capacité à rivaliser avec les plus grands acteurs du secteur. Avec sa récente entrée dans le top 10 des banques d'affaires en France, Centerview confirme sa position en tant que banque incontournable sur le marché français. Cependant, Centerview reste « une jeune boutique » par rapport aux autres grands acteurs des M&A en France comme Lazard et Rothschild & Co. L’enjeu du développement de la banque en France est important dans les prochaines années. Clairement, il faudra compter sur elle !  Vous souhaitez travailler en M&A chez Centerview ? C’est possible mais difficile d’intégrer ce type de boutique M&A. La concurrence entre les étudiants est rude. Et une bonne préparation est nécessaire ! Pour vous aider, deux anciens banquiers de Lazard ont lancé Training You en 2019 pour aider les étudiants à préparer les entretiens en M&A et plus globalement en Corporate Finance. Les formations regroupent tout ce que vous devez connaître pour réussir un process de recrutement : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Théa Chaduteau

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Entreprise
Lazard, la boutique qui a inventé le M&A moderne

« Pour beaucoup, Lazard est la maison qui a inventé la banque d’affaires moderne, celle des fusions-acquisitions » écrit en 2006 Martine Orange dans son « best-seller » dédié à la banque Ces Messieurs de Lazard. Pourquoi donne-t-on aujourd’hui à Lazard cette importance ? L’histoire de la banque Lazard résonne comme celle d’une « saga familiale » débutée au milieu du 19ème siècle et qui se poursuit aujourd’hui. Lancée par les « frères Lazard » en 1848, la petite quincaillerie deviendra en 150 ans d’histoire hors du commun l’une des marques les plus reconnues de la banque d’affaires. A la fois admirée et redoutée, Lazard a enchainé les coups d’éclats, les succès mais aussi les faux pas et les déclins. Surtout, elle a conquis le monde à force de travail (dealflow exceptionnel) et grâce à la vision de plusieurs associés-gérants qui ont fait l’histoire de la banque (personnalités clés). Surtout, elle a fortement influencé le capitalisme mondial et évidemment participé à l’émergence du M&A moderne. Dans cet article, nous aborderons d’abord les origines de Lazard, puis la construction progressive du « mythe » autour de la banque au fur et à mesure de son développement, enfin la consécration de Lazard comme banque de référence dans les M&A aujourd’hui. Aussi, nous évoquerons à la fin quelques « grands banquiers » de Lazard qui ont largement contribué à l’histoire de la banque. Les origines de Lazard : une banque entre la France et les Etats-Unis Lazard Frères est fondée en 1848 par trois frères lorrains (origine française de la banque) à La Nouvelle-Orléans en Louisiane (origine américaine de la banque). Précisément, Alexandre, Lazare et Simon Lazard émigrent aux États-Unis et y lancent une activité de négoce (mercerie, quincaillerie, épicerie, etc.). La fratrie est rapidement rejointe par Elie (le 4ème frère Lazard) et leur cousin Alexandre Weill. Et l’activité initiale de négoce est progressivement remplacée par le service financier. En effet, dans le contexte de la ruée vers l’or de l’époque, la famille s'installe à San Francisco en Californie pour stocker l'or des pionniers, organiser les transferts d'or vers les familles en France et financer ponctuellement des premiers clients. Ce sont les débuts de la banque Lazard ! Le mythe Lazard : une banque au cœur de l’économie et de la finance mondiale Lazard occupe rapidement une place prépondérante dans les milieux d’affaires français et américains. A la fin du 19ème siècle, depuis ses différentes « maisons » (Paris, New York et Londres), elle s’est imposée comme une référence de la finance mondiale. Et à partir du début du 20ème siècle, la banque sera intimement liée à l’évolution du capitalisme moderne. Des opérations spectaculaires D’abord, Lazard est intervenue lors de nombreuses opérations spectaculaires. A la fois au service des gouvernements et des entreprises. Pour les gouvernements (et municipalités) : Défense du « franc » en 1924 contre la spéculation internationale. La banque intervient sur les marchés des changes pour le compte du gouvernement de Raymond Poincaré Remise en ordre des finances de la ville de New York. Elle était en quasi-faillite en 1975 (avec l’entregent de Félix Rohatyn) Conseils des gouvernements de Jacques Chirac et Michel Rocard lors des grandes privatisations de la fin des années 1980. Avec le recrutement de banquiers proches des milieux étatiques comme David Dautresme ou Georges Ralli Pour les entreprises : Accompagnement de André Citroën dans la restructuration financière de sa société automobile en 1927 Conseil lors de la création de la compagnie aérienne Air Inter en 1954 Conseil lors de la première OPA hostile aux Etats-Unis qui opposait trois sociétés américaines à Franco-Wyoming en 1964 Conseil du conglomérat ITT pour le rachat d’Avis en 1965 Conseil sur le rapprochement entre Peugeot et Citroën en 1976 Une influence sur les entrepreneurs Ensuite, Lazard a accéléré la carrière de certains « capitaines d'industrie » français (avec l’influence marquée d’Antoine Bernheim, le banquier « faiseur de roi » de Lazard) : Bernard Arnault quand il souhaite racheter Boussac puis lors des opérations du rapprochement entre Moët-Hennessy et Louis Vuitton. Jusqu’à sa disparition, Bernheim se plaisait à souligner les « trop petites » faveurs que Bernard Arnault lui attribuait en guise de remerciements : une réduction de 30% chez Dior, un foulard pour son anniversaire et des caisses de Moët en fin d'année… Antoine Riboud (patron de BSN) dans sa tentative d’OPA hostile (et ratée…) sur Saint-Gobain en 1968 mais aussi dans ses futures acquisitions qui donneront naissance au groupe Danone actuel Vincent Bolloré dans la construction de son empire François Pinault dans la croissance de son groupe avec l'acquisition du Printemps La consécration de Lazard : une banque M&A référence dans le monde Le succès dans les années 1980 Lazard a régné sans partage sur les M&A dans les années 1980 et 1990 en France. D’ailleurs, elle échappe « miraculeusement » à la nationalisation en 1981. Cela ne sera pas le cas d’autres banques comme Paribas ou Rothschild. Cette décision s'explique grâce aux relations amicales entre André Meyer et Jacques Attali, le jeune conseiller du président élu François Mitterrand. Malgré un petit « passage à vide » dans les années 2000 (concurrence féroce de Rothschild & Co, des banques américaines et des nouvelles boutiques, rivalités internes, etc.), la maison est aujourd’hui l’une des banques d’affaires les plus prestigieuse au monde. En France, sa réputation est intacte. D’ailleurs, Lazard « ne se refuse pas » pour de nombreux étudiants ! Un leader sur la place au niveau mondial Aujourd'hui, Lazard, c’est avant tout une banque d’affaires indépendante (une « boutique » dont le seul métier est le conseil financier) au milieu des grandes banques universelles, qui maintient une forte dimension internationale (présence dans plus de 25 pays) et qui propose 5 principaux types de conseils : M&A (son activité historique) Restructuration (dans le cadre de situations spéciales) Levée de capitaux (conseil en financement en equity et en dette) Politique économique et financière. C’est la fameuse activité de conseil aux gouvernements. Elle se lance en 1974 dans le cadre de la « troïka » avec Lehman Brothers et Warburg. Et elle reste aujourd’hui une spécialité de Lazard Gestion d’actifs (pour les clients fortunés). Elle se lance en 1953 à Londres et se nomme aujourd’hui Lazard Asset Management Lazard est aussi entrer dans la « modernité » au tournant du 21ème siècle. Deux évènements majeurs marquent cette transition : Premièrement, les « trois maisons » (Paris, New York et Londres) se réunifient en 2000 à l’initiative de Michel David-Weill, après avoir repris les parts du groupe Pearson (actionnaire historique de Lazard Londres) Deuxièmement, Lazard fait son entrée à la bourse de New York en 2005 sous l’impulsion de Bruce Wasserstein (nommé à la présidence de la banque en 2002 par Michel David-Weill) Actuellement, Lazard est dirigée par l’américain Peter Orszag. Il a succédé à Kenneth Jacobs en 2023. Ce dernier avait lui-même pris la place de Bruce Wasserstein à son décès en 2009. Les banquiers de Lazard : une banque aux fortes personnalités Lazard a forgé des personnages clés dans l’histoire des M&A qui sont à l’origine de nombreux bouleversements dans le monde des affaires. Quelques exemples : André Meyer Surnommé le « Picasso de la finance », il dirige la banque pendant plus de 30 ans et y développe des métiers lucratifs comme le Venture Capital ou l’immobilier. Pour lui, « le véritable secret de Lazard, c'est de savoir garder les secrets ». Le culte de la discrétion a toujours été mis en avant par Lazard. Felix Rohatyn Il rejoint la banque comme stagiaire à 20 ans. Il devient associé en 1961 puis Managing Director et responsable de la branche américaine de Lazard jusqu'en 1997. Puis, il est ambassadeur des Etats-Unis à Paris. Michel David-Weil Entré en 1956 à 24 ans au sein de la banque et qui en devient le président en 1975, il est le « dernier empereur de Wall Street » laisse un héritage exceptionnel chez Lazard, avec en point culminant la réunification des « trois maisons » historiques de Paris, New York et Londres en 2000. Michel David Weil quitte Lazard en 2004 après un bras de fer avec l'américain Bruce Wasserstein, à qui il avait pourtant confié les rênes de la banque trois ans plus tôt. Bruno Roger Il rejoint la banque en 1954 à 21 ans après l'obtention de son diplôme et qui y fera toute sa carrière : gérant en 1973, associé-gérant en 1978 et président de Lazard France de 2002 à 2017. Sous l’influence de Bruce Wasserstein et sur les conseils d’Alain Minc, Bruno Roger recrute Matthieu Pigasse en 2002 qui lui succèdera comme directeur général de Lazard Paris en 2017. Antoine Bernheim Il est recruté par André Meyer et surnommé « le banquier faiseur de roi » ou « le parrain du capitalisme français ». En effet, il a aidé Vincent Bolloré, Bernard Arnault ou encore Francois Pinault à construire leurs empires industriels. Entré au sein de la banque en 1963, c’est lui qui invente les systèmes complexes de holding qui permettent à un actionnaire de prendre le contrôle d'un empire avec une mise de fonds réduite. Ce système sera fortement utilisé par ses clients. Dont un certain Vincent Bolloré, qui les appelle les « les poulies bretonnes ». Bruce Wasserstein Ancien de First Boston et légende de Wall Street, il a participé à plusieurs deals emblématiques des années 1990. Et il cède sa boutique de conseil Wasserstein Perella à Dresdner en 2000, au plus haut du cycle. Il rejoint ensuite Lazard ou il est nommé à la présidence par Michel David Weil. Cette nomination intervient devant plusieurs prétendants en interne. Comme Edouard Stern, Bill Loomis ou Jean-Marie Messier. Bruce Wasserstein impulse l’introduction en bourse de Lazard en 2005. Mathieu Pigasse D'abord, il est associé-gérant chez Lazard de 2002 à 2015. Puis, il est directeur général délégué de Lazard Frères à Paris à partir de 2009. Enfin, il est responsable des M&A et du conseil aux gouvernements à l’échelle mondiale en 2015 jusqu'à sa démission en 2019. En effet, il rejoint à cette date la rivale Centerview. Il figure parmi les hommes clés de l'histoire récente de Lazard pour son rôle dans plusieurs transactions importantes, y compris le sauvetage de la Grèce lors de la crise de la dette souveraine. Kenneth Jacobs Il rejoint la banque comme Partner en 1991 pour diriger les activités américaines de la banque. Avec lui Lazard fait son entrée sur de nouveaux marchés et ajoute dans son arsenal de métier les restructurations et conseils en investissement stratégique. Il est président entre 2009 et 2023. Peter Orszag lui succèdera. Vous souhaitez travailler en M&A chez Lazard ? C’est difficile d’intégrer ce type de boutique M&A. La concurrence est rude. Une bonne préparation est nécessaire ! Pour vous aider, deux anciens banquiers de Lazard ont lancé Training You en 2019 pour aider les étudiants à préparer les entretiens en M&A et plus globalement en Corporate Finance. Les formations regroupent tout ce que vous devez connaitre pour réussir un process de recrutement : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Lucas Gill

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8 boutiques M&A tech à suivre

Les boutiques M&A dans la tech sont nombreuses. En effet, la tech est un secteur en pleine croissance. Par conséquent, les opérations M&A sont nombreuses dans ce domaine ! Si vous souhaitez faire un stage en M&A dans le secteur tech, vous avez le choix ! D’une part, vous pouvez rejoindre une équipe sectorisée au sein d’une banque universelle (ex : BNP Paribas, Goldman Sachs, Morgan Stanley, etc.) ou une boutique indépendante (ex : Lazard avec sa réputée équipe TMT) D’autre part, vous pouvez travailler dans une boutique indépendante qui ne fait que de la tech. Et il y en a de plus en plus sur la place parisienne ! Dans cet article, on vous présente 8 boutiques M&A spécialisées sur la tech à suivre dans les prochaines années. 1) Cambon Partners Fondée en 2003 par David Salabi, Cambon Partners (anciennement la Financière Cambon) accompagne les entreprises dans l’ensemble de leurs opérations (acquisitions, levées de fonds et cessions) à chaque étape du cycle de vie (Venture, Growth Capital, LBO et M&A). Depuis son lancement, Cambon Partners s’est développée rapidement : Plus de 400 opérations réalisées (dont 200 réalisées entre 2017 et 2022) Ouverture de plusieurs bureaux à Londres, San Francisco et Pékin Plus de 50 collaborateurs (dont 8 associés) Exemple de deal : En 2021, Cambon Partners a conseillé Qualium dans la cession de sa participation au capital de Labelium (agence de conseil en marketing numérique) à Charterhouse Capital Partners sur la base d’une valorisation de 300m€, soit 15 fois l’Ebitda de la cible. Processus de recrutement : Retrouvez toutes les informations sur la page dédiée à Cambon Partners sur notre site ici. Pourquoi choisir Cambon Partners ? Parmi les boutiques M&A tech, Cambon Partners s’est clairement imposée comme la boutique de référence ces dernières années à Paris dans la tech ! Pour découvrir Cambon Partners : Vous pouvez aussi visionner notre podcast Career Insights avec son fondateur David Salabi :  2) Clipperton Co-fondée en 2003 par Nicolas von Bulow et Stéphane Valorge, Clipperton conseille ses clients dans 3 domaines : M&A (acquisitions ou cessions) Growth Financing : financement dans le cadre de levées de fonds (focus sur les séries B et C et le Growth Equity) Tech Buy-Out : financement dans le cadre d’opérations de LBO Clipperton met en avant une expertise dans 6 secteurs (tous liés à la tech) : Consumer Internet, SAAS, Digital Services & Media, Healthtech, New Hardware & Telecom et Fintech. Exemple de deal : En 2023, Clipperton a conseillé la filiale de BPCE Bimpli (services dématérialisés d’avantages aux salariés) dans sa cession à Swile dans une opération entièrement réalisée par échange de titres, ce qui fait de BPCE le premier actionnaire de Swile. A l’issue de l’opération, BPCE détenait ainsi 22% du capital de Swile sur une base pleinement diluée. Processus de recrutement : Retrouvez toutes les informations sur la page dédiée à Clipperton sur notre site ici. Pourquoi choisir Clipperton ? Parmi les boutiques M&A tech, le positionnement de Clipperton est unique sur le marché. Entre le M&A et le Conseil. Certainement lié au profil des deux fondateurs (entrepreneuriat et Conseil en stratégie), la boutique met en avant à la fois une forte expertise sur l’exécution financière et de solides compétences analytiques pour définir la stratégie des clients sur leurs marchés. De plus, l’arrivée de Natixis au capital permet une institutionnalisation de la boutique, qui peut maintenant intervenir sur des transactions plus importantes en taille (potentiellement en co-mandat avec Natixis Partners). Pour découvrir Clipperton : Vous pouvez aussi visionner aussi notre webinaire avec son co-fondateur Stéphane Valorge :  3) GP Bullhound Fondée aux débuts de la bulle Internet en 1999 à Londres et présente à Paris depuis 2016, GP Bullhound intervient sur 3 types d’opérations : Les fonds étrangers qui veulent acquérir une startup française Les fonds français qui veulent investir à l’étranger Les entrepreneurs qui cèdent leur startup GP Bullhound a développé une forte expertise sur 5 practices : Software, Digital Media, Digital Commerce, Fintech et Digital Services. Exemple de deal : En 2022, GP Bullhound a accompagné EcoVadis (spécialiste de la notation ESG) dans sa nouvelle levée de fonds de 500m$ auprès d’un pool d’investisseurs, parmi lesquels Astorg et General Atlantic (qui contribuent à hauteur de 85% du tour de table), GIC (le fonds souverain de Singapour) et le fonds californien Princeville Capital. La valorisation dépasse 1Md€. A l’issue de l’opération, CVC Growth Partners (qui avait mené la Série B en 2020) reste le principal actionnaire institutionnel de la cible, tandis que Partech (qui avait mené la Série A en 2016) acte sa sortie. Processus de recrutement : Retrouvez toutes les informations sur la page dédiée à GP Bullhound sur notre site ici. Pourquoi choisir GP Bullhound ? Parmi les boutiques M&A tech, au-delà du conseil financier classique, GP Bullhound est aussi présent dans le capital investissement ! Ses fonds investissent dans des entreprises de la tech, prioritairement dans les secteurs suivants : Gaming, Software, Marketplaces, Semi-conducteurs, Digital entertainment ou Fintech. Récemment, GP Bullhound est entrée au capital de grosses sociétés de la tech comme Revolut, Spotify ou encore Slack ! 4) Kickston Co-fondée en 2020 par Amaury Boelle et Marc Forestier, la jeune boutique Kickston intervient principalement sur le segment Small Cap, avec une spécialisation sur deux verticales : Consumer et Tech. Depuis son lancement, Kickston a conseillé sur 22 opérations (dont 10 sur l’année 2022), essentiellement des levées de fonds et quelques cessions. Pour chaque opération, Kickston s’appuie sur des Senior Advisors, actuels ou anciens entrepreneurs et spécialistes de chaque secteur pour apporter une expertise sectorielle en plus de l’expertise purement financière de la banque. Exemple de deal : En 2023, Kickston a conseillé Qairn (jeune startup créée en 2021) dans sa fusion avec Clardian (leader historique sur le marché) pour créer Ubaq, un leader européen des processus règlementaires pour l’industrie de la santé. Processus de recrutement : Le process de recrutement comprend 2 tours : Premier tour : un entretien à distance avec un banquier Deuxième tour : un test technique de 30 minutes avec des questions techniques et un entretien de fit avec un banquier Pourquoi choisir Kickston ? Chez Kickston, vous rejoignez à la fois une banque d’affaires innovante totalement immergée dans l’écosystème tech parisien et un projet entrepreneurial fort avec une vraie volonté de croissance. Cette double dimension se retrouve chez les fondateurs : Amaury est un ancien « Serial Entrepreneur » (il a fondé trois startups avant Kickston) et Marc est un ancien banquier d’affaires (il est passé par Avolta, Financière de Courcelles ou encore Clairfield). Pour découvrir Kickston : Vous pouvez aussi visionner aussi notre webinaire avec son co-fondateur Marc Forestier :  5) Tao Partner Créée en 2019 par Benoit Mercier, Tao Partner (le nom vient du taoïsme, l’un des trois piliers de la pensée chinoise avec le confucianisme et le bouddhisme, qui se fonde sur l'existence d'un principe à l’origine de toute chose) accompagne les entreprises dans leur développement sur des sujets de levées de fonds, M&A et plus généralement de Corporate Development. Depuis le lancement, la boutique a conseillé une vingtaine de clients à travers l'Europe. Tao Partner intervient dans différentes industries : Mobility, Fintech, IoT, Energie, Solutions SaaS, Affordable luxury, Medias, PropTech, Smart City, etc. Exemple de deal : En 2022, Tao Partner a conseillé la société toulousaine Naïo Technologies (spécialiste de la robotique agricole) dans sa nouvelle levée de fonds de 32m€ pour accélérer sa croissance industrielle et commerciale. Le tour de table est mené par Mirova (filiale de Natixis IM dédiée à l’investissement durable) et rassemble les investisseurs historiques (Bpifrance, Capagro, Demeter, Pymwymic et Codema) ainsi que les fonds régionaux M Capital et Aris Occitanie (Agence Régionale des Investissements Stratégiques). Processus de recrutement : Le process comprend 2 entretiens : Premier entretien : à distance, avec un Associate sur le fit (surtout la motivation pour la tech et Tao Partner) Deuxième entretien : sur place, avec un ou deux banquiers sur le fit et la technique Pourquoi choisir Tao Partner ? Parmi les boutiques M&A tech, les locaux de Tao Partner sont juste incroyables ! Vous allez travailler sur une péniche, avec une vue imprenable sur la Seine et quelques-uns des plus beaux monuments de Paris (Tour Eiffel, Arche de La Défense, Tour Montparnasse, etc.). De plus, aucun présentéisme n’est demandé aux jeunes banquiers chez Tao Partner. L’équilibre de vie pro/perso est fortement respecté, et même encouragé. Pour découvrir Tao Partner : Vous pouvez aussi visionner aussi notre webinaire avec un ancien associate de l'équipe Talel Habachi :  6) Y Ventures Créée en 2018 par Yannick Henriot, Y Ventures est une jeune boutique entièrement dédiée aux sociétés en forte croissance ou qui intègrent une composante technologique marquée en Europe. Depuis sa création, Y Ventures a déjà réalisé plus de 60 opérations ! La société a développé une forte expertise dans plusieurs verticales, dont : Software & Platforms, Retail & E-Commerce, Real Estate, Healthcare et Fast Moving Consumer Goods & Industry. Exemple de deal : En 2022, Y Ventures a accompagné Chapsvision (spécialiste du traitement de la donnée) dans sa levée de fonds de plus de 100m€ pour devenir un acteur de référence du traitement massif des données. Le tour de table a été mené par Bpifrance, Tikehau Ace Capital et Tikehau Capital. Processus de recrutement : Le processus de recrutement comprend deux entretiens : Premier entretien : avec un Associate sur le fit et la technique (pour vérifier les bases) Deuxième entretien : avec Yannick Henriot (le fondateur de la boutique), davantage axé sur le fit, l’actualité du secteur et un peu de technique Pourquoi choisir Y Ventures ? En moins de 5 ans, Y Ventures a déjà conseillé sur plus de 60 opérations. Ce dealflow est impressionnant pour une jeune boutique et démontre les compétences à la fois en origination et d’exécution de Yannick et son équipe. Pour les juniors, cela signifie beaucoup d’exposition face à des clients et donc une courbe d’apprentissage élevée. Pour découvrir Y Ventures : Vous pouvez aussi visionner aussi notre webinaire avec son fondateur Yannick Henriot :  7) Ilium Partners Fondée en 2019 par Valentin Salcedo, Ilium Partners est une société de conseil et d’investissement spécialisée dans le domaine de la tech. Avec plus de 20 transactions technologiques réussies au cours des six dernières années, Ilium Partners est l’un des acteurs clés de l’écosystème français. La société est présente à Paris et Barcelone. Exemple de deal : En 2019, Ilium Partners a accompagné Majelan (plateforme de production et de partage de podcasts) dans sa levée de fonds d’un montant de 10m€. Précisément, la société a levé 4m€ auprès d’Idinvest Partners et de plusieurs Business Angels (Jacques Veyrat, Xavier Niel, Fabrice Larue, etc.) et a débloqué en parallèle une deuxième tranche de 6m€. Plusieurs investisseurs historiques ainsi que Bpifrance (via le pôle Industries créatives) ont aussi participé au tour de table. Les fonds vont être utilisés pour déployer sa production de contenus audio narratifs exclusifs et envisager une extension à l’international. Processus de recrutement : Le processus de recrutement comprend deux entretiens : Premier entretien : avec un Associate. C'est sur le fit et technique (pour vérifier les bases) Deuxième entretien : avec Valentin Salcedo (le fondateur de la boutique). Il est davantage axé sur le fit, l’actualité du secteur et un peu de technique Pourquoi choisir Ilium Partners ? Ilium n’est pas seulement une banque d’affaires. C’est aussi un fonds d’investissement ! La société investit dans les plus grands fonds français et internationaux ainsi que dans la nouvelle génération de gérants et de société de gestion des valeurs technologiques. Par exemple, Ilium US Ventures est le fonds de fonds dédié aux Etats-Unis qui investit dans les plus grands fonds d’innovation du pays ! Pour découvrir Ilium Partners : Vous pouvez aussi visionner aussi notre webinaire avec son fondateur Valentin Salcedo :  8) Avolta Créée en 2014 par Philippe Rodriguez, Patrick Robin et Arthur Porré, Avolta Partners est l'une des banques d'affaires leader dans la tech en Europe. La boutique conseille sur deux types d’opérations. D'abord, les levées de fonds. Ensuite, les M&A. Et elles prennent de plus en plus d’importance dans le dealflow. En général, Avolta intervient sur des opérations dont la valeur varie entre 10m€ et 300m€. Depuis le lancement, Avolta a réalisé plus de 130 opérations pour une valeur totale de transaction de 2Mds€. De plus, la boutique a une forte dimension internationale : 70% des opérations sont cross-border. Exemple de deal : En 2023, Avolta a conseillé Woodoo (transformation de bois en matériau de construction durable) dans sa levée de fonds d’un montant de 31m$ menée par Lowercarbon Capital, l’un des plus gros fonds « Climate Tech » au monde. D’autres acteurs de l’écosystème tech (comme les dirigeants de Voodoo, Ledger et Ynsect) participent aussi au tour de table. Le financement est complété par une dette apportée par BNP Paribas et Société Générale ainsi que des subventions en provenance d’établissements publics (Ademe, Bpifrance ou la Commission européenne). Processus de recrutement : Le processus de recrutement comprend trois tours : Premier tour : 1 entretien avec un analyste ou associate à distance, avec des questions de fit et techniques Deuxième tour : 1 étude de cas avec un VP sur place. Avec 45 minutes de production et 45 minutes de restitution Troisième tour : 1 call avec un Partner pour vérifier les deux premiers tours. Avec des questions davantage axées sur le fit Avolta recrute entre 5 et 7 stagiaires par promotion. Les recrutements se sont uniquement en janvier et juillet. Vous pouvez retrouver toutes les informations ici. Pourquoi choisir Avolta ? Chez Avolta, les stagiaires bénéficient d’une très forte exposition aux clients. C’est à la fois un peu stressant. Car il faut assurer. Mais très formateur. Car on apprend davantage face à un client qu’en faisant uniquement de la production de slides. De plus, Avolta est maintenant adossée à la banque d’affaires Alantra. Sa croissance ces dernières années sur la place parisienne a été très rapide. Elle affiche de fortes ambitions dans les prochaines années. Vous voulez travailler dans l’une de ces boutiques M&A en tech ? C’est possible ! Les boutiques M&A tech recrutent beaucoup en ce moment pour soutenir leur croissance. Mais il faut se bien se préparer. Pour cela, Training You est la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en M&A avec des formations sur mesure dispensées par des professionnels du secteur : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, fiches sur les banques et fonds d’investissement et podcasts avec des professionnels. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Lucas Gill

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Rothschild & Co vs Edmond de Rothschild : quelles différences ?

Le patronyme « Rothschild » est connu dans le monde entier. Il est même entré dans le langage commun pour devenir synonyme de grande richesse. Mais Rothschild, c’est avant toute chose une famille, dont sont issues deux des plus prestigieuses banques d’affaires de notre époque : Rothschild & Co et Edmond de Rothschild. Dans cet article, nous allons d’abord revenir sur les origines communes aux deux banques, puis expliquer en quoi elles sont différentes aujourd’hui et enfin étudier les avantages de chacune par rapport à l’autre. Rothschild & Co et Edmond de Rothschild : Deux banques avec une histoire commune La naissance d’une dynastie avec Mayer Amschel Rothschild L'enfance L’histoire de la dynastie débute en 1744 avec la naissance à Francfort de Mayer Amschel Rothschild. A cette époque, de nombreux juifs allemands vivent dans des ghettos. Et ils sont soumis à des règles strictes (ex : sortir que certains jours, ne pas faire les courses en même temps que les autres, etc.). Devenu orphelin, le petit « Mayer » est envoyé par ses grands frères faire ses armes chez le banquier Simon Wolf Oppenheimer à Hanovre. Dans cette ville, la politique envers les juifs est plus souple. Avec lui, Mayer s’initie à la finance. Et il développe sa maîtrise des affaires. Les débuts professionnels A son retour à Francfort en 1763, il est mis en relation avec le prince Guillaume Ier (électeur de Hesse-Cassel). C'est l'une des plus grandes fortunes d'Europe. Ce dernier cherche un banquier pour gérer sa fortune. Et Mayer devient rapidement l’un de ses hommes de confiance. Lorsque le prince Guillaume succède à son père en 1785 (il devient Guillaume IX), il est sollicité par d’autres Princes européens pour des emprunts. Or, il est d’une nature plutôt méfiante. Et il ne souhaite pas devenir l’usurier de l’Europe. C’est alors que Mayer lui propose de prêter l’argent en son nom. En effet, il peut exiger des taux importants. Car les emprunteurs ont l’habitude que les juifs pratiquent le prêt à usure. Tout cela sans écorner la réputation de Guillaume. En échange, Rothschild s’octroie de fortes commissions. Ainsi, il pourra rapidement prêter lui aussi de l’argent et ainsi faire fructifier sa fortune personnelle. Les cinq maisons À sa mort en 1812, Mayer lègue ses biens à ses cinq fils (il avait aussi cinq filles). Ces fils sont déjà dispersés dans les plus grands centres financiers européens : Francfort, Londres, Paris, Vienne et Naples. Ensemble, les cinq frères vont accroître de manière phénoménale l’héritage de leur père. Comment ? En créant le réseau financier le plus vaste au monde. Chacun prend la tête d'une filiale de la banque familiale. Cela donne les cinq branches de la famille, symbolisées par les cinq flèches de leur emblème. La branche française à Paris James de Rothschild, l’un des cinq fils de Mayer, installe la banque à Paris. D’une part, il développe l’activité bancaire traditionnelle de la famille en France. D’autre part, il diversifie l’entreprise dans plusieurs domaines : L'art. Il devient un grand collectionneur Le vin. La famille acquiert le domaine de Mouton en 1853 et le château Lafite Rothschild dans le Bordelais en 1868 Le ferroviaire. Il fonde la Compagnie des chemins de fer du Nord en 1845 (qui restera sous le contrôle de la famille jusqu'à son absorption par la SNCF lors de la nationalisation des réseaux privés de chemins de fer en France en 1938) Les deux tournants : séparation et nationalisation La branche française va subir un double tournant dans la seconde moitié du 20ème siècle. La naissance de la branche genevoise En 1953, Edmond de Rothschild (arrière petit fils de James) fonde la Compagnie financière (LCF) Edmond de Rothschild, anticipant les évolutions bancaires qui transforment la Banque Privée et l’Asset Management. Dans les années 1960, il se fait pionnier du Private Equity en devenant l’actionnaire de référence de nombreuses sociétés dont le Club Med. Surtout, en 1965, il lance sa nouvelle Banque Privée Edmond de Rothschild à Genève, en Suisse La renaissance de Paris Orleans En 1981, après l’élection de François Mitterrand à la Présidence de la République en France, une vague de nationalisations est lancée par le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy. La banque Rothschild n’y échappe pas et est nationalisée en 1982, contrairement à d’autres banques d’affaires comme Lazard. David de Rothschild (arrière-arrière petit-fils de James) relance l'activité familiale via la société Paris Orléans (la holding qui détenait avant la compagnie ferroviaire). Au départ, ce n’est pas une banque d'affaires mais plutôt une société de gestion de portefeuille, qu’il avec son cousin Eric de Rothschild. Paris Orléans reçoit aussi le soutien financier de Evelyn de Rothschild (à la tête de la branche anglaise), d'Edmond de Rothschild (le fondateur du groupe financier suisse…), du financier britannique Jimmy Goldsmith et du banquier marseillais Martin Maurel (qui avait déjà soutenu la famille pendant la Seconde Guerre Mondiale). Non satisfait avec la seule gestion de fortune, David de Rothschild lance dès 1983 la nouvelle banque « Rothschild & Cie », qui regroupe à la fois ses activités de banque privée et des activités de banque d’affaires. Son ambition est maintenant claire : bâtir un « nouveau Lazard », la référence des banques d'affaires en France dans les années 1980 Rothschild & Co et Edmond de Rothschild : Deux banques qui se ressemblent aujourd’hui Les activités traditionnelles de la banque Au départ, Rothschild & Co (la banque parisienne, héritière de « Rothschild & Cie ») se spécialise davantage en M&A (c’est principalement une banque d’affaires depuis 1983). A l'inverse, Edmond de Rothschild (la cousine genevoise) exerce plus la gestion de fortune. C’est principalement une banque privée depuis les années 1960. Or, les deux sont aujourd’hui concurrentes sur presque toutes les activités « traditionnelles » de la banque : Banque d’affaires. Rothschild & Co est toujours leader en France, mais Edmond de Rothschild est un concurrent sérieux, surtout sur les opérations midcap Banque privée. Edmond de Rothschild était pionnier. Mais Rothschild & Co a fortement renforcé cette activité depuis quelques années. En particulier depuis la fusion avec Martin Maurel en 2016. En effet, les familles Rothschild et Maurel entretiennent des relations privilégiées depuis plusieurs générations Gestion d'actifs. Les deux banques sont historiquement présentes dans ce métier Les autres activités Par contre, en ce qui concerne les activités « non traditionnelles », Edmond Rothschild jouit aujourd’hui d’un plus gros patrimoine. Par exemple, il est présent dans : Le vin. Avec Champagne Barons de Rothschild, Château Clarke, Château des Laurets (au sein de la division « Heritage »). La banque genevoise est en concurrence avec d’autres membres de la famille dans les activités viticoles. Comme par exemple Philippe Sereys de Rothschild (qui possède plusieurs domaines dont le prestigieux Mouton Rothschild) et Eric de Rothschild (propriétaire du Château Lafite) Le fromage. Avec le Domaine des 30 Arpents qui produit le dernier brie de Meaux AOC fermier (dans « Heritage ») Le foncier. Avec le domaine du Mont d’Arbois, un groupe hôtelier de luxe à Megève (dans « Heritage ») L’art. Avec les « Fondations Edmond de Rothschild » Le sport. Avec Gitana Team, une écurie de course à la voile fondée en 2000 par Benjamin de Rothschild (fils d'Edmond) Enfin, Rothschild & Co est aujourd’hui davantage présent dans le capital investissement avec la branche Merchant Banking. Elle a été créée en 2009 et investit à la fois en dette et fonds propres dans des entreprises sur le segment midcap. Les dirigeants des banques Rothschild Les dirigeants des deux groupes sont aujourd’hui Alexandre de Rothschild (fils de David, le refondateur de la banque parisienne après la nationalisation) pour la branche parisienne et Ariane de Rothschild (femme de Benjamin, le fils de Edmond, décédé en 2021) pour la branche genevoise. D’ailleurs, ils étaient en conflit pendant plusieurs années sur l’utilisation du nom, avant un compromis signé en 2018. Aujourd’hui, il est interdit d’utiliser le nom seul. C'est une victoire pour Benjamin et Ariane (la branche genevoise), qui réclamaient précisément l’ajout d’un élément distinctif au patronyme de la banque parisienne (cela sera le suffixe « & Co » !). Pourquoi aller chez Rothschild & Co ou Edmond de Rothschild ? Le choix entre Rothschild & Co et Edmond de Rothschild dépend de vos aspirations et de vos objectifs. Dans les deux cas, il faut bien les connaitre pour performer dans la parte fit de l’entretien. Les 3 atouts de Rothschild & Co Elle détient 3 avantages distinctifs : La réputation sur le métier de la banque d’affaires. La banque est l’un des leaders en France du conseil en M&A et reconnue pour son expertise dans ce domaine. Avec Lazard, Rothschild & Co constitue le duo des boutiques M&A indépendantes les plus prestigieuses de la place parisienne Le réseau mondial. La banque est présent dans 40 pays contre moins de 15 pays pour Edmond de Rothschild La diversité des segments en M&A. La banque conseille sur tous les types de transactions (y compris des très gros deals large cap).Au contraire, Edmond de Rothschild se spécialise plutôt à Paris sur le segment midcap Les 3 atouts de d'Edmond de Rothschild  Elle détient 3 avantages distinctifs : La spécialisation en midcap. Si vous souhaitez travailler sur des opérations midcap (proximité avec le client, rôle pédagogique plus important, plus d’exposition potentielle en tant que junior), la boutique sera un excellent choix La dimension philanthropique. La banque a développé un réseau de 10 fondations à l’échelle internationale. Elles poursuivent la tradition philanthropique de la famille Rothschild Le mélange de tradition et d’innovation. A côté des activités traditionnelles et de la culture Rothschild, la banque est régulièrement impliquée dans des initiatives innovantes. C’était déjà le cas dans les années 1960 (avec la naissance du Private Equity moderne) et cela continue au cours du temps (ex : la création de Gitana Team, une équipe de course de voile de haut niveau) Pour en apprendre plus sur Edmond de Rothschild, vous pouvez retrouver notre podcast avec son Président Arnaud Petit ici :  Vous souhaitez travailler en M&A dans des banques comme Rothschild & Co ou Edmond de Rothschild ? C’est difficile d’intégrer ce type de banque. La concurrence est rude. Une bonne préparation est nécessaire ! Pour vous aider, deux anciens banquiers de Lazard (la banque concurrente, oui…) ont lancé Training You en 2019 pour aider les étudiants à préparer les entretiens en M&A et plus globalement en Corporate Finance. Les formations regroupent tout ce que vous devez connaitre pour réussir un process de recrutement : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Lucas Gill

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Entreprise
Pramex, la filiale de BPCE qui fait du M&A à l’international

Pramex International est une filiale du groupe BPCE, le 2ème groupe bancaire en France présent à la fois dans la banque de détail avec ses deux grands réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne (ainsi que la Banque Palatine et Oney), la gestion d’actifs et de fortune (avec Natixis Investment Managers) et la banque d’investissement (avec Natixis Corporate & Investment Bank). Au sein de cette galaxie, Pramex International conseille les entreprises de tailles moyenne et intermédiaire dans leur implantation internationale. Dans cet article, nous allons d’abord présenter Pramex International, puis expliquer pourquoi il est pertinent de faire un stage en M&A chez Pramex International et enfin vous donner quelques conseils pour réussir le process de recrutement. Qui est Pramex International ? Les deux métiers de Pramex International Pramex International est présent dans deux métiers principaux : Le conseil à l’implantation de filiale à l’international C’est le métier historique.Pramex International accompagne les entreprises de taille moyenne et intermédiaire sur l’ensemble des sujets liés à la création et la gestion administrative de leurs filiales à l’étranger (comptabilité, RH, fiscalité, etc.). Le conseil M&A C’est le nouveau métier lancé il y a une vingtaine d'années pour accompagner les entreprises qui souhaitaient acquérir une cible plutôt que développer la filiale pour s’implanter plus vite dans le pays. Les équipes Corporate Finance interviennent sur des opérations cross-border allant de 5m€ à 100m€, principalement en buy-side (ex : une entreprise française veut acheter une cible à l’étranger) mais aussi en sell-side. L’équipe M&A est basée à Paris et composée d’une petite dizaine de professionnels, travaillant étroitement avec des consultants en régions (proche des entreprises) et des consultants multiculturels dans les pays où Pramex est présent (proche des cibles potentielles). Les trois critères différentiant de Pramex International Premièrement, Pramex International a la capacité d’exécuter parfaitement des deals à l’international sur les segments small et midcap. Or, peu d’acteurs sont présents sur ce créneau car cela nécessite un solide réseau international. Et Pramex peut compter sur ses « patrons de pays » biculturels, anciens consultants ou banquiers, qui collaborent avec les clients des Banques Populaires et des Caisses d'Epargne (pour originer les deals) et aident l’équipe M&A parisienne (pour exécuter les deals). Deuxièmement, Pramex International bénéficie d’un réseau entièrement intégré. Alors que plusieurs banques d’affaires s'appuient sur un réseau de boutiques indépendantes, Pramex opère avec ses propres équipes dans tous les pays où elle est présente. Troisièmement, Pramex International dirige sur mesure ses deals. En France comme à l’international, elle ne prend qu'un nombre limité de mandats chaque année, ce qui permet de proposer un service hautement personnalisé et adapté aux clients. Quels sont les liens avec BPCE ? L'appartenance au groupe BPCE est un avantage pour l’origination et l’exécution des transactions : Origination. BPCE donne accès à un vaste réseau : environ 50% des transactionsproviennent de ce réseau Exécution. Le lien est plus faible mais Pramex réalise parfois des co-mandats avec des entités spécifiques du groupe pour un secteur particulier ou un segment différent (ex : collaboration avec Natixis Partners pour des valorisations supérieures à 150 millions d’euros) Quelle sont les synergies entre le M&A et l’activité historique de Pramex International ? Les synergies sont importantes : Origination. Un client qui veut ouvrir une filiale à l'étranger peut envisager d'acquérir une entreprise locale. Pramex a alors un double mandat et fournit un accompagnement complet (implantation locale et acquisition) Maillage territorial. La présence des responsables locaux dans chaque pays garantit une forte expertise des réglementations et pratiques locales. En effet, ils peuvent faire bénéficier les clients de l’équipe M&A de cette expertise, par exemple au moment de la due diligence ou de la rédaction de la documentation juridique (LOI, SPA, etc.) Quelle est la stratégie de Pramex International ? Pramex veut accentuer ses efforts dans deux directions principales : Renforcer ses relations avec les fonds d'investissement. Les fonds sont des acteurs clés pour Pramex car leur thèse d'investissement inclut souvent un volet de développement à l'international. Et cela fait de Pramex un partenaire de choix ! Développer l'activité en France sur le segment midcap. Ce marché est plus concurrentiel et Pramex y est moins différenciant. Mais l’appartenance au groupe BPCE offre des avantages significatifs pour originer les deals. D’ailleurs, Pramex va renforcer ses équipes à Paris sur ce segment avec le recrutement prochain d’un Associate et d’un Analyste Pourquoi travailler chez Pramex International ? Un stage chez Pramex offre plusieurs avantages. D’abord, les stagiaires sont fortement responsabilisés et ont un rôle d’Analyste dans l’équipe. En effet, l’équipe M&A à Paris est petite. Cela implique une responsabilisation de chaque membre, y compris les stagiaires qui sont impliqués dans les dossiers de bout en bout. C’est la raison pour laquelle Pramex recrute principalement des étudiants qui ont déjà une expérience significative en Finance (ex : un stage de 6 mois, donc idéalement en 2ème partie de césure ou fin d'études). Ensuite, les missions sont très variables chez Pramex International. La journée type n’existe pas pour les juniors ! Au contraire, le stagiaire suit ses propres dossiers et son travail évolue selon les besoins du client et les avancées du deal. Quelques exemples de missions : Recherche de cibles potentielles dans un pays visé par un client Analyse du marché dans ce pays (taille, concurrence, etc.) Production des documents marketing comme le teaser ou l’information memorandum Valorisation préliminaire des cibles Enfin, l’ambiance de travail est excellente ! L’équilibre entre la vie professionnelle et personnelle est davantage respectée que dans d’autres banques d’affaires. De plus, les relations entre les différents grades sont faciles, avec une forte proximité entre les banquiers seniors et juniors. Enfin, plusieurs évènements sont organisés pour favoriser l’esprit d’équipe et la bonne entente entre les banquiers ! Comment obtenir un stage chez Pramex ? Le process de recrutement est classique. Pramex propose aux candidats deux entretiens. D'abord, le premier entretien est organisé avec un Analyste et un Associate. Son objectif est d’évaluer la motivation du candidat, ses compétences (esprit analytique, synthèse, etc.) et ses connaissances techniques. En gros, l’équipe évalue le niveau d'investissement que le candidat a mis dans sa démarche. La partie technique se fait à l'oral. Et les questions varient en fonction du niveau de connaissance du candidat. S’il a beaucoup de connaissances, les banquiers pousseront pour voir jusqu'où il peut aller. Ensuite, le second entretien se déroule avec un Directeur. Il est plus axé sur le fit et moins sur la technique. Pour réussir ce processus, nous vous donnons 4 conseils : Démontrer une curiosité pour le M&A. Il faut se documenter afin de bien comprendre comment cela fonctionne. Pour cela, le replay des webinaires Training You seront très utiles ! S’informer sur la banque. Il faut connaitre Pramex et mentionner idéalement quelques deals récents pour montrer que vous comprenez les problématiques de la banque Présenter efficacement votre parcours. Il convient d’être structuré, synthétique et analytique pour que votre interlocuteur comprenne bien ce que vous avez fait et pourquoi. N’hésitez pas à aller voir notre cours sur Réussir les questions de fit en entretien pour optimiser votre discours Maîtriser la technique. Vous devez répondre aux questions techniques qui testent essentiellement votre maîtrise des concepts clés en Finance d’entreprise. Pour cela, allez voir sans plus attendre nos Packs en ligne qui vous préparent de manière optimale à cette partie de l’entretien Pour découvrir Pramex International : Vous pouvez visionner notre webinaire avec Jean-Christophe Hornecker (Director) et Qenty Chuquipul (Associate) :  Vous souhaitez travailler en M&A chez Pramex International ? Pour conclure, Pramex International présente de nombreux avantages : équipe à taille humaine, forte exposition, deals à l’international et appartenance au large réseau de BPCE. Pour aller plus loin, vous pouvez visionner le replay de notre webinaire avec Jean-Christophe Hornecker (Directeur) et Qenty Chuquipul (Associate) qui ont évoqué les particularités de Pramex International par rapport aux autres acteurs, les process de recrutement et les missionsen poste des stagiaires. Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle regroupe tout ce que vous devez connaitre pour réussir les process de recrutement en M&A, Private Equity et autres métiers en Corporate Finance : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Ziad Sebti

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Entreprise
Ardian : un acteur clé du Private Equity en co-investissement

Ardian est lancé en 1996 comme le pôle de capital-investissement du groupe Axa. Claude Bébéar, alors président de la compagnie d'assurance, demande à Dominique Senequier de créer ce fonds d’investissement interne et lui promet d’investir 1 franc (la devise de l’époque) à chaque fois qu’elle lèverait 2 francs auprès d’investisseurs externes. En moins de 30 ans, Ardian est devenu l'un des principaux acteurs mondiaux du Private Equity, avec aujourd’hui plus de 1050 employés répartis dans 16 bureaux à travers le monde. Dans cet article, nous présentons les principales catégories d’actifs dans lesquels investit Ardian avant de couvrir plus spécifiquement le co-investissement, activité essentielle mais souvent peu connue des étudiants. Ensuite, nous évoquerons le process de recrutement et les missions du junior chez Ardian, en général communs à toutes les équipes. Ardian, un fonds de Private Equity unique en France En 2023, Ardian détient 150Mds€ d'actifs sous gestion. Son portefeuille se décompose de la manière suivante : Les fonds de fonds Plus de la moitié des actifs sont des fonds ce qui signifie qu'Ardian investit dans d'autres fonds de Private Equity. Ces opérations peuvent se faire en : Primaire. Par exemple, l'équipe « fonds de fonds » de Ardian investit dans un fonds levé par KKR, au même titre qu'un assureur ou un fonds souverain. Sur cette activité, Ardian possède un flux constant d'opportunités qui lui sont proposées, ce qui permet d’être très sélectif. Ainsi, Ardian n'exécute que 7% des transactions qu'il reçoit Secondaire. Par exemple, Ardian rachète une participation qui appartient au portefeuille de KKR, dans le cadre d’un LBO secondaire). Cette activité (« rachat de portefeuille ») est moins connue mais très importante pour Ardian, qui est d'ailleurs le plus important acteur français sur le marché secondaire Les fonds directs A côté, Ardian a des stratégies de fonds directs. Cela représente 27,5Mds€ d’actifs. Ce sont des investissements directs au capital d’autres entreprises. Ces activités comprennent : Buy-out: prises de participation dans des entreprises sur les segments mid et large cap en Europe et Amérique du Nord Expansion : prises de participations sur le segment lower midcap (au capital d’entreprises en forte croissance) dans la zone Euro Co-investissement : participations minoritaires en Europe, Amérique et Asie (avec d’autres fonds partenaires) North America Fund : prises de participations sur le segment lower midcap (au capital de sociétés industrielles ou de prestataires de services) en Amérique du Nord Growth : prise de participation dans des entreprises en forte croissance (des scale-up déjà relativement matures) Ardian investit aussi dans le domaine des infrastructures (transports, énergie et renouvelables, télécoms, infrastructure sociale). Cela représente environ 24Mds€ d’actifs et plus de 45 investissements depuis 2005 Ensuite, les équipes de Private Debt de Ardian proposent des solutions de financement non bancaires aux entreprises européennes sur le segment midcap. Cela représente 8Mds$ gérés ou conseillés, plus de 150 opérations réalisées et 115 sorties depuis 2005 Enfin, Ardian investit depuis 2015 en Real Estate, dans les immeubles de bureaux de grandes villes européennes (focus sur la France, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne pour le moment) L’activité de co-investissement, un élément clé des fonds directs chez Ardian Présentation du co-investissement Le co-investissement se différentie de deux manières. D’abord, Ardian investit avec d’autres investisseurs dans un consortium. Ensuite, Ardian investit toujours en minoritaire au capital des entreprises. Deux approches sont possibles : Le plus souvent, les équipes de co-investissement participent de manière passive à des investissements une fois qu'ils sont sécurisés par un autre fonds, comme KKR par exemple. Dans ce cas, elles investissent aux côtés du fonds, avec des tickets allant généralement de 20m€ à 100m€ Parfois, les équipes de co-investissement ont un rôle plus actif. Dans ce cas, elles peuvent initier la transaction, parfois avant que celle-ci ne soit lancée sur le marché. Plusieurs scénarios sont alors envisageables : création d’un consortium d’investissement avec un manager ou le CEO de la société, partenariat avec un fonds majoritaire, etc. Ici, Ardian participe à l'intégralité de la due diligence avec les autres investisseurs (par exemple le fonds majoritaire), ce qui permet d'investir des tickets plus importants Avantage du co-investissement L'équipe de co-investissement chez Ardian possède 3 grands atouts : Elle peut réaliser plus de transactions que les fonds de Buy-out standards. Car elle reste toujours en minoritaire. Depuis 2005, Ardian a ainsi réalisé plus de 130 transactions. Et le fonds a investi plus de 5Mds€ dans ces opérations Elle est complètement généraliste. Elle dispose d'une grande expérience dans diverses industries. Aucun secteur n’est ignoré, excepté ceux pour lesquels Ardian n'a pas d'expertise particulière (ex : les secteurs technologiques très pointus) Elle peut diversifier le portefeuille. Au niveau géographique, avec des investissements en Amérique du Nord, Europe et Asie. Pour le segment, avec des cibles appartenant aux segments small/mid et large cap. Et pour le type de co-investisseurs. Ardian travaille avec la quasi-totalité des GP de premier plan. Cette capacité de diversification est un atout majeur pour les LPs qui investissent dans les fonds car ils accèdent à un portefeuille plus diversifié, réduisant ainsi les risques en cas de mauvaise performance d'un investissement Enfin, l’équipe de co-investissement de Ardian travaille souvent sur des timings courts, allant jusqu’à 3 ou 4 semaines au maximum pour les investissements passifs. Cela signifie que l'équipe doit être en mesure de synthétiser rapidement toutes les informations nécessaires pour d’abord réussir sa due diligence, ensuite soumettre sa proposition au comité d’investissement et enfin investir au côté du fonds. Ce process exige à la fois une grande capacité d'analyse et de synthèse des documents reçus et une bonne connaissance des secteurs d'activité concernés. Les critères d’évaluation des choix d’investissement Ardian suit une approche globale et rigoureuse en 4 étapes : Evaluation de la qualité du sponsor, c'est-à-dire son expertise de l'industrie dans laquelle Ardian va investir à ses côtés et son historique en matière de performance (c’est le « track record »). Ce critère est primordial car Ardian est minoritaire dans toutes les transactions. Par conséquent, la confiance dans la capacité du gérant à exécuter sa thèse d'investissement est essentielle Examen de l’équipe de management de la cible. Ce critère est aussi crucial car la qualité du CEO et de ses collaborateurs est souvent déterminante pour le succès de l'entreprise Etude des dynamiques de l'industrie et de sa résilience face à des événements tels que la pandémie de Covid-19 Etude des axes de création de valeur à long terme de l'entreprise. C’est important pour maximiser le rendement du fonds Pour en savoir plus sur l’équipe co-investissement de Ardian, vous pouvez retrouver notre interview avec Jean-Clément Pierre, Senior Investment Manager au sein de cette équipe. Le processus de recrutement chez Ardian On peut distinguer deux approches différentes selon la séniorité du poste, en stage ou CDI. Pour un stage L’approche classique est de déposer son CV directement sur le site internet de Ardian, participer aux forums où Ardian est présent ou contacter directement des professionnels sur LinkedIn. Ardian peut éventuellement lancer un process sur la plateforme Jobteaser. Le mieux est de passer par des voies différentes. Car cela permet de se démarquer et de maximiser ses chances d’obtenir un entretien. Ensuite, plusieurs entretiens techniques sont proposés. Ils évaluent le candidat sur deux parties. D'abord, le fit (cohérence du projet et du parcours, motivation pour le Private Equity et connaissance de Ardian). Ensuite, la technique (compréhension des principes financiers de base en Corporate Finance avec un focus sur les LBO). Pour un CDI Plusieurs choses sont déterminantes. D’abord, est-ce que le fonds recrute en externe au moment où vous postuler ? Pour le savoir, le mieux est de contacter directement les RH. Ensuite, disposez-vous d’une expérience significative pour intégrer directement Ardian comme analyste ? En général, un stage en M&A ou Private Equity est un vrai plus, même si cela n’est pas toujours indispensable. Enfin, l’intermédiation d’un chasseur de tête est parfois utile pour maximiser ses chances dans un recrutement en CDI. Surtout si vous postulez après quelques années d’expérience. Pour la suite, comme pour les stages, une bonne préparation reste l’élément clé pour maximiser ses chances de succès en entretien. A la fois sur le fit et la technique. Ici, vous devrez aussi convaincre les recruteurs que vos expériences précédentes sont suffisantes pour intégrer Ardian sans passer par un stage. A quoi ressemblent les missions d'un junior chez Ardian ? Chez Ardian, le junior a quatre missions principales : L'exécution des dossiers. Cela comprend plusieurs tâches. D'abord, un travail de recherche quand une opportunité arrive (marché, cible, etc.). Ensuite, la préparation des documents marketing comme l’investment memorandum. Puis, la modélisation du LBO sur Excel. Enfin, la préparation du comité d'investissement (avec aussi les réponses aux questions du comité) Le suivi des sociétés en portefeuille. Cela consiste à évaluer la performance de la société et aider le management dans diverses problématiques, par exemple la participation aux opérations de M&A ou les refinancements Le reporting à destination des LPs. C’est la préparation de documents qui contiennent les nouveaux investissements du fonds, le déploiement du fonds, les sorties du portefeuille, etc. La préparation des levées de fonds. Cela consiste à préparer l’ensemble des documents marketing pour convaincre les investisseurs dans le cadre de la levée d’un nouveau fonds Plus spécifiquement, le stagiaire aide sur l'ensemble des tâches du junior. Il est vraiment impliqué dans toutes les missions de l’investment manager ou de l’analyste. En effet, les équipes en Private Equity sont souvent plus petites qu'en M&A. Les stagiaires sont donc très exposés. Ainsi, en fonction de son niveau et de ses expériences passées, il peut participer à l'ensemble du processus d'investissement, y compris la modélisation, la due diligence et le drafting des investment memorandum. Et lorsqu'il y a des opportunités de M&A dans une région spécifique pour une société du portefeuille, il peut aussi aider à établir une liste de cibles potentielles pour l’investment manager. Pour en apprendre plus sur Ardian : Vous pouvez visionner notre épisode de "Career Insights" avec Marion Calcine, Chief Investment Officer d’Ardian Infrastructure et notre webinaire avec Jean-Clément Pierre (Senior Investment Manager):  Vous souhaitez travailler en Private Equity chez Ardian ?  Vous souhaitez travailler en Private Equity chez Ardian ? Les fonds comme Ardian sont très sélectifs et les recrutements sont évidemment très concurrentiels. C’est important d’être bien préparé ! Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en M&A, Private Equity et autres métiers en Corporate Finance. La plateforme contient plus de 60 heures de formation pour tout réviser et être au prêt le jour J : des cours pour préparer le fit et réviser la technique financière (y compris un cours sur les LBO et un cours complet sur les entretiens en Private Equity), des exercices et cas pratiques pour pratiquer à votre rythme, des fiches sur les banques et fonds d’investissement (dont Ardian) pour vous acculturer au secteur et des podcasts avec des professionnels du secteur pour obtenir des retours d’expériences. Découvrir les cours de la plateforme


Par Ziad Sebti

7 min de lecture

Entreprise
Classement des meilleurs cabinets de Conseil en stratégie en France

Au tennis, peu de joueurs parviennent à rafler les quatre tournois du « Grand Chelem » (Open d’Australie, Roland Garros, Wimbledon et US Open). De la même façon, une minorité de candidats peut revendiquer avoir obtenu dans tous les meilleurs cabinets de Conseil en stratégie. Il faut donc diversifier ces candidatures ! Pour vous aider, on a classé les meilleurs cabinets de Conseil en stratégie en 5 catégories : Les MBB Les challengers Les boutiques généralistes Les « Big Four » Les nouveaux entrants Les cabinets spécialisés De ce fait, nous éviterons une comparaison infertile entre des cabinets structurellement différents. 1) Les MBB (McKinsey, BCG et Bain) Considérés comme les cabinets de Conseil en stratégie les plus prestigieux au monde, les « MBB » font l’objet de la plus grande convoitise de la part des candidats. McKinsey est le plus international. Le BCG se différencie par une culture profonde de l’innovation, héritée de son fondateur Bruce Henderson. Et Bain place l’humain au cœur de ses préoccupations, tant en termes de staffing qu’au regard de son excellent « service client ». McKinsey & Cie La « firme », « McKinsey » ou juste « Mac » est l’institution de référence dans l’histoire du conseil. De plus, l’enseigne s’adresse aux entreprises, gouvernements, ONG ou startups les plus compétitives au monde. Fondé en 1926 par James O. McKinsey (un professeur de l'Université de Chicago), McKinsey a toujours déployé une panoplie méthodologique unique sur le plan international, tout en garantissant un niveau de « delivery » standardisé et respecté par tous les bureaux. C’est le principe du « One Firm ». Ce prestige acquis sur près d’un siècle, véritable gage de qualité, fait du réseau de McKinsey l’un des plus influents au monde Par exemple, 70 CEO du Fortune 500 sont issus de la firme, incluant ceux de Facebook, Google ou Morgan Stanley. Cependant, plusieurs scandales récents (les opioïdes aux États-Unis, les récentes accusations de fraudes fiscales en France) viennent quelque peu ternir l’image du cabinet. Celle-ci reste prestigieuse. Et on entend souvent dire que son principal concurrent pour attirer des talents n’est autre que Goldman Sachs. Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à McKinsey et la fiche complète sur la plateforme Training You. Boston Consulting Group (BCG) Premièrement, il est l'éternel numéro 2 pour certains, le BCG demeure néanmoins le leader en France en taille. Avec près de 1 000 consultants en activité en 2022. De plus, le bureau parisien est le 2ème au monde en termes d’effectifs après celui de Boston ! Et depuis sa création en 1963 par Bruce Henderson, le BCG a connu un développement fulgurant. Par conséquent, le conseil n’y est pas seulement perçu comme un service destiné aux Comex des grands groupes, mais vraiment comme un métier d’offre où on orienter ses clients vers des « business model » plus soutenables. Deuxièmement, pour aider l’entreprise d’aujourd’hui à relever ses défis de demain, le BCG mise d’ailleurs sur une force de frappe inégalée en termes d’Intelligence Artificielle (IA) et de « Data Analytics », avec les entités « BCG Platinion » et « BCG Gamma ». Alors, ces deux succursales « avant-gardistes » soulignent l’esprit pionnier qui règne au sein du BCG, en ce qu’elles constituent des paris risqués par le passé, mais aujourd’hui vecteur d’un avantage concurrentiel précieux. Enfin en 2022, le cabinet a lancé la marque « BCG X » qui les regroupe, avec en plus « BCG Digital Ventures ». Et donc elle sera composé de 2 500 consultants, spécialistes du digital, de l’IA et de la technologie. Cependant, côté diversité, le Secteur Public n’excède pas 1% des missions de l’enseigne, qui préfère sans nul doute conserver son leadership sur certains secteurs . Comme par exemple : la finance ou fonctions (la transformation digitale) pour, encore une fois, conserver une longueur d’avance sur l’industrie ! Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée au BCG et la fiche complète sur la plateforme Training You. Bain & Company « Spin off » du BCG, Bain a été fondé en 1973 par 7 anciens « BCGers » ! Jouissant d’un label « Great Place to Work », le cabinet attire aujourd’hui toujours plus de talents. Surtout, il a relevé un défi improbable : se hisser sur le podium des cabinets de Conseil en stratégie les plus réputés au monde en quelques décennies seulement. Et ceci en délogeant quelques mastodontes historiques ! Réputé en France pour sa practice PEG ou « Private Equity Group », Bain est le leader dans cette fonction Mais il est aussi reconnu comme étant à l’origine du principe « MECE » (incontournable dans le conseil) et plus généralement pour la haute qualité conceptuelle de ses analyses. En conclusion, Bain se distingue de ses 2 principaux concurrents par sa culture orientée « esprit d’équipe » et son obsession de l’impact. Ce sont ces standards qui ont permis au cabinet d’atteindre les sommets. Alors, il nous reste une seule question à poser : jusqu’où ira Bain ? Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Bain et la fiche complète sur la plateforme Training You. Vous pouvez aussi visionner notre podcast avec Manel Oliva-Trastoy (Partner chez Bain) :  2) Les challengers (Oliver Wyman, Kearney et Roland Berger) Ces cabinets de Conseil en stratégie jouissent d’une renommée historique et mondiale. Plus que des challengers, ils s’affirment comme des concurrents directs des « MBB ». Oliver Wyman Fondé en 1984 par des anciens de Booz Allen Hamilton (Alex Oliver, Chuck Bralver et Bill Wyman), le cabinet se développe à l’origine sur le conseil aux institutions financières. En 2003, il est racheté par Mercer, filiale de services en stratégie et risques du groupe Marsh & McLennan. Par ailleurs, ils ont poursuivit une stratégie de rachats réguliers, le groupe a permis à Oliver Wyman de devenir l’un des plus grands acteurs du Conseil en stratégie (avec 6 000 employés, implantés au sein de 64 bureaux dans 37 pays). Oliver Wyman est un cabinet très international (avec un staffing global même au niveau junior). Et il excelle dans les services financiers, son métier d’origine. En somme, le cabinet séduit les consultants « juniors » car il jouit d’une structure agile, où il est tout à fait envisageable de « sauter » un grade en cas d’excellentes performances. Sur le plan sociétal, le cabinet affiche, dans l’ensemble, une égalité homme-femme respectée en termes de répartition des employés. Nouvel arrivant sur le Secteur Public, le cabinet n’a toujours pas de practice Santé, mais couvre tous les autres secteurs. Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Oliver Wyman et la fiche complète sur la plateforme Training You. Kearney Fondé en 1926 et anciennement connu sous le nom de A.T. Kearney (il devient Kearney en 2020), le cabinet observe une réputation mondiale multisectorielle et brille en particulier par son expertise en logistique, opérations et transformation digitale. De même, chez Kearney, l’équité est poussée au maximum avec le principe du « one Partner, one vote ». Concrètement, chacun des 300 Partners du cabinet a un pouvoir de gouvernance équivalent, eu égard aux décisions prises par le cabinet. En outre, cet exemple révèle ipso facto l’héritage du fondateur, qui a profondément marqué l’histoire du cabinet par son éthique inspirante. C'est pourquoi on retiendra sa phrase liminaire, que l’on peut voir encore aujourd’hui inscrite dans les locaux : « Notre succès dépendra de la justesse avec laquelle nous formulerons nos recommandations, et de notre capacité à convaincre les plus hautes instances ». Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Kearney et la fiche complète sur la plateforme Training You. Roland Berger Fondé en 1967 par l’entrepreneur allemand Roland Berger, le cabinet est une marque européenne considérée comme un leader mondial du Conseil en stratégie. Toutefois, malgré ses 50 bureaux répartis dans 30 pays, Roland Berger n’est pas le cabinet le plus international. Et pour cause, il s’est longtemps concentré sur le Vieux Continent. Ainsi, il a consolidé sa position en France et en Allemagne. Depuis où le cabinet est même considéré dans le top 4 (juste derrière les « MBB »). En dehors de l’Europe, Roland Berger est plutôt assimilé à un « Tier 3 ». En France, plus de 10% des missions sont consacrées au Secteur Public. De plus, le cabinet adresse malgré tout une grande variété de secteurs et excelle particulièrement en transport, énergie, santé et services financiers. Roland Berger Tech Ventures souligne également l’attrait entrepreneurial du cabinet. Enfin, Roland Berger est un cabinet dont les bureaux jouissent d’une forte indépendance. Cette indépendance est le reflet d’une culture volontairement « wébérienne » où la structure organisationnelle préfère laisser à l’individu une souveraineté totale. Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Roland Berger et la fiche complète sur la plateforme Training You. Vous pouvez aussi lire notre article sur Pourquoi faire un stage dans le cabinet de conseil Roland Berger ?. Vous pouvez enfin visionner notre podcast avec Marie Le de Narp (Partner chez Roland Berger) :  3) Les boutiques généralistes (Kea, Arthur D. Little, Mars & Co) Ces cabinets de Conseil en stratégie sont particulièrement reconnus. D’abord, ils offrent aux consultants l’opportunité de travailler pour le compte de clients prestigieux. Ensuite, le consultant junior prétend à une forte exposition client. En effet, le staffing reflète la taille « intermédiaire » de ces cabinets par rapports aux grands acteurs. Parmi ces boutiques, on va mettre en avant quelques « pure players » qui ne font presque exclusivement que du Conseil en stratégie, avec pas ou peu d’opérations. Ce sont les « boutiques généralistes », qui sont toutes des marques incontournables de la place parisienne. Kea & Partners Fondé en 2001, Kea revendique d’accompagner ses clients dans 5 champs stratégiques : Réinventer les Business Models Optimiser les modèles opérationnels Repenser les modèles de gouvernance et de structure Redéfinir les modes de management et de leadership Elaborer les routes de transformation Le cabinet est organisé en 4 practices sectorielles : distribution, grande consommation, industrie et services financiers. Reconnu pour sa culture collaborative et conviviale, il compte aujourd'hui plus de 500 consultants, avec 15 bureaux répartis dans 12 pays. Kea profite aussi d’un écosystème constitué de nombreuses marques d’activités connexes. Par exemple : Kea-Euclyd (spécialiste de l’accélération digitale), Kea Executives (coaching pour les dirigeants) ou Arkos (spécialiste de l’opérationnalisation des transformations complexes). Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Kea et la fiche complète sur la plateforme Training You. Arthur D. Little Crée en 1886, « ADL » est le tout premier cabinet de Conseil en stratégie de l'histoire. Son fondateur, Arthur Dehon Little (un chimiste du Massachusetts Institute of Technology), voulait initialement aider les dirigeants à adresser les ruptures liées à l’arrivée de nouvelles technologies dans leur secteur. Et cet héritage est toujours le socle du cabinet. Aujourd’hui, Arthur D. Little accompagne les entreprises des secteurs pour lesquels la technologie joue un rôle déterminant dans la stratégie (TMT, énergie, automobile, aérospatial et défense, transports, etc.). Ce positionnement différentiant a favorisé une croissance rapide ces dernières années. Et le cabinet recrute encore à tours de bras ! À vous de jouer. Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Arthur D. Little et la fiche complète sur la plateforme Training You. Mars & Co Fondé en 1979 par Dominique Mars (un ancien Partner du BCG qui a lancé les bureaux de Paris et Londres), le cabinet cultive la discrétion. Même auprès de ses clients ! En effet, sa particularité est d’être « exclusif » sectoriellement. C'est-à-dire qu'il ne travaille qu’avec un client par secteur pour éviter les conflits d’intérêts. Et depuis son lancement, plusieurs leaders dans leur secteur (Sony, Pepsi ou Nestlé) ont utilisé les services du « pure player » français Mars & Co. Aujourd’hui, le cabinet s’est internationalisé. Il possède 7 bureaux dans le monde et peut compter sur une trentaine de Partners (dont une vingtaine basés à Paris). On pourrait également ajouter CVA, OC&C, Emerton ou encore PMP. 4) Les divisions stratégie des cabinets du « Big Four » Les « Big Four » sont déjà reconnus pour leur expertise dans le conseil en management ou en organisation, Mais ils ont tous créé une marque destinée exclusivement à la stratégie. Ce sont des cabinets de Conseil en stratégie interne à l'organisation. EY-Parthenon (au sein de EY) Leader des « Big Four » en France, EY-Parthenon est souvent considéré comme un cabinet à part entière du top 10. Il est issu du rapprochement en 2014 du cabinet de Conseil en stratégie The Parthenon (fondé en 1991 par des anciens Partners de Bain) et de la branche conseil du cabinet d’audit EY (dans un objectif de diversification). À la suite de nombreuses acquisitions et grâce à une certaine résilience, le cabinet est parvenu à passer d’un projet ambitieux à un acteur redoutable de la stratégie. Le bureau de Paris a été ouvert en 2017. Et il est plébiscité par les étudiants français ! Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à EY-Parthénon et la fiche complète sur la plateforme Training You. Strategy& (au sein de PwC) Issu du rapprochement de Booz & Company avec PwC voté en 2013 et effectif en 2014, Strategy& bénéficie de l’héritage colossal de l’enseigne américaine. C’est particulièrement vrai pour les missions publiques aux Etats-Unis où le cabinet fait jeu égal avec les « MBB » ! En France, Strategy& adresse des clients très divers grâce à l’appui de ses 4 plateformes : Corporate Strategy. Ce sont des missions de stratégie « pure » Operations Strategy. Ce sont des activités plus opérationnelles Deals Strategy. Ce sont des missions de due diligences stratégiques dans le cadre d’opérations M&A Digital Strategy. Ce sont des missions sur les sujets digitaux des entreprises et organisations. Le cabinet est aussi reconnu pour sa culture bienveillante et la forte exposition donné aux consultants juniors. Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Strategy& et la fiche complète sur la plateforme Training You.. Vous pouvez aussi lire notre article sur Les 4 raisons pour lesquelles vous devez postuler chez Strategy&. Vous pouvez enfin visionner notre webinaire avec Strategy& ici :  Monitor Deloitte (au sein de Deloitte) Monitor, fondé en 1983 par 6 anciens de la Harvard Business School (incluant Michael Porter), a été audacieusement racheté par Deloitte en 2013. En proie à la banqueroute en 2012, le cabinet s’est depuis fièrement relevé, profitant des synergies considérables avec Deloitte en termes de base client et de compétences « hard skills » (pricing, analytics, IA, etc.). Le cabinet est notamment réputé pour sa practice « santé/pharma » Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Monitor Deloitte et la fiche complète sur la plateforme Training You. Global Strategy Group (au sein de KPMG) L’activité conseil de KPMG se lance en France en 2015 sous la marque Global Strategy Group (GSG). A ses débuts, elle adresse principalement l’industrie Life Sciences, avec un focus sur les opérations de due diligence stratégiques. Mais GSG prend un nouveau tournant en 2019 quand plusieurs Partners de Monitor Deloitte et Roland Berger sont débauchés pour renforcer les équipes Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Global Strategy Group et la fiche complète sur la plateforme Training You. Aux côtés des « Big Four », on peut aussi citer les « géants IT » du conseil, qui sont des concurrents à part entière : Accenture, IBM, Capgemini ou Wavestone. 5) Les nouveaux entrants Ces cabinets sont des projets récents, mais offrent déjà une expertise en stratégie pointue et globale. Ils et proposent des offres attractives afin de concurrencer agressivement les cabinets déjà en place. Certains sont généralistes, comme : Publicis Sapient Strategy Consulting C’est une Business Unit particulière au sein du cabinet de conseil Publicis Sapient (crée en 1996. D'abord, elle compte plus de 20 000 personnes dans 50 pays. Ensuite, elle est issue du rachat en 2014 par Publicis du groupe américain de technologie Sapient. Enfin, à Paris, les équipes de Conseil en stratégie de Publicis Sapient ont démarré leur développement en 2020. Elles comptent aujourd’hui 25 consultants et 4 Partners. La culture de l’équipe se base sur l’entrepreneuriat (c’est une petite équipe au sein d’un grand cabinet), le digital (les missions sont très liées au numérique) et le développement rapide (objectif de croissance). L’activité est pour le moment principalement resserrée sur quelques secteurs : distribution, grande consommation, loisirs, luxe et services financiers. Petite particularité, Publicis Sapient base une partie de ses honoraires sur l’atteinte de résultats chez ses clients ! Singulier Fondé en 2017, le cabinet accompagne les fonds d’investissement pour accélérer la transformation digitale de leurs participations. Les missions proposés sont donc à la croisée entre les secteurs traditionnels du conseil, de la tech et de la data. Les retours des jeunes consultants font généralement état d’un cabinet empreint d’une ambiance propice à l’épanouissement D’autres ont des expertises spécifiques et adressent des niches ciblées : Tomco Crée en 2014, le cabinet se revendique comme un « pure player » du Conseil en stratégie numérique. En effet, il intervient exclusivement sur des missions liées au développement d'une vision stratégique et la capacité à la rendre opérationnelle dans tout ce qui concerne le numérique. Le cabinet se différencie par une culture basée sur l'innovation et l'expérience. Parmi les missions, on retrouve beaucoup de sujets liés au Secteur Public. Enfin, et cela n’est pas négligeable, Tomco affiche un taux de turnover de 0%...  INDEFI Crée en 2007 par des anciens d’Advention, le cabinet adresse les sociétés de gestion européennes généralistes ou spécialistes des actifs non cotés (Private Equity, Infrastructures, etc.) ainsi que leurs participations. Il est composé d’une équipe de plus de 50 consultants localisés à Paris, Londres et Zurich. INDEFI accompagne les investisseurs dans la compréhension de leur marché, leur développement et l’analyse des opportunités d’investissement. Il s’est forgé, à la faveur des dernières années, un nom robuste sur la place parisienne. Récemment, le cabinet a aussi développé 2 autres verticales pertinentes pour ses clients : i) l’ESG (accompagnement des investisseurs dans la prise en compte des sujets extra-financiers et liés à la transition écologique) et ii) le digital (via une joint-venture avec Singulier…) 6) Les cabinets de Conseil en stratégie spécialisés Ces cabinets ont choisi certains métiers ou secteurs pour concentrer leurs efforts afin d’offrir le plus de valeur possible à leurs clients. Il est bon de les connaître pour affiner vos recherches et savoir à quel type de cabinet vous vous adressez : Due Diligence : Advancy, Advention, LEK Digital : 55, Eleven Strategy Finance : Accuracy, Chappuis Halder & Co, Courcelles Marketing : Nova, Mawenzi, Vertone Pharmacie : Iqvia, Cepton Pour conclure, ce classement compartimente les cabinets dans différents pôles selon la structure, le degré de spécialisation, la taille et, dans une moindre mesure, le prestige. Ainsi, vous pouvez d’ores et déjà commencer à resserrer votre « scope » de cabinets où candidater. Néanmoins, afin d’aboutir à un classement stricto sensu, il faudrait pondérer et comptabiliser plusieurs autres facteurs. Ils sont hélas confidentiels : le taux de difficulté des entretiens, les « fees » moyens pratiqués par le cabinet, le prestige, l’attractivité, et d’autres encore. Vous souhaitez postuler dans l’un de ces cabinets de Conseil en stratégie ? En résumé, c'est possible. Mais c'est difficile. Les cabinets de Conseil en stratégie sont sélectifs. Pour améliorer vos chances, préparez-vous avec Training You, la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en Conseil en stratégie avec : +35 heures de formation, 8 cours, +170 études de cas corrigés par des consultants, 14 fiches sur les principaux secteurs d’activités et des podcasts exclusifs avec des consultants. Déjà plus de 6 000 abonnés, pourquoi pas vous ? 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Par Elyas Hamadache

14 min de lecture

Entreprise
Les 4 raisons pour lesquelles vous devez postuler chez Strategy&

Strategy& est l’un des cabinets de Conseil en stratégie les plus prestigieux en France. Dans les divers classements, il intègre régulièrement le top 5, juste derrière les 3 « MBB » (McKinsey, BCG et Bain). Dans cet article, on vous donne 4 raisons de rejoindre en stage ou CDI le cabinet Strategy&. 1) Les liens de Strategy& avec le réseau de PwC Strategy& est l’entité de Conseil en stratégie du groupe PwC. Précisément, le cabinet est issu du rapprochement en 2014 de Booz & Company (fondée par Edwin G. Booz en 1914) et de PwC (réseau britannique international d'entreprises spécialisées en audit, expertise comptable et conseil). Cela signifie que Strategy& fait partie d’un réseau bien plus large, qui comprend à la fois PwC Consulting (l’entité chargée des missions de conseil en management et organisationnel au sein de PwC) et PwC (le groupe qui offre des conseils très variés en audit, M&A, etc.). Par conséquent, Strategy& bénéficie de la taille d’échelle du groupe PwC et de tout ce qu’il peut proposer à ses clients. Quels impacts ? Le footprint. Strategy& est présent dans 60 bureaux à travers le monde, mais peut compter sur 721 bureaux dans 158 pays si on y ajoute le réseau de PwC La force opérationnelle. Strategy& peut intervenir sur toutes la chaîne des besoins d’un client, en offrant à la fois des missions de stratégie en amont et l’implémentation de ces stratégies en aval (grâce à l’appui de PwC Consulting). Cette capacité est essentiel. En effet, si formuler des recommandations est important, c’est aussi primordial de bien les mettre en œuvre. Et le réseau PwC propose un éventail de services très large aux clients, allant de la conception au déploiement, de la phase de planification stratégique aux implications opérationnelles les plus lourdes (fiscales, réglementaires ou technologiques) Un avantage RH. Chez Strategy&, les consultants ont la possibilité de travailler avec d’autres compétences de PwC grâce aux croisements entre les différentes équipes du groupe sur certaines missions 2) L’organisation entre 4 grandes plateformes chez Strategy& Strategy& adresse des clients très divers grâce à l’appui de ses 4 plateformes : Corporate Strategy. Elle regroupe les missions de stratégie « pure » (ex : croissance, transformation des fonctions sales et marketing, stratégie digitale, stratégie économique, transformation du Business Model, entrée sur un nouveau marché, développement d’un nouveau produit, etc.) Operations Strategy. Ce sont les activités plus opérationnelles (ex : problématiques liées à la chaîne de valeur de la « supply chain », de la fabrication jusqu’à la distribution d’un produit) Deals Strategy. Elle réunit les missions de due diligences stratégiques dans le cadre d’opérations M&A (est-ce que l’opération a un sens business ou pas ?) et celles liées à l’intégration post-acquisition (comment assurer la continuité business ?) Digital Strategy. Ce sont des missions sur les sujets digitaux des entreprises et organisations. Quel parcours digital je peux proposer à mes clients ? Quelle valeur ajoutée pour eux ? Quelle stratégie technologique je dois avoir pour soutenir cette ambition digitale ? D’abord, cette organisation favorise le développement d’une forte expertise sur de nombreux sujets pour les consultants de Strategy&. D’ailleurs, les consultants juniors débutent sur des missions dans plusieurs plateformes afin de travailler sur différents sujets. Cela renforce leur toolkit de consultant. Plus tard, au gré des missions et des aspirations, une spécialisation peut se faire sur une fonction ou un secteur. Ensuite, l’organisation permet au cabinet d’adresser un panel très large de clients dans des secteurs très différents, avec une variété de problématiques. 3) Une ambiance de travail bienveillante chez Strategy& La culture de Strategy& à Paris est l’un des plus grands atouts du cabinet. Elle inclut 3 dimensions. Une forte exposition chez Strategy& Strategy& intervient pour les directions générales des grandes entreprises françaises ou internationales (CAC 40, Dow Jones, etc.). Les jeunes consultants travaillent sur des missions à forte valeur ajoutée. Ils contribuent à répondre à des problématiques de haut niveau, proches des décideurs, en couvrant les domaines stratégiques de l’entreprise. D’ailleurs, Strategy& bénéficie de l’un des meilleurs taux consultants/partner sur la place parisienne. Les lignes hiérarchiques sont courtes, ce qui permet aux jeunes consultants d’exprimer facilement leurs idées. D’ailleurs, les discussions informelles avec les managers sont encouragées au sein du cabinet et très fréquentes. Une culture bienveillante chez Strategy& D’abord, Strategy& met en avant l’équilibre entre la vie professionnelle et personnelle. De nombreux aménagements facilitent le quotidien des consultants : flexibilité des horaires, services offerts au bureau, déjeuners d’équipe, évènements, etc. Par exemple, le cabinet organise chaque année la « Strategy& Soccer Cup » qui regroupe environ 400 consultants de différents pays pour un mélange de football, de « team building » et de célébrations. Ensuite, le cabinet accorde une place importante au développement et à l’apprentissage des consultants. Un programme de formation est mis à la disposition de chaque consultant pour enrichir ses compétences techniques et managériales. L’ouverture à l’international de Strategy& Strategy& propose un environnement international et multiculturel. La diversité culturelle est un trait dominant du cabinet. Par exemple, à Paris, de nombreux consultants sont issus d’horizons étrangers (Etats-Unis, Amérique latine, Moyen Orient, etc.) Cette spécificité favorise non seulement la mixité des approches mais aussi l’enrichissement des échanges et le respect des points de vue. De plus, les consultants peuvent réaliser des missions à l’étranger de courte/moyenne durée ou travailler dans l’un des bureaux de Strategy& dans le cadre d’un transfert à l’étranger. Pour finir, la majorité des formations a lieu à l’étranger. Cela favorise aussi les échanges entre consultants de tous les bureaux et facilite le networking interne. 4) Des opportunités professionnelles nombreuses chez Strategy& en stage et CDI Strategy& recherche régulièrement des consultants juniors et expérimentés. Pour les consultants juniors, vous pouvez postuler pour un stage de 6 mois dans le bureau de Paris ou directement pour un CDI. Les profils les plus recherchés par le cabinet sont des étudiants d’écoles d’ingénieur et d’écoles de commerce, avec généralement une première expérience dans une entreprise en lien avec les clients du cabinet (ex : un secteur d’activité adressé par le cabinet), dans un autre cabinet de conseil (ex : cabinet qui fait du conseil en stratégie ou management, car ils connaissent déjà les codes du domaine) ou en Corporate Finance (M&A, Private Equity, etc.). Mais cela n'est pas toujours un critère décisif ! En effet, le cabinet évalue de manière globale chaque candidature sur 5 critères, en particulier lors des entretiens. Quels sont ces critères ? Le drive. C’est la capacité de la personne à répondre aux problématiques du clients, à surmonter les challenges et à penser autrement Le business sense. C’est la bonne connaissance des secteurs d’activités et des Business Model des entreprises qui évoluent dans ces secteurs. Même si les consultants juniors sont généralistes au départ, ils doivent être capable d’intervenir efficacement sur les 4 plateformes du cabinet Les compétences techniques. C’est la capacité du candidat à structurer sa pensée, élaborer et prouver ses hypothèses en vue de résoudre des cas La capacité à évoluer dans un environnement international. Les clients de Strategy& évoluent à la fois en France et à l’étranger Les soft skills. C’est le fit entre le candidat et le cabinet, les consultants du cabinet et dans une vision plus large avec les équipes de PwC Si vous souhaitez plus d’informations sur le process de recrutement chez Strategy& pour des stages er CDI, vous pouvez lire notre fiche sur le cabinet Strategy&. Et pour visionner notre webinaire avec Strategy&, c'est ici :  Comment décrocher son stage/CDI chez Strategy& ? Alors, vous souhaitez postuler chez Strategy& ? C'est possible, à condition d'être parfaitement préparé. Pour améliorer vos chances, préparez-vous avec Training You, la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en Conseil en stratégie avec : +35 heures de formation, 8 cours, +170 études de cas corrigés par des consultants, 14 fiches sur les principaux secteurs d’activités et des podcasts exclusifs avec des consultants. Déjà plus de 6 000 abonnés, pourquoi pas vous ? Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Tiffany Escudero

5 min de lecture

Entreprise
Roland Berger, le cabinet européen qui défie les américains

Vous souhaitez faire un stage en Conseil en stratégie ? Roland Berger sera certainement sur votre liste. D'abord, Roland Berger est un cabinet à part parmi les autres grands acteurs de la place. Ensuite, il propose une très grande diversité d'opportunités professionnelles pour les étudiants et jeunes diplômés. Enfin, il offre des missions en poste stimulantes pour les jeunes consultants.  Roland Berger est un cabinet à part dans le paysage du Conseil en stratégie Roland Berger est un cabinet de Conseil en stratégie qui possède à la fois un ADN européen fort, une dimension mondiale et une proximité avec l’écosystème entrepreneurial. L'ADN européen de Roland Berger D’abord, Roland Berger se distingue des autres grands cabinets de Conseil en stratégie (McKinsey, BCG, Bain, etc.) par sa forte identité européenne. D’une part, le cabinet a été fondé en 1967 par un entrepreneur allemand nommé Roland Berger (forcément…). D’autre part, le cabinet met en avant une méthode de travail spécifique. En effet, alors que les « MBB » ont tendance à répliquer dans chaque pays et pour chaque mission une approche standardisée (exemple : « la méthode McKinsey »), Roland Berger accorde davantage de flexibilité aux consultants selon le contexte de la mission. Chez Roland Berger, l’avis de chaque consultant (du junior au Partner) est important. Sur une mission, le management est toujours participatif. Et c'est très stimulant quand on rejoint le cabinet en tant que junior. La dimension mondiale de Roland Berger Ensuite, et malgré cet ADN très européen, Roland Berger est présent dans le monde entier. Parfois considéré comme trop « eurocentré », le cabinet a considérablement renforcé sa dimension internationale depuis une dizaine d’années. Depuis 2010, il a initié une stratégie d'expansion à l’international avec l’ouverture de plusieurs bureaux en Amérique latine, au Moyen Orient (Dubai, Jakarta), en Afrique (Lagos) et en Asie (Singapour, Kuala Lumpur, Séoul, New Delhi, etc.). Roland Berger s'est aussi renforcé aux Etats-Unis. Il a ouvert un bureau à Boston en 2012. Ce bureau réalise de nombreuses missions dans le secteur de l'automobile. Aujourd’hui, Roland Berger peut compter sur un réseau dense de 50 bureaux répartis dans les principales géographies. La proximité avec l’écosystème entrepreneurial Enfin, Roland Berger entretient une forte dimension entrepreneuriale. D’ailleurs, « l’esprit d’entreprise » fait partie des trois valeurs fondamentales mises en avant par le cabinet avec « l’excellence » et « l’empathie ». Chez ses employés, le cabinet apprécie « l’exploration active d’idées originales, la prise de risques et l’ouverture de nouvelles voies, mais également la volonté d’assumer sa responsabilité ». Pour ses clients, il souhaite toujours « trouver des solutions innovantes et durables [pour les aider] à changer la donne dans leur domaine ». Cette dimension entrepreneuriale est aussi incluse dans les postes ouverts aux stagiaires. En effet, Roland Berger donne l’opportunité aux stagiaires qui font toute leur année de césure au sein du cabinet (stage longue durée de 12 mois) de travailler 4 mois dans l’une des startups partenaires du cabinet. Une diversité d’opportunités professionnelles chez Roland Berger pour les étudiants et les jeunes diplômés Roland Berger propose plusieurs types de postes, à la fois pour les étudiants et les jeunes diplômés. D’abord, Roland Berger recrute 3 types de profils en stage. Vous pouvez réaliser la totalité de votre année de césure chez Roland Berger. Dans ce cas, votre stage sera divisé en 3 expériences très différentes et complémentaires : 4 mois au sein du cabinet à Paris (pour apprendre les bases du métier de consultant), 4 mois dans une startup partenaire du cabinet (pour développer vos compétences entrepreneuriales) et 4 mois dans un bureau étranger (pour renforcer votre culture internationale) Vous pouvez réaliser votre 2ème partie de césure chez Roland Berger. Ici, cela sera un stage classique de 6 mois dans le bureau parisien, sans rotation Vous pouvez rejoindre Roland Berger pour votre stage de fin d’études. De même, vous serez immergé au sein du bureau de Paris pendant 6 mois avec de fortes opportunités de conversion en CDI à l’issue de votre expérience. En effet, chez Roland Berger, 80% des stagiaires en fin d’études obtiennent un CDI dans la foulée ! Même s’il pioche davantage dans son vivier de stagiaires pour les recrutements en CDI, Roland Berger propose aussi des opportunités pour les jeunes diplômés. Dans ce cas, vous rejoindrez directement le cabinet à Paris. Le process de recrutement sera un peu plus dense, avec une série d’épreuves spécifiques comme un test numérique en ligne, la résolution de plusieurs études de cas (provenant généralement d’une mission récente réalisée par le cabinet pour l’un de ses clients) et une évaluation stricte de votre fit avec Roland Berger. Des missions en poste diversifiées et à un fort enjeu chez Roland Berger, avec un mentorat assuré par un consultant dédié Roland Berger propose des opportunités intéressantes pour les consultants juniors. Des clients nombreux et variés D’abord, le cabinet peut compter sur la force de sa marque pour attirer de nombreux clients. Et ces clients opèrent dans différents secteurs. De plus, ils mandatent le cabinet sur des missions très diversifiées. Ainsi, en tant que stagiaires ou jeunes consultants, vous bénéficiez d’une forte exposition client. Et vous pourrez travailler sur des missions très variées, à la fois en termes de secteur (automobile, santé, secteur public, etc.) et de fonctions (croissance, réduction des coûts, amélioration des processus opérationnels, etc.). Pour faire simple, le consultant junior peut travailler sur 3 grands types de missions : Une problématique liée à la stratégie du client Par exemple, pour la practice « Secteur Public », le cabinet peut avoir plusieurs types de mandats. Par exemple, il peut repenser complètement la stratégie d’une politique publique. Concrètement, il se posera les questions suivantes : Comment introduire plus de performance ? Comment faire en sorte que la contrainte budgétaire (important pour l’Etat…) soit respectée ? Comment répondre aux besoins de la population ? (aussi important, quand même…) Une problématique liée à la performance opérationnelle du client Par exemple, pour la practice « Industrie », le cabinet peut aider une entreprise industrielle à délivrer le maximum de valeur, en cohérence avec les attentes des actionnaires existants et investisseurs potentiels. Cela peut passer par plusieurs actions. Exemples : nouveaux investissements dans des machines plus performantes, amélioration des processus de production ou encore réduction de certaines dépenses pas assez ou non rentables. Une problématique d’ « Investment Support » Par exemple, pour la practice « M&A / Private Equity », le cabinet peut réaliser une due diligence stratégique dans le cadre d’une transaction M&A. Objectif ? Sécuriser la stratégie future d’une entreprise sur son marché. Aujourd’hui, les clients intègrent d’ailleurs presque toujours une dimension « ESG » ou « environnement » aux missions qu’ils confient aux cabinets. Par conséquent, beaucoup de missions chez Roland Berger intègrent au moins partiellement ce sujet, souvent apprécié par les jeunes consultants. Des expertises sectorielles Ensuite, même si Roland Berger reste un cabinet généraliste, il met aussi en avant une forte expertise dans quelques secteurs d’activité. Parmi lesquels la pharma, l’industrie ou l’automobile. Qui plus est, Roland Berger sera l’un des seuls grands cabinets à maintenir et surtout développer sa practice « Secteur Public ». Cette practice répond aux besoins de l’Etat et plus généralement des administrations publiques. Progressivement, le cabinet permet aussi une spécialisation autour d’un secteur ou d’une practice selon les affinités des consultants ou les besoins de ses clients. Un mentorat pour faciliter l'apprentissage des consultants juniors Enfin, pour les premières missions, un consultant senior accompagne chaque stagiaire ou junior. Il joue un rôle de « mentor » auprès de lui. Pourquoi ? Les objectifs sont : Contrôler la courbe de progression du jeune consultant S’assurer qu’il bénéficie d’une bonne exposition à différents secteurs et types de missions pendant son expérience au sein du cabinet Répondre à ses potentielles questions Le work life balance est aussi une tendance actuelle entièrement prise en compte chez Roland Berger. Les consultants ne travaillent presque exclusivement pas le week-end. Et souvent, les vendredis soirs sont « sacrés ». De plus, le chef de projet s’interrogera systématiquement au début de la mission sur des contraintes potentielles des membres de son équipe. Et il essaiera ensuite dans la mesure du possible d’en tenir compte dans l’organisation globale de la mission (réunion, livrables, etc.). Pour conclure, Roland Berger combine les avantages d’un grand cabinet de taille mondiale (dimension internationale, opportunité de travailler sur des sujets très variés, forte réputation du cabinet auprès de ses clients, etc.) et d’une entreprise à taille humaine (personnalisation du parcours, suivi des jeunes consultants, opportunité de progression rapide dans les premières années). C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le cabinet est aujourd’hui fortement plébiscité par les étudiants et les jeunes diplômés ! Pour en apprendre plus sur Roland Berger : Vous pouvez retrouver notre page dédiée au cabinet visionner notre podcast Career Insights avec Marie Le de Narp (Partner au sein du bureau parisien)  Vous voulez postuler chez Roland Berger ? C'est possible, à condition d'être parfaitement préparé. Pour améliorer encore votre dossier de candidature, n'hésitez pas à lire notre article sur la lettre de motivation qui contient même des exemples de lettres qui ont passé les screenings dans les tops cabinets. A part Roland Berger, un MBB est aussi une option. Pour en apprendre davantage, c'est dans notre article sur les 3 raisons d'intégrer un MBB (McKinsey, BCG, Bain). Enfin, pour mettre le maximum de chances de votre côté, n’hésitez pas à vous préparer avec Training You, la première plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance et Conseil en stratégie. Pour le Conseil en stratégie, nos Packs incluent : +50 heures de formation, 8 cours, +170 études de cas résolues en live par des consultants, 14 fiches secteurs, 17 fiches cabinets (dont une sur Roland Berger) et des podcasts exclusifs avec des professionnels. Déjà plus de 12 000 abonnés, pourquoi pas vous ? Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Training You

7 min de lecture

Entreprise
3 raisons d’intégrer un MBB : McKinsey, BCG et Bain

Acronyme pour désigner McKinsey & Company, Boston Consulting Group (BCG) et Bain & Company, le terme MBB désigne les 3 plus prestigieux cabinets de Conseil en stratégie au niveau mondial. Mais pourquoi intégrer un MBB ? Cet article vous présente les 3 raisons qui motivent le plus les étudiants et jeunes diplômés à postuler pour ces cabinets. 1) Les MBB sont un accélérateur de carrière tourné vers l’international Choisissez le cabinet qui vous correspond Chaque cabinet possède son histoire, sa culture et son expertise propre. Même si les 3 cabinets sont généralistes, ils ont développé quelques spécialisations. D'abord, McKinsey est historiquement davantage spécialisé sur des missions de profitabilité et de réductions des coûts. Ces projets intègrent souvent un aspect opérationnel fort. Chez McKinsey, le jeune consultant visite régulièrement les usines du client pour constater les problèmes opérationnels et les perspectives d’amélioration. Ensuite, le BCG est le spécialiste des missions de croissance et d’innovation (avec le BCG X, sa nouvelle marque dédiée à ces sujets). Enfin, Bain & Company réalise beaucoup de due diligences dans le cadre d’opérations M&A et de prises de participation des fonds de Private Equity. Ceci étant dit, les MBB se positionnent tous sur un nombre varié de missions dans différents secteurs ou fonctions pour apporter de la diversité aux consultants et diversifier les sources de revenus. Alors dans ce contexte, comment se spécialiser ? Devenez expert de votre domaine au sein du cabinet A votre arrivée, vous serez certainement confronté à des problématiques variées. Mais au fil du temps, il est important de vous spécialiser pour se démarquer des autres consultants. Les 3 MBB sont segmentés en différentes practices, à la fois fonctionnelles et sectorielles. Quand ils deviennent plus senior, les consultants peuvent être spécialisés dans : Une fonction. Exemple : croissance, pricing, réduction de coût, M&A / Private Equity, etc. Un secteur. Exemple : assurance, transports, énergies, santé, biens de consommation, etc. Aucune inquiétude. Au début de votre carrière, vous serez encadré par une équipe de consultants seniors qui disposent d’une excellente culture business sur chaque fonction et secteur. Avec cet encadrement, vous n’aurez aucun mal à acquérir des compétences et progressivement devenir un expert dans votre domaine. Voyagez à l’international au rythme des missions Travailler dans un MBB, c’est aussi renforcer votre profil international ! McKinsey, BCG et Bain possèdent chacun des bureaux à l’étranger. Ils réalisent régulièrement des missions avec des entreprises étrangères ou plus simplement sur des sujets liés à l’international. Par exemple, chez McKinsey, la culture internationale est très forte. Le cabinet donne volontairement une très forte exposition à l’international à ses jeunes consultants. Et il n’est pas rare – même très courant – de devoir prendre le premier avion pour réaliser une mission à l’étranger quand on travaille en tant que junior chez McKinsey. La question qui en découle est alors la suivante : faut-il rejoindre le bureau de Paris ou un bureau dans un autre pays où est présent le cabinet ? Postulez à Paris ou dans un bureau à l’international selon vos aspirations Chacun des MBB est présent à la fois en France et dans d’autres pays en Europe, Afrique, Moyen-Orient et autres. Le choix du bureau dépendra en réalité de vos aspirations personnelles, de vos objectifs et de vos préférences ! Prenons l’exemple de McKinsey qui est très présent en Afrique. Si vous souhaitez travailler sur des sujets liés à l’Afrique, vous devez prioritairement postuler au bureau de Casablanca. En effet, les consultants de McKinsey basés à Casablanca réalisent presque exclusivement des missions en Afrique. Par exemple : Accompagner un gouvernement dans la mise en place d’un programme de vaccination des enfants Aider à la mise en place de grandes infrastructures au service de la population d’un pays, telles que les réseaux de transports routiers, ferroviaires ou encore les aéroports Soutenir la création de programme d’éducation pour les enfants ou les femmes dans certains pays Ainsi, avec ce type de missions, vous allez beaucoup apprendre sur l’Afrique, forger une spécialisation et mettre en avant un profil très international. 2) Des missions en poste stimulantes chez les MBB Découvrir le rôle du consultant junior au sein d’un MBB Dans un MBB, le consultant junior est responsable d’un ou plusieurs streams d’analyse. Qu’est-ce qu’une analyse ? Le terme « analyse » est utilisé en Conseil en stratégie lorsqu’un client vous demande de répondre à une problématique. Voici les différentes étapes d’une analyse : Rechercher les informations pertinentes (chez le client ou dans le domaine public) Compiler ces informations Analyser les informations Faire des recommandations (généralement sous la forme de slides sur PowerPoint ou de modèles sur Excel) Chaque mission d’un cabinet de Conseil en stratégie inclut une parte analytique. Et c’est le junior qui est en première ligne ! Par exemple : Faire un Business Plan dans le cadre d’un plan de croissance ou d’un plan de réduction des coûts Analyser un marché dans le cadre d’un projet d’internationalisation d’une entreprise dans un nouveau pays Calculer des synergies dans le cadre d’une transaction M&A Comprendre la journée type du consultant junior dans un MBB La journée type n’existe pas ! Oui, comme dans beaucoup de métiers… Le consultant junior a l’occasion de travailler sur des missions très variées. Cependant, nous pouvons essayer pour l’exercice de recréer une journée classique qu’un jeune consultant pourrait vivre chez McKinsey, au BCG ou chez Bain. Ainsi : 1) Dans la matinée Relire les travaux de la veille pour être certain de ne pas avoir commis d’erreurs (surtout quand la journée s’est terminée un peu tard…) Travailler sur ce qui n’a pas pu être finalisé la veille Réaliser un tour de table avec l’équipe « Check in » pour discuter de ce qui a été fait la veille, de ce que vous comptez faire dans la journée et des points de blocage potentiels du jour Faire les rendez-vous clients pour collecter et/ou demander des informations selon vos missions du moment 2) Dans l’après-midi Collecter et/ou demander des informations selon vos missions du moment Assister à des sessions de problem solving (réunions avant les rendez-vous clients pour relire et revoir la structure votre présentation avec des seniors afin de vérifier que tout a bien été anticipé) Participer aux rendez-vous clients Réaliser un tour de table avec l’équipe « Check out » pour faire le debrief de la journée (environ vers 18h-20h) 3) Dans la soirée Travailler après le « Check out » (selon les urgences) pour délivrer les travaux dans les délais impartis. Dans un cabinet de Conseil en stratégie, le client est toujours prioritaire. Ainsi, lorsque qu’il revient vers vous avec une requête (appelé dans le monde du conseil « un push »), il est nécessaire de travailler et restituer dans les temps même si cela doit empiéter sur votre temps personnel (le soir ou le week-end) Respecter un équilibre entre la vie professionnelle et personnelle Pour rebondir sur le temps personnel, il est temps d’aborder le sujet du work life balance. Dans un cabinet comme McKinsey, BCG ou Bain, les premiers mois peuvent paraître difficiles. Les journées sont longues. Le travail est exigeant. Et il est fréquent de sortir du cabinet après 22h le soir. N’ayez pas peur ! Au contraire, cela évoluera avec le temps. Vous allez prendre vos marques, gagner en efficacité et mieux gérer ces situation avec le temps. Pour vous aider, voici 3 manières de faire : 1) Varier les missions Certaines missions (croissance, plan stratégique) sont plus longues et prenantes que les autres. Au début, c’est difficile d’y échapper ! Mais après quelques mois, vous pourrez potentiellement manager votre staffing et vous positionner sur des missions plus courtes. Et ainsi connaître des journées un peu moins denses… 2) Emettre une objection lors de l’acceptation des missions Avant l’acceptation des missions, une réunion d’équipe est généralement organisée au sein du cabinet. Pendant celle-ci, il est possible de mentionner certaines contraintes personnelles, par exemple un créneau réservé dans la semaine. Attention, vous ne pourrez pas le faire tout le temps ! 3) Se déconnecter du cabinet pendant votre temps libre Enfin, nous vous conseillons de prévoir des espaces temps sans ouvrir votre téléphone ou votre ordinateur professionnel afin de déconnecter pleinement de l’entreprise. Cela vous permettra de vous ressourcer auprès de vos proches ou pratiquer des activités loisirs. Ainsi, vous reviendrez au cabinet en pleine forme, avec l’esprit plus clair et reposé. 3) Des exits intéressants après un passage en Conseil en stratégie dans un MBB Bonne nouvelle, les exits potentiels après une première expérience en Conseil en stratégie sont vraiment intéressants ! Surtout, un passage dans un MBB vous donnera toutes les armes pour accéder à certains postes très stimulants ! Lesquels ? Tout dépend de vos appétences et compétences acquises pendant les missions (et c’est pourquoi il est judicieux de bien les choisir !). Vous pourrez par exemple travailler dans : Une entreprise du secteur de la finance (fonds de Private Equity, fonds de Venture Capital, banque d’affaires, etc.) Une startup, sur des postes de management avec une forte responsabilité opérationnelle Une grande entreprise industrielle (exemple : Total, EDF, Veolia) selon votre spécialisation sectorielle et les missions que vous aurez réalisées potentiellement pour ces clients du cabinet Pour en savoir plus, vous pouvez lire notre article Les 1 001 débouchés du consultant : que faire après une carrière dans le Conseil en stratégie ?. Vous souhaitez décrocher un stage ou un CDI en cabinet de conseil en stratégie dans un MBB ? Décrocher un stage ou CDI dans un MBB est difficile. Pour y arriver, c’est important d’être bien préparé. Depuis 2019, Training You a accompagné plus de 8 000 étudiants qui travaillent aujourd'hui dans les plus grandes entreprises en Corporate Finance et Conseil en stratégie. 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Par Training You

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