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Fonds de continuation : comprendre cet outil clé du Private Equity

Depuis deux ou trois ans, un terme revient sans cesse dans les discussions entre professionnels du Private Equity : fonds de continuation. Longtemps marginales, ces structures se sont imposées comme une solution centrale face au ralentissement des cessions, à l’allongement des durées de détention et aux tensions sur les valorisations. Pour un étudiant qui découvre le Private Equity ou qui se prépare à des entretiens en M&A ou en PE, comprendre les fonds de continuation est devenu indispensable. Non seulement parce qu’ils sont de plus en plus fréquents, mais surtout parce qu’ils soulèvent des enjeux économiques, financiers et éthiques au cœur du métier d’investisseur. Le cadre de base : comment fonctionne un fonds de Private Equity Un fonds de Private Equity classique a une durée de vie limitée, généralement d’environ 10 ans, parfois extensible à 12 ans. Cette contrainte temporelle est fondamentale. On distingue généralement trois grandes phases : Une phase d’investissement (souvent les 4 à 5 premières années), durant laquelle le fonds acquiert des participations Une phase de création de valeur et de cession, pendant laquelle les actifs sont revendus Eventuellement une courte période d’extension, si certains investissements ne sont pas encore sortis Cette structure existe pour offrir aux investisseurs, appelés Limited Partners (LPs), une visibilité sur leur horizon de liquidité. En contrepartie, les General Partners (GPs) doivent arbitrer leurs décisions d’investissement et de sortie en tenant compte de cette horloge contractuelle. Le problème apparaît lorsque le timing économique n’est pas aligné avec le timing du fonds. Le problème : quand la sortie arrive trop tôt… ou au mauvais moment Dans un monde idéal, chaque participation serait revendue au moment exact où sa valeur est maximisée. En pratique, ce n’est souvent pas le cas. En effet, un fonds peut détenir un actif : Encore en forte croissance Nécessitant du temps supplémentaire pour atteindre sa pleine maturité Ou évoluant dans un contexte macroéconomique défavorable aux ventes (marché M&A bloqué, multiples en baisse, IPOs rares) Dans ce cas, la pression à la sortie devient artificielle : le fonds doit vendre non pas parce que l’actif est prêt, mais parce que la fin de vie du véhicule approche. C’est précisément pour répondre à cette situation que les fonds de continuation ont émergé. Qu’est-ce qu’un fonds de continuation ? (définition simple) Un fonds de continuation est un nouveau véhicule d’investissement créé pour reprendre un ou plusieurs actifs détenus par un fonds existant arrivant en fin de vie. Concrètement, l’actif est vendu par le fonds initial à ce nouveau véhicule. La particularité, et la source de débat, est que l’équipe de gestion (le GP) reste la même. Les investisseurs du fonds initial ont alors deux options : Sortir et encaisser le produit de la vente Réinvestir dans le fonds de continuation (on parle de rollover) pour poursuivre l’aventure sur un horizon plus long De nouveaux investisseurs, souvent issus du marché secondaire, peuvent également entrer au capital du fonds de continuation pour financer la transaction. Ce mécanisme permet donc de dissocier la contrainte de durée du fonds initial du potentiel économique réel de l’actif. Pourquoi les fonds de continuation se sont imposés L’essor spectaculaire des fonds de continuation s’explique par une combinaison de facteurs conjoncturels et structurels. D’abord, le ralentissement des sorties traditionnelles. Les désaccords sur les valorisations et la hausse des taux ont fortement réduit les opérations de M&A et les IPOs, rendant les cessions classiques plus difficiles. Ensuite, la pression croissante sur les LPs. De nombreux investisseurs institutionnels ont besoin de liquidités pour rééquilibrer leurs allocations ou faire face à des contraintes budgétaires. Les fonds de continuation offrent une solution intermédiaire : une sortie possible, sans liquidation brutale des actifs. Enfin, la professionnalisation du marché secondaire a profondément transformé ces opérations. Les transactions dites GP-led sont aujourd’hui très structurées, avec des processus de due diligence approfondis, des valorisations indépendantes et des investisseurs spécialisés capables d’analyser finement ces dossiers. Selon plusieurs études de marché, les fonds de continuation représentent désormais une part significative des transactions secondaires mondiales, avec des volumes atteignant des niveaux records ces dernières années Un outil utile… mais pas neutre : les enjeux et critiques Le conflit d’intérêts au cœur du débat La principale critique adressée aux fonds de continuation tient à leur conflit d’intérêts structurel. Le GP se retrouve simultanément : Vendeur, au nom des LPs du fonds initial, avec un intérêt à maximiser le prix Acheteur, pour le compte du fonds de continuation, avec un intérêt à acquérir à un prix raisonnable Ce conflit est inhérent au mécanisme. Il ne rend pas l’opération illégitime, mais impose une vigilance accrue. Certains investisseurs craignent notamment que seuls les meilleurs actifs soient transférés dans les fonds de continuation, laissant dans le fonds initial des participations moins attractives, ce qui peut dégrader la performance globale du portefeuille historique. Les garde-fous mis en place Pour répondre à ces critiques, l’industrie a progressivement mis en place des mécanismes de protection. Le recours à une fairness opinion indépendante est devenu quasi systématique afin d’attester que le prix de transaction est équitable. Dans certains cas, des processus d’enchères sont organisés entre investisseurs secondaires pour renforcer la crédibilité de la valorisation. Par ailleurs, les LPs existants disposent généralement d’un choix explicite entre sortie et réinvestissement, ce qui limite le caractère contraint de l’opération. Enfin, des comités indépendants peuvent être constitués pour superviser la gouvernance du fonds de continuation Fonds de continuation vs fonds evergreen : ne pas confondre Il est important de distinguer les fonds de continuation des fonds evergreen, avec lesquels ils sont parfois confondus. Un fonds evergreen n’a pas de durée de vie prédéfinie. Les entrées et sorties d’investisseurs se font de manière continue, souvent via un marché secondaire interne ou des mécanismes de rachat. À l’inverse, un fonds de continuation reste un véhicule à durée déterminée, créé spécifiquement pour prolonger la détention d’un actif identifié. Les deux structures répondent à des logiques différentes, même si elles partagent un objectif commun : assouplir la contrainte du temps en Private Equity. Ce qu’un recruteur attend que vous compreniez en entretien En entretien de Private Equity, la question n’est jamais de juger si les fonds de continuation sont « bons » ou « mauvais ». Ce que l’on attend d’un candidat, c’est une capacité de raisonnement équilibrée. Un bon candidat saura expliquer : Pourquoi les fonds de continuation existent économiquement Quel problème concret ils résolvent pour les GPs et les LPs Quels sont les risques principaux, notamment en matière de gouvernance Dans quelles conditions ils peuvent être créateurs de valeur À la question : « Que pensez-vous des fonds de continuation ? », une réponse structurée, nuancée et factuelle est bien plus appréciée qu’un jugement tranché. Conclusion Les fonds de continuation sont le reflet d’un Private Equity en pleine mutation. Face à des cycles plus longs, des marchés de sortie plus incertains et des contraintes accrues sur les investisseurs, l’industrie a développé un outil capable de réconcilier temps économique et contraintes contractuelles. Ni solution miracle, ni dérive systématique, les fonds de continuation sont avant tout un instrument. Les comprendre, c’est déjà adopter le regard d’un investisseur averti et faire un pas de plus vers la maîtrise des codes du Private Equity. Comprendre les fonds de continuation est une première étape. Mais en entretien de Private Equity, les recruteurs attendent aussi une maîtrise solide des mécanismes financiers, des logiques d’investissement et des standards de raisonnement propres aux fonds. La formation Corporate Finance de Training You intègre notamment trois cours dédiés au Private Equity, conçus pour aider les étudiants à : Comprendre le fonctionnement réel des fonds (LP/GP, création de valeur, cycles d’investissement) Maîtriser les raisonnements attendus en entretien (investment case, value creation, exits) Se préparer aux entretiens des meilleurs fonds de la place, avec une approche à la fois technique et structurée Découvrir nos formations


Par Guillaume Pommier

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Les leviers de création de valeur dans un LBO

Le Leveraged Buy-Out, plus connu sous l’acronyme LBO, est l’opération emblématique du Private Equity. Il consiste pour un fonds d’investissement à acquérir une entreprise en combinant des fonds propres et une part significative de dette, avec l’objectif de revendre cette entreprise quelques années plus tard en générant une plus-value. Pour beaucoup d’étudiants, le LBO est souvent résumé à un simple effet de levier financier. Cette vision est incomplète, voire trompeuse. En pratique, la dette n’est qu’un outil au service d’une logique bien plus large : la création de valeur. Un fonds de Private Equity performant ne se contente pas de structurer une opération financière ; il transforme l’entreprise en profondeur pendant toute la durée de détention. Comprendre comment cette valeur est créée est fondamental, aussi bien pour réussir ses entretiens en M&A ou en Private Equity que pour saisir le rôle réel d’un fonds au capital d’une entreprise. Dans la majorité des opérations, cette création de valeur repose sur trois leviers clés : l’amélioration de la performance opérationnelle, l’augmentation du multiple de sortie et le désendettement progressif de la structure financière. Pourquoi la création de valeur est centrale dans un LBO Lorsqu’un fonds entre au capital d’une entreprise, il immobilise des fonds propres sur une durée limitée, généralement comprise entre 5 et 7 ans. À la sortie, la performance du fonds est mesurée à travers des indicateurs comme le TRI (taux de rentabilité interne) ou le multiple d’investissement. Pour atteindre ces objectifs, il ne suffit pas que l’entreprise “continue à fonctionner”. Le fonds doit être capable d’expliquer, dès l’acquisition, où et comment la valeur sera créée. Cette réflexion structure l’ensemble de la thèse d’investissement. Elle guide les décisions stratégiques, le rôle du fonds dans la gouvernance et les priorités opérationnelles. Contrairement à un investisseur passif, un fonds de Private Equity agit comme un actionnaire actif. Il est impliqué dans la transformation de l’entreprise. C’est précisément cette logique de création de valeur qui est évaluée en entretien. Les recruteurs cherchent à savoir si un candidat comprend réellement les moteurs économiques d’un LBO, au-delà des mécanismes techniques. 1. L’amélioration de la performance opérationnelle : le levier clé de création de valeur Le premier levier, et aujourd’hui le plus important dans la majorité des LBO, est l’augmentation de la performance opérationnelle de l’entreprise. Cette performance est généralement appréhendée à travers l’EBITDA, qui constitue la référence centrale en matière de valorisation en Private Equity. Améliorer l’EBITDA signifie rendre l’entreprise plus performante dans son activité quotidienne. Cette amélioration peut provenir de : La croissance du chiffre d’affaires. Grâce à un ajustement du pricing, un élargissement de l’offre, une montée en gamme ou une expansion géographique Une amélioration des marges. Grâce à une meilleure maîtrise des coûts, une optimisation des processus ou une réorganisation plus efficace Dans un LBO, le fonds joue un rôle structurant dans cette dynamique. Il met en place une gouvernance plus rigoureuse, définit des indicateurs de performance clairs et suit de près l’exécution du plan stratégique. Dans certains cas, il renforce ou fait évoluer l’équipe de management afin d’accélérer la transformation opérationnelle. L’effet de ce levier est particulièrement puissant car il agit à plusieurs niveaux. D’une part, une hausse de l’EBITDA augmente directement la valeur de l’entreprise à multiple constant. D’autre part, une meilleure performance opérationnelle améliore la génération de cash. Cela facilite le désendettement et renforce la crédibilité de l’entreprise auprès de futurs acheteurs. Dans la majorité des LBO réussis, c’est ce levier qui explique la plus grande part de la création de valeur. Il est également celui qui reflète le mieux la capacité du fonds à créer de la valeur “réelle”, indépendante des conditions de marché. 2. L’augmentation du multiple de sortie : un levier indirect mais décisif Le deuxième levier de création de valeur est l’augmentation du multiple de sortie, souvent appelée expansion de multiple. Il s’agit de revendre l’entreprise à un multiple d’EBITDA plus élevé que celui payé à l’entrée. Contrairement à une idée reçue, cet effet multiple n’est pas uniquement le fruit d’un contexte de marché favorable. Dans de nombreux cas, il résulte directement du travail effectué sur l’entreprise pendant la période de détention. Une société mieux positionnée sur son marché, plus rentable et plus prévisible justifie naturellement une valorisation plus élevée. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette augmentation du multiple : Une amélioration du positionnement stratégique. Par exemple via une montée en gamme ou une spécialisation plus claire, réduit le risque perçu par les investisseurs Une rentabilité plus élevée et plus stable. Elle rend les flux de trésorerie plus visibles, ce qui augmente l’attractivité de l’entreprise à la sortie L’effet multiple est également lié à la qualité de l’equity story construite par le fonds. Une entreprise qui a clarifié son modèle économique, renforcé ses barrières à l’entrée et démontré sa capacité à croître de manière rentable attirera davantage d’acheteurs potentiels, ce qui peut mécaniquement soutenir une valorisation plus élevée. Il est essentiel de comprendre que ce levier est rarement actionné de manière isolée. Il est le prolongement logique de l’amélioration opérationnelle. En entretien, présenter l’expansion de multiple comme un simple pari est une erreur fréquente. Les fonds attendent au contraire une lecture cohérente, où le multiple reflète la qualité intrinsèque du business. 3. Le désendettement : un levier mécanique mais fondamental Le troisième levier de création de valeur dans un LBO est le désendettement progressif de l’entreprise. Lors de l’acquisition, la dette est volontairement élevée afin de limiter l’apport en fonds propres. Au fil des années, cette dette se rembourse progressivement grâce aux flux de trésorerie générés par l’activité. Ce désendettement a un impact direct sur la valeur des fonds propres. À EBITDA et multiple constants, une diminution de la dette nette se traduit mécaniquement par une augmentation de la valeur de l’equity à la sortie. C’est un levier simple à comprendre, mais qui repose entièrement sur la capacité de l’entreprise à générer du cash. Le désendettement est donc étroitement lié à la performance opérationnelle. Une entreprise plus rentable, mieux gérée et plus disciplinée financièrement sera en mesure de réduire sa dette plus rapidement, tout en conservant une structure financière saine. Dans un contexte de taux d’intérêt plus élevés, ce levier prend une importance accrue. La capacité à générer du cash et à maîtriser l’endettement devient un facteur clé de sécurisation de la valeur créée. Quel est aujourd’hui le levier le plus important dans un LBO ? Dans l’environnement actuel, marqué par une remontée des taux et une plus grande exigence des investisseurs, le levier dominant est clairement l’amélioration de la performance opérationnelle. Les fonds ne peuvent plus compter uniquement sur un fort effet de levier financier ou sur une expansion automatique des multiples. La création de valeur repose désormais principalement sur la capacité à transformer l’entreprise en profondeur, à améliorer durablement sa rentabilité et à construire un business plus résilient. Cette évolution explique pourquoi les fonds de Private Equity accordent une attention croissante à l’expertise sectorielle, à la qualité du management et à l’exécution opérationnelle. Pour un étudiant qui se prépare aux métiers du M&A ou du Private Equity, cette réalité est essentielle à intégrer. Les recruteurs attendent des candidats qu’ils comprennent non seulement les mécanismes financiers du LBO, mais surtout la logique économique sous-jacente de création de valeur. Conclusion : Ce que les recruteurs attendent d’un candidat en Private Equity Maîtriser les leviers de création de valeur dans un LBO est un prérequis pour réussir ses entretiens en Private Equity. Il ne s’agit pas de réciter des formules ou des schémas standards, mais de démontrer une compréhension claire et structurée des moteurs de valeur. Un bon candidat est capable d’expliquer pourquoi la performance opérationnelle est centrale, comment une amélioration stratégique peut justifier un multiple plus élevé et en quoi le désendettement renforce la valeur des fonds propres. Cette capacité à raisonner “comme un investisseur” fait toute la différence en entretien. C’est précisément cette approche que nous développons chez Training You : aider les étudiants à dépasser la technique pour comprendre la logique réelle des fonds et réussir leurs recrutements en finance. Découvrir nos formations


Par Guillaume Pommier

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La volatilité sur les marchés financiers : comprendre un concept clé de la finance de marché

Pendant longtemps, la volatilité était perçue comme une anomalie. Un épisode rare, souvent associé à une crise, un choc macroéconomique ou un événement géopolitique majeur. Le reste du temps, les marchés semblaient évoluer dans un environnement relativement stable, prévisible, presque routinier. Ce monde n’existe plus. Aujourd’hui, la volatilité est devenue un élément structurel des marchés financiers. Elle influence la valorisation des actifs, la gestion des portefeuilles, le comportement des investisseurs. Et elle se situe au cœur des métiers de la finance de marché. Pour quiconque envisage une carrière en trading, structuration, sales ou gestion d’actifs, comprendre la volatilité n’est plus optionnel : c’est un prérequis. Cet article a pour objectif d’expliquer, de manière claire, progressive et pédagogique, ce qu’est la volatilité, comment elle se mesure, pourquoi elle est centrale dans les marchés modernes et en quoi elle structure le quotidien des professionnels de la finance de marché. Qu’est-ce que la volatilité sur les marchés financiers ? La volatilité mesure l’ampleur des variations du prix d’un actif financier dans le temps. Autrement dit, elle indique à quel point le prix d’un actif est instable. Un actif très volatil est un actif dont le prix peut fortement monter ou baisser en peu de temps À l’inverse, un actif peu volatil évolue de manière plus régulière, avec des fluctuations limitées Il est essentiel de comprendre une chose dès le départ : la volatilité n’indique pas la direction du marché, mais son incertitude. Un marché peut être haussier et très volatil, baissier et très volatil ou stable et peu volatil. Par exemple, une action qui progresse de +1% tous les jours est peu volatile. A l'inverse, une action qui alterne entre +5% et -5% est très volatile, même si son prix final ne change pas. La volatilité est donc une mesure du risque perçu et de l’incertitude, bien plus qu’un simple indicateur de performance. Pourquoi la volatilité existe-t-elle ? La volatilité est la conséquence directe de l’incertitude. Dès lors que les investisseurs ne sont pas d’accord sur la valeur future d’un actif, les prix fluctuent. Plusieurs facteurs alimentent cette incertitude. Les annonces macroéconomiques Les données sur l’inflation, la croissance, l’emploi ou les taux d’intérêt modifient les anticipations des investisseurs. Une surprise macroéconomique peut provoquer des ajustements rapides et violents des prix. Les décisions des banques centrales Les banques centrales sont devenues des acteurs majeurs des marchés financiers. Une simple phrase dans un discours peut modifier les anticipations de taux, impacter les obligations, les actions, les devises… et faire exploser la volatilité. Les résultats d’entreprises Lorsque les résultats publiés diffèrent des attentes du marché, les ajustements peuvent être immédiats et significatifs, surtout dans un contexte déjà incertain. La géopolitique et les chocs exogènes Crises géopolitiques, conflits, sanctions économiques ou pandémies créent des ruptures brutales dans les anticipations. La psychologie de marché Les marchés financiers ne sont pas purement rationnels. La peur, l’euphorie, les comportements mimétiques et les ventes forcées amplifient les mouvements de prix, donc la volatilité. En résumé, plus l’incertitude augmente, plus la volatilité augmente. Volatilité réalisée et volatilité implicite : une distinction fondamentale En finance de marché, il est crucial de distinguer deux types de volatilité : la volatilité réalisée et la volatilité implicite. La volatilité réalisée : le passé La volatilité réalisée mesure les variations historiques du prix d’un actif. Elle est calculée à partir des rendements passés (journaliers, hebdomadaires, etc.). Elle répond à une question simple : À quel point le prix de cet actif a-t-il bougé dans le passé ? Cette mesure est utile pour analyser l’historique du risque, mais elle a une limite majeure : elle ne dit rien sur l’avenir. La volatilité implicite : les anticipations du marché La volatilité implicite est une volatilité anticipée. Elle est extraite du prix des options sur un actif. Lorsqu’un investisseur achète une option, il paie une prime. Une partie essentielle de cette prime reflète l’incertitude attendue sur l’évolution future du prix de l’actif sous-jacent. Cette incertitude attendue correspond à la volatilité implicite. Autrement dit : la volatilité implicite représente le consensus du marché sur le risque futur. C’est cette volatilité implicite qui est centrale en finance de marché, car elle influence directement le pricing des produits dérivés. Le VIX : que mesure vraiment “l’indice de la peur” ? Le VIX est souvent présenté comme “l’indice de la peur”. Cette appellation est séduisante, mais simplificatrice. Le VIX mesure la volatilité implicite des options sur l’indice S&P 500 à court terme. Il reflète donc les anticipations de volatilité du marché actions américain. Un VIX élevé signifie que : Les investisseurs anticipent de fortes variations L’incertitude perçue est importante Les options sont chères Un VIX bas traduit au contraire un environnement jugé plus stable. Cependant, le VIX ne mesure pas directement la peur, mais le prix de la protection contre les mouvements de marché. Il s’agit d’un indicateur avancé du stress de marché, pas d’un thermomètre émotionnel pur. Volatilité, options et produits dérivés La volatilité est au cœur du pricing des options. À caractéristiques identiques (prix d’exercice, maturité, taux), plus la volatilité est élevée, plus une option est chère. Pourquoi ? Parce que plus l’incertitude est grande, plus la probabilité que l’option devienne profitable augmente. C’est pour cette raison que l’on dit souvent que : la volatilité est un actif à part entière. Et les marchés permettent d’acheter de la volatilité, de vendre de la volatilité, de se positionner sur sa forme (skew, smile) ou sur son évolution future. Même sans entrer dans les détails mathématiques, il est essentiel de comprendre que les produits dérivés transforment la volatilité en objet de trading. Pourquoi la volatilité est centrale dans les métiers de la finance de marché Trader Certains traders prennent des positions directionnelles. D’autres sont spécialisés dans le trading de volatilité. Leur objectif n’est pas de prédire la direction du marché, mais d’anticiper des écarts entre volatilité réalisée et implicite. Structurer Les structures de produits dépendent fortement des hypothèses de volatilité. Une mauvaise estimation peut rendre un produit mal pricé ou trop risqué. Sales Comprendre la volatilité permet d’expliquer aux clients pourquoi un produit est cher, comment il se comporte dans différents scénarios et quels risques il embarque réellement. Asset manager La volatilité influence l’allocation d’actifs, la construction des portefeuilles et les stratégies de couverture. Risk manager La volatilité est au cœur des modèles de risque. Elle conditionne les stress tests, les Value at Risk et les limites de risque. Dans tous les cas, la volatilité est le langage commun entre les différents métiers de la finance de marché. Volatilité et régimes de marché Les marchés alternent entre différents régimes : des phases calmes (caractérisées par une faible volatilité) et des phases de stress (où la volatilité explose). Dans les périodes de forte volatilité : Les corrélations entre actifs changent Les modèles historiques deviennent moins fiables Les stratégies passives peuvent sous-performer La gestion du risque devient prioritaire sur la recherche de rendement Comprendre ces régimes est une compétence clé pour naviguer dans les marchés modernes. Conclusion : comprendre la volatilité pour réussir en finance de marché Comprendre la volatilité n’est pas seulement un exercice théorique. C’est une compétence fondamentale pour toute personne souhaitant évoluer en finance de marché. Elle conditionne le pricing des produits, la gestion du risque, la construction des portefeuilles et, plus largement, la lecture des marchés. Les professionnels ne cherchent pas à éliminer la volatilité, mais à la comprendre, l’anticiper et l’exploiter intelligemment. C’est cette capacité à raisonner en termes de probabilités, de scénarios et de risque qui distingue un bon technicien d’un futur professionnel crédible. Chez Training You, nous accompagnons les étudiants qui souhaitent acquérir ces réflexes indispensables, comprendre les mécanismes réels des marchés et se préparer efficacement aux entretiens en finance de marché, avec une approche à la fois pédagogique, concrète et orientée métiers. Découvrir nos formations en Finance de Marché


Par François Thiré Lacault

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La fin de l’argent gratuit : comment la hausse des taux transforme la finance, le M&A et les stratégies d’investissement

Pendant plus d’une décennie, l’argent ne coûtait quasiment rien. Entre la crise financière de 2008 et la fin de la pandémie en 2021, les grandes banques centrales ont abaissé leurs taux directeurs au plancher, jusqu’à zéro, voire en territoire négatif en Europe. Le quantitative easing a injecté des milliers de milliards dans l’économie, rendant le capital abondant, fluide et extraordinairement bon marché. Dans ce contexte, le financement devenait une ressource illimitée : les start-ups levaient des sommes record pour “acheter du temps”, le Private Equity finançait des acquisitions massives à crédit, les valorisations s’envolaient dans la tech, et le marché du M&A établissait de nouveaux records. Tout cela appartient désormais au passé. Depuis 2022, l’environnement financier a brutalement changé. En 18 mois, la Réserve fédérale américaine a remonté ses taux de 0,25% à plus de 5,25%. La BCE est passée de -0,50% à plus de 4%. Et les taux souverains ont suivi la même trajectoire. Ce n’est pas un simple cycle. C’est un tournant structurel, un changement d’ère qui redéfinit la manière dont les entreprises investissent, dont les transactions se financent et dont les investisseurs arbitrent leurs choix. La fin d’un cycle historique Entre 2010 et 2021, la dette coûtait presque rien. Les entreprises pouvaient se refinancer à l’infini, lever des capitaux massifs, mener des stratégies agressives de croissance externe et supporter des Business Models non rentables pendant des années. Le marché du M&A atteignait près de 6 000 milliards de dollars en 2021, un record historique, tandis que le capital-risque finançait tout ce qui ressemblait de près ou de loin à une “growth story”. Des start-ups étaient valorisées à plusieurs dizaines de fois leurs revenus, sans jamais avoir généré un seul euro de bénéfice. Cette logique reposait sur une idée implicite, mais fausse : la dette serait toujours abondante et peu chère. Ce paradigme s’est effondré. Aujourd’hui, le capital redevient rare, exigeant, sélectif. Le coût du capital est revenu au centre des décisions. Un choc systémique pour la finance mondiale La hausse des taux produit une série d’effets immédiats et mécaniques. Le premier est évident : emprunter devient beaucoup plus cher. Une entreprise ou un fonds de Private Equity qui se finançait à 3% doit désormais payer 8 à 10%. Sur un financement de 300 millions d’euros, cela représente 15 à 20 millions d’euros de charges d’intérêt supplémentaires chaque année. Le simple coût du financement transforme la rentabilité d’une acquisition et change le calcul stratégique Le deuxième effet touche le refinancement. Pendant la période d’argent gratuit, il suffisait de repousser les maturités, restructurer légèrement la dette, ou lever une nouvelle tranche à faible coût. Ce n’est plus le cas. Les entreprises surendettées sont les premières à souffrir : elles découvrent que le refinancement n’est plus automatique. Les banques deviennent plus frileuses, les conditions plus strictes, les délais plus longs. Le crédit se resserre, parfois brutalement Enfin, les valorisations se corrigent mécaniquement. Dans tout modèle d’actualisation des flux (DCF), lorsque le coût du capital augmente, la valeur actuelle baisse. C’est presque mathématique. Dans la tech, des entreprises se négociaient à 15 ou 20 fois leurs revenus en 2021. En 2024, le même profil se valorise entre 5 et 8 fois. Le business n’a pas changé. Le monde financier, si Le retour de la rigueur financière avec la hausse des taux Lorsque l’argent n’est plus gratuit, la logique d'investissement s’inverse. Le cash-flow redevient la métrique centrale. Les directions financières ne financent plus des initiatives “au cas où” ; elles privilégient des projets dont le retour sur investissement est clair, rapide et mesurable. Les dépenses non essentielles sont gelées, les coûts fixes sont optimisés, les plans d’investissement passent au filtre du ROI, et le besoin en fonds de roulement redevient une obsession quotidienne. Autrement dit : l’argent ne sert plus à acheter du temps, mais à préserver la solidité de l’entreprise. On ne finance plus des promesses. On finance des résultats. Start-up et capital-risque : la sélection naturelle Le monde des start-ups, longtemps dopé par des capitaux illimités, découvre une réalité que les industriels connaissent depuis toujours : la rentabilité compte. Les investisseurs exigent désormais une trajectoire crédible vers la profitabilité, une réduction du cash-burn, des marges brutes solides et un Business Model démontrable, pas seulement théorique. Les sociétés qui reposaient sur un financement permanent sont fragilisées ; celles qui ont un modèle robuste tirent leur épingle du jeu. Il suffit de comparer WeWork, symbole des années d’argent gratuit, à des acteurs rentables et disciplinés comme Odoo ou Brevo. La hausse des taux impose une forme de Darwinisme financier : seuls les modèles économiquement sains survivent. M&A : moins de volume, plus de discipline Le marché des fusions-acquisitions, lui aussi, a changé de nature. Le financement LBO était autrefois basé sur des multiples de 6 à 7 fois l’EBITDA. Aujourd’hui, il se finance plutôt entre 4 et 5 fois, avec un coût de dette significativement plus élevé. Les acheteurs sont plus prudents, plus sélectifs, plus exigeants. Ils recherchent des entreprises résilientes, avec des marges solides, des cash-flows prévisibles et des secteurs résistants aux cycles économiques. L’heure n’est plus aux deals spectaculaires fondés sur des histoires de croissance. Il est au “deal défensif”, bâti sur la stabilité plutôt que sur le rêve. Private Equity : la création de valeur opérationnelle revient au centre Pendant l’ère de l’argent gratuit, l’effet de levier financier était l’outil par excellence du Private Equity. On créait de la valeur en utilisant de la dette bon marché, en refinançant plusieurs fois, et en misant sur l’expansion des multiples. Ce modèle est mort. Désormais, la performance vient de l’exécution, pas de l’ingénierie financière. Les fonds se concentrent sur l'amélioration opérationnelle, la discipline financière, la stabilité des flux de trésorerie, la réduction des coûts, l’augmentation de la productivité et, surtout, la capacité à piloter une entreprise avec précision. C’est le retour d’un Private Equity plus “industriel”, plus proche du terrain. Hausse des taux et marchés financiers : retour des fondamentaux Quand les taux étaient à zéro, le marché récompensait la vision, la croissance et l'ambition, même sans bénéfices. Désormais, la finance valorise le présent. Les actions à dividendes et les valeurs dites “value” résistent mieux. Les obligations redeviennent attractives, offrant 4 à 5% de rendement sans risque. Les modèles d’actualisation, parfois ignorés pendant la vague spéculative de 2020–2021, reprennent toute leur place. On assiste à un retour plus discipliné aux fondamentaux : coût du capital, prime de risque, arbitrage entre actions et obligations, génération de cash, et structure de capital. Nouvelles compétences pour les dirigeants Cette transformation impose une nouvelle culture managériale. Les dirigeants doivent comprendre les chiffres, piloter la trésorerie, maîtriser le coût du capital, anticiper les tensions de liquidité, optimiser leur structure de financement et communiquer une vision claire et crédible. La montée des taux agit comme un révélateur. Elle distingue les entreprises bien gérées de celles qui dépendaient uniquement de financements faciles. Opportunités pour les jeunes professionnels Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce nouveau contexte est extrêmement favorable pour les jeunes talents. Les métiers qui comprennent l’économie réelle, les flux financiers, la valorisation, le M&A, le Private Equity ou l’Equity Research prennent encore plus d’importance. Les entreprises recherchent des profils capables de comprendre ce nouveau régime de taux et de prendre des décisions basées sur la rigueur analytique plutôt que sur l’instinct financier d’une époque révolue. Désormais, savoir lire un bilan, comprendre un cash-flow, réaliser un DCF crédible et analyser un business dans un contexte de coût du capital élevé est un avantage compétitif immédiat. Conclusion : le retour à une finance plus saine La fin de l’argent gratuit n’est pas une crise. C’est une normalisation. Elle met fin à des excès, à des illusions, à des valorisations déconnectées du réel. Elle récompense la discipline, la rentabilité, la compréhension stratégique des chiffres et la capacité à créer de la valeur opérationnelle durable. Pour ceux qui commencent leur carrière en finance aujourd’hui, ce n’est pas une menace : c’est une opportunité extraordinaire. La finance redevient une discipline analytique, exigeante, fondée sur le jugement, la précision et la rigueur. Training You accompagne chaque année plusieurs milliers d'étudiants et jeunes diplômés dans la préparation aux métiers les plus exigeants de la finance et du conseil.  Excellence, méthode, rigueur : prépare-toi au monde financier qui arrive. Découvrir nos formations


Par François Thiré Lacault

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Equity Research 2.0 : Comment l’IA est en train de réinventer le métier d’analyste actions

L’Equity Research vit sa plus grande révolution depuis 40 ans Pendant des décennies, le métier d’analyste actions n’a quasiment pas changé. Des rapports PDF, des lignes Excel, des transcripts de 70 pages, des calls à 8h du matin, des comparables, des consensus et des notes envoyées aux clients du buy-side. Et puis… l’information a explosé. Les marchés se sont accélérés. La donnée est devenue infinie. Aujourd’hui, l’Equity Research n’est plus un travail basé sur la collecte d’information. Il devient un travail basé sur l’interprétation. L’arrivée massive de l’intelligence artificielle (LLM, NLP, modèles prédictifs, alt-data) crée un point de rupture : l’analyste actions de demain ne sera plus un “lecteur-modélisateur”, mais un interprète stratégique assisté par l’IA. Voici le guide complet, pensé pour les étudiants, les candidats en entretien et les futurs analystes, pour comprendre comment le métier évolue réellement. 1. L’Equity Research traditionnel : un modèle linéaire qui atteint ses limites A) Equity Research : Un métier traditionnel de la finance Historiquement, le métier reposait sur un workflow simple : Lire → Recouper → Modéliser → Rédiger. Les analystes Equity Research évaluent la valeur future d’une entreprise en construisant des modèles financiers basés sur des données financières et opérationnelles. Après avoir analysé et synthétisé ces informations, ils estiment une valeur intrinsèque du titre et formulent une recommandation (Buy, Sell ou Hold) accompagnée d’un objectif de cours. Cette analyse est ensuite transmise aux investisseurs via une note de recherche et lors d’échanges directs. Auparavant, les analystes passaient 70% de leur temps sur : Les rapports annuels Les communiqués de presse Les transcripts d’appels résultats Les études sectorielles Les séries de multiples Les modèles Excel fabriqués à la main Leur valeur ajoutée : détecter l’information pertinente avant le marché et produire des modèles robustes. Les analystes en Equity Research travaillent généralement autour de 60 heures par semaine en période normale. Ce volume peut grimper à 80 heures ou plus pendant les earnings seasons, qui constituent les périodes les plus chargées de l’année pour ces professionnels. Il est également courant que les équipes d’Equity Research commencent leur journée très tôt. De nombreuses informations importantes surviennent pendant la nuit et doivent être analysées avant l’ouverture des marchés. Les entreprises cotées publient souvent leurs communiqués de presse ou d’autres informations importantes le soir ou tôt le matin, en dehors des heures de marché, afin d’éviter une suspension de cotation. Ces éléments doivent eux aussi être étudiés avant l’ouverture suivante. B) Equity Research : Un métier en évolution Mais ce modèle devient insuffisant pour trois raisons : La masse d’information a explosé : Une entreprise du CAC 40 publie aujourd’hui : centaines de pages de documentation réglementaire, dizaines de rapports ESG, appels investisseurs trimestriels, centaines de publications média. Sans compter les données alternatives : trafic web, volumes e-commerce, avis consommateurs, scrapping prix/stocks. Aucun humain ne peut tout lire Le marché n’attend plus : Les investisseurs réagissent en minutes, parfois en secondes : une guidance modifiée, une phrase ambiguë du CEO, un chiffre sectoriel inattendu. Le modèle manuel est trop lent La data est devenue non structurée. Les analystes ne traitent plus uniquement des chiffres. Ils doivent analyser du texte, des vidéos, des signaux alternatifs et des bases de données massives. Le métier tel qu’il existait depuis 30 ans est en fin de cycle 2. L’IA change tout : vitesse, précision, profondeur Depuis 2022, l’intelligence artificielle a bouleversé toute la chaîne de valeur de l’Equity Research. L’IA lit ce qu’un analyste ne pourra jamais lire : 10 000 pages en quelques minutes, 25 ans d’historiques de transcripts, tous les rapports analystes du secteur, tout le news flow mondial L’IA détecte ce que l'œil humain ne peut pas voir : variations subtiles de ton dans les Earnings Calls, signaux faibles dans la guidance, anomalies dans les marges, ruptures de tendance dans les KPIs L’IA reconstruit automatiquement des modèles financiers. En quelques secondes : restructuration d’un P&L, projection de marges, mise à jour d’un DCF, scénarios opérationnels, simulation de multiples L’IA devient un copilote permanent. Elle surveille les concurrents 24h/24, alerte sur les signaux critiques, met à jour les modèles automatiquement et synthétise les données en insights exploitables Résultat : l’analyste n’est plus un producteur d’information. C’est un interprète stratégique. 3. L’Equity Research 2.0 : un nouveau métier émerge Nous entrons dans une nouvelle ère où la valeur de l’analyste repose sur : La compréhension stratégique du business. Les meilleurs analystes sont ceux qui comprennent : les moteurs du secteur, les barrières à l’entrée, les coûts marginal, les dynamiques de demande et la psychologie des dirigeants La capacité à lire les signaux de management. Un changement de ton dans un call, un mot plus prudent, un silence trop long… l’IA ne maîtrise pas (encore) ces nuances humaines La construction d’une conviction. L’objectif n’est plus de répéter le consensus. C’est de le challenger intelligemment La gestion du risque. Les analystes deviennent des stratèges des scénarios, pas des techniciens Excel 4. Ce que l’IA fait mieux qu’un analyste humain Fonction Ce que l’IA fait Impact sur le métier Lecture & synthèse Analyse 20 ans de rapports annuels, résume un earnings call en 20 points, compare les guidances entre plusieurs entreprises Gain de temps massif, meilleure couverture d’information Extraction automatique des KPIs Détecte instantanément marges, volumes, pricing power, CAPEX, FCF, performances régionales Mise à jour des analyses en temps réel, réduction des erreurs humaines Mise à jour des modèles Actualise automatiquement P&L, cash-flow, DCF, sensibilités et scénarios dès qu’un chiffre change Modélisation plus rapide, plus robuste, moins manuelle Veille concurrentielle 24/7 Suit les prix, lancements produits, recherches Google, trafic web, signaux e-commerce Vision sectorielle élargie, meilleure anticipation Analyse des dirigeants Analyse tonalité, hésitations, contradictions, signaux de prudence ou surconfiance dans les earnings calls Détection fine de signaux faibles, meilleure évaluation de la crédibilité du management 5. Ce que l’humain fait mieux que l’IA Compétence humaine Pourquoi l’humain reste supérieur Impact dans l’Equity Research 2.0 Compréhension des intentions du management L’humain perçoit les non-dits, le langage corporel, les enjeux politiques internes Meilleure lecture des signaux stratégiques implicites Relations & réseau L’IA ne crée ni confiance ni réputation, ne comprend pas les dynamiques personnelles Avantage compétitif dans le dialogue buy-side / sell-side Projection stratégique L’IA extrapole le passé, l’humain conceptualise le futur et les ruptures possibles Capacité à anticiper les scénarios non consensuels Décision & conviction Les marchés récompensent le courage analytique, pas les modèles parfaits L’humain reste indispensable pour formuler des recommandations Buy/Sell fondées 6. Les nouveaux outils de l’analyste Equity Research L’analyste moderne est équipé de : Copilotes IA dans Excel Analyse NLP des earnings calls Modèles financiers automatisés Plateformes d’alt-data (mobilité, e-commerce, trafic web) Outils de forecast ML Scoreurs de risque Il devient un analyste multitechnique, capable de combiner finance, data, IA et stratégie. 7. Comment l’IA transforme la relation sell-side vs buy-side Le buy-side recrée la recherche sell-side avec l’IA. Les asset managers utilisent l’IA pour reproduire les modèles des analystes, scanner tout le secteur et générer des notes internes instantanées. Résultat : le sell-side doit monter en gamme. Le rôle du sell-side devient moins descriptif, plus analytique, plus stratégique et plus différenciant. Le bon analyste est celui qui comprend mieux le business que l’entreprise elle-même, identifie les scénarios non consensuels et apporte un avantage informationnel réel. 8. Les risques : biais, surconfiance, boîtes noires L’IA n’est pas un superpouvoir sans limites. Il existe certains risques majeurs : mauvaise calibration, hallucinations financières, propagation d’erreurs si tout le monde utilise les mêmes modèles, biais technologiques, manque de transparence des algorithmes. Les meilleures équipes Equity Research développent des garde-fous, des process de validation, des stress-tests, des scénarios alternatifs La discipline reste essentielle. 9. Equity Research 2.0 : les compétences à maîtriser pour réussir L’analyste de demain doit savoir : Lire un business comme un stratège. Comprendre un modèle économique, pas seulement un P&L Maîtriser les fondamentaux comptables. Le métier reste ancré dans les marges, les flux, le cash et les retours sur capital Maîtriser les KPIs sectoriels. Un analyste retail ≠ un analyste tech ≠ un analyste énergie. Chaque secteur a ses drivers. Utiliser l’IA intelligemment. Automatiser ce qui peut l’être. Garder la main sur ce qui compte Construire une conviction originale. C’est ce qui différencie les meilleurs analystes 10. Conclusion : l’IA ne remplace pas l’analyste actions. Elle l’élève. La révolution IA ne supprime pas l’Equity Research. Elle supprime la version 1990 de l’Equity Research. D'abord, elle automatise la mécanique. Ensuite, elle augmente la profondeur analytique. Enfin, elle révèle les analystes qui comprennent vraiment les business. Par conséquent, elle fait émerger un métier : plus stratégique, plus exigeant, plus intellectuel et plus créatif. L’Equity Research 2.0 n’est pas plus simple. Il est plus passionnant. FAQ Qu’est-ce que l’Equity Research ? Une analyse financière et stratégique d’entreprises cotées, produite par des analystes actions pour aider les investisseurs à prendre des décisions. Quel est le rôle d’un analyste actions ? Analyser les résultats, les tendances, les KPIs, les risques et formuler une recommandation (Buy / Hold / Sell). Quel est le rythme de travail en Equity Research ? Les analystes Equity Research travaillent généralement autour de 60 heures par semaine, avec des pics pouvant dépasser 80 heures durant les earnings seasons. Les journées commencent souvent très tôt afin d’analyser les annonces publiées pendant la nuit ou avant l’ouverture des marchés. Le métier d’analyste Equity Research est-il stressant ? Oui, le rôle est exigeant. Les analystes doivent maintenir une opinion d’investissement sur toutes les entreprises qu’ils couvrent, et leurs recommandations — parfois incorrectes — restent publiques. Le rythme est également intense, avec des délais très serrés pour produire des notes immédiatement après les publications des entreprises. Pourquoi les deadlines sont-elles aussi serrées en Equity Research ? Les marchés absorbent l’information très rapidement. Dès qu’une entreprise publie un communiqué ou une mise à jour, les analystes doivent analyser, interpréter et publier une note en quelques heures. Cette exigence de rapidité est essentielle pour fournir aux investisseurs un avantage informationnel. L’IA va-t-elle remplacer les analystes Equity Research ? Non. Elle automatise la production mais renforce le besoin d’analyse humaine. Quelles compétences faut-il pour réussir en Equity Research ? Comptabilité, stratégie, modélisation, analyse sectorielle, synthèse, conviction, et usage intelligent de l’IA. L’Equity Research est-il un bon métier pour débuter sa carrière en finance ? Oui : c’est l’une des meilleures écoles pour comprendre les marchés, analyser des business et développer des compétences transverses. Découvrir nos formations


Par François Thiré Lacault

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Corporate Development : comprendre le M&A stratégique au cœur des entreprises

Le Corporate Development, parfois appelé Corporate M&A, est l’un des métiers les plus stratégiques d’un grand groupe. Pourtant, il reste largement méconnu des étudiants et jeunes diplômés. Beaucoup l’associent à une simple version “interne” du M&A. C’est une idée fausse. Le Corporate Development est bien plus large, plus stratégique, plus complet. C’est le métier qui pilote la croissance d’une entreprise, façonne son portefeuille d’activités et prépare sa trajectoire à long terme. Dans cet article, vous trouverez : Une explication claire du métier Les missions Les compétences clés Les différences avec M&A et stratégie Les salaires Les sorties Comment décrocher un poste Comment réussir les entretiens Un tableau comparatif complet 1. Corporate Development : un rôle stratégique au centre du M&A interne Le Corporate Development est la fonction qui pilote : les acquisitions, les cessions, les carve-outs, les joint-ventures, les alliances stratégiques et l’intégration post-acquisition. C’est un métier hybride, à la croisée de la stratégie, du M&A, des opérations et de la finance. Contrairement aux banques d’affaires, centrées sur la transaction financière, les équipes Corporate Development prennent en charge tout le cycle stratégique : Définir la vision et les axes de croissance du groupe Identifier les meilleures cibles Construire le Business Plan Négocier l’opération Coordonner les due diligences Intégrer l’acquisition Leur impact est direct : une décision peut changer la trajectoire d’un groupe pendant 10 ou 20 ans. 2. Sourcing stratégique : l’art de repérer la bonne cible au bon moment Avant de parler de négociations ou de due diligence, il faut trouver la bonne entreprise. Les équipes Corporate Development réalisent une veille permanente : Cartographie des concurrents Analyse des tendances sectorielles Suivi des innovations Repérage des startups émergentes Identification des acteurs à fort potentiel Exemples concrets : LVMH cartographie les marques premium mondiales pour repérer les “gems” avant ses concurrents. Airbus surveille technologies et sous-traitants stratégiques. Doctolib repère des logiciels médicaux pour renforcer sa plateforme. C’est un travail analytique, stratégique et structurant. 3. Exécution du deal : l’étape la plus intense du métier Lorsque la bonne cible est identifiée, tout s’accélère. La phase d'exécution L’équipe Corporate Development entre dans une phase d’exécution où chaque décision compte. Elle commence par réaliser une pré-analyse stratégique, évaluer les synergies potentielles, construire les hypothèses du Business Plan et préparer les premières estimations de valorisation. Vient ensuite la coordination des due diligences, un travail mené avec les Big 4, les avocats, les consultants spécialisés et l’ensemble des fonctions internes. L’équipe participe également aux négociations et prépare les présentations au Comex ou Board, qui devront valider l’opération. Le Corporate Development agit comme un véritable chef d’orchestre : finance, juridique, IT, RH, stratégie, Supply Chain, opérations… Toutes les directions sont impliquées. Et aucune ne peut avancer sans sa coordination. Par exemple, lorsqu’un groupe industriel rachète un fournisseur clé, il faut aligner les enjeux de production, de qualité, de logistique, de ressources humaines, de systèmes d’information et bien sûr de finance. C’est précisément le rôle du Corporate Development de maintenir cette cohérence et de faire en sorte que chacun travaille dans la même direction. La relation avec les banques d’affaires : un partenariat structurant Lorsque l’entreprise mandate une banque d’affaires pour l’accompagner, les interactions entre les équipes Corporate Development et les équipes M&A deviennent centrales. Chaque partie joue un rôle distinct mais complémentaire. La banque apporte son expertise sur l’analyse de marché, les comparables de transactions, le positionnement concurrentiel de la cible, la structuration du process, la conduite des négociations et la gestion du calendrier. Le Corporate Development conserve la maîtrise stratégique du deal : c’est lui qui définit l’intérêt industriel de l’acquisition, valide les synergies, challenge les hypothèses financières, oriente les analyses de la banque et présente les décisions à la direction générale. En pratique, la banque prépare les analyses… mais c’est le Corporate Development qui tranche. La banque gère les discussions tactiques… Mais c’est le Corporate Development qui fixe la stratégie et les limites à ne pas dépasser La banque construit le process… Mais c’est le Corporate Development qui porte la décision finale en interne Les analystes M&A voient souvent l’entreprise “de l’extérieur”... Mais le Corporate Development, lui, comprend la réalité opérationnelle, les contraintes internes et les priorités stratégiques du groupe C’est cette complémentarité qui permet aux deux équipes d’avancer efficacement, chacun avec sa vision et son expertise. 4. Post-Merger Integration : là où se crée (ou se détruit) la valeur Contrairement au M&A externe, le travail ne s’arrête pas au closing. La création de valeur dépend de l’intégration post-acquisition. Les équipes Corporate Development pilotent : la fusion des équipes, l’intégration IT, la gouvernance, les synergies opérationnelles, la stratégie produit et le suivi des synergies à 12, 24, 36 mois. 60 à 70 % des acquisitions détruisent de la valeur. La raison : une intégration mal gérée. C’est pourquoi le Corporate Development joue un rôle crucial dans la réussite d’un deal. 5. Culture, rythme et quotidien du métier Le rythme dépend des deals. Deux phases : En deal : Semaines longues (50–70h), deadlines serrées et pression élevée Hors deal : Analyses sectorielles, veille stratégique, Business Planning, échanges avec les BU La culture du métier est particulière : ce sont de équipes petites souvent composées d'anciens banquiers M&A (avec au moins 3 à 5 d'expérience en banque d'affaires), qui travaillent en forte proximité avec le Comex. C’est un environnement idéal pour un profil analytique voulant comprendre un business en profondeur. 6. Salaires en Corporate Development (France, 2024–2025) Niveau Salaire annuel total Analyst 55–70k€ Associate 70–100k€ Manager 100–150k€ Director 150–250k€ Head of Corp Dev 250–400k€+ Le début de carrière est légèrement moins rémunéré que la banque d’affaires. Mais la trajectoire long terme est excellente, surtout si vous visez CFO ou DG. Attention, les recrutements en sortie d'école restent rares. Souvent, ces équipes recrutent des profils expérimentés (avec 3 à 5 ans d'expérience). 7. Sorties : un tremplin vers les postes de direction Le Corporate Development est l’un des rares métiers qui ouvre naturellement la voie vers des responsabilités de haut niveau. Cela s’explique par la nature même du rôle : les équipes Corporate Development manipulent des décisions stratégiques, analysent des acquisitions majeures, dialoguent avec la direction générale et comprennent le fonctionnement interne d’un groupe dans toute sa profondeur. Cette exposition accélère leur progression et les prépare à des trajectoires rares sur le marché. La sortie la plus fréquente se fait vers le Private Equity, un univers où l’expertise transactionnelle acquise en Corporate Development est particulièrement valorisée. Les fonds spécialisés (infrastructure, énergie, santé, tech) recrutent également régulièrement des profils issus de ces équipes, séduits par leur compréhension fine des Business Models et leur capacité à piloter un investissement au-delà de la simple modélisation financière. Beaucoup rejoignent ensuite des équipes de Corporate Venture Capital, où ils utilisent la même logique d’analyse stratégique pour évaluer et accompagner des investissements minoritaires dans des startups. D’autres poursuivent une évolution interne naturelle : la filière financière. Le Corporate Development constitue en effet l’un des meilleurs tremplins vers des postes de Directeur Financier, grâce à la maîtrise des deals, de l’allocation de capital et de la relation avec le top management. Le métier prépare également très bien aux rôles de Head of Strategy, où l’on coordonne la vision long terme du groupe, ainsi qu’aux fonctions de Direction de Business Unit, où il faut gérer un P&L, piloter des équipes opérationnelles et prendre des décisions stratégiques au quotidien. À un stade plus avancé, certains deviennent CEO de filiale, en particulier dans les groupes diversifiés ou très internationaux. Enfin, une proportion non négligeable de professionnels choisit la voie entrepreneuriale : création d’entreprise, rachat de PME, lancement d’une activité, parce qu’ils ont appris à analyser un marché, décoder un business model et piloter un deal de A à Z. En résumé, le Corporate Development façonne des profils capables de penser comme des investisseurs et d’agir comme des opérationnels, une combinaison très rare et très recherchée sur le marché du travail. 8. Corporate Development vs M&A vs Conseil en Stratégie Voici un tableau clair pour comprendre les différences. Critère Corporate Dev M&A banque Conseil en stratégie Objectif Construire le futur du groupe Exécuter des deals Résoudre problèmes stratégiques Horizon Long terme Court terme Moyen terme Rythme Variable Très intense Intense Missions Sourcing, négos, intégration Valorisation, DDR, marketing Marchés, croissance, organisation Sorties CFO, PE mid cap PE large cap C-level, PE large cap   9. Comment entrer en Corporate Development ? Accéder à un poste en Corporate Development demande un mélange de compétences financières, de compréhension stratégique et d’exposition concrète au monde des transactions. Les entreprises recherchent avant tout des profils capables d’analyser un business rapidement, de comprendre les enjeux industriels et de travailler de manière transversale avec des équipes très différentes. Dans les faits, les candidats les plus régulièrement recrutés sont ceux qui disposent d’une première expérience forte en finance transactionnelle : Les anciens stagiaires en M&A (que ce soit en banque d’affaires, en boutique ou en équipe interne) arrivent avec une maîtrise technique immédiate et une capacité à travailler sous pression, ce qui les rend particulièrement attractifs Les juniors issus du Transaction Services, des équipes TS/Valuation des Big 4, ou encore du Restructuring sont également très appréciés car ils connaissent les due diligences, les analyses financières détaillées et les mécanismes comptables Les cabinets de conseil en stratégie constituent une autre voie d’accès reconnue. Ces profils apportent une vision marché, une capacité de structuration et une compréhension profonde des Business Models, ce qui complète très bien le travail transactionnel Les auditeurs performants des Big 4 parviennent également à se faire une place grâce à leur rigueur technique et à leur connaissance fine des états financiers Enfin, certains analystes sectoriels (notamment en Equity Research) réussissent à intégrer ces équipes lorsque leur expertise sectorielle est un atout stratégique pour le groupe. 10. Comment réussir les entretiens Corporate Development ? Les entretiens en Corporate Development évaluent avant tout votre maîtrise des fondamentaux du M&A et votre capacité à analyser rapidement un business. Les recruteurs cherchent des candidats capables de comprendre l’impact financier d’une acquisition et de raisonner comme un investisseur interne. La partie la plus importante reste la technique. Vous devez connaître parfaitement les méthodes de valorisation, savoir construire ou challenger un DCF, comprendre les logiques de multiples, et être capable d’expliquer comment les synergies se traduisent concrètement dans un modèle financier. Les entreprises attendent également que vous maîtrisiez les mécanismes comptables liés à une acquisition : impact sur le P&L, le bilan, la trésorerie, et structure du financement Les équipes testent ensuite votre capacité à analyser un secteur et à évaluer l’attractivité d’une cible : taille du marché, dynamique concurrentielle, solidité du Business Model. Ce raisonnement stratégique est indispensable pour juger si une acquisition est cohérente avec les priorités du groupe Enfin, même si c’est moins mis en avant, vous devez montrer que vous comprenez les bases de l’intégration post-acquisition, notamment comment capturer les synergies opérationnelles ou anticiper les principaux risques d’intégration Ces compétences techniques, financières et analytiques sont précisément celles que nous entraînons chez Training You à travers des modèles financiers, des études de cas M&A et des simulations d’entretien ciblées. Conclusion Le Corporate Development n’est pas un “M&A interne”. C’est un métier qui combine stratégie, finance et opérations, avec un impact direct sur l’avenir des entreprises. Pour les étudiants intéressés par le M&A, la stratégie corporate, la compréhension des business models et un rôle transversal au cœur des décisions, c’est l’un des meilleurs choix de carrière. Et avec la bonne préparation, les opportunités sont nombreuses. Training You accompagne chaque année des milliers d’étudiants vers les meilleures opportunités en Corporate Development, M&A, Private Equity et Consulting. Accédez à nos cours, exercices corrigés, études de cas et coaching personnalisés. Découvrir nos formations


Par François Thiré Lacault

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Structureur : un métier stratégique au cœur de la finance de marché

Le métier de structureur est souvent entouré de mystère. Peu de gens en connaissent les contours, mais dans les salles de marché, tout le monde sait à quel point il est central. Véritable ingénieur de la finance de marché, le structureur conçoit des produits financiers sur mesure pour répondre aux besoins précis des investisseurs. Entre modélisation, stratégie et créativité, il transforme des idées en solutions d’investissement concrètes. C’est un métier à la croisée de la finance quantitative et de la stratégie commerciale, qui attire chaque année de plus en plus de jeunes diplômés d’écoles d’ingénieurs, de commerce ou de masters spécialisés. Ils sont séduits par le niveau intellectuel du poste, la responsabilité qu’il implique et les perspectives de carrière internationales qu’il offre. Mais devenir structureur ne s’improvise pas. C’est un métier ultra-compétitif, où les entretiens techniques sont parmi les plus sélectifs du secteur. Pour réussir, il faut allier une maîtrise solide des produits dérivés, des compétences analytiques pointues et une communication claire. C’est là que Training You intervient : la plateforme accompagne les étudiants dans la préparation aux entretiens en finance de marché et leur apprend à se démarquer dans un environnement où seuls les meilleurs réussissent. Le rôle du structureur : l’architecte des produits financiers Dans une salle de marché, le structureur est l’architecte qui conçoit les produits financiers complexes adaptés aux besoins de clients institutionnels ou privés. Il imagine, modélise et structure des produits dérivés combinant performance et protection, en fonction du profil de risque du client. Prenons un exemple concret : un investisseur souhaite profiter d’une hausse modérée du CAC 40, tout en se protégeant d’une baisse brutale. Le structureur va alors combiner des obligations et des options pour créer un produit équilibré, capable d’offrir un rendement attractif sans exposer le capital à un risque excessif. Ce travail d’ingénierie financière repose sur une compréhension fine des marchés, des modèles mathématiques et de la réglementation. C’est une discipline où la précision scientifique rencontre la créativité stratégique. Des compétences à la croisée de la technique et du relationnel Le structureur travaille en étroite collaboration avec les traders et les sales. Il doit comprendre la logique des marchés tout en traduisant les besoins des clients en solutions techniques. C’est un rôle de passerelle entre les chiffres et les mots, entre les algorithmes et la stratégie commerciale. D’un côté, il manipule des modèles de finance stochastique, simule des scénarios de marché, évalue des sensibilités (delta, gamma, vega) et mesure le risque. De l’autre, il échange avec les clients, vulgarise des concepts complexes et défend la valeur ajoutée de ses produits. Cette double compétence (analytique et relationnelle) fait du structureur un profil rare et recherché. Il est à la fois scientifique, stratège et pédagogue. Formation et parcours Pour accéder à la structuration, il faut une base académique solide en mathématiques, économie et finance de marché. Les profils les plus recherchés viennent des grandes écoles d’ingénieurs ou d’écoles de commerce, souvent avec une spécialisation en finance quantitative. Les Masters universitaires d’excellence, tels que le Master 203 de Paris Dauphine ou le Master Probabilités & Finance de Paris-Saclay, sont également des références. Ces formations permettent d’acquérir les bases indispensables : produits dérivés, valorisation, gestion du risque, programmation (Python, VBA) et finance computationnelle. Le parcours débute généralement par un poste d’analyste structureur, avant d’évoluer vers un poste de structureur confirmé, puis de responsable d’équipe. Certains se spécialisent par classe d’actifs (actions, taux, crédit, multi-assets), d’autres bifurquent vers le trading, le sales, ou la gestion d’actifs. Salaire et conditions de travail Le métier de structureur est exigeant, mais sa rémunération est à la hauteur. En début de carrière, les salaires se situent généralement entre 45 000€ et 60 000€ bruts annuels, auxquels s’ajoutent des bonus variables selon la performance. Avec l’expérience, la rémunération dépasse fréquemment les 100 000€, surtout dans les grandes banques d’investissement internationales. Les journées sont intenses et les marchés ne dorment jamais, mais la stimulation intellectuelle est permanente. Chaque produit structuré est un nouveau défi, une nouvelle équation à résoudre. C’est cette dimension analytique et créative qui passionne ceux qui exercent ce métier. Un tremplin vers d’autres carrières Une expérience en structuration ouvre de nombreuses portes. Les compétences techniques et stratégiques acquises permettent de se repositionner facilement dans d’autres domaines de la finance comme l'Asset Management ou le Risk Management. Beaucoup de structureurs évoluent à l’international, dans des hubs comme Londres, New York, Hong Kong ou Singapour, où la demande pour ce type de profils reste très forte. D’autres choisissent de créer leur propre société de conseil ou de gestion, capitalisant sur leur expertise produit et leur compréhension fine du risque. En somme, la structuration est une école d’excellence de la finance de marché, qui développe des compétences universellement reconnues dans le secteur. Se préparer à une carrière en structuration Les entretiens pour devenir structureur figurent parmi les plus sélectifs du secteur financier. Ils combinent des questions de mathématiques financières, de logique, de modélisation et parfois de programmation. Les candidats doivent aussi être capables d’expliquer des concepts complexes avec clarté, et de raisonner sous pression. Sans préparation sérieuse, il est difficile de convaincre les recruteurs des grandes banques. C’est pourquoi Training You accompagne les étudiants dans cette démarche à travers des cours vidéos, des cas pratiques corrigés et des sessions de coaching pour se familiariser avec les attentes des recruteurs en finance de marché. Grâce à cette préparation, les candidats gagnent en confiance, en précision et en impact. Les résultats parlent d’eux-mêmes : plus de 90% des étudiants ayant suivi les parcours complets Training You décrochent un stage ou un CDI dans une banque d’investissement. Conclusion Devenir structureur, c’est embrasser une carrière au cœur de la finance moderne. C’est un métier exigeant, mais passionnant, qui combine analyse quantitative, innovation et stratégie. Pour les jeunes diplômés curieux, rigoureux et ambitieux, il représente une opportunité unique d’allier mathématiques, créativité et responsabilité. Mais pour franchir les portes des grandes banques, il faut une préparation sans faille. Grâce à Training You, les étudiants disposent d’une plateforme complète pour développer leurs compétences techniques, perfectionner leur raisonnement et réussir les entretiens les plus sélectifs du secteur. Les Packs Training You en Finance de Marché offrent une préparation ultra-complète, 100% en ligne, conçue par des professionnels issus des meilleures banques et fonds d’investissement. Pour tous ceux qui visent une carrière d’élite, la structuration n’attend que vous, à condition d’y être prêt. Découvrir nos formations en Finance de Marché


Par Guillaume Pommier

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Les 5 métiers les plus exercés après une carrière en M&A

Travailler en M&A (Mergers & Acquisitions), c’est intégrer le cœur battant de la finance d’entreprise. Ce métier symbolise l’excellence, la rigueur et la stratégie appliquée au plus haut niveau. Les jeunes qui s’y engagent découvrent un environnement intense, où chaque transaction compte et où l’apprentissage est constant. Mais que faire après quelques années passées dans ce secteur exigeant ? Quels sont les débouchés les plus fréquents après le M&A ? Car si cette expérience est une véritable “école de la rigueur”, elle sert aussi de tremplin vers des carrières variées et prestigieuses. Dans cet article, on vous présente les 5 métiers les plus exercés après une carrière en M&A, avec leurs particularités, avantages et ce qu’ils apportent pour la suite d’un parcours professionnel. 1. Private Equity : le débouché le plus convoité Le Private Equity (PE) est la voie royale après le M&A. Les anciens banquiers y trouvent un prolongement naturel de leurs compétences : analyser des entreprises, modéliser leur potentiel et investir dans leur croissance. Travailler dans un fonds de Private Equity signifie passer du rôle de conseiller à celui d’investisseur. Vous ne structurez plus seulement les deals, vous les décidez. Vous suivez les participations dans la durée, contribuez à leur création de valeur et préparez leur revente. Les processus de recrutement dans le Private Equity sont notoirement sélectifs. Les tests de modélisation, les études de cas et les entretiens de fit sont exigeants. C’est pourquoi Training You propose une formation complète à ces entretiens, avec des cours, des cas corrigés et des fiches fonds pour maximiser vos chances d’intégrer un fonds prestigieux. 2. Corporate Development : le M&A côté entreprise Le Corporate Development, souvent appelé “Corporate M&A” ou “M&A interne”, est un débouché très fréquent après quelques années en banque d’affaires. Il consiste à rejoindre un grand groupe industriel ou coté pour piloter les acquisitions, cessions et partenariats stratégiques de l’entreprise. Ce rôle offre une exposition directe aux dirigeants tout en offrant un meilleur équilibre de vie que la banque d’affaires. Le banquier devient alors acteur des décisions stratégiques du groupe : évaluation de cibles, synergies, intégration post-acquisition. C’est une voie privilégiée pour ceux qui veulent rester au cœur des décisions stratégiques, mais dans un environnement plus stable et moins intense. 3. Venture Capital : de l’analyse financière à l’innovation Le Venture Capital (VC) attire de plus en plus d’anciens banquiers M&A passionnés par l’innovation. Le métier consiste à identifier, analyser et financer des start-ups prometteuses dans des secteurs en forte croissance (IA, climat, santé, fintech, etc.). Le banquier M&A y retrouve la rigueur d’analyse et la structuration de deals, mais dans un univers radicalement différent : plus entrepreneurial, plus dynamique, et centré sur la vision des fondateurs. Ce débouché séduit ceux qui veulent mêler finance et impact, tout en gardant une dimension stratégique et analytique. 4. L’entrepreneuriat : la suite logique pour les profils ambitieux De nombreux anciens banquiers d’affaires deviennent entrepreneurs. Après des années à conseiller les dirigeants, ils souhaitent à leur tour créer, lever des fonds et piloter leur propre entreprise. Leur expérience en M&A leur donne des atouts uniques : une compréhension profonde des business models, des compétences en levée de fonds, un carnet d’adresses solide et une résistance au stress exceptionnelle. Certains lancent leur start-up, d’autres rejoignent des scale-ups comme CFO ou Head of Strategy. L’entrepreneuriat attire particulièrement ceux qui veulent reprendre le contrôle de leur rythme, tout en gardant la stimulation intellectuelle et la stratégie au cœur de leur quotidien. 5. Le MBA ou la reconversion académique : un tremplin vers de nouveaux horizons Enfin, une partie des jeunes banquiers choisit de mettre leur carrière entre parenthèses pour suivre un MBA dans une école de prestige (INSEAD, London Business School, Wharton, etc.0). Ce passage académique offre une ouverture internationale et une accélération de carrière considérable. Après un MBA, beaucoup reviennent dans la finance avec un poste plus senior, tandis que d’autres se réorientent vers le conseil en stratégie, la finance durable ou la gestion d’actifs. C’est aussi une période de réflexion personnelle, propice aux projets entrepreneuriaux ou à la réorientation vers des métiers à impact. Le M&A : une école qui ouvre toutes les portes   Quel que soit le débouché choisi, le M&A reste une école de l’excellence. En quelques années, il forge des réflexes précieux : discipline, sens de la rigueur, maîtrise des chiffres et compréhension stratégique des entreprises. Ces qualités expliquent pourquoi les recruteurs, dans tous les domaines de la finance, apprécient les profils issus du M&A. Mais avant de pouvoir profiter de ces débouchés prestigieux, encore faut-il réussir à y entrer. Le processus de recrutement en M&A est reconnu pour sa difficulté : entretiens techniques, tests de modélisation et étude de cas chronométrée. Seuls les candidats les mieux préparés parviennent à décrocher un poste dans les grandes banques d’affaires. C’est pourquoi Training You accompagne chaque année des milliers d’étudiants dans cette préparation. Sur la plateforme, vous trouverez des cours sur la valorisation, la modélisation financière et le fit, des études de cas réelles corrigées en vidéo, ainsi que des fiches banques pour comprendre les spécificités de chaque établissement. Conclusion Travailler en M&A est une expérience unique : intense, formatrice et exigeante. Mais c’est aussi une porte d’entrée vers les carrières les plus prestigieuses de la finance. Private Equity, Corporate Development, Venture Capital, entrepreneuriat ou MBA : tous ces chemins s’ouvrent à ceux qui ont su faire leurs preuves en banque d’affaires. Le M&A n’est pas une fin en soi, mais un tremplin. Et pour y accéder, une préparation sérieuse est indispensable. Avec Training You, vous mettez toutes les chances de votre côté pour réussir vos entretiens, intégrer les meilleures banques et ouvrir la voie vers les métiers les plus prisés de la finance. Découvrir nos formations en Corporate Finance


Par Guillaume Pommier

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Comment la politique monétaire influence les marchés financiers : actions, obligations, devises

Les décisions des banques centrales façonnent en profondeur l’évolution des marchés financiers. Hausse ou baisse des taux d’intérêt, programmes de rachat d’actifs, guidance sur l’inflation : chaque signal envoyé par la Réserve fédérale (Fed), la Banque centrale européenne (BCE) ou la Banque d’Angleterre (BoE) est scruté à la loupe par les investisseurs. Dans cet article, nous décryptons les mécanismes de transmission de la politique monétaire et leurs effets concrets sur les marchés actions, obligataires et des devises. Politique monétaire : un outil de pilotage économique La politique monétaire désigne l’ensemble des actions mises en œuvre par une banque centrale pour contrôler la masse monétaire et les taux d’intérêt. Son objectif principal est de maintenir la stabilité des prix, tout en soutenant la croissance économique et l’emploi. Elle se décline en deux grandes orientations : Expansive : baisse des taux directeurs, injection de liquidités, soutien au crédit. Elle est généralement adoptée en période de ralentissement économique Restrictive : hausse des taux, réduction de la masse monétaire, pour lutter contre l’inflation ou éviter une surchauffe Les banques centrales influencent ainsi les comportements d’épargne, d’investissement et de consommation, avec des effets directs sur les actifs financiers. Les taux d’intérêt : premier canal de transmission Le principal levier de la politique monétaire est le taux directeur, c’est-à-dire le taux auquel les banques commerciales empruntent à la banque centrale. Une hausse des taux directeurs rend le crédit plus coûteux, freine l’activité, mais soutient la monnaie. A l’inverse, une baisse des taux facilite l’accès au financement et soutient la demande. Exemple : En 2022 et 2023, la Fed et la BCE ont relevé brutalement leurs taux pour freiner une inflation persistante. Résultat : contraction du crédit, baisse des marchés actions et revalorisation du dollar. Impact sur les marchés obligataires Le lien entre taux d’intérêt et obligations est mécanique. Lorsqu’une banque centrale relève ses taux : Les nouvelles émissions obligataires offrent un rendement plus élevé Les obligations déjà en circulation, à taux fixe, deviennent moins attractives : leur prix baisse pour s’aligner sur les nouvelles conditions de marché Cette relation inverse entre taux et prix des obligations est cruciale pour les investisseurs institutionnels et les gérants d’actifs. A noter : Les politiques monétaires influencent aussi les courbes de taux, les spreads de crédit et les anticipations d’inflation, qui sont autant de signaux pour les marchés. Impact sur les actions Le marché actions réagit fortement à l’évolution des taux : En période de taux bas, les entreprises se financent à moindre coût, ce qui favorise les investissements et la croissance des bénéfices. Les valorisations bénéficient aussi d’un effet de taux d’actualisation plus faible, ce qui augmente la valeur actuelle des cash-flows futurs A l’inverse, lorsque les taux remontent, les coûts de financement augmentent, les multiples de valorisation baissent et les actions sont moins attractives face à des obligations mieux rémunérées Exemple : La remontée des taux en 2022 a fortement pénalisé les valeurs technologiques, particulièrement sensibles aux anticipations de croissance à long terme. Impact sur les devises Les décisions de politique monétaire influencent aussi le marché des changes. Une hausse des taux rend une devise plus attractive car elle offre un rendement plus élevé. Cela déclenche souvent des mouvements de capitaux vers la devise concernée, ce qui provoque : Une appréciation de la devise (effet positif sur les importations, mais négatif sur les exportations) Des ajustements de portefeuille globaux, notamment via des stratégies de carry trade Exemple : La forte hausse des taux américains en 2022 a entraîné une appréciation du dollar face à l’euro, rendant les actifs américains plus attractifs pour les investisseurs internationaux. Politique monétaire non conventionnelle : QE, forward guidance et taux négatifs Face aux crises successives (2008, Covid), les banques centrales ont dû innover. En complément des taux directeurs, elles ont mis en place des politiques dites non conventionnelles : Quantitative Easing (QE) : rachat massif d’actifs (obligations d’État, parfois d’entreprises) pour injecter de la liquidité dans le système Forward guidance : communication explicite sur l’évolution future des taux pour ancrer les anticipations Taux négatifs : incitation extrême à prêter plutôt qu’à thésauriser Ces politiques ont profondément modifié les équilibres sur les marchés : Les taux longs ont été maintenus artificiellement bas La recherche de rendement s’est intensifiée Les valorisations d’actifs risqués ont été soutenues Produits dérivés, structurés et politique monétaire Les variations de politique monétaire ont aussi un impact indirect sur les produits complexes : La volatilité des taux influence la valeur des options de taux (caps, floors) Les produits structurés, souvent adossés à des taux ou à des indices de marché, doivent être pricés en tenant compte des anticipations de politique monétaire Les desks de structuration et de trading doivent constamment ajuster leurs modèles de pricing et de couverture. Comprendre ces mécanismes : un atout pour réussir ses entretiens Pour un étudiant visant un poste en sales, trading, structuration ou asset management, savoir expliquer les effets de la politique monétaire est indispensable. Les recruteurs attendent des candidats qu’ils sachent : Identifier les mécanismes de transmission (taux → valorisation) Donner des exemples récents et concrets Comprendre les interactions entre actifs (actions, taux, FX) Adapter une stratégie d’investissement selon le cycle monétaire C’est un sujet classique d’étude de cas, de questions de marché ou de discussion informelle lors d’un entretien. Chez Training You, nous avons conçu une formation complète pour vous permettre de maîtriser les marchés financiers et réussir vos entretiens dans les plus grandes banques. Notre Pack Premium Finance de Marché inclut : Des cours clairs et structurés pour comprendre les produits financiers, les taux, les actions, les devises et plus encore Plus de 400 questions d’entretien corrigées (questions techniques, brainteasers, questions de marché…) Tous nos contenus sont conçus par des experts en poste dans les meilleures banques (BNP Paribas, J.P. Morgan, Société Générale…). Et le tout pour un rapport qualité/prix exceptionnelle. Une valeur inégalée sur le marché pour une formation au taux de réussite supérieur à 90% chez les étudiants assidus.   Découvrir nos formations en Finance de marché


Par Training You

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Financiarisation de l’économie : comment les années 1980-1990 ont transformé les marchés financiers et les métiers de la finance

La financiarisation désigne l’essor du rôle de la finance dans l’économie réelle, avec une montée en puissance des marchés financiers dans le financement des entreprises, la gestion des risques et la création de valeur. Si ce phénomène s’est amorcé dans les années 1970, ce sont les années 1980 et 1990 qui ont marqué un tournant décisif. Dans un contexte de dérégulation et de mondialisation, les innovations financières se multiplient. Les flux de capitaux s’accélèrent. Et de nouveaux métiers voient le jour, notamment en salle des marchés. Comprendre cette période est essentiel pour quiconque souhaite intégrer la finance de marché aujourd’hui : beaucoup des produits, outils et métiers qui dominent encore le secteur trouvent leurs racines dans ces décennies.   Réformes économiques et dérégulation Deux figures politiques dominent la période : Ronald Reagan aux Etats-Unis et Margaret Thatcher au Royaume-Uni. Leur politique repose sur la libéralisation des marchés, les privatisations et la réduction des contraintes réglementaires. En 1986, Londres vit son fameux « Big Bang » financier : suppression des commissions fixes, informatisation massive des échanges et ouverture accrue aux investisseurs étrangers. En France, la modernisation s’accélère avec la création du MATIF (Marché à Terme International de France) en 1986 et du MONEP (Marché des Options Négociables de Paris) en 1987. Mondialisation et flux financiers Les capitaux circulent désormais librement entre les grandes places financières : New York, Londres, Tokyo, Paris, Francfort… Cette ouverture mondiale, favorisée par la dérégulation et les avancées technologiques, a transformé la finance en un marché véritablement intégré. Les investisseurs peuvent déplacer instantanément leurs fonds d’un continent à l’autre à la recherche des meilleures opportunités, qu’il s’agisse d’actions, d’obligations ou de produits dérivés. Cette fluidité renforce la concurrence entre les places financières, oblige les institutions à proposer des services toujours plus performants et stimule l’innovation, qu’il s’agisse de nouveaux produits, de stratégies d’investissement sophistiquées ou d’outils technologiques plus rapides et plus fiables.   Les innovations financières majeures Les années 1980-1990 sont marquées par une véritable effervescence en matière d’innovations financières. Portées par la dérégulation, l’ouverture internationale des marchés et les avancées technologiques, les institutions financières ont imaginé de nouveaux produits et instruments permettant de mieux gérer les risques, d’optimiser les rendements et d’exploiter des opportunités inédites. Ces innovations n’ont pas seulement transformé la manière dont on investit ou se finance : elles ont également façonné la structure même des marchés et donné naissance à de nouveaux métiers, aujourd’hui incontournables en finance de marché. Produits dérivés (options, futures, swaps) : Ces instruments permettent de couvrir des risques (taux, change, matières premières) mais aussi de spéculer. Leur usage explose, créant de nouveaux métiers spécialisés Titrisation : Des actifs illiquides (prêts immobiliers, prêts à la consommation) sont transformés en titres négociables. C’est l’ancêtre des CDO qui joueront un rôle central dans la crise des subprimes Informatique et trading électronique : La criée laisse progressivement place au trading assisté par ordinateur. Les premiers algorithmes apparaissent, modifiant radicalement la vitesse et le volume des transactions Gestion alternative : Les hedge funds connaissent un essor fulgurant, développant des stratégies innovantes et sophistiquées   Les nouveaux métiers apparus ou transformés La financiarisation fait naître ou redéfinit des professions clés : Trader produits dérivés : Il exécute et prend position sur les marchés dérivés pour couvrir ou spéculer Sales spécialisés : Ils vendent des produits dérivés, structurés ou exotiques aux clients institutionnels Structurer : Il conçoit des produits financiers sur mesure pour répondre aux besoins spécifiques des clients Quant (quantitative analyst) : Il développe des modèles mathématiques pour valoriser produits et risques Risk Manager nouvelle génération : Il gère les risques complexes de marché grâce à des outils comme la Value-at-Risk (VaR) Asset Manager international : Il investit à l’échelle mondiale en combinant plusieurs classes d’actifs   Impact durable sur la finance actuelle Les innovations des années 80/90 structurent encore la finance moderne. D’abord, le marché des dérivés pèse aujourd’hui des centaines de milliers de milliards de dollars notionnels. Ensuite, les produits structurés, la gestion quantitative et le trading électronique sont devenus incontournables. Enfin, la culture de la performance, de l’innovation et de l’adaptation rapide reste l’héritage direct de cette époque.   Les critiques et controverses Si la financiarisation a dynamisé l’économie mondiale, elle a aussi suscité des critiques : Accentuation de la spéculation à court terme : Dans les années 1980, l’essor du trading à haute fréquence de l’époque (bien avant l’automatisation moderne) et des produits dérivés standardisés sur les marchés organisés a favorisé les stratégies court-termistes. Par exemple, l’introduction des contrats à terme sur indices boursiers au Chicago Mercantile Exchange en 1982 a permis à des investisseurs de spéculer massivement sur les fluctuations quotidiennes du S&P 500, accentuant la volatilité des marchés Décorrélation entre finance et économie réelle : L’essor des produits dérivés de crédit dans les années 1990 (comme les Credit Default Swaps) a permis aux investisseurs de prendre des positions massives sur la solvabilité d’entreprises… sans détenir leurs obligations ni financer leur activité. Résultat : on pouvait gagner (ou perdre) beaucoup d’argent en spéculant sur la santé financière d’une entreprise sans jamais contribuer à son financement réel Complexification excessive des produits financiers, pouvant masquer les risques réels : Les produits structurés exotiques développés à la fin des années 1990 mélangeaient options, obligations et dérivés multiples, avec des schémas de rendement complexes difficiles à comprendre même pour certains investisseurs institutionnels. Par exemple, certains Collateralized Debt Obligations (CDO) intégraient des milliers de prêts hypothécaires titrisés, rendant presque impossible l’évaluation réelle du risque par les acheteurs. Cela a encouragé des pratiques de prêt risquées (subprimes), puisque le risque était transféré hors du bilan. Cette dynamique a posé les bases de la crise financière de 2007-2008, où l’effondrement du marché immobilier américain a provoqué un choc systémique mondial   Pourquoi comprendre cette période est essentiel pour votre carrière Pour réussir en finance de marché, il ne suffit pas de maîtriser les outils actuels : il faut comprendre pourquoi et comment ils ont été créés. Les recruteurs en salles de marchés apprécient les candidats capables de relier innovations passées et pratiques actuelles. Connaître l’histoire permet de mieux anticiper l’évolution future des marchés. Les métiers nés dans les années 80/90 restent parmi les plus prestigieux et les mieux rémunérés de la finance. Pour les intégrer, il faut une maîtrise technique des produits financiers, une compréhension fine des marchés, une capacité à résoudre rapidement des problèmes complexes et une aisance à travailler sous pression. Chez Training You, nous avons conçu la formation la plus complète du marché pour vous préparer aux métiers de la finance de marché. Qualité exceptionnelle : Nos contenus sont créés par des professionnels issus des plus grandes banques d’investissement et fonds, avec une pédagogie claire, des cas concrets et un taux de réussite supérieur à 90% chez les étudiants assidus Accessibilité unique : Abonnement mensuel sans engagement avec le meilleur rapport qualité/prix ! Programme complet : actions, fixed income, dérivés, produits structurés, modélisation, risk management, questions d’entretien corrigées et replays d’échanges avec des professionnels Découvrir nos formations en Finance de marché


Par Yong Jie Guan

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5 choses à savoir pour tout comprendre de la crise des subprimes

La crise des subprimes est l’un des événements financiers les plus marquants de ces dernières décennies. Elle a plongé l’économie mondiale dans une récession profonde, fait vaciller les plus grandes banques et redéfini les règles de la finance. Mais que s’est-il vraiment passé ? Voici les 5 éléments clés à comprendre pour décrypter cette crise, même sans être expert.   1. Qu’est-ce qu’un prêt subprime ? Un prêt subprime est un crédit immobilier risqué, accordé à des ménages américains ayant une solvabilité faible : faibles revenus, emploi instable, historique de crédit endommagé. Ces emprunts étaient très attractifs au départ : faible taux d’intérêt initial, mensualités légères… mais seulement pendant quelques années. Après cette période, le taux variable augmentait brutalement, rendant les mensualités inabordables pour les emprunteurs. Pourquoi ces prêts ont-ils été massivement accordés ? Parce que le marché immobilier américain était en plein boom. Les banques pensaient que, même en cas de défaut, la maison pourrait être saisie et revendue plus cher. Mais ce raisonnement négligeait un élément essentiel : la valeur des biens immobiliers peut aussi baisser.   2. Comment ces crédits sont devenus des produits financiers ? C’est ici qu’intervient le mécanisme de la titrisation. Plutôt que de conserver ces prêts à risque dans leur bilan, les banques les ont regroupés dans des portefeuilles appelés CDO (Collateralized Debt Obligations). Ces CDO ont ensuite été vendus à des investisseurs (fonds, assurances, banques étrangères…). En théorie, le risque était dilué : chaque CDO contenait des milliers de crédits. Mais en pratique, ils étaient massivement composés de prêts subprime, et donc extrêmement vulnérables. Les agences de notation ont aggravé le problème. Beaucoup de CDO ont reçu la note AAA (la meilleure possible), alors qu’ils étaient fondamentalement instables. Résultat : les investisseurs ont acheté ces produits en toute confiance, sans en percevoir les risques.   3. Pourquoi tout a explosé à partir de 2007 ? Le déclencheur : la hausse des taux d’intérêt décidée par la Réserve fédérale (Fed) pour contenir l’inflation. Cela a provoqué un bond des mensualités pour les emprunteurs subprime… qui, dans beaucoup de cas, n’ont pas pu suivre. Les défauts de paiement se sont multipliés. En parallèle, le marché immobilier s’est retourné. Les prix des maisons ont commencé à baisser, rendant les biens saisis moins rentables à revendre. Résultat : les banques ont commencé à accumuler des pertes. Les CDO, pourtant notés AAA, ont vu leur valeur s’effondrer. Les investisseurs ont compris qu’ils détenaient des produits toxiques. La confiance interbancaire a disparu, les banques ne voulaient plus se prêter entre elles. Le point d’orgue : la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008, l’une des plus grandes banques d’investissement américaines. Cette faillite a entraîné une panique mondiale.   4. Quelles ont été les conséquences pour la finance et l’économie mondiale ? La crise a provoqué un tsunami financier : Faillites bancaires : Washington Mutual, Bear Stearns, Lehman Brothers… Nationalisations et plans de sauvetage : AIG, Freddie Mac, Fannie Mae… Chute des marchés boursiers : pertes historiques sur les indices mondiaux Crise de liquidité : les banques ont gelé leurs prêts, l’économie s’est grippée Récession mondiale : explosion du chômage, chute de la consommation, gel des investissements Les Etats ont dû intervenir massivement. Aux Etats-Unis comme en Europe, les banques centrales ont baissé leurs taux directeurs à zéro, injecté des liquidités et lancé des plans de relance budgétaire. Mais contrairement à Bear Stearns (rachetée avec l’aide de la Fed par J.P. Morgan) ou à AIG (sauvée par un plan massif), Lehman Brothers a été abandonnée à son sort. Cette décision a surpris les marchés. Pourquoi ce choix ? D’abord, les autorités américaines voulaient envoyer un signal fort contre le « moral hazard » : l’idée que les banques prennent des risques excessifs car elles savent qu’elles seront toujours sauvées. Ensuite, un problème de repreneur s’est posé. Barclays avait envisagé un rachat, mais les autorités britanniques ont bloqué l’opération, refusant de garantir les pertes potentielles. Enfin, le manque de soutien politique était un obstacle. En effet, le Trésor et la Fed n’ont pas voulu engager de fonds publics pour une banque jugée trop fragile et trop exposée à des actifs toxiques. Ce non-sauvetage a provoqué une onde de choc systémique. Beaucoup y ont vu une erreur stratégique : Lehman était trop interconnectée pour être abandonnée, et sa faillite a précipité la crise de liquidité mondiale. Cette crise a aussi exposé les limites de la régulation financière. La complexité des produits dérivés, l’interdépendance des acteurs et le manque de transparence ont révélé un risque systémique massif.   5. Quelles leçons tirer aujourd’hui ? La crise des subprimes a profondément transformé la finance mondiale. Voici quelques-unes des principales leçons retenues : Renforcement de la régulation bancaire : Bâle III, stress tests, exigences de fonds propres plus strictes Surveillance des agences de notation : plus de transparence sur les méthodologies Meilleure gestion du risque : développement des départements de risk management, montée en puissance des profils quants Emergence de nouvelles approches de supervision : shadow banking, IA et finance algorithmique font aujourd’hui l’objet d’un suivi renforcé Mais le risque ne disparaît jamais. Il change de forme. C’est pourquoi comprendre la crise des subprimes reste essentiel : elle montre comment une innovation mal encadrée peut contaminer l’ensemble du système. Pourquoi un étudiant en finance doit comprendre cette crise La crise des subprimes n’est pas qu’un épisode du passé. C’est une étude de cas incontournablepour tout futur financier. Elle permet de comprendre le fonctionnement des produits structurés, les limites de la modélisation financière, les failles des incentives bancaires et l’importance d’une vision systémique. C’est aussi un excellent point de départ pour maîtriser les notions essentielles en risk management, structuration, quantitative finance et macroéconomie financière. Tous ces sujets sont aujourd’hui au cœur des entretiens pour les postes en trading, structuring, quant ou asset management. Se former avec Training You : l’option la plus stratégique Chez Training You, nous avons conçu des cours pensés pour comprendre en profondeur les crises financières, les produits de marché et les attentes des recruteurs. Notre objectif : vous donner une maîtrise opérationnelle des sujets, tout en vous préparant aux questions d’entretienles plus fréquentes. Qualité pédagogique exceptionnelle : Tous nos contenus sont conçus par des experts issus des plus grandes institutions financières (BNP Paribas, J.P. Morgan, TP ICAP, …). La vulgarisation est notre marque de fabrique : même les sujets les plus complexes deviennent accessibles Taux de réussite > 90% chez les étudiants ayant suivi le parcours complet Accessibilité unique : Un rapport qualité/prix inégalé sur le marché Découvrir nos formations en Finance de marché


Par Training You

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Audit : tout comprendre sur ce métier clé en finance d’entreprise

L’audit est un passage incontournable pour de nombreux étudiants qui débutent leur carrière en finance. Ce métier exigeant, rigoureux et formateur permet d’acquérir rapidement une vision globale du fonctionnement d’une entreprise, tout en développant des compétences clés en analyse financière. Dans cet article, on vous explique tout ce qu’il faut savoir sur le métier d’auditeur : missions, débouchés, rémunération et raisons pour lesquelles il représente un excellent tremplin vers d’autres carrières. Qu’est-ce que l’audit ? L’audit désigne l’ensemble des procédures visant à contrôler la régularité et la sincérité des comptes d’une entreprise. Il existe plusieurs types d’audit, mais deux se distinguent : L’audit externe ou audit financier : Il est réalisé par des cabinets indépendants (PwC, EY, Deloitte, KPMG, Mazars, etc.) pour certifier les comptes annuels L’audit interne : Il est mené directement par des équipes intégrées dans l’entreprise pour améliorer les processus internes et la gestion des risques L’objectif d’un auditeur est donc double : vérifier la fiabilité des informations financières publiées par l’entreprise et formuler des recommandations pour renforcer les contrôles internes.   Quelles sont les missions concrètes d’un auditeur ? Le quotidien d’un auditeur est rythmé par des missions de revue et d’analyse : Vérification des états financiers : analyse du bilan, du compte de résultat et des flux de trésorerie Tests d’audit : circularisations (confirmation auprès de tiers), vérification de pièces justificatives, revue des contrats, contrôle des calculs de provisions ou d’amortissements Evaluation du contrôle interne : compréhension des processus comptables, évaluation des risques, recommandations d’amélioration Interactions avec les clients : échanges avec les directions comptables et financières, rédaction de rapports pour les commissaires aux comptes Exemple concret : une mission chez un grand distributeur consistera à vérifier les stocks en entrepôt, tester les procédures d’achat et contrôler la valorisation des remises fournisseurs.   Comment devenir auditeur ? La majorité des auditeurs débutent après un parcours en école de commerce, en école d’ingénieur avec spécialisation finance ou après un master universitaire en comptabilité ou audit (CCA, DSCG). Les recruteurs recherchent plusieurs éléments : Compétences techniques : maîtrise des normes comptables (IFRS, French GAAP), Excel, lecture des états financiers Qualités humaines : rigueur, esprit critique, sens du détail, capacité à travailler en équipe Langues : un bon niveau d’anglais est souvent nécessaire, surtout pour les missions en environnement international Les recrutements se font majoritairement via des stages de césure, de fin d’études ou des programmes jeunes diplômés.   A quoi ressemble le quotidien d’un auditeur ? Le rythme en audit est intensif, notamment de janvier à avril, période des clôtures comptables. Une mission dure généralement entre 2 à 6 semaines. L’auditeur travaille souvent chez le client, ce qui implique mobilité et adaptation rapide. Le travail est majoritairement en équipe, avec un manager ou un senior en supervision. La journée type alterne entre analyses de données, réunions avec le client, vérifications d’éléments comptables et rédaction de mémos d’audit. Exemple : une semaine d’un auditeur chez une entreprise du CAC 40 peut inclure une visite d’entrepôt, des entretiens avec les contrôleurs de gestion, des tests sur les stocks et la préparation du rapport d’audit à transmettre aux CAC. Quels débouchés après l’audit ? L’audit est considéré comme une formation accélérée à la compréhension des entreprises. Après 2 à 3 ans, de nombreux auditeurs choisissent de faire évoluer leur carrière : Rester en cabinet : devenir senior, manager, puis associé Rejoindre le monde du deal : intégrer les équipes Transaction Services, Restructuring ou Corporate Finance (avec le M&A) du cabinet Basculer en entreprise : contrôle de gestion, consolidation, direction financière Changer de secteur : certains rejoignent le conseil en stratégie ou des fonds d’investissement Le passage par un Big Four est hautement valorisé par les recruteurs, qui y voient un gage de rigueur et de fiabilité. Plus généralement, l’audit est une excellente porte d’entrée en finance. En effet, il vous met au cœur de l’entreprise. Vous accédez à toutes les informations comptables. Vous dialoguez avec les DAF. Et vous comprenez la logique des décisions financières. C’est donc un métier idéal pour apprendre vite dans un environnement structuré, voir plusieurs secteurs d’activité en quelques mois, se construire un réseau et développer une rigueur et une méthodologie solides. Nombreux sont ceux qui, après deux saisons d’audit, rejoignent les métiers les plus prisés du monde financier.   Combien gagne un auditeur en début de carrière ? En France, un auditeur junior en Big Four perçoit en général entre 38 000® et 43 000€ brut par an, avec des variations selon le cabinet, la ville et la performance individuelle. Des primes variables peuvent s’ajouter, notamment en période de forte activité. Après deux ou trois ans, le salaire peut grimper entre 50 000€ et 65 000€ brut/an. Et encore davantage pour ceux qui passent en Transaction Services ou Corporate Finance. Comparé à d’autres métiers de la finance, l’audit est moins bien rémunéré au départ, mais il offre une courbe d’apprentissage rapide et une forte employabilité. Pour aller plus loin, regardez notre épisode de "Career Insights" avec Patrick Vincent-Genod, Partner auditeur chez EY:  Se former avec Training You : la meilleure stratégie pour réussir Chez Training You, nous avons conçu une formation spécifique pour aider les étudiants à réussir leurs entretiens en Corporate Finance. Cette formation inclut plusieurs cours dédis à la comptabilité et l’audit. Notre promesse : une pédagogie claire, concrète et opérationnelle, appuyée par l’expérience de professionnels issus des plus grands cabinets. Pourquoi choisir Training You ? Qualité inégalée : cours réalisés par des experts du secteur, avec une vulgarisation soignée et des explications claires Accessibilité totale Résultats concrets : taux de réussite supérieur à 90% pour les étudiants ayant suivi le programme jusqu’au bout   Découvrir nos formations en Corporate Finance


Par Training You

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Les 5 métiers les plus prestigieux en finance de marché

La finance de marché fait rêver. Rythme soutenu, prises de décision en temps réel, rémunérations attractives et environnement intellectuellement stimulant : le secteur attire chaque année les meilleurs profils d’écoles de commerce et d’ingénieurs. Mais parmi les nombreux métiers qui composent cet univers, certains se distinguent par leur technicité, leur prestige et leur exigence. Voici un tour d’horizon des 5 métiers les plus prestigieux en finance de marché : leurs missions, les compétences clés à développer, les employeurs de référence et ce que vous devez maîtriser pour y accéder. 1. Trader : au cœur de l’action Le métier de trader incarne la quintessence de la salle des marchés. Ce professionnel prend des positions sur les marchés financiers (actions, taux, devises, matières premières…) dans le but de générer un profit, tout en respectant les limites de risque définies par la banque ou le fonds pour lequel il travaille. Il existe plusieurs types de traders : Trader Prop (proprietary) : Il prend des positions pour le compte de l’institution pour laquelle il travaille Trader Market Maker (teneur de marché en français) : Il assure la liquidité sur un marché en proposant des prix à l’achat et à la vente. Les teneurs de marché font ainsi constamment office de contrepartie sur le marché au prix fixé publiquement. En général, ils travaillent dans des sociétés de courtage, des banques d’investissements ou d’autres institutions financières spécialisées Trader de flux : Il exécute les ordres des clients (acteurs institutionnels ou corporates qui souhaitent acheter ou vendre des actifs financiers via la banque). Il peut s’agir de de fonds d’investissement (asset managers, hedge funds, fonds de pension…), de banques privées (agissant pour le compte de clients fortunés), de trésoreries d’entreprises (qui cherchent à se couvrir contre un risque de change, de taux ou de matière première) ou encore d’assureurs ou caisses de retraite (gérant d’importants portefeuilles) Les décisions sont souvent prises en quelques secondes. Le sang-froid, l’agilité intellectuelle et la capacité à gérer le stress sont donc essentiels. Compétences clés : Maîtrise des produits financiers (actions, dérivés, obligations…) Solides bases en mathématiques financières Réflexes analytiques et prise de décision rapide Excellente gestion du risque Salaire en début de carrière : Entre 60 000€ et 100 000€ selon l’institution et le bonus. Les traders les plus performants peuvent rapidement dépasser les six chiffres annuels en rémunération. 2. Sales : le commercial des marchés financiers Le sales est l’intermédiaire entre la salle des marchés et les clients institutionnels (fonds, hedge funds, corporates…). Il vend les produits financiers adaptés aux besoins spécifiques de chaque client : actions, obligations, produits dérivés, produits structurés, etc. Par exemple, un gérant de portefeuille chez un asset manager peut chercher à se couvrir contre une hausse des taux d’intérêt dans la zone euro. Le sales taux de la banque va alors lui proposer un swap de taux d’intérêt, qui permettra au client d’échanger un taux fixe contre un taux variable, réduisant ainsi son exposition au risque de taux. Dans un autre cas, une entreprise cotée souhaitant réaliser une opération de rachat d’actions pourrait passer par le sales actions, qui l’aidera à structurer et exécuter cette opération sur les marchés dans les meilleures conditions. Ce poste allie connaissances techniques et sens aigu du relationnel. Il faut savoir écouter, comprendre les contraintes du client, suivre l’évolution des marchés en direct, et proposer la bonne solution au bon moment. Pourquoi ce métier est prestigieux ? Parce que le sales est souvent celui qui déclenche le business, joue un rôle clé dans la stratégie commerciale de la banque et interagit avec les plus grands investisseurs. Compétences clés : Bonne culture économique et financière Maîtrise des produits de marché Excellent niveau d’anglais Sens de la relation client et de la persuasion Salaire en début de carrière : Entre 60 000€ et 90 000€, avec des bonus dépendant du volume d’affaires généré. 3. Structurer : l’architecte de produits financiers Le structurer conçoit des produits financiers sur mesure, souvent complexes, pour répondre aux besoins spécifiques d’un client ou à une stratégie d’investissement particulière. Cela inclut des produits structurés, des dérivés exotiques, des instruments hybrides, etc. Par exemple, un client institutionnel souhaitant profiter d’une hausse modérée d’un indice boursier (comme l’Euro Stoxx 50), mais sans prendre trop de risques en capital, pourra demander un produit structuré de type « autocall ». Le structurer conçoit alors un produit qui combine plusieurs options : si l’indice monte au-dessus d’un certain seuil, le client touche un rendement fixe ; si l’indice baisse légèrement, il récupère son capital ; et en cas de forte baisse, il accepte une perte partielle. Ce type de solution permet d’adapter le couple rendement/risque au profil du client. Il se situe à la jonction entre le sales, le trader et le juridique. Son travail est aussi créatif que technique : il s’agit d’imaginer des structures innovantes, tout en maîtrisant parfaitement leur fonctionnement et leur risque. Compétences clés : Solides compétences en mathématiques et en programmation (Python, VBA…) Connaissance approfondie des produits dérivés Rigueur, créativité et esprit logique Capacité à vulgariser des concepts complexes Salaire en début de carrière : Entre 65 000€ et 100 000€, avec des bonus attractifs.   4. Asset Manager / Portfolio Manager : le stratège long terme L’Asset Manager (ou Portfolio Manager) gère un portefeuille d’actifs pour le compte de clients (particuliers fortunés, entreprises, fonds de pension, institutions publiques). Contrairement au trader, son approche est généralement de plus long terme. Il décide de l’allocation d’actifs (actions, obligations, immobilier, produits alternatifs…), analyse les marchés, arbitre selon les risques et opportunités. Il doit bâtir une stratégie de performance durable, tout en respectant des contraintes précises (règlementaires, ESG, liquidité…). Par exemple, un Asset Manager travaillant chez Amundi peut gérer un portefeuille multi-actifs pour le compte d’un fonds de pension européen. Son objectif : assurer une performance stable à long terme tout en respectant des contraintes strictes sur le risque et la durabilité (critères ESG). Il décide alors d’allouer 40% du portefeuille à des obligations d’État, 35% à des actions européennes à dividendes élevés, 15% à de l’immobilier coté et 10% à des fonds alternatifs. Chaque trimestre, il ajuste ces pondérations selon l’évolution macroéconomique (inflation, taux, croissance), les valorisations des marchés, ou les nouvelles réglementations (par exemple, un durcissement des règles sur le carbone). Il doit aussi rendre compte de ses décisions au client et justifier ses choix de gestion dans un reporting détaillé. Compétences clés : Analyse financière et macroéconomique Capacité à construire une allocation stratégique Excellente communication pour justifier ses choix Sens de la gestion du risque Salaire en début de carrière : Entre 55 000€ et 85 000€, avec des bonus progressifs selon la taille du portefeuille.   5. Quant : l’expert mathématique de la finance Le quant (ou quantitative analyst) développe des modèles mathématiques pour évaluer les produits financiers, optimiser les stratégies de trading, calculer les risques ou automatiser les prises de décision. Par exemple, un Quant en desk de dérivés actions chez une banque d’investissement comme Goldman Sachs peut être chargé de développer un modèle de pricing pour des options exotiques (comme des options à barrière ou des autocalls). Il utilise alors des outils mathématiques complexes (processus stochastiques, simulation Monte Carlo…) pour modéliser le comportement du sous-jacent et estimer la juste valeur de l’option. Une fois le modèle validé, il l’implémente en Python pour qu’il soit utilisé directement par les traders dans leur système de pricing en temps réel. Son travail permet ainsi à la banque de mieux évaluer le risque, de fixer des prix compétitifs et d’optimiser les marges sur ces produits. C’est un poste hautement technique, qui attire les diplômés de grandes écoles d’ingénieurs ou titulaires de doctorats en mathématiques, statistiques, ou informatique. Il est souvent employé par les desks de trading, les hedge funds ou les fintechs. Pourquoi c’est prestigieux ? Parce que peu de profils sont capables d’opérer à ce niveau d’expertise. Et que leur travail est fondamental pour la compétitivité d’une institution. Compétences clés : Maîtrise avancée de la programmation (C++, Python, R…) Mathématiques financières poussées (modèles stochastiques, théorie des options…) Rigueur scientifique, autonomie, curiosité Intérêt pour les marchés et l’innovation Salaire en début de carrière : Entre 70 000€ et 110 000€, selon le niveau académique, le poste, et le secteur (banque ou hedge fund). Et après ? Évolutions de carrière possibles Ces métiers offrent des perspectives d’évolution rapides. Un trader performant peut devenir Head of Desk, un sales devenir responsable des ventes ou évoluer vers un rôle de coverage. Les quants les plus expérimentés peuvent prendre la tête d’équipes de recherche ou intégrer des hedge funds. Les asset managers, quant à eux, peuvent viser le rôle de Chief Investment Officer (CIO) ou créer leur propre société de gestion. De nombreux professionnels finissent aussi par rejoindre des fonds d’investissement, des fintechs, voire créer leur propre structure. Comment intégrer ces postes ? Les stages de césure ou Summer Internships sont essentiels. Les processus de recrutement sont exigeants. Chez Training You, nous avons conçu une formation complète pour vous préparer à ces métiers, avec une pédagogie unique et des contenus conçus par d’anciens professionnels de la salle des marchés (BNP Paribas, J.P. Morgan, Société Générale…). Notre Pack premium vous donne accès à : Tous les fondamentaux : actions, taux, produits dérivés, structuration, FX, produits structurés… Plus de 400 questions d’entretien corrigées Des replays d’entretiens réels avec des banques Une progression claire, à votre rythme Taux de réussite supérieur à 90% chez les étudiants ayant suivi la formation avec assiduité. Et le meilleur rapport qualité/prix du marché..   Découvrir nos formations en Finance de marché


Par Yong Jie Guan

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Conseil en transformation numérique et data : missions, débouchés

La transformation numérique est au cœur des préoccupations des entreprises depuis plus d’une décennie. Mais avec l’accélération des innovations technologiques, notamment dans le domaine de la data et de l’intelligence artificielle (IA), le rôle des consultants en transformation digitale est devenu central. Ils sont les architectes du changement, ceux qui traduisent les promesses technologiques en résultats concrets. Cet article vous aide à mieux comprendre ce secteur, ses missions, ses débouchés et les opportunités qui s’y cachent pour les étudiants en école de commerce ou d’ingénieurs. Qu’est-ce que le conseil en transformation numérique et data ? Le conseil en transformation numérique regroupe l’ensemble des missions visant à accompagner les entreprises dans l’adoption des nouvelles technologies pour améliorer leur performance, leur compétitivité ou leur résilience. Cela inclut le déploiement de systèmes digitaux (ERP, CRM, outils collaboratifs), la structuration des processus de collecte et d’analyse de données, l’automatisation de certaines tâches ou encore l’accompagnement au changement culturel. Depuis quelques années, les projets liés à la data et à l’intelligence artificielle ont pris une place centrale dans ces missions. Les consultants ne se contentent plus d’intégrer des outils : ils aident les entreprises à créer de la valeur à partir des données, en optimisant une chaîne logistique, en personnalisant une relation client ou en anticipant les risques. Le rôle du consultant dans ces missions Dans un projet de transformation numérique, le consultant agit comme interface entre la stratégie de l’entreprise, ses métiers et les équipes techniques. Il commence par cadrer les besoins : Quel est le problème à résoudre ? Quelles données sont disponibles ? Quels outils sont adaptés ? Il propose ensuite une feuille de route réaliste, en tenant compte des contraintes internes (budget, SI, compétences). Lors de la mise en œuvre, il pilote les différentes phases du projet : sélection des prestataires, suivi de l’implémentation, accompagnement au changement. Dans les projets liés à l’IA, son rôle consiste aussi à identifier les cas d’usage pertinents, à valider les modèles proposés et à sensibiliser les équipes aux enjeux éthiques ou réglementaires. Prenons un exemple : une grande banque souhaite automatiser la détection des fraudes par IA. Le consultant va cartographier les processus actuels, proposer des solutions algorithmiques (avec l’appui de data scientists), sécuriser l’implémentation technique et structurer la gouvernance du projet. Il agit donc comme chef d’orchestre, garant de la cohérence et de l’impact du projet. L’impact de l’intelligence artificielle sur le métier L’intelligence artificielle est en train de redéfinir les contours du conseil en transformation. Là où l’on parlait autrefois d’intégration de logiciels, on parle désormais d’optimisation prédictive, d’IA générative ou de machine learning opérationnel. Les entreprises attendent des consultants qu’ils maîtrisent ces sujets (au moins dans leur logique business) et qu’ils soient capables de traduire des promesses techniques en cas d’usage concrets. Voici quelques exemples d’usage que l’on retrouve souvent dans les missions de conseil : Génération automatique de contenu marketing grâce à des LLM (Large Language Models) Prédiction de la demande pour adapter les niveaux de stocks Analyse de sentiments dans les retours clients Scoring intelligent de leads commerciaux Automatisation des processus documentaires en RH ou finance Le consultant devient alors un guide stratégique dans l’intégration responsable et rentable de l’IA, au service d’une performance augmentée. En France, plusieurs grandes entreprises ont mis en place des projets. On peut citer deux exemples : LVMH et l’intelligence artificielle pour l’expérience client : Le groupe LVMH a investi massivement dans les technologies IA pour personnaliser l’expérience client en ligne et en boutique. Le groupe a notamment lancé un partenariat stratégique avec Google Cloud pour développer des solutions d’IA prédictive, basées sur l’analyse des comportements d’achat. Ces projets sont pilotés en interne. Mais Accenture et Artefact ont été mobilisés pour certaines phases de mise en œuvre data et analytics. Ce cas illustre l’usage de l’IA dans une logique marketing haut de gamme, avec une forte exigence sur la qualité des données La SNCF et la transformation numérique de ses opérations : La SNCF mène depuis plusieurs années une transformation digitale à grande échelle, notamment sur la maintenance prédictive, la cybersécurité et la gestion des flux voyageurs. Elle a mis en place des outils d’intelligence artificielle pour anticiper les pannes de matériel roulant, optimiser les horaires ou encore analyser les flux en gare. Des cabinets comme Capgemini Invent et TNP Consultants ont accompagné certaines de ces initiatives. Cela montre l’importance croissante de la tech dans des secteurs industriels et logistiques Quels cabinets recrutent dans ce domaine ? De nombreux cabinets se positionnent aujourd’hui sur la transformation numérique, avec une expertise croissante en data et IA. Parmi les grands cabinets de conseil généralistes, on retrouve : Accenture, leader mondial sur les projets digitaux Capgemini Invent, très présent dans les missions data et IA Les Big Four (Deloitte, PwC, EY, KPMG), tous dotés de pôles « Digital » et « Analytics » BearingPoint et Wavestone, acteurs historiques de la transformation Des cabinets spécialisés se sont aussi imposés : Eleven Strategy, positionné à la frontière entre stratégie, transformation et data science Quantmetry, cabinet expert en data science et IA, souvent en partenariat avec des grands groupes TNP Consultants, Bartle, Talan ou encore Octo Technology, très présents sur les sujets tech/data Enfin, certains cabinets de stratégie comme McKinsey, BCG ou Roland Berger ont développé des practices IA ou tech en interne pour accompagner leurs clients sur ces nouveaux enjeux. Profils recherchés et compétences clés Les cabinets recherchent des profils capables de faire le lien entre vision stratégique, compréhension métier et maîtrise technique. Il ne s’agit pas nécessairement d’être data scientist, mais d’avoir une bonne culture technologique, de comprendre les logiques de la donnée et de pouvoir dialoguer avec des profils IT ou data. Les compétences clés incluent : Appétence pour les problématiques digitales et business Connaissances en data (BI, SQL, Python), cloud, IA (selon les missions) Bonne capacité de structuration, d’analyse et de communication Sens du client, autonomie et curiosité Les profils issus d’écoles d’ingénieurs ou d’écoles de commerce avec spécialisation data/digital sont très recherchés. Les doubles diplômes et MSc en transformation digitale ou en IA peuvent être un plus. Processus de recrutement et préparation Les processus de recrutement en transformation numérique reposent souvent sur des études de cas business avec une composante digitale. Le candidat peut être amené à résoudre un cas d’usage lié à un projet ERP, à la mise en place d’un outil IA ou à une refonte d’architecture data. Certains cabinets proposent des études de cas spécifiques au digital : analyse d’un dataset simplifié, construction d’un dashboard ou identification de leviers technologiques sur une problématique client. D’autres intègrent un test technique ou numérique, parfois en ligne. Les entretiens fit sont tout aussi importants : le recruteur cherche à évaluer la capacité du candidat à s’adapter, à travailler en équipe et à faire preuve de leadership dans des contextes de transformation. Une bonne préparation est donc essentielle, notamment pour bien comprendre les enjeux business des technologies et raconter des expériences liées à la tech ou à la data. Débouchés et perspectives de carrière Le conseil en transformation numérique ouvre de nombreuses portes. Après quelques années, un consultant peut évoluer vers des postes de chef de projet digital, responsable de l’innovation, data officer, ou encore intégrer des scale-ups, des cabinets de stratégie, voire lancer sa propre structure. Ce secteur permet aussi de se spécialiser dans un domaine (santé, énergie, finance, etc.) ou de développer une expertise technologique (cloud, IA, cybersécurité). L’expertise acquise est très valorisable auprès des entreprises, qui recherchent aujourd’hui des profils hybrides capables d’accompagner les ruptures technologiques. Une voie d’avenir au croisement du conseil et de la technologie Le conseil en transformation numérique et data est l’un des secteurs les plus dynamiques du moment. Il allie impact, innovation, montée en compétences rapide et forte employabilité. Avec l’essor de l’intelligence artificielle, le besoin d’accompagnement stratégique ne cesse de croître. Pour les jeunes diplômés, c’est une voie à fort potentiel, à condition de bien se préparer. Pour réussir vos entretiens en conseil, il ne suffit pas d’accumuler des connaissances : il faut comprendre les attentes des recruteurs, maîtriser les études de cas, structurer ses réponses avec clarté et montrer un véritable esprit de consultant. C’est exactement ce que vous apporte la formation Training You. Nos contenus ont été conçus par des experts en poste dans les meilleurs cabinets (stratégie, management, transformation digitale), qui ont eux-mêmes recruté des candidats. Le résultat : une pédagogie unique, mêlant frameworks, études de cas corrigées, focus sectoriels et fiches synthétiques. Plus de 90% des étudiants ayant suivi notre parcours complet ont décroché un stage ou un CDI dans un cabinet reconnu. 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Métier de Quant en finance de marché : missions et salaires

Longtemps méconnu du grand public, le métier de Quant (ou Quantitative Analyst) est aujourd’hui au cœur des salles de marché. Figure clé de la finance moderne, il incarne le mariage entre mathématiques avancées, programmation et finance de marché. Si le mot évoque souvent une image de mathématicien isolé codant des modèles incompréhensibles, la réalité est bien plus passionnante. Dans cet article, nous vous proposons de découvrir en détail ce métier stratégique, très recherché par les banques, les fonds et les fintechs. C’est quoi un Quant en finance de marché ? Le Quant est un analyste quantitatif dont le rôle est d’utiliser des outils mathématiques et informatiques pour modéliser les comportements des actifs financiers, optimiser les stratégies de trading ou concevoir des produits complexes. Il existe plusieurs types de Quants : Le Model Quant (ou Research Quant) développe les modèles mathématiques de pricing des produits dérivés (options, swaps, produits exotiques) Le Quant développeur (ou Quant IT) met en production ces modèles, construit des outils d’aide à la décision, optimise la vitesse d’exécution ou les bases de données Le Desk Quant, plus proche des traders, adapte les modèles à la réalité du marché et les aide à prendre des décisions optimisées Dans tous les cas, le Quant est un passeur entre la théorie et la pratique, entre la rigueur des modèles et les besoins du trading. Que fait un Quant au quotidien ? Le quotidien d’un Quant dépend de son poste, mais inclut toujours une forte dimension technique et une collaboration étroite avec les autres équipes (trading, structuration, IT, risque). Voici quelques-unes de ses missions typiques : Modéliser le prix de produits financiers complexes en utilisant des équations différentielles, des processus stochastiques ou des modèles statistiques Développer des algorithmes pour estimer la valeur d’un instrument, calculer des sensibilités (les grecques) ou évaluer des scénarios de stress Coder des outils (en Python, C++, parfois Java ou Scala) utilisés en temps réel par les traders ou les risk managers Optimiser les performances des calculs et améliorer la fiabilité des systèmes de pricing Collaborer avec les traders pour adapter les modèles aux conditions réelles du marché Un Quant peut passer une partie de sa journée à travailler sur des formules mathématiques, une autre à coder un algorithme, et une autre à expliquer les limites d’un modèle à un trader. Quelles compétences faut-il pour devenir Quant ? Le métier de Quant exige un niveau technique élevé et une capacité à travailler dans un environnement complexe et exigeant. Voici les principales compétences attendues : Mathématiques appliquées : probabilités, statistiques, calcul stochastique, équations aux dérivées partielles, processus de diffusion Programmation : Python est devenu incontournable, mais C++ reste très utilisé dans les modèles de pricing haute performance. Des bases en SQL ou Java peuvent aussi être utiles Produits financiers : compréhension fine des produits dérivés (vanilles, options exotiques, swaps, CDS…) et de leur fonctionnement Compétences transversales : rigueur, autonomie, sens du travail en équipe, capacité à vulgariser des concepts techniques à des non-spécialistes Contrairement à certaines idées reçues, les meilleurs Quants ne sont pas forcément ceux qui codent le plus vite, mais ceux qui comprennent le marché, formalisent bien les problèmes et savent travailler avec les autres fonctions de la salle de marché. Où travaillent les Quants ? Le métier de Quant est recherché dans différents types d’institutions financières, chacune avec ses spécificités : Banques d’investissement : BNP Paribas, Société Générale, Goldman Sachs, Citi, J.P. Morgan, Barclays, etc. Les Quants y travaillent au sein des équipes de structuration, des desks de dérivés ou des départements de recherche quantitative Hedge funds et fonds systématiques : Citadel, Two Sigma, Man Group, DE Shaw, Capula, etc. Ils recrutent des Quants pour développer des modèles d’investissement basés sur des signaux mathématiques Asset managers : Amundi, BlackRock, AXA IM, etc. Les Quants interviennent sur la gestion quantitative, les modèles de risque ou la recherche factorielle Market makers et fintechs : Optiver, Flow Traders, Jane Street, des néo-brokers ou des start-ups IA/finance. Ces acteurs valorisent les Quants capables d’optimiser des algorithmes de trading à haute fréquence ou des outils analytiques Combien gagne un Quant ? Le métier de Quant est bien rémunéré dès les premières années, avec une forte composante variable liée à la performance ! En stage de fin d’études : un Quant peut percevoir entre 2 500€ et 5 000€ brut par mois à Paris, davantage à Londres ou Zurich En CDI junior : La rémunération fixe se situe généralement entre 60 000€ et 90 000€ annuels, avec des bonus pouvant faire grimper le total à 100 000€ voire plus Dans certains hedge funds ou fintechs : Les packages dépassent rapidement les 150 000€ à 200 000€ après 2 à 3 ans La localisation joue aussi un rôle important : les salaires sont souvent 20 à 30% plus élevés à Londres qu’à Paris, avec une fiscalité différente. Quelle évolution de carrière pour un Quant ? Le métier de Quant offre de nombreuses perspectives d’évolution, selon les appétences du profil. Quant senior, puis Head of Quant ou responsable d’équipe Quant Trader : rôle hybride entre modèle et prise de position Structuring : pour ceux qui veulent se rapprocher des clients Buyside / Hedge Funds : passage côté gestion d’actifs R&D ou innovation : pour les profils les plus théoriques ou orientés data science Certains Quants créent aussi leur propre fintech ou société de conseil. D’autres se spécialisent dans l’intelligence artificielle appliquée à la finance ou rejoignent des laboratoires de recherche internes dans les banques. Conclusion : un métier exigeant, mais fascinant Le métier de Quant en finance de marché est un métier d’élite : technique, sélectif, mais passionnant. Il combine des savoirs théoriques très avancés et des applications concrètes à haute valeur ajoutée. Pour les profils scientifiques attirés par les marchés financiers, c’est l’une des carrières les plus stimulantes et les mieux rémunérées. Vous souhaitez comprendre les fondamentaux des modèles quantitatifs et des produits financiers ? Chez Training You, nos formations en finance de marché ont été conçues par des experts. Elles vous permettent de : Maîtriser les produits classiques (actions, obligations, devises, etc.) et dérivés (options, swaps, CDS) Comprendre le modèle de Black & Scholes, la volatilité implicite et les grecques Vous entraîner sur plus de 400 questions d’entretien corrigées Le tout à un prix accessible, avec un taux de réussite supérieur à 90% pour les étudiants assidus. Découvrir nos formations en Finance de marché


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Conseil en stratégie vs conseil en management : différences ?

Le monde du conseil attire chaque année de nombreux étudiants issus des meilleures écoles de commerce et d’ingénieurs. Mais derrière le terme générique de « conseil », deux réalités bien distinctes coexistent : le conseil en stratégie et le conseil en management (souvent appelé conseil en organisation, transformation ou opérationnel). Bien que complémentaires, ces deux types de conseil diffèrent en missions, en rythme, en méthode de travail et parfois en profil recherché. Dans cet article, on vous aide à faire le point pour mieux comprendre ces deux univers, et à choisir la voie qui vous correspond le mieux. Conseil en stratégie vs conseil en management : de quoi parle-t-on ? Le conseil en stratégie intervient au plus haut niveau de l’entreprise, souvent auprès du COMEX ou de la direction générale. Les consultants en stratégie aident les dirigeants à répondre à des questions structurantes : Faut-il entrer sur un nouveau marché ? Réaliser une acquisition ? Transformer un Business Model ? Ce sont des missions de cadrage, à forte intensité intellectuelle, sur une durée souvent courte. Le conseil en management intervient davantage dans la mise en œuvre concrète de la stratégie, en accompagnant les directions métiers (finance, RH, IT, opérations, etc.) sur des problématiques de transformation, d’optimisation ou de conduite du changement. Les deux types de conseil demandent rigueur, esprit d’analyse et sens du client. Cependant, leur approche et leur quotidien diffèrent. Quels cabinets recrutent dans chaque filière ? Les cabinets de conseil en stratégie sont souvent plus petits en taille, mais très sélectifs : MBB : McKinsey, BCG, Bain Tier 2 : Roland Berger, Oliver Wyman, Advancy, Monitor Deloitte, EY-Parthenon, Arthur D. Little Boutiques : Kea Partners, Mars & Co, L.E.K., inexa, etc. Les cabinets de conseil en management sont souvent plus larges et multi-spécialistes : Big Four : EY Consulting, PwC Advisory, Deloitte Consulting, KPMG Advisory Cabinets tech / transfo : Accenture, Capgemini Invent, BearingPoint, Wavestone, Sopra Steria Next, CGI Certains cabinets ont des pôles strat et des pôles transfo, ce qui permet aussi d’évoluer en interne d’un type de mission à l’autre. Missions, rythme, impact : quelles différences au quotidien ? Les missions varient fortement en contenu, durée, interlocuteurs et livrables. Voici des exemples concrets pour mieux visualiser les différences. Missions types en conseil en stratégie : Evaluer une opportunité M&A pour un acteur de la grande distribution : étude du marché cible, analyse des synergies, modélisation du deal Définir un plan de croissance à 5 ans pour un groupe industriel : étude des relais de croissance, benchmark concurrentiel, recommandations au COMEX Repenser le Business Model digital d’un acteur média : diagnostic stratégique, options de monétisation, priorisation des initiatives Durée : 2 à 6 semaines Interlocuteurs : CEO, COMEX, direction stratégie Objectif : éclairer une décision critique Missions types en conseil en management : Déployer un nouvel outil de gestion RH dans une entreprise publique : cadrage, conduite du changement, formation des utilisateurs Optimiser la supply chain d’un acteur du luxe : audit des processus logistiques, recommandations d'amélioration, accompagnement du plan d’action Piloter la mise en conformité réglementaire (ex : ESG, RGPD) pour une banque : diagnostic, structuration des chantiers, suivi opérationnel Durée : 2 à 6 mois Interlocuteurs : directions métiers (finance, IT, RH, logistique…) Objectif : améliorer la performance, assurer la mise en œuvre Quelles compétences et profils sont attendus ? Le conseil en stratégie et le conseil en management recherchent des profils ambitieux, rigoureux et capables de résoudre des problèmes complexes. Néanmoins, les compétences valorisées diffèrent en fonction de la nature des missions. Dans le conseil en stratégie, les recruteurs privilégient des candidats dotés d’une forte capacité analytique, capables de structurer rapidement une réflexion, de modéliser une situation économique ou concurrentielle et de synthétiser leur raisonnement de façon percutante. L’appétence pour les enjeux macroéconomiques, la stratégie d’entreprise ou les logiques de marché est un véritable atout. Les profils issus des grandes écoles de commerce ou d’ingénieurs sont souvent privilégiés, parfois avec un double diplôme ou une spécialisation en stratégie ou finance. A l’inverse, le conseil en management met davantage l’accent sur des compétences liées à la gestion de projet, la compréhension opérationnelle des enjeux métiers et la capacité à interagir avec des équipes variées dans le cadre de déploiements concrets. Les consultants en management doivent souvent faire preuve d’une grande adaptabilité, savoir accompagner le changement et être à l’aise dans des environnements en transformation. Les cabinets de conseil en management recrutent des profils plus diversifiés, venant d’écoles de commerce, d’ingénieurs, d’universités ou de formations spécialisées selon les secteurs (santé, énergie, IT, etc.). Dans les deux cas, la curiosité intellectuelle, la qualité d’écoute, le professionnalisme et la capacité à évoluer dans un environnement exigeant sont des qualités fondamentales. Processus de recrutement et préparation Les processus de recrutement sont structurés dans les deux types de conseil, mais leur niveau de technicité et leurs attendus diffèrent. En conseil en stratégie, les candidats doivent se préparer à affronter des études de cas classiques, centrées sur des problématiques telles que la baisse de profitabilité, le lancement d’un nouveau produit ou l’évaluation d’une opportunité de croissance. L’entretien suit généralement un format très codifié : introduction rapide, énoncé du cas, échange avec le recruteur puis synthèse. La rigueur dans la structure du raisonnement, la capacité à poser les bonnes hypothèses, à proposer un framework pertinent et à faire des calculs simples sous pression sont décisives. A cela s’ajoutent des entretiens de fit particulièrement exigeants, dans lesquels le recruteur attend un parcours clair, une motivation argumentée et des preuves de leadership ou d’excellence académique. Plusieurs tours d’entretien sont généralement organisés, jusqu’à un dernier échange avec un Partner. En conseil en management, les entretiens sont plus axés sur la capacité à résoudre des situations opérationnelles concrètes. Les cas sont souvent plus courts et basés sur des expériences vécues par les consultants : déploiement d’un ERP, gestion d’un changement organisationnel, mise en conformité réglementaire, etc. Les recruteurs testent surtout la logique opérationnelle, la gestion du client et les qualités comportementales du candidat. Les entretiens de fit prennent aussi une place importante : on attend du candidat qu’il sache expliquer son parcours de façon fluide, illustrer ses expériences passées par des exemples précis et faire preuve d’une bonne communication interpersonnelle. Dans les deux cas, une préparation rigoureuse et adaptée à chaque type de cabinet est essentielle. En effet, la compétition est forte et les marges d’erreur faibles. Se faire accompagner ou suivre une formation spécialisée peut réellement faire la différence. Salaires, rythme et perspectives d’évolution L’un des écarts les plus marquants entre le conseil en stratégie et le conseil en management concerne la rémunération de début de carrière. En moyenne, un consultant junior en stratégie perçoit un salaire brut annuel compris entre 50 000€ et 65 000€, hors bonus. Dans les cabinets les plus prestigieux (MBB notamment), ce montant peut dépasser les 70 000€ dès la première année. En comparaison, les jeunes consultants en management débutent généralement autour de 40 000€ à 50 000€ brut annuels, avec des bonus plus modestes. Ces écarts salariaux s’expliquent aussi par les exigences de rythme et d’intensité. En stratégie, les horaires sont souvent plus soutenus, avec des semaines pouvant dépasser les 60 heures, notamment en fin de mission ou lors des présentations au client. Les projets étant courts et très cadencés, la pression peut être importante. Mais elle est généralement bien encadrée. Le conseil en management offre un rythme de travail plus régulier. Les missions étant plus longues, les consultants peuvent trouver un meilleur équilibre vie pro/vie perso, même si certaines périodes de rush existent également, en fonction du projet. Côté évolution de carrière, les deux voies offrent des débouchés prestigieux. En conseil en stratégie, après 2 à 3 ans d’expérience, de nombreux consultants rejoignent des fonds de Private Equity, des cabinets de direction stratégique en entreprise, des scale-ups ou lancent leur propre projet entrepreneurial. En conseil en management, l’évolution est souvent plus progressive, avec des responsabilités accrues sur la gestion de projet, le management d’équipe ou la spécialisation sectorielle. Certains consultants évoluent vers des fonctions internes dans de grandes entreprises (transformation, direction de projet, AMOA) ou se spécialisent dans des expertises métiers (digital, ESG, data, etc.). Dans les deux cas, commencer sa carrière en conseil reste un choix hautement formateur et valorisé, mais il faut être conscient des différences en termes de rythme, de culture et d’ambitions à moyen terme. Quel type de conseil est fait pour vous ? Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix. Mais des profils qui correspondent mieux à l’un ou l’autre. Vous êtes à l’aise avec les sujets macro, aimez modéliser, présenter à un COMEX ? Le conseil en stratégie vous conviendra. Vous aimez les problématiques concrètes, l’impact terrain, accompagner des équipes dans la durée ? Le conseil en management vous plaira davantage. Et si vous hésitez ? Sachez qu’il est possible d’évoluer d’un monde à l’autre, selon votre expérience, vos préférences et les opportunités internes dans certains cabinets. Deux voies d’excellence, à bien comprendre et bien préparer Le conseil en stratégie et le conseil en management sont deux tremplins puissants pour les jeunes diplômés. Ils permettent de développer une solide culture business, des réflexes analytiques et une compréhension fine du fonctionnement des entreprises. Mais pour y accéder, il faut se préparer sérieusement aux entretiens de recrutement, et notamment aux études de cas qui sont l’étape décisive dans presque tous les cabinets. Chez Training You, nous avons conçu la meilleure préparation possible pour réussir vos entretiens en conseil, que ce soit en stratégie ou en management. Nos contenus ont été développés par d’anciens consultants issus des cabinets les plus prestigieux (McKinsey, Roland Berger, Bain, EY, Accenture, etc.) qui connaissent parfaitement les attentes des recruteurs, les formats d’évaluation et les erreurs à éviter. Nous mettons un point d’honneur à proposer une pédagogie claire, rigoureuse et concrète, qui vous permet de progresser rapidement, que vous soyez débutant ou déjà initié. Frameworks, études de cas corrigées, enjeux du fit, focus sectoriels, etc. : vous apprenez avec méthode, et vous comprenez vraiment ce que l’on attend de vous. Ce niveau d’accompagnement a permis à plus de 90% des étudiants qui suivent le parcours complet avec assiduité de décrocher un stage ou un CDI dans un cabinet de conseil. Et surtout, cette qualité est accessible à tous : notre formation reste aujourd’hui la solution la plus rentable du marché pour se préparer sérieusement.   Découvrir nos formations en Consulting


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Finance de marché vs Corporate Finance : quelles différences ?

Lorsque l’on s’oriente vers une carrière en finance, une question cruciale se pose très vite : faut-il viser la Finance de marché ou la Corporate finance ? Ces deux grandes familles de la finance offrent des métiers prestigieux, exigeants et très recherchés par les étudiants d’écoles de commerce et d’ingénieurs. Mais leurs logiques, leurs codes et leurs trajectoires professionnelles sont très différentes. Dans cet article, nous vous proposons une comparaison claire et structurée pour vous aider à faire un choix éclairé.   Définitions : deux mondes, deux logiques La Finance de marché regroupe les métiers liés aux marchés financiers cotés : actions, obligations, devises, matières premières, produits dérivés… Les professionnels de ce secteur interviennent sur des actifs liquides, en temps réel, dans des salles de marché ou des sociétés de gestion. La Corporate Finance (ou Finance d’entreprise) couvre les métiers qui aident les entreprises à se financer, investir, croître ou se restructurer. On y retrouve par exemple le M&A, le Private Equity, le Transaction Services ou le Leveraged Finance.   Les métiers concrets : qui fait quoi ? Principaux métiers en Finance de marché : Trader : prend des positions sur les marchés pour le compte de la banque Sales : vend des produits financiers aux clients institutionnels Structurer : conçoit des produits financiers complexes adaptés aux besoins Asset Manager : gère un portefeuille d’actifs pour le compte de clients Risk Manager : supervise l’exposition aux risques de marché Principaux métiers en Corporate Finance : M&A : conseille les entreprises dans le cadre d’une transaction (acquisition, cession, fusion, levée de fonds, etc.) Private Equity : investit dans des entreprises non cotée et suit le portefeuille Transaction Services (TS) : audite les comptes d’une cible en vue d’un deal Leveraged Finance : structure les financements pour les acquisitions ou projets FP&A / Contrôleur financier : pilote la performance financière d’une entreprise   Compétences et profils recherchés Les deux domaines demandent une excellence technique, mais avec des nuances fortes.   Où gagne-t-on le plus : Finance de marché ou Corporate finance ? La Finance de marché peut être plus rémunératrice à court terme. Cependant, une large partie du salaire provient du bonus, qui est par nature variable en fonction de la performance de l’institution et du professionnel. Par exemple, les postes en Sales, Trading ou Structuring, en particulier dans les banques anglo-saxonnes ou à Londres, peuvent offrir des packages dépassant les 100 000€ annuels dès la première année de CDI. Cette rémunération est liée à la performance du desk, du marché, et parfois individuelle. En stage, les rémunérations sont également plus élevées, souvent comprises entre 2 000€ et 5 000€ brut mensuels dans les grandes salles de marchés parisiennes ou londoniennes. En Corporate Finance, les salaires d’entrée sont plus modérés, mais restent très compétitifs dans certains métiers. Par exemple, un analyste M&A peut viser un package annuel autour de 60 000€ à 90 000€ en début de carrière, avec des bonus qui augmentent sensiblement à partir de la deuxième ou troisième année. Les stages, eux, tournent autour de 2 000 à 3 500€ brut par mois dans les grandes banques américaines (Goldman Sachs, Bank of America, Morgan Stanley, etc.) ou les boutiques d’élite (Lazard, Rothschild & Co, Messier & Associés, etc.). Cela dit, la progression salariale en Corporate Finance peut être très rapide pour les profils performants, notamment en Private Equity, où les rémunérations explosent après quelques années grâce au Carried Interest. A moyen terme, les écarts se réduisent. Et le choix entre ces deux mondes doit surtout se faire selon vos affinités, pas uniquement selon la rémunération initiale.   Quel métier vous correspond ? La finance de marché conviendra aux profils passionnés par l’actualité économique, à l’aise avec la pression et les marchés en direct et attirés par des environnements très compétitifs et codifiés. La Corporate Finance plaira aux étudiants qui aiment comprendre les entreprises en profondeur, intéressés par les opérations stratégiques et la création de valeur et motivés par des missions longues, complexes, en interaction avec le top management. Dans tous les cas, ces deux mondes sont prestigieux et exigeants. Il est essentiel d’identifier le cadre de travail, les compétences attendues et les perspectives de long terme qui vous conviennent le mieux. Conclusion : deux univers d’excellence… à portée de clic ! Que vous vous orientiez vers la Finance de marché ou vers la Corporate finance, une chose est sûre : ces deux univers exigent une préparation solide et ciblée. Les recruteurs cherchent des candidats qui maîtrisent les fondamentaux techniques, comprennent leur environnement et savent se démarquer dès les premiers entretiens. Chez Training You, nous avons conçu les meilleures formations du marché pour vous aider à atteindre cet objectif. Nos cours allient exigence et pédagogie, avec une approche claire, structurée et parfaitement adaptée aux étudiants ambitieux. Les contenus ont été construits par des experts en poste dans les institutions les plus prestigieuses, avec un seul objectif : vous faire réussir. Et ça fonctionne : plus de 90% des étudiants qui suivent nos formations avec assiduité décrochent un stage ou un CDI dans les secteurs les plus sélectifs de la finance. Nos abonnements sont accessibles à moins de 100€ par mois et sans engagement, un tarif unique sur le marché compte tenu de la qualité, de la profondeur pédagogique et du niveau des intervenants. En clair : c’est l’investissement le plus rentable que vous puissiez faire aujourd’hui pour maximiser vos chances d’intégrer la finance de haut niveau ! Découvrir nos formations en Finance de marché Découvrir nos formations en Corporate Finance


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Décryptage
Métier de Sales en finance de marché : rôle, salaire, parcours

Le métier de Sales en finance de marché attire chaque année de nombreux étudiants issus d’écoles de commerce et d’ingénieurs. A la croisée entre technicité financière et relation client, il incarne l’un des rôles clés de la salle des marchés. Mais que fait vraiment un Sales ? A quoi ressemble son quotidien ? Comment accéder à ce type de poste ? Cet article vous propose une immersion complète dans ce métier stratégique. Qu’est-ce qu’un Sales en finance de marché ? Le métier de Sales en finance de marché est historiquement associé aux banques d’investissement. Sales en banque d’investissement Le Sales est l’intermédiaire entre la banque et les clients institutionnels : asset managers, fonds de pension, hedge funds, entreprises ou banques centrales. Son rôle consiste à proposer et vendre des produits financiers adaptés à leurs besoins, tout en réagissant aux évolutions des marchés. Contrairement au trader, qui prend des positions pour le compte de la banque, le Sales agit pour le compte du client. Il identifie les besoins, propose des solutions, transmet les ordres au trader, puis assure le suivi et la bonne exécution de l’opération. C’est un métier profondément relationnel, dans un environnement ultra-rapide, où la maîtrise des produits est essentielle. Sales en dehors de la banque d’investissement Cependant, d'autres types d'institutions financières proposent également des postes de Sales, parfois avec des missions différentes mais tout aussi stratégiques. Courtiers (brokers) : Les Sales y jouent un rôle d’intermédiaire pur entre acheteurs et vendeurs sur certains marchés Asset Managers : Les Sales y sont chargés de vendre des fonds ou des mandats de gestion à des investisseurs institutionnels (assureurs, fonds de pensions, etc.) Sociétés de gestion alternatives / Hedge funds : Les Investor Relations ou Fund Sales gèrent la levée de capitaux et la relation avec les LPs (Limited Partners) Fintechs et plateformes de trading : Elles recrutent des profils hybrides entre Sales et Account Manager, souvent orientés produits technologiques ou exécution électronique Dans tous les cas, le socle reste le même : une excellente compréhension des produits financiers et une forte capacité relationnelle. Ce qui change, ce sont le cycle de vente, la nature des produits proposés, et parfois le type de clientèle (retail vs institutionnels). A quoi ressemble la journée type d’un Sales ? Le rythme en salle des marchés est intense. Et les journées sont bien remplies. En général, elles débutent très tôt, dès 7h ou 7h30. Matinée : réunion avec les traders pour prendre connaissance des mouvements de marché, des nouvelles économiques et des opportunités potentielles. Le Sales informe ensuite ses clients des faits marquants, leur propose des produits, et traite les premiers ordres Milieu de journée : échanges permanents avec les traders, structurers et clients, pricing d’opérations, envoi d’analyses, exécution et suivi de deals Après-midi : clôture des positions, reporting, post-mortem de certaines opérations, débrief des performances du jour. La journée se termine généralement entre 18h et 19h, sauf événement exceptionnel sur les marchés. Quels sont les différents types de Sales ? Le terme « Sales » recouvre une variété de rôles selon les produits et les clientèles traitées. Voici les principales catégories de Sales en finance de marché : Sales actions (equity) : Ils proposent des actions, des produits dérivés (options, futures) ou produits structurés sur actions Sales taux / crédit (fixed income) : Ils vendent des obligations, des dérivés de taux, des dérivés de crédit et des swaps Sales devises (FX) : Ils gèrent les opérations de change au comptant ou à terme, les options de change et les solutions de couverture Sales cross-asset : Ils proposent des solutions globales mêlant plusieurs classes d’actifs Solutions Sales : Ils conçoivent des produits sur mesure avec les équipes de structuration Chaque desk a ses spécificités. Mais tous demandent une excellente compréhension des produits, des marchés et des besoins clients. Quelles compétences sont nécessaires pour devenir Sales ? Le métier de Sales combine compétences techniques, relationnelles et commerciales. Voici les principales qualités recherchées par les recruteurs : Compétences techniques : compréhension des marchés financiers, des produits dérivés, des mécanismes de pricing. Maîtrise d’Excel, Bloomberg, Reuters. Des connaissances en programmation (Python, VBA) peuvent être un atout Compétences relationnelles : aisance orale, capacité d’écoute, sens commercial, capacité à nouer une relation de confiance avec des clients exigeants Résistance au stress et rigueur : le rythme de la salle des marchés est soutenu, les erreurs peuvent coûter cher Langues : un excellent niveau d’anglais est impératif. La plupart des échanges se font dans cette langue, y compris à Paris Quel parcours pour devenir Sales ? Les profils recrutés viennent majoritairement des écoles de commerce et des grandes écoles d’ingénieurs. Pour maximiser ses chances, il est fortement recommandé de suivre le chemin suivant : Stage de césure ou de fin d’étude en Sales Assistant : premier contact avec le métier, très valorisé Summer Internship : passage recommandé pour intégrer les banques anglo-saxonnes Graduate Program ou CDI junior : recrutement à la sortie de l’école, souvent conditionné par un stage réussi Les grandes banques qui recrutent des Sales : J.P. Morgan, Goldman Sachs, Citi, Barclays, BNP Paribas CIB, Société Générale CIB, HSBC, Deutsche Bank, Natixis, Crédit Agricole CIB. Combien gagne un Sales en finance de marché ? Le métier de Sales fait partie des mieux rémunérés dans les premières années de carrière en finance. Stage (Paris ou Londres) : Entre 2 500€ à 5 000€ brut/mois (selon les institutions) CDI (Analyst 1) : Salaire fixe entre 55 000€ et 75 000€ + bonus (souvent 20 à 50% du fixe) Analyst 2 / Associate : Progression rapide, avec une part variable de plus en plus importante selon les performances commerciales du Sales et du desk Certaines banques anglo-saxonnes peuvent proposer des packages à six chiffres dès la première année, surtout à Londres. Pour aller plus loin, retrouvez notre épisode de "Choose Your Career" avec Jean-Baptiste Vienne, Sales chez TP ICAP:  Conclusion : un métier exigeant, mais passionnant Le métier de Sales est un rôle stratégique en salle des marchés, à la croisée du commercial, de l’analyse et du relationnel. Pour les étudiants qui aiment les marchés, la pression et l’interaction client, c’est un choix de carrière extrêmement stimulant. La concurrence est rude, mais les opportunités sont nombreuses pour ceux qui savent se préparer sérieusement. Vous souhaitez maximiser vos chances de réussir vos entretiens pour devenir Sales ? Chez Training You, nous vous accompagnons avec une formation complète, conçue par des professionnels de la finance de marché. Découvrir nos formations en Finance de marché


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Décryptage
Front, Middle et Back Office en salle des marchés : Différences ?

Lorsque l’on postule pour un stage ou un CDI en finance de marché, une question revient souvent : quelle est la différence entre le Front, le Middle et le Back Office ? Ces trois termes désignent des fonctions clés dans une banque d’investissement, en particulier en salle des marchés. Mais leurs rôles, leurs missions et leurs niveaux de responsabilités sont très différents.   Le Front Office : au cœur de l’action et de la prise de risque Le Front Office désigne l’ensemble des métiers directement impliqués dans la génération de revenus. On y trouve les traders, les sales, les structurers ou encore les sales traders. Leur mission : exécuter les ordres, structurer des produits financiers, conseiller les clients institutionnels, et prendre des positions sur les marchés. Exemples de métiers du Front Office : Trader : achète et vend des actifs financiers pour le compte de la banque ou des clients Sales : propose des produits financiers à des clients institutionnels (fonds, assureurs…) Structurer : conçoit des produits complexes (dérivés, produits structurés…) adaptés aux besoins des clients Compétences recherchées : forte résistance au stress, rigueur, rapidité d’analyse, excellente compréhension des marchés En Front Office, le niveau de pression est très élevé et les horaires sont souvent longs. Mais c’est aussi là que l’on apprend le plus et que les perspectives de carrière sont les plus intéressantes.   Le Middle Office : la gestion des risques et des processus Le Middle Office joue un rôle de contrôle et de soutien du Front Office. Il s’assure que les opérations sont conformes aux règles internes et aux exigences réglementaires. Il intervient dans la gestion du risque, le reporting, la validation des prix et le suivi des positions. Exemples de métiers du Middle Office : Risk Analyst : surveille les expositions de marché, calcule les VAR (Value at Risk), suit les limites de risque Product Control : valide la valorisation des positions prises par les traders Operations Analyst : contrôle la bonne exécution des transactions et résout les anomalies Compétences recherchées : excellente maîtrise d’Excel, compréhension technique des produits, rigueur analytique   Le Back Office : l'exécution et le règlement des opérations Le Back Office regroupe les fonctions administratives et logistiques. Une fois l’ordre exécuté, le Back Office veille à sa confirmation, à son règlement/livraison et à la tenue des positions comptables. Il est aussi garant de la qualité des données (référentiels instruments, clients…). Exemples de métiers du Back Office : Settlement Officer : assure la bonne livraison des titres et le paiement Data Quality Analyst : gère les bases de données et les référentiels Client Onboarding Officer : en charge des procédures KYC  (Know Your Customer) et AML (Anti-Money Laundering) avant toute relation client* Compétences recherchées : rigueur, organisation, capacité à gérer des process répétitifs, sens du service   Combien gagne-t-on en Front, Middle ou Back Office ? A volume horaire et niveau d’étude égal, les écarts de salaire sont significatifs. Voici un aperçu des rémunérations en début de carrière (stage / CDI) :   A retenir : c’est bien en Front Office que les rémunérations sont les plus attractives, mais c’est aussi là que la sélection est la plus exigeante.   Comment choisir entre Front, Middle et Back ? Le choix dépend du profil et de l’appétence au risque, à la technique ou à la rigueur des process : Bon à savoir : certains étudiants débutent en Middle ou Back Office pour mieux comprendre les process avant de candidater en Front. Un passage stratégique si bien valorisé ! De plus, il est tout à fait possible d’évoluer du Middle Office vers le Front Office, même si cela demande stratégie et persévérance. En effet, de nombreux jeunes diplômés commencent en tant que Risk Analyst ou Product Controller. Puis évoluent vers des postes plus proches des desks, comme Business Analyst ou Sales Assistant. Avant de décrocher un rôle en Sales, Trading ou Structuration. Cette progression est particulièrement courante dans les grandes banques françaises, qui encouragent la mobilité interne après 12 à 24 mois. Pour réussir cette transition, il est essentiel de développer une forte expertise produit et de créer du lien avec les équipes Front. De nombreux professionnels en salle des marchés ont suivi ce chemin pour rejoindre les fonctions les plus prisées du secteur ! (on mettra le podcast avec Marc à cet endroit) Conclusion : Trois piliers complémentaires en salle des marchés Le Front, le Middle et le Back Office forment un écosystème complémentaire. Sans le Front, pas de revenus. Sans le Middle, pas de contrôle. Sans le Back, pas de règlement. Comprendre ces fonctions aide à mieux se positionner lors des entretiens en finance de marché et à mieux cibler les offres qui correspondent à ton profil. Le Front Office attire souvent les étudiants pour ses salaires élevés, ses responsabilités immédiates et son exposition directe aux marchés financiers. Mais les places sont rares. Et sans une préparation rigoureuse, même les meilleurs profils peuvent échouer aux entretiens. Se préparer avec Training You ? C’est la meilleure idée pour maximiser ses chances. Nous avons conçu une formation complète et intensive pour réussir les entretiens en trading, sales, structuration, asset management, etc., et décrocher un stage ou CDI dans une grande salle des marchés. Découvrir la formation : https://training-you.fr/finance-de-marche/pack-premium * KYC (Know Your Customer) et AML (Anti-Money Laundering) désignent l’ensemble des procédures mises en place par les banques et institutions financières pour vérifier l’identité de leurs clients et lutter contre le blanchiment d’argent.


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Préparation
Opérations M&A : Décryptage des principaux termes

Le domaine des fusions-acquisitions (M&A) regorge de termes techniques et d’anglicismes qui peuvent sembler opaques aux non-initiés. A cet égard, la partie juridique de ces opérations peut contenir beaucoup de termes qu’il faut maîtriser pour comprendre ce dont il retourne. Pour les étudiants qui s’orientent vers cette spécialité exigeante, maîtriser ce vocabulaire est essentiel afin de mieux comprendre les enjeux des transactions. C’est dans ce contexte qu’Hadrien Bourrellis, avocat associé du cabinet Reinhart Marville Torre a élaboré ce lexique. Il rassemble les notions clés et leur définition afin de vous offrir une compréhension claire et synthétique des termes les plus utilisés dans les opérations de cession, d’acquisition et de levée de fonds. Que vous soyez étudiant en droit, en finance ou en école de commerce, ce guide pratique vous accompagnera dans votre apprentissage et vous permettra d’appréhender plus sereinement les mécanismes du M&A. Due diligence : Processus d’audit mené par un acheteur potentiel pour évaluer la situation financière, juridique et opérationnelle d’une entreprise avant une acquisition. Cela inclut l’examen des comptes, des contrats, des litiges et des risques potentiels, au regard d’une base documentaire (« data room ») mise à disposition par le vendeur et/ou la société-cible ainsi que des échanges de questions et des rencontres avec les équipes de ces derniers et leurs conseils. Dans le cadre d’une « Vendor Due Diligence » (ou « VDD »), le vendeur mène lui-même un audit préalable et en communique une synthèse aux acheteurs potentiels, généralement pour accélérer la remise d’offres. Lettre d’intention (« letter of intent » ou « LOI ») : Document préliminaire et non contraignant qui résume les principaux termes d’une opération envisagée, tels que le périmètre, le prix, les conditions et les délais. Elle sert de base de discussion avec les acheteurs potentiels avec qui le vendeur souhaite poursuivre des négociations approfondies en vue de conclure des contrats définitifs. Pacte d’actionnaires : Contrat entre les actionnaires d’une société définissant leurs droits et obligations mutuels en complément des statuts et de la loi. Il peut couvrir des aspects tels que la gouvernance, la désignation des dirigeants, les droits de préemption et autres conditions de transfert des actions ainsi que des engagements accessoires tels que des clauses de non-concurrence. Garantie d’actif et de passif (ou « declarations & warranties ») : Engagement contractuel, souvent négociées dans le cadre du contrat de cession, par lequel le vendeur d’une entreprise garantit à l’acheteur que certains actifs et passifs sont conformes à la situation telles que présentée. En cas de différence, le vendeur doit indemniser l’acheteur du dommage ou de la perte de valeur qui en résulte, selon certaines conditions. SPA (« Share Purchase Agreement » ou contrat de cession d’actions) : Contrat par lequel une partie acquiert les actions d’une société auprès d’une autre partie. Il détaille les termes de la vente, y compris le prix, les éventuelles conditions suspensives, les modalités de paiement, les garanties et les obligations accessoires des parties. APA (« Asset Purchase Agreement » ou contrat de cession d’actifs) : Contrat par lequel une partie acquiert des actifs spécifiques d’une entreprise, plutôt que ses actions, en détaillant les termes de la vente. Valorisation : Processus d’évaluation de la valeur d’une entreprise ou d’un actif en utilisant diverses méthodes financières, au regard notamment des perspectives établies dans un plan d’affaires. Elle est cruciale pour déterminer le prix proposé dans les opérations financières et les fusions-acquisitions. Equity Bridge : Financement temporaire utilisé pour combler un besoin de fonds propres jusqu’à l’obtention d’un financement à long terme, souvent dans un contexte de LBO. Il permet de couvrir les dépenses immédiates en attendant une levée de fonds par augmentation de capital, l’octroi d’un prêt ou une opération M&A. Earn-out (ou complément de prix) : Mécanisme de paiement différé dans une acquisition où une partie du prix est conditionnée à la réalisation de certains objectifs futurs. Il aligne les intérêts de l’acheteur et du vendeur sur la performance post-acquisition. Closing : Étape finale d’une opération où toutes les conditions suspensives sont levées et les transferts d’actions ou d’actifs vendus sont constatés. C’est le moment où l’opération devient effective et les fonds sont transférés. Signing : Acte de signature des documents contractuels entre les parties, marquant leur engagement à réaliser l’opération. Le signing précède généralement le closing, où l’opération est finalisée. Clause de non-concurrence : Clause parfois prévue dans le contrat de cession interdisant à une partie de concurrencer l’autre partie pendant une certaine période après l’opération. Elle protège les intérêts de l’acheteur en empêchant le vendeur de créer une entreprise concurrente. Drag-along (ou droit de sortie forcée) : Clause d’un pacte d’actionnaires permettant aux actionnaires majoritaires d’obliger les actionnaires minoritaires à vendre leurs actions dans les mêmes conditions qu’eux en cas de vente de la société. Elle facilite la cession de l’ensemble du capital. Tag-along (ou droit de sortie conjointe) : Clause d’un pacte d’actionnaires protégeant les actionnaires minoritaires en leur permettant de vendre leurs actions aux mêmes conditions que les actionnaires majoritaires en cas de vente d’actions par ces derniers. Elle garantit un même accès à la liquidité de leurs actions pour tous les actionnaires. Séquestre (escrow) : Compte tiers où des fonds ou des documents sont déposés jusqu’à ce que certaines conditions soient remplies. Il assure la sécurité des parties en garantissant que les fonds ou documents ne seront libérés qu’une fois les obligations respectées. Covenant : Engagement contractuel pris par une partie envers une autre, souvent prévu dans les contrats de prêt pour imposer des obligations financières. Il peut inclure des restrictions sur le niveau d’endettement, les distributions de dividendes ou les investissements. LBO (Leveraged Buyout) : Opération d’acquisition d’une entreprise financée principalement par de la dette, avec l’espoir de rembourser celle-ci grâce aux flux de trésorerie futurs générés par l’entreprise en question. Elle permet aux investisseurs d’acquérir des entreprises avec un apport en fonds propres limité, créant un effet de « levier » au moment de la revente. OPA/OPE (Offre Publique d’Achat et/ou d’Échange) : Offre d’achat ou d’échange d’actions visant une société cotée en bourse dans le cadre d’une procédure, volontaire ou – dans certains cas – obligatoire, organisée par la règlementation sous le contrôle de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Elle vise à prendre le contrôle de la société cible en acquérant une majorité de ses actions, selon un prix ou une parité d’échange déterminés. Management package : Ensemble d’instruments visant à offrir aux dirigeants d’une entreprise une incitation financière à atteindre certains objectifs, souvent dans le cadre d’une acquisition. Il peut inclure des primes, des bons de souscription d’actions, des actions gratuites ou d’autres formes d’intéressement au capital. Break-up fee : Indemnité forfaitaire payé par une partie en cas de rupture d’un accord de fusion ou d’acquisition, pour compenser les coûts encourus par l’autre partie pendant les négociations. Elle décourage les ruptures unilatérales et incite à obtenir les autorisations préalables et autres conditions suspensives d’opération.   Reinhart Marville Torre est un cabinet de plus de 60 avocats d’affaires doté de 12 départements spécialisés, reconnu pour sa pratique du conseil et des juridictions. Nos avocats, emmenés par les 21 associés, interviennent en conseil comme en contentieux auprès des entreprises et de leurs dirigeants afin de les accompagner et de les conseiller dans leurs stratégies de développement. L’équipe Corporate – M&A (voir notre pratique) accompagne un large éventail de clients, dont des entreprises cotées et non cotées à toutes les étapes de leur développement, des dirigeants et administrateurs, des entrepreneurs et des fonds d’investissement et autres investisseurs.


Par Hadrien Bourrellis

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Décryptage
Le métier de broker

Imaginez un métier où chaque jour est une nouvelle aventure, où vous jonglez avec des millions d'euros, influencez les marchés financiers et avez le pouvoir de faire la différence dans les décisions d'investissement des grandes entreprises. Bienvenue dans le monde exaltant des brokers ! Si vous êtes étudiant ou jeune diplômé, passionné par la finance, et que vous cherchez une carrière dynamique et bien rémunérée, ce métier pourrait bien être votre voie royale vers le succès. Dans cet article, nous allons explorer les multiples facettes du métier de broker, des responsabilités aux opportunités, en passant par les compétences nécessaires pour exceller dans ce domaine. Qu'est-ce qu'un broker ? Le terme « broker » (ou « courtier » en français) désigne un intermédiaire qui exécute des ordres d'achat ou de vente sur les marchés financiers pour le compte de ses clients. Le rôle du broker ne se limite pas à la simple exécution des ordres. C'est un expert qui analyse les marchés, conseille ses clients et négocie les meilleures conditions possibles. Il agit dans de multiples domaines comme l’assurance, l’immobilier ou les énergies. Missions quotidiennes du broker Les missions principales du broker sont : Analyse des marchés : Un broker passe une grande partie de sa journée à scruter les fluctuations des marchés financiers. Il doit être capable d'interpréter les données économiques, les nouvelles politiques et les tendances du marché pour conseiller ses clients de manière éclairée Négociation : Une autre mission clé est la négociation des prix d'achat et de vente. Par exemple, un broker en actions peut devoir négocier le meilleur prix pour acheter des actions d'une entreprise prometteuse pour le compte d'un fonds d'investissement Gestion des relations clients : Le broker doit aussi entretenir une relation de confiance avec ses clients, qu'il s'agisse de grandes entreprises, d'institutions financières ou de clients individuels fortunés Responsabilités du broker En tant que broker, vous êtes responsable de l'exécution des transactions, mais aussi de leur conformité aux régulations en vigueur. Vous devez également veiller à minimiser les risques financiers pour vos clients. Broker vs trader : quelles différences ? La distinction entre un broker et un trader est importante, bien qu'ils travaillent tous deux dans le domaine des marchés financiers et peuvent parfois sembler avoir des rôles similaires. D’abord, le broker est un intermédiaire entre les acheteurs et les vendeurs sur les marchés financiers. Son travail consiste principalement à exécuter des ordres pour le compte de ses clients, qu'il s'agisse d'acheter ou de vendre des actifs financiers tels que des actions, des obligations ou des devises. Et il gagne une commission sur les transactions qu'il exécute. Exemple : Un client souhaite acheter des actions d'une entreprise technologique. Le broker va alors exécuter l'ordre d'achat en cherchant les meilleures conditions possibles sur le marché. Il peut aussi conseiller le client sur le moment opportun pour acheter ou vendre ces actions. Ensuite, le trader est directement impliqué dans l'achat et la vente d'actifs financiers, mais pour son propre compte ou pour le compte de l'entreprise qui l'emploie (ex : banque d'investissement, hedge fund). Le trader prend des positions sur les marchés dans le but de générer des profits, en capitalisant sur les variations de prix à court terme. Contrairement au broker, le trader n'agit pas en tant qu'intermédiaire, mais plutôt comme un acteur direct sur les marchés. Exemple : Un trader peut décider d'acheter une grande quantité de pétrole brut en pariant que son prix va augmenter suite à des tensions géopolitiques. Si le prix du pétrole augmente comme prévu, le trader vend alors les contrats qu'il a achetés pour réaliser un profit. Quelles sont les principales entreprises où travailler en tant que broker ? Les brokers peuvent travailler dans diverses structures, chacune ayant ses spécificités : Banques d'investissement Des géants comme Goldman Sachs, J.P. Morgan et Morgan Stanley sont des employeurs de choix pour les brokers. Travailler dans ces entreprises offre des perspectives de carrière exceptionnelles et l'opportunité de traiter des transactions à grande échelle. Sociétés de courtage Des entreprises spécialisées comme Interactive Brokers, Charles Schwab ou E*TRADE offrent également des carrières intéressantes pour les brokers, notamment dans les transactions en ligne et les services aux particuliers. Hedge fund et fonds d'investissement Ces structures, telles que BlackRock ou Bridgewater Associates, recrutent des brokers pour gérer les transactions de portefeuilles de grande envergure. Comment devenir broker ? D’abord, il est souvent nécessaire de suivre une formation en finance, économie ou dans une discipline proche. Un diplôme d'une grande école de commerce ou d’ingénieur est généralement requis. Cependant, ce n'est pas seulement le diplôme qui compte, mais aussi les compétences pratiques que vous pouvez acquérir. Analyse financière : Maîtriser l'analyse des états financiers, les ratios financiers, et les modèles de valorisation est essentiel Connaissance des marchés : Une compréhension approfondie des différents marchés (actions, obligations, devises, matières premières) est primordiale Compétences informatiques : Les brokers utilisent des logiciels sophistiqués pour trader, analyser et gérer les risques. Une familiarité avec ces outils est cruciale Enfin, certaines qualités personnelles sont essentielles : Résistance au stress : Le métier de broker est intense, avec des prises de décisions rapides sous pression Compétitivité et ambition : Pour réussir, il faut avoir une envie constante de surpasser les objectifs Capacité d'adaptation : Les marchés évoluent rapidement. Et le broker doit être capable de s'adapter à des situations changeantes Combien on gagne en tant que broker ? Le salaire d’un broker varie considérablement en fonction de l’expérience, du lieu de travail, et du type d’employeur. Stagiaire : Les stages en finance sont souvent bien rémunérés, avec des indemnités qui peuvent aller de 1 500€ à 3 000€ par mois, selon l'entreprise Junior : Un broker débutant peut espérer un salaire annuel entre 40 000€ et 60 000€, avec des bonus pouvant atteindre jusqu'à 50% de ce montant Intermédiaire : Avec quelques années d'expérience, le salaire peut monter entre 70 000€ et 100 000€, les bonus devenant une part significative de la rémunération Sénior : Un broker senior dans une grande institution financière peut gagner plus de 150 000€ par an, avec des bonus qui peuvent doubler ou tripler ce montant Vous souhaitez démarrer votre carrière dans un broker ? En conclusion, le métier de broker est certes exigeant, mais il offre une carrière pleine de défis et de récompenses. Pour maximiser vos chances de succès, il est crucial de vous armer non seulement de connaissances académiques, mais aussi de compétences pratiques et de qualités personnelles adaptées. Notre formation en ligne en finance de marché est spécialement conçue pour vous préparer aux entretiens les plus difficiles et vous donner les outils nécessaires pour exceller dans ce domaine passionnant. Alors, êtes-vous prêt à faire le grand saut et à vous lancer dans une carrière où chaque jour est une nouvelle opportunité de faire la différence ? Inscrivez-vous dès maintenant pour maximiser vos chances de réussite et rejoindre l'élite des brokers ! Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


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Les commodities, une porte d'entrée vers une carrière en finance de marché

Imaginez une matière première capable de déclencher des guerres, de renverser des économies entières ou de bouleverser votre quotidien ? Comme la flambée des prix du pétrole qui fait grimper le coût de l'essence ou la hausse du prix du blé qui impacte le prix du pain. Les commodities (ou « matières premières ») sont bien plus que de simples actifs financiers. Elles sont au cœur des enjeux géopolitiques mondiaux et de notre vie de tous les jours. Par exemple, la transition énergétique actuelle, qui pousse les gouvernements à rechercher des alternatives au pétrole, crée des opportunités incroyables pour ceux qui savent investir dans des matières premières comme le lithium ou le cuivre, indispensables à la fabrication de batteries pour voitures électriques. Pour les étudiants et jeunes diplômés, comprendre les rouages du marché des commodities peut ouvrir la porte à une carrière passionnante en finance de marché. Dans cet article, nous allons plonger dans l'univers fascinant des commodities et explorer pourquoi maîtriser cette classe d'actifs peut être un véritable levier de réussite professionnelle. C'est quoi les commodities ? Les commodities désignent les matières premières qui sont échangées sur les marchés financiers. Contrairement aux actions ou aux obligations, ce sont des actifs physiques tels que l'or, le pétrole, le blé ou le cuivre. Ces matières premières sont essentielles pour l'économie mondiale. Car elles servent de base à la production de biens et de services. Leurs prix sont influencés par l'offre et la demande mondiales, les conditions géopolitiques, ainsi que les événements climatiques. Les commodities peuvent être classées en plusieurs catégories principales : Les métaux précieux : or, argent, platine, etc. Les métaux de base : cuivre, aluminium, zinc, etc. Les énergies : pétrole, gaz naturel, charbon Les matières premières agricoles : blé, maïs, soja, café, cacao Les produits d'élevage : bétail, porcs, produits laitiers Chacune de ces catégories a ses propres dynamiques de marché et ses facteurs influençant les prix, ce qui rend l'analyse des commodities complexe mais passionnante. Quelles sont les caractéristiques de l'investissement dans les commodities ? Investir dans les commodities présente plusieurs caractéristiques distinctes : Volatilité : Les prix peuvent fluctuer de manière significative en raison de facteurs géopolitiques, climatiques et économiques Effet de levier : Les contrats à terme permettent d'utiliser un effet de levier, amplifiant ainsi les gains ou les pertes potentiels Diversification : Elles offrent une diversification par rapport aux actions et obligations traditionnelles, car elles réagissent souvent différemment aux événements économiques Hedge contre l'inflation : Elles sont souvent considérées comme une protection contre l'inflation. En effet, les prix des matières premières tendent à augmenter lorsque l'inflation progresse Avantages et risques des commodities Investir dans les commodities peut offrir plusieurs avantages, mais comporte aussi certains risques. Les avantages Les avantages de l’investissement dans les commodities sont : Diversification de portefeuille : Elles permettent de diversifier un portefeuille d'investissement, réduisant ainsi le risque global Protection contre l'inflation : En période d'inflation élevée, elles peuvent protéger le pouvoir d'achat des investisseurs Opportunités de profit : Les fluctuations des prix offrent des opportunités de trading et de profits importants, notamment pour les investisseurs avertis Investissement tangible : Contrairement aux actions et obligations, elles sont des actifs physiques, ce qui peut rassurer certains investisseurs Les risques Cependant, l'investissement dans les commodities comporte également des risques : Volatilité élevée : La nature imprévisible des marchés peut entraîner des pertes importantes Facteurs externes : Les prix peuvent être affectés par des événements hors du contrôle des investisseurs, tels que les catastrophes naturelles, les tensions géopolitiques ou les changements réglementaires Risque de liquidité : Certains marchés peuvent manquer de liquidité, rendant difficile l'entrée ou la sortie rapide de positions Complexité : La compréhension des dynamiques du marché nécessite une expertise spécifique, notamment en ce qui concerne l'offre, la demande et les stocks mondiaux Quels sont les métiers dans le domaine des commodities ? Le domaine des commodities offre une diversité de métiers, tant au niveau de l'analyse que du trading ou de la gestion de risques. Voici un aperçu de ces principaux métiers : Trader de commodities : Acheteurs et vendeurs de contrats à terme ou d'options sur commodities Analyste de marché : Spécialistes des dynamiques de marché, prédisant les mouvements de prix Gestionnaire de portefeuille : Responsable de la gestion des fonds investis dans les commodities Risk manager : Chargé de la gestion des risques associés aux positions sur les commodities Consultant en stratégie : Conseille les entreprises sur leur approche en matière de commodities Certaines entreprises sont spécialisées dans cette classe d'actifs. On peut par exemple citer les géants du trading (Glencore, Trafigura, Vitol, etc.) ou des banques d'investissement qui ont des desks spécialisés (Goldman Sachs, Morgan Stanley, etc.). Quelles sont les tendances dans les commodities aujourd'hui ? Aujourd'hui, plusieurs tendances influencent le marché des commodities. Premièrement, le changement climatique et la transition énergétique sont cruciaux. D’une part, les impacts du changement climatique sur l'agriculture et l'accès aux ressources naturelles sont de plus en plus pris en compte par les investisseurs. D’autre part, la transition vers les énergies renouvelables modifie la demande pour certaines commodities, en particulier les métaux utilisés dans les technologies vertes. Deuxièmement, la digitalisation impacte le secteur. En effet, l'essor des plateformes de trading numériques et l'utilisation des big data révolutionnent le commerce des commodities. Enfin, les tensions géopolitiques et les perturbations de la chaîne d'approvisionnement mondiale exacerbent la volatilité sur les marchés des commodities. Vous souhaitez démarrer votre carrière en hedge fund ? Pour conclure, les commodities représentent une classe d'actifs fascinante, pleine d'opportunités mais aussi de défis. Pour les jeunes professionnels aspirant à une carrière en finance de marché, comprendre les subtilités de ces actifs peut être un véritable atout. Si cet article vous a donné un aperçu des potentialités offertes par les commodities, je vous encourage vivement à explorer la formation en ligne de Training You dédiée à la finance de marché. Cette formation a été construite par des professionnels du secteur et inclut des cours et questions corrigées pour préparer de manière optimale les entretiens et exceller dans ce domaine compétitif. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


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Hedge Fund : Comprendre l’univers des fonds d’investissement les plus exclusifs

Imaginez un monde où chaque décision que vous prenez peut générer des millions, où l'adrénaline coule à chaque instant et où vous êtes constamment en train de deviner les prochains mouvements des marchés mondiaux. Bienvenue dans l'univers des hedge funds, un secteur où seuls les esprits les plus brillants et les plus audacieux parviennent à exceller. Travailler dans un hedge fund, c'est bien plus qu'un simple emploi, c'est une aventure palpitante, un jeu stratégique à grande échelle où l'enjeu est de taille et les récompenses sont immenses. Les hedge funds sont les gladiateurs modernes de la finance, opérant dans l'ombre des marchés, prêts à saisir la moindre opportunité pour transformer une intuition en un profit colossal. C'est un environnement où la passion pour les chiffres rencontre la créativité, où chaque jour apporte un nouveau défi à relever. Si vous avez soif de défi, que vous êtes prêt à repousser les limites et que vous rêvez de faire partie d'une élite financière mondiale, alors une carrière dans un hedge fund est faite pour vous. Dans cet article, nous vous emmenons dans les coulisses de ces fonds d'investissement légendaires, vous dévoilant ce qu'ils sont, comment y entrer, et pourquoi ce pourrait être le choix de carrière le plus excitant que vous puissiez faire. Préparez-vous à être inspiré et, peut-être, à découvrir la voie qui pourrait changer votre vie. Qu'est-ce qu'un hedge fund ? Un hedge fund (ou « fonds alternatif ») est un fonds d'investissement privé qui regroupe les capitaux de différents investisseurs pour les investir dans un large éventail de produits financiers. Leur objectif principal est de générer un rendement absolu, c'est-à-dire un profit, quelles que soient les conditions du marché. Pour ce faire, les hedge funds utilisent des stratégies d'investissement sophistiquées, souvent inaccessibles aux fonds traditionnels. Considérons les différences avec d'autres types de fonds : Hedge fund vs fonds de Private Equity (PE) : Alors que les hedge funds se concentrent sur des investissements à court ou moyen terme et utilisent des stratégies risquées (telles que la vente à découvert, l'effet de levier ou encore les dérivés), les fonds de Private Equity investissent généralement dans des entreprises privées avec une vision à long terme. En effet, les fonds de PE cherchent à prendre des participations majoritaires ou minoritaires dans des sociétés non cotées, puis à en améliorer la croissance ou la rentabilité et enfin à les revendre avec un profit Hedge fund vs fonds mutuel : Contrairement aux fonds mutuels, qui sont régulés et ont des restrictions strictes sur les types d'investissements qu'ils peuvent réaliser, les hedge funds sont moins réglementés et peuvent ainsi adopter des stratégies beaucoup plus agressives. Pour cette raison, les hedge funds sont souvent réservés aux investisseurs qualifiés, devant répondre de critères minimaux, concernant la valeur de leur patrimoine ou leurs revenus annuels. Au contraire, les fonds mutuels sont ouverts à tout type d’investisseur Panorama des hedge funds les plus célèbres Il existe des milliers de hedge funds à travers le monde. Mais certains ont su se distinguer par leur performance, leur taille ou encore les personnalités charismatiques à leur tête. Voici quelques-uns des hedge funds les plus emblématiques : Bridgewater Associates : Fondé par Ray Dalio, Bridgewater est le plus grand hedge fund au monde avec plus de 150Mds$ sous gestion. Connu pour sa culture d'entreprise unique où l'honnêteté radicale est prônée, Bridgewater a souvent défié les prédictions du marché pour générer des rendements impressionnants Renaissance Technologies : Ce hedge fund est célèbre pour son fonds Medallion, dirigé par l'ancien mathématicien Jim Simons. Renaissance Technologies est particulièrement reconnu pour son utilisation de modèles quantitatifs complexes et l'emploi massif de mathématiciens et scientifiques plutôt que des financiers traditionnels. Medallion a généré des rendements spectaculaires. Cependant, il est désormais fermé aux investisseurs externes Soros Fund Management : George Soros, son fondateur, est surtout connu pour son fameux « coup » contre la Banque d'Angleterre en 1992. En effet, il paria sur la dévaluation de la livre sterling, générant un profit d'environ un milliard de dollars en une journée. Aujourd'hui, Soros Fund Management est principalement un bureau familial. Mais il reste l'un des noms les plus respectés de l'industrie Comment travailler dans un hedge fund ? Travailler dans un hedge fund est le rêve de nombreux jeunes financiers. Toutefois, y entrer n’est pas une mince affaire. Et cela nécessite un mélange de compétences, d’études et de qualités personnelles. Etudes et formation D’abord, une solide formation académique est souvent requise. Les candidats possèdent généralement des diplômes en finance, économie, ingénierie ou mathématiques. Les écoles de commerce et d’ingénieur les plus prestigieuses sont fortement représentées dans le secteur. Une spécialisation en finance quantitative ou en analyse financière est également un atout. Compétences techniques Ensuite, les hedge funds recherchent des profils avec des compétences techniques solides. De plus, la maîtrise de logiciels de modélisation financière, ainsi que des langages de programmation comme Python ou R, est souvent exigée, notamment pour les rôles liés aux stratégies quantitatives. Une bonne connaissance des marchés financiers et des produits dérivés est aussi essentielle. Qualités personnelles L’industrie des hedge funds est très exigeante. La capacité à travailler sous pression, un esprit analytique aiguisé, une grande curiosité intellectuelle et une aptitude à prendre des décisions rapides sont des qualités recherchées. La capacité à innover et à penser différemment est aussi cruciale car les hedge funds cherchent souvent à se démarquer par des stratégies uniques. Les salaires dans un hedge fund Les salaires en hedge fund sont notoirement élevés, reflétant la nature exigeante et la performance attendue dans ce secteur. Voici une estimation des rémunérations, sachant qu'elles peuvent varier en fonction de la taille du fonds, de sa localisation et de sa performance. Stagiaire : Les stages sont souvent bien rémunérés dans les hedge funds, avec des salaires pouvant aller de 3 000€ à 10 000€ par mois selon le fonds et la localisation Junior (Analyste, moins de 3 ans d'expérience) : Un analyste débutant peut s'attendre à un salaire de base autour de 70 000€ à 120 000€ par an, avec des bonus qui peuvent doubler ce montant en fonction des performances Intermédiaire (Associate, 3 à 6 ans d'expérience) : Un associate peut gagner entre 150 000€ et 250 000€ euros par an, bonus compris. Les bonus constituent souvent une grande partie de la rémunération totale Senior (Portfolio Manager, plus de 6 ans d'expérience) : À ce niveau, les rémunérations peuvent atteindre des sommes considérables, souvent plusieurs millions d'euros par an pour les gestionnaires de portefeuille performants, principalement grâce aux bonus basés sur la performance des investissements Par conséquent, les hedge funds représentent une facette fascinante et complexe du monde de la finance, offrant des opportunités extraordinaires pour ceux qui parviennent à y entrer. Cependant, ils exigent des compétences pointues, une grande résilience et un goût prononcé pour la prise de risque. Si vous êtes motivé, prêt à apprendre et à innover, une carrière dans un hedge fund pourrait être extrêmement enrichissante, tant sur le plan intellectuel que financier. Vous souhaitez démarrer votre carrière en hedge fund ? Si cet univers vous attire et que vous souhaitez maximiser vos chances d’y réussir, nous avons conçu une formation en ligne spécialement pour vous. Cette formation en finance de marché complète les cours que vous suivez à l’école et vous donne les outils pour décrocher un stage dans ce secteur compétitif. Rejoignez-nous pour transformer votre ambition en succès ! Que vous souhaitiez perfectionner vos compétences techniques, affiner vos connaissances des marchés financiers, ou tout simplement comprendre les attentes des recruteurs dans les hedge funds et autres entreprises en finance de marché, notre programme est conçu pour vous guider à chaque étape. Ne laissez pas passer cette opportunité de faire le premier pas vers une carrière passionnante. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme   Bonus : Diplômé de l’ESLSCA et LBS, Kevin Romanteau débute sa carrière en M&A (BNP Paribas, Société Générale et Citi) puis quitte la banque pour lancer son propre fonds : Whitelight Capital. Aujourd’hui, il investit dans des actions cotées en combinant 3 leviers : analyse fondamentale, activisme actionnarial et contentieux stratégiques. Objectif : créer de l’alpha, une surperformance par rapport au marché ! En résumé, cette rencontre avec Kévin Romanteau offre un aperçu fascinant de deux monde : celui de l’entrepreneuriat et celui des hedge funds. Kévin Romanteau voulait « aller loin » et a « dépassé ses attentes » avec Whitelight Capital. C’est exactement ce qu’on veut partager chez Training You. Alors, ayez de l’ambition de réussir avec nous votre début de carrière ! Pour visionner l’épisode avec Kévin Romanteau :   https://www.youtube.com/watch?v=YNPivGcNRmk Pour retrouver nos podcasts : https://training-you.fr/podcast-career-insights/


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Qu’est-ce que l’Asset Management ?

Imaginez-vous aux commandes de milliards d'euros, naviguant sur les marchés financiers mondiaux, prenant des décisions qui impactent directement la croissance économique et la vie de millions de personnes. Bienvenue dans l'univers fascinant de l'Asset Management, un secteur où chaque jour offre un nouveau défi et où vos compétences analytiques et stratégiques sont mises à l'épreuve pour générer de la valeur. Pour les étudiants et jeunes diplômés ambitieux, l'Asset Management représente bien plus qu'une simple carrière : c'est une opportunité de façonner l'avenir financier tout en développant une expertise recherchée à l'échelle mondiale. Prêt à découvrir ce qui fait de ce domaine l'un des plus excitants et gratifiants de la finance moderne ? Dans cet article, nous définissons d’abord l’Asset Management. Ensuite, nous expliquons comment travailler en Asset Management. Puis, nous parcourons les principales entreprises dans lesquelles vous pouvez travailler. Enfin, nous abordons les salaires dans ce domaine. L'Asset Management, c’est quoi ? L'Asset Management (ou gestion d'actifs en français) désigne la gestion professionnelle de divers types d'actifs financiers pour le compte de clients. Ces clients sont des investisseurs individuels, des entreprises ou des institutions. Le rôle principal d'une société d'Asset Management est de maximiser la valeur de ces actifs en prenant des décisions d'investissement stratégiques. Les actifs gérés peuvent inclure des actions, des obligations, des biens immobiliers, des matières premières et d'autres types d'investissements. Pour cela, les sociétés d'Asset Management utilisent des équipes de gestionnaires de portefeuille, d'analystes financiers et d'autres professionnels spécialisés. Ces équipes analysent les marchés, identifient les opportunités d'investissement et gèrent les risques pour générer des rendements pour leurs clients. Les principaux métiers de l’Asset Management sont : Gestionnaire de portefeuille : Il est responsable de la stratégie d'investissement et de la sélection des actifs, en fonction des objectifs financiers des clients Analyste financier : Il effectue des recherches et des analyses sur les entreprises, les marchés et les secteurs pour informer les décisions d'investissement Trader : Il exécute les ordres d'achat et de vente des actifs financiers sur les marchés Risk manager : Il évalue et gère les risques associés aux investissements, en s'assurant que les portefeuilles restent conformes aux tolérances de risque des clients Compliance officer : Il assure la conformité des activités de gestion avec les réglementations financières en vigueur Comment travailler en Asset Management ? Travailler en Asset Management nécessite une combinaison de compétences techniques et de qualités personnelles. D’abord, les compétences techniques à développer sont : Analyse financière : Attendez-vous à des questions techniques ! Par exemple, c’est important de bien comprendre les états financiers (compte de résultat, tableau des flux de trésorerie, bilan), les ratios financiers et les évaluations d'entreprises. En effet, vous pourriez être invité à analyser une entreprise ou à discuter des impacts économiques d'une décision politique sur les marchés financiers Modélisation financière : Il faut savoir construire des modèles pour prévoir les performances financières et évaluer les actifs Connaissance des marchés financiers : Les recruteurs apprécient les candidats qui montrent un intérêt et une compréhension des marchés financiers. Soyez prêt à discuter des événements économiques récents, des tendances du marché ou d'un investissement personnel que vous avez réalisé et les leçons que vous en avez tirées Ensuite, les qualités personnelles sont : Communication : Capacité à expliquer des concepts complexes de manière claire, à la fois en interne (à l'équipe) et en externe (aux clients) Gestion du stress et prise de décision : Capacité de travailler sous pression et de prendre des décisions rapides et informées Dans quelles entreprises postuler en Asset Management ? Le secteur de l'Asset Management offre une variété d'opportunités de carrière dans des entreprises de tailles et de natures différentes : Sociétés de gestion d'actifs : Il en existe beaucoup. Parmi les plus connues, on peut citer BlackRock, Vanguard, Amundi ou encore AXA IM. Dans ces entreprises, les gestionnaires de portefeuille et les analystes financiers jouent un rôle clé dans la gestion des fonds d'investissement Banques d'investissement : Les grandes banques universelles comme Goldman Sachs, J.P. Morgan ou Morgan Stanley offrent des services de gestion d'actifs. Et vous pourriez travailler en tant qu'analyste ou gestionnaire de portefeuille Fonds de pension et compagnies d'assurance : Ces institutions, telles qu'Allianz ou Prudential, gèrent d'importants portefeuilles d'actifs pour financer les retraites et les assurances-vie de leurs clients Fonds de Private Equity : Ces fonds investissent dans des entreprises non cotées. On peut citer Ardian, KKR ou Carlyle Sociétés de conseil en gestion de patrimoine : Elles offrent des services personnalisés de gestion d'actifs pour les individus fortunés. On peut citer par exemple UBS Dans tous les cas, informez-vous sur l'entreprise, ses principaux produits, ses clients cibles et sa philosophie d'investissement. Connaître les fonds qu'elle gère, ses performances historiques et ses principaux concurrents vous aidera à vous démarquer. Les salaires en Asset Management : à quoi s'attendre ? Le secteur de l'Asset Management est non seulement passionnant, mais il offre également des rémunérations très attractives, ce qui en fait une destination prisée par les jeunes talents. Voici un aperçu des salaires auxquels vous pouvez vous attendre en début de carrière et au fil de votre progression dans ce domaine. Salaires en début de carrière (junior) Pour les jeunes diplômés ou ceux qui débutent dans l'Asset Management, les postes d'analystes ou de gestionnaires de portefeuille junior offrent des salaires de base attractifs, souvent complétés par des primes de performance. Analyste financier : Les salaires de base pour un analyste en début de carrière varient généralement entre 40 000€ et 60 000€ par an en Europe. Aux Etats-Unis, ces salaires peuvent être légèrement plus élevés, atteignant entre 70 000$ et 90 000$ par an. À cela s'ajoutent des bonus, souvent liés aux performances des fonds gérés, qui peuvent représenter une part importante de la rémunération totale Gestionnaire de portefeuille : Les salaires de base pour un gestionnaire de portefeuille débutant peuvent se situer entre 50 000€ et 80 000€ par an. Encore une fois, les bonus peuvent augmenter considérablement le revenu total, en fonction des résultats de gestion Salaires en milieu de carrière (intermédiaire) Après quelques années d'expérience, les professionnels de l'Asset Management peuvent s'attendre à une progression significative de leur rémunération. Analyste Senior : Un analyste sénior peut gagner entre 70 000€ et 100 000€ par an en salaire de base, avec des bonus pouvant aller jusqu'à 50% ou plus de leur salaire annuel, en fonction des performances individuelles et de l'entreprise Gestionnaire de portefeuille : Pour un gestionnaire de portefeuille confirmé, le salaire de base se situe souvent entre 90 000€ et 150 000€ par an, avec des bonus pouvant doubler leur salaire total Salaires en fin de carrière (senior) À des postes de haute responsabilité, les salaires peuvent atteindre des sommets. Directeur de gestion d'actifs : Les directeurs ou les responsables de la gestion d'actifs peuvent espérer des salaires de base allant de 150 000€ à 300 000€ par an. Les primes peuvent parfois être égales, voire supérieures à leur salaire de base, notamment dans les grandes institutions internationales Partner ou Managing Director : Dans certaines sociétés de gestion ou fonds d'investissement, les associés (Partners) ou Managing Directors peuvent toucher des salaires dépassant le million d'euros annuels, avec des bonus basés sur la performance des fonds sous gestion et les revenus générés par l'entreprise Vous souhaitez démarrer votre carrière en Asset Management ? Pour conclure, l'Asset Management est un domaine dynamique et exigeant, offrant des opportunités inégalées pour ceux qui sont prêts à relever le défi. Que vous soyez passionné par les marchés financiers, motivé par l'idée de gérer des portefeuilles d'envergure ou attiré par les perspectives de rémunération, une carrière en gestion d'actifs peut être extrêmement gratifiante. Cependant, pour percer dans cet univers compétitif, il est essentiel de se doter des compétences et des connaissances adéquates. La bonne nouvelle ? Vous pouvez commencer à vous préparer dès aujourd'hui. Nous vous proposons une formation en ligne spécialement conçue pour vous doter des compétences techniques, des connaissances de marché et des astuces pratiques qui vous permettront de vous démarquer lors de vos entretiens et dans votre future carrière. La formation de Training You en finance de marché a été construite par des professionnels du secteur. Dans nos Packs, vous pourrez retrouver 14 cours (actions, obligations, devises, grecques, etc.) et près de 400 questions d’entretiens et cas pratiques corrigés pour tout réviser avant vos entretiens. Ne laissez pas cette opportunité passer. Investissez en vous-même, développez votre expertise et faites vos premiers pas vers une carrière passionnante et lucrative en Asset Management ! 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Comment devenir trader ?

Le métier de trader en finance de marché fascine et intrigue par son caractère à la fois complexe et captivant. Chargé d'acheter et de vendre des actifs financiers, le trader joue un rôle clé dans les marchés financiers. Cet article explore les aspects essentiels du métier de trader. D’abord, nous présentons le métier de trader en finance de marché. Ensuite, nous parlons des formations pertinentes pour débuter sa carrière en tant que trader. Ensuite, nous aborderons les rémunérations des traders. Qu'est-ce qu'un trader en finance de marché ? Un trader en finance de marché est un professionnel spécialisé dans l'achat et la vente d'actifs financiers. Ces actifs financiers sont de différentes nature : actions, obligations, matières premières, devises, etc. Ainsi, il existe différents types de traders, chacun spécialisé dans un produit spécifique. Quelques exemples : Trader en actions : Achat et vente d’actions de sociétés cotées en bourse Trader en obligations : Achat et vente de titres de dette comme les obligations émises par les Etats ou les entreprises Trader en devises : Achat et vente de devises sur le marché des changes (Forex) Trader en matières premières : Achat et vente de produits physiques comme le pétrole, l'or ou les produits agricoles Au-delà des différents domaines d’expertise du trader, on distingue principalement deux grandes catégories : Les traders du buy-side qui travaillent pour des fonds d'investissement (ex : fonds de pension, hedge funds) Les traders du sell-side qui travaillent pour des institutions financières (ex : les banques) A chaque fois, les missions quotidiennes d'un trader comprennent la prise de décisions d'achat et de vente. Concrètement, l’objectif principal d’un trader est de générer des profits, en exploitant les fluctuations des marchés financiers. Il faut acheter moins cher et vendre plus cher ! En amont, ces décisions sont basées sur des analyses approfondies des marchés financiers. En aval, le trader gère les risques associés à ses positions. Quelles formations pour devenir un trader ? Compétences et qualités requises Pour réussir dans ce métier, un trader doit posséder certaines compétences et qualités. D’abord, le trader doit avoir des compétences techniques en mathématiques (car le calcul est la base du métier), économie (car l’évolution du prix des actifs financiers est corrélée à la conjoncture économique) et informatique (car la maîtrise des outils de trading et logiciels est cruciale, comme Python, R ou C++). Ensuite, certaines qualités personnelles sont importantes. Par exemple, le trader est capable de résister au stress ou prendre des décisions rapides. Etudes à suivre Devenir trader nécessite une formation solide et spécialisée. Cette formation doit combiner à la fois des connaissances théoriques et des compétences pratiques. Voici les principales étapes et formations recommandées pour accéder à ce métier : Etudes universitaires : D’abord, une licence en finance, économie, mathématiques ou gestion est souvent le point de départ. Les licences en ingénierie ou informatique sont aussi pertinentes, surtout pour ceux intéressés par le trading algorithmique ou quantitatif. Ensuite, un master dans l’un de ces domaines offre une spécialisation plus poussée. Vous retrouvez ces parcours dans les principales écoles de commerce ou d’ingénieur, mais aussi à l’université Certifications professionnelles : En plus des écoles, plusieurs certifications sont pertinentes pour compléter ses compétences. Le CFA (Chartered Financial Analyst) est la plus reconnue au niveau mondial pour renforcer son expertise en gestion des investissements et analyse financière. Le FRM (Financial Risk Manager) est aussi intéressante pour ceux qui souhaitent se spécialiser dans la gestion des risques financiers Cours de trading : Plusieurs institutions proposent des cours spécifiques en trading. C’est le cas de la formation Training You en finance de marché qui comprend des cours sur les principales notions et différents produits à maîtriser pour réussir un entretien en trading ! Quels salaires gagne t-on quand on est trader ? Le travail d'un trader est souvent rythmé par les horaires des marchés financiers. Cela implique des journées de travail longues et parfois imprévisibles. Cependant, la satisfaction professionnelle et les opportunités de gains financiers sont considérables. Le salaire des traders varie considérablement en fonction de plusieurs facteurs : type de trading, employeur (banque, hedge funds, etc.), expérience (débutants, intermédiaires et seniors) et localisation géographique. Par exemple, les rémunérations sont souvent supérieures à New York et Londres par rapport à Paris. Cette différence s’explique par la culture des places financières, mais aussi par des régulations plus souples. Voici un aperçu des rémunérations typiques d’un trader en fonction du niveau de séniorité : Salaire de base D’abord, les traders débutants peuvent s'attendre à un salaire de base annuel compris entre 50 000€ et 100 000€. Les diplômés des grandes écoles ou de programmes de MBA se situent dans la fourchette supérieure de cette plage. Ensuite, les traders avec quelques années d'expérience (3 à 5 ans par exemple) voient souvent leur salaire de base augmenter, généralement entre 100 000€ et 200 000€ par an. Enfin, les traders seniors (plus de 5 ans d'expérience) peuvent gagner entre 200 000€ et 500 000€ par an en salaire de base. Ces salaires sont encore plus accessibles pour ceux qui ont une spécialisation ou expertise reconnue, Bonus Les bonus constituent une partie importante de la rémunération des traders. Et ils peuvent souvent dépasser le salaire de base. Néanmoins, ils dépendent largement des performances individuelles et de celles de l'équipe. Les bonus pour les traders débutants peuvent varier de 10 000€ à 50 000€. Les traders intermédiaires peuvent recevoir des bonus de 50 000€ à 150 000€, selon leurs performances. Les traders seniors peuvent recevoir des bonus significatifs, souvent de 200 000€ à plusieurs millions d'euros. Ces bonus élevés sont surtout distribués dans les grandes banques d'investissement et les hedge funds. Vous souhaitez démarrer votre carrière comme trader ? Le métier de trader en finance de marché est exigeant mais extrêmement gratifiant pour ceux qui possèdent les compétences et la passion nécessaires. Avec les bonnes qualifications et une préparation rigoureuse, une carrière de trader est riche en opportunités et succès. Pour ceux qui souhaitent se lancer, une compréhension approfondie des marchés et une solide formation sont essentielles. Training You est disponible pour vous aider ! Dans nos Packs en finance de marché, vous pourrez retrouver 14 cours (actions, obligations, devises, grecques, etc.) et près de 400 questions d’entretiens et cas pratiques corrigés pour tout réviser avant vos entretiens. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


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L’investissement en dette

L'investissement en dette est une composante essentielle des portefeuilles de nombreux investisseurs. Il offre des revenus fixes et une diversification précieuse. Contrairement aux actions, qui représentent une part de propriété dans une entreprise, les investissements en dette représentent un prêt fait à un émetteur qui s'engage à rembourser le principal avec des intérêts. Cet article explore en profondeur les différents aspects des investissements en dette, leurs avantages, les risques associés et les stratégies pour les intégrer efficacement dans un portefeuille d'investissement. Qu'est-ce que l'investissement en dette ? Les investissements en dette impliquent l'achat de titres de créance. Concrètement, l'investisseur prête de l'argent à l'émetteur en échange de paiements d'intérêts réguliers et du remboursement du principal à l'échéance. Ces instruments sont généralement émis par des gouvernements, des entreprises et d'autres entités pour lever des fonds. Il existe différents types d'instruments de dette : Les obligations d'Etat Elles sont émises par les gouvernements et généralement considérées comme des investissements sûrs. En effet, le risque de faillite d’un Etat est relativement faible, surtout ceux en bonne santé financière. On peut citer les bons du Trésor américains, les OAT françaises ou les Bunds allemands. Pour ces titres, la notation par les agences financières est souvent AAA ou AA. Par contre, les obligations souveraines émises par des pays émergents ou des économies moins stables ont des notations inférieures. Donc elles présentent un risque de défaut plus élevé. De plus, certaines obligations municipales sont émises par des gouvernements locaux ou des municipalités pour financer des projets publics tels que les infrastructures. Les obligations d'entreprises Elles sont émises par des entreprises pour financer leurs opérations. Ces obligations offrent généralement des rendements plus élevés que les obligations d'Etat, mais avec un risque accru. Parmi celles-ci, on en distingue deux catégories. D’un côté, les obligations d'entreprises Investment Grade sont émises par des entreprises solides financièrement (avec des notations de BBB- ou plus) et présentent un risque de défaut relativement faible. De l’autre, les obligations à haut rendement (High Yield, parfois appelées aussi Junk Bonds) sont émises par des entreprises avec des notations inférieures à BBB-. Elles offrent des rendements plus élevés pour compenser le risque accru de défaut. Pour en savoir plus sur ce type d'entreprises, vous pouvez lire notre article sur le capital retournement. Les obligations convertibles Elles sont émises par des entreprises et peuvent être converties en actions de l'entreprise émettrice à une date ultérieure. Les titres de créance structurés Ces instruments complexes sont créés à partir de pools de dettes et offrent des rendements variables en fonction de la performance des actifs sous-jacents. Par exemple, on peur citer les titre adossés à des créances hypothécaires (MBS), les titres adossés à des actifs (ABS) tels que des prêts étudiants ou des cartes de crédit et des obligations sécurisées (CDO) qui comportent des tranches de différents niveaux de risque. Les Prêts directs Ces prêts sont des instruments de financement où des prêteurs non bancaires fournissent des capitaux directement aux emprunteurs, contournant les institutions bancaires traditionnelles. Ils se destinent à des particuliers, des petites et moyennes entreprises (PME) ou des grandes entreprises. Ils peuvent offrir des rendements élevés, mais avec un risque de crédit plus élevé. Les avantages des investissements en dette Les investissements en dette offrent plusieurs avantages : Revenus fixes et réguliers : Les revenus s'assurent par le paiement des intérêts réguliers. C’est particulièrement attractif pour les investisseurs à la recherche de flux de trésorerie stables Sécurité : Les obligations garantissent une sécurité relative par rapport aux actions. En effet, elles sont généralement moins volatiles que les actions. Cela offre une certaine sécurité en période de turbulences économiques Diversification : L'ajout de titres de dette à un portefeuille peut aider à diversifier les risques et à améliorer le profil de rendement global Les risques associés aux investissements en dette A côté de ces avantages, l’investissement en dette présente certains risques : Risque de crédit : C’est le risque que l'émetteur ne puisse pas honorer ses obligations de paiement des intérêts ou du principal. En gros, il ne peut pas rembourser ! Risque de taux d'intérêt : Le prix des obligations est inversement corrélé au niveau des taux d'intérêt. Par conséquent, une hausse des taux peut entraîner une baisse de la valeur des obligations existantes Risque de liquidité : Certains instruments de dette peuvent être difficiles à vendre rapidement sans une réduction significative de leur prix Risque de marché : Les conditions économiques générales peuvent affecter la performance des obligations Comment évaluer les investissements en dette ? Pour évaluer les investissements en dette, les investisseurs doivent considérer plusieurs facteurs : Notations de crédit : Les agences de notation comme Moody's, S&P et Fitch évaluent la solvabilité des émetteurs, fournissant des indications sur le risque de crédit Durée et échéance : La durée de vie d'une obligation affecte sa sensibilité aux variations des taux d'intérêt Coupon et rendement : Les taux d'intérêt payés par l'obligation (coupon) et le rendement global dépendent du prix d'achat et du paiements des intérêts Conditions du marché : L'environnement économique général et les perspectives des taux d'intérêt ont une influence sur la valeur du titre Les stratégies d'investissement en dette Les investisseurs en dette peuvent mettre en place différentes stratégies : Achat et conservation : Acheter des titres de dette et les conserver jusqu'à leur échéance pour garantir des flux de trésorerie prévisibles Trading : Acheter et vendre des titres de dette pour profiter des fluctuations de prix Fonds communs de placement en dette : Investir dans des fonds gérés professionnellement qui diversifient les investissements en dette ETF : Les fonds négociés en bourse offrent une diversification similaire aux fonds communs, mais avec plus de liquidité et des frais généralement plus bas Pour conclure, les investissements en dette jouent un rôle crucial dans la diversification et la stabilisation des portefeuilles d'investissement. Ils offrent des revenus réguliers et une relative sécurité, bien que comportant des risques spécifiques. En comprenant les différents types d'instruments de dette, leurs avantages et leurs risques, ainsi que les stratégies d'investissement, les investisseurs peuvent prendre des décisions éclairées pour optimiser leur portefeuille. Vous souhaitez faire un stage en dette  ? C'est possible ! Pour vous aider, Training You a été fondé par deux anciens banquiers de Lazard qui connaissent les process de recrutement, les questions de fit et techniques régulièrement posées et comment y répondre. La plateforme Training You contient +60 heures de formation pour tout réviser et être au point le jour J : cours, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et le fonds de Private Equity, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Guillaume Pommier

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Qu’est-ce que le Owner Buy-Out (OBO) ?

L’Owner Buy-Out (OBO) est une opération à effet de levier (comme le LBO) sans changement de contrôle. En effet, le dirigeant-actionnaire reste majoritaire de la holding de reprise. Par conséquent, on parle souvent d’une « vente à soi-même » pour qualifier un OBO. Dans cet article, nous abordons le fonctionnement d’un OBO, les motivations pour réaliser un OBO et quelques exemples récents. Comment fonctionne un Owner Buy-Out ? Dans un OBO, un dirigeant-actionnaire crée une holding qui rachète sa propre entreprise. D’où la « vente à -soi même » ! Ainsi, le dirigeant-actionnaire perçoit sous la forme de prix de cession une part de la valeur de son entreprise. Ce prix est financé par la dette (LBO) et parfois par les apports de nouveaux investisseurs. Par ailleurs, on parle d’un OBO sponsorless lorsque l’opération est réalisée sans entrée au capital d’un fonds d’investissement. Un Owner Buy-Out (OBO) fonctionne en plusieurs étapes clés : Valorisation de l'entreprise. Cette première étape est cruciale car elle influence la somme que le dirigeant-actionnaire devra financer pour racheter les parts désirées Si d'autres actionnaires sont impliqués, le propriétaire négocie avec eux pour convenir des termes du rachat Le propriétaire examine les options de financement disponibles pour réaliser l'achat. Parmi ces options, on peut citer les prêts bancaires ou des emprunts auprès d'autres institutions financières (ex : les fonds de dette avec le Private Debt). Le propriétaire peut aussi utiliser des fonds propres comme une partie du financement Exécution. Avec le financement en place, l'achat des actions peut être réalisé. Les fonds sont utilisés pour acheter les parts des autres actionnaires. Cela donne donc au propriétaire le contrôle désiré ou la propriété exclusive de l'entreprise Après l’OBO, l'entreprise fonctionne avec une structure de capital modifiée. En effet, elle inclut désormais la dette utilisée pour financer la transaction. Par conséquent, le propriétaire devra utiliser les flux de trésorerie générés par l'entreprise pour rembourser cette dette au fil du temps.  Pourquoi faire un Owner Buy-Out ? Plusieurs raisons stratégiques et personnelles motivent la réalisation d’un OBO. Voici les plus courantes : Valoriser un patrimoine. L’OBO permet au dirigeant-actionnaire de valoriser son patrimoine tout en préservant l’activité de sa société. En effet, il peut céder une partie de ses actions pour cash-out tout en continuant son activité. L’OBO respecte le lien entre le dirigeant et son entreprise. Le dirigeant reste aux commandes mais réduit son intuitu personae, en investissant dans un middle management ou faisant entrer au capital des hommes clés Consolidation du contrôle. L’OBO permet au propriétaire actuel de consolider son contrôle sur l'entreprise. C’est utile quand les actionnaires minoritaires ont des visions différentes sur la direction de l'entreprise ou si le propriétaire majoritaire souhaite une plus grande liberté opérationnelle Planification successorale. L’OBO simplifie la structure capitalistique de l'entreprise avant de la transmettre à la génération suivante. Ainsi, il aide à éviter les conflits potentiels entre les héritiers et facilite la transition du leadership Sortie d'investisseurs. L’OBO facilite la sortie d'investisseurs qui souhaitent se retirer de l'entreprise. Le propriétaire restant reprend les parts sans avoir à chercher un nouvel investisseur extérieur Réalignement stratégique. Les propriétaires peuvent réaliser un OBO pour réaligner les objectifs de l'entreprise avec leurs visions personnelles ou commerciales. Par exemple, c’est pertinent après des changements dans l'environnement commercial ou industriel qui demandent une nouvelle stratégie Opportunités de refinancement. L’OBO peut aussi s’expliquer par des opportunités de refinancement avantageuses. Par exemple, des taux d'intérêt bas permettent au propriétaire de racheter les parts à un coût réduit Optimisation fiscale. Dans certains cas, un OBO peut offrir des avantages fiscaux, comme la déduction des intérêts sur la dette utilisée pour financer l'achat. Cela réduit l'impôt sur le revenu de l'entreprise Protection contre les prises de contrôle hostiles. En consolidant la propriété, un OBO peut servir de mesure défensive contre les tentatives de prise de contrôle hostiles Exemples d’Owner Buy-Out récents L'OBO sur King Jouet (janvier 2024) Dans le cadre d’un OBO réalisé avec trois fonds, King Jouet (distributeur de jouets) repasse sous le contrôle de la famille Gueydon, qui a fondé la société en 1952. Concrètement, la famille a augmenté sa participation de 49% à 70% du capital. Les trois fonds (BNP Paribas Développement, Garibaldi Participations et Crédit Agricole Alpes Développement) ont investi de façon paritaire pour acquérir 20% du capital. Et le groupe italien PRG Retail Group (qui était majoritaire avant l’opération) garde une participation très minoritaire. Le financement se complète par un pool bancaire. L’OBO valorise la société 100m€. Pour les repreneurs, l’objectif est double. D’abord, relancer l’enseigne qui a connu des difficultés ces dernières années. Ensuite, organiser la succession de la société. En effet, l’actuel CEO Philippe Gueydon (qui dirige la société depuis 1995) veut transmettre la direction à la 6ème génération familiale. EY a accompagné King Jouet dans cette opération. L’OBO sur My Pie (février 2024) Fondée en 2015 et jusqu’ici détenue par ses trois fondateurs, My Pie (qui propose des snacks chauds aux acteurs des Grandes et Moyennes Surfaces) a monté un OBO avec Ardian (via son équipe Growth). Précisément, le GP a acquis une participation minoritaire entre 25% et 30% des parts. Le solde reste détenu par les co-fondateurs. Par conséquent, il reste bien majoritaire à l’issue de l’opération. L’opération permet à My Pie d’être soutenu par un investisseur financier (Ardian) capable de l’accompagner dans sa croissance (développement de sa présence dans la restauration hors foyer, expansion à l’international). Oaklins a piloté le process de vente pour My Pie tandis que Oddo BHF a accompagné Ardian. L'OBO sur BEG (mai 2024) BEG (bureau d’études pour l’immobilier) a recomposé son capital à l’occasion d’un nouvel OBO. Le management conserve 70% du capital. Cependant, deux managers, qui ne sont plus opérationnels, réalisent une partie de cash-out tout en restant au capital. A l’inverse, le management opérationnel se relue. Trois fonds se partagent le solde : deux historiques (Bpifrance et BNP Paribas Développement) et un nouvel entrant (Carvest). L’opération valorise BEG entre 50m€ et 100m€. Le financement repose aussi sur une dette senior apportée par un pool bancaire et arrangée par BNP Paribas. Adviso Partners a conseillé BEG dans cette transaction. Pour conclure, l’OBO est une opération flexible qui répond à de nombreux objectifs. Les motivations premières restent évidemment la transformation d’une partie du capital professionnel en patrimoine personnel (cash-out), la préparation de la transmission (succession) et la levée de fonds avec l’entrée de nouveaux actionnaires (financement). Surtout, l’OBO est très adapté aux PME car le lien entre la fonction de dirigeant et l’actionnariat est souvent étroit. Vous souhaitez faire un stage en Private Equity ? Les fonds d’investissement continuent à recruter des stagiaires et des juniors. Cependant, les offres sont moins nombreuses. Et il faut être très bien préparé pour en décrocher une. Pour vous aider, Training You a été fondé par deux anciens banquiers de Lazard qui connaissent les process de recrutement, les questions de fit et techniques régulièrement posées et comment y répondre. La plateforme Training You contient +60 heures de formation pour tout réviser et être au point le jour J : cours, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et le fonds de Private Equity, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Quentin Demaret

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Décryptage
Salaires en M&A : Décryptage

En Corporate Finance et particulièrement en M&A, les salaires jouent un rôle crucial. D’abord, les salaires permettent d’attirer les talents. En effet, de nombreux étudiants s’intéressent au M&A pour cette raison. Ensuite, les salaires permettent de retenir les talents. C’est important dans un métier où le turn-over est traditionnellement très élevé. Les salaires en M&A représentent l’un des mythes de ce métier. Ils sont réputés très élevés. Et ils suscitent beaucoup d’interrogations. Dans cet article, nous décryptons d’abord les salaires en M&A selon le grade puis mentionnons quelques disparités en fonction du type de banque et de la géographie. Les salaires en M&A en fonction du grade D’abord, les salaires en M&A varient en fonction du grade des banquiers. Un grade est un niveau hiérarchique. Plus le banquier gagne en séniorité, plus sa rémunération augmente. Voici une ventilation des grades en M&A avec leurs salaires.  Le stagiaire Le stagiaire intervient en support de l’analyste dans la phase de production. C’est souvent lui qui gère la recherche des informations nécessaires pour produire les différents documents ou faire les modèles Excel. Exemples : la taille d’un marché, le chiffre d’affaires d’une entreprise, les informations sur une transaction précédente. De plus, le stagiaire peut s’occuper lui-même de la production de certaines parties du document. Dans ce cas, c’est surtout de la mise en forme de présentations sur PowerPoint. Le salaire du stagiaire en M&A est généralement compris entre 1 500€ et 2 000€ par mois. Cependant, ce montant varie en fonction de la banque. Dans les petites boutiques Small et Mid Cap, le salaire peut descendre jusqu’à 800€ par mois mais rarement en-dessous. A l’inverse, dans les boutiques d’élite (Lazard, Rothschild & Co, Centerview, etc.) ou les grandes banques américaines (Goldman Sachs, BofA, J.P. Morgan, etc.), le salaire des stagiaires peut augmenter jusqu’à 3 000€ par mois, mais rarement au-delà. A la fin du stage, le stagiaire peut aussi recevoir un petit bonus en fonction de sa performance. L’analyste L’analyste est le grade d’entrée pour les jeunes diplômés. La période d’analyste dure entre 2 et 3 ans. L’analyste produit les différents matériels utilisés par l’équipe. Ces matériels sont divers. En phase d’origination, c’est le pitch. En phase d’exécution, ce sont le teaser, l’information memorandum ou la management presentation. Dans les mandats sell-side, l’analyste doit aussi assurer les bonnes interactions entre les différentes parties prenantes (vendeur, acheteurs potentiels, conseils). Exemples : l’organisation des calls et réunions, l’animation de la data room, etc. Le salaire de l’analyste en M&A se situe autour de 80 000€ par an pour la première année. Ensuite, la rémunération augmente chaque année, à la fois la partie fixe et le bonus. Cependant, ce montant masque des disparités selon les banques. Dans une boutique d’élite ou une banque américaine, le package annuel des analystes (fixe et bonus) dépasse régulièrement 100 000€ dès la première année. Et il augmente rapidement avec le temps ! A l’inverse, dans des boutiques Small et Mid Cap, le salaire d’entrée se rapproche davantage de 60 000€ par an. L’associate L’associate possède déjà deux à trois ans d’ancienneté dans le métier. Cette expérience lui permet d’assumer la charge de la partie production. En effet, l’associate est responsable de la production des documents mentionnés ci-dessus (pitch, teaser, IM, etc.). En plus, il est souvent chargé de la construction des modèles financiers sur Excel. Exemples : valorisation, LBO Model, Merger Model, etc. Le salaire d’un associate en M&A est compris entre 80 000€ et 200 000€ par an selon les banques. A ce grade, la fourchette devient plus large. En effet, elle reflète les variations dans les bonus servis par les grandes banques par rapport à ceux attribués par les plus petites banques. Le Vice-Président ou VP Le Vice-Président a déjà entre 5 et 6 ans d’expérience dans la banque. Le grade de VP représente un pivot dans une carrière en M&A. En effet, le VP a un double rôle. D’une part, il organise la production des juniors. D’autre part, il est l’interlocuteur quotidien privilégié du client sur les sujets liés à l’évolution du process. A partir de ce grade, les salaires sont très corrélés à la banque. En bas de fourchette, le VP reçoit un salaire d’environ 150 000€ par an. En haut de fourchette, son salaire peut approcher les 400 000€ par an. Comme à chaque grade, ces montants comprennent une part fixe et un bonus, dont le niveau dépend de la performance de la banque et du banquier. Le Director Le Director a deux fonctions principales. Premièrement, il est l’interlocuteur privilégié du client (avec le VP) pendant le process. Deuxièmement, il commence à jouer un rôle commercial, en démarchant ses propres clients pour ramener des mandats à la banque. C’est le sourcing des deals. En général, on atteint le grade de Director après une dizaine d’années d’expérience en banque. Comme pour le VP, la rémunération du Director dépend beaucoup de sa banque. Dans les petites structures, il reçoit généralement entre 150 000€ et 200 000€ par an. Dans les plus grosses banques, sa rémunération se situe davantage entre 300 000€ et 500 000€ par an. Le Managing Director ou MD Le Managing Director est le grade le plus senior en M&A. Le travail du MD comporte à la fois une dimension commerciale et stratégique. Au niveau commercial, c’est lui qui assume la responsabilité de ramener les mandats à la banque. Il assure donc la partie origination des deals. Au niveau stratégique, c’est lui qui interagit avec le client sur les enjeux importants autour de la transaction. Exemples : prix de la transaction, choix des acquéreurs retenus à chaque étape du process, négociation du contrat à la fin du process, etc. Le salaire du Managing Director s’élève au minimum à 300 000€ par an dans les petites structures. Cependant, il peut atteindre plusieurs millions d’euros chaque année dans les plus grandes banques ! Et cela dépend principalement de sa capacité à originer puis exécuter des deals. L’importance d’autres facteurs dans les salaires en M&A Ensuite, les salaires en M&A varient en fonction d’autres facteurs. Prenons les deux principaux : la banque et la géographie. Les salaires en M&A selon la banque En M&A, les salaires dépendent du type de banque. On distingue quatre grandes catégories : Les Bulge Brackets Les Bulge Brackets regroupent les grandes banques internationales, principalement américaines, telles que Goldman Sachs, Citi ou Morgan Stanley. A Paris, ces grandes banques interviennent uniquement sur des opérations Large Cap. Pour chaque grade, ce sont dans ces grandes banques que les salaires en M&A sont les plus élevés. Par exemple, le salaire d’un stagiaire chez Bank of America s’élève à Paris à 2 500€ par mois. Et le salaire annuel à l’entrée d’un analyste de Goldman Sachs est de 85 000€, hors variable. Les boutiques d’élite Les boutiques d’élite sont des banques d’affaires indépendantes (boutiques) qui peuvent intervenir sur tous les segments, y compris le Large Cap (élite). Exemples : Lazard, Rothschild & Co, Centerview Partners, Perella Weinberg Partners, Messier & Associés. Ces boutiques offrent généralement des salaires aussi élevés que les Bulge Brackets. Par exemple, Lazard offre un salaire de 3 000€ par mois pour un stagiaire. Pour un analyste, le salaire annuel à l’entrée dans la banque est de 75 000€, hors variable. Les banques françaises Les grandes banques françaises universelles sont BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et BPCE. Les salaires y sont élevés, mais généralement un peu moins que dans les Bulge Brackets et les boutiques d’élite. Par exemple Crédit Agricole CIB et BNP Paribas offrent un salaire fixe moyen de 60 000€ par an pour un analyste junior. Et le salaire des stagiaires se situe entre 1 800€ à 2 200€ par mois. Les autres boutiques Les autres boutiques sont des banques d’affaires indépendantes qui interviennent généralement sur les segments Small et Mid Cap. Elles sont plus petites et versent des salaires moins élevés que les grandes banques ou boutique d’élite, sauf exception. Cependant, le niveau des salaires varie de manière significative selon les boutiques. Par exemple, Alantra offre 2 200€ par mois à ses stagiaires. Clearwater propose à ses analystes un salaire fixe moyen de 55 000€ par an. Les salaires en M&A selon la géographie Pour finir, les salaires en M&A dépendent de la géographie. Dans l’article, nous avons axé nos informations sur la place parisienne. Cependant, d’autres villes offrent des rémunérations plus ou moins attractives, à grade et structure équivalents. Prenons trois exemples. Une ville française en dehors de Paris Presque toutes les banques d’affaires sont situées à Paris. Cependant, quelques boutiques sont implantées en régions ou ont ouvert des bureaux dans certaines villes en dehors de Paris. On peut par exemple citer Edmond de Rothschild ou UBS à Lyon, Clearwater à Marseille ou Clairfield à Nantes. Par exemple, chez UBS, un stagiaire reçoit un salaire de 1 800€ par mois à Lyon contre 2 700€ pour le bureau parisien. Londres, la ville des Summer Internships A Londres, le recrutement des stagiaires se fait via ce qu’on appelle des Summer Internships. Pour ces stages, les process de recrutement et les modalités sont très différents. En effet, ils sont plus courts comparés à Paris (10 semaines pendant l’été). De plus, les salaires sont encore plus élevés. Lors d’un Summer Internship, le stagiaire peut recevoir entre 3 000£ et 4 000£ par mois. Ces niveaux de rémunération sont similaires dans les autres géographies anglophones qui recrutent principalement par le biais de Summer Internships. Exemples : Hong Kong, Singapour. New York, des salaires en M&A encore plus élevés A l'échelle internationale, les grands centres financiers mondiaux comme New York se distinguent par des salaires en M&A en moyenne encore plus élevés par rapport à Paris. Cette différence s’explique principalement par les valorisations plus élevées des sociétés aux Etats-Unis. Or, comme le niveau des fees touchés est un pourcentage du prix de la transaction, les revenus des banques sont plus élevés. Par conséquent, elles peuvent verser des salaires encore plus élevés à chaque grade. Par exemple, un jeune analyste de Goldman Sachs à New York reçoit un salaire fixe annuel de 100 000€, hors variable. Ces salaires en M&A vous attirent ? Les process de recrutement sont difficiles. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle regroupe tout ce que vous devez connaitre pour réussir les process de recrutement en M&A, Private Equity et autres métiers en Corporate Finance : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage / CDI de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Guillaume Pommier

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Qu’est-ce que la Dry Powder en Private Equity ?

Dans le monde du Private Equity, la « Dry Powder » (ou « Poudre Sèche » en français) fait référence à l’argent qui a été levé par un fonds d'investissement mais qui n'a pas encore été investi. Concrètement, c'est l'argent disponible pour réaliser des investissements mais qui n'a pas encore été déployé. Dans cet article, nous allons d’abord rappeler les enjeux actuels autour de la « Dry Powder », puis mentionner les avantages et les inconvénients de bénéficier d’une « Dry Powder » élevée et enfin mentionner quelques exemples de fonds qui ont précisément constitué une « Dry Powder » importante ces dernières années. L’enjeu de la « Dry Powder » en Private Equity Dans un marché du Private Equity en ralentissement depuis 2022, plusieurs enjeux majeurs concernent directement la « Dry Powder ». D’abord, les fonds d’investissement disposent d’une manne de capitaux propres sans précédent. En effet, selon le rapport publié par le cabinet de Conseil en stratégie Bain & Company en février 2023, le montant de « Dry Powder » atteignait 3 700 milliards de dollars fin 2022, contre 3 200 milliards de dollars un an plus tôt. Précisément, 1 900 milliards de dollars concernent spécifiquement le Private Equity, majoritairement sur le segment du LBO avec 1 100 milliards de dollars. Source : Bain & Company   Ensuite, cette « Dry Powder » est de plus en plus vieille pour le LBO. Concrètement, son âge moyen est passé de 19 à 25 mois entre 2019 et 2021. Comment expliquer ces évolutions ? Deux facteurs peuvent être avancé. Premièrement, les fonds ont levé beaucoup d’argent dans le sillage de la crise du Covid-19. En effet, les investisseurs (LPs) étaient confiants dans la capacité des fonds d’investissement (GPs) à générer des rendements importants avec le Private Equity Deuxièmement, les fonds ont diminué leurs investissements depuis 2022. Cela s'explique par pour plusieurs raisons : durcissement des conditions de financement, attentes trop élevées des vendeurs sur la valorisation, attentisme des acquéreurs, etc. Par conséquent, le stock d’argent levé mais non investi augmente. Les avantages d’une « Dry Powder » élevée  La « Dry Powder » offre plusieurs avantages en Private Equity : Opportunités d'investissement. En disposant d'une réserve de liquidités, les fonds d'investissement ont la flexibilité nécessaire pour saisir rapidement les opportunités d'investissement qui se présentent. Cela leur permet d'être réactifs sur le marché. En effet, ils peuvent saisir des occasions qui pourraient ne pas être accessibles à d'autres investisseurs moins bien capitalisés Négociation favorable. Avec une « Dry Powder » importante, les fonds d'investissement peuvent souvent négocier des conditions plus avantageuses lors de l'acquisition d'entreprises ou de prises de participation. Ils peuvent par exemple accepter des niveaux de valorisation plus élevés. Car ils ont l’argent pour investir. Ils peuvent aussi négocier des clauses contractuelles plus souples Gestion du risque. La disponibilité de liquidités permet aux fonds d'investissement de diversifier leurs investissements et de répartir le risque sur un portefeuille de nombreuses entreprises. Cela peut atténuer les effets de pertes éventuelles sur un investissement particulier Soutien à la croissance. La « Dry Powder » peut être utilisée pour financer la croissance des entreprises dans lesquelles les fonds d'investissement détiennent des participations. Cela peut inclure des investissements (croissance organique) ou l’acquisition de cibles avec des build-up (croissance externe) Génération de rendements. En investissant la « Dry Powder » de manière judicieuse, les fonds d'investissement visent à générer des rendements plus élevés pour les investisseurs. En effet, ils peuvent gérer ce stock d’argent dans le temps dans le cadre d’une allocation stratégique des capitaux En résumé, la « Dry Powder » permet aux fonds d'investissement d'être flexibles, réactifs et stratégiques dans leurs investissements. Les inconvénients d’une « Dry Power » trop importante Une « Dry Powder » trop élevée en Private Equity présente aussi certains inconvénients : Pression pour investir. Si un fonds d'investissement accumule une quantité importante de « Dry Powder », il peut ressentir une pression pour investir cet argent rapidement afin de ne pas compromettre les rendements prévus pour ses investisseurs. Cette pression peut entraîner des décisions d'investissement hâtives ou des compromis sur la qualité des opportunités d'investissement Surévaluation des actifs. Une « Dry Powder » abondante contribue à une concurrence accrue pour les opportunités d'investissement. Cela peut conduire à une surévaluation des actifs. Les fonds d'investissement pourraient être contraints de payer des prix excessifs pour les cibles, ce qui pourrait réduire leur TRI, c’est-à-dire les rendements futurs de leurs investissements Risque de déploiement inefficace des capitaux. Lorsque les fonds d'investissement disposent d'une « Dry Powder » importante, il peut être tentant d'investir dans des entreprises ou des secteurs moins bien adaptés à leur stratégie d'investissement, simplement pour déployer les capitaux. Cela augmente le risque que les investissements ne produisent pas les rendements attendus Pression sur les performances à long terme. Un déploiement inefficace de la « Dry Powder » peut compromettre les performances à long terme du fonds d'investissement. Si les investissements ne génèrent pas les rendements attendus ou si les entreprises acquises ne parviennent pas à croître comme prévu, cela peut avoir un impact négatif sur les rendements globaux du fonds et sur sa réputation auprès des investisseurs. Cela sera alors plus difficile de lever d’autres fonds à l’avenir Incertitude en période de volatilité. En période de volatilité économique ou de turbulences sur les marchés financiers, une « Dry Powder » élevée peut représenter un fardeau supplémentaire pour les fonds d'investissement. Ils peuvent être confrontés à des difficultés pour trouver des opportunités d'investissement attrayantes dans un environnement incertain. Et cela compromet leur capacité à déployer efficacement les capitaux En résumé, une « Dry Powder » excessive peut entraîner des pressions et des risques pour les fonds d'investissement. Cela concerne en particulier la qualité des investissements, les performances à long terme et la gestion de la volatilité du marché. Quels fonds de Private Equity détiennent la « Dry Power » ? En Private Equity, 25 fonds détiennent 22% du total de la « Dry Powder » en 2023. Cette forte concentration des capitaux au sein d'un petit nombre de fonds traduit la « prime à la qualité » recherchée par les investisseurs. Quelques exemples : Apollo avec 55 milliards de dollars KKR avec 43 milliards de dollars CVC avec 39 milliards de dollars Ardian avec 31 milliards de dollars Blackstone avec 29 milliards de dollars Vous voulez travailler en Private Equity ? Les process de recrutement sont compétitifs pour les fonds d’investissement. Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Avec nos Packs, vous aurez accès aux vidéos sur les concepts techniques à maîtriser (avec entre autres un cours complet sur le Private Equity), des exercices et cas pratiques d’entraînement, des fiches sur les entreprises (dont 30 fonds de Private Equity), des podcasts exclusifs avec des professionnels. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Quentin Demaret

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Qu’est-ce que le restructuring en Corporate Finance ?

C’était d’abord un pionnier de la grande distribution. C’était ensuite la fierté de tout une région. C’était aussi l’un des acteurs les plus influents de son secteur. C’était enfin le bastion de Jean-Charles Naouri, ancien banquier d’affaires influent de Rothschild & Co dans les années 1980. Pourtant, Casino s’est retrouvé dernièrement au bord de la faillite après des années d’acquisitions financées par l’endettement et des pertes grandissantes au profit de ses concurrents. Le groupe fait aujourd’hui l’objet d’une procédure de sauvegarde ! Dans ce cadre, un accord prévoit la restructuration de sa dette et une prise de contrôle par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, le français Marc Ladreit de Lacharrière et le fond britannique Attestor. Ce cas pratique est un exemple de « restructuring ». Vous en avez nécessairement entendu parler. Mais vous n’êtes certainement pas très au clair sur ce que recouvre précisément le terme. Dans cet article, on va d’abord définir le restructuring, puis mentionner ses principales causes et enfin parler des différentes procédures mises en place dans le cadre d’une restructuration. Quand parle t-on de « restructuring » ? Les restructurations concernent des entreprises qui sont en difficultés mais dont les parties prenantes pensent qu’elles sont viables sous certaines conditions. Ces conditions nécessitent souvent des changements stratégiques (on peut d’ailleurs faire appel à des cabinets de Conseil en stratégie pour revoir cette stratégie), managériales (on peut changer l’équipe dirigeante) ou opérationnels (on modifie le mode de production, les canaux de distributions, la gestion des stocks, etc.). La notion de « restructuring » est souvent associée à celle de faillite (au sens commun du terme et pas juridique). La faillite implique deux situations proches mais différentes : Le défaut de paiement. L’entreprise ne respecte pas un engagement financier. Cet engagement peut être une échéance de dette (financière ou opérationnelle) ou des intérêts financiers. Le défaut de paiement peut d’ailleurs entrainer l’exigibilité de la dette de manière anticipée La cessation de paiement. L’entreprise ne peut plus faire face à son passif exigible avec son actif disponible. En France, c’est précisément cette situation qui entraine l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire et de liquidation judiciaire. Pratiquement, quand le dirigeant déclare la cessation de paiement devant le tribunal de commerce, on parle de « dépôt de bilan » Dans les deux cas, l’entreprise fait face à une crise d’illiquidité.  Les principales causes de la faillite en restructuring Les origines de la faillite sont multiples. On peut les regrouper en deux catégories : Les causes opérationnelles qui sont liées à une mauvaise stratégie mise en place par les dirigeants ou des conditions de marché défavorables. Les conséquences sont des ventes insuffisantes (baisse du chiffre d’affaires), une profitabilité dégradée (diminution de la marge d’EBITDA), une compétitivité faible (une rentabilité plus faible que les concurrents) Les causes financières qui proviennent d’un endettement mal maîtrisé ou des capitaux propres insuffisants Certaines défaillances sont parfois totalement indépendantes de la gestion de l’entreprise, par exemple en cas de catastrophe naturelle (ex : séisme au Maroc en 2023), de crise environnementale ou sociale (ex : crise politique au Niger en 2023) ou encore de faits géopolitiques (ex : guerre en Ukraine en 2022). C’est donc important d’anticiper ces risques. C’est pour cela que les banquiers commerciaux (Analyse Crédit, Leveraged & Acquisition Financed, etc.) font une analyse financière rigoureuse avant d’accorder un crédit à l’entreprise. Pour cela, ils peuvent utiliser plusieurs outils. Premièrement, les agences de rating évaluent la probabilité qu’a l’entreprise de faire défaut à plus ou moins long terme. Deuxièmement, la méthode du credit scoring permet de diagnostiquer de manière préventive les difficultés d’une entreprise. Troisièmement, de manière moins préventive quand même, le commissaire aux comptes (les auditeurs qui certifient les comptes de l’entreprise chaque année) peuvent alerter sur un risque de faillite. Les opérations de restructuring Les difficultés financières de l’entreprise contraignent les dirigeants à mettre en place certaines opérations de restructurations (ou restructuring). Certaines sont préventives (avant la cessation de paiement). D’autres sont correctives (après la cessation de paiement). Les procédures préventives Le mandat ad hoc D’abord, le mandat ad hoc permet à l’entreprise de rectifier le tir rapidement avant de se retrouver en cessation de paiement. Dès l’apparition des premières difficultés financières, le dirigeant tente une négociation privée avec ses partenaires. A ce stade, la démarche est confidentielle. L’objectif est d’obtenir une « restructuration informelle » de la dette. Comment ? Plusieurs options sont possible : baisse des taux, allongement de la durée de remboursement, réduction des montants dus, etc. Dans certains cas, des titres hybrides peuvent aussi être proposés aux créanciers. Dans ce cadre, le tribunal de commerce peut désigner un mandataire ad hoc (cela n’est pas obligatoire) pour aider le dirigeant dans ses négociations avec les créanciers. C’est à lui que revient alors la mission de convaincre les parties prenantes que la valeur de l’entreprise est plus grande avec une restructuration de la dette une et réorganisation opérationnelle que dans le cas d’une liquidation ! La conciliation Ensuite, la procédure de conciliation (appelée aussi règlement amiable) est envisageable pour les entreprises en cessation de paiement depuis moins de 45 jours ou anticipant des difficultés. Le président du tribunal de commerce désigne un conciliateur qui doit négocier un accord amiable entre l’entreprise et ses créanciers. La procédure ne doit pas durer plus de 4 mois avec prorogation possible de 1 mois. La procédure de sauvegarde Enfin, la procédure de sauvegarde est une procédure collective à l’initiative de l’entreprise justifiant des difficultés financières qu’elle n’est pas en mesure de surmonter et susceptibles de conduire à la cessation de paiement. Le tribunal de commerce ouvre la procédure. En pratique, il nomme un administrateur judiciaire et un représentant des créanciers. Le dirigeant continue à gérer l’entreprise et peut se faire assister par l’administrateur judiciaire. Selon certaines conditions, cette procédure aboutit à la poursuite de l’activité grâce à la mise en place d'un plan de sauvegarde. Le plan vise clairement à restructurer certaines activités (réorganisation, cessions, etc.). Sa durée ne peut excéder 10 ans (c’est déjà allez long). On parle parfois de plan de sauvegarde accéléré quand le plan a déjà été discuté et accepté avec les créanciers. La procédure de sauvegarde s’inspire de la pratique américaine sur les faillites (appelée aussi « Chapter 11 »). Les procédures correctives En cas d’échec de ces mécanismes, les entreprises envisagent des procédures de redressement judicaire et de liquidation judiciaire. Le redressement judiciaire est un plan arrêté par une décision de justice qui doit permettre à l’entreprise de poursuivre son activité et restructurer son passif (rendre la dette supportable). À défaut de redressement envisageable, le tribunal prononce l’ouverture d’une procédure de liquidation judiciaire. Celle-ci implique l’arrêt de l’activité, le licenciement des salariés, la résiliation des contrats et l’abandon des créances. C’est la faillite ! Dans ce cas précis, on désigne un juge-commissaire et un mandateur liquidateur pour organiser la procédure. Concrètement, certains actifs peuvent être vendus « à la casse ». Cela se fait généralement par le biais d’une mise aux enchères ou de manière bilatérale avec un repreneur. Les créanciers seront payés sur le produit de la vente selon un ordre bien défini : d’abord les créances salariales (protection des salariés), ensuite l’Etat et les administrations publiques, puis les créanciers senior, après les créanciers subordonnés et enfin les actionnaires. Exemples d'opérations de restructuring en France Pour finir, on peut donner quelques exemples de grandes et belles entreprises françaises qui ont connu des difficultés financières et ont eu recours à la procédure de sauvegarde ou à d'autres formes de procédures de redressement judiciaire. L’issue a été variable. Alcatel-Lucent : L’entreprise de télécommunications a connu des difficultés financières. Elle fait l'objet d'une procédure de sauvegarde en 2006. Puis elle fusionne avec Nokia en 2016 Technicolor : L’entreprise, spécialisée dans la technologie du cinéma et du divertissement, fait l'objet d'une procédure de sauvegarde en 2010 Mory Ducros : L’entreprise de transport et de logistique fait l'objet d'une procédure de redressement judiciaire en 2013 Vivarte : Le groupe Vivarte, propriétaire de nombreuses marques de prêt-à-porter (La Halle, André, Naf Naf, etc.), a engagé des procédures de sauvegarde en 2014 pour restructurer sa dette La Redoute : Cette entreprise de vente par correspondance et de commerce électronique a été sous procédure de sauvegarde en 2014 dans le cadre de la restructuration de ses activités CGG : L’entreprise spécialisée dans les services géophysiques pour l'industrie pétrolière et gazière a été sous procédure de sauvegarde en 2017 pour faire face à des problèmes financiers Vous souhaitez faire un stage en Corporate Finance ?   Plusieurs banques d’affaires et de nombreux cabinets ont des équipes dédiées au restructuring. Ils recrutent régulièrement des stagiaires et des juniors. Cependant, les offres sont moins nombreuses. Et il faut être très bien préparé pour en décrocher une. Pour vous aider, Training You a été fondé par deux anciens banquiers de Lazard qui connaissent les process de recrutement, les questions de fit et techniques régulièrement posées et comment y répondre. La plateforme Training You contient +60 heures de formation pour tout réviser et être au point le jour J : cours, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et le fonds de Private Equity, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Guillaume Pommier

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Qu’est-ce que le BFR ?

Le Besoin en Fonds de Roulement (ou « BFR ») est un concept fondamental en Corporate Finance. D’abord, vous devez impérativement le connaitre pour réussir vos entretiens. En effet, de nombreuses questions concernent les notions de base en comptabilité, dont fait évidemment partie le BFR. Ensuite, vous devez nécessairement savoir l’utiliser une fois en poste. Sans BFR, pas de valorisation par DCF, pas de calcul des cash flows, pas de modèle LBO, etc. Comment le définir ? Comment le calculer ? Quelles sont les différences entre le BFR d’exploitation et le BFR hors exploitation ? Pourquoi le BFR varie t-il selon les secteurs ? Dans cet article, nous allons définir le BFR, rappeler sa formule de calcul, proposer une grille d’analyse et proposer un cas pratique. Définition du BFR On distingue le BFR d’exploitation et le BFR hors exploitation. Le BFR d’exploitation D’abord, le BFR d’exploitation ou « Besoin en Fonds de Roulement d’exploitation » correspond au niveau de trésorerie nécessaire pour financer à court terme les frais d’exploitation d’une entreprise. Il regroupe les emplois et ressources dits d’exploitation et se compose de trois facteurs principaux : Les stocks (charges d’exploitations contractées mais non encore consommées ou vendues). On distingue généralement les stocks de matières premières, de marchandises, d'en cours de fabrication et de produits finis Les créances clients (ventes non encore payées) Les dettes fournisseurs (charges contractées non encore payées) Le solde net des emplois et des ressources d’exploitation est appelé « Besoin en Fonds de Roulement ». « Besoin » car si les emplois sont supérieurs aux ressources, alors il doit être financé. « Fonds de Roulement » car ce solde correspond à la trésorerie nécessaire pour faire face aux décalages liés à la vie quotidienne de l’entreprise. Le BFR hors exploitation Ensuite, le BFR hors exploitation ou « Besoin en Fonds de Roulement hors exploitation » prend en compte les ressources mises à disposition d’une entreprise qui ne sont pas directement liées à l’exploitation. Il se compose d’éléments inclassables (non liés à l’activité courante). On peut citer quelques exemples : crédit d’un fournisseur d’immobilisations, indemnité d’assurance non encore reçues sur une usine qui a brûlé, créance sur l’acheteur d’une filiale, etc. Calcul du BFR D’abord, le BFR d’exploitation se calcule de la façon suivante : Actif circulant - Passif circulant ou Stocks + Créances d’exploitations -  Dettes d’exploitation Ici, les créances d’exploitation sont majoritairement les créances clients mais on peut aussi retrouver d’autres éléments comme : Les avances et acomptes versés sur commandes à des fournisseurs. Ce sont des sommes d'argent versées avant l'exécution d'une commande (avance) ou dès lors que la commande commence à être exécutée (acompte) Les charges constatés d’avance (en anglais « Prepaid Expenses »). Elles correspondent à un montant qu’une entreprise paie à l’avance pour des biens ou des services dont la fourniture interviendra ultérieurement. Exemple : un contrat de maintenance à cheval sur deux exercices, des loyers payés à l’avance sur 12 mois, etc. Les effets escomptés non échus. Cela correspond à un effet de commerce rattaché à une créance dont le terme n'est pas encore arrivé. Autrement dit, c’est un moyen de paiement prévoyant que la créance sera remboursée à une date ultérieure déjà fixée entre les parties Les dettes d’exploitation sont majoritairement les dettes fournisseurs mais on peut aussi retrouver d’autres éléments comme : Les dettes fiscales et sociales. Elles regroupent les dettes que l'entreprise a vis à vis du Trésor Public, des organismes publics et de ses salariés. Ex : taxe foncière ou cotisations sociales Les avances sur commandes reçus de clients. Ce sont des sommes d’argent reçus d’un client pour une prestation de service ou vente d’un bien à venir Les produits constatés d’avance. Ils correspondent à des produits perçus ou comptabilisés avant que la prestation d’un service ou la fourniture d’un bien Ensuite, le BFR hors exploitation se calcule de la manière suivante : Créances hors exploitation - Dettes hors exploitation Ce sont des créances ou dettes son directement liées à l’activité opérationnelle de l’entreprise. Pour s’entrainer avec des exercices et cas pratiques qui incluent le calcul du BFR, vous pouvez retrouver le cours de Comptabilité sur la plateforme. Interprétation du BFR Les fondements de l'analyse Le calcul du BFR offre deux interprétations différentes : S’il est positif, l’entreprise a un besoin en trésorerie d’exploitation qu’elle doit financer par son Fonds de Roulement. Exemple : les clients ont des délais de paiement plus longs que les fournisseurs ou le niveau de stock est élevé S’il est négatif, le BFR constitue une ressource qui optimise la trésorerie de l’entreprise à court terme. Cela peut être le cas dans des secteurs comme la grande distribution car les fournisseurs sont en général payés avec des délais assez longs alors que les clients sont encaissés sans délai (en magasin) et que les stocks sont optimisés Par contre, le BFR hors exploitation est composé d’éléments non directement reliés à l’exploitation de l’entreprise donc son analyse est en général moins pertinente et concrète. Pourquoi suivre et optimiser ces deux indicateurs ? Le BFR est une notion très utile pour analyser la bonne gestion de l’entreprise, en particulier sa solvabilité et liquidité. Le BFR est fortement impacté par plusieurs éléments : Les conditions de paiement (délais) des clients ainsi que des fournisseurs Le niveau de stocks requis afin d’assurer la continuité de l’activité à tous les moments de l’année La saisonnalité de l’activité La croissance ou la décroissance du chiffre d’affaires Les facteurs d'évolution Par conséquent, lorsque le BFR d’exploitation augmente, cela peut provenir de différents éléments, comme par exemple : Une augmentation des stocks. Pour les entreprises industrielles, le cycle d’exploitation est long avec des temps de production qui peuvent se compter en mois ou en années avant de pouvoir facturer le client. Donc le stock peut être lourd et volumineux (avec par exemple des achats de matières premières conséquents) Des délais de paiement plus longs alloués aux clients. Pour les entreprises qui proposent des services ou des prestations de conseil, elles doivent travailler un certain nombre de jours et supporter leurs frais avant de facturer les honoraires à leurs clients Des retards de paiement (impayés client) Une diminution du délai de paiement fournisseur Une forte croissance du chiffre d’affaires Une augmentation du BFR non liée à la croissance « normale » de l’activité est en général un « mauvais signal » pour la gestion financière de l’entreprise. Il faut donc tenter de corriger rapidement le tir ! Le BFR d’exploitation diminue dès lors que l’inverse de l’un de ces événements se produit : Une diminution du niveau de stocks Une diminution des délais de paiement Une baisse du nombre de litiges et ou retards de paiement Des délais de paiement plus longs alloués par les fournisseurs Une diminution du chiffre d’affaires  Cas pratique sur le BFR : la Due Diligence financière Prenons un cas d’usage classique sur le BFR appliqué par les équipes du Transaction Services dans le cadre d’un deal M&A. Pendant la Due Diligence financière, on calcule le BFR « normatif » de la cible, c’est-à-dire la trésorerie nécessaire au financement du cycle d’exploitation en dehors des éléments exceptionnels. En effet, ces éléments exceptionnels feront l’objet de certains ajustements car leur prise en compte impacte le montant de la dette nette qui sera retenu pour calculer le prix d’acquisition. On peut citer comme exemples le retraitement du niveau de dettes fournisseurs (retards de paiement à la clôture) ou la réintégration dans les créances clients des factures mises en financement « factor ». Mais au-delà des ajustements de dette nette (impact sur le Bridge), on peut aussi considérer le BFR comme de l’EBITDA qui n’est pas encore du cash. Par conséquent, l’optimisation du BFR permet aussi d’accélérer le délai de conversion de l’EBITDA en cash. Par exemple, les clients paient l'entreprise. Ou l'entreprise vend ses stocks., Cela va augmenter mécaniquement le prix de cession ! Le BFR est donc aussi un élément de la performance et de la création de valeur pour l’entreprise. La Due Diligence sert aussi à cela. Vous souhaitez faire un stage en M&A / Corporate Finance ?  Les banques d’affaires recrutent chaque année des stagiaires. Cependant, les process de recrutement sont de plus en plus compétitifs. Pour optimiser vos chances de réussite, c’est avec Training You ! 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Par Guillaume Pommier

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Le capital retournement : décryptage sur un mythe de la finance moderne

Le capital retournement intrigue. Le mythe du redressement ! L’espoir du renouveau ! Le sauvetage spectaculaire ! Bernard Tapie, l’un des hommes d’affaires les plus connus de sa génération, les a pratiqués. Mieux, il les a réussis. Dans les années 1980, le jeune Bernard Tapie est déjà un homme d'affaires accompli qui a investi dans divers secteurs. Mais c’est au cours de cette période qu'il devient connu plus largement pour son rôle dans ce qu’on appelle déjà le « redressement d'entreprises en difficulté ». L'un de ses plus célèbres sera celui d'Adidas, la marque de sport en difficulté à l'époque. En 1990, il rachète la société auprès des sœurs Dassler (héritières du fondateur Adolf Dassler). Après la mise en place de plusieurs leviers, dont plusieurs vagues de licenciements et quelques restructurations, Bernard Tapie revend Adidas en 1993 en réalisant un profit substantiel. Le retournement, c’est cela ! Mais comment cela se passe concrètement ? Quels sont les principaux acteurs du retournement en France aujourd’hui ? La casse sociale est-elle inéluctable dans un retournement ? Quel est le niveau des plus-values espérées par les acquéreurs ? Dans cet article, nous allons d’abord définir la stratégie de capital retournement puis mentionner trois des principaux acteurs présents sur le marché français. Qu’est-ce que le capital retournement ? Le capital retournement fait partie du Private Equity. Il désigne les stratégies d'investissement dans lesquelles un investisseur acquiert une participation dans une entreprise en difficulté financière ou en crise dans le but de la restructurer, de la redresser et éventuellement de la revendre avec un bénéfice. Le processus de capital retournement implique généralement quatre étapes. Etape 1 : L'Acquisition L’investisseur achète une participation majoritaire ou significative dans une entreprise en difficulté. Concrètement, la cible est en faillite, en cessation de paiement ou simplement en difficulté financière. Mais à chaque fois, il faut identifier le potentiel pour être redressée Etape 2 : La restructuration Une fois l'entreprise acquise, l’investisseur entreprend une restructuration approfondie. Celle-ci implique généralement la réduction des coûts (qui passe parfois par des coupes dans les effectifs), la réorganisation de l’activité opérationnelle (ex : gestion des stocks, lieux de production, méthode de ventes, etc.), la vente d'actifs non essentiels, le refinancement de la dette (qui nécessite des discussions avec les créanciers) ou d'autres mesures visant à améliorer la rentabilité et la viabilité à long terme de l'entreprise Etape 3 : Le redressement opérationnel Une fois l’entreprise restructurée sur le court terme, l’investisseur travaille à améliorer les opérations de l'entreprise sur le long terme. Cela passe par le renforcement de sa position sur le marché et donc l’augmentation de sa valeur. Comme dans un LBO classique, le fonds souhaite augmenter l’EBITDA et améliorer la marge opérationnelle de l’entreprise. Cette phase peut nécessiter des investissements importants (production, technologie, gestion, marketing, etc.) Etape 4 : La sortie Une fois que l'entreprise a été redressée et que sa valeur a augmenté, l’investisseur cherche généralement à la revendre à un prix plus élevé, réalisant ainsi un profit. La sortie peut se faire par une vente à un autre investisseur (un peu sur le modèle des LBO secondaire), une introduction en bourse (IPO) ou une cession à une autre société Pour mieux comprendre les étapes d’un LBO et les conditions de sorties des investisseurs, vous pouvez retrouver notre cours de Private Equity sur la plateforme. Pour les investisseurs, la stratégie de capital retournement comporte des risques importants car les entreprises font souvent face à des problèmes opérationnels, financiers et juridiques. Cependant, lorsque cela réussit, elle génère des rendements significatifs pour les investisseurs (parfois bien plus élevé que pour les LBO classique et moins risqués), tout en contribuant à la survie et à la croissance de l'entreprise en question. Pour les entreprises, ces opérations sont un moyen de survivre. Sur le point de disparaitre, elle bénéficie de l’apport en capitaux et d’une expertise opérationnelle pour amorcer une seconde vie, une nouvelle jeunesse, un élan nouveau. Trois exemples de fonds de capital retournement en France Butler Capital Partners : le pionnier Fondée en 1991 à l'initiative de Walter Butler, Butler Capital Partners est le pionnier en France du retournement d'entreprise. Le fonds intervient aussi dans d’autres situations, mais a toujours fait de l’apport de capitaux à des entreprises en difficultés l’une de ses marques de fabrique. Au moment de l’éclatement de la « bulle Internet » au début des années 2000, Butler Capital Partners avait déjà plusieurs fait d’armes, par exemple avec l'agence publicitaire BDDP ou le fabricant français de machines à mouler le caoutchouc REP. Et il voit dans cette crise une source de cibles potentielles pour le fonds qu'il vient de lever. L’état d’esprit de son fondateur était déjà très clair : « Le marché du retournement va inévitablement s'élargir. On verra des LBO avoir quelques difficultés dans les années qui viennent. Mais la concurrence sur ces dossiers va aussi probablement se durcir ». Plus récemment, en 2020, Walter Butler avait déposé une offre de rachat pour l'enseigne Courtepaille, en sérieuse difficulté avec le Covid-19. Mais la cible a finalement été reprise par le groupe Buffalo Grill. Verdoso : le partenaire des grand groupes Fondé en 1997 par Franck Ullmann, Verdoso s’est rapidement fait une place parmi les meilleurs fonds de retournement français en étant impliqué rapidement dans des grosses opérations. Le contexte difficile pour la cible est l’un des piliers de sa stratégie d’investissement. Cela peut être un changement de modèle économique, la faiblesse financière ou des problèmes opérationnels à résoudre. Concrètement, depuis sa création, Verdoso a accompagné de nombreuses situations spéciales dont plusieurs cessions d’actifs non stratégiques de grands groupes. Quelques exemples : Estamfor pour Arcelor (société appartenant à Farinia) Prosyne Polyane pour Elf Atochem (société cédée en 2002) Bouguet Pau pour Pernod Ricard (société cédée en 2006) NUM pour Schneider Electric (société en portefeuille depuis 2005) Aptunion pour Kerry Foods Ingredients (société en portefeuille depuis 2012) Cloisons Partena et Clips pour Lafarge (société en portefeuille depuis 2013) Lloyds Bank : Retif (société en portefeuille depuis 2014) Natixis : Kompass (acquise en 2015) Plus récemment, Verdoso a mené en 2019 le carve-out du groupe pharmaceutique Macopharma auprès de l’Association Familiale Mulliez. La cible réalise à cette date 50 millions d’euros de chiffre d’affaires mais génère d’importantes pertes. Pourtant, le fonds reprend l’intégralité des 500 collaborateurs. L’objectif de Verdoso rappelé par son fondateur au moment de l’acquisition traduit bien les étapes du retournement : « Nous analyserons chaque produit un par un, et nous nous séparerons de ceux qui sont déficitaires et dont le coût fabrication ne peut pas être réduit ou le prix de vente augmenté pour redevenir bénéficiaires ». Il faut repositionner les activités déficitaires sur des produits à forte valeur marge pour augmenter la valeur de l’entreprise. Perceva : le reconstructeur Fondé en 2007 par Jean-Louis Grevet (un ancien de Butler Capital Partners), Perceva est spécialisé dans le soutien et l'accompagnement des entreprises en phase de redéploiement. Dès sa création, son objectif est de concurrencer directement les grands fonds de capital retournement déjà sur place. Pour cela, Perceva réalise en moyenne une opération de reprise par an avec un ticket d’entrée compris entre 5 et 50 millions d’euros. Prenons deux exemples : En 2010, le fonds a acquis une participation de 50% au capital du pâtissier-traiteur Dalloyau. Malgré une histoire hors du commun de plus de 300 ans (le groupe a été fondé en 1682), le deal intervient après deux années difficiles pour le secteur, en particulier dans l'activité de réception et d'organisation d'événements qui représentait 45% de ses revenus à l’époque. L’opération permet aussi une transition capitalistique En 2013, le fonds acquiert le Groupe Monceau Fleurs (leader français de la vente de fleurs et végétaux au détail créé en 1965), alors confronté à une situation de défaut imminent qui annihilerait l'investissement des actionnaires existants et la mise de fonds des obligataires. L’accord de restructuration prévoit une réduction de la valeur nominale des actions, plusieurs augmentations de capital réservées à Perceva et le lancement d'une OPA simplifiée sur le capital flottant et les obligations convertibles. A l’issue de ces opérations, Perceva détiendra environ 80% de la cible Comment décrocher un stage en capital retournement ?  Si un stage en Corporate Finance vous intéresse, vous devez préparer vos entretiens de la meilleure des manières possibles ! Pour cela, Training You vous aidera. Fondé par deux anciens banquiers de Lazard, Training You est la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en M&A / Corporate Finance, avec +60 heures de formation pour tout réviser et être au point le jour J : cours sur les candidatures, le fit et la technique (dont un cours dédié au Private Equity), exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et le fonds de Private Equity, podcasts avec des professionnels du secteur.Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Quentin Demaret

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Qu’est-ce que la clause GAP dans une transaction M&A ?

A la fin d’un process M&A, l’acheteur et le vendeur négocient un contrat de cession. Ce document est aussi appelé le « SPA » pour reprendre les lettres de son appellation anglaise « Share Purchase Agreement ». Dans ce contrat, l’acheteur indique le prix de vente qu’il est prêt à payer pour racheter les capitaux propres de la cible. Ce prix résulte d’une longue négociation entre l’acheteur et le vendeur. Et cette négociation est elle-même basée sur la valorisation de la cible par l’acheteur avec les différentes méthodes que vous connaissez peut-être déjà (méthodes analogiques, DCF, LBO, etc.). Mais ce n’est pas tout. Au-delà du prix d’acquisition, l’acheteur ajoute régulièrement des clauses qui le protègent contre la réalisation de certains évènements, à la fois pendant et après la négociation. Parmi celles-ci, l’une des plus fréquentes est la garantie d’actif et de passif (ou « Seller's Warranties » en anglais). Pour faire simple, on l’appelle la clause « GAP ». Dans cet article, nous allons d’abord définir la clause GAP, puis rappeler les conditions de négociation de la clause GAP et enfin mentionner un mécanisme de substitution parfois efficace à cette clause. Comment définir la clause GAP ? La garantie d'actif et de passif est une clause par laquelle le vendeur s'engage à indemniser l'acheteur en cas de diminution de l'actif ou d'augmentation du passif postérieures à la transaction mais dont les causes sont antérieures. L’objectif de la clause GAP La clause GAP permet de protéger l'acquéreur. En effet, l’acheteur souhaite toujours payer le « bon prix » pour la cible. Ce prix dépend (entre autres) de deux éléments : Les actifs détenus par la cible. La cible va générer des flux de trésorerie opérationnels provenant de l’utilisation de ces actifs (ex : une machine, une usine, un brevet, etc.) Les passifs de la cible. La cible finance son activité opérationnelle grâce à ses ressources (ex : une dette bancaire) Or, si après la cession, l’acheteur découvre que les actifs ont une valeur moins importante ou que les passifs ont une valeur plus élevée que prévu, ce « bon prix » est automatiquement remis en cause car moins pertinent. Par conséquent, l’acheteur peut actionner la clause de garantie d’actif et de passif pour obtenir une révision du prix ou une indemnisation de la part du vendeur. Les principales clauses de garanties La garantie d’actif et de passif contient deux clauses principales : La garantie d’actif. Le vendeur s’engage à indemniser l’acheteur en cas de diminution de l'actif après la cession mais dont la cause serait antérieure à la cession La garantie de passif. Le vendeur s'engage à financer l’augmentation d’un passif survenant après la cession mais dont l'origine est antérieure à celle-ci. Ce passif peut être de toutes natures Comment négocier la clause GAP ? Une clause de garantie d’actif et de passif doit contenir plusieurs éléments pour être efficace. Le champ d’application de la clause GAP D’abord, l’acheteur et le vendeur doivent préciser le champ d’application de la clause GAP. Ce champ d’application concernent : L’élément déclencheur de la clause. Quels évènements permettent de déclencher la clause de garantie ? La date de départ de la garantie et la durée de la clause. Pour la date de départ, c’est souvent la signature du pacte de vente. Pour la durée, elle est souvent limitée dans le temps mais peut varier entre 18 et 24 mois. Attention, après ce délai, l’acheteur ne peut plus exiger d’indemnités auprès du vendeur Les formalités du déclenchement de la clause. Quelle sont les modalités d’application de la clause ? (notification au vendeur, preuve de la diminution de l’actif ou de l’augmentation du passif, etc.) Les motifs d’exclusion de l’activation de la clause. Quand la clause ne s’applique pas ? L’indemnité versée Ensuite, l’acheteur et le vendeur doivent indiquer la méthode de calcul de l’indemnité versée à l’acheteur en cas d’activation de la clause. Ce calcul permet de définir le montant pris en charge par le vendeur (qui varie selon la gravité de la diminution d’actif ou l'augmentation du passif) et les montants maximum (plafond) et minimum (plancher) de cette indemnité. Souvent, le plafond de la garantie est limité à 30% du prix d’acquisition. Comment réduire le risque dans une opération M&A ? Vous l’avez compris. La clause GAP est favorable à l’acheteur mais défavorable au vendeur. Certes elle apporte de la sécurité à l’acheteur, mais elle engendre de l’incertitude pour le vendeur. Or, l’incertitude n’est jamais opportune quand on réalise une opération M&A. Par conséquent, que faire pour rassurer l’acheteur sans contraindre le vendeur ? La nature des due diligences C’est précisément le rôle des due diligences ! Après la soumission d’une LOI (« Letter Of Intent »), une phase de due diligence s’ouvre pendant laquelle les acheteurs ont accès à des informations précises sur la cible. Ces informations proviennent de différentes sources et ont pour principal objectif de rassurer l’acheteur (comme la clause « GAP »). Ces sources sont les suivantes : Les rapports de due diligences. Ils sont réalisés par des experts sur différentes thématiques : financière, fiscale, juridique, stratégique, etc. Ces rapports sont produits à la demande du vendeur (on les appelle alors des rapports de Vendor Due Diligence ou « VDD ») ou de l’acheteur (qui fait alors une Buyer due diligence ou « BDD »). Par exemple, dans les cabinets du Big 4 (Deloitte, EY, KPMG et PwC), les équipes de Transaction Services réalisent des rapports de due diligence financière pour certifier les chiffres de la cible et identifier les risques financiers inhérents à celle-ci La data room. C'est un espace virtuel avec l’ensemble des informations pertinentes sur la cible, de nature financière, juridique, opérationnelle Les Management Presentations. Ce sont des réunions avec le management de la cible pendant lesquelles les acheteurs peuvent poser des questions très variées sur l’entreprise Des visites de sites. Elles permettent aux acheteurs de mieux connaitre l’activité opérationnelle de l’entreprise Des expert sessions entre les conseils de l’acheteur et du vendeurs. Le but est d'entrer dans le détails de chaque sujet et identifier des potentiels risques autour de la cible L'objectif des due diligences Ces due diligences permettent de mieux connaitre la cible et de sécuriser l’acheteur contre des découvertes futures qui pourraient entraver l’activité de la cible. Cependant, elles sont réalisées à un moment donné et intègrent uniquement les informations connues à cette date. Par conséquent, contrairement à la clause GAP, elles ne seront pas efficaces si la le risque apparaît ou se réalise après la signature du pacte de vente. Enfin, si le vendeur ne souhaite pas négocier de garantie d’actif et de passif, il est toujours possible pour l’acheteur d’intégrer ce risque directement dans la valorisation de la cible. Ce risque additionnel peut par exemple se traduire par une augmentation du WACC. La conséquence directe sera une baisse du prix d’acquisition. Vous souhaitez en savoir plus sur la clause GAP et les autres concepts financiers ? Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle regroupe tout ce que vous devez connaitre pur réussir les process de recrutement en M&A, Private Equity et autres métiers en Corporate Finance : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Quentin Demaret

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Comment réussir l’entretien en audit ?

D'abord, l’audit est un super métier ! Ensuite, l’audit est une excellente école pour aller ensuite vers d’autres métiers en Corporate Finance ! Enfin, l’audit est la continuation de la « prépa » ou de l’école par d’autres moyen ! Mais l’audit, cela se prépare. Intégrer un cabinet aussi prestigieux que EY, PwC, Deloitte, KPMG ou Mazars ne se fait pas en claquant des doigts. Non seulement vous devez comprendre le métier d’auditeur, mais vous devez aussi maîtriser certaines connaissances comptables et financières de base. Dans cet article, nous allons d’abord vous expliquer pourquoi vous devez faire de l’audit (contrairement à ce que certains pensent peut-être…) puis vous donner quelques conseils pour réussir les process de recrutement dans les plus grands cabinets d’audit de la place. Pourquoi faire de l’audit ? Les étudiants sont nombreux à vouloir faire un stage ou débuter leur carrière en audit. A travers les retours d’expérience que nous avons, deux profils se distinguent. Profil #1 : « L’audit est un tremplin efficace vers d’autres métiers en Corporate Finance » L'audit est souvent perçu comme un tremplin vers d'autres métiers en Corporate Finance (Transaction Services, M&A, ECM/DCM, Leveraged Finance, etc.). Et c’est parfaitement exact ! Premièrement, l’audit est extrêmement formateur. Après un stage en audit, l’étudiant maîtrise (normalement) les fondamentaux de la comptabilité, connait parfaitement les trois états financiers (compte de résultat, tableau des flux de trésorerie et bilan) et comprend les différences entre les principaux agrégats de l’entreprise (chiffre d’affaires, EBITDA, résultat net, etc.). Le stagiaire a donc acquis de solides connaissances en comptabilité et possède un bagage technique souvent bien plus important que les stagiaires en M&A ou en Private Equity ! De plus, l’audit permet de traduire avec des chiffres le Business Model d’une entreprise. Et cette compétence est très importante pour tout professionnel en Corporate Finance. Deuxièmement, l’audit est hautement valorisée par les recruteurs, en particulier dans les domaines du M&A et Private Equity. Par conséquent, si vous n’avez pas encore beaucoup d’expérience en finance ou si vous étudiez dans une école « moins ciblées » par les top banques d’affaires, l'audit sera une excellente porte d'entrée ! Et cela vous permettra d'accéder ultérieurement à des postes en M&A ou Private Equity. En effet, vous passerez plus facilement le screening, même si l'opportunité ne s'est pas présentée directement en première partie de césure par exemple. Profil #2 : « L’audit est un métier passionnant et je veux débuter ma carrière dans ce domaine » Pour certains, l'audit est un moyen d’assouvir une passion pour les chiffres ! Surtout, c’est aussi un domaine qui offre une carrière riche et stimulante. D’abord, en tant qu'auditeur, vous plongez au cœur du fonctionnement des entreprises et de leur Business Model. Comment est généré le chiffre d’affaires ? Quels sont les coûts associés à ce chiffre d’affaires ? Quelles sont les principales contreparties de l’entreprise ? (clients, fournisseurs, employés). Ensuite, l’audit offre des opportunités de diversification (différents secteurs, entreprises de différente taille) et permet de développer des compétences polyvalentes. Enfin, l’audit offre un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle que d’autres métiers en Corporate Finance, en particulier le M&A. Par conséquent, si vous cherchez une carrière qui combine défis, impact et variété, l'audit est certainement le choix parfait pour vous ! Comment préparer un processus de recrutement en audit ? Prenons en exemple le processus de recrutement chez EY à Paris pour un stage de césure de 6 mois. Dans les autres « Big 4 » (Deloitte, KPMG et PwC), Mazars, BDO ou encore Grant Thornton, le processus reste globalement le même, même s’il peut y avoir quelques légères différences. Attention, si vous postulez au Luxembourg, anticipez tout de même des questions encore plus techniques en comptabilité et finance et parfois un examen sur Excel à distance qui n’est généralement pas proposé en France. Chez EY à Paris, le process de recrutement se compose de 4 étapes. Attention, certaines étapes peuvent intervenir dans un ordre différent en fonction du nombre de candidats. 1ère étape : Screening du CV par les Ressources Humaines Pour un stage de L3 (fin de la licence) ou de première partie de césure, ce qui est le plus scruté est le format de votre CV (il doit être parfait), votre parcours académique (il doit être pertinent et en lien avec l’audit), vos expériences associatives en école ou ailleurs et enfin vos centres d’intérêts. Si vous postulez en deuxième partie de césure, les RH s’attendent potentiellement à un premier stage en lien avec la finance (analyse financière, contrôle de gestion, trésorerie, etc.). 2ème étape : Tests psychométriques en ligne EY va évaluer votre personnalité selon différents critères : adaptabilité, créativité, assertivité, détermination, structure, coopération. Le cabinet va aussi vous évaluer en vous faisant passer un test de raisonnement sur une durée limitée avec de multiples questions. Ce test d'aptitude générale mesure votre capacité à travailler avec des informations de trois types : verbales, numériques et abstraites. 3ème étape : Entretien collectif dans une salle avec des RH sur un sujet prédéfini L’objectif de cet entretien collectif est d’évaluer votre capacité à travailler en groupe. Les recruteurs vont valoriser votre prise d’initiative, votre raisonnement et votre prise de parole. C’est un entretien purement « fit » pour savoir si vous avez les compétences relationnelles nécessaires pour travailler avec d’autres stagiaires ou auditeurs. Exemple d’un entretien collectif : Vous êtes membre d’une association de cuisine dans votre école et vous cherchez des sponsors pour supporter les coûts d’un concours relatif à la cuisine. Vous allez préparer votre projet évènementiel et pitcher devant le sponsor (qui sont en réalités les RH). La simulation est divisée en plusieurs étapes et consignes avec éléments perturbateurs avec lesquels il faut s’adapter et qui s’affichent sur un écran. L’épreuve reste continue sans interruption ni échange avec les RH. A la fin, deux personnes sont désignées par votre groupe pour pitcher le projet et les résultats devant les RH. Durant cet entretien collectif, il n’est pas nécessaire de se forcer à prendre le lead ou monopoliser la parole. Au contraire, prenez la parole de manière utile, pertinente et apportez une vraie valeur ajoutée à votre équipe. et au projet. Soyez vous-même et ne vous forcez pas à jouer un rôle qui ne colle pas à votre personnalité. 4ème étape : Entretien individuel C’est un entretien individuel avec un auditeur qui vous pose à la fois des questions fit et techniques. Pour le fit, l’auditeur cherche à comprendre votre personnalité et votre motivation pour le métier, l’entreprise et l’équipe. Les questions sont très diverses. Elles peuvent porter sur vos précédentes expériences professionnelles si vous en avez, vos expériences associatives, vos autres processus de recrutement et votre projet professionnel. De plus, vous pouvez être évalué sur votre connaissance du métier d’auditeur (rôle, missions au quotidien, etc.). Pour la technique, c’est principalement des questions sur les principes de bases de la comptabilité et de la finance. Quelques exemples : Comment on effectue un audit ? En quoi la loi PACTE de 2019 a t-elle changé l’audit ? Expliquez-moi comment vous calculez les dépenses d'une entreprise Quels sont les exemples de charges non récurrentes que nous devons ajouter à l'EBIT ou à l’EBITDA d'une entreprise lors de l'analyse de ses états financiers ? 5ème étape : Networking ou l’épreuve du « café » Entre vos entretiens ou à la fin, EY vous invitera à échanger avec des auditeurs autour d’un café ou d’une boisson fraîche. L’objectif est de vous aider à vous familiariser avec l’environnement et d’analyser votre attitude. Encore une fois, c’est une épreuve de fit. Elle est peu formelle et pas facile, ni évidente à appréhender. Les recruteurs (RH et auditeurs) examineront votre attitude et vos compétences relationnelles. Il faut voir cela comme un exercice où vous pourriez échanger avec un client dans le cadre d’une mission. A la fin du process de recrutement, un compte-rendu sera fait à partir de 9 différents critères : Présentation et relationnel, Communication, Travail en équipe, Initiative, Proactivité, Adaptabilité, Fiabilité, Prise de recul, Anglais, Motivation. Si vous avez dépassé les attentes pour ces différents critères, vous recevez votre offre ! La grande aventure de l’audit peut enfin commencer. Pour aller plus loin, retrouvez l'épisode de "Career Insights" avec Patrick Vincent-Genod, Partner Auditeur chez EY:  Vous voulez travailler en Audit ? Vois avez raison ! C’est un métier formateur, stimulant et qui offre de très belles perspectives de carrière. Mais les process de recrutement sont compétitifs en audit, surtout si vous ciblez un cabinet du « Big 4 » comme EY, Deloitte, KPMG ou PwC. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Avec nos Packs, vous aurez accès aux vidéos sur les concepts techniques à maîtriser, des exercices et cas pratiques d’entraînement et à des podcasts exclusifs avec des professionnels. Vous pouvez aussi retrouver un cours entièrement dédié à l’audit pour préparer vos entretiens spécifiquement dans ce domaine. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Lucas Gill

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Décryptage
Qu’est-ce que le Venture Capital ?

Le Venture Capital (Capital Risque en français) peut être défini comme la branche du Private Equity dédiée aux startups. D’abord, les fondamentaux sont les mêmes : investir au capital d’entreprises non cotées. Ensuite, la différence réside dans les cibles ou le stade de maturité auquel intervient l’investissement. Alors que les fonds de Private Equity investissent au capital d’entreprises matures, les fonds de Venture Capital prennent des participations au capital des startups, qu’elles soient en phase de création ou au début de leur développement. En effet, ces startups ont souvent besoin de capitaux importants pour financer le démarrage de leur activité ou de leur prochaine phase de croissance. Et comme elles ne sont pas encore rentables, le profil de risque est trop élevé pour du financement bancaire. Le moyen restant, c’est l’Equity, et les fonds de VC ! Dans cet article, nous allons d’abord parcourir les différentes phases qui entrent dans le périmètre du Venture Capital, puis parler des critères de sélection des startups pour les fonds de Venture Capital et enfin donner quelques conseils pour décrocher un stage dans ce domaine.  Les différentes étapes en Venture Capital Une startup a généralement besoin de ressources financières pour démarrer ou accélérer son développement. Or, comme elle n’est pas rentable (son EBITDA est négatif), elle fait appel à des fonds de Venture Capital qui vont lui donner accès à du financement en échange d’une prise de participation au capital. Pour les fondateurs, l’inconvénient est la dilution ! Mais l’avantage est la possibilité de faire grandir l’entreprise plus vite. En pratique, le Venture Capital regroupe 3 grandes étapes (ou différents tours de table) qui correspondent aux niveaux de maturité des sociétés. L’amorçage La phase d’amorçage (ou « Seed Funding » en anglais) est le premier moment où la startup recherche de fonds. Quand ? La startup en est encore à ses débuts (conception du produit, recherche des premiers clients, etc.) A quoi servent les fonds levés ? L'objectif principal est de valider l’idée. Les fondateurs finalisent la définition du concept, construisent un prototype ou encore réalisent des études de marché Qui peuvent financer ? Les investisseurs en amorçage sont souvent des Business Angels ou des amis et des membres de la famille (Friends & Family) La Série A La première levée de fonds « post amorçage » s'appelle la Série A. Quand ? La startup a atteint des jalons significatifs et prouvé son potentiel de croissance. Par exemple, elle peut démontrer un « product market fit » : le marché existe (besoin) et son produit permet d’y répondre de manière pertinente (solution) A quoi servent les fonds levés ? Les fonds de la Série A sont généralement utilisés pour accélérer la croissance. Cela passe par le développement des équipes (recrutement) et l’amélioration des opérations (process) Qui peuvent financer ? Les investisseurs à ce stade sont des fonds de Venture Capital dont la thèse d’investissement correspond à l’entreprise (maturité, secteur, Business Model, etc.) La Série B La deuxième levée de fonds « post amorçage » s'appelle la Série B. Elle vient après la « A ». Quand ? La startup a déjà une base de clients solide et des revenus en forte croissance A quoi servent les fonds levés ? Les fonds de la Série B sont généralement utilisés pour accélérer encore plus la croissance. Cela passe par un élargissement du marché : investir massivement dans le marketing, développer de nouveaux produits ou services ou conquérir de nouveaux marchés à l’international Qui peuvent financer ? Les investisseurs à ce stade sont des fonds de Venture Capital dont la thèse d’investissement correspond à l’entreprise (maturité, secteur, Business Model, etc.) La Série C (et au-delà) La troisième levée de fonds « post amorçage » s'appelle la Série C. Elle vient après la « B ». Quand ? La startup a déjà atteint une maturité significative. Maintenant, c’est même une « scale-up » A quoi servent les fonds levés ? Les fonds levés lors de ces tours sont souvent utilisés pour la croissance internationale, l'acquisition d'autres entreprises ou la préparation de l'entreprise à une éventuelle introduction en bourse (IPO) Qui peuvent financer ? Les investisseurs à ce stade sont des fonds de Venture Capital dont la thèse d’investissement correspond à l’entreprise (maturité, secteur, Business Model, etc.) A chaque tour, il ne faut pas oublier que les investisseurs s'attendent à réaliser un retour sur leur investissement. C’est le fameux TRI qui doit être le plus élevé possible ! Cela peut se faire par un nouveau tour de table (à l’occasion duquel un fonds qui a investi historiquement peut sortir), lors d'une introduction en bourse (IPO), d'une acquisition par une entreprise plus grande ou d'autres mécanismes de liquidation. De plus, chaque tour de table comporte des attentes et des exigences différentes en matière de rendement, de gouvernance d'entreprise et de dilution des fondateurs. La difficile « loi du Venture Capital » Pour plusieurs centaines de demandes de financement, un fonds de Venture Capital va investir dans seulement quelques cibles chaque année. Comment sélectionne t-il les cibles ? La thèse d'investissement du fonds de Venture Capital D’abord, l’entreprise doit correspondre à la thèse d'investissement du fonds. En effet, chaque fonds a une thèse d'investissement spécifique basée sur son domaine d'expertise, sa stratégie et ses priorités sectorielles. Une startup doit correspondre à cette thèse pour susciter l'intérêt du fonds. Les exigences du Venture Capital Ensuite, l’entreprise doit répondre à certaines exigences liées à un investissement en Equity. En général, les critères suivants sont déterminants : Une équipe de direction solide Les investisseurs attachent une grande importance à l'équipe fondatrice. Ils cherchent des fondateurs compétents, passionnés, avec une expérience pertinente dans l'industrie. La crédibilité et la capacité de l'équipe à exécuter la vision de l'entreprise sont cruciales Un marché adressable significatif Les investisseurs veulent voir que la startup cible un marché suffisamment grand et en croissance. A l’inverse, un marché de niche peut être limité en termes de potentiel de croissance, ce qui peut décourager les investisseurs. En effet, les investisseurs rechercheront un moyen de réaliser un retour sur investissement. Ils évaluent donc si l'entreprise a le potentiel de grandir puis d'être acquise par une entreprise plus grande ou de faire une IPO Un produit ou une technologie différencié Les fonds de Venture Capital recherchent des startups ayant des produits, des technologies ou des solutions uniques et différenciés. Il doit y avoir un avantage compétitif évident ! Une preuve de concept ou traction Les investisseurs veulent voir des preuves que le produit ou le service de la startup répond à un besoin du marché. Cela peut inclure des utilisateurs, des revenus, des contrats signés ou d'autres indicateurs de traction Un Business Model viable Les investisseurs s'intéressent à la manière dont l'entreprise générera des revenus et comment elle envisage de devenir rentable à l'avenir Une stratégie de croissance claire Les fonds veulent comprendre comment l'entreprise envisage de se développer, d'acquérir des clients et de conquérir le marché. Les fondateurs doivent aussi être transparents quant aux risques et aux défis potentiels auxquels l'entreprise est confrontée, et ils doivent avoir une stratégie pour les atténuer Enfin, l’entreprise doit revendiquer une valorisation réaliste et justifiable. Si la valorisation est trop élevée, cela va décourager les investisseurs. Au contraire, une valorisation trop faible peut soulever des questions sur la qualité de l'entreprise. Décrocher un stage en Venture Capital Les entretiens en Venture Capital sont assez spécifiques. Comment bien les réussir ? Premièrement, vous devez préparer la partie fit de l’entretien. Pour cela, renseignez-vous bien sur le métier et le fonds dans lequel vous postulez. Par exemple, vous devez comprendre la thèse d’investissement (secteur, segment, Business Model, etc.) du fonds et ses différences par rapport aux autres acteurs de la place. Aussi, vous devez être capable de montrer votre motivation pour le Venture Capital spécifiquement par rapport à d’autres métiers en Corporate Finance comme le M&A ou le Private Equity. Ensuite, vous devez maîtriser les questions techniques de base qui se posent régulièrement lors des entretiens en Corporate Finance. Et aussi plus spécifiquement dans des entretiens en Venture Capital ! Quelques exemples : Comment valoriser une startup? C’est quoi une « cap table » ? Quelle est la différence entre une valorisation « pré-money » et « post-money » ? C’est quoi le modèle d’un fonds de Venture Capital ? Tu peux citer une startup dans laquelle tu aurais investie ? Vous pouvez en retrouver d’autres questions et toutes les réponses dans le cours de Venture Capital sur la plateforme. Enfin, les recruteurs peuvent vous interroger sur un cas concret d’investissement. Par exemple, le fonds peut vous demander d’analyser un marché (et son potentiel de croissance), une entreprise (avec la compréhension de son Business Model) et l’opportunité d’investissement. Cette partie de l’entretien n’est pas systématique. C’est très variable selon les fonds. Mais vous devez vous y préparer aussi ! Vous souhaitez faire un stage en Venture Capital ? Le Venture Capital est à la mode chez les étudiants et jeunes diplômés, à la croisée de trois mondes différents : l’investissement, l’entrepreneuriat et l’entreprise. Mais la concurrence est forte. Pour y arriver, une préparation optimale est nécessaire. Training You est votre solution. Première plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance, vous aurez accès à +60 heures de formation : vidéos sur les concepts techniques à maîtriser dont un cours sur le Private Equity et le Venture Capital, des exercices et cas pratiques d’entraînement, des fiches sur les entreprises et des podcasts exclusifs avec des professionnels. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Quentin Demaret

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Décryptage
Où travailler en audit ?

L’audit consiste à exprimer une opinion sur les états financiers d’une entreprise. Concrètement, le rôle de l’audit est de réaliser les travaux nécessaires pour permettre ensuite au commissaire aux comptes d’exercer une opinion sur la nature sincère et fidèle des comptes publiés. Si vous souhaitez travailler en M&A ou Corporate Finance, faire un stage en audit peut s’avérer très avantageux. D’abord, l’audit est un métier très formateur. Après quelques mois de stage, vous aurez normalement une très bonne compréhension des états financiers et saurez parfaitement comment traduire en chiffres l’activité opérationnelle d’une entreprise (ce qui est une qualité essentielle pour travailler en Corporate Finance). Ensuite, l’audit est un métier qui se valorise auprès des recruteurs en banques d’affaires ou dans les fonds d’investissement. Un stage en audit sera donc une très bonne porte d’entrée pour ces métiers. Mais dans quelles entreprises postuler pour faire de l’audit ? Dans cet article, nous allons parcourir les 3 types de cabinets qui font de l’audit et recrutent régulièrement des stagiaires : les cabinets du « Big 4 », les autres cabinets multidisciplinaires et les cabinets d’expert comptable. L'audit dans les « Big 4 » : Deloitte, EY, KPMG et PwC  D’abord, le « Big Four » désigne les quatre plus grands cabinets d'audit au niveau mondial. Ce terme a remplacé celui de « Big Five » après la chute de Arthur Andersen en 2002 suite à son implication dans le scandale « Enron ». Le « Big 4 » se compose de Deloitte, EY, KPMG et PwC (dans l’ordre alphabétique). Deloitte Fondé à Londres en 1845 par William Deloitte (le descendant d’une famille française), Deloitte est le plus ancien des cabinets d’audit. Au 20ème siècle, le cabinet a réalise deux grandes fusions : la première en 1925 avec Charles Haskins et E. Sells à New York, la seconde en 1989 avec Touche Ross international. Ce dernier étant aussi allié à Tohmatsu (un cabinet japonais fondé en 1968 par l’amiral Nobuzo Tohmatsu qui était devenu expert-comptable à 57 ans !) la seconde fusion a donné naissance à Deloitte Ross Tohmatsu (DRT) qui prendra ensuite le nom de Deloitte Touche Tohmatsu (DTT). En France, Deloitte audite régulièrement de grandes entreprises comme L'Oréal, Airbus, et Vinci. Depuis quelques années, le cabinet est aussi connu pour son programme « Deloitte University » (lancé en 2011) qui offre une formation continue à ses employés. EY « Ernst & Young » (son ancienne appellation) résulte de la fusion en 1989 de deux cabinets : « Ernst & Whinney » (numéro 4 de l’époque) et « Arthur Young » (numéro 5 de l’époque). Avant cela, ses origines s’inscrivent dans « Harding & Pullein », la plus ancienne entreprise (fondée en 1849 à Londres) dont est issu le cabinet avant une série de fusions. En France, EY audite des entreprises comme la SNCF, Peugeot, TotalEnergies ou bien la Société Générale. Le cabinet est aussi célèbre pour son événement annuel « EY Entrepreneur of the Year » qui récompense chaque année des entrepreneurs à impact dans chaque région française et au niveau national. Au niveau opérationnel, les équipes audit de EY sont organisées en divisions appelées « BC » (Business Community) qui regroupent plusieurs secteurs (ex : Télécoms Médias Divertissements et Communications, Santé, Secteur Public, Retail, Industrie etc.). EY est également partenaire premium du mouvement de la Confédération Nationale des Junior-Entreprises (CNJE) et recruteur efficace parmi les anciens Juniors-Entrepreneurs. Récemment, EY a abandonné son projet de scission des activités d'audit et de conseil (le « projet Everest »). Ce projet « novateur » dans le secteur avait émergé en 2021. Pourquoi ? En raison des réglementations qui imposent de plus en plus de murailles de Chine entre les différentes activités. Mais il a échoué face au refus d’une partie des associés (en particulier les Américains) et aux difficultés pour valoriser la future structure de conseil (et le « dédommagement » à offrir aux associés de la partie audit). KPMG Basé aux Pays-Bas, KPMG résulte de la fusion en 1987 de « Peat Marwick International » et « Klynveld Main Goerdeler ». Le nom « KPMG » est constitué des initiales des 4 fondateurs (Klynveld, Peat, Marwick, Goerdeler) des anciens cabinets qui forment aujourd’hui le nouveau KPMG. En France, elle a comme clients des entreprises comme Renault, BNP Paribas et Orange. KPMG a aussi initié « KPMG's Global Sustainability Services » qui aide les entreprises à intégrer la durabilité dans leurs opérations. PricewaterhouseCoopers (PwC) Aussi d’origine britannique, PwC provient initialement de la fusion de deux cabinets. Ce sont « Price » (fondé à Londres par Samuel Lowell Price en 1849) et « Cooper Brothers » (fondé aussi à Londres en 1854). En 1865, Edwin Waterhouse rejoint le cabinet Price qui devient alors « Price Waterhouse ». Aujourd’hui, le cabinet est souvent défini par l’abréviation « PwC ». En France, le cabinet compte près de 11 000 mandats en audit et commissariat aux comptes. Parmi ses clients (de toutes tailles et de tous secteurs), on retrouve : Plus d’une dizaine de sociétés du CAC 40 (dont Sanofi ou Axa) Plus de 35 sociétés du SBF 120 Plus de 2 000 PME PwC est également connue pour son rapport annuel sur la criminalité économique. Ce rapport fournit des insights précieux sur les tendances mondiales en matière de fraude. Les « Big Four » sont les leaders en audit. Mais ils sont aussi des acteurs multidisciplinaires qui proposent des services de conseil dans différents domaines (assurance, opérations, gestion des risques, juridique et fiscal). L'audit dans les autres cabinets multidisciplinaires : Mazars, Grant Thornton et BDO Ensuite, au-delà du « Big 4 », d’autres cabinets font partie de ce qu’on appelle communément le « Tier 2 ». On peut citer les trois principaux challengers : Mazars Grant Thornton et BDO. Mazars Fondé en 1945 à Rouen par le français Robert Mazars, Mazars a connu une croissance remarquable ces dernières années et se positionne aujourd’hui comme un concurrent sérieux face aux « Big 4 ». Son chiffre d’affaires a augmenté de 1Md€ en 2012 à plus de 2,4Mds€ en 2022. En France, Mazars a récupéré en trois ans le commissariat aux comptes de Renault, Legrand, Capgemini et Danone. Début 2023, le cabinet revendiquait 15 mandats du CAC 40 et 40% des grands groupes du pays. Cette ascension a plusieurs sources : Une stratégie d'expansion continue (depuis l’ouverture du premier bureau à Paris en 1970) L'innovation de ses pratiques Le lancement de son premier incubateur de startups en 2023 Un fort engagement pour recruter des talents (avec une grille de salaires en moyenne plus importante que les « Big 4 ») De plus, Mazars sponsorise de nombreuses associations étudiantes (ex : Les Mardis de l’ESSEC) et compétitions sportives (ex : Mazars Challenge International de Paris). Aujourd’hui, le cabinet offre un environnement dynamique et compétitif pour les étudiants et jeunes diplômés. Grant Thornton Grant Thornton est un cabinet d’origine britannique qui résulte du rapprochement de plusieurs acteurs. Dont Thornton and Thornton (formé en 1904 à Oxford). Aujourd’hui, le réseau Grant Thornton est présent dans plus de 130 pays. En France, Grant Thornton a comme client des entreprises comme Bouygues et Veolia. Le cabinet est aussi reconnu pour son initiative « Growing Together 2020 » qui vise à créer une culture d'innovation et de croissance durable. BDO France BDO France fait partie du réseau international BDO Global, fondé en 1963 en Belgique. Le réseau BDO est présent dans plus de 160 pays. Avec une approche personnalisée envers ses clients. En France, BDO France poursuit un développement rapide depuis la prise de fonction en 2021 de Arnaud Naudan. Ce développement est largement fondée sur des acquisitions. Le cabinet a réalisé plus d’une dizaine d’opérations de croissance externe en deux ans. La dernière date de septembre 2023 avec June Partners. C'est une petite structure française qui compte 80 collaborateurs pour 11 associés. BDO France a comme client des entreprises de différentes tailles, de la petite PME et la multinationale. En France, le cabinet ambitionne de gagner une part de marché conforme à celle du réseau mondial BDO (qui colle au « Big 4 »). Mais il cherche aussi de se diversifier vers le conseil (en se positionnement sur le segment des PME et ETI). Positionné 5ème au niveau mondial (juste derrière les « Big 4 »), BDO est souvent considérée comme une alternative viable pour les entreprises cherchant une approche plus personnalisée. Mazars, Grant Thornton et BDO sont des cabinets qui proposent de l'audit mais aussi des services de conseils, sur le même modèle que les « Big 4 ». L'audit dans les cabinets d’expert comptable Enfin, les cabinets d'expert comptable sont généralement des plus petites structures. Ils adressent principalement le marché des TPE/PME (et celui des startups). Le réseau est dense et réparti sur tout le territoire. Ces cabinets offrent des services adaptés à la taille et aux besoins spécifiques des petites et moyennes entreprises. Parmi les plus importants, on peut citer des cabinets comme Baker Tilly, Desjean&Associés, RSM ou Crowe qui ont une bonne implantation en France. Pour aller plus loin, retrouvez l'épisode de "Career Insights" avec Patrick Vincent-Genod, Partner Auditeur chez EY:  Vous souhaitez faire un stage en audit ? Les cabinets d’audit recrutent chaque année de nombreux stagiaires. Cependant, les process de recrutement sont de plus en plus compétitifs, en particulier pour intégrer un « Big 4 ». Vous devez à la fois bien comprendre le métier d’auditeur mais aussi maîtriser les fondamentaux de la comptabilité. Pour renforcer vos chances de succès, c’est avec Training You ! Co-fondé par deux anciens banquiers de Lazard, Training You contient +60 heures de formation pour tout réviser et être au point le jour J : cours sur les candidatures, le fit et la technique (dont un cours dédié à l’audit), exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et le fonds de Private Equity, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! 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Par Lucas Gill

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Décryptage
Qu’est-ce que le Leveraged Buy Out (LBO) ?

L’acronyme « LBO » renvoie en réalité au terme Leveraged Buy Out, littéralement une opération financière avec un « effet de levier », c’est-à-dire l’acquisition d’une entreprise grâce à un recours significatif à la dette financière. Le recours à cette pratique remonte aux années 1980, peu après la naissance du fonds d’investissement KKR (fondé en 1976 par Jerome Kohlberg, Henry Kravis et George Roberts), qui se spécialise rapidement dans le financement d’acquisitions hostiles d'entreprises. Le schéma semble simple : les dettes contractées pour acquérir les cibles sont remboursées par la vente de branches non rentables (démantèlement de la cible) et une réduction des coûts (délocalisation, sous-traitance, licenciements). C’est le début des LBO modernes ! Cette pratique risquée a d’ailleurs valu le qualificatif de « barbares » à Kohlberg, Kravis et Roberts ! Dans cet article, nous allons d’abord classifier les différents types de LBO, puis expliquer pourquoi un fonds utilise la pratique du LBO et enfin parler du fonctionnement du LBO. A la fin de l’article, nous donnerons un exemple récent rapide de LBO.    Les différents types de LBO Le Leveraged Buy Out correspond à la pratique traditionnelle de l’achat avec effet de levier. Mais il existe quelques variantes. Lesquelles ? MBO (Management Buy Out) ou LMBO (Leveraged Management Buy Out) Ce sont des LBO à travers lesquels les managers actuels de l’entreprise acquièrent une partie ou tout son capital. En résumé, un LBO conduit par le management de l’entreprise. MBI (Management Buy In) ou LMBI (Leveraged Management Buy In) Ce sont des LBO à travers lesquels de nouveaux managers acquièrent une partie ou tout le capital de l’entreprise. En résumé, un LBO conduit par un nouveau management, qui à la fois entrent au capital et prennent les commandes opérationnelles de l’entreprise. OBO (Owner Buy Out) C’est un LBO à travers lequel le propriétaire de l’entreprise se « rachète à soi-même » (au moins en partie). Concrètement, le cédant est le dirigeant et l’actionnaire principal. Il transmet la majorité du capital de son entreprise à un fonds d’investissement tout en restant lui-même actionnaire minoritaire. Pour le fonds d’investissement, l’OBO présente l’avantage de poursuivre le développement de l'entreprise avec un dirigeant expérimenté avant de progressivement mettre en place son successeur. Pour le dirigeant en place (« Owner »), l’intérêt est de mettre de côté une partie souvent significative de son patrimoine (engager la transmission) tout en restant intéressé financièrement au développement de son entreprise (avec la seconde revente par le fonds d’ici quelques années). BIMBO (Buy-In Management Buy-Out) C’est un LBO dans lequel les acheteurs sont à la fois des investisseurs extérieurs (fonds d’investissement ou cadres extérieurs) et des managers de l'entreprise. Pourquoi fait-on un Leveraged Buy Out ? Le recours au LBO est courant. Quelles sont les motivations de chaque partie derrière cette pratique ? Le LBO pour les fonds d’investissement Dans un Leveraged Buy Out, l’acquéreur est toujours un fonds d’investissement, dont l’activité consiste à prendre des participations au capital (« Equity ») d’entreprises généralement non cotées (« Private »). C’est le métier du Private Equity. Parmi les plus connus en France, on peut citer Ardian, Eurazeo ou encore Tikehau. Vous pouvez retrouvez une liste de 30 fonds de Private Equity en France dans notre liste. Le principal objectif du fonds est financier : revendre la participation après quelques années (généralement entre 5 et 7 ans) en générant la plus-value la plus élevée possible. Cette plus-value se mesure avec deux indicateurs : le MoM (« Money on Money ») et le TRI (taux de rendement interne). Vous pouvez suivre notre cours de LBO pour en savoir plus sur le calcul de ses deux indicateurs. Pour rappel, un acquisition réalisée par une entreprise avec de la dette n’en fait pas un LBO pour autant ! Par exemple, Patrick Drahi (fondateur de Altice) a construit son « empire » sur des acquisitions successives en ayant à chaque fois recours à un haut niveau d’endettement. Aujourd’hui, la dette du groupe s’élève d’ailleurs à 60 milliards d’euros ! Pourtant, ces opérations ne doivent pas être considérées comme des LBO. Le LBO pour l’entreprise Dans un Leveraged Buy Out, la cible est (presque) toujours une entreprise non cotée. Pour elle, le LBO permet de se financer (avec des actionnaires qui ont les moyens de le faire) pour poursuivre son développement. Surtout, pour ses actionnaires (souvent les fondateurs de l’entreprise), cela permet d’organiser dans le temps la transition capitalistique et managériale Comment fonctionne un Leveraged Buy Out ? Le LBO a une structure particulière en plusieurs étages D'abord, le Leveraged Buy Out est un montage particulier : Au sommet, les fonds d’investissement qui acquièrent l’entreprise En bas, la cible qui est rachetée Entre les deux, une holding d’acquisition (appelée souvent « HoldCo ») qui est une « coquille vide », créée uniquement pour s’endetter (c’est elle qui porte la dette levée par les fonds au moment de l’acquisition) et racheter la cible Le LBO repose sur la dette Ensuite, le Leveraged Buy Out consiste à utiliser une partie significative (mais pas toujours majoritaire) de dette pour acheter la cible. Pour simplifier, il existe 3 niveaux de dette, correspondant chacun à un niveau de risque : La dette « senior »: C’est la dette « classique » qui est remboursée en priorité. Elle est donc peu risquée La dette « junior »: C’est la dette « subordonnée  » qui est remboursée uniquement si l’intégralité du principal de la dette senior l’a été. Elle est donc plus risquée La dette unitranche: C’est un mélange d’une dette senior et junior réunie en une seule et même tranche Le LBO cible certaines sociétés Enfin, la cible doit répondre à certains critères pour faire l’objet du LBO : stabilité des flux de trésorerie, marché mature, équipe de management expérimentée, etc. Pour en apprendre plus sur les critères de sélection d’un fonds de Private Equity, vous pouvez suivre notre cours sur Réussir les entretiens en Private Equity sur la plateforme. Exemple concret d’un Leveraged Buy Out : Trescal Le deal : En 2022, EQT Infrastructure (acquéreur) a réalisé un Leveraged Buy Out sur Trescal (cible) auprès de Omers Private Equity (cédant). L'opération a été réalisée sur la base d’une valorisation de 1,4Mds€ (dette comprise). Omers Private Equity réinvestit à hauteur de 25% et reste actionnaire minoritaire au capital de la société. C’est le 5ème LBO sur Trescal, mais EQT est le premier fonds infra à en prendre le contrôle. Pour cela, il utilise son 5ème véhicule closé en 2021 à 15,6Mds€ d’engagements (levée de fonds déjà réalisée auprès des investisseurs). Le financement : En 2022, les banques centrales ont durci leur politique monétaire. Dans ce contexte, le LBO a été financé par une dette unitranche fournie par un pool de prêteurs. Parmi les prêteurs, on peut citer Apollo, CVC, Goldman Sachs, KKR et Park Square-SMBC. Le levier financier de l’opération (Dette financière nette/EBITDA) s’élève à 5,25x, ce qui est assez élevé. Pourquoi ce deal ? Omers Private Equity réalise un exit auprès d’un autre fonds de Private Equity. De plus, il fait une belle plus-value après avoir racheté Trescal à Ardian en 2018 pour 670m€. EQT Infrastructures investit dans une société dont l’Equity Story est très compatible avec son positionnement (forte croissance à l’international, transformation digitale, secteur infra, résilience en cas de crise). Il compte mettre en œuvre la prochaine étape du développement de la cible pour la revendre dans quelques années à un prix encore plus élevé ! Celui-ci passera par de la croissance externe. Trescal avait déjà réalisé 5 acquisitions début 2023, toutes financées par un prêt de son nouvel actionnaire. Vous souhaitez faire un stage en Private Equity ? Les fonds d’investissement continuent à recruter des stagiaires et des juniors. Cependant, les offres sont moins nombreuses. Et il faut être très bien préparé pour en décrocher une. Pour vous aider, Training You a été fondé par deux anciens banquiers de Lazard qui connaissent les process de recrutement, les questions de fit et techniques régulièrement posées et comment y répondre. La plateforme Training You contient +60 heures de formation pour tout réviser et être au point le jour J : cours, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et le fonds de Private Equity, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Quentin Demaret

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Qu’est-ce que le Private Equity ?

Le Private Equity est un domaine qui attire de nombreux étudiants. Aujourd’hui, il fait partie des métiers les plus « populaires » dans l’écosystème de la Corporate Finance, avec évidemment le M&A ou encore les métiers de la dette.  Dans cet article, nous allons d’abord définir le Private Equity, puis parcourir la diversité des fonds qui font du Private Equity et enfin expliquer ses principales différences avec le M&A. C’est quoi le Private Equity concrètement ?  L’activité de Private Equity (parfois nommée avec la simple abréviation « PE » ou « capital-investissement » en français) consiste pour un fonds d’investissement à acquérir des participations au capital (« Equity ») d’entreprises généralement non cotées (« Private »). Parfois, les fonds investissent dans des véhicules gérés par d’autres fonds (fonds de fonds). Dans le premier cas, on parle d’investissement « direct ». Dans le second cas, on parle d’investissement « indirect ». Car l’argent investi dans le véhicule sera ensuite réinvesti au capital des entreprises. A chaque fois, l’objectif principal du fonds d’investissement est de revendre ces participations en réalisant la plus-value la plus élevée possible. En pratique, le Private Equity regroupe 4 grandes étapes : 1) La levée de fonds Le fonds d’investissement récolte le plus d’argent possible auprès de divers investisseurs pour constituer un véhicule. Il sera ensuite son « bras armé » pour investir. Les investisseurs qui participent à cette récolte sont connus sous le nom de « LPs » (Limited Partners). Le fonds qui va ensuite investir cet argent est appelé « GP » (General Partner). 2) L'acquisition Le fonds d’investissement utilise l’argent levé pour investir dans des entreprises (investissements directs) ou fonds (investissements indirects). Selon sa stratégie d’investissement définie en amont, le fonds investira en tant qu’actionnaire minoritaire ou majoritaire. Seul ou avec d’autres fonds d’investissement (co-investissement). Dans certains secteurs (ex : santé, assurance, TMT). Et dans des entreprises spécifiques (startup, PME/TPE, ETI, Business Model B2C ou B2B, etc.). 3) La gestion Le fonds d’investissement gère l’entreprise qui devient membre de son portefeuille. Pendant plusieurs années, l’objectif est de faciliter la croissance de l’entreprise (augmentation des revenus par croissance organique ou externe) et de renforcer sa profitabilité (augmentation de la marge d’EBITDA). Pendant cette période, les bénéfices réalisés par la cible servent aussi à rembourser la dette souscrite par le fonds au moment de l’acquisition. 4) La cession Le fonds d’investissement cède sa participation après quelques années (généralement entre 5 et 7 ans) au sein de son portefeuille. Cette vente (si elle se passe bien) permet non seulement de rendre l’argent aux LPs mais aussi de générer des bénéfices (additionnels) pour le fonds. Le Private Equity est un secteur diversifié Il existe de très nombreux fonds d’investissement. Retrouvez d'ailleurs les plus connus dans nos fiches sur les fonds de Private Equity en France. Et leur catégorisation peut prendre différentes formes. On peut distinguer par exemple : Le secteur Il existe des fonds : Généralistes. Ils investissent dans tous les secteurs (ex : PAI Partners, Bridgepoint, Advent) Thématiques (ou sectorisés). Ils investissent principalement dans un ou quelques secteurs (ex : BlackFin Capital Partners en FIG, Tikehau Ace dans la sécurité et la défense, Antin Infrastructure Partners dans l’infrastructure) Le segment On distingue les fonds : Small et Mid Cap. Ils investissent en général dans des entreprises de petite ou moyenne taille (ex : Omnes Capital, Abenex, Capza) Large Cap. Ils investissent aussi dans des grandes entreprises (ex : Advent, Astorg, Cinven, KKR) Petite précision : Les fonds qui investissent dans les startups sont appelés des fonds de Venture Capital (ils interviennent à un stade plus précoce, avec plus de risques). Le type d'investissement Certains fonds investissent seuls. D'autres incluent une équipe de co-investissement (ex : Ardian). Ils investissent uniquement avec d’autres fonds. C’est le cas de Bpifrance. En effet, elle suit aussi un objectif d’intérêt général en facilitant la croissance du tissu économique français. Donc elle intervient toujours en « co-lead » ou aux côtés d’un « lead » Des fonds ne font que des investissements directs. Et des fonds qui intègrent aussi une équipe dédiée aux fonds de fonds (ex : Ardian, encore une fois). En savoir plus sur Ardian ? Vous pouvez retrouver dans notre blog l’article Ardian : un acteur clé du Private Equity en co-investissement  Que choisir entre le M&A et le Private Equity ? Vous êtes indécis entre débuter votre carrière dans le M&A ou en Private Equity ? Voici quelques différences entre les deux métiers : Le Private Equity : un métier différent Le banquier M&A exerce dans une banque d’affaires ou une boutique M&A. Il conseille l’acheteur (mandat « buy-side ») ou le vendeur (mandat « sell-side ») dans le cadre d’une transaction. C’est donc un tiers à l’opération, qui exerce un rôle d’intermédiaire. Le fonds de Private Equity est un investisseur. Il achète et vend des entreprises. C’est donc un acteur de la transaction, soit l’acheteur, soit le vendeur. Les fonds d’investissement mandatent d’ailleurs régulièrement une banque d’affaires pour les conseiller sur ces opérations Un travail différent en Private Equity Les compétences requises sont assez similaires, mais les missions de l’analyste M&A et du chargé d’affaires en Private Equity sont différentes. Quelques exemples : L’analyste M&A produit un pitch pour convaincre le client de lui confier un mandat. Mais le junior en Private Equity travaille sur un memo pour convaincre son comité de direction d’investir au capital d’une entreprise L’analyste M&A organise les interactions entre les différentes parties prenantes sur un deal (vendeur, acheteurs potentiels, conseils). Mais le junior en Private Equity participe aux travaux de due diligence sur la cible pour déterminer si le fonds a un intérêt à investir L’analyste M&A valorise une cible avec l’appui du Business Plan transmis par le management. Mais le junior en Private Equity challenge ce Business Plan pour déterminer le « bon prix » de l’investissement  L’analyste M&A n’intervient plus après l’acquisition. Mais le junior en Private Equity suit l’évolution des principaux agrégats (opérationnels et financiers) de l’entreprise dans la perspective de sa revente Une rémunération différente en Private Equity En M&A comme en Private Equity, la rémunération des juniors est généralement assez avantageuse. Si la part fixe de la rémunération est assez similaire, la part variable dépend d’un critère distinct. Le bonus du banquier M&A dépend généralement de sa performance et de celle de la banque (ex : le dealflow sur l’année). Celui de l’Investment Manager dépend plus étroitement de la performance du fonds  (qui dépend aussi de la sienne bien évidemment). En effet, les équipes reçoivent une partie de la plus-value réalisée lors de la revente des participations à partir d’un certain seuil. C’est le « carried interest ». Il est lié à la surperformance du fonds. Enfin, on peut aussi mentionner d’autres critères qui jouent en général en faveur du Private Equity. Parmi ceux-ci, on peut citer :  L’impact sur l’économie réel. Le fonds est un investisseur donc a un impact plus grand Le work life balance. Le fonds peut staffer le conseil M&A sur certaines tâches fastidieuses, alors que la banque n’a personne à qui déléguer ! Vous voulez travailler en Private Equity ? Les process de recrutement sont compétitifs pour les fonds d’investissement. Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Avec nos Packs, vous aurez accès aux vidéos sur les concepts techniques à maîtriser, des exercices et cas pratiques d’entraînement, des fiches sur les entreprises (dont 30 fonds de Private Equity), des podcasts exclusifs avec des professionnels. Retrouvez par exemple dès maintenant sur la plateforme notre cours pour Réussir ses entretiens en Private Equity Découvrir les cours de la plateforme


Par Samir Jacquelin

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Les 7 principaux métiers de la dette en Corporate Finance

Les métiers de la dette sont reconnus à la fois pour leur forte technicité, le haut niveau de connaissances juridiques à maîtriser et bien évidemment la diversité sectorielle. Ils ne sont pas toujours bien compris. Mais ils offrent de nombreux avantages. Premièrement, ils sont généralement plus accessibles que d’autres métiers en Corporate Finance pour des étudiants encore peu expérimentés. Deuxièmement, ils garantissent un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Troisièmement, ils exposent le junior à une large palette de missions. Dans cet article, nous allons passer en revue les principaux métiers de la dette en détaillant leur rôle, les principaux avantages et en donnant pour chacun un exemple de mission. 1) L’Analyse Crédit Description L'Analyse Crédit consiste à étudier les demandes de financement bancaire des petites et moyennes entreprises (TPE/PME). Le rôle de l’Analyste Crédit est double. Premièrement, il réalise une analyse financière de la société, en évaluant en particulier sa capacité à rembourser un potentiel emprunt dans le futur. Deuxièmement, il monte un dossier de crédit pour la société, une fois le financement validé par la banque (ex : montant emprunté et coût de l’emprunt). Par conséquent, l’Analyse Credit se situe au croisement entre la banque de détail et les métiers en Corporate Finance (qui sont généralement intégrés à la division « Banque de financement et d’investissement » de la banque) : Banque de détail. D'abord, l’Analyste Credit travaille avec des petites entreprises sur des emprunts de petite taille (en général entre 250 000€ et 500 000€. rarement au-dessus du million d’euros) Corporate Finance. Ensuite, l’Analyste Credit est en relation directe et quotidienne avec des entreprises sur des sujets en lien avec le financement Principaux avantages Expérience pratique dans le monde bancaire, avec la possibilité de se familiariser avec le vocabulaire et les mécanismes de l’analyse financière et de l’investissement Porte d’entrée vers d’autres métiers en Corporate Finance, comme le M&A, le Leveraged Finance ou encore le DCM Sélectivité moins grande au « screening » : on peut passer sans expérience préalable en finance, ce qui est parfaitement adapté aux étudiants en fin de Pré-Master ou qui cherchent un stage de première partie de césure Exemple de mission Calcul et analyse de ratios financiers. Exemple : Net Debt/EBITDA (« Leverage »), Net Debt/Equity (« Gearing »)  2) Leveraged Finance Description Le Leveraged Finance consiste à financer des opérations de LBO orchestrées par des fonds de Private Equity. Dans un LBO, la dette est fournie par des banques ou des fonds de dette (unitranche, mezzaneurs). Les équipes de Leveraged Finance travaillent au sein d’une banque. Leur rôle est double. D’abord, elles étudient la documentation sur l’entreprise pour comprendre son maché, ses activités et surtout sa santé financière (en gros, si elle sera en mesure de rembourser la dette). Ensuite, elles souscrivent à tout ou partie du montant total de la dette. Une fois le crédit accordé, les équipes Leveraged Finance peuvent garder la dette sur le bilan de la banque ou en « syndiquer » une partie, ce qui revient à revendre sur le marché une partie de son exposition. Principaux avantages Opportunité de travailler sur des dossiers complexes et plus gros en taille (par rapport à l’Analyse Credit), avec des structures de financement hautement endettées Lien étroit avec les fonds de Private Equity qui sont les clients du Leveraged Finance Excellente voie vers d'autres métiers en Corporate Finance, en particulier le M&A ou le Private Equity (relation directe avec les fonds) Exemple de mission Rédaction du mémo d’investissement en amont de la présentation au comité des risques de la banque 3) Acquisition Finance Description Contrairement au Leveraged Finance, l'Acquisition Finance consiste à financer des acquisitions d'entreprises par des Corporates (par le biais de crédits bancaires). Les entreprises clientes sont généralement des grands groupes (ex : membres du CAC 40) qui peuvent emprunter des gros montants sans trop de risques financiers pour la banque. Les principaux produits proposés par le banquier en Acquisition Finance sont le Bridge Loan (crédit relais qui reste sur une courte période dans le bilan de l’entreprise) ou le Revolving Credit Facilities (ligne de liquidité pour faire face à des besoins ponctuels de trésorerie), voire le Term Loan (prêt bancaire traditionnel). Principaux avantages Opportunité de travailler sur des opérations de grande envergure, souvent plusieurs centaines de millions d’euros, voire plus d’un milliard d’euros Lien étroit avec des grands groupes (ex : LVMH, Vivendi, Total, etc.) Développement d’une expertise dans les différents types de dettes bancaires Excellente voie vers d'autres métiers en Corporate Finance ou au sein de la direction financière d’un client (relation directe avec les grands comptes de la banque) Exemple de mission Modélisation des flux de trésorerie futurs de l’entreprise pour déterminer si elle pourra rembourser la dette 4) Project Finance Description Le Project Finance (ou financement de projets) consiste à financer des projets d'infrastructure de grande envergure, qui fournissent en général un service essentiel pour la population. C’est par exemple la construction d'une autoroute ou d’un aéroport. Au lieu d’analyser une cible dans le cadre d’une transaction M&A, le banquier en Project Finance propose des structures de financement adaptées à ces projets, tout en tenant compte d'importantes contraintes environnementales et juridiques. En Project Finance, on distingue principalement deux types d'actifs : les actifs Brownfield (extension des capacités de production d'une infrastructure existante, avec un horizon d'investissement de 5 à 7 ans) et les actifs Greenfield (création d’une nouvelle infrastructure, avec un horizon d'investissement d’au moins 10 à 15 ans). Principaux avantages Contribution à une mission d'intérêt général (le financement de projets d'infrastructure apporte une certaine gratification) Découverte du secteur Infra très dynamique et de ses différents segments (énergie, transports, etc.) Débouchés très variés. Une expérience en Project Finance ouvre un éventail de perspectives professionnelles. En particulier dans les fonds de Private Equity, dans des grands groupes industriels ou même des cabinets de Conseil en stratégie (qui veulent attirer des expertises sectorielles) Exemple de mission Conception des documents juridiques en collaboration avec des cabinets d’avocats (contraintes réglementaires fortes sur ce type de projets) 5) Leveraged Loans Description Le Leveraged Loans consiste à racheter de parts de la dette levée par les fonds de Private Equity auprès des banques lors d'opérations de LBO. En effet, face aux réglementations toujours plus strictes qui contraignent les banques à ne pas détenir des actifs trop risqués à leur bilan, certaines souhaitent en vendre tout ou partie sur le marché. Le professionnels du Leveraged Loans évalue la rentabilité et le risque associé à cette dette. Puis il détermine si son acquisition est pertinente pour le fonds. Ces opérations interviennent principalement sur le marché secondaire de la dette. Principaux avantages Expérience stratégique et très technique. Le Leveraged Loans ressemble à une certaine forme de trading, nécessitant une évaluation de la valeur de la dette Participation au développement d’un métier encore peu pratiqué en France Opportunités de carrière variées. Le Leveraged Loans ouvre des voies diverses. A la fois en Corporate Finance mais aussi en trading ou Risk Management Exemple de mission Valorisation de la dette sur le marché secondaire 6) Private Debt Description Le Private Debt consiste à financer des entreprises dans le cadre d’une acquisition classique ou des fonds de Private Equity dans le cadre d’un LBO. Contrairement au Leveraged Finance ou à l’Acquisition Finance, le Private Debt s’exerce au sein d’un fonds d’investissement dédié à la dette. Le professionnel en Private Debt réalise d’abord une due diligence financière sur l’entreprise (pour déterminer sa capacité à rembourser la dette) et structure ensuite un financement (généralement avec de la dette senior). Contrairement au Leveraged Loans, le Private Debt implique des financements plus stables et avec un horizon de plus long terme. En effet, les fonds de Private Debt financent généralement des entreprises de taille moyenne. De plus, ils gardent les positions sur plusieurs années. Principaux avantages Proximité étroite avec les équipes de M&A ou les fonds de Private Equity qui initient les opérations Marché très dynamique qui a connu une croissance significative ces dernières années en raison de l'abondance de liquidités sur les marchés (moins vrai aujourd’hui, le marché est presque à l’arrêt depuis la hausse significative des taux d’intérêt) Excellente porte d’entrée vers d'autres métiers en Corporate Finance (M&A. Private Equity, etc.) Exemple de mission Suivi du portefeuille d’investissement (s’informer sur la santé financière des entreprises afin d’éventuellement renégocier les termes du contrat) 7) DCM (Debt Capital Market) Description Le Debt Capital Market (DCM) consiste à conseiller des entreprises dans l’émission de titres de dette sur les marchés financiers. Le rôle du banquier DCM est d’accompagner les entreprises qui cherchent du financement en dette (dimension Corporate Finance) : montant de l’émission, structuration de l’opération, pricing des titres, etc. Ensuite, les équipes Sales & Trading de la banque vont vendre les titres aux investisseurs financiers (dimension Financial Markets). Les principaux produits proposés par les équipes DCM sont les bond (obligations classiques qui paient un coupon périodique à son détenteur) ou des obligations subordonnées (le remboursement intervient après celui de la dette senior). Principaux avantages Proximité avec les marchés financiers. Le banquier DCM doit constamment prendre en compte les contraintes des marchés financiers Technicité forte du métier Progression de carrière. Le DCM ouvre de nombreuses portes. Vers d’autres métiers de la dette (ex : fonds de dette). En Corporate (ex : départements trésorerie des grandes entreprises). Ou en Finance de marché (ex : Sales) Exemple de mission Fixation du prix des obligations à émettre sur le marché financiers Pour conclure, les métiers de la dette offrent de nombreuses opportunités. Ils consistent souvent à financer des entreprises (Analyse Credit, Acquisition Finance), des fonds de Private Equity (Leveraged Finance) ou des grands projets (Project Finance). Mais ils sont aussi parfois un métier de conseil (DCM, pour la partie Corporate Finance). A chaque fois, ces métiers offrent au junior : Une grande technicité (différents types de dettes, en lien avec les marchés financiers ou non) Une forte exposition à des clients très variés (Corporate ou fonds, secteurs variés) Enfin, les métiers de la dette permettent en général un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle. Vous voulez travailler dans l'un des métiers de la dette ? Les métiers de la dette sont passionnants. Mais ils sont exigeants. Comme vous l’avez sans doute remarqué, décrocher un stage ou CDI dans les métiers de la dette est tout à fait possible avec une formation adaptée. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en M&A, Private Equity et autres métiers en Corporate Finance. La plateforme contient plus de 60 heures de formation pour tout réviser et être au prêt le jour J : des cours pour préparer le fit et réviser la technique financière (y compris un cours complet sur le DCM et le Leveraged Finance), des exercices et cas pratiques pour pratiquer à votre rythme, des fiches sur les banques et fonds d’investissement pour vous acculturer au secteur et des podcasts avec des professionnels du secteur pour obtenir des retours d’expériences. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Samir Jacquelin

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Définition M&A

Le M&A est l’un des métiers les plus prestigieux en Corporate Finance. Et de nombreux étudiants souhaitent débuter leur carrière en tant que banquier d'affaires. Dans cet article, nous allons définir ce qu’est le M&A, décrire le rôle et les missions du banquier d’affaires, expliquer l’attractivité actuelle du M&A chez les jeunes et enfin donner des conseils sur comment candidater en M&A. Le M&A est un métier de conseil sur des transactions financières  Les M&A ou « Mergers and Acquisitions » (en français les Fusions et Acquisitions) désignent l’ensemble des transactions qui modifient le capital d’une entreprise. On parle généralement d’opérations de « haut de bilan » pour les qualifier. Les motivations pour réaliser ces opérations M&A sont diverses : accéder à de nouveaux marchés, diversifier ses activités, acquérir des compétences, réaliser des économies d'échelle, renforcer sa position concurrentielle, etc. On distingue généralement 3 types d’opérations : Les fusions (deux sociétés fusionnent pour donner naissance à une nouvelle entité). Dans ce cas, les actionnaires des deux sociétés reçoivent chacun des actions de la nouvelle entité. Et les actifs et passifs des sociétés fusionnées sont combinées pour créer une seule entité Les acquisitions et cessions (un acquéreur rachète une partie ou l’intégralité du capital d’une société auprès d’un vendeur). Si l’acquéreur est un fonds d’investissement, l’opération est souvent qualifiée de « LBO » ou « Leveraged Buy-Out) Les levée de fonds ou augmentations de capital (des nouveaux investisseurs entrent au capital de la société) Le M&A est un métier réalisé par une banque d’affaires  Pour ces opérations, les différentes parties prenantes (acquéreurs, vendeurs, investisseurs, etc.) mandatent souvent une société pour les conseiller. Ce conseil est réalisé par des banques d’affaires (ex : BNP Paribas, Lazard, Rothschild & Co, etc.). Leur travail consiste à accompagner le client à chaque étape de l’opération. Si la banque d’affaires conseille l’acquéreur ou des investisseurs qui souhaitent prendre une participation au capital de l’entreprise, on dit qu’elle exerce un mandat « buy-side » Si la banque d’affaires conseille le vendeur, on dit qu’elle exerce un mandat « sell-side » Ces deux rôles sont évidemment très différents. Mais l’objectif reste le même : conseiller le client de manière à ce que l’opération réponde à ses besoins et maximise sa valeur. Si vous souhaitez travailler en M&A, vous devez rejoindre l’une de ces banques d’affaires. Il existe deux grands types de banques d’affaires. Les banques d’affaires au sein des banques universelles C'est la partie « Banque de Financement et d’Investissement » des grandes banques, présentes sur toute la chaîne de valeur de la banque. C’est le cas par exemple au sein des « bulge brackets » à Paris (ex : Goldman Sachs, J.P. Morgan, Morgan Stanley, etc.) et des grandes banques françaises (ex : BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, BPCE). Ces banques ont des équipes dédiées au conseil sur les opérations M&A. Les boutiques M&A Les boutiques sont des spécialistes (ou « pure players ») du conseil financier. Ces acteurs ne font que du conseil financier. Elles ne proposent pas d’autres prestations (financement, ouverture d’un compte, couvertures contre les risques). Les boutiques d’élite conseillent des clients sur des opérations de toute taille (ex : Lazard, Rothschild & Co, Messier & Associés, etc.) tandis que les boutiques Small/Mid Cap interviennent davantage auprès des petites et moyennes entreprises (ex : Financière de Courcelles, Oddo BHF, Natixis Partners, DC Advisory, etc.). Ces dernières ont parfois développé une forte expertise sur un secteur particulier (ex : la tech pour Cambon Partners, Clipperton ou encore GP Bullhound, l’éducation pour Eurvad ou le luxe pour Michel Dyens) ou un type d’opérations (ex : les opérations cross-border pour Pramex International).  Le M&A est un métier avec des missions diverses Les missions d’une banque d’affaires dans le cadre d’une opération M&A sont diverses. Exemples de missions d’un conseil « sell-side » (conseil du vendeur) : Valorisation de la société cible Recherche des acquéreurs potentiels (le plus souvent des entreprises qui évoluent dans le même secteur ou des fonds de Private Equity qui investissent dans le secteur) Réalisation de la documentation marketing pour présenter la société cible aux acquéreurs potentiels (ex : teaser, information memorandum, management presentations) Organisation des interactions entre la cible et les différents acquéreurs potentiels Exemples de missions d’un conseil « buy-side » (conseil de l’acheteur) : Analyse de la documentation marketing reçue de la part du vendeur Valorisation de la cible Conduite de la due diligence sur la société cible (opérationnelle, financière, juridique, etc.) Recherche du financement pour réaliser l’acquisition de la société cible Organisation des interactions entre l’acheteur potentiel (qui est ici le client) et la cible Pourquoi travailler en tant que banquier d'affaires ? Les raisons de débuter sa carrière en M&A sont multiples. Un métier formateur D’abord, le M&A est un métier très formateur, avec une exposition rapide dès la prise de poste et une courbe d’apprentissage raide, que ce soit sur le développement des soft skills (telles que la rigueur ou la résistance à la pression) et les hard skills (telles que la capacité de synthèse d’informations ou la modélisation financière sur Excel, etc.). Un métier qui offre de la diversité Ensuite, le M&A est un métier qui offre de la diversité à tous les niveaux. Le banquier d’affaires travaille en « mode projet » pendant quelques mois sur une ou plusieurs opérations. Puis il sera confronté à d’autres dossiers. Ainsi, le M&A expose le banquier à une diversité de clients (taille de l’entreprise, secteur dans lequel elle évolue, cotée ou non cotée), de problématiques (vente d’une filiale à l’étranger, acquisition d’un petit acteur pour consolider un marché, levée de fonds pour accélérer la croissance, etc.) et de contreparties (fonds d’investissement, entreprises, etc.). Un métier dynamique qui permet une évolution rapide Enfin, le M&A est un métier dynamique qui permet une évolution rapide. Premièrement, cette évolution rapide concerne le rôle du banquier d'affaires au sein de la banque et les missions qui lui sont attribuées. En effet, au fur et à mesure de l’avancée de sa carrière, le métier de banquier M&A évolue. Et le périmètre des responsabilités s’élargit. Au départ, il est surtout axé sur l’exécution des transactions, avec par exemple la production de la documentation marketing ou le suivi des interactions entre chaque partie prenante sur le deal. Mais après quelques années, le banquier M&A devra davantage gérer la relation avec les clients et originer des deals pour la banque Deuxièmement, cette évolution rapide concerne le niveau de rémunération. Si la rémunération du banquier d’affaires junior ou « analyste M&A » oscille généralement entre 60k€ et 120k€, elle augmente considérablement après chaque année passée au sein de la banque. Surtout avec la hausse du bonus qui représente régulièrement une large part de la rémunération globale du banquier plus senior Troisièmement, cette évolution rapide concerne les transitions professionnelles. Une expérience de quelques années réussie en M&A ouvre de nombreuses portes : fonds de Private Equity, cabinets de Conseil en stratégie, postes à responsabilités au sein de startups, etc. Le M&A est un métier sélectif avec un process de recrutement concurrentiel Cela vous attire d'être un analyste en M&A ? Attention, le process de recrutement est aussi très sélectif. Vous devrez franchir trois grandes étapes : Etape 1 : Les screenings des banques Moins de 5% des candidatures reçues par une banque d’affaires sont retenues pour débuter le process de recrutement. Pour maximiser vos chances, vous devez soigner rigoureusement votre CV, rédiger une lettre de motivation percutante et personnalisée à chaque banque et ne pas hésiter à utiliser le networking ! Etape 2 : Les tests De plus en plus de banques d’affaires proposent des tests en ligne ou sur place pour écrémer les candidats. Certains tests en ligne évaluent la capacité de raisonnement du candidat dans différents domaines (analyse de chiffres, interprétation d’informations écrites, etc.). D’autres tests mettent le candidat en situation réelle : rechercher des informations sur une société, synthétiser ces informations de manière claire, structurée et jolie sur PowerPoint (l’outil utilisé en poste en M&A) ou encore construire un petit modèle financier sur Excel (ex : un DCF pour valoriser une entreprise). Etape 3 : Les entretiens Si le candidat réussit les tests, il passera un ou plusieurs tours d’entretiens. A chaque tour, il rencontrera un ou plusieurs banquiers qui évalueront à la fois son fit (motivation pour le M&A et la banque en question, personnalité, cohérence du parcours avec son projet, adéquation entre le candidat et la banque, etc.) et sa technique (compréhension des concepts financiers de base en Corporate Finance, sur des thématiques telles que la comptabilité, les méthodes de valorisation ou les LBO) Vous voulez travailler en M&A ? Training You est la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en M&A avec des +60 heures de formation : cours en ligne sur le fit et toutes les thématiques en technique (comptabilité, Bridge EqV-EV, Valorisation, Merger, LBO, Process M&A), questions d’entretiens corrigées, tests en ligne sur la technique, fiches sur les entreprises du secteur (dont les principales banques d’affaires de la place parisienne), podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Ziad Sebti

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Les grades en Conseil en stratégie

Les cabinets de Conseil en stratégie sont organisés sous forme pyramidale avec de nombreuses ressources « juniors » à la base et un nombre réduit de consultants seniors en haut. En général, on distingue 5 principaux grades en Conseil en stratégie. Leur appellation peut varier d’un cabinet à l’autre. Ces grades sont :   Consultant junior Consultant Consultant senior Manager ou Principal Partner Les consultants restent en moyenne 2 ans à chaque grade (avant celui de Partner). Néanmoins, il est possible d’accélérer son avancement avec le « fast track » quand le consultant est valorisé selon ses performances, au-delà de son âge et de son expérience. Souvent, les cabinets emploient leur propre terminologie pour qualifier les différents grades afin d’affirmer leur identité et culture propre. Par exemple, le junior débute au BCG au grade de « Associate ». Chez McKinsey, il est appelé « Business Analyst ». Chez Bain, il sera « Associate Consultant ». Dans cet article, nous allons introduire les enjeux (rôle et missions), les compétences requises et les « packages »* moyens propres pour chaque grade. * Les cabinets considérés pour cette étude sont : McKinsey, BCG, Bain, Oliver Wyman, Roland Berger, Kearney, EY-Parthénon, Monitor Deloitte, LEK et CVA. 1) Le grade de junior en Conseil en stratégie Parmi les grades en Conseil en stratégie, le premier est le consultant junior. Rôle et missions du consultant junior Sur le fond, l’objectif du consultant junior est triple : Collecter les données et informations pertinentes auprès du client ou accessibles dans le domaine public Traiter ces informations Présenter ces informations de manière claire et structurée sous la forme d’un livrable. C’est le travail de production ou « delivery ») Ces tâches sont généralement réalisées en étroite collaboration avec les consultants plus seniors, à qui le junior reporte directement pendant la mission. Sur la forme, le consultant junior bénéficie d’une forte exposition au client. Il lui demande les informations disponibles en interne et indispensables pour que le cabinet avance sur la mission. De plus, il doit se montrer particulièrement flexible et rigoureux, tout en étant force de proposition à travers ses « fresh eyes ». En bref, nous retiendrons trois dimensions dans le travail du « junior » : Un travail individuel. Collecter, ordonner et interpréter des jeux de données (Excel) visant à conduire une analyse qui sera ensuite restituée dans un livrable (PowerPoint) Un travail collaboratif. Assurer la veille concurrentielle et la conduite d’entretiens avec le client Un travail hybride. Participer aux « brainstorming sessions » et workshops Chez McKinsey, ces ateliers de réflexion sont connus sous le nom de « problem solving sessions ». Aussi, la « Firme » consacre une forte autonomie à ses consultants dès le premier grade à travers la valeur forte d’ « ownership ». Enfin, l’« obligation to dissent » invite le consultant junior à faire parler toute sa créativité. Compétences du consultant junior [caption id="attachment_3716" align="alignnone" width="568"] Compétences des juniors en Conseil en stratégie[/caption] Salaires du consultant junior Moyenne 2021-2022 « Full package » : 61 093€ Maximum 2021-2022 « Full package » : 72 000€ Minimum 2021-2022 « Full package » : 45 000€ Le grade de consultant junior est accessible dès la sortie de l’école pour les jeunes diplômés. Excepté les stages, aucune expérience en CDI n’est requise pour postuler à ce grade. La durée moyenne du rôle est de 18 mois. 2) Le grade de consultant en Conseil en stratégie Parmi les grades en Conseil en stratégie, le second est le consultant. Rôle et missions du consultant Sur le fond, le consultant est responsable de l’analyse des données et d’une partie de la production des livrables au client. Il encadre le consultant junior dans ses tâches. Sur la forme, le consultant consolide progressivement son business sense et ses capacités analytiques. Il a acquis une certaine autonomie et montre une fiabilité croissante. En bref, son rôle au sein du cabinet est plus large, à la fois en mission et hors mission : En mission. A la faveur d’une dizaine d’ « assignments », le consultant est maintenant apte à anticiper les besoins de sa hiérarchie et mobiliser les ressources appropriées pour y répondre en autonomie dans n’importe quel projet. C’est une vraie différence avec le grade de junior Hors mission. Cet engagement se matérialise aussi par la prise d’initiatives dans la vie du cabinet (événements, présentations en école, organisation de week-ends ou séminaires) Avec le consultant senior, le consultant représente la clé de voute de chaque mission dans la mesure où il effectue la majorité du travail « tangible » et dirige une partie croissante du rendu final. De plus, le voilà bientôt disposé à vendre sa « plus-value » sur le marché du travail, sans encombre et à dessein ! Compétences du consultant [caption id="attachment_3717" align="alignnone" width="554"] Compétences des consultants en Conseil en stratégie[/caption]   Salaires du consultant Moyenne 2021-2022 « Full package » : 77 780€ Maximum 2021-2022 « Full package » : 94 000€ Minimum 2021-2022 « Full package » : 70 800€ Le grade de consultant est accessible après 1 à 2 ans d’expérience. La durée moyenne du rôle est de 12 à 24 mois. 3) Le grade de consultant senior en Conseil en stratégie Parmi les grades en Conseil en stratégie, le troisième est le consultant senior. Rôle et missions du consultant senior Sur le fond, le consultant senior est responsable de la production des livrables au client. En mission, il est l’interface entre le cabinet et le « middle-management » du client. C’est souvent à lui que revient l’animation des réunions et workshops pendant la mission. En plus de la supervision de certains pans de la mission, il est supposé atteindre un très haut niveau de connaissance sur un « stream » du projet. Enfin, il est en charge du mentorat des juniors. Dans certains cabinets, il commence à faire passer des entretiens intervenant au 1er tour des process de recrutement. Sur la forme, le consultant senior dispose d’une panoplie de compétences lui permettant désormais d’avoir un poids décisif dans n’importe quelle organisation. Comme à chaque nouveau grade, le consultant senior prépare déjà les compétences clés du rôle suivant, ici le management et l’impact. En bref, nous retiendrons trois nouveautés associées au grade « senior » : Management : encadrement des stagiaires et consultants, participation active et régulière au recrutement selon les cabinets Leadership : interface clé et désintermédiée avec le Partner ou avec le client final sur certaines missions Impact : couverture d’un pan critique de la mission en autonomie Compétences du consultant senior [caption id="attachment_3718" align="alignnone" width="530"] Compétences des consultants seniors en Conseil en stratégie[/caption]   Salaires du consultant senior Moyenne 2021-2022 « Full package » : 100 563€ Maximum 2021-2022 « Full package » : 130 000€ Minimum 2021-2022 « Full package » : 80 000€ Le grade de consultant senior est accessible après au moins 2 à 3 ans d’expérience. La durée moyenne du rôle se situe encore une fois entre 12 et 24 mois. Synonyme de pivot de carrière pour certains, le grade « senior » préfigure au contraire une suite palpitante pour d’autres. Cette suite dans l’univers du Conseil s’orientera vers ce qui était envisagé comme la partie immergée de l’iceberg : la dimension managériale et commerciale. Au sein de McKinsey, BCG ou Bain, l’espérance de vie moyenne du métier fait de ce grade un tournant professionnel. 4) Le grade de Manager ou Principal junior en Conseil en stratégie Parmi les grades en Conseil en stratégie, le quatrième est le Manager ou Principal. Rôle et missions du Manager ou Principal Sur le fond, le manager ou Principal (terme utilisé aussi pour désigner les managers expérimentés) est le consultant en charge du projet. C’est lui qui encadre la mission et est responsable de l’ensemble du livrable au client. De plus, il peut aussi s’occuper du « repeat business » (gestion des clients fidèles aux cabinets), par exemple avec la participation à la création des propositions commerciales. Enfin, il est engagé pleinement dans le mentorat, l’évaluation et le recrutement des jeunes consultants. Sur la forme, le manager ou Principal a sur certains projet presque le même rôle que le Partner. Et parfois, il a plus de pression car ses missions représentent des tests pour devenir Partner au sein du cabinet. En bref, le rôle admet des frontières poreuses avec le grade de Partner. Il revêt plusieurs formes et dépend de plusieurs facteurs : Style du Manager : certains managers apportent une contribution « delivery » avec la fourniture de livrables, d’autres préfèrent mettre en avant leur « leadership » par une gestion de plusieurs projets simultanément Type de mission : le manager peut recouvrir (presque) tous les rôles au sein d’un cabinet, selon les besoins et ses « capabilités » Culture du cabinet : le rôle varie selon la culture du cabinet, en particulier le niveau d’autonomie accordé au manager. Par exemple, certains cabinets n’utilisent pas l’appellation de « Principal », ce qui renforce l’ambiguïté entre ces rôles mutuellement périphériques Compétences du Manager ou Principal [caption id="attachment_3719" align="alignnone" width="518"] Compétences des Managers et Principal en Conseil en stratégie[/caption]   Salaires du Manager ou Principal Moyenne 2021-2022 « Full package » : 133 884€ Maximum 2021-2022 « Full package » : 216 000€ Minimum 2021-2022 « Full package » : 100 620€ Le grade de manager ou Principal est accessible après au moins 4 à 6 ans d’expérience. La durée moyenne du rôle se situe encore une fois entre 3 et 5 ans. L’objectif du manager, indifféremment de son appellation, est de conduire conjointement différentes missions, mais aussi le cabinet dans son ensemble. Pourquoi ? Incessamment sous peu, il en assurera la gestion. Au BCG, le grade de « Principal » est incontournable et sert d’antichambre au poste de « Partner ». Au programme : propositions commerciales, événements extérieurs fréquents, gestion multi-projets, et bien d’autres encore ! 5) Le grade de Partner en Conseil en stratégie Parmi les grades en Conseil en stratégie, le dernier est le Partner. Rôle et missions du Partner Sur le fond, le Partner est responsable du développement commercial sur un secteur ou un métier. Il est de fait responsable de certains clients (il construit d’ailleurs généralement son portefeuille). Pour le recrutement, c’est lui qui finalise le process et donne son accord, en particulier pour les nouveaux consultants qui arrivent directement en CDI. Sur la forme, le rôle de Partner peut renfermer diverses acceptions, toutes valables : un Partner « spécialisé » ou « généraliste », impliqué sur chaque projet ou principalement engagé sur le plan commercial, etc. Le Partner fait la réputation du cabinet et peut un jour l’emporter avec lui en lançant son cabinet. Ainsi sont nés la majorité des leaders mondiaux... En bref, on reconnaît plusieurs fonctions propres au rôle de Partner : Commercial : responsabilité du développement commercial du cabinet Représentant officiel : initiateur, décisionnaire et représentant officiel du cabinet en mission Expert : contributeur actif aux savoirs fondamentaux du cabinet via le knowledge management ou de nouveaux pôles de compétences Développement réseau : entretien du réseau mondial du cabinet Comment devient-on Partner ? S’agit-il d’une vocation, d’une passion ?  Une chose est certaine : ce grade est rarement atteint. S’il est vrai que quiconque s’en donne les moyens peut prétendre un jour à ce rôle, rares sont ceux qui font preuve d’une résilience suffisante. Compétences du Partner  Les compétences sont à peu de chose près les mêmes que pour un manager ou Principal. C’est l’expérience qui fait la différence entre les deux. Salaires du Partner Moyenne 2021-2022 « Full package » : 350 000€ à 400 000€ Maximum 2021-2022 « Full package » : sans limite Minimum 2021-2022 « Full package » : 350 000 € Vous voulez comprendre comment sont déterminés les rémunérations en Conseil en stratégie ? Vous pouvez lire notre article sur Les salaires en Conseil en stratégie. Il vous permettra de découvrir ce qui se cache derrière le salaire d’un consultant et la stratégie de pricing des cabinets. Le grade de Partner est accessible après au moins 7 à 10 ans d’expérience. La durée moyenne du rôle est très variable. En conclusion, les grades en Conseil en stratégie structurent la carrière du consultant. Et le métier de consultant en stratégie est un défi permanent. L’un des avantages du métier est le caractère méritocratique et rapide de l’évolution dans les différents grades. A la clé, la rémunération est aussi très compétitive. Êtes-vous prêt à relever le défi ? Vous voulez travailler en Conseil en stratégie ? C’est possible, mais le recrutement est très sélectif. Pour réussir, il faut être très bien préparé. Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Conseil en stratégie, avec : 8 cours fondamentaux pour optimiser le dossier de candidature, préparer les entretiens et comprendre le métier de consultant 172 études de cas tombé en entretien et corrigés pour pratiquer à votre rythme 14 fiches sur les principaux secteurs pour améliorer votre business sense et mieux appréhender les cas 17 fiches sur les cabinets comprendre les particularités de chaque acteur et leur process de recrutement Podcasts exclusifs avec des consultants pour obtenir des retours d’expérience concrets Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Elyas Hamadache

9 min de lecture

Décryptage
Portrait-robot du candidat type chez McKinsey, BCG et Bain

McKinsey, BCG et Bain : ce sont les trois cabinets les plus prestigieux. A l'intérieur du Conseil en stratégie qui est lui-même souvent assimilé à une voie royale. Son environnement étant très codifié, certains profils semblent plus susceptibles de correspondre aux attentes élevées du secteur. Pourtant, des candidats au parcours atypique intègrent chaque année les plus prestigieux cabinets comme McKinsey, BCG ou Bain. Surtout, ces cabinets vantent les mérites d’une équipe composée de profils hétérogènes. Aujourd’hui, le Conseil en stratégie est d’ailleurs l’une des rares professions où des profils littéraires, commerciaux et ingénieurs combinent leurs forces pour affronter les problèmes business les plus complexes. Mais selon votre parcours d’origine, les difficultés n’apparaîtront pas au même moment en postulant aux « MBB ». Au-delà des différences, le poste de consultant junior renvoie en général à un parcours académique précis. La majorité des candidats a étudié au sein de l’une des écoles cibles de commerce (HEC, ESSEC, ESCP, EDHEC, emlyon), d’ingénieur (Polytechnique, Mines, Centrale Supélec, Ponts et Chaussés, Télécom Paris) ou dans d’autres établissements phares (ENA, Sciences Po, ENS, ENSAE, etc.). Pourtant, Bain occulte aujourd’hui l’école du candidat jusqu’à l’entretien RH du dernier tour... Est-ce à dire que l’école n’a plus autant de poids qu’auparavant ? Quel poids a le parcours professionnel du candidat ? Comment valoriser des expériences originales pour intégrer un cabinet ? La frontière entre les candidats typiques et atypiques est plus que jamais poreuse. Cela dit, à quoi ressemble le candidat typique ? Nous aborderons d’abord les expériences académiques et professionnelles, puis les caractéristiques intrinsèques ou « soft skills ». Les expériences académiques et professionnelles Qui est le candidat type en Conseil en stratégie ? Le parcours académique typique pour intégrer McKinsey, le BCG ou Bain Avant toute chose, un parcours académique n’est « typique » qu’aux yeux des RH d’un bureau bien précis. Aux États-Unis par exemple, un étudiant suivant un cursus au sein d’une institution « Ivy League » (Brown, Columbia, Cornell, Dartmouth, Harvard, Princeton et Wharton) sera considéré comme « classique ». Mais d’autres institutions s’ajoutent naturellement à ce premier cercle, comme le MIT ou Stanford ! Ici, nous allons passer en revue les bureaux qui considèrent les étudiants français. D’abord et sans surprise, les bureaux parisiens recrutent majoritairement des étudiants français. Souvent, ils priorisent des un parcours en classes préparatoires (CPGE) puis au sein d’une Grande Ecole de commerce ou d’ingénieur. Néanmoins, les recruteurs parisiens s’ouvrent de plus en plus à des étudiants francophones issus d’universités européennes reconnues (ex : LBS, LSE, Bocconi, etc.) Ensuite, les bureaux européens recrutent aussi les étudiants français, en particulier ceux de Londres au Royaume-Uni, Bruxelles en Belgique, Genève en Suisse ou du Luxembourg Enfin, la zone EMEA visent très régulièrement les étudiants français, par exemple les bureaux de Dubaï et Casablanca Pour résumer, plus le bureau visé par l’étudiant français est proche culturellement ou géographiquement de la France, plus le tissu éducatif du pays concerné est modestement réputé, plus les chances d’être « screené » augmentent. Le parcours professionnel typique pour intégrer McKinsey, le BCG ou Bain Les stages ou expériences professionnelles de référence sont très variables. Pour l’exercice, on va considérer les 3 expériences les plus « courantes » chez les consultants ayant intégré les plus grands cabinets de Conseil en stratégie. Une expérience en Corporate Finance En particulier, une expérience en « Investment Banking » au sein d’une boutique d’élite (Lazard, Rothschild & Co, Messier & Associés, Centerview) ou d’une « bulge brackets » (Goldman Sachs, J.P. Morgan, Morgan Stanley, Citi, BofA) constitue un puissant avantage pour intégrer un « MBB ». En particulier, le M&A, réputé comme très formateur et prestigieux, se dispute chaque année certains des meilleurs étudiants avec les célèbres maisons de la stratégie Une expérience au sein du Comité Exécutif ou dans la Direction Stratégique d’un corporate Pourquoi ? Parce que ce sont les interlocuteurs privilégies des cabinets de Conseil en stratégie sur les missions ! Cocher cette « case » aide non seulement à mieux cerner les attentes du client une fois en poste (logique opérationnelle), mais aussi à franchir plus facilement l’étape du « screening » (logique de recrutement) Une expérience internationale au sein d’une entreprise « high tech » Cela montre une curiosité et un positionnement au cœur des grands enjeux business de notre temps. Un GAFAM, une licorne ou une société tech telle que Rocket Internet présente en général des méthodes de travail qui méritent d’être acquises et exploitées à dessein une fois consultant Enfin, une astuce simple mais efficace, consiste à faire un stage au sein d’une grande marque dans les secteurs du luxe (LVMH, Chaumet, Kering, etc.), de l’automobile (Porsche, Daimler, Stellantis) ou de l’agro-alimentaire (Danone, Carrefour, Nestlé). Ici, vous bénéficierai de l’importance du branding power Vous avez du mal à passer les « screenings » ? Lisez notre article sur Comment décrocher un entretien en Conseil en stratégie ?. Il explique l’importance du dossier de candidature (CV et lettre de motivation) et vous propose une méthodologie pour améliorer votre networking. Le cabinet de Conseil en stratégie cherche toujours à s’entourer de consultants ayant au préalable travailler au sein d’un secteur prestigieux, d’une entreprise cliente ou dans une moindre mesure d’une entreprise en forte croissance « à la mode ». Attention, cela ne ferme pas la porte aux autres candidats. Ce sont simplement les expériences les plus courantes chez les consultants ! Les caractéristiques intrinsèques et « soft skills » Quelles sont les qualités du candidat type en Conseil en stratégie ? Le relationnel est important pour intégrer un cabinet comme McKinsey, BCG et Bain Un consultant ne peut se passer d’un excellent sens du relationnel. Ceci est vrai à l’écrit comme à l’oral. À l’écrit, une plume concise, claire et précise sera appréciée. L’anglais est obligatoire. Tous vos courriels et comptes-rendus se relisent rigoureusement. Enfin, aucune faute d’orthographe lors des tests écrits (et en poste) n’est tolérée (mauvaise impression assurée) À l’oral, le propos est structuré, cohérent et convaincant. D’une part, les esprits séquentiels auront des facilités à effectuer des démonstrations en étude de cas. D’autre part, un minimum de confiance en soi est essentiel au regard des enjeux auxquels vous serez confronté. Être convaincant est plus que nécessaire Enfin, la dimension humaine est tout simplement un facteur sine qua non. Un consultant communique avec naturel et franchise. Il expose sans détours ses « trouvailles » au client. Ainsi, l’intelligence émotionnelle forme une dimension à part entière du skillset recherché par les « MBB ». Au grade de Partner, la dimension commerciale devient carrément dominante. C’est vous dire l’importance de développer un relationnel d’acier ! Les autres qualités du consultant chez McKinsey, au BCG ou chez Bain Un consultant exerce une profession polyvalente. Le candidat cohérent doit donc montrer plusieurs qualités en entretien. Les facultés cognitives sont cruciales. Les capacités analytiques s'aiguisent. D’ailleurs, l’étude de cas permet facilement de les tester. Une certaine vivacité d’esprit est aussi un plus car tout va très vite, à la fois en entretien et en mission Vous souhaitez en apprendre plus sur l’étude de cas proposée en entretien ? Lisez notre article sur Qu’est-ce qu’une étude de cas ?. Et pour aller plus loin et préparer le plus efficacement possible cette épreuve, entraînez-vous avec notre bibliothèque de 172 cas réels qui sont tombés en entretien et corrigés par des consultants professionnels. 2. Le sens de l’organisation est décisif pour conduire en simultané un ensemble de tâches (classer, trier, prioriser et déléguer certaines tâches). Cela renvoie aussi à la posture du consultant qui se doit d’être empreint de ponctualité, de sérieux et d’un fort esprit collaboratif 3. Enfin, le consultant en stratégie est curieux ! Si vous avez une forte envie d’apprendre, de vous documenter quand vous vous intéresser à un sujet donné, vous devriez vous plaire une fois en poste au sein d’un cabinet de conseil En conclusion, le « profil typique » ne jure que par sa polyvalence. Sur le fond ou sur la forme, peu de lacunes sont possibles. Par conséquent, en préparant vos candidatures, essayez de vous mettre dans la peau d’un « MBB ». Quelles sont vos forces et faiblesses ? Une fois que vous avez une vision panoramique, vous pouvez focaliser vos efforts sur vos faiblesses et défendre bec et ongles vos meilleures qualités. À vous de jouer ! Pour aller plus loin, retrouvez l'épisode de "Choose Your Career" avec Iryna, ex-McKinsey:  Vous voulez faire du Conseil en stratégie chez McKinsey, au BCG ou chez Bain ? Comme nous venons de le voir, les cabinets de Conseil en stratégie recherchent des profils type. Mais au-delà de cela, les process de recrutement sont très exigeants. Et la concurrence est rude. Pour réussir, il faut être bien préparé. 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Par Tiffany Escudero

6 min de lecture

Décryptage
Les évolutions de carrière en Conseil en stratégie

Les cabinets de Conseil en stratégie semblent unanimement offrir des parcours « balisés » à leurs consultants. Un peu à l’image d’une armée où le « soldat » passe successivement les grades le conduisant vers le poste convoité de « général ». Les évolutions de carrière en Conseil en stratégie très normées. Pourtant, certains cabinets comme McKinsey proposent des parcours sur mesure à côté du chemin plus « conventionnel ». Ces parcours se caractérisent souvent par l’obtention d’un MBA, la réalisation d’un externship dans une entreprise cliente ou un transfert dans un autre bureau du cabinet. Cette richesse du métier est appréciable. Elle peut aussi rapidement se transformer en véritable « casse-tête ». Aussi, vous devez vous interroger dès maintenant sur la marge de manœuvre réelle du consultant une fois en poste. Plus précisément, concernant la promotion : êtes-vous en mesure de significativement favoriser votre passage de grade ou le cabinet n’est-il au contraire qu’une « base orthonormée » n’offrant aucune accroche ? Bonne nouvelle, vous avez le pouvoir d’infléchir le cours des choses ! Ce pouvoir dérive de vos liens avec deux types d’acteurs auxquels vous ferez face. Avec chacun, vous devez inscrire le plus de points possibles. Dans cet article, nous allons d’abord parler de votre relation avec le cabinet puis de vos interactions avec les clients du cabinet. 1) Les évolutions de carrière en Conseil en stratégie : l'importance du cabinet Par « cabinet », nous incluons l’ensemble des parties prenantes (décisionnaires ou non) au sein de l’entreprise. Parmi les agents décisionnaires, on retrouve le département des Ressources Humaines, les actionnaires ou encore les Partners influents. Parmi les agents non-décisionnaires, on a les consultants « juniors » et les autres collaborateurs n’ayant pas encore atteint le grade de « manager ». Votre réussite dépend en grande partie d’une succession de décisions prises par les acteurs décisionnaires et d’interactions avec les différents collaborateurs. Comment influencer ces paramètres favorablement pour « driver » votre réussite ? Quand vous recevez l’offre Au moment de signer votre contrat d’embauche, l’objectif principal est de « faire bonne impression ». Vos premiers échanges avec votre futur employeur laissent souvent une trace indélébile. Comment faire ? Le rapport de force D’abord, vous devez montrer votre connaissance du métier en négociant intelligemment votre salaire. Concrètement, une fois l’offre « en poche », 3 cas de figures se dessinent : Vous n’avez reçu qu’une seule offre Vous avez obtenu des offres de cabinets non-concurrents Vous avez reçu plusieurs offres au sein de cabinets similaires et concurrents directs. Dans ce 3ème cas, vous avez la possibilité de négocier votre salaire. En effet, si vous obtenez deux offres de CDI à grade équivalent dans des cabinets concurrents directs (ex : Kearney et Oliver Wyman), vous pouvez faire jouer la loi de l’offre et de la demande. La méthode est simple : il s’agit d’inviter chaleureusement le moins-offrant à s’aligner à la hausse. Dans la majorité des cas, vous aurez in fine des offres plus alléchantes qu’initialement ! L’équilibre entre sagesse et flexibilité Il est sage, une fois le CDI obtenu, de prendre des vacances. Pourquoi ? D’une part, la pratique est très courante et tolérée par la plupart des cabinets. D’autre part, après d’intenses semaines de préparation, vous gagnerez à vous ressourcer pour commencer votre carrière du bon pied ! Cependant, votre flexibilité sera aussi appréciée. En effet, il serait malvenu de ne pas tenir compte des besoins à court terme de votre futur employeur, par exemple dans un cas de sous-staffing. Si une mission vous est proposée, sauf cas extrême, il est donc préférable de l’accepter avec entrain À l’issu de l’onboarding, vous rejoignez une grande famille de professionnels brillants. Félicitations, vous allez maintenant effectuer votre première mission ! Quand vous êtes en mission Votre carrière de consultant commence par un premier pas, une « première fois ». Il s’agit bien entendu de votre première mission. La difficulté est de taille puisque vous devez réussir sur deux niveaux. Au sein de votre première équipe Comme pressenti en entretien, votre niveau de « fit » est variable selon l’interlocuteur. C’est la même chose en en mission. Vous ne pourrez pas vous entendre parfaitement avec tous les consultants. Le secret ? Il n’y en a pas vraiment… Premièrement, vous devez nécessairement observer votre environnement de travail et montrer une excellente capacité d’adaptation. Deuxièmement, vous devez identifier la personne en charge de votre évaluation finale (manager, Partner, etc.) et vous assurer que qu’il dispose de tous les éléments pour vous remettre une excellente évaluation en fin de mission. Comment ? Travaillez à fond, adaptez-vous et demandez régulièrement des « feedbacks ». Insistons sur le facteur humain qui colore souvent les performances strictement objectives et interfère donc avec la valeur perçue de votre travail Sur la durée au sein du cabinet C’est important de cerner les enjeux du métier qui sont indépendants du premier staffing. Paradoxalement, un consultant peut briller le temps d’une mission et enchaîner les déboires sur tous les projets suivants. Il ne suffit pas de réussir sa première mission. Il faut aussi en tirer des conclusions prolifiques qui sèmeront les graines de vos prochains succès. Par exemple, il faut vous demander quels sont les connaissances et acquis transposables entre les missions. Souvent, le Partner a le dernier mot lors de votre évaluation. Par conséquent, montrez-vous proactif et généreux dans votre approche au travail ! Toutefois, même un Partner admet une part de subjectivité dans son jugement, ayez-en conscience Dans votre quotidien au sein du cabinet Lorsqu’un footballer prodige montrant un excellent sens du leadership est promu capitaine, personne n’est surpris. De même, lors d’un passage de grade, ce « tampon » vient ratifier ce que vos évaluations et l’impression globale que vous dégagez laissent présager. Ici encore, voici quelques astuces pour mener votre barque avec succès. La posture Premièrement, vous devez adopter la posture du consultant au quotidien. Évidemment, soyez vous-même ! Cependant, gardez un minimum de distance avec votre travail, tant au niveau de votre tenue, votre ponctualité et bien sûr votre présentation globale. Vous devez simplement incarner ce que vous revendiquez. Un consultant appliqué et sérieux pourra facilement paraître crédible lors de son « bilan annuel » s’il demande une augmentation/promotion La vie du cabinet Deuxièmement, vous pouvez vous investir dans la vie du cabinet au « jour le jour ». Et il vous le rendra. Hors mission, pour mettre toutes les chances de votre côté, vous devez impérativement prendre part à des événements, qu’ils soient formels ou informels. Ainsi, dans la liste des arguments en votre faveur dans un comité RH, vous aurez des preuves variées et tangibles de votre impact positif sur le cabinet et de votre motivation. De plus, les séminaires, vacances et autres événements constituent d’excellents moyens d’apprendre à connaître les collaborateurs de votre cabinet « Servez-vous » ! Dans le conseil, comme dans de nombreux métiers, vous récoltez ce que vous semez. Inutile donc d’attendre que l’on vous propose une seconde mission quand vous approchez la date de rendu final de votre premier projet. Au contraire, soyez proactif et organisez des déjeuners avec d’autres collaborateurs. Ce faisant, vous aurez une vision globale des projets du « pipeline » de votre cabinet et pourrez facilement vous positionner sur un projet ! Pour conclure cette première partie, votre performance globale au sein du cabinet dépasse le simple cadre des missions. Si ces dernières composent la majeure partie des raisons orientant ou non votre promotion, vous devez assurer la cohérence de votre attitude au travail. Par conséquent, soyez méticuleux en mission mais soignez aussi vos échanges écrits et oraux avec le cabinet. 2) Les évolutions de carrière en Conseil en stratégie : le rôle du client Le client est roi. Lors d’une mission, un excellent rapport avec l’entreprise cliente peut à lui seul vous ouvrir la voix d’une carrière « fast track ». Les évolutions de carrière en Conseil en stratégie vont dépendre aussi des retours de vos clients. S'ils sont positifs, vous pourrez plus facilement sauter des grades et rejoindre les projets qui vous intéressent vraiment. En mission, l’œil du client fait foi Vous devez convaincre le Partner de votre compétence. Mais encore plus le client. En remplissant votre fiche d’évaluation finale, le consultant référent de votre mission évalue l’ensemble du travail fourni. Mais aussi et surtout la valeur que vous apportez au client. Sur le fond comme sur la forme ! En lien avec le client, le Partner peut recevoir des retours sur votre performance : entretiens téléphoniques, analyses quantitatives, études de marché, etc. Souvent, l’avis de votre manager/Partner n’est autre qu’une reproduction la plus fidèle possible du regard de votre client. De plus, soyez prêt à être surpris. Dans une mission, tout peut arriver. Un imprévu (consultant malade, manque de staffing, burn-out d’un collaborateur, etc.) peut bouleverser la répartition des rôles au sein de l’équipe. À tout moment, votre rôle peut être dopé et votre impact accru. Cette situation à double-tranchant se transformera en succès si vous parvenez à braver l’adversité pour offrir au client un travail réactif et calibré. Hors mission, l’œil du client pèse dans les décisions Au moment du passage de grade, le client joue un rôle clé. L’avis du client D’abord, le Partner peut consulter le client pour forger son avis quant à votre avenir professionnel. Et le client est souverain pour soumettre ses préférences. Par exemple, un consultant senior qui s’est distingué par l’excellence de ses interactions/analyses peut amener une entreprise cliente à réclamer sa promotion à un grade supérieur. Ceci est très courant auprès de clients « retail » qui signent chaque année un forfait de missions jalonnées sur toute l’année. De nombreux managers de la place parisienne ont ainsi été « fast-trackés » au grade suivant L’offre du client Ensuite, le client peut aller jusqu’à vouloir vous débaucher ! Cela a deux conséquences. D’une part, si vous préférez rester dans le cabinet, vous jouissez d’une force de négociation accrue. D’autre part, si vous souhaitez rejoindre votre client, vous pourrez facilement négocier votre salaire en raison de vos compétences et du coût d’opportunité à renoncer aux hauts salaires du conseil En conclusion, si le Conseil en stratégie semble présenter des évolutions graduées et linéaires, votre performance reste soumise à un double jugement. D’abord, le cabinet vous évalue hors et en mission. Ensuite, le client pèse dans la balance. Vous souhaitez débuter et avoir des évolutions de carrière en Conseil en stratégie ? C’est possible, mais difficile. Il faut d'abord entrer dans le secteur. Pour intégrer l’un des meilleurs cabinets (tels que McKinsey, BCG, Bain, Roland Berger, Kearney, etc.), une préparation optimale est requise. Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Conseil en stratégie, avec des cours en ligne dispensés par des consultants professionnels sur chaque étape du process de  recrutement (dossier de candidature, fit en entretien, étude de cas, etc.), 172 cas réels corrigés qui tombent en entretien, 14 fiches secteurs pour augmenter votre business sense, 17 fiches sur les principaux cabinets et des podcasts exclusifs avec des consultants qui vous donnent tous les conseils pour réussir. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Elyas Hamadache

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Les salaires en Conseil en stratégie

A quel niveau s'établissent les salaires en Conseil en stratégie ? En 2023, Glassdoor affichait un salaire moyen de 56 171€ pour un consultant en stratégie en France, Mais il convient de soumettre le « sacro-saint » sujet de la rémunération à l’impartialité des chiffres et aux lois du marché. Le consultant en stratégie jouit d’un privilège exorbitant : son niveau de vie est sans commune mesure avec les réalités salariales des autres professions. En véritable « cheval de Troie », la rémunération du métier ne doit néanmoins pas occulter le difficile « trade-off » en présence. En effet, en échange d’un haut salaire, le Conseil en stratégie vous plonge dans un environnement difficile : responsabilités élevées, charge de travail considérable, équilibre « vie pro/vie perso » délicat, etc. Ainsi, au-delà de présenter une simple grille salariale actualisée, cet article vous propose de découvrir ce qui se cache véritablement derrière le salaire d’un consultant en stratégie. Nous aborderons d’abord les spécificités du salaire d’un consultant en stratégie à Paris, puis la stratégie de pricing des cabinets et enfin l’importance de la « willingness to pay ». Les spécificités des salaires en Conseil en stratégie à Paris L’industrie du conseil est confrontée à des ressources humaines rares. Elles proposent donc des salaires attractifs pour inverser la tendance. Pourtant, force est de constater que ces salaires restent « mérités » et cohérents. Puisque les entretiens permettent de trier sur le volet les meilleures recrues. Surtout, le contexte macroéconomique constitue un véritable catalyseur quant aux rétributions des consultants. La rareté Les candidats qui décrochent un CDI en Conseil en stratégie partagent souvent deux points communs sur leur CV. D’une part, ils ont un profil académique complet. Avec une panoplie de compétences larges (ingénieur, commercial, chercheur, etc). D’autre part, ils accusent des expériences (en stage ou alternance) souvent prestigieuses et enrichissantes (banques d’affaires, startups, grands groupes, bénévolat dans une organisation humanitaire, etc.). Mixez tout cela. Ajoutez un excellent niveau en étude de cas et en fit. Et vous obtenez un consultant en stratégie prometteur ! La rareté des profils est donc associée à des rémunérations élevées Les entretiens Véritables « juges de paix », les entretiens permettent d’assurer l’équité du recrutement et de garantir le succès futur du cabinet. Leur mérite réside à la fois dans leur nombre (le candidat rencontre au moins 3 ou 4 consultants pendant le process de recrutement) et dans leurs standards d’excellence. A l’issu de ces entretiens, les cabinets sont en mesure de jauger les compétences et la sympathie des candidats. La réussite en entretien indique au cabinet la valeur d’une jeune recrue, d’où les salaires élevés à l’embauche Pour obtenir plus d’informations sur les entretiens : Vous pouvez lire nos articles sur Le fit pour les entretiens en Conseil en stratégie (partie fit de l’entretien) ou Comment réussir systématiquement une étude de cas ? (partie technique de l’entretien avec l’étude de cas). Le contexte macroéconomique Enfin, deux facteurs agissent comme des vecteurs de l’évolution salariale (à l’œuvre en ce moment même). Premièrement, l’inflation invite irrémédiablement les cabinets à indexer les salaires sur le coût de la vie Deuxièmement, la croissance du secteur (estimée à 11% par Syntec Conseil en 2021) profite aussi aux employés des cabinets parisiens 2) La stratégie de pricing des cabinets Derrière ces caractéristiques à ne pas sous-estimer, des stratégies de recrutement propres à l’industrie du conseil et spécifiques à chaque cabinet se dessinent. Quelques invariants demeurent toutefois. Le cabinet rétribue les consultants juniors par rapport aux gains générés. Et les consultants seniors compte tenu du marché. Mais in fine, les managers et les Partners sont rémunérés en vertu de la « willingness to pay » du cabinet, qui est prêt à tout pour maintenir son avantage concurrentiel. « Cost-based pricing » Le coût d’un consultant junior, s’il ne suffit pas à expliquer à lui seul son niveau de salaire, permet déjà de comprendre les enjeux d’un cabinet de Conseil en stratégie. Hiérarchie pyramidale. La hiérarchie d’un cabinet est pyramidale parce que chaque échelon supérieur se compose de moins d’employés que l’échelon inférieur. Ce principe est l’épicentre du business model d’un cabinet de conseil Staffing. De ce fait, sur une mission donnée, la configuration idéale est de « staffer » un maximum de juniors et un minimum de seniors. A niveau de facturation équivalent, le profit est ainsi dopé par le faible coût relatif du consultant junior Profitabilité. Vous comprenez désormais pourquoi un consultant junior coûtant 50k€ annuel est souvent amorti en une seule mission ! Or, chaque année, un junior réalise entre 3 et 6 missions…  La boucle est bouclée pour le cabinet ! En première conclusion, il apparaît que le salaire du consultant junior est décisif dans la profitabilité du cabinet. Par ailleurs, le salaire du consultant junior, en apparence élevé de l’extérieur, représente en réalité une excellente « affaire » pour le cabinet. « Competitive analysis » Les cabinets de conseil souffrent d’une concurrence âpre et grandissante. Les alternatives sont nombreuses pour les candidats et consultants Géographie La place parisienne livre chaque année une bataille contre les bureaux de Londres, Dubaï ou Zurich, qui offrent des salaires parfois supérieurs (voire bien plus élevés). Le facteur géographique s’ajoute donc à la concurrence entre les cabinets, naturellement très présente au sein d’une même ville. Note bene : ces salaires doivent être nuancés par le coût de la vie locale des villes concurrentes (même si cela ne suffit pas à refaire passer les bureaux parisiens en tête) Inter-cabinet Les « MBB » surveillent méticuleusement les rémunérations offertes par les autres cabinets, à la fois le « tier 2 » (Roland Berger, Oliver Wyman, Kearney) et les cabinets des « Big Four » (Monitor Deloitte, EY-Parthénon, Strategy& et GSG). La concurrence est forte. Et c’est tant mieux pour vous puisque les salaires sont plus que jamais perçus comme un enjeu RH central par les cabinets ! Substituts Pour le candidat homo economicus, le benchmark salarial ne s’arrête pas où les frontières du conseil finissent. En face, les métiers de la finance offrent des salaires agressifs ! Les « pure players » (Lazard, Rothschild & Co, Centerview) ou les « bulge brackets » (Citi, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Bofa ou J.P. Morgan) proposent des salaires d’entrée significativement supérieurs aux cabinets de conseil ! Nouveaux entrants Au-delà de la finance et du conseil, la French Tech et ses licornes s’ajoutent aussi au cercle fermé des entreprises pouvant s’offrir les meilleurs talents. Les levées de fonds colossales rebattent les cartes ! En effet, un manager d’un « MBB » sait que son salaire ne sera pas revu à la baisse s’il rejoint l’aventure d’une scale-up! Enfin, pour revenir au spectre des cabinets de conseil à proprement parler, Publicis Sapient (nouvel entrant unique en son genre, mené par d’anciens Partners de Roland Berger et du BCG) a aussi son mot à dire. L’enseigne offre des salaires très compétitifs, notamment au grade de consultant senior… En seconde conclusion, les cabinets de Conseil en stratégie, à l’instar de leurs clients évoluent au sein d’un environnement ultra-concurrentiel ! A ces paramètres, on peut ajouter la culture du cabinet, la charge de travail qui varie selon les cabinets et évidemment le prestige de la maison ! 3) L’importance de la « willingness to pay » pour les salaires en Conseil en stratégie La volonté de payer généreusement les consultants seniors n’est pas une lubie de la part des cabinets de conseil, mais au contraire une nécessité. Ci-dessous, quelques indications pour mieux comprendre les salaires de l’industrie proposés au sommet de la pyramide. Le rapport de force pour justifier les salaires en Conseil en stratégie Premièrement, les « consultants stars » sont difficiles à retenir lorsqu’ils atteignent des grades seniors. Par conséquent, ils sont en position de force et négocient facilement des salaires élevés. A une moindre mesure, c’est la même chose pour un candidat brillant qui a décroché des offres dans plusieurs cabinets et peut habilement « faire jouer les enchères » pour choisir in fine le cabinet de ses rêves ! Le manque de substituts pour comprendre les salaires en Conseil en stratégie Deuxièmement, plus le consultant est senior, moins il est substituable. Ainsi, le coût de remplacement d’un manager démissionnaire est très dissuasif. Une nouvelle recrue mettra en moyenne 4 à 6 ans pour acquérir le bagage de compétences nécessaire au poste de manager junior. L’ancienneté pour expliquer les salaires en Conseil en stratégie Troisièmement, la loi de l’offre et de la demande joue en faveur des consultants chevronnés. A mesure que l’ancienneté augmente, il devient de plus en plus difficile (voire impossible) de recruter des candidats externes à l’industrie. Pourquoi ? D’abord, il y a un « effet d’incompressibilité du temps ». On ne peut pas accélérer la séniorité d’un consultant de façon exponentielle. Plusieurs années sont nécessaires pour développer les compétences suffisantes, quand bien même un employé aurait passé 10 ans en « corporate » Ensuite, un employé senior a tissé des liens profonds avec son cabinet. Et un grand « capital sympathie » joue en sa faveur ! Aussi la culture joue-t-elle un rôle prépondérant. Car un employé de longue date adhère vraisemblablement à l’ADN de la maison. Et cela reste extrêmement important dans l’unité du cabinet Enfin, le départ d’un Partner expose le cabinet à une perte de clients. En effet, les Partners ont constitué leur « portefeuille » au fil des années. Et certains des clients qu’ils suivent régulièrement pourraient tout simplement suivre le consultant (s’il rejoint un autre cabinet) ou travailler avec un concurrent. On comprend mieux pourquoi un Partner est souvent millionnaire ! Il est tout simplement en position de force de négociation… En troisième conclusion, et comme pour les études de cas visant à pricer une ressource rare et responsable d’un avantage concurrentiel durable, le pricing du consultant senior s’effectue in fine par la « willingness to pay ». Les salaires en Conseil en stratégie vous motivent à travailler dans ce secteur ? C’est normal ! Mais c’est difficile d’intégrer un prestigieux cabinet. Pour réussir, il faut bien se préparer. Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Conseil en stratégie, avec : des cours pour optimiser votre candidature et bien performer pendant les entretiens, une bibliothèque de 172 cas réels corrigés qui sont tombées en entretien, 14 fiches secteurs pour améliorer votre business sense, 17 fiches cabinets pour comprendre les particularités entre les différents acteurs et des podcasts exclusifs avec des consultants pour obtenir des retours d’expérience concrets. 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Par Elyas Hamadache

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Conseil en stratégie : êtes-vous fait pour le métier ?

Le Conseil en stratégie est un métier particulier. Il y a autant de facettes au métier de consultant en stratégie que de raisons de rejoindre la profession. En effet, l’univers du Conseil en stratégie est propice au challenge intellectuel, à l’accomplissement de projets ambitieux, aux aventures humaines fortes, et encore bien d’autres expériences souvent satisfaisantes ! Seulement, les déplacements à l’étranger, les horaires souvent conséquents et plus globalement la gestion de l’équilibre entre la vie personnelle et des attentes professionnelles très élevées méritent de s’arrêter un instant pour prendre le temps de la réflexion. Êtes-vous fait pour le Conseil en stratégie ? Si l’exercice des fonctions de consultant implique naturellement des compromis (voire des sacrifices), force est de constater que la promesse est de taille : rémunération supérieure au marché, courbe d’apprentissage exponentielle, exposition au « top management » de grandes firmes, missions à fortes valeurs ajoutées, etc. Bref, une aventure unique ! Les attributs au Conseil en stratégie Avant de s’intéresser aux raisons « classiques » de rejoindre un grand nom de la stratégie, rappelons les différents attributs propres au métier de consultant en stratégie. La dimension humaine du Conseil en stratégie La première dimension du métier réside dans son aspect fondamentalement humain. En effet, entre les nombreuses présentations effectuées tout au long d’une mission (kick-off, recommandations finales, etc.), les ateliers de réflexion conduits en interne (workshop, brainstorming, etc.) ou encore les échanges avec les bureaux internationaux du cabinet, le consultant interagit en permanence avec des interlocuteurs variés. L’importance du « delivery » en Conseil en stratégie La deuxième caractéristique dérive du rôle du consultant en lui-même : il s’agit du « delivery ». C’est-à-dire la production de contenus. D’abord vis-à-vis du client. Non seulement le cabinet fournit un rendu final, mais les consultants réalisent aussi des pré-rendus lors des « weekly meetings » au fil du projet Ensuite, vis-à-vis de votre équipe. Vous êtes souvent responsable d’un pan entier du projet, d’analyse de données, de modélisation approfondies, d’entretiens divers, etc. En résumé : beaucoup de travail, mais aussi beaucoup d’interactions ! La présence de « l’inattendu » en Conseil en stratégie Enfin, le conseil est souvent le théâtre de surprises ! C’est pourquoi « l’inattendu » constitue paradoxalement un trait saillant de ce métier souvent considéré à tort comme « normatif ». Virages extrêmes en cours de mission, surcharge de travail monumentale à la suite d’un « sous-staffing » ou au contraire période d’inter-mission de deux mois due à un « sur-staffing »… Vous l’aurez compris : le consultant n’a d’autres choix que de faire de l’incertitude permanente son alliée. Tout comme Bruce Wayne (alias Batman) a fait de la nuit son infaillible confidente ! On entend souvent dire que le chemin importe davantage que la fin. Or, le conseil est synonyme d’une formation reconnue dans le monde des affaires. Reste à savoir à qui s’adresse ce chemin ! 4 raisons pour travailler en Conseil en stratégie Voici quatre raisons pour déterminer votre « fit » avec le conseil : 1) Vous souhaitez connaître un épanouissement intellectuel D’abord, l’épanouissement intellectuel constitue une raison « classique » de devenir consultant ! En effet, les consultants sont réputés pour leur curiosité, qui permet de s’instruire et d’en apprendre toujours plus sur les « coulisses » de l’économie mais surtout sur les entreprises qui la font vivre. Vous avez ainsi des chances de vous plaire en rejoignant un cabinet si : Vous avez une curiosité inépuisable C'est une qualité en Conseil en stratégie. D'abord, vous aimez approfondir les sujets que vous traitez et vous documenter pour explorer les moindres détails de votre objet d’étude. Ensuite, vous challengez le « statu quo » et ne prenez pas pour « paroles d’évangiles » les informations dont vous n’avez pas éprouvé la source. Enfin, vous vous ennuyez rapidement et ressentez le besoin d’élargir votre spectre de connaissances. Dans ce cas, le Conseil en stratégie vous fera découvrir de nombreux secteurs de l’économie et vous plongera au cœur de problèmes business inédits puisqu’ils n’ont jamais été résolus ! Pour prendre de l’avance : Training You vous offre la possibilité de mieux comprendre les enjeux relatifs aux différents secteurs de l’économie via 14 fiches thématiques ciblées, conçues spécialement au regard des attentes des cabinets ! Ainsi, vous étancherez votre curiosité, tout en vous préparant activement pour briller le jour J ! Vous avez un goût prononcé pour l’économie et l’actualité business Vous vous demandez pourquoi le Business Model de Porsche renferme sans doute l’avantage concurrentiel le plus convoité de l’industrie automobile, comment Apple parvient (sans surcoût notoire) à pratiquer des prix sensiblement au-dessus du marché du « smartphone » avec succès ou encore comment on peut expliquer que la stratégie « low-cost » de Ryanair (simple en apparence) n’ait jamais été copiée avec autant de succès ? Si ces questions vous taraudent, encore une fois, le conseil pourra réaliser votre rêve sans équivoque : vous deviendrez un acteur à part entière du vibrant univers qu’est le monde des affaires ! Vous êtes fasciné par l’histoire du Conseil en stratégie De la naissance du Conseil en stratégie (cristallisée par le lancement d’Arthur D. Little à la fin du XIXème siècle) en passant par le développement des « MBB » dans le paysage (l’hégémonie de l’imperturbable « Firme » McKinsey & Cie, l’arrivée du personnage haut en couleurs Bruce Henderson qui créé le BCG, puis la formation de la « triade » avec la croissance fulgurante de Bain & Company), le conseil s’est façonné à la faveur de ses plus fidèles apôtres. Et il s’est sans cesse réinventé par l’innovation. Par exemple, les cabinets du « Big Four » (Deloitte avec Monitor Deloitte, EY avec EY-Parthénon, PwC avec Strategy& chez et KPMG avec Global Strategy Group) ont récemment réalisé de nombreuses acquisitions pour renforcer leur practice Conseil en stratégie. Qui plus est, plusieurs boutiques de la place parisienne (Mars & Co, LEK, Simon Kucher, etc.) jouissent d’un regain de l’activité « conseil ». Par conséquent, il y a de quoi admettre, ou a minima concéder pour les plus sceptiques, que le conseil renferme une histoire fascinante. A vous d’en écrire la suite ! Pour découvrir les principaux acteurs du Conseil en stratégie : Training You vous propose des fiches dédiées. Elles sont construites spécialement pour comprendre les particularités de chaque cabinet (origines, valeurs, culture, expertises, entretiens, missions, etc.). Et elles amélioreront vos chances de réussir le process de recrutement ! Vous avez l’esprit mathématique Historiquement, le conseil a préféré solliciter l’esprit quantitatif des ingénieurs pour se développer et affronter rationnellement des problématiques parfois contre-intuitives. Néanmoins, pour les cabinets d’aujourd’hui, les candidats titulaires d’un diplôme d’école de commerce ou MBA forment un vivier de choix pour recruter des talents. Peu importe votre parcours, il vous faudra aimer les mathématiques. En effet, le métier vous invitera souvent, au cours des différentes missions, à formaliser/modéliser le problème business de votre client et de ne pas vous en remettre à de simples intuitions. Le conseil ne se prive donc jamais de chiffres ! 2) Vous avez la mentalité du « High-achiever » Au-delà de la dimension intellectuelle, la simple volonté de réussir constitue aussi une très bonne motivation à vouloir devenir consultant en stratégie. L’univers du conseil, réservé à un nombre restreint d’initiés, fait l’objet de toutes les convoitises. Ainsi, une « bonne dose » d’ambition peut vous inviter à franchir les portes du cabinet de vos rêves. Vous avez des chances de vous y plaire si : Vous aimez l’excellence Travailler en appliquant les plus hauts standards de « delivery » ne vous fait pas peur ? Vous avez une grande attention au détail ? Enfin, effectuer une mission pour le leader mondial de l’industrie pétrochimique ne vous fait pas trembler ? Alors, le conseil se devra de vous accueillir à bras ouverts : un tel profil est peu commun ! Vous êtes perfectionniste Vous embrassez complétement ces hauts niveaux d’exigence du fait de votre perfectionnisme ? Alors, votre minutie vous conférera un avantage de taille, à la fois en entretien et pendant votre carrière. Vous avez soif de réussite Vous aspirez à une carrière vous conduisant au « sommet » en termes de niveau de responsabilité ? Le Conseil en stratégie est le premier métier fournisseur au monde en termes de dirigeants, membres de comité exécutif ou encore « vice-présidents ». Pour cause, l’exposition permanente du consultant junior et la philosophie du « up or out » miment parfaitement les attentes que l’on retrouve au sein d’un C-level ! Vos prétentions salariales sont élevées Enfin, vous aspirez à de hauts salaires et l’incitation financière fait partie intégrante de vos critères pour choisir votre prochain job ? Alors, le Conseil en stratégie peut vous offrir ce que vous demandez ! En dehors des métiers liés à l’art et au sport (ou peu d’élus parviennent à défier les lois de la probabilité) seuls trois métiers peuvent être comparables au Conseil en stratégie sur le plan de la rémunération en fin de carrière : le droit des affaires, la banque d’affaires et l’entrepreneuriat. Même si certains médecins, hauts fonctionnaires ou professeurs d’université atteignent parfois des sommets, le Conseil en stratégie est l’une des rares voies permettant de devenir millionnaire en dix ans... 3) Vous avez une âme d’aventurier ! Par ailleurs, en complément d’un chemin « carriériste », le Conseil en stratégie contient dans son ADN une dimension palpitante. Un paramètre qui devrait attirer les plus aventuriers d’entre vous ! En effet, le conseil est une aventure passionnante. Mais aussi pleine de sens. Les rencontres peuvent donner lieu à des amitiés durables. Et les missions vous plongent en immersion. En particulier au niveau exécutif où vous jouirez d’une influence suffisante pour infléchir d’importantes prises de décision. En particulier, le conseil est une voie adaptée à vos attentes si : Vous avez le sens du défi C'est important en Conseil en stratégie. Vous avez besoin d’un projet qui vous dépasse pour pouvoir vous investir pleinement ? Et vous êtes prêt à produire un travail excellent en un temps record ? Plus simplement, vous avez le sens du défi ? Le Conseil en stratégie est fait pour vous ! Votre impact doit être concret Le consultant se propose d’accompagner les entreprises les plus colossales au monde sur le chemin du succès. Or, sur ce chemin se dressent des obstacles considérables. Comment le consultant vient-il en aide à son client ? En contribuant à bâtir un avantage comparatif tangible, durable et source de performance économique. Le but ultime : missions après missions, dégager un horizon de profit que le client n’aurait pas décelé sans votre aide. Par ailleurs, de plus en plus de missions pro bono ou à impact social intègrent des critères différents en guise de KPIs : taux d’alphabétisation, mortalité infantile, émissions de CO2, etc. Il y en a donc pour tous les goûts, et toutes les sensibilités ! Vous aimez les expériences humaines Entre les clients, les consultants de votre « promo », les consultants plus chevronnés, les Partners et les experts du « Knowledge Management », vous serez entouré d’esprits savants ! Mais aussi d’individus avec qui vous partagerez des moments forts. Le conseil est donc un accélérateur d’amitié, tout comme un accélérateur de carrière ! 4) Vous avez d’autres motivations Ci-après figurent d’autres motivations pour envisager une carrière dans le Conseil en stratégie ! Vous avez un « plan de carrière » Après tout, si vous souhaitez rejoindre le comité exécutif d’un grand groupe après 5-10 ans (donc, en deux fois moins de temps que si vous étiez au sein du « corporate »), le Conseil en stratégie est une voie royale ! De même, à l’issu de quelques années en filière généraliste, vous pourrez envisager une spécialisation, à haut niveau, sur des thématiques inédites : Intelligence Artificielle, décarbonation, politiques publiques, etc. Par ailleurs, si l’entrepreneuriat vous séduit, vous pourrez aussi compter sur les solides acquis du conseil : élaborer une approche structurée, mobiliser les ressources intelligemment, définir vos « core challenges », etc. Votre n’avez pas de « plan de carrière » A l’inverse, si vous n’avez pas encore clairement identifié de trajectoire professionnelle, le conseil peut vous garantir de conserver l’embarras du choix en termes d’« exit » à l’issu de votre vie de consultant. Néanmoins, gardez à l’esprit deux tendances fréquentes. D’abord une mauvaise nouvelle : après le grade de « manager consultant », peu de sociétés pourront s’aligner sur vos prétentions salariales et rivaliser avec votre cabinet. Forte heureusement, l’espérance de vie du consultant est courte (autour de 2 à 3 ans). Ensuite une bonne nouvelle : tout vous semblera plus facile d’accès parce que vous serez familiarisé à d’excellentes méthodologies de « problem-solving » et vous profiterez d’un « toolkit » complet et valorisant Il existe plusieurs raisons de faire du Conseil en stratégie. Quelle est la vôtre ? Comme nous venons de le voir, c’est valorisant d’intégrer un cabinet de Conseil en stratégie. Mais la concurrence est rude. Pour réussir, il faut être très bien préparé. Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Conseil en stratégie, avec : 20 cours fondamentaux pour optimiser vos candidatures et préparer les entretiens 172 études de cas réels corrigées qui sont tombées en entretien pour apprendre à résoudre tous les types de cas 14 fiches sur les principaux secteurs pour améliorer votre business sense et mieux appréhender les cas 17 fiches sur les cabinets les plus prestigieux comprendre les particularités de chaque acteur Podcasts exclusifs avec des consultants pour obtenir des retours d’expérience concrets Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Elyas Hamadache

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Décryptage
Recrutement : 10 différences par cabinet de Conseil en stratégie

Pour maximiser vos chances d’intégrer « le » cabinet de Conseil en stratégie de vos rêves, il est tentant d’affiner votre préparation afin de « coller » aux exigences requises par ce dernier. Cependant, votre temps de préparation est limité. Et certaines épreuves des process de recrutement sont similaires. Alors, comment faire ? Quelles sont les réelles différences entre les cabinets dans les entretiens ? Pour répondre à cette question, nous allons étudier trois éléments : La culture du cabinet Les attentes explicites formulées sur les sites internet ou en conférence Les retours d’entretiens des candidats Cela vous aidera à distinguer le vrai du faux et aboutir à la meilleure tactique pour décrocher une offre. Dans cet article, Training You a passé au crible les différents processus de recrutement des cabinets. On vous donne les 10 différences à maîtriser selon les cabinets pour espérer briller le jour J ! 1) McKinsey : Un processus de recrutement unique Le screening chez McKinsey McKinsey vous attend au tournant dès le screening. En effet, c’est le cabinet où il est le plus difficile de se faire inviter. Trois raisons l’expliquent : Le ratio « Nombre de candidatures / Nombre d’employés » est très élevé Le niveau de sélectivité est maximal Si des fenêtres de recrutement s'ouvrent toute l’année, les « promos » ou « vagues » de nouvelles recrues sont largement inférieures par rapport à d’autres grands cabinets (comme le BCG par exemple). La phase de pré-entretien chez McKinsey McKinsey fait passer aux candidats un tests en ligne sous la forme d’un jeu. C’est le fameux « PSG » ou « Problem Solving Game », un « serious game » qui vous teste en deux parties : Le « jeu de l’écosystème ». Il évalue vos capacités analytiques en situation d’information parfaite Le « jeu de la plante ». Il teste votre faculté à formuler les bonnes décisions en situation d’information imparfaite Les entretiens chez McKinsey McKinsey propose 2 tours à ses candidats. Chaque tour est composé de 2 entretiens distincts. Pour le fit d’abord, le cabinet adopte le format du « PEI » ou « Personal Experience Interview » pour tous les bureaux afin de limiter les biais entre les recruteurs. Vous devez absolument préparer vos « stories » sur les 3 grandes thématiques : Leadership Entrepreneurship Impact Pour l’étude de cas ensuite, McKinsey propose des cas « interviewer-led » (le consultant mêle l’entretien). Attention, les recruteurs se concertent après chaque tour. Et vous devez faire impérativement l’unanimité. Un candidat faisant l’objet du moindre désaccord est systématiquement refusé. Pendant les cas, trois composantes sont évaluées : votre structure, votre aisance quantitative et votre niveau de communication. Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à McKinsey et la fiche complète sur la plateforme Training You. 2) BCG : Un format standardisé pour vous évaluer Le screening au BCG Le BCG accepte beaucoup de candidats en entretien tout au long de l’année. En effet, le cabinet dispose de nombreux employés en fonction support. De plus, le bureau du BCG est le plus grand de la place parisienne. Enfin, le « filtre » commence surtout au 1er Néanmoins, le cabinet est particulièrement sélectif sur l’école dont est issue le candidat. La phase de pré-entretien au BCG Lors de ce test, vous effectuerez une étude de cas en ligne, en anglais, à l’aide d’un chatbot. Pas de difficultés particulières à signaler, si ce n’est que vous devez éviter de commettre des erreurs éliminatoires. Les entretiens au BCG Le BCG propose 3 tours aux candidats. Pour le fit, les questions sont très classiques. Petite particularité : une fiche du recruteur vous sera transmise avant l’entretien sur les candidatures au BCG. Lisez-la attentivement afin de poser les bonnes questions au recruteur ! Pour l’étude de cas, l’exercice est différente à chaque tour. Au premier tour, l’étude de cas est avec un Manager/Principal. Elle évalue votre profil sous plusieurs angles : structure, bon sens, priorisation, calculs, synthèse et créativité. Au deuxième tour, vous réaliserez un cas sous « haute pression » pendant lequel le recruteur vous « assommera » de questions. Vous devez rester maître de l’entretien et demander du temps pour rester structuré. Le même jour, vous effectuerez un test informatisé semblable à l’ancien « PST » de McKinsey. Au troisième tour, le cabinet peut aller assez vite si vous avez démontré votre valeur auparavant. A ce stade, votre taux de conversion sera très élevé ! Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée au BCG et la fiche complète sur la plateforme Training You. 3) Bain : Le parcours du combattant Le screening chez Bain Avant les entretiens classiques, vous réaliserez un test de type « GMAT » où vous devez atteindre 90% de bonnes réponses. C’est l’étape la plus discriminante du process de recrutement chez Bain. Beaucoup de candidats échouent à cette étape. Les entretiens chez Bain Bain propose 3 tours à ses candidats. Au premier tour, un prestataire externe teste le niveau d’anglais à l’écrit et à l’oral. Et juste après, vous passerez deux entretiens. Attention, la durée de l’étude de cas est très courte. Par conséquent, la priorisation est fondamentale pour ne pas passer à côté Au deuxième et troisième tour, vous aurez des cas à résoudre face des consultants plus seniors Enfin, pendant le process, vous serez confronté à un entretien RH de 45 minutes dont le but est de mieux vous connaître. Par contre, vous n’aurez pas de fit pendant les premiers tours ! Chez Bain, on ne connait pas votre école d’origine. Ce n’est qu’au moment du recrutement que le cabinet découvre votre « background » académique. L’objectif de l’enseigne : éliminer tout biais Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Bain et la fiche complète sur la plateforme Training You. Vous pouvez aussi visionner notre podcast avec Manel Oliva-Trastoy (Partner chez Bain) :  Chez Training You, nous savons qu’il peut être difficile d’aborder de concert les entretiens dans les « MBB » en englobant parfaitement toutes les spécificités des cabinets. C’est pourquoi la plateforme vous propose un catalogue inédit de cas récents, et exclusivement « 100% réels », issus des « MBB » ! 4) Oliver Wyman : Un entretien « multiculturel » Le cabinet de Conseil en stratégie est réputé très international. C'est le plus exigeant sur le niveau d’anglais. Tout au long de vos entretiens, vous « switchez » entre des études de cas en anglais et un fit en français, et vice versa ! Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Oliver Wyman et la fiche complète sur la plateforme Training You. 5) Roland Berger : Une culture spécifique Le cabinet de Conseil en stratégie qui est aussi le leader européen se distingue de plusieurs manières : Des brainteaserstrès fréquents au premier tour Un « certain franc-parler » assumé par le cabinet (mais nourrissant plus de légendes que de mauvaises expériences) Des cas « Secteur Public » réguliers. Puisqu’il s’agit d’une expertise reconnue du cabinet Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Roland Berger et la fiche complète sur la plateforme Training You. Vous pouvez aussi lire notre article sur Pourquoi faire un stage dans le cabinet de conseil Roland Berger ?. Vous pouvez enfin visionner notre podcast avec Marie Le de Narp (Partner chez Roland Berger) :  6) Kearney : L’entretien inspiré de missions réelles Chez Kearney, vous n’échapperez pas aux tests ponctuels en anglais. En revanche, à la différence de certains autres acteurs, le cabinet vous teste sur des études de cas fidèles aux spécialités de la maison. Ex : logistique, technologies, etc. Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez notre page dédiée à Kearney et la fiche complète sur la plateforme Training You. 7) Arthur D. Little et Mars & Co : Des concurrents aux processus opposés ! Alors que Mars & Co propose 3 à 5 entretiens avec des Vice-Présidents (Partners) ayant chacun 10 à 40 ans d’expériences, Arthur D. Little vous fait rencontrer au 1er tour uniquement des consultants juniors dont la séniorité n’excède pas toujours les 1 an. Plus d’informations sur Arthur D. Little ? Retrouvez notre page dédiée à Arthur D. Little et la fiche complète sur la plateforme Training You. 8) Les « Big Four » : Méfiez-vous des apparences Même si ces cabinets sont rattachés à la maison mère qui est avant tout un cabinet d’audit, il serait très malvenu d’aborder ces entretiens autrement qu’en considérant ces enseignes comme des cabinets de Conseil en stratégie à part entière. Si vous éprouvez encore des doutes à ce propos, observez simplement les fusions & acquisitions opérées par les « Big Four » pour vous en convaincre : Parthénon, Booz Allen & Hamilton ou encore Monitor sont à l’origine des acteurs reconnus de la stratégie ! Plus d’informations sur ce cabinet ? Retrouvez nos pages dédiées à EY-Parthénon, Strategy&, Monitor Deloitte et Global Strategy Group ainsi que nos fiches complètes sur la plateforme Training You. 9) Les « boutiques » : Quelques règles à ne pas oublier Pour les boutiques, le fit est vital. Une « boutique » se démarque d’abord par sa culture plus familiale qu’un géant américain. Le cabinet « à taille humaine » attend de vous que vous le connaissiez dans les moindres détails. Ce faisant, vous marquerez des points précieux aux yeux du recruteur. Concernant les cas, rien à signaler si ce n’est que vous devez impérativement traiter votre problématique « sur mesure ». 10) Les « spécialistes » : Connaissez vos gammes ! Ici, aucune surprise : vous devez être qualifié et entraîné sur la spécialité du cabinet. Nul doute que Cepton vous proposera un « cas pharma », ou que Tomco testera vos connaissances sur le numérique. Pour plus d’informations sur les particularités de ces cabinets, vous pouvez lire notre article sur Classement des meilleurs cabinets de Conseil en stratégie en France. Au-delà des différences de processus de recrutement qui existent entre les différents cabinets, nous rappelons que vous ferez face, quoi qu’il arrive, à un lot de circonstances. Ces aléas se maîtrisent de deux façons : avoir une connaissance de ces facteurs exogènes et endogènes, et les intégrer dès aujourd’hui dans votre préparation pour vous habituer le plus vite possible aux conditions réelles. Vous souhaitez postuler dans un cabinet de Conseil en stratégie ? C'est possible. Mais un cabinet de Conseil en stratégie propose un process de recrutement sélectif. Pour améliorer vos chances, préparez-vous avec Training You, la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en Conseil en stratégie avec : +35 heures de formation, 8 cours, +170 études de cas corrigés par des consultants, 14 fiches sur les principaux secteurs d’activités et des podcasts exclusifs avec des consultants. Déjà plus de 6 000 abonnés, pourquoi pas vous ? Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Elyas Hamadache

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Décryptage
Matthieu Pigasse : portrait d’un banquier d’affaires pas comme les autres

Matthieu Pigasse est l’un des banquiers les plus talentueux de sa génération et aussi l’un des plus « starisés ». L’article retrace l’itinéraire de ce banquier aux multiples facettes : de l’administration publique aux cabinets ministériels, de la politique à la finance, du conseil aux gouvernements et entreprises à l’investissement dans les médias, de la traditionnelle banque Lazard à la jeune boutique Centerview. Un début de carrière dans le secteur public pour Matthieu Pigasse… Matthieu Pigasse est né en 1968. Diplômé de Sciences Po Paris en 1990 et de l’ENA en 1994, il débute sa carrière comme administrateur civil au ministère de l’Économie et des Finances, au sein de la prestigieuse Direction du Trésor. A Bercy, il est affecté à la sous-direction en charge de la gestion de la dette et de la trésorerie. Mais le « jeune Pigasse » est à cette époque aussi séduit par la politique. D’une sensibilité de gauche, il profite de la bascule politique lors des élections législatives de 1997. En effet, il fait son entrée dans les cabinets ministériels. Sous le gouvernement socialiste de Lionel Jospin, il sera d’abord conseiller technique dans le cabinet de Dominique Strauss Kahn (en 1998) puis directeur adjoint en charge des questions industrielles et financières au sein du cabinet de Laurent Fabius (à partir de 1999) lors de leur passage au Ministère de l’Economie et des Finance. Au programme : la mise en place des grandes privatisations décidées par le gouvernement socialiste (Air France, Crédit Lyonnais, Autoroutes du Sud de la France, etc.). La carrière de Matthieu Pigasse prend ensuite un nouveau tournant en 2002. Emmenée par Lionel Jospin, la gauche est éliminée au 1er tour de l’élection présidentielle. Jacques Chirac est réélu à la Présidence de la République. Et François Hollande (alors Premier Secrétaire du Parti Socialiste) refuse à Pigasse l’investiture socialiste aux législatives. Il quitte alors les arcanes du pouvoir politique pour rejoindre le secteur privé. … avant les sirènes de la banques d’affaires 1) Les années Lazard (2002 - 2019) Sur les conseils d’Alain Minc, Bruno Roger (alors Président de Lazard en France) recrute Matthieu Pigasse pour diriger l’activité « Conseil aux gouvernements » de la banque. Entre la politique et la finance, la genèse du métier remonte à 1975 lorsque, pour la première fois, trois banques d'investissement (Lehman Brothers, Warburg et Lazard) approchèrent l'Indonésie, fragilisée par les déboires du pétrolier Pertamina. A partir de ce premier dossier, l’activité décolle. Dans les années 2000, Matthieu Pigasse travaillera auprès de nombreux gouvernements. Son fait d’arme le plus marquant : le conseil de la Grèce sur la restructuration de sa dette et l’assistance du gouvernement d'Alexis Tsipras lors des négociations avec ses créanciers internationaux entre 2009 et 2014. Fort de cette expérience et d’une influence grandissante dans le cercle très fermé des associés-gérants de Lazard, Matthieu Pigasse devient co-directeur général délégué de Lazard France en 2009, seul dirigeant de la banque en France en 2010 et responsable mondial des activités M&A en 2015. Pendant ses « années Lazard », il conseille plusieurs des plus grandes entreprises françaises. Quelques exemples : Vente du Paris Saint-Germain par Canal+ à Colony Capital (2006) Cession par Accor de sa participation dans le Club Med (2006) Fusion entre Suez et Gaz de France (2007) Fusion de la Caisse d'épargne et de la Banque populaire (2008) Création puis augmentation de capital de Natixis (2008) Rachat de ses actions par L'Oréal à Nestlé (2014) Acquisition de Darty par la FNAC (2015) Acquisition de Gemalto par Thales (2017) Vente d'AB Groupe à TF1 (2018) Rachat par Sanofi de Bioverativ (2018) 2) Le challenge Centerview (depuis 2020) L'ouverture du bureau parisien de Centerview en avril 2020 En 2019, Matthieu Pigasse décide de quitter la banque Lazard pour rejoindre la boutique américaine Centerview. En effet, Centerview ouvre son bureau parisien en avril 2020. Dans ses bagages, l’ancien patron de Lazard emporte plusieurs banquiers, dont Nicolas Constant et Pierre Pasqual. Quelques tensions avec la maison de New York peuvent expliquer ce départ. Parmi elles, le partage des responsabilités avec Peter Orszag (qui a rejoint la banque en 2016 après avoir occupé plusieurs postes dans l'administration américaine et qui a été nommé CEO du conseil financier en juin 2019…) ou encore les activités de Pigasse dans les médias qu’il gère en parallèle de ses fonctions chez Lazard. Surtout, le banquier souhaitait s’engager dans un projet de nature plus entrepreneuriale, davantage possible chez Centerview que chez Lazard. Centerview, une boutique M&A leader aux Etats-Unis Fondée en 2006 par Blair Effron et Robert Pruzan, Centerview intervient sur des opérations M&A, des restructurations et la défense contre les activistes. Aux Etats-Unis, elle s’est rapidement imposée dans le paysage des M&A face aux grandes banques traditionnelles (Goldman Sachs, Bank of America, J.P. Morgan, Morgan Stanley ou Citi). Par exemple, elle a conseillé en 2019 le joaillier américain Tiffany lors de son rachat par LVMH pour 16Mds$ ou la 21st Century Fox lors de sa cession à Walt Disney pour 71Mds$. Pour plus de détails sur Centerview, vous pouvez lire notre article sur les 5 boutiques américaines à la conquête du M&A en France. Le développement rapide de Centerview en France avec Matthieu Pigasse En France, sous l’impulsion de Matthieu Pigasse, la boutique grandit rapidement et affiche déjà un track record déjà bien rempli. Quelques exemples : Vente du bloc d’Engie dans Suez à Veolia (conseil des administrateurs d’Engie) Rachat des cliniques C2S par Elsan au fonds d’investissement Eurazeo (conseil de Elsan) Entrée de CVC dans la Ligue de Football Professionnel (conseil de la LFP) Acquisition par Ardian de GreenYellow à Casino (conseil de Ardian) Rachat de April par KKR (conseil de KKR) Parmi ses nouveaux projets pour Centerview, Matthieu Pigasse envisagerait le lancement d’une équipe dédiée au Conseil en gouvernements pour concurrencer Lazard… justement ! La presse, l’autre passion de Matthieu Pigasse Les origines familiales de Matthieu Pigasse « Je veux gagner de l'argent pour acheter des journaux », aurait lancé le jeune Matthieu à son père. Déjà, il est issu d’une famille proche du monde de la presse : son père (Jean-Daniel Pigasse) est journaliste à La Manche libre, son oncle (Jean-Paul Pigasse) a été Directeur de la rédaction de L’Express, son frère (Nicolas Pigasse) a cofondé le magazine Public et sa sœur (Virginie Pigasse) a travaillé pour le magazine Globe. Les investissements de Matthieu Pigasse dans la presse Ensuite, lors de son passage chez Lazard, Matthieu Pigasse étoffe rapidement son carnet d’adresses. Il investit de manière régulière dans le secteur des médias. Et il intègre ses actifs dans une nouvelle holding baptisée Les Nouvelles Éditions indépendantes (LNEI). En 2004, il négocie la recapitalisation de Libération par Edouard de Rothschild En 2009, il rachète le journal culturel Les Inrocks avec comme objectif de « renforcer le traitement des faits de société [pour créer] un news culturel libre, indépendant et rebelle à l’ordre établi. » En 2010, il convainc le patron de Free Xavier Niel de rejoindre le montage qu’il a imaginé avec Pierre Bergé pour reprendre le groupe Le Monde. Il a depuis revendu une partie de ses parts au milliardaire tchèque Daniel Kretinsky En 2014, il entre au capital de Le Nouvel Observateur (devenu ensuite L'Obs), toujours avec Xavier Niel et Pierre Bergé En 2015, il acquiert la station Radio Nova En 2017, il rachète le festival Rock en Seine auprès de ses trois actionnaires historiques et fondateurs (François Missonnier, Christophe Davy et Salomon Hazot). Il veut en faire la base d’un nouveau pôle d’activités événementielles qui intégrera aussi le Festival des Inrocks et les Nuits Zébrées de Radio Nova Le lancement du SPAC Mediawan en 2016 Surtout, il participe en 2016 au lancement de Mediawan, le premier SPAC français, avec Xavier Niel et Pierre-Antoine Capton pour racheter des entreprises dans le secteur des médias. Depuis, le groupe a réalisé plusieurs acquisitions (Groupe AB, le pôle TV d’EuropaCo ou Lagardère Studios) pour s’imposer comme un leader de l’audiovisuel en Europe. Pour conclure, Matthieu Pigasse est une personnalité qui détonne dans le milieu très feutré de la banque d’affaires. Banquier qui assume ses convictions politiques. Passionné de rock et adepte des jeux vidéos à ses heures perdues. Investisseur actif dans la presse. Passé du Conseil au gouvernement au M&A. De la vieille maison Lazard au challenge entrepreneurial offert par l’américaine Centerview. Et la suite reste à écrire. Comme Matthieu Pigasse, vous souhaitez faire de la banque d’affaires ? C’est possible, mais les recrutements sont très concurrentiels. Et il faut être très bien préparé pour décrocher une offre. Pour vous aider, Training You a été fondé par deux anciens banquiers de Lazard qui connaissent les process de recrutement, les questions de fit et techniques régulièrement posées et comment y répondre. La plateforme Training You contient +60 heures de formation pour tout réviser et être au point le jour J : cours, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Thomas Gioe

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Décryptage
Les débouchés du consultant après le Conseil en stratégie

Le Conseil en stratégie est connu pour être une « école après l’école ». Acquérir un bagage transdisciplinaire solide tout en développant de multiples compétences spécifiques : voilà la promesse du conseil, après seulement quelques années d’expérience. Et le consultant peut travailler dans de nombreux domaines après le Conseil en stratégie. Mais de nombreux candidats trouvent aussi dans « l’après conseil » une motivation à rejoindre un grand nom de la stratégie. Dans cet article, on vous explique en quoi le conseil est autant formateur et quels sont les débouchés après quelques années dans ce domaine. Pourquoi le Conseil en stratégie offre-t-il autant de débouchés pour le consultant ? Le Conseil en stratégie est souvent assimilé à « une voie royale ». Il offre une véritable formation d’excellence. Premièrement, il met en exergue tous les défis rencontrés lors d’un travail d’équipe de haut niveau : respect des « deadlines », répartition des rôles, qualité de la communication. Deuxièmement, il pousse les savoirs et méthodes de travail au plus haut niveau d’excellence. Par conséquent, le conseil peut servir de puissant tremplin de carrière pour tout consultant qui décide de changer d’horizon professionnel ! La dimension humaine d'un consultant en Conseil en stratégie D’abord, l’humain est une partie intégrante de la courbe d’apprentissage du consultant. Du fait du niveau de stress et de performance attendue, le conseil est sans nul doute un terrain propice au développement de fortes compétences relationnelles et managériales. Un fort niveau d’exposition En externe d’abord, les consultants en stratégie échangent avec des clients issus de comités exécutifs du CAC 40 ou de grandes entreprises multinationales. Par conséquent, vos interlocuteurs seront souvent d’une séniorité supérieure à la vôtre ! En interne ensuite, la composition des équipes témoigne de la montée en compétence du consultant. Du manager multi-tâche au Partner chevronné, vous apprenez à travailler avec tout le monde, de manière responsable et autonome ! Un carnet d’adresse international Vos missions ont un impact mondial. Dès lors, vous pouvez prétendre parfaire votre connaissance des différences culturelles, votre maîtrise de l’anglais des affaires et même votre culture business internationale. De plus, vos collaborateurs actuels peuvent devenir vos associés de demain. Soumis aux mêmes standards d’excellence, les consultants savent qu’ils pourront compter les uns sur les autres à l’avenir. D’autant plus que la difficulté des missions est propice à la formation d’amitiés durables ! L’exigence du haut niveau La culture du « up or out » (selon laquelle la politique RH des cabinets gravitent autour de deux options : promouvoir ou licencier un collaborateur) invite à particulièrement soigner ses relations et à rapidement devenir « l’as du travail d’équipe » ! En outre, les missions d’un cabinet de Conseil en stratégie impliquent souvent une prise de décision au sommet d’une organisation. C’est pourquoi, après quelques années seulement, les consultants observent généralement une excellente résistance au stress ainsi qu’une certaine maîtrise des codes business ! La courbe d’apprentissage du consultant en Conseil en stratégie Ensuite, le Conseil en stratégie offre une formation d’excellence. La courbe d’apprentissage du jeune consultant est forte et rapide. La variété des défis intellectuels Les secteurs rencontrés au fil des missions sont rarement les mêmes. Par exemple, plusieurs industries coexistent dans le conseil : pharmaceutique, énergies renouvelables, éducation ou encore métallurgie. Ces champs d’étude permettent au consultant d’aborder des problématiques passant du B2B au B2C. Du public au privé. Ou encore de l’industrie lourde au logiciel SaaS. Cette immersion est sans équivalent en termes de diversité. D’ailleurs, un même secteur peut aussi renfermer de nombreux acteurs différents et des problématiques plurielles. Par exemple : profitabilité, entrée sur un nouveau marché, pricing ou encore « carve-out ». La logique du conseil Dans la structuration des raisonnements et le séquencement des étapes du projet, le conseil enseigne un logos. C’est tout un art de la logique, à un tel point que l’on parle souvent de la logique du « conseil ». La « règle des « 80-20 », le principe d’être « MECE » et d’autres outils/concepts renforcent les analyses en donnant une certaine consistance aux réflexes et pratiques du consultant. C’est pourquoi, après quelques années de conseil, vous découvrirez qu’il est facile de reconnaître un raisonnement de consultant en stratégie. En effet, la structure et les concepts du métier sont universels. Aussi, la dimension quantitative (visant à capturer les problèmes dans des équations et enraciner les phénomènes de marché dans des chiffres) fait du conseil un parfait hybride mêlant quotidiennement deux disciplines apparemment opposées : la dissertation et la mathématique. Calculer, interpréter, analyser, démontrer : voilà des verbes d’actions qui traduisent fidèlement le quotidien du consultant Un processus d’apprentissage constant Entre les missions, le consultant bénéficie d’une formation intensive qui procède de l’investissement draconien des cabinets dans leurs ressources humaines. Perçu comme un véritable asset, le consultant est guidé par le cabinet guide vers le progrès, au fil de ce qu’il est coutume d’appeler la « learning curve ». Par exemple, pendant une mission, le consultant découvre et parfait sa maîtrise d’outils informatiques destinés à trier, traiter et « faire parler » des jeux de data, souvent remis par le client sous forme d’un support « brut » Quels sont les débouchés principaux pour le consultant après une carrière en Conseil en stratégie ? Vous l’aurez compris, le conseil est riche en enseignements, autant sur le fond que sur la forme. Du reste, il s’agit d’un univers intellectuel comportant sa propre grammaire. La maîtrise des codes du conseil peut ainsi ouvrir de nombreuses portes. Quelles sont-elles ? Pour aller plus loin, découvrez notre épisode de "Choose Your Career" avec Iryna, ex-McKinsey. Le focus sur les débouchés possibles pour un consultant de McKinsey est disponible à partir de 45:40.  Les parcours typiques du consultant après le Conseil en stratégie Parmi les parcours typiques, on peut citer : Poursuivre dans le conseil Après 5 années passées au sein d’un cabinet de Conseil en stratégie, une question de fond se pose : « Dois-je persévérer dans le consulting ? ». En toile de fond, se pose la question de votre valeur sur le marché du travail et de la capacité d’une organisation à s’offrir vos services. En effet, un manager en Conseil en stratégie perçoit un salaire avoisinant celui d’un membre de comité exécutif. Et il n’est pas chose aisée de trouver chaussure à son pied lors d’un changement de poste. Pour un Partner, la mobilité professionnelle est encore plus délicate. Les émoluments du Conseil en stratégie, associés à un certain confort (notes de frais fréquentes, prestige du métier) font du conseil un secteur attractif dont il peut être difficile de sortir (pour de bonnes raisons, bien sûr !). Toutefois, vous pouvez tout à fait poursuivre dans un cabinet de conseil spécialisé sur une problématique en pleine croissance et valoriser vos acquis (ex : expertise en transformation digitale, énergies renouvelables, etc.) ou opter pour un nouveau bureau (ex : mobilité géographique). En résumé, le conseil ne manque pas d’arguments pour vous garder précieusement dans son univers particulièrement riche et enrichissant ! « Passer du côté client » Le conseil permet en 5-10 ans de glaner des postes « C-level » en industrie. Et on ne pourrait pas espérer ces postes avant une vingtaine d’années d’ancienneté au sein d’un « corporate». Et pour cause, les méthodes du conseil ainsi que l’exposition qu’il présuppose en font un véritable accélérateur de carrière ! De plus, pour préserver des liens privilégiés avec leurs clients, les cabinets de Conseil en stratégie accompagnent volontiers leurs meilleurs éléments en quête de nouveau chemin de carrière vers des postes à haute responsabilité au sein des départements stratégiques de leurs clients Les parcours atypiques du consultant après le Conseil en stratégie Parmi les parcours atypiques, on peut citer : Les métiers connexes La banque d’affaire ou les fonds de Private Equity restent les exemples principaux de virages professionnels auxquels le consultant peut s’intéresser. Le prestige, les standards de « delivery » restent extrêmement élevés. Et le service client suppose, ici aussi, une grande flexibilité. L’ancien consultant s’appuiera sans difficultés sur les compétences acquises lors de ses missions passées en cabinet. La quête de défi, de prestige et de diversité peut également orienter le consultant vers une startup de grande taille (appelée souvent « scale-up ») à la recherche de compétences pour devenir une licorne. De même, une entreprise high tech, voire un GAFAM, attire généralement la convoitise des anciens consultants en stratégie, notamment via les salaires compétitifs proposés L’entrepreneuriat La capacité de travail, la réalisation de livrables (lors d’une levée de fonds ou de la réalisation d’un pitch book), le carnet d’adresse, les connaissances du marché ou encore le business sense sont d’excellents acquis qui offrent à l’ancien consultant une valeur inestimable en tant que futur entrepreneur. Effectivement, loin de la vision fantasmée de l’inventeur de génie issu de la Silicon Valley, l’entrepreneur moderne évolue dans un monde digitalisé où la maîtrise des outils élémentaires, des codes business et d’un excellent relationnel sont incontournables. Or, ces éléments sont centraux dans la vie de tout consultant Externship & Académique Enfin, l’Externship permet au jeune consultant de passer 2 ans au sein d’un client corporate (souvent dans le département Stratégie) afin de revenir fort de nouvelles skills dans son cabinet d’origine ! Le MBA est également une voie envisageable, ici encore souvent pour le jeune consultant ! Après une formation MBA au sein d’une institution de renom, le consultant jouira d’une immédiate augmentation de salaire et en général d’une accélération de carrière quasi-assurée Pour conclure, à la suite de quelques années en Conseil en stratégie, les acquis sont nombreux. Et ils se valorisent facilement sur le marché du travail. Le consultant en stratégie peut donc envisager différents chemins : Poursuivre dans le conseil en se spécialisant « Passer du côté client » et intégrer un grand groupe industriel S’orienter vers les métiers de la finance Rejoindre un GAFAM ou une entreprise high tech Entreprendre en offrant ses services à une startup ou en lançant sa propre entreprise Faire un Externship ou poursuivre un MBA. Ce sont des voies « clé en main » offertes par les cabinets aux jeunes consultants (souvent après 2 ou 3 ans) Vous souhaitez débuter votre carrière en Conseil en stratégie ? C’est possible, mais difficile. Pour intégrer l’un des meilleurs cabinets (tels que McKinsey, BCG, Bain, Roland Berger, Oliver Wyman, etc.), une préparation optimale est requise. Pour vous aider, la plateforme Training You contient tout ce qu’il faut maîtriser pour réussir un process de recrutement en Conseil en stratégie : des cours en ligne dispensés par des consultants professionnels sur chaque étape du process de recrutement (dossier de candidature, fit en entretien, étude de cas, etc.) des exemples d’études de cas réelles qui tombent en entretien corrigées sous forme de vidéos, des fiches sur les principaux secteurs d’activités à connaître pour aborder sereinement les cas, des webinaires et podcasts exclusifs avec des consultants qui vous donnent tous les conseils pour réussir. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Elyas Hamadache

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5 raisons de postuler dans une boutique M&A

Si vous souhaitez faire un stage en M&A, vous avez le choix ! La boutique M&A est une option. Mais il existe plusieurs types de structures accueillent des stagiaires en M&A. Quelques exemples : Les grandes banques françaises comme BNP Paribas, Société Générale ou Crédit Agricole Une banque anglo-saxonne présente sur les métiers de la banque de financement et d’investissement en France comme Goldman Sachs, Citi, Morgan Stanley ou J.P. Morgan (on les appelle aussi les « bulge brackets ») Une entreprise dans une équipe de M&A interne (c’est le « Corporate M&A ») Et vous pouvez aussi rejoindre une boutique M&A ! Dans cet article, on vous donne les 5 raisons pour lesquelles il est pertinent de faire un stage dans une boutique M&A. A fortiori si vous n’avez pas énormément d’expérience dans le domaine. 1) Des « entrepreneurs du M&A » à forte renommée dans les boutiques Les boutiques M&A sont souvent fondées par des personnalités reconnues du monde des affaires. Ils apportent leur expérience et surtout un carnet d’adresses. Ces « entrepreneurs du M&A » sont des anciens banquiers d'affaires ou anciens patrons, voire les deux. Des anciens patrons de grandes entreprises C’est le cas de Jean-Marie Messier, qui a fondé sa boutique en 2003 après son éviction de Vivendi. Dans un entretien pour le magazine Challenges réalisé en 2016, « J2M » motivait sa décision : « Je n’avais pas le choix. Je suis d’origine modeste, je n’avais pas de patrimoine, je devais élever mes cinq enfants, et l’idée de continuer à m’observer moi-même ne me réjouissait pas. ». Avec l’aide de plusieurs relations (le patron de Publicis Maurice Lévy, le patron de News Corp. Rupert Murdoch ou le pape new-yorkais des M&A Herbert Allen), il lance d’abord sa boutique à New York puis ouvre rapidement un bureau à Paris. Et depuis près de 20 ans, Messier & Associés concurrence directement les leaders Lazard et Rothschild sur la place parisienne. Des anciens banquiers d’affaires C’est le cas de Peter Weinberg et Joe Perella (respectivement anciens banquiers chez Goldman Sachs et Morgan Stanley) qui fondent Perella Weinberg Partners en 2006. Et les exemples sont pléthores. Ken Moelis (ancien de UBS) a lancé la boutique Moelis & Company en 2007. Les frères Michael et Yoel Zaoui (deux banquiers qui évoluaient chez Goldman Sachs et Morgan Stanley) ont fondé la boutique Zaoui & Co en 2013. Grégoire Heuzé (ancien de Rothschild & Co et Centerview) a lancé Altamoda en 2021. Ces personnalités ont noué des liens de confiance avec leurs anciens grands clients. Et ils savent les cultiver de manière discrète. Par conséquent, ils assurent un dealflow élevé à la boutique. Et cela permet au junior de travailler sur des exécutions et donc d’élever sa courbe d’apprentissage rapidement. 2) Une boutique M&A est un conseil indépendant au service des clients La boutique est une structure indépendante. Elle n’est pas une banque de bilan. Le seul service offert au client, c’est le conseil. Et elles mettent régulièrement en avant leur absence de conflit d'intérêts dans les opérations M&A pour attirer les clients. Mais, de quoi parle t-on au juste ? Au contraire des boutiques, les grandes banques d’affaires (les « banques universelles » ) proposent à la fois du conseil et du financement. D’ailleurs, ces activités de financement représentent souvent une part importante de l’activité. Par conséquent, elles ont un levier sur leurs clients. Comme elles les financent, elles obtiennent plus facilement un rôle de conseil sur les opérations M&A. De plus, la qualité du conseil peut être perturbé par les intérêts de la banque en tant que financeur de l’entreprise. C’est davantage vrai en buy-side (la banque pousse le prix à la hausse et accorde le financement derrière avec les fees qui y seront associés) qu’en sell-side (les intérêts sont alignés pour obtenir le prix le plus élevé possible). Cependant, il est toujours assez risqué d’avoir la même personne comme conseil et financeur… 3) Une expertise reconnue dans certains secteurs ou domaines pour la boutique M&A Plusieurs boutiques M&A ont parfois une ou plusieurs spécialisations pour concurrencer les banques d’affaires. Quelques exemples : Cambon Partners Fondé en 2003 par David Salabi, Cambon Partners s’est imposée comme une boutique M&A de référence dans le domaine de la tech pour les sociétés en croissance. La boutique a conseillé sur plus de 300 opérations depuis son lancement, en intervenant à toutes les étapes du cycle de vie de l’entreprise (venture, growth capital, LBO, M&A). Pour en apprendre plus, vous pouvez retrouver notre podcast avec David Salabi (fondateur de Cambon Partners) :  Bryan, Garnier & Co Fondée en 1996 par l’américain Shelby Bryan et le français Olivier Garnier, Bryan, Garnier & Co a développé une forte expertise en santé et TMT. GP Bullhound Fondée aux débuts de la bulle Internet en 1999 à Londres et présente à Paris depuis 2016, GP Bullhound accompagne les fonds étrangers intéressés par les startups françaises, les fonds français qui souhaitent élargir leur champ d'investissement à l’étranger et les entrepreneurs qui cèdent leur startup Financière de Courcelles Fondée en 1928, la Financière de Courcelles a conseillé sur beaucoup de transactions dans le secteur de l’éducation ces dernières années. Depuis 2020, elle a accompagné 15 deals pour un montant de plus de 1Md€, dont plusieurs opérations à l’international (ex : acquisition d’ICS par Skill&You, acquisition d’Invictus par Sommet Education). Plusieurs opérations ont dépassé les 100m€ de valorisation (ex : Oktogone racheté par AD Education, MédiSup racheté par Stirling Square) Pour en apprendre plus, vous pouvez retrouver notre podcast avec Matthieu de Baynast (Président de la Financière de Courcelles) :  Clairfield International Fondé en 2004, Clairfield International réalise de nombreuses opérations cross-borders sur le segment grâce à son réseau à l’international. Aujourd’hui, la boutique est un partnership de +300 personnes dans le monde, présent dans 25 pays (Europe, Amérique du Nord, Amérique du Sud et Asie). La boutique intervient sur le segment mid-market. En 2021, elle a conseillé sur plus de 140 opérations Vous pouvez visionner notre webinaire avec Thierry Chetrit, co-fondateur de Clairfield : https://www.youtube.com/watch?v=aF3eH1ynwaw Vous pouvez retrouver plus d’informations sur d’autres boutiques M&A dans nos fiches banques. Elles incluent : présentation de la boutique, process de recrutement, deals récents conseillés, arguments pour répondre à la question « Pourquoi cette banque ? », questions d’entretiens posées récemment). 4) Une forte exposition dès le grade junior dans une boutique M&A Les boutiques offrent souvent plus d’exposition aux banquiers juniors. D’abord, la chaîne hiérarchique est moins longue que dans les grandes banques. Concrètement, cela signifie que moins de personnes (qui évoluent à des grades différents) travaillent sur une opération. Les équipes projet sont constituées de 2 ou 3 personnes maximum : le Managing Director (qui a un rôle très spécifique et ne participe pas à la production), un associate/VP (qui contrôle la production et interagit au quotidien avec le client pour être certain que le deal avance) et l’analyste (qui gère la production avec le stagiaire). Parfois, l’analyste ou le stagiaire peut travailler directement avec le MD sur un pitch ou un information memorandum. Cela permet d’être très exposé et de profiter pleinement de la forte courbe d’apprentissage pendant les premiers mois ou années dans la banque. Ensuite, dans les boutiques spécialisées sur les segments small/mid cap (cela représente 90% des boutiques…), le junior aura une vision plus globale d’un deal M&A. D’une part, il ne sera pas limité à l’exécution de tâches techniques sur PowerPoint et Excel. Ses responsabilités seront généralement moins rigides et plus entrepreneuriales. D’autre part, il aura davantage accès au client, par exemple en participant aux meetings. C’est un peu moins vrai dans les grandes banques. 5) Une dimension plus humaine dans une boutique M&A Les boutiques M&A qui évoluent sur le segment small/mid cap (encore une fois, c’est la grande majorité) sont plus proches du terrain. Elles conseillent des entrepreneurs. Par exemple un jeune créateur de startup qui revend sa société à un fonds ou une grande entreprise. Elles conseillent aussi des familles. Par conséquent, quand on travaille dans une boutique, c’est important d’appréhender les clients de manière subtile, de comprendre leurs problématiques et leurs attentes et de passer le temps nécessaire pour les accompagner dans leur transaction. C’est une approche humaine qui nécessite de la pédagogie. Ce rôle est très différent dans les grandes banques d’affaires qui font du large cap. Car elles conseillent souvent de grandes entreprises qui connaissent davantage les enjeux d’un deal M&A (ex : les professionnels du Corporate M&A dans les entreprises du CAC 40 sont souvent des anciens banquiers d‘affaires). Vous souhaitez postuler dans une boutique M&A en stage ou CDI ? Les boutiques M&A recrutent des stagiaires et des juniors toute l’année. Cependant, il faut être très bien préparé pour décrocher une offre. Pour vous aider, Training You a été fondé par deux anciens banquiers de Lazard qui connaissent les process de recrutement, les questions de fit et techniques régulièrement posées et comment y répondre. La plateforme Training You contient +60 heures de formation pour tout réviser et être au point le jour J : cours, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Thomas Gioe

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Le LBO : l'opération emblématique du Private Equity

Le LBO ou « Leveraged Buy-Out » est un type d’opération aussi emblématique que spécifique du Private Equity. Dans cet article, on explique d’abord ce qui rend le LBO différent d’une acquisition classique et ensuite la dynamique du LBO dans un contexte géopolitique et économique difficile pour le Private Equity. Un LBO est une opération M&A spéciale dédié au Private Equity Dans un LBO, un acheteur acquiert une cible. En ce sens, il fait partie du périmètre des M&A (c’est une acquisition…). Cependant, plusieurs spécificités font du LBO une opération particulière. Le type d’acquéreur dans les LBO : des fonds de Private Equity Dans un LBO, l’acquéreur est toujours un fonds d’investissement, généralement appelé fonds de Private Equity. Exemples : Ardian, Tikehau, Eurazeo, Carlyle, etc. Pour rappel, le métier d’un fonds de Private Equity consiste à prendre des participations au capital (« Equity ») d’une entreprise non cotée (« Private ») et de la revendre quelques années après avec une plus-value. L’objectif de l’acquisition dans le LBO Un fonds de Private Equity est un investisseur financier. Par conséquent, il a un objectif purement « financier » : revendre la cible après quelques années (généralement entre 4 et 6 ans), en réalisant une plus-value la plus élevée possible (matérialisée par le MoM* et le TRI**). Dans une opération M&A classique, c’est très différent. L’entreprise ou « corporate » a un objectif « stratégique » : déployer une vision à long terme avec la cible (matérialisée par l’intégration de celle-ci au sein de l’acheteur et la génération de synergies avec elle sur la durée). Le financement des LBO par les fonds de Private Equity Dans un LBO, le financement s’appuie toujours sur une partie significative de dette. Attention, un LBO n’est pas nécessairement financée avec plus de 50% d’endettement ! Mais le fonds de Private Equity cherche en général à augmenter la part d’endettement dans le prix pour maximiser la rentabilité des capitaux propres investis au départ. C’est ce qu’on appelle le « levier financier » du LBO. Au contraire, une opération M&A classique peut se financer 100% en titres, sans recourir à la dette. La structure de l’opération LBO Dans un LBO, le fonds de Private Equity crée une holding d’acquisition (on l’appelle souvent « HoldCo »), dont l’unique objectif sera d’acquérir la cible. C’est une « coquille vide » sans activité opérationnelle. D'une part, elle acquiert la société cible et en porte les titres. D’autres part, elle s’endette pour le compte des actionnaires et paie les intérêts financiers ainsi que le remboursement du capital aux créanciers. D’ailleurs, les flux qui remontent de la cible opérationnelle vers le fonds de Private Equity (cash flow opérationnels, dividendes) transitent par la holding. Le type de cible recherché par les fonds de Private Equity dans les LBO Les critères de sélection des cibles sont souvent plus strictes dans un LBO, en lien avec l’objectif purement financier du fonds. Premièrement, la cible doit être est rentable. Mieux, elle doit générer des cash flow réguliers et les plus élevés possibles, à la fois pour rembourser la dette et remonter le maximum de dividendes aux actionnaires. Deuxièmement, elle doit évoluer sur un marché peu risqué pour ne pas ajouter un risque opérationnel au risque financier. Cela se reflète par de fortes barrières à l’entrée, peu de concurrence, une croissance possible mais dans un marché déjà assez mature et sans risque de rupture technologique (pour ne pas avoir à dépenser trop de Capex et les garder pour rembourser la dette et remonter les dividendes). Troisièmement, le management se doit d’être expérimenté et solide. Après tout, c’est eux qui vont créer la valeur ! Pour plus de détails sur les LBO, retrouvez notre cours sur les LBO et celui sur le Private Equity dans nos Packs en ligne. Le LBO subit l’environnement difficile du Private Equity depuis quelques mois Au premier semestre 2022, plus de 25 000 opérations M&A ont été réalisées pour un montant supérieur à 2 000Mds$. Ces chiffres sont en ligne avec les années 2018 et 2019. Mais ils accusent déjà un recul de 20% par rapport à 2021 (l’année de tous les records). Et le Private Equity a été l’un des moteurs principaux du M&A sur cette période. Sur la période, il représente environ 50% des transactions au niveau mondial. Son poids a doublé en 5 ans. Et sur le marché français, les fonds ont même réalisé 75% des transactions. Cependant, le contexte géopolitique (guerre en Ukraine) et macroéconomique (tensions inflationnistes, resserrement des politiques monétaires des banques centrales) impacte les deals en cours. La bourse a été plus que chahutée, avec parfois de fortes corrections. Et les actifs privés aussi. Le LBO est sous tension. Pourquoi ? L’incertitude des Business Plans dans un contexte inflationniste Les conséquences de la guerre en Ukraine et les inadéquations entre l’offre et la demande sur certains marchés (produits agricoles, énergies, etc.) génère une forte poussée inflationniste (du jamais vu depuis les années 1980 dans les pays du monde occidental). Or, l’inflation entraine une baisse de la consommation des ménages et des investissements des entreprises. Par conséquent, les prévisions financières (le Business Plan) des entreprises sont fortement impactées : moins prévisibles, moins lisibles et surtout moins certaines. Dans ce contexte, les investisseurs expriment davantage de frilosité lors de l’acquisition potentielle d’une société La raréfaction du financement Le ralentissement très fort du marché du financement renforce ces réticences. Face à l’inflation qui augmente, les banques centrales ont durci leur politiques monétaires, avec par exemple une hausse des taux directeurs. Le recours à l’endettement est donc moins facile pour les investisseurs. Or, un LBO se finance toujours avec une partie significative de dette… Dans ce contexte, les fonds de PE préfèrent reporter leurs acquisitions plutôt que de subir ces conditions de financements défavorables. En effet, ces opérations peuvent avoir un impact négatif direct sur la rentabilité de l’investissement Le problème de la valorisation Enfin, certains deals échouent en raison de l’écart entre les attentes des vendeurs et la valorisation proposée par les acquéreurs. En effet, certains vendeurs refusent d’ajuster à la baisse leurs exigences de prix. Or, le contexte a évolué. Et les fonds de Private Equity ne sont plus prêts à financer sur la base des mêmes multiples de valorisation qu’en 2021 Pour conclure, le marché du LBO subit un net ralentissement. Mais il n’est pas à l’arrêt. D’abord, le paysage des fonds de Private Equity est hétérogène. Si beaucoup subissent de plein fouet cette situation, certains réussissent encore à lever des fonds record, en jouant par exemple sur la notoriété de leur marque. C’est par exemple le cas de Ardian ou CVC. Ensuite, le segment des LBO « large cap » (qui nécessite des financements plus élevés) est plus impacté que les opérations « small/midcap ». Enfin, un contexte de crise fait toujours naître certaines opportunités de marché. Il serait étonnant que 2023 fasse exception à cette règle. Vous souhaitez travailler sur des LBO et faire du Private Equity ? Les fonds d’investissement continuent à recruter des stagiaires et des juniors. Cependant, les offres sont moins nombreuses. Et il faut être très bien préparé pour en décrocher une. Pour vous aider, Training You a été fondé par deux anciens banquiers de Lazard qui connaissent les process de recrutement, les questions de fit et techniques régulièrement posées et comment y répondre. La plateforme Training You contient +60 heures de formation pour tout réviser et être au point le jour J : cours, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et le fonds de Private Equity, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme * Le MoM (« Money on Money ») est le ratio entre la part du prix financée avec des capitaux propres (Equity Value à l’entrée) et le prix de sortie (Equity Value à la sortie). ** Le TRI (« Taux de Rendement Interne ») est le rendement annuel moyen pour le fonds de Private Equity.


Par Tiffany Escudero

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Qu’est-ce que le Corporate Venture Capital ?

Le Corporate Venture Capital correspond à une activité de « Venture Capital » gérée par un « Corporate ». Ces « Corporates » sont souvent des grands groupes (ex : les entreprises du CAC 40 en France) qui créent un fonds d’investissement en interne pour investir dans des startups. Le fonds est entièrement géré par le Corporate avec une équipe dédiée. L’article revient sur ce métier parfois méconnu : d’abord ses différences avec le Venture Capital et le Private Equity, ensuite le process de recrutement pour y décrocher un stage, puis les missions courantes en poste et enfin les principaux exits. Corporate Venture Capital, Venture Capital et Private Equity : quelles différences ? Corporate Venture Capital vs Venture Capital D’abord, par rapport au Venture Capital, le Corporate Venture Capital se distingue par son fonctionnement et ses objectifs. Le fonctionnement du Corporate Venture Capital Le fonds de Corporate Venture Capital est intégré à une entreprise. Par conséquent, il ne possède qu’un seul Limited Partner (LP) : le Corporate lui-même. En effet, il utilise les budgets de l’entreprise pour investir et n’a pas besoin de lever des fonds auprès d’autres investisseurs. C’est le cas du fonds « Convivialité Ventures », complètement intégré au sein de Pernod Ricard. Les objectifs du Corporate Venture Capital Le fonds de Corporate Venture Capital n’intègre pas seulement une dimension financière mais aussi une dimension stratégique. Car il explore pour le compte du Corporate certaines pistes de diversification ou l’ajout de briques technologiques. Par exemple, Convivialité Ventures a 3 thèses d’investissement : Explorer la diversification du groupe autour de la convivialité (d’où le nom) pour « aller au-delà » de l’alcool (ex: expériences, évènementiel, voyage, etc.) Accélérer la transformation digitale de Pernod Ricard en nouant des partenariats avec des startups qui apportent une nouvelle « techno » Diversifier l’offre de Pernod Ricard en prenant des participations dans des marques « No et Low Alcohol » (alternatives aux boissons alcoolisées) Corporate Venture Capital vs Private Equity Ensuite, par rapport au Private Equity, le Corporate Venture Capital se distingue par le profil des entreprises ciblées : secteur d’activité (généralement en lien avec l’économie de demain), maturité (des entreprises à forte croissance) et risque (des entreprises plus risquées, mais avec une espérance de rendement plus élevée). Comment décrocher un stage en Corporate Venture Capital ? Trois moments sont clés dans l’obtention d’un stage en Corporate Venture Capital : le screening, le fit et la technique. Le screening Il faut un profil adapté au secteur : formation, stages précédents, expériences personnelles. Par exemple, une expérience en M&A, dans un autre métier en Corporate Finance ou en Conseil en stratégie sera valorisée. Mais pas seulement ! Et pour augmenter vos chances, vous devez utiliser le networking, soit en contactant des professionnels via LinkedIn ou par mail, soit en participant à des évènements pour approcher les professionnels. Surtout, personnalisez votre approche. Exemple : « J’ai vu que vous aviez investi dans cette entreprise » / « Je suis intéressé par cette entreprise que vous avez en portefeuille », etc. Pour plus de détails, retrouvez notre article qui reprend les 3 clés pour décrocher un entretien en M&A ou Conseil en stratégie. Le fit dans les entretiens de Corporate Venture Capital Le recruteur évalue 3 aspects : Votre motivation Votre connaissance du fonds (et de l’entreprise) et de son écosystème Votre capacité d’analyse (avec une question analytique comme un brainteaser ou une market sizing). Par exemple chez Convivialité Ventures, on peut vous poser la question suivante : « Quel était le chiffre d’affaires de Pernod Ricard le soir du premier match de Coupe du monde de la France dans les bars et restaurants à Paris ? ». Ici, comme dans un entretien de Conseil en stratégie, c’est davantage votre approche que le résultat exact qui compte. Il faut se poser les questions suivantes : Combien de personnes ont regardé le match ? Parmi elles, combien étaient à Paris ? Parmi elles, combien étaient dans un bar ou au restaurant et pas à la maison ? Quel niveau de boissons ont-ils consommés ? Quel était la répartition entre la bière et d’autres boissons ? La partie technique de l’entretien en Corporate Venture Capital Elle contient 3 types d’épreuves : D'abord, l'étude de cas. Elle porte cas sur une société du portefeuille ou une cible potentielle. Concrètement, on vous envoie un teaser sur l’entreprise. Et à partir de ce document (une dizaine de pages qui présente la société), vous devrez réaliser une présentation sur PowerPoint sur le modèle d’un mémo d’investissement. Le document devra présenter les éléments suivants : l’équipe, le marché, le produit, les avantages compétitifs de l’entreprise par rapport à ses concurrents, son Business Model, l’évolution des revenus à partir de quelques hypothèses structurantes, les opportunités d’exit, etc. Pour réussir cette partie, c’est important de maîtriser les bases de PowerPoint et Excel. Pour vous aider, vous pouvez suivre nos deux cours dédiés à ces outils (PowerPoint et Excel) Ensuite, des questions sur votre compréhension du Business Model des entreprises. Par exemple : Comment définir le chiffre d’affaires d’une marketplace ? (différence entre le volume d’affaires et le CA lié au taux de commission sur le volume de transactions) Quels sont les éléments structurants d’une SaaS ? Comment construire sa top line ? (nombre d’utilisateurs x prix mensuel, avec potentiellement l’intégration du churn) Enfin, des questions sur la connaissance de certains termes spécifiques. Exemple : le « CAC » (coût d’acquisition client) ou la « LTV » (life time value). Les missions en poste en Corporate Venture Capital Une fois en poste, le junior en Corporate Venture Capital réalise 3 missions principales : Le sourcing Le junior recherche des sociétés pertinentes dans lesquelles le fonds pourrait investir. Pour cela, il peut utiliser plusieurs outils : Des recherches sur Internet (comme toujours, Google est un bon ami) Les réseaux sociaux, par exemple Linkedin Des bases de données payantes comme PitchBook La participation à des évènements de networking ou conférences autour de l’univers de la tech Des rencontres avec des entreprises. Par exemple, Convivialité Ventures rencontres chaque semaine entre 20 et 30 startups pour acquérir des insights sur leur marché, comprendre la vision des fondateurs et comment elles se positionnent. Parfois, l’objectif est juste d’étendre le réseau du fonds (avec des entreprises pouvant entrer dans la thèse d’investissement à plus ou moins long terme) La due diligence Après avoir recensé les entreprises potentiellement pertinentes, il faut définir dans lesquelles investir. D’abord, il faut vérifier si la société correspond à la stratégie d’investissement du fonds (secteur d’activité, profil financier, besoins en financement, etc.). Ensuite, il faut étudier la pertinence de l’actif à l’aide de plusieurs critères, comme : Le marché (taille, tendances, segmentation) L’environnement concurrentiel (acteurs et leurs positionnements, levées de fonds réalisées ou non, avantages différenciants, potentielles difficultés pour faire émerger pour un nouvel acteur) Le Business Model (comment générer les revenus, quels sont les coûts, quels leviers de croissance pour les revenus, etc.) Le potentiel de croissance (faire un Business Plan sur au moins les 5 prochaines années) Le suivi des entreprises Après l’investissement, le fonds suit l’évolution de chaque participation du portefeuille. Quelques exemples : Mise en relation avec des investisseurs Challenge sur le Business Plan Discussion avec le management Monitoring de la performance opérationnelle et financière (l’objectif est d’activer les synergies avec les cibles) Pour performer dans ces missions, trois qualités sont fortement appréciées en Corporate Venture Capital : Etre analytique (ex : modéliser un Business Model ou un Business Plan sur Excel) Etre structuré (ex : construire des présentations sur les sociétés) Etre sociable (ex : rencontrer des entrepreneurs pendant les évènements). Quels exits possibles après une expérience en Corporate Venture Capital  ? Les opportunités sont large après une première expérience en Corporate Venture Capital. Les exits les plus courants sont les suivants : Un autre département du groupe en interne (ex : l’équipe Corporate M&A) Un autre fonds de Corporate Venture Capital (potentiellement dans une entreprise plus grande ou dans un autre secteur) Un fonds de Venture Capital Un fonds de Private Equity Une banque d’affaires ou une boutique M&A Une startup (ex : des postes en lien avec la finance et la stratégie comme Sales Ops, Corporate Development ou Chief of Staff) Vous souhaitez faire un stage en Corporate Venture Capital ? Le métier est à la mode chez les étudiants et jeunes diplômés, à la croisée de trois mondes différents : l’investissement, l’entrepreneuriat et l’entreprise (du moins les grands groupes). Mais la concurrence est rude. La demande augmente. L’offre est réduite. Pour y arriver, une préparation optimale est requise. Training You est votre solution. Première plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance, vous aurez accès à +60 heures de formation : vidéos sur les concepts techniques à maîtriser dont un cours sur le Private Equity et le Venture Capital, des exercices et cas pratiques d’entraînement, des fiches sur les entreprises et des podcasts exclusifs avec des professionnels. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Tiffany Escudero

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Qu’est-ce que le Private Debt ?

Le Private Debt est un financement en dette, alternatif aux sources traditionnelles et dans le cadre duquel les entreprises sont financées par des fonds spécialisés qui émettent de la dette non notée et privée. Dans cet article, nous analysons le développement du Private Debt ces dernières années, les principaux produits de dette et les prérequis pour faire un stage dans le domaine. Un développement rapide du Private Debt depuis 2008 Le marché du Private Debt s’est rapidement développé depuis 2008. Et cela pour 3 raisons : Premièrement, la crise des Subprimes (en 2008) puis celle des dettes souveraines dans la zone Euro (à partir de 2011) a entraîné un durcissement de la réglementation bancaire. En effet, les normes Bâle III (proposées en 2010) contraignent les banques dans le recours au crédit. Par conséquent, de nouvelles sources de financements émergent, dont le Private Debt. Deuxièmement, les investisseurs institutionnels (fonds de pension, compagnies d’assurances, etc.) ont progressivement cherché à diversifier leur portefeuille. Surtout dans un contexte de baisse des taux et donc des rendements associés. Troisièmement, le Private Equity a fortement progressé dans les années 2010. Et avec des niveaux de valorisation élevés. Or, ces opérations nécessitent un financement en dette important. Ainsi, les investisseurs en dette ont été sollicités, dont les nouveaux fonds de Private Debt (Arcmont, Ardian, Capzanine, LGT, Tikehau, etc.). Les différentes classes d’actifs dans le Private Debt Dans un LBO (Leveraged Buy Out), les actionnaires (fonds de Private Equity par exemple) cherchent à maximiser la rentabilité de leurs capitaux propres en ayant recourt au levier financier. C’est-à-dire en finançant une partie du prix d’acquisition de la cible avec de la dette financière. Les fonds de Private Debt font partie de ce pool d’investisseurs qui apportent la dette. Parmi les principales dettes utilisées dans un montage LBO, on en distingue 3 grands types : La dette senior La dette senior est prioritaire car elle est remboursée avant les autres dettes. Elle est divisée en plusieurs tranches (A, B ou C). Elle provient généralement de banques sous la forme d’emprunts bancaires ou obligataires. La rémunération est assurée par des intérêts financiers classiques payés de manière périodique. Son rendement se situe souvent entre de 6% et 8%. Sa maturité varie entre 5 et 8 ans selon les tranches. Lorsque les montants sont élevés, la dette senior est garantie par plusieurs banques (« underwriting ») afin de partager le risque dans le « syndicat bancaire ». La dette unitranche La dette unitranche est assimilée à un produit de dette hybride du fait de sa composition mixte entre une dette senior et une dette junior dans une seule et unique tranche. Sa maturité peut aller jusqu’à 8 ans. Son rendement se situe entre la dette senior classique et la dette junior, entre 8% et 10%. La rémunération provient de 3 sources : intérêts classiques, intérêts PIK* (payment in kind) et potentiellement un Equity Kicker**. La dette junior La dette junior, appelée aussi subordonnée, offre une grande flexibilité à son émetteur dans la remontée des cash flows car elle est remboursée in fine, ce qui laisse le temps à l’entreprise de se développer avec les montants levés. Par ailleurs, elle permet d’avoir un effet de levier beaucoup plus important par rapport à ce que peuvent proposer les banques via les emprunts classiques. Le rendement est assez élevé, entre 10% et 13%. La maturité peut aller jusqu’à 9 ans. La rémunération est assurée par des intérêts classiques, des intérêts PIK ou un Equity Kicker. Par exemple, la dette mezzanine est une dette junior Contrairement à une dette bancaire classique, le Private Debt ne requiert pas de négociation avec de multiples institutions. Sa mise en place est assez rapide. De plus, elle permet de lever plus de dette et à des niveaux de risques différents. Enfin, elle apporte de la flexibilité. Ainsi, elle est une bonne alternative au financement classique. Comment faire un stage en Private Debt ? Un stage en Private Debt est une très bonne entrée dans l’univers du Corporate Finance. Qu’il s’agisse d’un fonds spécialisé, d’un asset manager ou d’un investisseur institutionnel, les connaissances acquises demeurent colossales. Les prérequis en Private Debt D’abord, dans votre dossier de candidature, c’est important de mettre en avant certains prérequis. Par exemple, un intérêt pour la macroéconomie et une bonne compréhension des marchés financiers sont utiles pour comprendre les enjeux du Private Debt. En effet, plusieurs investissements en dette privée sont réalisés à taux variables, ce qui les rend très sensibles aux taux souverains ou monétaires de référence tels que l’EURIBOR ou l’€STER en Europe. D’où la nécessité de comprendre le fonctionnement de l’économie, les sources de financement, la politique monétaire et les différents impacts des évènements du quotidien (politiques, économiques, sociaux, environnementaux). Les concepts techniques à maîtriser pour le Private Debt  Ensuite, pour réussir les entretiens, il est indispensable de maîtriser les différents types de dettes et inévitablement le concept du LBO. De plus, être au courant de l’actualité, notamment sur la politique monétaire en place, est nécessaire. Quelques exemples de questions régulièrement posées dans les entretiens en Private Debt ; Quel est le rôle et la structure des 3 états financiers ? Quels sont les indicateurs auxquels on s’intéresse pour faire l’analyse financière d’une société ? Qu’est-ce qu’une obligation ? Comment calculer son rendement ? Quelles sont les particularités d’un LBO par rapport à une acquisition classique ? Quels sont les grands types de financements en dette auxquels l’entreprise peut recourir ? Quels sont les principaux types de dette ? Quelle dette est la plus risquée ? Quelle dette est la plus rentable ? Les qualités importantes pour faire un stage en Private Debt Enfin, vous devez être rigoureux et organisé. Les missions dans un stage en Private Debt couvrent des tâches très diverses : rencontrer d’autres fonds spécialisés ou investisseurs, faire du reporting, préparer les supports de présentations aux investisseurs, faire de l’analyse financière d’entreprises, etc. D’ailleurs, les fonds de Private Debt financent des actifs très variés : des « Corporate » (financement des entreprises dans tous les secteurs), des actifs « Real Estate » (financement de projets ou biens immobiliers) et des actifs « Infrastructure » (financement de projets d’infrastructure, tels que le déploiement d’un réseau de fibre optique). Par conséquent, le Private Debt couvrent une pluralité d’entreprises et de secteurs. * Les intérêts PIK sont capitalisés chaque année. Exemple : l’entreprise a une dette de 500 à maturité 6 ans. Elle paiera la 6ème année : le remboursement du principal (500) et les intérêts de chacune des 6 années qui ont été capitalisés pendant la période ** Un Equity Kicker est un complément de rémunération sous la forme de BSA (Bons de souscription d’actions), qui permet un accès au capital pour les investisseurs en dette. Ils sont souvent utilisés dans le cadre d’un financement en dette mezzanine Vous souhaitez faire un stage en Private Debt ? C’est un métier passionnant, en plein essor et avec des missions très diversifiées. Surtout, un stage en Private Debt est très valorisé auprès des recruteurs dans d’autres métiers en Corporate Finance, comme le M&A ou le Private Equity. Pour y arriver, vous devez être préparé. Training You est la première plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Avec nos Packs, vous aurez accès à +60 heures de formation : vidéos sur les concepts techniques à maîtriser (dont ceux utiles en Private Debt), des exercices et cas pratiques d’entraînement, des fiches sur les entreprises, des podcasts exclusifs avec des professionnels. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Thomas Gioe

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Tout savoir sur le Conseil en stratégie : rôles, missions et prérequis

Le Conseil en stratégie regroupe l’ensemble des prestations qui visent à aider les dirigeants d’une organisation dans la définition et parfois la mise en place de ses grandes orientations stratégiques. Dans cet article, nous vous proposons une vue d’ensemble du Conseil en stratégie : d’abord son rôle, ensuite les missions d’un cabinet et enfin les prérequis pour y travailler. Le rôle du Conseil en stratégie D'abord, le rôle d’un cabinet de Conseil en stratégie est d’apporter un regard neuf, extérieur et expert à une organisation (entreprise, association, organisme public, etc.). Concrètement, le cabinet est engagé par les dirigeants pour les guider dans un ou plusieurs de leurs choix stratégiques. Pendant longtemps, le Conseil en stratégie s’est limité à l’élaboration des grandes orientations stratégiques sur une problématique précise. Et en aval de cette intervention, la mise en place des recommandations était l’apanage des cabinets de Conseil en management. Leur rôle était d’accompagner les dirigeants dans l’exécution concrète des choix stratégiques. Cependant, depuis quelques années, de nombreux cabinets de Conseil en stratégie accompagnent aussi leurs clients dans cette partie plus opérationnelle. Objectif ? Diversifier leurs interventions et bénéficier de nouvelles sources de revenus. Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de projets sur lesquels peuvent intervenir les cabinets de Conseil en stratégie : Entrée sur un nouveau marché. Ex : lancement d’un nouveau produit, développement de l’entreprise dans un nouveau pays Croissance. Ex : augmentation des ventes d’une filiale Profitabilité. Ex : réduction des coût opérationnels Optimisation du Business Model. Ex : refonte du Business Model de l’entreprise Opérations de l’entreprise. Ex : amélioration de certains processus opérationnels Secteur Public. Ex : élaboration d’une politique publique de la santé ou de l’éducation, rédaction d’un rapport sur les impacts d’une infrastructures publique M&A / Private Equity. Ex : réalisation de due diligences stratégiques (sécuriser la partie stratégique du Business Plan de la cible) Ainsi, ces projets représentent le quotidien des grands cabinets généralistes comme McKinsey, BCG, Bain, Roland Berger, Kearney, Strategy&, etc. Comment se déroulent les missions en Conseil en stratégie ? Une mission classique de Conseil en stratégie intègre 2 dimensions : le diagnostic et les recommandations. Le diagnostic Premièrement, le cabinet établit un diagnostic. Il pose un regard neuf, indépendant et objectif sur la situation de l’entreprise. En effet, c’est parfois compliqué pour le management d’identifier des problèmes spécifiques dans les processus internes de l’entreprise. Non seulement il manque d’objectivité pour regarder la situation avec un œil critique, mais aussi, en tant que salarié de l’entreprise, c’est parfois difficile d’avoir le recul nécessaire pour déceler certains problèmes internes Les recommandations Deuxièmement, le cabinet propose un plan d’actions sur mesure pour répondre aux besoins de son client. Il va pour cela établir la meilleure stratégie par rapport à la situation actuelle : forces et faiblesses de l’entreprise, opportunités et menaces sur son marché, contraintes en termes de ressources, etc. Et c’est en compilant de nombreuses informations (en discutant avec le client et ses employés mais également en allant directement sur le terrain) que le consultant pourra analyser la situation (dimension 1) et proposer un plan d’actions adéquat (dimension 2). Parfois, le cabinet est là pour appuyer certaines décisions du management qui sont mal comprises par les collaborateurs. Par exemple, comment expliquer la nécessité de réduire certains effectifs pour améliorer les marges de l’entreprise ? Dans cette situation, le cabinet intervient comme un facteur de légitimation de la décision grâce à sa posture d’expert indépendant. Les prérequis pour le Conseil en stratégie Trois prérequis sont décisifs pour intégrer un cabinet de Conseil en stratégie : une formation ciblée, des skills techniques et une personnalité adaptée. Une formation ciblée Premièrement, vous devez suivre une formation ciblée par les recruteurs. Les cabinets de Conseil en stratégie recrutent généralement des jeunes diplômés qui ont suivi une formation de type Bac+5 dans une école de commerce, une école d’ingénieur ou à l’université. Il faut savoir que certains grands cabinets comme les « MBB » (McKinsey, BCG, Bain) privilégient les profils issus des grandes écoles les mieux classées Les skills techniques pour le Conseil en stratégie Deuxièmement, vous devez développer certaines skills techniques. Plusieurs compétences sont recherchées par les cabinets et évaluées pendant les entretiens. Quelques exemples ici : Avoir des compétences analytiques (pour interpréter les données et établir des stratégies chiffrées) Maîtriser l’anglais ou d’autres langues étrangères (cela dépend du bureau dans lequel vous voulez postuler) pour travailler avec des entreprises à l’international) Avoir une bonne connaissance des méthodes de gestion de projets (être capable de gérer un projet du début à la fin) Maîtriser l’utilisation des outils bureautiques (comme Word, Excel et PowerPoint) Les qualités personnelles pour le Conseil en stratégie Troisièmement, vous devez posséder certaines qualités personnelles. En plus des connaissances techniques, certaines qualités sont requises par les consultants. Encore une fois, quelques exemples ici : Capacité d’écoute (pour comprendre la situation du client) Sens de l’organisation et esprit synthétique (pour analyser la situation) Curiosité, rigueur et réactivité (pour répondre aux attentes) Capacité à s’adapter à toutes les situations Aisance relationnelle avec les clients et parties prenantes Esprit d’équipe Capacité à être force de proposition Faire preuve de diligence en mettant tout en œuvre pour mener à bien les projets Être ponctuel : un consultant doit respecter les délais prévus Alors, c’est votre cas ? Tant mieux. Mais attention : décrocher un stage ou un CDI dans un cabinet de Conseil en stratégie est difficile. Pour y arriver, c’est important d’être bien préparé. Au-delà de votre formation, de vos compétences et qualités personnelles, c’est bien votre préparation qui fera la différence ! Vous voulez travailler en Conseil en stratégie ? C'est possible ! Mais difficile. Pour vous aider, Training You est la première plateforme de préparation aux entretiens en Corporate Finance et Conseil en stratégie. Depuis 2019, nous avons formé plus de 8 000 étudiants qui travaillent aujourd’hui dans les plus prestigieuses entreprises de chaque secteur. La partie Conseil en stratégie de la plateforme contient +50 heures de formations avec : cours sur les candidatures, le fit et l'étude de cas, +170 études de cas corrigées par des consultants, fiches sur les principaux secteurs et cabinets, podcasts exclusifs avec des consultants, etc. "Choose your Career" avec Justine Pelisson, ex Consultante chez Accenture Dublin et Paris :  Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Tiffany Escudero

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Décryptage
Les 10 principaux métiers en Corporate Finance

Il existe de nombreux métiers en Corporate Finance. Ces métiers intéressent beaucoup les étudiants. Et ils attirent de nombreux candidats. Cependant, ces métiers en Corporate Finance sont souvent mal connus. De plus, les candidats ne se préparent pas souvent de manière très efficace aux entretiens. Qui sont pourtant très sélectifs ! Surtout pour des métiers comme le M&A ou le Private Equity. Dans cet article, on passe en revue les 10 principaux métiers en Corporate Finance. Et pour chaque métier, on vous rappelle quelques outils pour préparer au mieux vos entretiens. 1) Mergers & Acquisitions (M&A) Parmi les métiers en Corporate Finance, le M&A est peut-être le plus connu et sélectif. Le banquier M&A est un intermédiaire entre un acheteur et un vendeur dans le cadre d’une transaction financière. C’est un tiers à l’opération qui conseille le vendeur (mandat sell-side) ou l’acheteur (mandat buy-side) à chaque étape de la transaction. Par exemple, lors d’un mandat de vente, la banque d’affaires va : Rechercher des acquéreurs potentiels (entreprises ou fonds d’investissement) Préparer la documentation sur l’entreprise (teaser, information memorandum, management presentations) Valoriser la cible Conduire les négociations avec les acheteurs (qui ont manifesté un intérêt pour acheter l’actif) > A lire aussi : 4 principales missions d’un stagiaire en M&A Les entretiens sont particulièrement techniques pour décrocher un stage M&A. Il faut de solides connaissances en Corporate Finance (comptabilité, EqV-EV Bridge, valorisation, etc.) mais aussi une bonne maîtrise des process M&A. Les process de recrutement sont généralement composés d’au minimum 2 tours. Avec un premier tour très technique. Et un second axé sur le fit. Ce process peut aussi être complété par des tests en ligne. Dans tous les cas, ils sont réputés pour être très challenging. Pour vous aider : Les cours de l'école ne suffisent pas ! Pour connaître et pouvoir répondre aux principales questions posées lors d'un entretien M&A, vous pouvez retrouvez les cours de M&A sur la plateforme Training You. A la fois sur le fit, la technique et pour les tests en ligne (avec PowerPoint et Excel) ! 2) Equity Capital Market (ECM) Les professionnels de l’ECM conseillent les entreprises qui cherchent un financement en actions sur les marchés financiers. Comme pour le DCM, les équipes ECM sont généralement une division au sein des banques universelles. Elles font le lien entre l’entreprise cliente qui cherche un financement et les investisseurs qui vont la financer. Les produits classiques de l’ECM sont : L’IPO. C'est la vente d’actions nouvelles ou existantes sur le marché L’augmentation de capital. C'est l'émission de nouvelles actions sur le marché La vente d’un bloc d’actions. C'est la cession d’actions sur le marché Dans ces opérations, les équipes ECM conseillent d'abord l’entreprise (valorisation, prospectus, road show, etc.). Ensuite, les équipes Sales & Trading de la banque placent le titres auprès des investisseurs. Pour vous aider : Les entretiens en ECM exigent des connaissances financières solides et une parfaite maîtrise des financements en actions (IPO, augmentation de capital, etc.). Pour tout savoir sur le métier et avoir un aperçu des fondamentaux à maîtriser, vous pouvez visionner le cours d'ECM sur la plateforme Training You. 3) Debt Capital Market (DCM) Les professionnels du DCM conseillent les entreprises qui souhaitent se financer avec de la dette sur les marchés financiers. Les équipes DCM travaillent généralement au sein des grandes banques universelles (Goldman Sachs, J.P. Morgan, Deutsche Bank, etc.). Leur rôle est de faire le lien entre l’entreprise cliente qui cherche un financement et les investisseurs qui peuvent la financer. Le plus souvent, le produit classique du DCM est l’obligation, qui est émise par l’entreprise cliente et souscrite par les investisseurs sur les marchés financiers. A noter qu’il ne faut pas confondre le DCM avec le Leveraged Finance qui est davantage spécialisé sur des produits de dette privée pour des fonds de PE dans le cadre d’un LBO. Pour vous aider : Les entretiens en DCM sont spécifiques. Pour les préparer au mieux, on vous conseille de suivre notre cours de DCM sur la plateforme. Il a été spécialement conçu par un professionnel du secteur.  4) Leveraged Finance (LevFin) Le Leveraged Finance a un lien très étroit avec le Private Equity. Les équipes Leveraged Finance travaillent au sein des grandes banques universelles (BNP Paribas, Société Générale, etc.). Concrètement, les fonds d’investissement font appel à ces équipes pour souscrire de la dette dans le cadre de leurs opérations LBO. Pour les entretiens, vous devez avoir de solides connaissances financières et une parfaite maitrise des mécanismes de financement des entreprises par la dette : différents types de dettes, maturité, covenants, niveau de risque, etc. Pour vous aider : La plateforme Training You vous permettra d'approfondir vos connaissances en Leveraged Finance . Comment ? Avec le cours de Leveraged Finance construit par deux professionnels de ce métier. 5) Private Equity (PE) Le Private Equity fait aussi parmi des métiers en Corporate Finance les plus attractifs. Concrètement, le Private Equity (Capital Investissement en français) consiste à investir au capital des sociétés non cotées. Les entreprises ciblées ont déjà atteint un stade de maturité. L’investissement est donc peu risqué. Le fonds de PE prend une participation minoritaire ou majoritaire. Et il accompagne l’entreprise dans son développement pendant une période relativement courte (entre 5 et 7 ans). L’objectif pour l’investisseur est de revendre la cible en générant la plus-value la plus élevée possible pour maximiser son TRI (Taux de Rendement Interne). > A lire aussi : 5 raisons de travailler en Private Equity Les entretiens en Private Equity sont relativement similaires à ceux en M&A. Cependant, les recruteurs évaluent les candidats de manière plus systématique sur vos connaissances en LBO (ex : faire un LBO Paper) et la maîtrise du secteur d’activité dans lequel investit le fonds (ex : analyse du marché). Pour vous aider : Décrocher un stage en Private Equity demande une attention particulière lors de votre préparation. Sur la plateforme Training You, vous avez accès à la fois à un cours sur les LBO et un cours complet dédié aux entretiens en Private Equity. 6) Venture Capital (VC) Le Venture Capital (Capital Risque en français) consiste à investir au capital d’entreprises non cotées qui sont en phase de création ou au tout début de leur développement. En effet, ces entreprises ont souvent besoin de capitaux importants pour financer le démarrage de leur activité ou de leur croissance. C'est là que le VC intervient. Premièrement, les fonds de VC financent ces entreprises prometteuses. Deuxièmement, ils les conseillent et les accompagnent dans leur développement. Par conséquent, le VC est à la croisée de la finance d'entreprise et du monde de la startup. Pour vous aider : De nombreux étudiants sont intéressés par le VC. Pour les entretiens, il est primordial d'avoir de solides connaissances financières (comptabilité, valorisation) mais aussi une bonne connaissance de l’écosystème startup (levées de fonds, table de capitalisation, etc.). De plus, la maîtrise du secteur d’activité dans lequel investit le fonds sera très important. Nous conseillons deux choses. D'abord, vous devez réviser avec nos cours fondamentaux en M&A et Private Equity. Ils seront aussi très utiles pour le Venture Capital. Ensuite, vous devez absolument visionner notre cours spécifique pour les entretiens en Venture Capital afin de maîtriser les notions clés sur ce métier particulier. 7) Transaction Services (TS) Les professionnels du Transaction Services sont généralement regroupés dans un département spécifique au sein des grands cabinets d’audit (Big 4) ou dans des cabinets spécialisés en conseil financier (ex : Accuracy). Ils interviennent dans un cadre transactionnel (une opération M&A) à un moment très précis du process (la phase de due diligence). Leur rôle consiste à analyser l’ensemble des risques comptables et financiers de l’entreprise à vendre puis de rédiger (quand ils conseillent le vendeur) ou challenger (quand ils conseillent l’acheteur) un rapport de due diligence financière. Au-delà de l’analyse des risques, le rapport contient souvent plusieurs retraitements sur les principaux agrégats financiers de l’entreprise, tels que l’EBITDA, la dette financière nette ou le BFR. L'objectif : Les ajuster le plus précisément possible pour les faire correspondre à la vie courante de l’entreprise. > A lire aussi : Les 10 cabinets où travailler en Transaction Services en France Pour vous aider : Pour les entretiens, il est plus que nécessaire de maîtriser les états financiers ainsi que les principaux retraitements comptables puisqu'il n'est pas rare d'avoir des cas pratiques en entretien dans le but de valider vos connaissances. Pour réviser vos entretiens en TS, vous pouvez suivre notre cours dédié au Transaction Services spécialement conçu par des professionnels du secteur pour vous aider à maîtriser les notions clés et ainsi réussir vos entretiens en TS ! 8) Audit Il faut distinguer les différents types d’audit. D'abord, l’audit interne et l’audit externe. L’audit interne se réalise en interne et se rapproche donc du contrôle de gestion. L’audit externe est une analyse indépendante réalisée par un commissaire aux comptes. Ensuite, l’audit légal et l’audit contractuel. L’audit légal est défini par la loi et réalisé par un commissaire aux comptes qui a pour objectif de certifier les comptes de l’entreprise. En revanche, l’audit contractuel se réalise sur demande de l’entreprise pour répondre à un contexte particulier. Par exemple une due diligence dans le cadre d’une opération M&A. Quoi qu'il en soit, un auditeur a pour mission d'établir une étude et une analyse du fonctionnement d'une entreprise ou d'un de ses services. > A lire aussi : Où travailler en audit ? Pour vous aider : Pour les entretiens, vous devez avoir de connaissances solides en comptabilité ainsi que de bonnes bases en droit. A noter que lorsque vous postulez en audit, il est nécessaire de faire un travail de recherche sur les différences entre les cabinets, en particulier entre les membres du Big 4 qui sont Deloitte, EY, KPMG et PwC. Nous conseillons de suivre notre cours spécialement conçu pour décrocher son stage en audit ! 9) Analyse Crédit Le métier s’exerce au sein d’une banque de détail (BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, etc.). Il s’agit pour le banquier d’analyser les demandes de crédit des clients de la banque (particuliers ou entreprises) et d’évaluer les risques à leur accorder le prêt. Pour les entreprises, cette évaluation repose sur une analyse financière détaillée de la société à partir de ses états financiers historiques et du Business Plan sur les prochaines années. Ensuite, l’analyste attribue une note ou « scoring » qui déterminera les conditions commerciales du prêt accordé par la banque. Pour vous aider : Vous devez être très à l’aise en comptabilité. En effet, il n'est pas rare que les recruteurs vous demande de réaliser une analyse financière à partir d'états financiers et même extra-financiers d’une entreprise. Décrocher un stage en Analyse Crédit demande aussi une attention particulière. N'hésitez pas à regarder par exemple notre cours de Comptabilité pour tout comprendre des 3 états financiers. 10) Contrôle de gestion C'est de l'audit interne. Concrètement, le contrôle de gestion consiste à suivre la performance opérationnelle de l’entreprise et s’assurer que cette performance est en adéquation avec la stratégie préétablie. Il mesurer en temps réel la performance de l’entreprise pour s’assurer de l’utilisation optimale de ses ressources. D'abord, le contrôle de gestion permet d’acquérir des connaissances et compétences qui sont très utiles dans d'autres métiers en Corporate Finance. Ensuite, il est au cœur des opérations d’une entreprise. Le stagiaire est très exposé à différents départements et pourra avoir une vue d’ensemble de son fonctionnement. Enfin, le contrôle de gestion est étroitement lié à la stratégie de l’entreprise. On peut donc développer une bonne compréhension de la manière dont les décisions financières et opérationnelles soutiennent la réalisation des objectifs stratégiques de l’entreprise. Pour vous aider : Si vous n'avez pas encore beaucoup d’expérience en finance, le contrôle de gestion sera une excellente porte d’entrée ! Et cela vous permettra d’accéder ultérieurement à des postes qui se rapprocheront davantage peut-être de votre projet professionnel. Vous pouvez préparer vos entretiens avec notre cours de Contrôle de gestion qui aborde l’ensemble des notions clés du métier : différents coûts, allocation des coûts, gestion et valorisation des stocks, analyse de la performance de l’entreprise.. Vous souhaitez travailler dans l'un de ces métiers en Corporate Finance ? C'est possible ! Les métiers en Corporate Finance sont très pertinents à la sortie de l'école. A la fois pour apprendre et avoir un tremplin pour la de votre carrière. Mais les process de recrutement sont compétitifs. Vous l'avez compris en lisant l'article. Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Avec nos Packs, vous aurez accès aux vidéos sur le fit, les concepts techniques à maîtriser pour chaque métier, des exercices et cas pratiques d’entraînement, des fiches sur les entreprises et des podcasts exclusifs avec des professionnels. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Sixtine Brule

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Décryptage
5 boutiques M&A américaines à la conquête de la France

Vous connaissez sûrement la banque d’affaires Lazard. Elle est régulièrement en tête des League Tables pour le M&A en France. Lazard est la première véritable boutique franco-américaine à être installée depuis plusieurs décennies à Paris ! Mais aujourd'hui, plusieurs boutiques M&A américaines s'implantent à Paris. Le phénomène est courant. Revenons sur Lazard. La création de la banque en 1844 est étroitement liée aux deux pays : France et Etats-Unis. A la France d’abord. La banque est créée par une fratrie de jeunes français originaires de Lorraine (Alexandre, Élie et Simon). Aux Etats-Unis ensuite. Les trois frères (d’où le nom de « Lazard Frères ») sont émigrés en Louisiane, l’ancienne terre française du continent Nord-Américains. Au départ, l’entreprise fondée par les frères Lazard, bientôt rejoints par leur cousin Alexandre Weil, était une quincaillerie. Puis l’entreprise évolue. Géographiquement d’abord. Quand les frères Lazard quittent leur Louisiane pour s’installer en Californie dans la région de San Francisco, aussi attirés par la « ruée vers l’or » de l’époque. Opérationnellement ensuite. Car le commerce initial va progressivement devenir une banque. Et pendant tout le XXème siècle, la banque Lazard sera organisée en trois maisons indépendantes. A New York, c’est une banque créée aux Etats-Unis. A Paris, c’est une banque créée par des français. Et à Londres, la place forte de la finance en Europe. Mais Lazard n’est plus la seule banque « américaine » à être présente en France. Depuis quelques années, plusieurs boutiques américaines ont ouvert un bureau à Paris pour couvrir le marché français. Et cette tendance s’est accélérée avec le Brexit initié en 2016 et officialisé depuis début 2021. Paris va-t-il remplacer la City de Londres pour devenir la place forte de la finance en Europe ? Faisons un rapide état des lieux des boutiques M&A américaines qui veulent conquérir le marché français et européen. 1) Perella Weinberg Fondée en 2006 par Joe Perella et Peter Weinberg, Perella Weinberg est l'une des principales boutiques M&A américaines. Et elle a lancé son bureau à Paris dès 2018. A l’époque, ce nouveau bureau est le 12ème de Perella Weinberg dans le monde et seulement son 2ème en Europe avec Londres. Au départ, l’ouverture du bureau parisien est étroitement lié au Brexit, voté par le peuple britannique deux ans auparavant. C’est ce que confirme Joe Perella qui affirme que « le climat en France est devenu bien plus hospitalier. Le changement en France est très positif, nous voulons y investir, nous rapprocher de nos clients ». Et la banque américaine va réussir ses débuts. D’abord, Perella Weinberg attirent rapidement plusieurs banquiers français de renom chez des concurrents comme Bank of America ou Goldman Sachs. Surtout, elle confie la direction du bureau au français David Azéma. C'est un ex-banquier de Bofa et ancien commissaire aux participations de l’État. David Azéma travaillait déjà comme associé chez PWP depuis mars 2017. Ensuite, Perella Weinberg est impliqué sur plusieurs opérations peu après son lancement. Par exemple, la banque conseille Bouygues lors du rapprochement des activités ferroviaires de Siemens et d'Alstom. Aujourd’hui, dans un contexte de reprise post pandémie, Perella Weinberg souhaite renforcer rapidement ses effectifs en France et développer des expertises sectorielles pour concurrencer les plus grandes banques. En juillet 2021, la banque a par exemple officialisé l’arrivée de Gilles Tré-Hardy, ancien banquier de Lazard secteur TMT où il a épaulé Vincent Le Stradic pendant près de 10 ans avant de rejoindre récemment Bank of America comme Managing Director. A Paris, Gilles Tré-Hardy aura la responsabilité du secteur télécoms. De plus, la boutique a recruté en 2022 Stéphane Richard, l’ancien patron de Orange pour se développer rapidement dans se secteur. Pour en découvrir davantage sur Perella Weinberg : Vous pouvez retrouver notre page entreprise sur Perella Weinberg et un article complet dédié au développement de la boutique. 2) Moelis & Co Fondé en 2007 par Ken Moelis, la banque Moelis & Co a rapidement intégré le top 10 des conseils M&A aux Etats-Unis en étant impliquée rapidement dans des grosses opérations. En 2007, Moelis & Co conseille les hôtels Hilton dans leur vente au fonds d’investissement Blackstone pour 26,5 milliards de dollars. En 2008, la banque conseille Yahoo dans sa défense face à l’OPA hostile de Microsoft pour un montant 45Mds$ ou encore Anheuser-Busch dans sa cession à InBev pour 61Mds$. Moelis & Co a ouvert son bureau parisien sur les Champs-Elysées en 2018 avec comme objectif principal de conseiller des clients internationaux qui cherchent à acquérir des actifs français.   3) Centerview Partners Fondée en 2006 par Blair Effron et Robert Pruzan, Centerview Partners fait partie des principales boutiques M&A américaines présentes à Paris. Elle intervient principalement sur trois types d’opérations : Le conseil M&A Les restructurations La défense contre les activistes Son siège social est à New York. Et la banque affiche déjà un solide track record aux Etats-Unis. En effet, elle s’est rapidement imposée dans le paysage des M&A face aux grandes banques traditionnelles. Par exemple, elle a conseillé en 2019 le joaillier américain Tiffany lors de son rachat par LVMH pour 16 milliards de dollars ou la 21st Century Fox lors de sa cession à Walt Disney pour 71 milliards de dollars. Pour élargir son champ d’action vers l’Europe, Centerview Partners a annoncé l’ouverture de son bureau parisien en avril 2020. Surtout, la banque recrute Matthieu Pigasse, l’ancien banquier star de Lazard, pour le diriger. Matthieu Pigasse avait officialisé son départ de Lazard quelque mois auparavant en octobre 2019, avec une clause de non concurrence qui expirait à la fin du mois de mars. Depuis le lancement, Centerview Partners a réussi un développement rapide. Depuis ses locaux de l’avenue Matignon, la boutique est passée de 5 à 20 banquiers en un peu plus d’un an. Aux côtés des anciens de Lazard Mathieu Pigasse et Nicolas Constant, Centerview Partners avait aussi recruté l’associé-gérant de Rothschild & Co Grégoire Heuzé. Mais l’ancien conseillé de Bruno Le Maire a quitté Centerview peu après son arrivée. En effet, il vient de lancer sa propre banque d'affaires baptisée Altamoda. En ce qui concerne les deals, Centerview Partners a déjà un track record bien rempli. La boutique a conseillé sur une dizaine de deals en France, dont la vente du bloc d’Engie dans Suez à Veolia (conseil des administrateurs d'Engie) ou le rachat des cliniques C2S par Elsan au fonds d’investissement Eurazeo (conseil de Elsan). Pour en découvrir davantage sur Centerview Partners : Vous pouvez retrouver notre page entreprise sur la boutique et un article complet dédié au développement de Centerview.   4) Greenhill & Co Fondée en 1996 par Robert F. Greenhill, l’ancien président de Morgan Stanley, la banque d’affaires Greenhill & Co conseille sur des opérations M&A, de financement et de conseil stratégique. La boutique fait valoir un track record élevé avec une appétence particulière pour certains secteurs comme les biens d’équipement, les matériaux de construction et engins de chantier, les services financiers, la santé ou l’agroalimentaire. Greenhill & Co possède 16 bureaux répartis dans le monde. Déjà présente en Europe à Londres, Francfort, Stockholm et Madrid, la banque a ouvert son bureau à Paris en 2019, dirigé par Amélie Négrier-Oyarzabal, une ex-Lazard. Son objectif est de concurrencer directement les grandes banques américaines déjà sur place. Pour cela, Greenhill & Co devrait prochainement accueillir jusqu’à 20 personnes dans son bureau parisien. D’ailleurs, depuis le rachat de Cogent Partners en 2015, la banque propose aussi une offre de conseil sur le marché secondaire du capital-investissement. Greenhill & Co s’est pour le moment distingué dans plusieurs gros buy-side. En 2021, la boutique a conseillé le groupe Altrad dans le rachat de Endel, la filiale de Engie spécialisée dans la maintenance industrielle et les services à l’énergie. Surtout, Greenhill & Co était conseil de Bouygues sur le dossier Equans qui a agité la place de Paris depuis la rentrée. En co-mandat avec Credit Agricole CIB, Greenhill & Co remporte avec Bouygues le processus d’enchères mis en place par Engie pour céder sa filiale Equans, spécialisée dans les services multitechniques pour 7,1 milliards d’euros. Pour en découvrir davantage sur Greenhill & Co : Vous pouvez retrouver notre page entreprise sur la Greenhill & Co et un webinaire réalisé avec un ancien stagiaire de la boutique.   5) The Raine Group Créée en 2009 par Jeff Sine et Joe Ravitch, The Raine Group est à la fois un conseil M&A et un fonds de Venture Capital. La banque a par exemple conseillé SoftBank dans le rachat puis la vente de Arm pour 40 milliards de dollars ou les propriétaires du club de football Manchester City dans la vente d’une participation de 10% au capital du club à Silver Lake. De plus, elle détient aussi des participations dans plusieurs startups européennes comme SoundCloud, Huuuge ou Moonbug. The Raine Group a ouvert son bureau en France en octobre 2021. Bernard Mourad (ex-banquier de Patrick Drahi chez Morgan Stanley et Bofa) dirige l’équipe. Ce dernier connait très bien l’environnement des M&A en France. Et il bénéficie d’un solide réseau dans le secteur privé et public. En effet, il était en 2017 l'un des premiers soutiens de la campagne d'Emmanuel Macron. The Raine Group veut rapidement s’imposer comme une alternative crédible face aux boutiques M&A américaines et autres plus connues sur la place. La banque veut aussi mettre en avant son expertise en TMT ! Avec le recrutement de Bernard Mourad, l’objectif prioritaire est de trouver des opportunités dans la French Tech. D'autres boutiques M&A américaines à Paris ? Les boutiques américaines présentes sur le marché des M&A sont déjà nombreuses. Et cette tendance pourrait ne pas s’arrêter là. Deux autres boutiques M&A américaines pourraient prochainement lancer leur aventure française. D’abord, Evercore qui voulait ouvrir un bureau à Paris depuis 2019. Mais la boutique a repoussé son arrivée en raison de la crise sanitaire. Fondée en 1995 par Roger Altman, la banque Evercore est déjà présente dans 3 pays en Europe (Royaume-Uni, Allemagne, Espagne). Et elle envisage sérieusement de se lancer à Paris. On a reparlé de l'ouverture d'un bureau en 2023. Cependant, le projet n’a pour le moment pas vraiment abouti. Un : En raison de l’échec des premiers recrutements. Deux : Avec la dégradation des perspectives du marché actuellement. Avec la forte reprise économique depuis quelques mois, Evercore va peut-être revoir ses plans. Ensuite, PJT Partners pourrait arriver à Paris. La boutique est née de la scission du géant américain Blackstone. Qui plus est, elle vient de s’offrir les services du patron historique de Morgan Stanley en France, René Proglio. PJT Partners n’a pour le moment pas ouvert officiellement un bureau en France. Mais la banque a déjà recruté plusieurs banquiers français qui travaillent depuis Londres. Avec l’arrivée de René Proglio, un spécialiste du marché M&A en France depuis plus de trente ans, PJT Partners affiche peut-être haut et fort sa future ambition de peser sur le marché français des M&A.   Vous voulez travailler dans l'une des boutiques M&A américaines à Paris ou une autre ? Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle regroupe tout ce que vous devez connaitre pour réussir les process de recrutement en M&A, Private Equity et autres métiers en Corporate Finance : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Training You, c'est bien plus que des cours en ligne individuels. C’est le Netflix de la Corporate Finance. La plateforme a déjà attiré plus de 8 000 étudiants et jeunes diplômés qui étaient en recherche de stage ou CDI en M&A ou Corporate Finance. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Guillaume Pommier

8 min de lecture

Décryptage
SPAC : tout comprendre sur le phénomène à la mode de la finance

Il y a eu les IPO, les OPA ou OPE, l’EBITDA ou encore le PER ratio. Voici venu le nouvel acronyme à la mode de la finance : le SPAC. Cet OVNI financier attire de plus en plus d’investisseurs, qu’ils soient institutionnels ou particuliers. Né dans les années 1980, le SPAC connait un fort regain d’intérêt depuis quelques mois. En 2021, près de 610 SPACs se sont cotés sur les marchés américains, levant au passage 162 milliards de dollars. Quelle est cette pratique boursière qui s’est déjà imposée à Wall Street et qui tente de conquérir l’Europe ? Qu'est-ce qu'un SPAC ? Inventé dans les années 1980 aux Etats-Unis, le SPAC ou « Special Purpose Acquisition Company » est une coquille vide. C’est-à-dire une société qui n’a aucune activité opérationnelle et dont la seule raison d’être est de procéder dans un futur proche (généralement deux ans) à une acquisition. Le processus se déroule en deux étapes. D’abord, le SPAC lève des capitaux par le biais d’une introduction en bourse Ensuite, le SPAC acquiert une entreprise non cotée avec les capitaux levés Qui sont les actionnaires du SPAC ? Trois types de personnes sont actionnaires du SPAC : 1) Les fondateurs ou sponsors qui sont à l’origine du SPAC Ils sont banquiers, entrepreneurs ou encore investisseurs de premier plan. Ils ont souvent une forte personnalité. Et surtout un projet !  Parmi les plus connus en France, on peut citer Matthieu Pigasse, Xavier Niel ou Bernard Arnault. Quelquefois, des artistes ou sportifs célèbres participent aussi au lancement d’un SPAC. C’est par exemple le cas de la légende du basket américain Shaquille O’Neal ou de la championne de tennis Serena Williams. Ces sponsors apportent environ 2% des fonds dans la coquille vide lors de la création du SPAC. Cet argent permet de payer les frais de départ liés au processus d’émission (banque d’affaires, avocats, etc.). De plus, les fondateurs vont identifier le secteur d'activité de la première cible ainsi que le lieu de cotation (Paris ou Amsterdam en Europe), et rédiger le prospectus de cotation du SPAC. Enfin, ils assurent le marketing pour attirer les investisseurs. 2) Les investisseurs institutionnels qui apportent le reste des capitaux lorsque la coquille vide réalise son IPO Ces investisseurs apportent des fonds pour un montant à peu près équivalent à 50x la mise de départ des sponsors. En Europe, la taille des levées de fonds est relativement harmonisée entre 250 et 300 millions d'euros. A savoir que seuls les investisseurs qualifiés peuvent participer à ce tour de table en Europe. Petite spécificité : les fonds sont ensuite mis sous séquestre le temps que le SPAC acquiert une première cible. En général, les fondateurs ont deux ans pour procéder à cette acquisition. D’ailleurs, les investisseurs ne savent pas quelle cible sera rachetée au moment où ils apportent leurs capitaux. Ils connaissent uniquement le secteur ciblé. Souvent, il est en lien avec l’expertise sectorielle des sponsors. Par exemple, le premier SPAC lancé en France en 2016 par Matthieu Pigasse, Xavier Niel et Pierre-Antoine Capton ciblait le secteur des médias. Ils ont aussi une vague idée de la taille de l’opération et des ratios de rentabilité attendu. Mais le SPAC reste avant tout un pari sur les fondateurs. 3) Les investisseurs particuliers qui peuvent acheter des actions du SPAC une fois coté en bourse Car une fois acquise, la cible fusionne avec la coquille vide. Et l’ensemble devient une entreprise cotée accessible à l’ensemble des investisseurs en bourse. Que se passe-t-il si le SPAC ne trouve pas de cible ? Il arrive que le SPAC n’identifie aucune cible de bonne qualité. Depuis 2009, environ 1 SPAC sur 10 a été liquidé sans avoir trouvé de cible. Cela reste évidemment assez faible mais ce chiffre pourrait augmenter dans les prochains mois compte tenu de la forte augmentation du nombre de SPAC. Dans ce cas, l’argent des investisseurs préalablement mis sous séquestre leur est rendu, avec en plus quelques intérêts reçus liés au temps. Surtout, les fondateurs perdent leur mise de départ. Certains détracteurs du SPAC comme le financier américain Warren Buffet dénonce le manque d’alignement entre les intérêts des différents actionnaires. Les sponsors doivent absolument trouver une cible car sinon ils perdent leur argent. Or, l’identification d’une cible de bonne qualité puis son rachat après avoir trouvé un accord sur la valorisation est parfois difficile. Surtout dans une période d’emballement des prix comme aujourd’hui. Conséquence : les sponsors pourraient avoir tendance à proposer des cibles de moins bonne qualité faute de mieux pour ne pas perdre leur mise. Ce qui entre directement en conflit avec les investisseurs. Autre problème : les investisseurs institutionnels ont un horizon de court terme par rapport aux actionnaires particuliers. Selon une étude de la Stanford Law Business School en avril 2021, la mise sous séquestre des fonds, les intérêts financiers reçus lié au temps puis la revente de certaines options accordées par le SPAC rapporterait aux investisseurs plus de 10% de rendement. Avec en face un risque quasi nul. Car ces investisseurs n’ont pas l’intention de porter les actions et vendent souvent dès que la fusion a eu lieu. Pourquoi le SPAC est redevenu à la mode ? Alors que seulement une vingtaine de SPAC par an a été lancée dans le monde entre 2014 et 2016, le volume d'émission a augmenté autour de 50 par an entre 2017 et 2019. Avant d'exploser depuis 2020. On atteint même un pic de 300 émissions au premier trimestre 2021. Comment expliquer cette frénésie ? Les raisons conjoncturelles : une mode du SPAC Au niveau conjoncturel, les excès de liquidités sur les marchés financiers liés aux politiques monétaires accommodantes des banques centrales depuis la crise sanitaire (et même avant d’ailleurs) ont encouragé le phénomène SPAC. Car les investisseurs doivent placer ces liquidités sur des produits à plus haut rendement dans un environnement de taux extrêmement bas. Et cela entraîne à la fois la hausse du prix des actions et le boom du Private Equity. Les raisons structurelles : les avantages du produit SPAC Au niveau structurel, le SPAC offre plusieurs avantages : 1) Pour les fondateurs Il permet une souplesse dans le levée des fonds. Selon Matthieu Pigasse, « avec une levée de fonds de 300 millions d'euros, on peut viser une cible de 2 milliards d'euros ou plus ». La valorisation des cibles rachetées par un SPAC représente en moyenne 4 fois les montants initialement levés. Car le SPAC dispose de tous les leviers d'une société cotée pour financer l’acquisition. 2) Pour les investisseurs Il est un projet accessible à tous à condition de bien parier sur les compétences des fondateurs. Alors que l’IPO classique est souvent réservée à des investisseurs institutionnels, chacun peut investir dans un SPAC une fois sa cotation finalisée. D’ailleurs, 40% des volumes proviendraient déjà des investisseurs particuliers. Si vous voulez tout comprendre des IPO et réviser avant vos entretiens de stage M&A ou plus généralement pour vos stages Corporate Finance, il est possible de tout réviser sur les IPO grâce à la formation créée par deux ex-banquiers de Lazard. 3) Pour l’entreprise rachetée Il est un gain de temps. Une IPO classique nécessite a minima 6 mois de travail quand le SPAC a déjà émis le prospectus et levé des fonds auprès des investisseurs. Qui plus est, le prix de vente est moins incertain que dans une IPO classique, souvent impacté par la volatilité des marchés. Comment faire si une forte correction sur les marchés survient juste au moment où la société voulait faire son IPO ? Quels sont les SPAC emblématiques en France ? Voici quatre exemples de SPAC en France. 1) Mediawan (2016) En France, le premier SPAC date de 2016 avec le lancement de Mediawan par Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre-Antoine Capton qui ciblait le secteur des médias. Mediawan a réalisé plusieurs acquisitions (Groupe AB, le pôle TV d’EuropaCo ou Lagardère Studios) pour s’imposer comme un leader de l’audiovisuel en Europe. Depuis, les trois fondateurs ont réalisé une OPA sur Mediawan qui est maintenant retiré de la cote. 2) Organic (2020) En décembre 2020, Xavier Niel et Matthieu Pigasse ont lancé avec Moez-Alexandre Zouari un nouveau SPAC baptisé 2MX Organic et coté à Paris. Il a levé 300 millions d’euros lors de son introduction en bourse avec comme objectif des acquisitions dans le secteur de la consommation bio et durable. 3) Pegasus (2021) En avril 2021, le fonds de Private Equity Tikehau créé le SPAC Pegasus avec Financière Agache (holding détenue par Bernard Arnault), Jean-Pierre Mustier et Diego de Giorgi. Le véhicule a levé 500 millions d’euros pour financer des acquisitions dans le secteur des services financiers. 4) Accor Acquisition Company (2021) En juin 2021, le SPAC Accor Acquisition Company, sponsorisé par le groupe hôtelier Accor, a levé 300 millions d’euros à la bourse de Paris. Son objectif est de réaliser des acquisitions dans les services connexes à l’hôtellerie (restauration, bureau partagé, bien-être, divertissement et l'événementiel, technologies liées à l'hôtellerie). Les métiers de la finance d'entreprise vous intéresse ? Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle regroupe tout ce que vous devez connaitre pour réussir les process de recrutement en M&A, Private Equity et autres métiers en Corporate Finance : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Training You, c'est bien plus que des cours en ligne individuels, c’est le Netflix de la Corporate Finance. Plus de 8 000 étudiants et jeunes diplômés l'ont déjà utilisé pour trouver leur stage ou CDI en M&A ou autres métiers en Corporate Finance. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Guillaume Pommier

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M&A : les acquisitions étrangères de plus en plus sous le contrôle des Etats

Vous avez peut-être entendu parler des offres de rachat de Photonis par le groupe américain Teledyne, de Carrefour par le canadien Couche-Tard ou bien encore plus récemment celle du fabricant de camions italien Iveco par le groupe chinois FAW. Ces opérations M&A ont un point commun. Ce sont des acquisitions étrangères qui ont été soumises au contrôle des Etats dans le but de « sauvegarder les intérêts essentiels de sécurité ». Dans cet article, on va d'abord comprendre pourquoi les Etats contrôlent les acquisitions étrangères en M&A, puis étudier les comment les Etats font ce contrôle et enfin aborder les grandes tendances concernant le contrôle des acquisitions étrangères par les Etats. Pourquoi les Etats contrôlent-ils les acquisitions étrangères en M&A ? Les Etats contrôlent souvent les acquisitions étrangères. Et cette tendance M&A ne date pas d’hier ! En effet, le nombre de contrôle des acquisitions étrangères par les Etats ne cesse d'augmenter depuis 1990. A cette date, un peu plus de 35% des acquisitions étrangères étaient contrôlées par les gouvernements. C'est presque le double aujourd'hui. Pourquoi ? Les Etats contrôlent les acquisitions étrangères en M&A pour 5 principales raisons. Sécurité nationale. Premièrement, les acquisitions étrangères peuvent avoir des implications importantes pour la sécurité nationale. C'est en particulier le cas dans des secteurs stratégiques tels que la défense, l'énergie, les technologies de pointe, etc. Par conséquent, les Etats cherchent à prévenir les acquisitions qui pourraient compromettre leur capacité à défendre leurs intérêts ou leur territoire. Par exemple, en 2021, la France a bloqué la vente de Photonis (production de matériels pour l'armée française) à la société américaine Teledyne. Et c'est finalement Ardian qui a fait ce rachat ! Protection des industries nationales. Deuxièmement, les gouvernements peuvent chercher à protéger leurs industries nationales contre la concurrence étrangère déloyale ou les acquisitions hostiles qui pourraient affaiblir la compétitivité des entreprises nationales Protection des emplois et des intérêts économiques. Troisièmement, les acquisitions étrangères peuvent parfois entraîner des pertes d'emplois ou des délocalisations d'activités économiques. Les gouvernements peuvent intervenir pour protéger les emplois et les intérêts économiques nationaux en réglementant ou en bloquant certaines acquisitions. Par exemple, en 2021, la France a écarté l'idée d'une acquisition potentielle de Carrefour (un employeur important en France avec des milliers d'employés) par la société canadienne Couche-Tard en partie pour cette raison. En effet, le gouvernement s'est inquiété des répercussions potentielles sur l'emploi et les conditions de travail si l'entreprise venait à être acquise par une société étrangère Souveraineté économique. Quatrièmement, les acquisitions étrangères dans des secteurs critiques peuvent compromettre la souveraineté économique d'un pays en donnant à des entités étrangères un contrôle significatif sur des ressources ou des infrastructures stratégiques. Encore une fois, le refus d'une acquisition potentielle de Carrefour par Couche-Tard en 2021 s''explique aussi par cela. En effet, la France attache une grande importance à sa souveraineté alimentaire et considère Carrefour comme une entreprise stratégique. Surtout après la crise du Covid-19 pendant laquelle la grande distribution a été un acteur clé de la première ligne ! Équité et réciprocité. Cinquièmement, certains États cherchent à s'assurer que les entreprises étrangères ne bénéficient pas de conditions d'investissement plus favorables que celles dont bénéficient les entreprises nationales dans d'autres pays. Ils peuvent donc réglementer les acquisitions étrangères pour promouvoir des relations commerciales équitables et réciproques Par conséquent, ces raisons varient d'un pays à l'autre en fonction de leurs priorités politiques, économiques et sécuritaires spécifiques. Comment les Etats contrôlent-ils les acquisitions étrangères en M&A ? Principe du contrôle Le contrôle des acquisitions étrangères par les États est généralement mis en place à travers une combinaison de lois, de réglementations et d'autorités indépendantes. Voici comment cela peut fonctionner : Lois et réglementations. D'abord, les États établissent des règles qui définissent les conditions dans lesquelles une acquisition étrangère peut avoir lieu. Ces règles peuvent inclure des critères pour déterminer si une acquisition présente des risques pour la sécurité nationale, l'économie ou d'autres intérêts stratégiques. Par exemple, une loi pourrait conditionner les acquisitions dans certains secteurs sensibles à une autorisation préalable du gouvernement Autorités de régulation ou de supervision. Ensuite, les Etats peuvent créer des autorités indépendantes. Elles vont superviser le processus d'examen des acquisitions étrangères et garantir le respect des lois et réglementations en vigueur Processus d'autorisation : Enfin, si l'acquisition est jugée conforme aux lois et réglementations en vigueur, elle peut être autorisée par les autorités compétentes. Cela implique parfois des conditions spécifiques ou des engagements pour atténuer les risques identifiés Exemple de contrôle En France, prenons l'exemple du décret Montebourg en 2014 sur les investissements étrangers. Il a renforcé les pouvoirs du gouvernement français pour examiner et potentiellement bloquer les acquisitions étrangères d'entreprises françaises dans des secteurs jugés stratégiques pour la sécurité nationale ou l'économie française. Premièrement, le décret a élargi la liste des secteurs sensibles soumis à un examen spécifique en cas d'acquisition étrangère, notamment dans des domaines tels que la défense, la sécurité, l'énergie, les télécommunications, les transports, la santé, etc. Deuxièmement, le décret a renforcé les critères d'évaluation des acquisitions. Il met l'accent sur la préservation des intérêts stratégiques, économiques et industriels de la France, ainsi que sur la protection de la souveraineté nationale et de la sécurité nationale. Troisièmement, le décret a accordé au gouvernement français des pouvoirs accrus pour bloquer ou conditionner les acquisitions étrangères jugées contraires aux intérêts nationaux, y compris la possibilité de demander des garanties ou des engagements de la part des acquéreurs étrangers. Quelles sont les tendances concernant le contrôle des acquisitions étrangères en M&A par les Etats ? Le contrôle des acquisitions étrangères par les Etats augmente. Pourquoi ? Plus de deals M&A cross-border D'abord, le nombre de deal M&A transfrontaliers augmente. Il a augmenté de 472 en 1985 à 13 872 en 2019. Et ces opérations concernent aussi les « intérêts essentiels de sécurité ». Par conséquent, les gouvernements ont mis en place des réformes pour protéger les secteurs les plus sensibles. Plus de contrôle par l'Etat Les Etats contrôlent davantage. Voici quelques-unes des principales tendances observées : 1) Elargissement des secteurs soumis à contrôle De nombreux pays étendent la liste des secteurs stratégiques soumis à un examen approfondi lors d'acquisitions étrangères. On l'a rappelé avec le décret Montebourg en France. Plus récemment, les technologies émergentes telles que l'intelligence artificielle, la cybersécurité, la biotechnologie et les semi-conducteurs sont de plus en plus soumises à un examen approfondi. Pourquoi ? En raison de leur importance stratégique et de leur potentiel à influencer la compétitivité économique et la sécurité nationale. De plus, avec la montée en puissance des entreprises technologiques et la valeur croissante des données personnelles, certains pays accordent une attention particulière aux acquisitions étrangères dans le domaine des technologies de l'information et de la protection des données. 2) Renforcement des critères d'examen Les critères pour évaluer les acquisitions étrangères deviennent de plus en plus stricts. On remarque une attention particulière portée à la protection de la souveraineté nationale, la sécurité nationale, la propriété intellectuelle et la préservation des emplois et des compétences locales. 3) Intensification de la coopération internationale Face à la mondialisation des investissements, de nombreux pays renforcent leur coopération dans le domaine du contrôle des acquisitions étrangères. Les autorités nationales mettent en place des mécanismes de partage d'informations et de coordination pour mieux comprendre et gérer les risques potentiels liés aux acquisitions étrangères Vous cherchez un stage ou CDI en M&A ? C’est possible, mais difficile. D'abord, le nombre de candidats est très élevé. Ensuite, le niveau attendu par les recruteurs est aussi élevé. Comment se préparer au mieux ? Pour vous aider, deux anciens banquiers de Lazard ont lancé Training You. Plus de 8 000 étudiants et jeunes diplômés l'ont déjà utilisé. Les formations regroupent tout ce que vous devez connaitre pour réussir un process de recrutement : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Guillaume Pommier

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5 raisons de travailler en Private Equity

De nombreux étudiants souhaitent travailler en Private Equity. Avant de mentionner les principaux arguments qui motivent les étudiants, il est utile de rappeler ce qu’est le Private Equity. Concrètement, le fonds de Private Equity a 4 activités principales : Recherche de financement auprès d’investisseurs particuliers et institutionnels pour constituer des véhicules d’investissement. Ces investisseurs sont les souscripteurs ou les « LPs » du fonds Investissement de cet argent dans des entreprises généralement non cotées qui correspondent à différents critères d’investissement (secteur, croissance, rentabilité, etc.) Gestion des entreprises rachetées qui font partie du portefeuille du fonds d’investissement. Pendant cette période, il s’appuie sur le management de l’entreprise qui doit créer le maximum de valeur Revente des différentes participations et distribution de l’argent aux investisseurs avec au passage une plus-value confortable en cas de succès dans les investissements Pour plus d'informations sur les activités principales, vous retrouverez le replay du webinaire d'un investment manager chez Ardian qui vous explique pourquoi travailler en Private Equity. Dans cet article, nous vous donnons 5 raisons de travailler en Private Equity : Raison #1 pour travailler en Private Equity : Agir dans l'économie réelle Les fonds de Private Equity participent à la croissance des entreprises en leur donnant les moyens financiers et relationnels d’accélérer leur développement. En effet, le fonds veut maximiser la valeur de son investissement. Pour faire cela, il faut faire grandir l’entreprise en portefeuille ou augmenter sa rentabilité. L’argent investi par le fonds de Private Equity permet le plus souvent d’accélérer le développement de l’entreprise : Recruter. Cela a un impact positif sur l’emploi dans la région Mener des acquisitions dans le secteur. Cela participe au dynamisme de l’économie dans la région Investir dans de nouvelles technologies ou brevets. Cela contribue à la croissance du pays Par conséquent, le fonds de Private Equity participe à la croissance des entreprises et au développement de l’économie d’une région grâce à ses investissements. Par exemple, le fonds Eurazeo PME a acquis en 2021 une participation majoritaire dans Groupe Premium auprès de Montefiore Investment. L’entreprise se spécialise dans les produits d’épargne retraite, les assurances vie et la prévoyance. Grâce à ce nouvel LBO, Groupe Premium va poursuivre sa croissance : expansion du réseau, maillage territorial, buy and build, digitalisation, engagement en matière d’ESG. Sans les tickets investis par les fonds d’investissement, la cible ne pourrait pas se développer de manière aussi efficace et rapide. Si vous souhaitez aller plus loin en matière d'ESG, vous pouvez retrouver un webinaire avec 2 professionnels chez Bpifrance et Apax. Il explique comment les fonds intègrent les critères ESG dans leurs investissements. Raison #2 pour travailler en Private Equity : Être au plus près des dirigeants d'entreprise Au-delà du financement de l’économie réelle, le fonds de Private Equity a un rôle clé dans l’accompagnement des dirigeants d’entreprises. Par rapport à une boutique M&A qui conseille le dirigeant pendant une période relativement courte correspondant à la durée du process d’achat ou de cession, le fonds d’investissement suit le développement de l’entreprise pendant toute la période où elle est dans son portefeuille. Et cette durée est approximativement de 4 à 5 ans dans la majorité des cas. Précisément, de belles histoires ont pu voir le jour grâce au Private Equity. On peut par exemple citer Alliance Etiquettes, une PME française qui réalise des impressions d’étiquettes premium. Le fonds Activa Capital a acquis une participation majoritaire dans l’entreprise en 2015 et a accompagné le fondateur dans son développement. En 2021, il a cédé sa participation dans le cadre d’un MBO organisé par Chequers Capital. A l’occasion de cette opération, le fondateur et CEO de l’entreprise Olivier Laulan a mentionné « Je suis très fier du chemin parcouru avec Activa Capital. L’arrivée de Chequers Capital donnera à Alliance Etiquettes les moyens de son ambition : la poursuite de son projet de croissance et de consolidation en France et en Europe ». Pour rappel, depuis l’entrée d’Activa Capital en 2015, le chiffre d'affaires et l'EBITDA de l’entreprise ont été multipliés respectivement par plus de 8 et 7 fois. Raison #3 pour travailler en Private Equity : Développer ses connaissances techniques Le Private Equity est un métier très technique où le junior peut beaucoup apprendre. Ce n’est pas pour rien que les fonds d’investissement recrutent souvent des professionnels qui ont déjà une première expérience : M&A, Conseil en stratégie, Transaction Services, Leveraged Finance ou Venture Capital. Vous souhaitez vous tourner vers le Private Equity mais il vous paraît judicieux de décrocher un stage en amont dans ces domaines ? Réussissez vos entretiens avec notre formation en ligne complète par deux anciens banquiers de Lazard. Vous retrouverez de nombreux cours en ligne pour devenir un as en Private Equity mais également en Conseil en stratégie, Transaction Services, Leveraged Finance, Venture Capital et bien d'autres. Modéliser sur Excel D’abord, les juniors utilisent couramment Excel pour faire de la modélisation financière. En effet, le fonds doit souvent construire un Business Plan détaillé de la cible et faire une valorisation pour négocier les conditions d’entrée. Le plus souvent, le fonds de Private Equity déduit le prix d’acquisition en fonction d’un TRI cible et d’un certain niveau d’endettement qu’il peut utiliser pour financer l’opération. De plus, il faut modéliser le LBO pour faire des analyses de sensibilités selon les différentes hypothèses utilisées : levier financier, taux d’intérêt, remboursement de la dette ou encore le TRI ciblé par le fonds pour cette opération. Enfin, il faut suivre de manière très précise les principaux indicateurs de la cible pendant sa durée dans le portefeuille du fonds. Il est d'ailleurs possible pour vous de tout connaître de la modélisation financière avec Excel que ce soit pour votre première mission de stage en corporate finance mais également pour vos process de recrutement. Apprendre sur un secteur Ensuite, les juniors peuvent acquérir de solides connaissances sur un secteur en particulier, surtout si le fonds d’investissement a développé une expertise sectorielle. C’est par exemple le cas de Antin dans le secteur Infrastructure ou BlackFin pour les services financiers. C’est donc très important de bien connaitre le marché dans lequel le fonds investit. Par exemple, on peut demander à des candidats de réaliser des Market Sizings en entretien. Ce sont des questions souvent posées lors des entretiens en Conseil en Stratégie, mais bien plus rares en Corporate Finance. Pour vous entraîner aux Market Sizings, il est possible pour vous de rejoindre Training You et de suivre le cours Market Sizings pour comprendre toute la méthodologie ainsi que de bénéficier d'exemples corrigés. Egalement, vous profiterez d'études de cas Market Sizings corrigées sur la plateforme en ligne. Raison #4 pour travailler en Private Equity : Gagner un bon salaire Ce n’est pas une réelle surprise. Au même titre que les salaires en M&A, les professionnels du Private Equity gagnent bien leur vie. Et pour beaucoup d’étudiants, le salaire à la sortie de l’école représente une dimension importante de leur choix de carrière. Bien sûr, cela ne doit pas être la seule raison de rejoindre un fonds d’investissement. Mais c’est toujours un plus, surtout quand on travaille de longues heures. Concrètement, la rémunération dans un fonds d’investissement se compose de 3 parties : D’abord, le professionnel reçoit un salaire fixe Ensuite, il touche un bonus qui dépend de la performance globale du fonds de Private Equity sur l’année et de sa performance individuelle. Ici, on note que les bonus sont équivalents ou légèrement inférieurs à ceux que l’on peut percevoir en banque d’investissement Enfin, la partie la plus intéressante est le « carried interest ». Il correspond à une partie de la plus-value réalisée sur les investissements de l’année. Cependant, seuls les professionnels seniors reçoivent le « carried interest ». Et les juniors ne sont généralement pas invités à la table ! Ces salaires peuvent paraître impressionnants mais il faut préciser plusieurs points. D’abord, les données proviennent des fonds les plus importants. Dans certains fonds d’investissement plus petits, les salaires restent moins élevés. Mais l’équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle y est davantage respecté. Ensuite, les rémunérations dépendent de la performance annuelle du fonds d’investissement. Si le fonds ne performe pas, les parts variables de la rémunération sont plus faibles. Raison #5 pour travailler en Private Equity : Avoir des perspectives d'évolution Un début de carrière en Private Equity offre de fortes perspectives d’évolution. Les possibilités de sortie après quelques années au sein d’un fonds d’investissement sont nombreuses. D’abord, les professionnels peuvent être recrutés par des entreprises qui ont fait partie du portefeuille du fonds. Ils connaissent déjà bien le secteur et la société. Ils peuvent donc postuler à des postes de CFO ou en Business Development Ensuite, les professionnels peuvent créer leur propre entreprise De plus, ils peuvent rejoindre un autre fonds d’investissement qui travaille sur des marchés différents. Ex : fonds spéculatif, fonds de VC ou Family Office Enfin, certains professionnels sont recrutés par des cabinets de Conseil en Stratégie comme BCG, McKinsey ou Bain. En effet, ils ont acquis une forte expertise sectorielle après plusieurs années au sein d’un fonds d’investissement sectorisé Pour aller plus loin, retrouvez notre épisode de "Choose Your Career" avec Pauline François-Poncet (ex-Goldman Sachs), Investment Director chez MBO+, un fonds Private Equity dédié aux PME et ETI françaises:  Comment décrocher un stage en Private Equity ? Si vous n'étiez pas encore convaincu par les métiers en finance d'entreprise, postulez maintenant en Private Equity ! Mais attention, cette voie demande un soin particulier quant aux process de recrutement. Pour y arriver, une préparation optimale est requise. Training You est votre solution. Première plateforme de préparation en ligne aux entretiens en Corporate Finance, vous aurez accès à +60 heures de formation : vidéos sur les concepts techniques à maîtriser dont un cours sur le Private Equity, des exercices et cas pratiques d’entraînement, des fiches sur les entreprises et des podcasts exclusifs avec des professionnels. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Karim Maaizate

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Décryptage
4 principales missions d’un stagiaire en M&A

Après avoir vu pourquoi postuler en M&A, il est maintenant temps de rentrer dans le vif du sujet et de parler des missions d'un stagiaire en M&A. Que fait-on concrètement quand on fait un stage dans une banque d’affaires ou une boutique M&A ? On peut résumer le rôle du stagiaire à 4 missions clés. Mission #1 en M&A : La recherche d'informations D’abord, le stagiaire en M&A est en charge de la recherche d’informations. Les informations sont la matière première indispensable pour assurer la production des différents documents réalisés par une banque d’affaires. Deux situations bien distinctes peuvent se poser. Si vous réalisez votre stage dans une bulge bracket (Goldman Sachs, JP Morgan, BAML, …) ou une boutique de premier rang (Lazard, Rothschild & Co, Centerview, Messier & Associés), vous travaillerez certainement sur des entreprises cotées ou qui réalisent un chiffre d’affaires assez élevé. Par conséquent, les informations seront beaucoup plus faciles à trouver et votre travail sera plus simple. Car la mission du stagiaire consistera davantage à traiter le flux d’informations existantes qu’à rechercher l’information. Mais ce ne sera pas toujours le cas (y compris en Large Cap d’ailleurs). Si vous réalisez un stage dans une boutique Small/Mid Cap, vous serez aussi confronté à des marchés plus petits et des entreprises moins connues. L’information sera plus difficile à trouver. Cependant, vous devrez quand même produire des pages. Alors comment faire ? En recherchant les bonnes informations au bon endroit. Voici les différentes sources d'information : Le moteur de recherche D'abord, la première source d’information est Google. Le moteur de recherche deviendra rapidement votre meilleur ami dans les boutiques Small et Mid cap. En effet, vous allez passer de longues heures à chercher la précieuse information dont l’équipe a besoin pour faire la page. Et cette information peut être diverse : la taille d’un marché si vous travaillez sur un pitch, un chiffre d’affaires si vous devez débuter un business plan sur une entreprise, le prix d’une transaction récente dans le cadre d’une valorisation, … . Les bases de données payantes accessibles Puis, la deuxième source d’information est l’ensemble des bases de données payantes auxquelles la boutique a accès. Il en existe plusieurs toutes plus utiles que les autres pour vous aider dans vos recherches et vous faire gagner un maximum de temps. Encore faut-il les connaitre et savoir les utiliser. On peut par exemple mentionner Mergermarket pour rechercher des informations sur des transactions précédentes, Orbis ou Capital IQ pour trouver des informations financières sur une entreprise non cotée (chiffre d’affaires, EBITDA, BFR, etc.), Xerfi pour lire des rapports de marché ou encore Factiva pour accéder gratuitement à la presse payante. Le drive de la banque Enfin, la troisième source d’information est le drive de la banque. En effet, des travaux auront certainement déjà été réalisés sur le secteur ou l’entreprise. Et dans ce cas, les anciennes présentations ainsi que les sources utilisées seront un point de départ précieux pour démarrer votre analyse. Mission #2 en M&A : PowerPoint Ensuite, le stagiaire M&A s'occupe la production de certaines pages sur Powerpoint. Les discussions materials préparés par les banques d’affaires sont nombreux en M&A. Et le format le plus répandu reste la présentation Powerpoint. Par conséquent, il faut produire des pages. Comment se passe la production sur PowerPoint en M&A ? La chaine de valeur d’une présentation Powerpoint en M&A est la suivante : D’abord, les banquiers seniors (Managing Directors, Directors) « passent la commande » des pages Ensuite, les VP et Associates draftent les pages Enfin, les analystes et stagiaires produisent les pages Une fois que les pages sont produites, la présentation remonte progressivement vers les banquiers seniors après avoir passé les différents checks de contrôle à chaque étage de la banque (analyste, associate, VP, etc.). Quelles pages sont produites sur PowerPoint en M&A ? Les pages produites par les juniors sont très variées en M&A et les exemples sont multiples. Premièrement, dans le cadre d’un pitch en origination, le stagiaire va produire des pages standards sur l’entreprise et son marché ou la banque. Ce sont les credentials et les team pages qui viennent crédibiliser l’expertise de la banque auprès du prospect Deuxièmement, dans le cadre d’un mandat sell-side en exécution, le stagiaire participe à la production des différents documents envoyés aux investisseurs potentiels : teaser, information memorandum ou management presentations. Encore une fois, les pages les plus régulièrement demandées aux stagiaires concernent le marché de l’entreprise, son activité, le management et le board de l’entreprise ou encore sa stratégie Pour produire toutes ces pages, il est crucial de maîtriser l’outil Powerpoint. Attention : Le niveau requis en M&A est bien plus élevé que pour d’autres métiers. D'abord, vous devrez produire de manière efficace. Pour cela, la mise en place de raccourcis vous aidera à gagner en rapidité. Ensuite, vous devrez utiliser un format adapté à la banque d’affaires. C'est possible en respectant la charte graphique de la banque. Enfin, vous devrez éviter les typos. Il faut donc bien relire le document ! Pour développer vos compétences en PowerPoint et faire mouche devant les recruteurs avec un one-pager adapté, formez-vous avec une formation adaptée, complète et adaptée. Mission #3 en M&A : Modélisation financière avec Excel Puis, le stagiaire peut être en charge de faire de la modélisation financière avec Excel. Cela sera bien plus rare. Car ce sont généralement les analystes M&A et associates de la banque qui ont cette mission. Cependant, selon la banque dans laquelle vous réalisez le stage et votre staffing, vous pourrez être amené à travailler sur Excel. Voici quelques exemples : Formater un modèle Excel Premièrement, on peut vous demander de formater un modèle Excel. Dans ce cas, ce n’est pas nécessaire d’avoir de solides compétences en modélisation financière car le modèle sera déjà finalisé. Par contre, il faut connaitre le code couleur sur Excel et savoir présenter un modèle de manière propre. Réaliser des modèles simples sur Excel Deuxièmement, on peut vous demander de réaliser quelques modèles simples sur Excel, par exemple un Bridge EqV-EV ou une valorisation avec les méthodes analogiques (comparables boursiers et transactions précédentes). En général, vous allez récupérer un template sur le drive de la banque et vous n’aurez qu’à le remplir en recherchant les bonnes informations. Cela ressemble davantage à de la recherche d’informations qu’à une vraie modélisation. Vous devrez par contre produire un document bien formaté qui respecte les règles de base de la banque d’affaires. Construire des modèles plus complexes sur Excel Troisièmement, on peut vous proposer de construire des modèles un peu plus complexes. Surtout si vous avez au préalable démontré que vous êtes en capacité de délivrer. Cela peut être par exemple un Business Plan ou un modèle LBO. Tous les stagiaires n’ont pas la possibilité de travailler sur ce type de modèle. Mais certains le feront. Il est d'ailleurs possible pour vous de suivre une formation complète sur la modélisation financière avec Excel faite par d'anciens banquiers de Lazard afin de développer vos compétences dans ce domaine ! Mission #4 en M&A : Process Enfin, le stagiaire est en charge du Process. Cette mission sera très importante si la banque d’affaires obtient de nombreux mandats en sell-side. C’est par exemple le cas des boutiques comme Lazard et Rothschild & Co ou des grandes banques françaises comme la BNP ou la Société Générale à Paris. Dans le cadre d’un process sell-side, la banque d’affaires joue un rôle d’intermédiaire entre de nombreuses parties prenantes à la transaction. D’abord, elle gère l’ensemble des interactions entre ses équipes et le client. Dans la phase de préparation de la documentation au début du process, la banque a besoin de certaines informations provenant du vendeur pour la production (teaser, information memorandum). Elle enverra ensuite ces documents aux acheteurs potentiels. Par conséquent, les échanges d’informations entre l’entreprise et les équipes de la banque seront nombreux. Ensuite, la banque gère les interactions entre le vendeur et les acheteurs potentiels. Dans les phases de contact et de due diligence, les interactions sont multiples. On peut par exemple citer l’envoi de la documentation, la gestion des Q&A en data room ou encore l’organisation des nombreux calls ou meetings avec le management. Enfin, la banque centralise les discussions entre tous les conseils du vendeur (et même ceux de l’acheteur) : les auditeurs, les avocats, les fiscalistes, les consultants, etc. Tout ce petit monde se parle régulièrement au cours d’une transaction. Et c’est la banque d’affaires en sell-side qui gère ces interactions. Et dans ce cas, le travail de secrétaire (envoi de mails, organisation des calls et meetings, gestion de la data room) revient généralement au stagiaire. Comment décrocher un stage dans ce domaine d'excellence ou plus généralement dans les métiers en finance d'entreprise ? Cette voie d'excellence exige un soin particulier. Les process de recrutement sont particulièrement pointilleux dans ce domaine. Pour vous aider, Training You est disponible ! Co-fondé par deux anciens banquiers de Lazard, Training You contient tout ce que vous devez maîtriser pour être au point le jour J : cours sur les candidatures, le fit et la technique, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et le fonds de Private Equity, podcasts avec des professionnels du secteur. Training You, c'est bien plus que des cours en ligne individuels. C’est le Netflix de la Corporate Finance. La plateforme a déjà formé plus de 10 000 abonnés depuis son lancement et offre un accès en illimité à +60h de cours réalisés par des professionnels de chaque secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! 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Par Guillaume Pommier

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Décryptage
5 raisons qui peuvent empêcher un deal M&A après le « signing »

Vous êtes intéressés par le M&A et vous suivez de près les deals récents tels que le deal Veolia / Suez ou encore le rachat de Tiffany par LVMH ? Vous êtes curieux et vous voulez pousser vos connaissances dans ce domaine en comprenant ce qui pourrait empêcher un deal M&A après le « signing » ? Mais qu'est-ce que le « signing » ? Le « signing » matérialise l’accord entre l’acheteur et le vendeur dans le cadre d’un deal M&A. Les deux parties signent le SPA (« Share Purchase Agreement »). Mais l’opération n’est effective qu’après le « closing » qui représente le moment où le transfert de propriété est fait. C’est aussi seulement à cette date que le virement des fonds est réalisé par l’acheteur et reçu par le vendeur. Quelles raisons peuvent empêcher le « closing » d’une opération M&A déjà signée ? 1) L'antitrust empêche le deal M&A après le « signing » Une opération M&A doit parfois faire l’objet d’une notification auprès des autorités de la concurrence lorsqu’elle risque d’entraver la concurrence sur un marché. En France, c'est l’Autorité de la Concurrence (organisme public indépendant) qui examine l’opération et rend ensuite 3 types de décisions : Autorisation sans condition de l'opération Premièrement, elle autorise sans condition l’opération (dans +95% des cas). Par exemple, le rachat du groupe de presse hippique Paris-Turf par Xavier Niel a été accepté en févriers 2021 en raison des « chevauchements d'activités limités » entre la cible et les autres participations de Xavier Niel dans la presse et les médias (Le Monde, L'Obs, La Provence, Mediawan...). Autorisation sous conditions de l'opération Deuxièmement, elle autorise l’opération sous conditions. Et ces conditions sont souvent des remèdes concurrentiels ou des engagements entre les différentes parties. Les engagements peuvent être structurels (exemple : cessions d’actifs) ou comportementaux (exemple : politique commerciale de la nouvelle entité). Par exemple, l’Autorité a donné son feu vert en 2019 au lancement de la chaine Salto en échange de certains engagements de TF1, France Télévisions et M6 sur les marchés audiovisuels. Refus de l'opération Troisièmement, elle refuse l’opération quand les remèdes ne suffisent pas à maintenir la dynamique concurrentielle. Ce fut le cas récemment lors de la tentative de prise de contrôle d’un hypermarché Géant Casino par la société Soditroy et le groupe Leclerc. Selon l’Autorité, l’acquisition aurait mené à un duopole entre les hypermarchés Carrefour et E. Leclerc dans l’agglomération de Troyes, avec un risque d’augmentation des prix néfaste pour le consommateur. Enfin, lorsque l’opération concerne des entreprises réalisant une part substantielle de leurs chiffres d’affaires au niveau européen, c’est la Commission Européenne qui est compétente. La Commission Européenne avait par exemple rejeté le projet de fusion entre Alstom et Siemens en 2019 face aux risques d’atteinte à la concurrence sur les marchés des systèmes de signalisation et TGV. 2) La clause MAC au moment du « signing » offre une possibilité à l'acquéreur de renoncer au deal M&A L’intégration d’une clause MAC ou « Material Adverse Change » au pacte de vente protège l’acheteur contre la survenance d'événements exceptionnels qui impactent de façon significative et défavorable l’activité opérationnelle de la cible. La pratique est courante dans les pays anglo-saxons, un peu moins en France. Cependant, la crise du Covid-19 pourrait changer profondément la donne, avec des acheteurs qui essaieraient d’imposer coûte que coûte une clause MAC lors des négociations de la documentation juridique. En effet, avec la clause MAC, l’acheteur a le droit de ne pas réaliser l’opération (c’est une condition suspensive) ou d’être indemnisé par le vendeur (c’est une réparation financière) en cas d’évènements imprévisibles qui nuiraient aux bonnes performances de la cible. Mais quand peut-on vraiment invoquer la clause MAC ? En septembre 2020, LVMH a intenté une action auprès de la Cour de Justice du Delaware dans le cadre de son contentieux avec Tiffany. Le but ? Démontrer que les conditions de réalisation de l’acquisition n’étaient plus réunies. Selon Bernard Arnault, l’accord de 2019 contenait une clause qui permet aux parties de renoncer au deal M&A. Quand ? C'est « en cas de survenance d’une situation significativement défavorable, pour autant que l’évènement invoqué au titre de cette clause n’ait pas été explicitement exclu par les parties ». Et bien sûr, la clause ne mentionnait pas l'époque clairement une crise épidémique ! Au contraire de cyber-attaques, des gilets jaunes ou encore des manifestations à Hong Kong... Si le rachat de LVMH vous intéresse, vous pouvez en apprendre davantage grâce à une explication détaillée de celui-ci. 3) La diminution de l'actif ou l'augmentation du passif entre « signing » et le « closing » Les clauses GAP ou Garanties d’Actifs et de Passifs peuvent aussi freiner un deal M&A après le « signing ». Avec ces clauses dans le SPA, le vendeur s’engage à indemniser l'acheteur dans deux situations. Premièrement, si l'actif de l’entreprise diminue entre « signing » et le « closing ». Deuxièmement, si le passif de l’entreprise augmente pendant cette période. Néanmoins, c’est à l’acheteur de démontrer que cette dégradation des comptes de la cible est due à un évènement antérieur à la transaction. Parmi les baisses d’actifs, on peut citer des stocks invendables ou des créances clients litigieuses. De l’autre côté, la découverte d’un passif fiscal ou d’une dette additionnelle seront considérés comme une augmentation inattendue du passif de la cible. L’intégration d’une clause GAP est fréquente dans les pactes de vente. Cependant, les négociations autour du contour de cette clause sont souvent difficiles. En effet, elles portent sur plusieurs points. Premièrement, le champ de la garantie. Deuxièmement, son plafond, qui ne dépasse pas généralement 60% du prix. Troisièmement, la durée, qui se situe entre 3 et 5 ans en général. Et quatrièmement, son assiette. 4) Le financement de l'opération M&A est difficile après le « signing » L’obtention du financement par l’acheteur est une condition nécessaire à la réalisation de l’opération. Une transaction se finance avec des titres ou du cash. Pour les titres, c’est une émission de nouvelles actions par l’acheteur pour rémunérer les actionnaires du vendeur. Concrètement, les vendeurs vont recevoir des actions de l'acquéreur. Pour le cash, c’est un paiement en numéraire. Et ce cash provient de 3 sources différentes : La trésorerie existante de l’entreprise. Dans ce cas, il existe peu de risques d’un manque de financement Une dette d’acquisition. Il faut alors trouver des créanciers qui acceptent de financer l’opération Une augmentation de capital. L’opération se réalise auprès d’autres investisseurs qui vont apporter du cash à l’entreprise en échange d’actions Si l’acheteur ne parvient pas à trouver cette trésorerie, il ne sera pas en mesure de financer son acquisition. Par conséquent, les banques d’affaires qui conseillent en sell-side exigent souvent des lettres d’engagement remises par les banques prêteuses afin de garantir la bonne réalisation de l’opération. 5) L'Etat refuse le deal M&A après le « signing » L’Etat a récemment fait part de ses fortes réserves face à une potentielle OPA du canadien Couche-Tard sur Carrefour. Mais avait-il le droit de le faire ? En France, c’est parfaitement légal. Précisément, un décret signé par l’ancien Premier Ministre Dominique de Villepin définit depuis 2005 les secteurs où l'investissement étranger est soumis à autorisation du gouvernement. À l’époque  le gouvernement s'était mobilisé face à une rumeur d'OPA de PepsiCo sur Danone. Le décret visait alors à prévenir la prise de contrôle par un acheteur étranger d’entreprises ayant un lien avec les intérêts stratégiques de la France (sécurité intérieure, lutte contre le terrorisme, défense nationale). Avec ce champ d’action, Danone aurait d’ailleurs difficilement fait partie des entreprises « protégées » par le décret. Deux évolutions vont élargir considérablement cette liste. D’abord, en 2014 au moment de l’affaire GE/Alstom, le ministre Arnaud Montebourg a ajouté les secteurs de l'eau, de la santé, de l'énergie, des transports et des télécommunications. Ensuite, en 2020 sous l’impulsion d’Emmanuel Macron, la loi PACTE a encore renforcé le dispositif. Premièrement, le gouvernement peut maintenant bloquer une prise de participation supérieure à 25% du capital contre 33% avant. Deuxièmement, de nouveaux secteurs sont intégrés comme la presse écrite et en ligne, le stockage d'énergie et des technologies quantiques et la sécurité alimentaire. Et c’est précisément cette loi qui permet au ministre de l’Economie Bruno Le Maire de motiver le refus de l’Etat français face à une potentielle acquisition de Carrefour par Couche-Tard. L’Etat brandit l’argument de la souveraineté alimentaire en arguant que Carrefour représente 20% de la distribution en France. En peine crise sanitaire, il faut dire que l’opinion publique perçoit peut-être mieux l'argument. Pour aller plus loin sur les métiers de la finance d'entreprise Pour décrocher votre stage en M&A ou plus largement en finance d'entreprise, développer ses connaissances et ses compétences en Corporate Finance est possible avec notre formation complète. Vous y trouverez différents MOOCs M&A et plus largement des MOOCs en corporate finance. Bien plus que pouvoir anticiper les questions techniques et les questions de fit des recruteurs, vous pourrez avoir des connaissances poussées sur les deals M&A au travers de cours en ligne mais également au travers d'études de cas sur les deals récents comme : Le deal M&A Veolia/Suez La naissance du champion français des médias TF1 / M6 La valorisation de Moderna La fusion Essilor / Luxottica La création du géant ferroviaire Alstom / Bombardier Un focus sur le secteur de l'infrastructure > Accéder aux études de cas détaillées et complètes par un ex-banquier de Lazard   Nous vous en parlions dans ce présent article, Training You, c'est bien plus que des cours en ligne individuels. C’est le Netflix de la Corporate Finance. Plateforme de cours en ligne sous format vidéo, elle a formé plus de 8 000 abonnés et offre un accès en illimité à + 60h de cours réalisés par des professionnels de chaque secteur. 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Par Guillaume Pommier

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Décryptage
The most (and least) stressful jobs in banking and finance

If you work in an investment banking division (IBD), or pretty much any other sector of financial services, you are likely spend a healthy part of your day dealing with career-related stress. The working hours, the responsibilities, the external pressures to deliver consistent compelling results – they all add up. But who has it worse ? What are the most and least stressful jobs in banking and finance ? We decided to conduct an informal survey to find out. We then asked a host of recruiters and actual employees in each field to rank them based on the stress levels employees tend to face, leaving it up to each voter to qualify “work stress” as they see it. Below are the composite results, along with some notes from those who chose to go on the record and explain their thought processes. Do you agree? Most stressful job in finance : Investment Banker (M&A or capital markets professional) Investment Banker is one of the most stressful jobs in finance. Jobs in the investment banking division (IBD) were the runaway choice for the most stressful job on Wall Street and in all of financial services, finishing in the top three of every ballot. The main reason is that investment bankers are confronted with the two main triggers for career stress: the difficulty of the work coupled with the sheer amount of it, particularly for analysts and associates and despite banks’ attempts to mitigate the strain. “The life of a junior banker is one of the last forms of legalized slavery,” said Roy Cohen, a career coach and author of The Wall Street Professional’s Survival Guide. “It is a grueling survival of the fittest existence defined by all-nighters, no time to eat well or to exercise, and compensation that has remained flat for a number of years.” The Epicurean Dealmaker, the anonymous M&A banker behind the eponymous blog and Twitter account says M&A careers remain stressful throughout, but that the nature of the stress changes. “Juniors are crushed by work out of their control. Seniors are whipsawed by clients’ unreasonable demands,” he says. “Juniors have no responsibility for revenues, though, whereas MDs [managing directors] do. That is huge, constant pressure. MDs have (lots) more money and somewhat more life control, but much high burnout rate and obligations. Juniors rarely fired; MDs are fired all the time.” And if you decide not to become an MD to escape this pressure?  “If you don’t get promoted to MD eventually, you’re fired,” says TED. “You can’t stay a hardworking irresponsible junior forever.” Second most stressful job in finance : Trader Trader is one of the most stressful jobs in finance. Traders may not work quite the crazy hours of investment bankers, but they have a sharper, more acute level of stress. “Trader stress is in real time and can happen instantaneously,” said Sal Khan, managing director at New York City recruitment firm Dynamics Associates. Speaking to us last week, trading coach Steven Goldstein described the insidious nature of stress in trading jobs: “When you work in trading, there’s so much that’s outside your control and that can be hard to deal with. You’re sitting there every day and sometimes the markets are in your favour and sometimes they aren’t. People start to question whether they really want that." Third most stressful job in finance : Risk management & Compliance If you think a risk or compliance role will be a less stressful option, you might be right – but only just. Sitting in a non-revenue generating seats, risk and compliance staffers are often viewed as the enemy by colleagues who are desperate to get a transaction approved, said Cohen. Market risk and credit risk management roles are particularly stressful, said Khan. It’s not just the stress. It can also be the feeling of disempowerment. “You’re there to escalate issues, but when you do, nothing is done about them. Compliance is a soulless job. You end up keeping your head down, collecting your money and destroying your principles." one compliance professional told us. Fourth most stressful job in finance : Wealth manager / Private banker Wealth managers and Private Bankers are stressful jobs in finance. Finishing near the top on some surveys and further down on others, wealth managers and financial advisors deal with one particular vehicle for stress: they eat only what they kill. Wealth managers get fired nearly as often as they get hired. One WM who started five years ago said he is the only remaining member of his 30-person recruiting class still in the business. It’s a sales job, and your target is often friends and family. You start with a barely livable wage and you need to sell to remain employed. But, at its core, wealth management is a relationship business. “People seem to think that if you’re a private banker you sit on a pile of money and that keeps the money coming in,” says the anonymous private banker behind the Banker’s Umbrella blog and Twitter account. “They’re 100% wrong. -You have to build a book, once you can get together a book in excess of €100m, you can rest easier.” And if you don’t have a book of assets worth €100m? “It’s a job where you try to protect the assets you have from other preying bankers and run around preying on the assets of other bankers." says Bankers Umbrella. When this is the case, he says private banking can be a harsh career choice: “By comparison, the so-called cut throat world of investment banking is like sitting on an extra fluffy towel on a warm beach while toasting marsh mellows and singing Kumbaya.” By the way, if you are interested in this profession, it is possible for you to follow a course by a wealth manager that will undoubtedly allow you to pass your interviews without difficulty! Fifth most stressful job in finance : Institutional sales Any role that focuses on sales causes stress. Couple this with the fact that the job security and the ceiling on salary aren’t what they used to be, and institutional sales can be a grind. “As technology automates much of the function, there is simply less need for a human interface,” said Cohen. The pressure on salespeople has the potential to increase as banks shift to ‘low touch’ business models. Here, all but the most important clients are encouraged to trade using electronic systems that eliminate the need for human beings. However, there will still be a need for talented salespeople to interact with the most demanding and important clients. Sixth most stressful job in finance : Management consulting Is management consulting really a stressful career? Yes, if you’re working somewhere like McKinsey & Co. or BCG and you don’t like travel (Bain & Co. has a reputation for staffing people closer to their home office). – Management consultants typically travel a lot. When Harvard Business School professors researched working conditions at leading strategy consulting firms in 2013, they found people who claimed to work 15 hour days and to sleep less than six hours a night. “There’s a correlation between success and the willingness to just put everything else aside and do a ton of work,” said one. Like banks, consulting firms have implemented programs to mitigate work stress. One junior consultant who’s worked in banking told us consulting jobs are better: the hours are shorter and the work is more varied and creative. Seventh most stressful job in finance : Private Equity Private Equity jobs are some of the most desirable in finance. They’re also some of the most difficult to get into. Private Equity funds are investors and they’re in it for the long term. This can help relieve the pressure on a day-to-day basis – except when a new investment is being made, at which point working in PE can be pretty similar to working in IBD… By the way, if you are interested in this profession, it is possible for you to follow a complete course by an ex-banker of Lazard that will undoubtedly allow you to pass your interviews in Private Equity without difficulty! Eighth most stressful job in finance : Equity Research Equity Research is often considered as one of the most stressful jobs in finance. Why ? Time was, equity researchers were the academics of the finance world. They got to study a stock or sector in detail and to write their considered opinion about that sector in their own good time. These days, they’re under a lot more pressure. In the UK and Europe, ‘unbundling’ means researchers’ future output will have to be paid for separately by clients – rather than wound into the fee for executing trades. At the same time, researchers have been given a more marketing-oriented role, selling the banks’ whole platform and product to investors. Researchers are being compelled to work harder than ever before, said Brad Hintz, the veteran US banking analyst. Despite all their efforts, Hintz says researchers are often unable to point to a solid revenue stream (something unbundling may help with): “Research management is left with a begging bowl, pointing out all the insightful pieces its people have written.” Ninth most stressful job in finance : Fund Manager In theory, fund management isn’t that much of a stressful career. Long only managers invest for the long term and have time to ponder their decisions. In reality, it’s not that easy. @CT_Osprey, an NYC-based long only manager, says working on the buy-side is fine, as long as you’re right. “If you’re right in your investments, the buy-side is an easier place to work.” If you’re wrong in your investments, he says the buy-side is just as stressful as the sell-side. Even so, this is better than working in an investment bank: “You can be right all day long on the sell side, you still have to hustle your a** off,” Osprey points out. Tenth most stressful job in finance : Technology Like risk and compliance, tech pros get yelled at – a lot. “They take plenty of blame, even when things are out of their hands, and they constantly have to re-educate themselves and take courses.” said Lisa Mogilner, a recruiter at Dynamics Associates. Eleventh most stressful job in finance : Accounting Finishing last on every ballot, accounting is “virtually stress-free as long as you like routine and are willing to work long hours on a seasonal basis." said Cohen. However, Tom Stoddart, director at London-based recruiters Eximius Finance, said that accountancy roles in banks have become more pressured in recent years. “As regulators focus more heavily on capital requirements, the role of the accountant has become more important.” Accounting jobs in product control can be stressful simply because they require interaction with traders on a daily basis, says Stoddart. Similarly, management and regulatory reporting roles can be stressful as deadlines come near. The least stressful accounting jobs in banks are those which involve forecasting and budgeting, suggests Stoddart: “These are still business critical, but they’re also more qualitative and not subject to the pressure of an external review.” If you are interested in this profession, it is possible for you to follow a complete course by an ex-banker of Lazard that will undoubtedly allow you to pass your interviews in accounting without difficulty! Do you want to join a bank in one of these professions ? These jobs in finance are stressful. But if being in these professions requires a lot of investment of time and pressure, it is also necessary to have an optimal preparation to succeed. To get your first experience, develop your knowledge with a complete training by former bankers of Lazard : MOOCs M&A but also more widely MOOCs Corporate Finance. You will find M&A case studies and various courses : Private Equity Accounting Wealth management And many others ! We talked about it in this article, Training You is much more than individual online courses, it is the Netflix of corporate finance. It has over 10,000 subscribers in more than 10 countries and offers unlimited access to over 100 hours of courses given by professionals in each sector. A platform of courses for a single objective: to land the internship of your dreams ! Discover the courses of the platform


Par Yong Jie Guan

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Décryptage
5 films cultes qui parlent de finance

La finance a tendance à faire son cinéma... Pour le plus grand plaisir des amoureux du M&A ! Nous vous offrons une sélection des films cultes qui parlent de finance d'entreprise. A voir absolument. 1) Wall Street (1987) « Wall Street » se déroule dans le Wall Street des années 1980. Le jeune courtier en bourse Bud Fox (interprété par Charlie Sheen) rêve de réussite et richesse. Pour gravir les échelons, il cherche à impressionner Gordon Gekko (joué par Michael Douglas). Gekko est un magnat de la finance célèbre pour ses pratiques de spéculation audacieuses et son cynisme. Bud parvient finalement à attirer l'attention de Gekko. Comment ? En lui donnant des informations privilégiées sur une entreprise aéronautique dans laquelle son père travaille. Gekko est impressionné par le potentiel de Bud. Et il le prend sous son aile, l'incitant à adopter un mode de vie extravagant et amorale. Cependant, Bud finit par réaliser les conséquences destructrices de ses actions lorsque Gekko orchestre la liquidation de l'entreprise aéronautique, entraînant des pertes d'emplois massives et des dommages pour de nombreux investisseurs. Bud doit alors choisir entre sa loyauté envers Gekko et son sens de l'éthique. Ce film culte de la finance (réalisé par Oliver Stone) donne naissance au personnage emblématique de Gordon Gekko. Incarné par Michael Douglas (qui remporte pour ce film l’Oscar du meilleur acteur), Gordon Gekko sera de nouveau l'un des personnages du film « Wall Street: L'argent ne dort jamais », la suite de « Wall Street » sortie en 2010. Pour finir, voici une citation célèbre de Gekko : « Je ne trouve pas de mot plus pertinent. L’avidité est bonne, l’avidité est juste, l’avidité fonctionne. Elle est ce qui résume le mieux l’essence de notre esprit d’évolution. L’avidité, sous toutes ses formes : l’avidité pour la vie, pour l’argent, pour l’amour, pour le savoir. L’avidité est à la base de tout progrès humain. ». Vous la retrouvez dans cet extrait marquant du film :  2. Rogue Trader (1999) « Rogue Trader » raconte l'histoire vraie de Nick Leeson (joué par Ewan McGregor), un jeune trader ambitieux qui est embauché par la banque Barings à Singapour. Leeson est un employé prometteur. Mais il commence rapidement à prendre des risques inconsidérés sur le marché des contrats à terme. Pour réaliser des bénéfices et compenser les pertes antérieures, Leeson commence à cacher ses transactions dans un compte secret appelé « 88888 ». En effet, il utilise ce compte pour couvrir ses pertes. Mais ses mauvaises décisions et ses activités frauduleuses finissent par causer des pertes massives pour Barings, la plus ancienne banque d'investissement britannique. Finalement, les pertes de Leeson s'accumulent jusqu'à un montant astronomique, dépassant largement les réserves de la banque. Leeson est finalement arrêté et extradé vers le Royaume-Uni, où il est jugé et condamné à la prison pour sa participation à la faillite de Barings. Ce film culte de la finance (réalisé par James Dearden) se base sur les mémoires de Nick Leeson, intitulées « Rogue Trader: How I Brought Down Barings Bank and Shook the Financial World ». Il offre un aperçu fascinant des coulisses de l'une des plus grandes faillites bancaires de l'histoire. Précisément, il examine les motivations, les pressions et les conséquences des activités de trading à haut risque dans le monde de la finance. Voici un extrait marquant du film :  3) Margin Call (2011) « Margin Call » se déroule sur une période de 24 heures pendant le début de la crise financière de 2008. L'histoire a lieu dans les bureaux d'une grande société de services financiers anonyme, qui ressemble à Lehman Brothers. L'analyste junior Peter Sullivan (interprété par Zachary Quinto) découvre une anomalie dans les modèles de risque qu'il est en train de finaliser. Il se rend compte que cette anomalie indique que l'entreprise est au bord de l'effondrement financier. Il alerte alors son supérieur Seth Bregman (interprété par Penn Badgley). Et celui-ci informe à son tour le responsable des opérations Will Emerson (interprété par Paul Bettany). La direction de l'entreprise est alertée de la situation. Et bientôt, tous les principaux acteurs de l'entreprise sont réunis pour gérer la crise. Parmi eux, il y a le PDG John Tuld (interprété par Jeremy Irons), le responsable des risques Sarah Robertson (interprété par Demi Moore), et le responsable de la négociation des produits dérivés, Sam Rogers (interprété par Kevin Spacey). Le film se concentre sur les interactions tendues entre ces personnages alors qu'ils prennent des décisions cruciales pour tenter de sauver l'entreprise de la faillite imminente. Ils doivent faire face à des choix moraux et éthiques difficiles alors qu'ils réalisent les conséquences dévastatrices de leurs actions sur l'économie mondiale et sur la vie des gens ordinaires. Par conséquent, ce film culte de la finance (réalisé par J.C. Chandor) offre un regard perspicace sur les coulisses de Wall Street. En effet, il met en lumière les problèmes systémiques qui ont conduit à la crise financière de 2008. Le film explore les thèmes de la cupidité, de l'éthique professionnelle, et de la responsabilité individuelle dans un contexte où les intérêts personnels et les impératifs financiers entrent en conflit avec le bien-être collectif. Voici un extrait marquant du film :  4) Le Loup de Wall Street (2013) Jordan Belfort (interprété par Leonardo DiCaprio) commence sa carrière en tant que courtier en bourse à Wall Street. Il est rapidement séduit par le style de vie excessif et débauché de ses collègues courtiers. Surtout, les opportunités de gains rapides dans le marché boursier l'attirent. Avec son partenaire Donnie Azoff (joué par Jonah Hill), Jordan Belfort fonde sa propre société de courtage : Stratton Oakmont. Stratton Oakmont devient rapidement prospère en utilisant des méthodes peu orthodoxes et souvent illégales pour manipuler le marché et escroquer les investisseurs. Belfort et ses collègues mènent une vie luxueuse, dépensant des millions de dollars en fêtes, drogues et autres plaisirs excessifs. Cependant, leurs activités finissent par attirer l'attention du FBI et des autorités réglementaires. Belfort et ses associés sont confrontés à des poursuites judiciaires pour fraude et blanchiment d'argent. Ce film culte de la finance (réalisé par Martin Scorsese) est une adaptation cinématographique de l'autobiographie éponyme de Jordan Belfort, intitulée « The Wolf of Wall Street ». Il montre le déclin moral de Belfort alors qu'il lutte contre ses démons personnels, sa dépendance à la drogue et son obsession pour la richesse. Par conséquent, « Le Loup de Wall Street » est une critique cinglante du monde de la finance et une étude de caractère fascinante sur l'avidité et la corruption. Voici un extrait marquant du film :  5) The Big Short (2015) « The Big Short » raconte l'histoire de plusieurs investisseurs qui ont prédit la crise financière de 2007-2008 aux Etats-Unis. Ces investisseurs ont réalisé que le marché de l'immobilier résidentiel était sur le point de s'effondrer en raison de la bulle spéculative des prêts hypothécaires à risque, communément appelés « subprimes ». Le film suit plusieurs personnages principaux : Michael Burry (interprété par Christian Bale) est un gestionnaire de fonds spéculatifs. Il est le premier à reconnaître la bulle immobilière et parier contre le marché. En effet, il achète des Credit Default Swaps (CDS) sur les prêts hypothécaires « subprimes » Mark Baum (interprété par Steve Carell) est un gestionnaire de fonds d'investissement. Son équipe réalise aussi les risques associés aux CDO (Collateralized Debt Obligations) liés aux prêts « subprimes » Jared Vennett (interprété par Ryan Gosling) est un courtier en valeurs mobilières. Il sert de narrateur tout au long du film. Car il explique les détails techniques des transactions financières complexes qui ont conduit à la crise Ben Rickert (interprété par Brad Pitt) est un ancien trader de Wall Street. Il sert de conseiller à deux jeunes investisseurs qui cherchent à parier contre le marché immobilier Ainsi, ce film culte de la finance (réalisé par Adam McKay) offre un aperçu des coulisses de la crise financière. Il démontre comment la cupidité, la spéculation irresponsable et le manque de réglementation ont contribué à l'effondrement du marché immobilier et à ses répercussions économiques mondiales. Véritable divertissement, il obtient même l’Oscar du meilleur scénario adapté. Voici un extrait marquant du film :  Cela vous motive pour travailler en finance ? Entre fiction et réalité, s'il y a bien une chose qu'il faut retenir de ces films, c'est que le milieu de la finance d'entreprise est un domaine d'excellence et qu'il faut mériter sa place. C'est possible d'exercer ces métiers. Mais les process de recrutement sont difficiles. Et il faut être très bien préparé pour en décrocher une offre. Pour vous aider, Training You a été fondé par deux anciens banquiers de Lazard qui connaissent les process de recrutement. 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Par Guillaume Pommier

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La consolidation bancaire européenne : le prochain méga-deal qui va redessiner l’économie européenne ?

Les enjeux du secteur bancaire sont extrêmement vastes et extrêmement sensibles. En effet, le facteur politique est prépondérant dans les transactions M&A du secteur. Et il n’est pas rare de voir des opérations échouer car l’acquéreur est rejeté par le régulateur. Serpent de mer ou futur proche, la consolidation bancaire européenne est donc sur les langues de tous les banquiers M&A et journalistes spécialisés européens. La consolidation bancaire européenne L’idée est simple : le paysage bancaire européen est éclaté avec une multitude d’acteurs forts dans leur pays et faibles à l’étranger. Ces acteurs, en raison notamment de l’environnement de taux bas qui perdure, ont une rentabilité faible de manière récurrente et des niveaux de valorisation très bas. Dans beaucoup de secteurs, cela devrait pousser à la consolidation pour réaliser des économies d’échelle. Cette idée est même poussée par la Banque Centrale Européenne, grâce notamment à l’Union Bancaire qui a permis de mettre en place une supervision européenne des grandes banques. L’émergence d’acteurs transfrontaliers pourrait aussi leur permettre de lutter à armes égales avec les géants américains qui sont en train de prendre le contrôle du Corporate Banking européen grâce à une force de frappe incomparable : la capitalisation boursière de J.P. Morgan est égale à celle cumulée des 5 plus grosses banques de la zone Euro ! De nombreux acteurs du paysage économique européen poussent ainsi à des opérations de fusions transfrontalières majeures : rachat de Commerzbank par BNP Paribas, par la Deutsche Bank, par la Société Générale, par UniCredit ? Fusion Société Générale / UniCredit ? Pourtant, ces méga-deals ne viennent pas. Et les seules opérations réalisées concernent les acquisitions ciblées dans des géographies ou des lignes de métiers spécifiques. Par exemple, on peut citer le renforcement de BNP Paribas en Pologne ou le rachat de Pioneer par Amundi, la filiale de gestion d’actifs du Crédit Agricole. L’idée se heurte à des obstacles majeurs, autant de reflets des difficultés de la construction européenne. Les obstacles majeurs à la consolidation bancaire européenne L’idée se heurte à des obstacles majeurs, autant de reflets des difficultés de la construction européenne. Des résistances politiques En premier lieu, le refus politique de voir un acteur économique majeur passer en des mains étrangères, même européennes. On se souvient de la réticence du gouvernement français à laisser l'italien Fincantieri racheter les chantiers navals de Saint-Nazaire. Pourtant, c'était une opération à quelques dizaines de millions d’euros. Et elles concernait environ 2 000 emplois. Peut-on alors imaginer le gouvernement français laisser, pour prendre un exemple présent dans la presse ces derniers temps, UniCredit racheter la Société Générale, dans ce qui serait une opération à plusieurs milliards d’euros et concernant plus de 100 000 emplois, dans un secteur essentiel aux rouages économiques et financiers de l’économie française ? Au-delà des refus politiques, les différences culturelles et linguistiques sont aussi un frein. Elles peuvent aussi entraver la communication et la coopération entre les banques de différents pays. Il sera crucial de surmonter ces barrières politiques et culturelles pour garantir le succès d'une consolidation bancaire européenne. La diversité des réglementations bancaires en Europe Ensuite, les réglementations bancaires varient d'un pays européen à l'autre. Cela peut compliquer la fusion ou l'acquisition de banques transfrontalières. Par conséquent, harmoniser ces réglementations pour faciliter les transactions transfrontalières est essentiel. Aujourd'hui, il existe un cadre réglementaire commun pour les services bancaires, mais il n'est pas entièrement harmonisé. En effet, l'Union Européenne a mis en place plusieurs directives et réglementations pour promouvoir la stabilité financière, renforcer la supervision des banques et protéger les consommateurs. Cependant, il subsiste encore des différences significatives entre les réglementations nationales des Etats membres de l'UE. Voici quelques éléments de réglementation bancaire qui sont harmonisés au sein de l'UE : Accords de Bâle III : adoption de normes communes en matière de fonds propres, liquidité et gestion des risques Directives sur les services bancaires : Directive sur les services de paiement (DSP2) et Directive sur les comptes de paiement (DCP) Union bancaire (comme mentionné plus haut) : Mécanisme de Supervision Unique (MSU) et Mécanisme de Résolution Unique (MRU). Ces mécanismes doivent renforcer la supervision et la résolution des crises bancaires à l'échelle de l'UE Malgré ces initiatives, des divergences entre les réglementations nationales des Etats membres de l'UE subsistent. C'est par exemple le cas pour les exigences de fonds propres supplémentaires, les seuils de déclenchement des régimes de résolution des crises et les règles fiscales applicables aux institutions financières. L'évolution du secteur FIG Cette absence de fusions transfrontalières s’explique enfin par des tendances de fond du marché bancaire européen. Face à la numérisation du secteur et à la concurrence accrue des fintechs voire des GAFA, est-il vraiment nécessaire de réaliser des opérations extrêmement coûteuses en capital et au coût social probablement non-négligeable qui pourraient détourner d’autres priorités stratégiques comme justement le développement de plateformes numériques ? Y aura-t-il au cours des prochains mois ou des prochaines années une opération de M&A transfrontalière majeure ? Une fusion entre deux acteurs forts paraît improbable. Mais, si les difficultés de certains acteurs de taille majeure persistent, on pourrait assister à un rachat/sauvetage par une banque issue d’un pays voisin. Comment décrocher un stage ou CDI en M&A ? Le secteur des institutions financières est passionnant. Car ces dernières sont véritablement au cœur du système économique d’un pays. Si elles vous intéressent, alors vous devez vous intéresser au secteur FIG en M&A ! Vous pouvez en apprendre davantage en lisant notre article sur le sujet ! Pour décrocher votre stage en M&A ou Corporate Finance, il faut se préparer ! Pour cela, Training You vous aide à acquérir les connaissances et compétences requises. Avec notre formation, vous pouvez anticiper les questions techniques et les questions de fit posées par les recruteurs. Par conséquent, vous aurez toutes les cartes en main pour décrocher votre stage. Training You, c'est bien plus que des cours en ligne. C’est le Netflix de la Corporate Finance ! C'est une plateforme construite par des professionnels qui a formé plus de 8 000 étudiants en 5 ans, avec des : questions de fit, questions techniques, exercices et cas pratiques, tests d’entraînement, fiches sur les banques et les fonds d’investissement, podcasts avec des professionnels du secteur. 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Par Training You

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Financial Institutions Group (FIG) : un secteur du M&A à part

Lorsque vous postulez pour un poste en M&A, c'est important de connaitre les principaux secteurs. A côté des équipes généralistes, il existe des équipes sectorisées. Parmi celles-ci, on retrouve les équipes Financial Institutions Group (FIG). Le secteur FIG est à part en M&A. Mais qu'est-ce que le secteur FIG ? Quelles sont les différences dans le quotidien d'un banquier FIG ? Comment postuler ? Où postuler ? On vous dit tout dans cet article. Le Financial Institutions Group (FIG), qu'est-ce que c'est ? Le Financial Institution Group (FIG) a de nombreuses particularités Les institutions financières constituent toujours un secteur à part dans les banques d’affaires. Elles sont couvertes par les équipes dites « FIG » pour Financial Institutions Group. Ce secteur est à part car les sociétés qui en font partie n’ont rien à voir avec celles que les banquiers ont l’habitude d’appréhender. Jetez en effet un œil au compte de résultat d’une banque : il commence par les produits d’intérêts et il n’y a pas d’EBITDA ! Et si on ne calcule pas de Valeur d’entreprise, comment peut-on alors faire une valorisation d’une société du secteur ? Malgré ces subtilités, le quotidien d’un banquier FIG est en fait très largement similaire à celui d’un banquier généraliste ou de tout autre secteur. Le Financial Institution Group (FIG) est un secteur régulé Ce qui caractérise principalement ce secteur, c’est son caractère régulé. Même si tous les types de sociétés qui en font partie ne sont pas nécessairement régulés, comme notamment les activités d’intermédiaires financiers. Régulé, cela signifie que les sociétés obéissent à des contraintes juridiques et réglementaires. Et elle font l’objet d’une supervision par des autorités spécialisées (souvent la banque centrale ou une émanation de cette dernière, selon les pays). Au-delà de l’activité même de la société, cela a des conséquences fortes sur le travail du banquier M&A. En effet, n’importe qui ne peut pas racheter une compagnie d’assurance importante d’un pays. Également, l’analyse financière et la valorisation des sociétés doivent tenir compte des contraintes spécifiques imposées par ce caractère régulé. Par exemple, les capitaux propres d’une banque sont suivis de très près par les autorités de supervision bancaire et doivent être suffisamment importants pour faire face aux engagements de la banque. Cela en fait un agrégat qui peut être utilisé pour comparer des banques et permet de réaliser une valorisation par des multiples de Price-to-Book, ce qui serait une hérésie dans une activité industrielle par exemple. Le Financial Institution Group (FIG) comporte un panel très large de sous-secteurs Au-delà des classiques banques et compagnies d’assurance, le secteur des institutions financières recouvre en fait un panel très large de sous-secteurs et d’entreprises très différentes. En effet, les Business Models et les dynamiques n'ont rien à voir. Donnons quelques exemples : Banques commerciales. Ce sont les banques qui offrent des services bancaires aux particuliers et aux petites et moyennes entreprises (ex : prêts, dépôts, solutions de paiements) Compagnies d'assurance. Ce sont des entreprises qui fournissent des solutions d'assurance (assurance vie, assurance maladie, assurance automobile, assurance habitation, etc.) Banques d'investissement. Ce sont les banques qui fournissent des services aux grandes entreprises, gouvernements et institutions (ex : M&A, financement) Gestionnaire d’actifs. Ce sont les entreprises qui gèrent des fonds de placement, des portefeuilles de titres et d'autres actifs financiers pour le compte de clients individuels et institutionnels Sociétés de crédit. Ce sont des institutions qui fournissent des crédits aux consommateurs et entreprises (ex : prêts, cartes de crédit) Fonds d'investissement (Private Equity ou Private Debt) Infrastructures financières. Elles fournissent des services et technologies d'infrastructure financière (ex : plateformes de trading, systèmes de règlement et de compensation, services de données financières, etc.) Courtiers. Ils agissent en tant qu'intermédiaire entre les acheteurs et les vendeurs lors de transactions financières Opérateurs boursiers (comme les grandes bourses mondiales) Organismes de financements spécialisés (automobile, crédit-bail, immobilier, etc.) Fintechs. Ce sont des startups qui innovent face aux modèles traditionnels du secteur Pourquoi postuler en FIG ? Un secteur au cœur du système économique d'un pays D’abord, le secteur des institutions financières est passionnant car ces dernières sont véritablement au cœur du système économique d’un pays. On a par exemple pu malheureusement le constater lors de la crise des subprimes. Les enjeux du secteur bancaire en particulier (mais c’est aussi vrai pour le secteur des assurances) sont donc extrêmement vastes et sensibles. Le facteur politique est prépondérant dans les transactions M&A du secteur. Vous pouvez lire notre article sur la consolidation bancaire européenne pour obtenir plus de détails, Et il n’est pas rare de voir des opérations échouer car l’acquéreur est rejeté par le régulateur. Un secteur particulièrement technique en M&A Ensuite, au-delà de ces considérations générales, c’est aussi un secteur réputé pour être plus technique que d’autres. En effet, le banquier M&A FIG aura la chance d’être exposé à la fois aux méthodes de valorisation traditionnelles et à celles spécifiques à ce secteur. Il développe une palette d’outils plus large. Le secteur FIG fait donc partie de secteurs les plus techniques en M&A. Un secteur permettant la spécialisation rapide et efficace Enfin, c’est aussi une niche qui permet de devenir rapidement un spécialiste recherché. Les banques d’affaires, les équipes de M&A interne des institutions financières et les fonds d’investissement sont de plus en plus actifs sur le FIG. Ils recherchent donc constamment des banquiers spécialisés dans le secteur FIG, aussi bien à des niveaux juniors que seniors. Quelles sont les différences dans le quotidien d'un banquier FIG en M&A ? Contrairement à ce que beaucoup de candidats ou débutants pensent, le quotidien d’un banquier FIG est largement identique à celui d’un banquier généraliste ou d’un autre secteur (comme le TMT par exemple). En effet, les process M&A sont les mêmes. La typologie des acteurs est la même : stratégiques, fonds de Private Equity, fonds souverains, etc.. Également, les principes de l’analyse financière et de la valorisation sont similaires. En effet, même si les méthodes diffèrent, le principe d’un Dividend Discount Model est semblable à celui d’un modèle de Discounted Cash Flows, avec la contrainte réglementaire en plus. Pour réviser les principales méthodes de valorisation, vous pouvez visionner le cours dédié à la Valorisation sur la plateforme Training You. La véritable différence réside probablement dans un mode de pensée et des dynamiques sous-jacents complètement différentes. Mais cela se ressent plutôt à un niveau de banquier senior que junior. Quelles sont les meilleures banques d'affaires pour le secteur FIG ? Pas de surprise, les League Tables FIG sont dominées par les mêmes acteurs que la plupart des secteurs. En Europe, les grandes banques américaines tirent leur épingle du jeu : Goldman Sachs, J.P. Morgan, Morgan Stanley, notamment sur les mega-deals transfrontaliers. En France, BNP Paribas, Lazard et Rothschild & Co sont aussi très présentes. Parmi les boutiques, sans surprise, Natixis Partners a aussi été impliquée sur quelques belles opérations ces dernières années. Pour aller plus loin, retrouvez l'épisode de "Choose Your Career" avec Armelle Bosset, Associate en M&A FIG chez BNP Paribas:  Vous souhaitez débuter votre carrière en M&A dans le secteur FIG ? C’est possible. Mais les process de recrutement sont difficiles. Pour décrocher un stage dans une équipe FIG en M&A, il faut bien se préparer. Premièrement, il faut maîtriser le secteur (on vous aide avec cet article). Deuxièmement, il faut comprendre les notions techniques en finance. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en M&A avec des +60 heures de formation. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle contient tout ce qu’il faut savoir pour réussir un process de recrutement. Avec ; des cours sur le fit et la technique (Comptabilité, Bridge EqV-EV, Valorisation, Merger, LBO, Process M&A), des questions d’entretiens et exercices corrigés, des tests en ligne sur la technique, des fiches sur les entreprises du secteur (dont les principales banques d’affaires de la place parisienne), des podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Training You

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3 raisons de travailler dans le secteur TMT

La réputation du secteur TMT (Technologies, Médias et Télécommunications) n'est plus à faire. De nombreux étudiants et jeunes diplômés souhaitent débuter leur carrière dans une équipe TMT. A Paris, la plus renommée est évidemment celle de Lazard. En effet, Lazard TMT s'est imposée comme l'équipe de référence depuis plusieurs années pour ce secteur. Elle est dirigée par Vincent Le Stradic et conseille sur de nombreuses opérations chaque année. Après, d'autres équipes sont également bien réputées sur la place parisienne pour les TMT. Par exemple, Rothschild & Co a lancé son équipe tech en 2018. Perella Weinberg Partners a conseillé sur quelques opérations emblématiques dans le secteur ces dernières années. Mais pourquoi travailler en TMT ? Comment bien parler de votre motivation pour le secteur pendant un entretien ? Dans cet article, on vous donne 3 raisons de travailler dans le secteur TMT. Le secteur TMT offre de la diversité avec trois secteurs très complémentaires D'abord, les TMT comprennent trois secteurs : les technologies, les médias et les télécommunications. Technologies Au sens large, le secteur des technologies (la « tech ») inclue toutes les entreprises dont le Business Model se base sur une brique technologique. Cela regroupe donc de nombreuses activités ! Chaque entreprise qui innove grâce à la technologie dans son propre secteur face à un modèle traditionnel appartient donc au monde de la tech. Ces entreprises sont souvent définies sous l'appellation de start-ups. Prenons quelques exemples : Les Foodtechs. Elles proposent des alternatives aux modèles traditionnels de l'industrie alimentaire (Frichti, Too Good To Go) Les Fintechs. Elles proposent des solutions financières novatrices face aux acteurs traditionnels (Lydia, Alan, Swile) Les Medtechs. Elles se concentrent sur les innovations en matière de santé (Lifen, Qare) Les Edtechs. Elles facilitent l’enseignement et l’apprentissage en mettant la tech au service de l’éducation (Learn Assembly, Ornikar) Etc. Médias Les médias englobent la production, la distribution et la diffusion d'informations, de divertissements et de contenus à un large public. Il se compose d'une variété d'industries : Presse écrite. Elle inclut les journaux, magazines et publications spécialisées (imprimées ou numériques) qui fournissent des actualités, analyses, reportages et autres contenus écrits Radiodiffusion. Elle comprend la diffusion de contenu audio (stations de radio AM et FM, services de radio par satellite) Télévision. Elle englobe la production et la diffusion de programmes télévisés (chaînes TV traditionnelles, streaming en ligne, télévision par satellite ou par câble) Cinéma et production audiovisuelle. Cette industrie implique la production et la distribution de films, documentaires, séries TV, vidéos en ligne et autres contenus audiovisuels destinés au divertissement ou à l'éducation Edition. Elle comprend l'édition de livres, manuels, revues, bandes dessinées et autres formes de contenu (imprimé ou numérique) Publicité. Elle comprend les agences de publicité, les annonceurs, les réseaux publicitaires, ainsi que les plateformes et les canaux publicitaires utilisés pour diffuser des messages commerciaux Médias numériques et sociaux. Ce sont les plateformes en ligne, réseaux sociaux, blogs, podcasts, vidéoblogs (vlogs), forums de discussion et autres formes de médias numériques interactifs Production de contenus créatifs. Cela inclut la production de musique, jeux vidéo, bandes dessinées, œuvres d'art numériques, ainsi que d'autres contenus créatifs destinés à divertir, informer ou éduquer le public Relations publiques et communication d'entreprise. Cette industrie implique la gestion de la réputation, des relations publiques et de la communication d'entreprise pour les organisations, les entreprises et les personnalités publiques Services de diffusion en ligne. Ils comprennent les services de streaming vidéo, musique en ligne, livres audio, ainsi que d'autres services de diffusion de contenus en ligne Télécommunications Les télécommunications (appelées aussi les télécoms) regroupent les entreprises qui facilitent la transmission et l'échange d'informations à distance, que ce soit par la voix, les données ou les médias. Par conséquent, elles jouent un rôle central dans la connectivité des individus, des entreprises et des appareils à travers le monde. Voici ses principales composantes : Infrastructures de réseau. Ce sont les entreprises qui mettent en place ou gèrent les infrastructures nécessaires pour transporter les communications. Elles regroupent les réseaux de téléphonie fixe, les réseaux mobiles, les réseaux de fibre optique, les câbles sous-marins ou encore les satellites Services de communication. Ce sont les opérateurs qui fournissent des services de communication aux consommateurs et entreprises. Ces services incluent les services de téléphonie fixe et mobile, l'accès Internet haut débit, les services de télévision par câble ou satellite ou les services de communication et de collaboration d'entreprise Equipements de communication. Ce sont les entreprises qui fabriquent et ventent les équipements comme les téléphones mobiles, les modems, les routeurs, les antennes, les commutateurs ou les amplificateurs Fournisseurs de contenus et de services. Ce sont les entreprises qui proposent des services de contenu comme la vidéo à la demande, la musique en streaming ou les les jeux en ligne Etant donné l'importance critique des communications pour les sociétés modernes, les télécommunications sont soumises à une régulation gouvernementale stricte. Cela inclut la réglementation des tarifs, la gestion du spectre des fréquences ou la protection de la vie privée des utilisateurs. Le secteur TMT est dynamique avec des tendances fortes qui structurent la société Ensuite, les TMT sont dynamiques. Dans chaque secteur, des tendances fortes structurent la société. Citons-en quelques-unes : Technologies Intelligence Artificielle (IA) : L'IA se développe et se déploie dans divers secteurs (santé, finance, automobile, etc.). Et des avancées significatives sont attendues dans les prochains mois 5G et Internet des Objets (IoT) : Le déploiement plus large de la 5G devrait accélérer l'adoption de l'IoT. Cela va permettre une connectivité plus rapide et plus fiable entre les appareils et les objets Blockchain et cryptomonnaies : La blockchain continue d'évoluer au-delà des cryptomonnaies, avec des applications potentielles dans la gestion de la chaîne d'approvisionnement, le vote électronique ou la vérification d'identité. De plus, les cryptomonnaies gagnent en popularité et pourraient plus s'intégrer dans les systèmes financiers traditionnels Cybersécurité et protection des données : Elles deviennent des priorités majeures pour les entreprises et les gouvernements face à l'augmentation des cybermenaces et des préoccupations croissantes concernant la vie privée Réalité Augmentée (RA) et Réalité Virtuelle (RV) : Des progrès dans la technologie des casques et des applications logicielles pourraient rendre ces expériences plus immersives et accessibles à un plus grand nombre de personnes Energie propre et technologies durables : Plusieurs innovations (énergies renouvelables, stockage d'énergie, mobilité électrique, efficacité énergétique) progressent pour aider à lutter contre le changement climatique et promouvoir la durabilité Médias Croissance du streaming et de la vidéo à la demande (VOD). Les consommateurs continuent de privilégier la flexibilité offerte par ces plateformes, tout en alimentant la demande de contenu original et exclusif Renforcement de l'Intégration de la Réalité Virtuelle (RV) et de la Réalité Augmentée (RA). La RV et la RA pourraient devenir de plus en plus intégrées dans l'expérience médiatique Expansion des contenus audio et podcasts. Les podcasts et les contenus audio gagnent en popularité, avec une expansion de la diversité des genres et des formats. Par conséquent, les plateformes de streaming audio pourraient devenir un espace compétitif pour les créateurs de contenu et les annonceurs Augmentation de la personnalisation et de l'interactivité. Les médias investissent davantage ces champs pour améliorer l'engagement du public et répondre aux besoins individuels des consommateurs Développement de l'IA dans la production de contenu. L'IA pourrait jouer un rôle croissant dans la production de contenu médiatique (ex : musique, films, articles et publicités) Evolution des Business Model. Les médias explorent de nouveaux modèles (abonnements, micropaiements, publicité ciblée et partenariats de contenu) pour diversifier leurs sources de revenus et s'adapter aux changements dans les comportements des consommateurs Télécommunications Déploiement de la 5G. Le déploiement et l'adoption de la technologie 5G devraient se poursuivre. Elle offre des vitesses de connexion plus rapides, une latence réduite et une capacité accrue pour prendre en charge un nombre croissant d'appareils connectés et de nouvelles applications (ex : IoT, réalité augmentée) Expansion de l'Internet des Objets (IoT). Le nombre d'appareils connectés et d'applications augmente dans plusieurs domaines (santé, domotique, transports intelligents, industrie, agriculture, etc.).  Les opérateurs joueront donc un rôle clé dans la fourniture de connectivité pour ces dispositifs Croissance de la connectivité satellitaire. Les constellations de satellites en orbite basse pour la fourniture d'Internet haut débit se développent. Elles offrent une connectivité mondiale et une alternative aux infrastructures terrestres, en particulier dans les régions mal desservies ou éloignées (les zones blanches) Cybersécurité. Les opérateurs continueront à investir dans des solutions de cybersécurité avancées pour protéger leurs réseaux et leurs utilisateurs Evolution des Business Model. Les opérateurs pourraient explorer de nouveaux modèles (cloud computing, streaming de contenu, services de sécurité, solutions de connectivité pour les entreprises) pour diversifier leurs sources de revenus et s'adapter à l'évolution des besoins des clients Intégration de l'IA et de l'automatisation. Cela jouera un rôle croissant dans la gestion des réseaux de télécommunications (optimisation des performances, détection des pannes, maintenance prédictive et personnalisation des services) Expansion des services de communication collaborative : La demande pour ces services (visioconférence, messagerie instantanée, outils de travail à distance) devrait rester élevée. Elle est alimentée par la tendance croissante du travail hybride et de la collaboration à distance Le secteur TMT a un dealflow M&A intense  Enfin, les deals M&A sont nombreux en TMT. Sources: LSEG et PwC   Cela offre donc une belle exposition pendant les premières années en banque d'affaires. Comment expliquer ce dealflow ? Des acquisitions dans la tech boostées par un rythme rapide d'innovation et de disruption Les entreprises doivent régulièrement lever des fonds pour financer des innovations. C'est le cas des start-ups de la tech qui recherchent des financements. Les entreprises peuvent aussi racheter d'autres acteurs pour accéder rapidement à une innovation ou se positionner stratégiquement dans des domaines émergents. Selon PwC, la montée en puissance de l'IA va créer des opportunités de M&A et d'alliances stratégiques. En effet, les entreprises transforment et réinventent leurs Business Model donc pourront avoir recours au M&A. De plus, les transactions portant sur des logiciels vont rester importantes car la demande de nouveaux produits et de nouvelles solutions augmente. Une consolidation dans les télécommunications Les marché des télécommunications sont très concurrentiels dans les pays développés. C'est par exemple le cas de la France. Le pays possède 4 gros opérateurs présents à la fois sur le fixe et le mobile : Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free. Parfois, les acteurs se livrent même à une « guerre des prix ». C'est certes bénéfique pour le consommateur à court terme, mais néfaste collectivement sur le long terme. En effet, les opérateurs doivent générer des marges suffisantes pour fiancer les lourds investissements dans les réseaux du futurs, comme la 5G ou la fibre optique ! Par conséquent, après avoir rejeté plusieurs projets de fusion pour des raisons d'antitrust, le régulateur européen semble plus ouvert à une consolidation dans les télécommunications. Cela pourra évidemment engendrer des méga-deals, avec des rapprochements entre opérateurs de taille significative. Par ailleurs, plusieurs opérateurs cherchant à gagner des parts de marché procèdent à des acquisitions à l'international (ex : Iliad a racheté le polonais Play en 2020) ou rachètent des concurrents sur leur marché (Bouygues Telecom rachète le MVNO La Poste Mobile Mobile en 2024). Le boom des deals infra dans le secteur TMT Ces dernières années, plusieurs opérateurs télécoms ont engagé la cession de leurs infrastructures passives. Concrètement, cela leur permet de réduire leur dette, se concentrer sur leurs activité principale (la fourniture du service de communication) et faire des économies dans le déploiement des futurs réseaux (qui demandent beaucoup de cash). Citons quelques exemples : Bouygues vend un partie de son réseau mobile à FPS Towers en 2016 SFR cède son réseau mobile en 2018 à KKR Orange cède une partie de son réseau fibre en 2021 à un consortium réunissant La Banque des territoires, CNP Assurances et EDF Invest Altice vend une partie de ses data centers en 2024 à Morgan Stanley Infrastructures Partners. C'est le fonds infra de la banque américaine Morgan Stanley Vous souhaitez débuter votre carrière en TMT ? C'est possible. Mais attention, les process de recrutement sont difficiles. Pour décrocher un stage dans une équipe TMT en M&A, il faut maîtriser le secteur (on vous a aidé avec cet article) mais aussi comprendre les notions techniques en finance. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en M&A avec des +60 heures de formation. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle contient tout ce qu'il faut savoir pour réussir un process de recrutement. 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Par Guillaume Pommier

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5 raisons de travailler en M&A

Le M&A attire chaque année de nombreux étudiants et jeunes diplômés. Concrètement, le banquier M&A (« Mergers & Acquisitions ») conseille une entreprise dans le cadre d'une acquisition, fusion ou cession. Pour en savoir plus sur ce métier, n'hésitez pas à lire notre article Définition M&A qui lui est consacré. Mais pourquoi travailler en M&A ? Comment expliquer l’attractivité des grandes banques d'affaires comme Lazard, Goldman Sachs ou JP Morgan chez les étudiants et jeunes diplômés ? Dans cet article, on vous donne 5 raisons de débuter votre carrière en M&A. Raison 1 : Le M&A a une forte dimension stratégique En M&A, on intervient sur des sujets à forte valeur ajoutée. D'abord, le banquier M&A est au cœur des décisions stratégiques des entreprises. Il peut influencer sa direction future, en identifiant des opportunités de croissance, évaluant des acquisitions potentielles et recommandant des stratégies de création de valeur. Ensuite, le banquier M&A travaille à des moments clés de la vie de l'entreprise. Son quotidien est d'accompagner des dirigeants d'entreprise sur des sujets qui sont par nature en dehors de leur quotidien. En effet, ce sont des moments exceptionnels dans la vie de l'entreprise et du dirigeant. Réaliser une acquisition reste peu fréquent pour la majorité des entreprises. Céder son entreprise est presque unique. On le fait une fois (peut-être deux fois) dans sa vie. Et c'est parfois le fruit d'une vie de travail pour un entrepreneur ! Par conséquent, on saisit bien l'importance et le poids des conseils apportés par le banquier M&A dans ces moments précis. Cette capacité à façonner l'avenir des entreprises est très gratifiante sur le plan professionnel et personnel. David Salabi (fondateur de Cambon Partners) le précise bien dans le podcast Career Insights que nous avons réalisé avec lui, quand il compare ses débuts en audit et le M&A : « En terme de valeur ajoutée apportée, on est loin du conseil. Je me sentais trop loin de construire quelque chose, d'apporter quelques chose au client. On est dans le contrôle. On n'est pas dans l'apport de conseil ». Raison 2 : Le M&A expose sur des transactions complexes et variées En M&A, on a de la diversité dans son quotidien. Et la journée type n'existe pas ! D'abord, le banquier M&A intervient sur des transactions de nature très différente. Cela peut être des : Acquisitions. Il conseille un acquéreur qui veut acheter une entreprise (buy-side) Cessions. Il conseille le vendeur qui souhaite céder son entreprise (sell-side) Levées de fonds. Il conseille une entreprise qui cherche des financements Restructurations. Il conseille une entreprise qui souhaite assainir son bilan (ex : refinancement de la dette) Ensuite, le banquier M&A travaille sur des secteurs variés. En M&A, on conseille des entreprises qui évoluent dans des secteurs très différents (santé, éducation, biens de consommation, luxe, etc.). Même dans des équipes sectorisées comme TMT, cette diversité est possible : télécoms, médias, infrastructures, etc. Enfin, le banquier M&A se confronte à des problématiques diverses. Chaque client vient avec son histoire, ses objectifs et ses problèmes. En M&A, on peut travailler simultanément (car on a souvent plusieurs projets en même temps) pour un grand groupe de l'agroalimentaire qui veut acquérir l'un de ses concurrents dans un autre pays européens et la transmission capitalistique d'une PME industrielle dont le dirigeant fondateur souhaite prendre sa retraire. Ces deux projets sont très différents. Pourtant, le banquier d'affaires jonglera entre les deux pendant plusieurs semaines, peut-être plusieurs mois ! Raison 3 : Le M&A est très formateur à la sortie de l'école En M&A, on apprend beaucoup ! Dans peu d'autres métiers, la courbe d'apprentissage sera aussi forte et rapide. Pourquoi ? D'abord, le banquier M&A travaille beaucoup. Les journées sont longues et intenses. Par conséquent, la progression est plus rapide. Ensuite, le banquier M&A développe des connaissances et compétences riches. Premièrement, il développe de solides connaissances financières (ex : comptabilité, analyse financière, valorisation) et non financières (stratégie d'entreprise, droit, fiscalité, économie). Deuxièmement, il acquiert une forte maîtrise de certains outils (hard skills) couramment utilisés en poste. Les deux principaux sont PowerPoint et Excel. Quelques autres sont par exemple Factset, Bloomberg ou encore Eikon Refinitiv. Troisièmement, il développe des compétences comportementales (soft skills). Quelques exemples : La rigueur dans le travail. Il faut sans cesse rechercher l'excellence La résilience. C'est utile face aux longues journées de travail ou la pression des clients La communication (en français et anglais d'ailleurs). Par exemple, sur un sell-side, le banquier d'affaires est au centre d'un écosystème. Il parle à la fois à son client, aux acquéreurs potentiels et aux autres conseils (avocats, consultants, auditeurs, etc.). Raison 4 : Le M&A offre de nombreuses perspectives d'évolution Le M&A est une excellente porte d’entrée vers d’autres secteurs. La majorité des banquiers M&A exercent le métier sur une période relativement courte. Certains resteront et graviront les différents grades : Analyste, Associate, VP, Director et Managing Director. Beaucoup partiront après quelques années. Et parmi les évolutions classiques après une première expérience dans une banque d'affaires, on recense : Les fonds de Private Equity. C'est un exit très répandu du banquier M&A. On passe en buy-side, en rejoignant un fonds d'investissement Les Corporates. C'est un exit assez courant aussi. Le banquier M&A va travailler dans une entreprise après avoir acquis une expertise sectorielle pendant ses années en banques d'affaires ou travaillé avec cette entreprise sur un mandat Les start-ups. C'est de plus en plus fréquent. Les banquiers peuvent fonder leur propre entreprise (c'est d'ailleurs l'histoire de Training You) ou rejoindre une start-up (sur des postes de Chief of Staff ou CFO) Les banques d'affaires. Le banquier peut travailler dans d'autres métiers que le M&A De manière générale, la banque d’affaires reste un excellent moyen d’augmenter rapidement son réseau professionnel. Le carnet d’adresses constitué est utile. Et puis, le M&A peut ouvrir toutes les portes ! Le président Macron n'est-il pas un ancien banquier de Rothschild & Co ? Raison 5 : Le M&A garantit un bon salaire En M&A, on est bien payé ! Attention, cet argument n'est pas celui à mettre en avant pendant l'entretien. Le banquier M&A travaille beaucoup, mais il est bien payé. D'ailleurs, depuis quelques années, les banques d'affaires ont même augmenté les salaires d'entrée de leurs juniors. Cette tendance inflationniste a pour objectifs de continuer à attirer les meilleurs talents et fidéliser les juniors. Concrètement, combien gagne un banquier M&A ? La rémunération dépend évidemment de la banque. En moyenne : Grandes banques internationales et boutiques d'élite : Entre 70k€ et 100k€ pour le fixe (environ 50% de plus en bonus) Grandes banques françaises : Entre 70k€ et 90k€ pour le fixe (environ 30% de plus en bonus) Boutiques Small et Mid Cap :  Entre 50k€ et 70k€ pour le fixe (environ 20% de plus en bonus) Les primes de performance (bonus) sont évidemment basées sur la performance globale de la banque et parfois le succès des transactions sur lesquelles les juniors ont travaillé. Vous voulez travailler en M&A ? Le M&A vous attire ? Les banques d'affaires recrutent chaque année de nombreux stagiaires et CDI. Mais attention, les process de recrutement sont très sélectifs. Ils exigent à la fois une vraie compréhension du métier et de solides connaissances financières. Pour vous aider, Training You est la 1ère plateforme de préparation aux entretiens en M&A. Fondée par deux anciens banquiers de Lazard, elle contient tout ce qu'il faut savoir pour décrocher une offre ! Avec +60 heures de formation : cours sur le fit et la technique (comptabilité, Bridge EqV-EV, Valorisation, Merger, LBO, Process M&A), questions d’entretiens corrigées, exercices et cas pratiques, fiches sur les entreprises du secteur (banques d’affaires et fonds d'investissement), podcasts avec des professionnels du secteur. Une plateforme de cours pour un seul et même objectif : décrocher le stage de vos rêves ! Découvrir les cours de la plateforme


Par Guillaume Pommier

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